Salve !
Je m'excuse pour le retard de 8 jours, je pensais avoir déjà traduit le chapitre, mais quand je suis rentrée à la maison, prête à le publier ben... il était encore en anglais. *facepalm* Mais ne vous inquiétez pas plus ! Le chapitre 12 est déjà terminé et corrigé ! Il sortira donc comme prévu la semaine prochaine. Sincèrement désolée pour les nombreux retards que je vous cause avec cette fiction, c'est une des plus dures que j'ai eu à traduire jusqu'ici.
Réponses aux revieweurs masqués ~ !
Moi23 : orz "Tant mieux si la traduction revient à un bon rythme", j'ai brisé cette phrase ! TT^TT Je vais me démener pour tout faire à l'avance, promis ! Merci d'avoir prit la peine de laisser une review !
Addaline : Hi ! J'espère que ton voyage se passe bien/s'est bien passé ! Toutes tes attentes/questions trouveront leurs réponses dans ce chapitre o/ Merci beaucoup d'avoir laissé une review :)
Disclaimer
Katekyo Hitman Reborn appartient à Akira Amano
L'idée de "Le Fantôme d'un Amour Passé" ( The Ghost of a Past Love ) appartient à ilYamaTsuna7227li
La traduction de cette histoire m'est autorisée.
Ce chapitre a été corrigé par Yukiche
.
Le prochain chapitre sortira le 14/09/2014
(: Enjoy :)
Le Fantôme d'un Amour Passé
Par ilYamaTsunali
Chapitre 11 – Les inventions foireuses qui ont fini par me sauver.
Tsuna s'enfonçait dans le parc abandonné, scrutant l'espace à gauche et à droite avec toute la méfiance du monde. Il tenait fermement les anses de son sac à dos, tendu.
J'ai oublié de te demander, qu'est-ce qu'il y a dans ce sac, Tsunayoshi ? Demanda Giotto en considérant ledit sac sur les épaules de son descendant.
« Oh ça ? Ce sont les gadgets expérimentaux de Giannini. » Répondit le brun en haussant légèrement des épaules. Le sourcil de Giotto tiqua.
CeGiannini complètement cinglé, le fils du mécano ? S'inquiéta l'ancêtre. Tsuna acquiesça. Tu es sûr qu'il est sage utiliser ses inventions ?
« Tout ira bien. » dit-il. « Je vais juste les tester et renvoyer un rapport disant si ça fonctionne ou pas. »
Giotto soupira. Tu donnes l'impression que tout est simple.
Tsuna gloussa à la tête de son ancêtre, mais à l'intérieur, il était tout aussi méfiant. Il ne faisait pas non plus confiance aux inventions de Giannini. Elles se retourneraient probablement contre lui, mais il n'avait pas le choix. C'était les seules armes qu'il avait.
Il continua de marcher, mais se figea au bout d'un moment. A ses côtés, Giotto en fit de même. Leurs yeux s'étrécirent en sentant une présence non loin.
Un grognement se fit entendre, et Tsuna prit un pas de recul. Il avait toujours eu peur des chiens.
"C'était stupide de ta part de venir ici, byon." La voix qui avait dit ça avait tout de celle d'une bête. Tsuna se retourna sur un adolescent blond d'à peu près son âge, et il ne put s'empêcher de le fixer. Non seulement il avait la voix d'un animal, mais en plus, il y ressemblait.
Ken grogna, ce qui fit trembler le brun de peur. Giotto plaça une main sur les épaules de son successeur, pour essayer de le calmer. Il déglutit tout en essayant de réfléchir à quoi dire.
« H-Heu, est-ce que tu es un membre du grand gang de Kokuyo qui attaque les étudiants de Namimori ? » Demanda Tsuna en prenant encore un autre pas de recul.
