Bonjour à tous, voici le nouveau chapitre que je poste rien que pour vous.
Merci des review et de vos soutiens, ça m'encourage !
Bonne lecture.
Disclaimer : Harry Potter est à J.K. Rowling, Audrey est à moi.
Chapitre 11 : Relations et propositions
Pendant que la Grande Salle se transformait en champ de bataille l'espace de quelques instants, Harry s'était tranquillement caché dans les toilettes des filles du second étage, loin de tout autre élève. Même si le couvre feu était dans plus d'une heure, il n'avait pas hâte de monter dans la tour. Il n'avait pas envie d'entendre Ron et Hermione se disputer, ni de croiser McGonagall qui viendrait immanquablement donner un sermon à ses deux amis qui agissaient connement. Leur bataille à mains nues leur vaudrait une sévère punition, avec un sermon qui serait à la fois public, mais aussi dans la tour en face de leurs condisciples. Lui, il cherchait à échapper à la voix de leur professeur de Métamorphose. Il n'était pas sur que ses tympans y survivent.
- Tu sais que ce sont les toilettes des filles, Harry ? demanda Mimi Geignarde qui flottait toujours, baignant dans un halo grisâtre.
Harry ne répondit pas, s'allongeant contre un mur, pantelant. Penser que ses deux amis s'entredéchiraient et qu'ils risquaient même d'être renvoyés, ça le rendait malade.
- Je déteste les voir comme ça, se plaignit Harry en regardant Audrey. J'ai … peur. Je ne veux pas que notre amitié se déchire et que je sois forcé de faire un choix. J'aime beaucoup Hermione, elle trouve toujours une solution et elle est la voix de la raison. Mais en même temps, elle est trop livresque, trop soumise à l'autorité, alors que Ron est plus détendu et plus amusant. En plus, c'est mon meilleur ami.
Son premier ami, pensa sombrement Harry, qui se rappelait des menaces que Dudley exerçait sur ceux qui s'approchaient de lui à l'école.
Alors Audrey n'hésita pas à le serrer contre elle, réconfortant le jeune garçon qui craignait de se retrouver entre deux feux et de devoir faire un choix entre l'un des deux.
- J'ai l'air d'un idiot ? demanda t-il avec crainte. C'est ridicule de se lamenter pour ça ?
- Absolument pas. C'est normal de s'inquiéter pour ses amis et de vouloir essayer de les réconcilier. Quand bien même ils se sépareraient à jamais, si ce sont de vrais amis, ils ne te tiendront pas rigueur de tes relations avec d'autres personnes.
- Et si je me trompe ? demanda Harry avec crainte. Si pour en garder un, je perdais l'autre à jamais ?
- Le seul mauvais choix est l'absence de choix. Si jamais tu devais en faire un, fais tout pour ne pas le regretter. Si ça devait arriver, alors essayes de renouer les liens.
Harry sourit avec amusement, malgré le fait qu'il était sur le point de craquer nerveusement deux minutes avant.
- Tu ne m'aides pas beaucoup sur ce coup là ! Mais au moins, ça te place loin devant Hermione et Ron.
- Harry, avec ces événements, nous n'avons presque pas mangé. Retournons-nous en bas ?
Le brun n'eut pas le temps de répondre, que Neville arriva, toujours trempé et dégageant une bonne odeur de citrouille. Il se débarbouilla rapidement avec l'un des lavabos, avant de s'apercevoir de la présence de son ami et de la garde du corps.
- Ah ! T'es là, Harry. Je vois que tu n'as pas hâte de rentrer toi aussi. Oh ! Qu'est-ce qu'ils vont prendre, dit-il en agitant la main.
- Tu sais, ce n'est que Ron et Hermione, tempéra Harry. McGo ne va pas hurler toute la nuit.
- Pas que eux, ajouta Neville. Drago s'y est mis, suivi des autres maisons. Résultat, tout Poudlard s'est battu dans la Grande Salle. Y'avait un de ces bordels ! conclut Neville, sous le regard effaré de Harry.
- Ils ne se sont quand même pas battus comme des moldus sous le regard de Dumbledore ? demanda le brun.
- Ben si, gémit Neville, avant de raconter la scène avec de multiples détails. Les points sont retombés à zéro, gémit-il.
Harry haussa les épaules, ce n'était pas grave. Serpentard menait de toute façon.
Une heure plus tard, il monta avec Neville Longdubat dans la tour de Gryffondor, croisant leur professeur de Métamorphose qui fulminait, au point qu'un cheveu gris avait quitté son chignon serré.
Lorsqu'il ouvrit la porte de la tour, donnant le mot de passe à la grosse dame en rose, la salle commune était vide. Apparemment, tous les élèves étaient partis se coucher, à la seule exception d'Hermione, attablée dans un coin de la salle.
Elle était penchée sur un lourd volume, en train d'écrire rageusement, faisant crisser la plume sur le parchemin, au point que ladite plume était presque cassée en deux sous la pression rageuse exercée par la jeune fille.