Ken s'arrêta de marcher et leva un sourcil. « Eh ? Alors tu nous connais. » Un sourire narquois se dessina sur ses lèvres. « Ne me dit pas que tu vas essayer de nous mordre tous à mort comme ce préfet stupide il y a quelques jours. »
Tsuna écarquilla les yeux. Alors Hibari-san est bien venu ici !
Il s'arrêta de reculer et s'ancra au sol avant de demander avec un ton rempli d'inquiétude et de peur. « Où est-il ? Ce préfet dont tu parles... ? »
Ken le dévisagea avec intérêt avant de claquer des dents et de lui répondre. « J'te l'dirai pas. » Il tira la langue.
Tsuna cria de surprise lorsque l'autre garçon sauta soudainement vers lui. Heureusement, grâce à ses réflexes rapides, il fut capable d'éviter la collision, ainsi que la possibilité de perdre son bras.
« Il se déplace comme un animal ! » S'exclama-t-il sous le choc. « Comment ça se fait ? » Il regarda Giotto, qui semblait tout aussi incrédule que lui. Ken se leva et jeta un oeil au visage du brun.
« Alors ma vitesse t'impressionne, hein ? » Il se lécha les lèvres. « Tu veux savoir comment j'suis devenu aussi rapide ? » Le brun le regarda, peu sûr de sa réponse, tandis que l'adolescent sourit, lui montrant toutes ses dents avant de les claquer une fois de plus.
« J'vais t'le dire. » furentses paroles, mais au lieu de répondre, il courut droit vers un Tsuna figé de peur. Ce dernier fut violemment plaqué au sol, le souffle coupé. Ken s'amusa de son expression de douleur, et il chuchota : « Je te le dirai tout en t'arrachant la gorge. »
Tsuna se débattit, tout en poussant des cris plaintifs, l'air de ses poumons confisqué par la main autour de son cou.
Tsunayoshi ! S'exclama Giotto en se précipitant vers le brun. Il voulait le posséder pour le sortir de ce pétrin, mais ne pouvait pas faire grand chose depuis la position de Tsuna. En plus, il était déjà faible à cause du manque d'oxygène, prendre possession de son corps ne ferait que le plonger dans l'inconscience.
Ken fronça des sourcils en observant l'adolescent se débattre. « Tu es faible, tu le sais, ça ? » Tsuna ne répondit pas, essayant toujours de retirer la main de sa gorge.
Ken soupira, tout en restant sur Tsuna, l'empêchant de bouger en le maintenant par la gorge. Il se plongea dans ses yeux bruns, et lui lança un regard noir. « Vu que tu vas bientôt mourir, je vais te le dire. »
Ses yeux s'assombrirent alors qu'il ressassait le passé. « Je suis le fruit d'une expérience faite par ma famille. »
Giotto et Tsuna écarquillèrent les yeux. Ken ne renvoya qu'une expression exprimant clairement qu'il n'en avait rien à faire. « Ouais, c'est lamentable, hein ? D'être l'expérience de ta famille ? » Un éclat dur passa à travers ses yeux. « Mais j'ai pas besoin de ta pitié. » Rajouta-t-il avec amertume lorsque Tsuna s'arrêta de se débattre pour le fixer. « Je n'ai besoin de la pitié de personne ! Qu'est-ce que tu veux faire avec de la pitié, en plus ? »
« En plus... » Continua-t-il avec un air blessé. « Personne ne nous pris en pitié quand on a été enfermés dans cette maison noire pendant des années. Personne ne nous a pris en pitié lorsque l'on s'est irrité la gorge à force de hurler à l'aide. » Tsuna écarquilla les yeux, des larmes se formant au coin de ses yeux, par le manque d'air et l'impact qu'avait eue l'histoire sur lui. Le souvenir de lui, seul dans sa chambre, resurgit.
Mais ensuite, Ken secoua la tête, alors que cet éclat maniaque reprit vie dans ses yeux. « Mais qui ça intéresse, maintenant ? Le passé, c'est le passé, et je n'étais pas seul dans cet enfer. » Sa main serra de plus belle la gorge de Tsuna. « J'ai des camarades qui ont subi le même destin que moi, et ensemble, on se bat pour détruire la mafia et ses foutues expériences. »
Ken rapprocha son visage, et sourit à Tsuna claquant de ses dents inhumaines. « C'est déjà mieux que d'être seul. »
Les mains qui tenaient le poignet de Ken se convulsèrent. Retombèrent mollement le long de son corps.
« Qu'est-ce que je vois ? Tu abandonnes déjà, pyon ? » Demanda l'ennemi alors que Tsuna fermait les yeux. « Ou alors tu meurs ? »
Tsuna fronça des sourcils, et son ancêtre remarqua que les mains de l'adolescent faisaient chemin vers son sac, écrasé dans son dos. Il en sortit quelque chose, peu sûr. Ken était bien trop occupé à lui faire des remarques sarcastiques pour remarquer quoi que ce soit.
Le brun ouvrit les yeux, et Ken s'arrêta au milieu de sa phrase. L'air déterminé dans les yeux de l'autre l'avait choqué.
« Qu'est ce que tu regardes, pyon ? » Grogna-t-il. Tsuna le regarda sans aucune peur, bien qu'il soit en train d'étouffer.
« Je suis désolé. » Dit-il d'une voix rauque. « Quoi- ? » Demanda l'autre, mais il écarquilla les yeux lorsque de la fumée rose recouvrit soudainement les alentours, avant de s'en rendre compte, il était en train d'étouffer. « J-J'arrive pas à respirer ! » S'exclama-t-il en relâchant le cou de Tsuna, avant de s'écrouler au sol, le corps convulsant parfois. Il sombra dans l'inconscience, l'odeur de la fumée étant trop forte pour lui.
Tsuna toussa en se relevant, fronçant du nez à l'odeur détestable. Ca n'était pas censé assommer quelqu'un, mais vu que Ken avait une sorte d'odorat surdéveloppé, c'était bien pire pour lui.
Tsunayoshi ! C'était incroyable ! Dit Giotto en s'approchant du brun. Tsuna toussait toujours.
« M-Merci. » Dit-il, la voix toujours rauque. Il trébucha un peu avant de réajuster son sac sur son dos. « J-Je suis rassuré que l'invention de Giannini ait plus ou moins fonctionné. » Il se massa la gorge.
Aha ! Donc tu n'avais pas non plus confiance en ses inventions ! S'exclama Giotto, accusateur. Tsuna rougit il avait été découvert.
« Bien, j'avais mes doutes. » Il sourit un peu, en continuant la route.
Pendant ce temps là...
« Hm... alors Ken a été vaincu. » Mukuro regarda pensivement l'écran. « Il ne me semble pas être extraordinaire, juste très chanceux. Mais c'était la faute de Ken, il a trop parlé. »
« Mukuro-sama, est-ce que vous êtes sûr de ce que vous faites ? » Demanda Chrome en observant l'écran elle aussi. « Il s'approche de notre base. » Mukuro la fit taire d'un mouvement de poignet, un sourire sadique aux lèvres.
« C'est bon. Au moins il nous divertit. » Derrière lui, il y avait une porte légèrement entre-ouverte. Le jeune Ranking Prince Futa regardait l'écran, lui aussi, de cette porte. « Quelqu'un vient me sauver ? » Des larmes se formèrent au coin de ses yeux.
De retour...
Mukuro sourit en sentant la présence de l'enfant derrière la porte. Il laisserait ce gamin se faire de faux-espoirs avant de l'envoyer lui pour détruire le brun.
« Vraiment divertissant. » dit-il en s'appuyant contre le dossier de sa chaise.
Tsuna continua de tousser tout en marchant. Vraiment, sa gorge lui faisait très mal ! Il devait admettre que ce garçon était très fort, et que s'il n'avait pas eu l'invention de Giannini, il serait mort !
Il soupira alors que Giotto restait alerte au cas où il y aurait plus d'ennemis. Le brun s'arrêta soudainement, en jetant un regard aux alentours.
Quelque chose ne va pas, Tsunayoshi ? demanda Giotto en voyant son descendant s'arrêter. Il ne répondit pas un instant avant de sourire tristement et de continuer sa route.
« Ce n'est rien. » Confessa-t-il. Giotto lui lança un regard curieux et le suivit.
Il doit être encore en train de ressasser le passé. Pensa le blond en voyant l'expression nostalgique sur levisage du brun. Je me demande quel type de garçon il aurait été si ça mère n'était pas morte, et qu'il n'avait pas eu à subir tous ces moments difficiles en étant jeune ?
Giotto fut interrompu par le sujet de ses pensées.
« Il y a quelqu'un. » dit Tsuna en se tournant vers un groupe d'arbres. Giotto s'arrêta à son tour, et quelques secondes plus tard, un autre garçon portant des lunettes sur son visage impassible en sortit
« Tu es anormalement bon pour sentir la présence des autres. » Dit-il en remontant ses lunettes. Tsuna le dévisagea, méfiant. Chikusa s'avança vers lui. « Dis-moi ce que tu fais ici. » Tsuna se mordit la lèvre en reculant d'un pas. Le regard froid de l'autre le mettait mal à l'aise. « J-Je suis là pour ramener un autre étudiant de Namimori. »
Chikusa s'arrêta et haussa un sourcil. « Tu es un étudiant de Namimori ? »
« Oui. » Répondit-il en se mettant en garde.
« Est-ce que ton nom est Gokudera Hayato ou Yamamoto Takeshi ? » Continua le garçon. Tsuna grimaça, ne reconnaissant que trop bien ces noms.
« Non, je suis Sawada Tsunayoshi. » Chikusa l'observa, toujours très impassible.
« Alors tu n'es pas l'une des cibles. » Il continua. « Tu n'as aucune compétence spéciale ou quoi que ce soit. Et pourtant, tu es là... pour récupérer ton préfet ? »
« Heu, ouais. C'est à peu près ça. » Acquiesça le brun.
« Ce qui fait de toi un pur débile. » Chikusa sortit ses yoyos, le visage dénué d'émotion. Tsuna mit instantanément la main dans son sac, et Giotto se raidit. « Nous sommes les plus fort du gang de Kokuyo, et je suis désolé de te l'apprendre, mais tu dois être éliminé. »
Tsuna déglutit lorsqu'il se fit attaquer par les yoyos du garçon. Il les évita et ne put s'empêcher de soupirer... avant de se raidir en sentant quelque chose passer près de sa joue. Il écarquilla les yeux lorsqu'il regarda l'endroit où il se tenait quelques secondes plus tôt. Il y avait une rangée bien alignée d'aiguilles.
Soit prudent ! Ces aiguilles doivent être empoisonnées. Averti Giotto en s'approchant de son successeur. Ce dernier hocha de la tête, perdu. Il leva les yeux, incrédule, vers Chikusa. Ils avaient presque le même âge ! Et pourtant il portait des armes dangereuses sur lui comme ça, cachées dans des yoyos innocents ?!
Je suppose que je n'ai pas le choix. Pensa Tsuna en fouillant dans son sac. Il temps de sortir... l'invention numéro deux.
Pendant ce temps là...
Mukuro observait avec intérêt Tsuna placer une main dans son sac.
« Oya, oya... Je me demande ce que le magicien va nous sortir de son chapeau, cette fois-ci. » Il rit sadiquement. Chrome continua d'observer silencieusement la scène.
De retour...
Tsuna inspira profondément en sortant la chose.
Giotto écarquilla les yeux, tandis que leur ennemi n'avait pas bougé d'un poil, mais si vous le regardiez de plus près, vous auriez pu voir son sourcil convulser.
Est-ce que c'est... Commença Giotto.
« ... Un bazooka mauve ? » Chikusa était choqué de savoir qu'une pareille chose était dans le sac à dos du brun. Tsuna rougit de s'être fait voir avec quelque chose d'aussi enfantin– puisque l'arme ressemblait en fait plus à un jouet – que ce'bazooka', mais il essaya de garder une façade brave.
« N-Ne t'approche p-pas p-plus de moi ou je vais te t-tirer dessus avec c-ceci. » Il essaya de rester sûr de lui. Giotto avait une main sur son ventre et une autre devant sa bouche pour s'empêcher de rire. Il ne voulait pas blesser la fierté de Tsuna.
La bouche de Chikusa s'étendit en un bref et discret sourire, avant de retourner à son visage impassible, et il prépara ses yoyos, n'écoutant pas l'avertissement du brun.
« J-Je suis s-sérieux ! » dit-il en pointant son bazooka vers Chikusa. Le kakipi-quatre-yeux l'ignora en commençant à courir vers lui. Le brun haleta en prenant un pas de recul, fermant les yeux.
Oh a-alors, c-c'est p-parti... Il tira. Les yeux de Chikusa s'écarquillèrent lorsqu'il se vit entouré de fumées roses. Le brun ouvrit un oeil pour voir ce qu'il se passait, et il ne fit que voir de la fumée et... après quelques secondes, ses yeux s'écarquillèrent. Chikusa s'était transformé en un petit garçon de cinq ans.
Q-Qu'est ce que c'est que ça ?! S'exclama Giotto la bouche grande ouverte, en s'approchant de l'enfant, qui était un adolescent il y a quelques secondes.
Tsuna jeta un oeil au bazooka dans ses mains, et il le laissa tomber au sol. Il ferait mieux de ne pas prendre de risques.
Tsunayoshi ? Une explication, s'il te plaît ? L'interpellé renvoya un regard penaud à son ancêtre.
« Bien, Giannini travaillait sur un prototype de machine à voyager dans le temps. » Commença-t-il en regardant le bébé Chikusa. « Il voulait l'appeler le bazooka des dix ans, et il était tellement heureux de l'avoir terminé qu'il me l'avait donné pour que je le teste. »
Et apparemment, à la place d'avoir été transporté dans une autre dimension temporelle, il s'est transformé en bébé, je dirais que ce prototype est raté. Dit Giotto. Mais il se rapproche du but.
« Ouais, mais on devrait y aller. Giannini m'a dit qu'il y avait une limite de temps pour ces trucs, mais il n'a jamais réussi à l'ajuster. Donc il peut revenir n'importe quand. » Expliqua Tsuna en attrapant son sac et courant vers le bâtiment. Giotto le suivit en fronçant des sourcils. Il avait l'impression que quelque chose de terrible se déroulerait bientôt.
Ils ne remarquèrent pas l'ombre imposante les regarder de loin.
Pendant ce temps là…
A l'école
« Je le savais ! Jyuudaime doit avoir été kidnappé ! » Hurla Gokudera à l'heure de la pause, lorsqu'il réalisa que Tsuna n'était pas venu à l'école.
« Maa… maa… Il ne faut pas sauter aux conclusions comme ça. » Sourit Yamamoto, bien que, si vous regardiez ses yeux, vous auriez pu voir à quel point il était tendu.
« Keh ! Tout ça, c'est de ta faute, débile du sport ! Si seulement on était resté plus longtemps devant la maison de Jyuudaime ! » S'énerva l'argenté en envoyant milles et uns regards meurtriers à Yamamoto, qui fronçait lui aussi des sourcils à présent.
« Oi, vous deux, arrêtez de vous battre. » dit Hana en s'approchant des deux étudiants populaires. « C'est l'heure d'étude, retournez à vos sièges et lisez vos livres. »
« Che ! » Gokudera croisa les bras, un air effrayant sur le visage.
« Ah, gomen Kurokawa. » Sourit légèrement Yamamoto, mais ses yeux étaient inquiets. Hana poussa un soupire fatigué.
Ce mec l'a mauvaise. Hana secoua la tête alors qu'ils retournèrent à leurs sièges. Kyoko regarda avec inquiétude la confrontation. Elle aussi, était inquiète, penchée sur ses livres. Elle était inquiète depuis que Tsuna avait dit ces mots étranges le jour d'avant. Elle avait un très, très mauvais pressentiment.
Soudainement, Kyoko fut tirée de ses pensées par son téléphone. Elle baissa les yeux et vit que c'était Ryohei.
« Arre ? Onii-chan ? » s'interrogea Kyoko en fronçant des sourcils. Je pensais que les portables étaient interdis dans l'hôpital. Elle secoua la tête et décrocha.
« Onii-chan ? » demanda-t-elle, le combiné à quelques centimètres de son oreille. Elle avait appris par expérience de ne jamais mettre le téléphone trop près lorsque c'était son frère qui appelait. « KYOKO A L'EXTRÊME ! » Hurla Ryohei, un certain nombre de leurs condisciple se retournant vers elle Hana, Yamamoto et Gokudera en faisaient partie.
« Mou, Onii-chan, combien de fois t'ai-je dit de ne pas hurler en m'appelant. » Gronda la jeune fille.
« Ce n'est extrêmement pas important pour le moment à l'extrême ! » Hurla Ryohei. Kyoko l'entendit haleter.
« Onii-chan ? Pourquoi est-ce que tu es en train d'haleter ? » Demanda-t-elle, inquiète. Est-ce que son frère s'était encore trop démené ?
« Pour le moment, je suis extrêmement poursuivit par l'infirmière et le docteur parce que j'utilise un téléphone portable ! » Hurla-t-il. « Ce sont d'EXTRÊMES coureurs ! »
« Quoi ? » Kyoko écarquilla les yeux. « Onii-chan ! Tu es blessé ! Tu ne devrais pas courir ! Pourquoi est-ce que tu utilises ton portable, de toute façon ? »
« Parce que j'ai quelque chose d'EXTRÊMEMENT important à te dire ! » Hurla le sempai. Gokudera et Yamamoto l'entendirent et devinrent sérieux, posant leurs yeux sur Kyoko.
« Et ? »
« Et j'ai EXTRÊMEMENT oublié ! » Hurla-t-il, faisant tomber des nues Gokudera et Yamamoto.
« Hahaha ! On ne s'attendait pas à moins de Sempai ! » Rit Yamamoto en se relevant. Gokudera grogna.
« Tête de gazon débile. »
« Mais ne t'inquiètes pas ! Je l'ai EXTRÊMEMENT écrit, cette fois-ci. » Il s'empressa de dire quel était la nouvelle à Kyoko d'une voix normale. « Sawada a extrêmement planifié d'arrêter les personnes qui m'ont attaqué. » Il était très sérieux. Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent de peur alors qu'elle se levait brusquement.
« Q-QUOI ?! » S'écria-t-elle d'une voix hystérique. « P-Pourquoi ?! »
« Il a dit que ces gangs blessaient des gens pour qu'il se montre et que c'était de sa faute si les étudiants de Namimori étaient blessés. Il a parlé d'un extrême lavage de péchés. » Ryohei se cacha dans une chambre d'hôpital vide, alors que les infirmières et les docteurs le suivaient à la trace. « Il est venu s'excuser pendant que je dormais à l'EXTRÊME, et il a dit que tête de poulpe et Yamamoto étaient d'EXTRÊMES cibles. Donc il a décidé de prendre les choses en mains et de faire face au gang tous seul avant qu'ils ne puissent les blesser. »
Kyoko en eut les larmes aux yeux. « Il y est allé ? Tout seul ? Sans personne ? »
« Oui. » Répondit sérieusement Ryohei.
« Mais pourquoi ? » Demanda-t-elle en pressant sa main contre son banc. Elle se fichait bien de savoir que des gens la regardaient. Yamamoto et Gokudera se levèrent en voyant ses larmes, et Hana était déjà à ses côtés, tapotant son bras pour la réconforter, sans savoir de quoi elle parlait avec son frère.
« Je ne sais pas… » Répondit-il d'une petite voix. « Mais Kyoko, qu'importe ses raisons, et qu'importe sa force… Sawada est toujours en danger. » Dit Ryohei sérieusement. « Alors je compte sur toi pour envoyer tête de poulpe et Yamamoto et- » Il fut interrompu lorsqu'une porte s'ouvrit brusquement.
« Vous voilà ! Donnez-moi ce téléphone, vous êtes en train de dérégler les machines de l'hôpital ! » Dit une voix d'homme. « ATTENDEZ ! JE SUIS TOUJOURS EN TRAIN DE L'UTILISER À L'EXTRÊME- ! »
Beep ! Beep ! Beep !
Apparemment, les docteurs et les infirmières avaient attrapés Ryohei. Kyoko posa son téléphone, ses yeux assombris par sa frange.
« Kyoko, qu'est ce qui ne va pas ? » demanda Hana. Yamamoto et Gokudera étaient eux aussi inquiets pour la rousse. Elle se dégagea soudainement d'Hana et se précipita sur le duo. Elle saisit Yamamoto par le col de la chemise et le baseballeur fut surpris de ressentir autant de force dans de si petits bras. Ils furent tous deux, lui et Gokudera, choqué de voir ses yeux larmoyants et ses lèvres rouges.
« Tsuna-kun… Tsuna-kun… » Hoqueta-t-elle, des larmes sur les joues. « Je vous en supplie, sauvez Tsuna-kun ! »
« Q-Quoi ?! » Yamamoto écarquilla les yeux.
« O-oi ! Qu'est ce que tu veux dire, Sasagawa ?! » Hurla Gokudera en attrapant Kyoko par les épaules. « Qu'est-ce qui ne va pas avec Jyuudaime ? »
Hana lui envoya un regard noir avant de dégager ses mains de son amie.
« Oi ! Ne fait pas mal à Kyoko, espèce de singe ! » Hurla Hana. La jeune Sasagawa regarda Gokudera avec peur et désespoir. Mais elle n'avait pas peur de Gokudera, elle avait peur pour Tsuna.
« T-Tsuna-kun, i-il… il est allé s-s'arranger a-avec le gang qui a a-attaqué O-Onii-chan ! » Pleura-t-elle.
« Tsuna a fait QUOI ?! » S'exclama Yamamoto, tremblant de choc. « Pourquoi est-ce que Jyuudaime ferait ça ? » Demanda Gokudera la bouche grande ouverte.
« I-Il… Il… » Hoqueta-t-elle. « Onii-chan a dit que Tsuna-kun lui avait dit que le g-gang a-attaquait des gens pour le retrouver ! O-Onii-chan a dit qu-que Tsuna-kun ne voulait pas plus de v-victimes alors i-il décidé d'y aller pour r-régler le problème… » Dit-elle en essayant d'essuyer ses larmes. « T-tout seul… »
« M-Mais… » La voix de Yamamoto tremblait. « Tsuna ne p-pourrait pas… »
« J-Jyuudaime est… » Gokudera serra ses poings.
« Tsuna-kun il… il a appris que vous étiez des cibles e-et c'est p-pour ça que… » Ses mèches assombrirent à nouveau ses yeux. « C-C'est pour ça qu'il… il y est allé, pour ne pas que vous soyez blessés. » C'était une phrase très douce, mais le duo l'entendit. Leurs yeux s'écarquillèrent, et ils pâlirent.
« Tsuna… »
« Jyuudaime… »
« Alors qu'est-ce que vous attendez ? » Coupa soudainement une voix, tirant les deux adolescents et Kyoko de leur stupeur.
« Hana-chan ? » Hana fronçait des sourcils, mais ses yeux étaient déterminés, et durs.
« Kurokawa… » dit Yamamoto en regardant la fille.
« Qu'est ce que tu veux dire, femme stupide ? » Grogna l'argenté. Hana lui envoya un regard noir. « Vous êtes sérieusement aussi stupide que ça ? Qu'est ce que vous attendez ? Et je veux dire 'qu'est ce que vous foutez encore ici ?' Pourquoi est-ce que vous ne vous précipitez pas à la rescousse de Sawada ? N'êtes vous pas ses amis ? »( Hana3 )
Yamamoto et Gokudera écarquillèrent les yeux. Même Kyoko était sous le choc. Après s'être remis de leurs émotions, ils lui firent un petit sourire.
« Che, tu dis parfois des choses intelligentes, Kurokawa. » Dit Gokudera en se précipitant vers la porte.
« Merci beaucoup Kurokawa. » Yamamoto fit un signe de la main aux deux filles. « On va aller récupérer Tsuna ! » Ajouta-t-il emboîtant le pas à son ami.
Hana et Kyoko marchèrent jusqu'à la porte, pour voir les deux garçons sortir hors de l'école en courant : Kyoko, un sourire aux lèvres, et Hana un air exaspéré sur le visage. La jeune fille aux cheveux noirs croisa les bras en regardant le dos des garçons.
« Je ne l'ai jamais apprécié, tu sais. » Chuchota-t-elle. Kyoko se tourna vers elle, curieuse.
« De qui tu parles, Hana-chan ? »
« Sawada » Soupira-t-elle. Kyoko écarquilla les yeux.
« Hein ? Pourquoi ? » L'expression d'Hana s'adoucit, mais ses sourcils restaient fronçés.
« C'est parce que quand je le vois sourire… ou rire… » Un souvenir de Tsuna souriant et riant avec les deux garçons lui revint à la mémoire. « Et quand je le vois triste… et en train de pleurer. » Continua-t-elle d'une voix rauque, voyant des images de Tsuna énervé, au bord des larmes. « Je suis confuse. »
« C'est vrai ? Pourquoi ? »
« Parce que ce sale gosse, alors qu'il n'a que 14 ans… Pourquoi semble-t-il avoir autant de facettes différentes ? » Elle s'appuya contre l'encadrement de la porte, un air impatient sur le visage. « Et à ce moment-là… quand Gokudera nous parlait de ce domestique qui l'avait presque kidnappé… pourquoi avait-il cette expression là sur son visage ? Cette expression qui semblait dire… » Elle secoua la tête, se corrigeant. « … qui semblait crier, je veux dire, qu'il serait pour toujours et à jamais seul ? »
« Hana-chan… » murmura Kyoko.
Hana soupira et se redressa. « Sérieusement ce gamin, il m'énerve. » Elle se retourna, ajoutant silencieusement. « Il est tellement stupide. Pourquoi ne voit-il pas que Yamamoto, Gokudera et toi êtes à ses côtés ? »
« Je crois qu'il peut le voir. Mais… » Kyoko mit ses mains sur son cœur. Son amie la regarda du coin de l'œil son expression s'attrista. « Mais je ne crois pas qu'il pense qu'ils soient avec lui. Je crois qu'il voit tout ça comme temporaire. Et qu'il se voit de l'autre côté de la ligne. »
Hana soupira en entrant dans la classe. « Il est stupide alors. Point à la ligne. »
Kyoko resta hors de la classe quelques minutes de plus, tout en regardant par la fenêtre.
Tsuna-kun, je t'en supplie, soit prudent. Pensa-t-elle en observant le ciel bleu.