Les yeux rouges, les larmes continuaient à couler sur le parchemin. Harry s'approcha doucement d'elle, essayant de ne pas la mettre en colère. Mais ce n'était pas la colère qu'il vit sur le visage de Hermione, c'était la tristesse.
Elle s'en voulait, au point qu'elle éclata de nouveau en sanglots.
- Hermione ? demanda Harry avec inquiétude.
La jeune fille s'effondra sur lui, sanglotant et lui demandant pardon.
Harry savait bien qu'il ne pourrait pas lui refuser ça. C'était sa meilleure amie, celle qui avait été avec lui depuis le début, qui l'avait soutenu, celle sans qui il n'aurait jamais affronté Voldemort, ni même pu découvrir le Basilic. C'était grâce à elle qu'il était encore en vie. Il savait que la fille aux cheveux crépus était un modèle de sensibilité et qu'elle s'était toujours souciée de ses amis, malgré sa maladresse. Elle ne lui avait jamais tourné le dos et elle ne voudrait jamais faire de mal à quelqu'un, du moins pas volontairement. Ron avait été trop loin, surtout en utilisant cette insulte.
- Est-ce que tu as demandé pardon à Ron ? Est-ce qu'il à cherché à s'excuser ? demanda le brun qui avait mal en voyant la relation entre ses deux amis se décomposer ainsi.
- Il n'a même pas voulu m'écouter, renifla t-elle. S'il te plait, ne lui parles pas de ça, je veux régler cette affaire moi-même.
Harry acquiesça. Il la serra dans ses bras, laissant la jeune femme pleurer, avant qu'elle ne ramasse son devoir à moitié fini. Elle n'avait pas le cœur à le finir, même si elle avait intérêt à le faire le plus vite possible, afin de gérer la punition de McGonagall qui allait être sévère.
- J'ai peur, chuchota Harry, récoltant un regard surpris d'Hermione. Je ne veux pas que mes amis partent, je ne veux pas être seul de nouveau.
- Tu ne seras jamais seul, Harry. Je te suivrais ou que tu ailles. Je crois bien que t'ai aimé depuis la première année. A cette époque, j'ai appris que tu étais venu pour moi à Halloween. Personne d'autre n'a eu l'idée, pas même Ron, de venir prévenir l'idiote aux cheveux crépus et aux dents de castor, la miss je-sais-tout qui t'a ennuyé dès le premier jour. Alors je ne veux pas te perdre.
- Ce n'est pas vrai, protesta Harry. Tes cheveux et tes dents ne me gênent pas, ils font ton charme. Quant au fait que tu sois un puits de science, je t'en remercie. Sans toi, Voldemort aurait déjà récupéré la pierre philosophale. Il aurait même pu faire des dizaines de morts avec le basilic. Je ne serais jamais allé si loin sans toi.
Hermione serra Harry dans ses bras, avant de le laisser et de remonter dans son dortoir.
Finalement, pensa le brun, au moins il y a des choses positives qui sont survenues de cette soirée agitée.
Le lendemain, malgré le fait que la nuit porte conseil, les tensions étaient toujours vives à Poudlard.
Lorsque Lord Serpentard voulut prendre son petit-déjeuner dans la Grande Salle, il stoppa net alors qu'il avait déjà posé la main sur la porte. A cette heure, tout le monde était en train de manger et le courrier n'allait pas tarder à arriver. Harry décida de sauter le repas, plutôt que de voir ses tympans déchirés par l'explosion des beuglantes qui suivrait bientôt.
Harry décida sagement de se diriger vers les cuisines. L'entrée était cachée derrière le tableau d'une poire, situé près du couloir qui longeait le grand escalier. Pour y accéder, il fallait chatouiller le fruit selon Fred et George. Ce n'étaient pas la référence la plus sûre selon lui, puisqu'il pourrait très bien se retrouver comme un con à chatouiller un tableau qui ne bougerait jamais.
Harry se décida d'essayer. Il préférait passer pour un idiot durant quelques secondes, que de sentir son estomac gargouiller pendant toute la matinée.
- Potter, l'interpella une voix fière dans son dos, il faut qu'on parle.
Harry reconnut le garçon noir qui l'avait suivi comme étant Blaise Zabini, un sang-pur dont la famille disposait de ressources financières considérables. Sa mère s'était mariée sept fois et tous ses époux avaient fini par décéder dans de curieux incidents, laissant leurs héritages dans les mains de Mme Zabini.
- Zabini, répondit Harry. Que veux-tu ?
Le jeune basané regarda suspicieusement autour de lui et l'invita ailleurs. Harry le suivit, ayant toujours sa baguette à portée de main.
- Tu nous a mis dans de beaux draps, avec ton héritage, dit Blaise durant le chemin. Maintenant, les vieilles familles sombres vont avoir un choix à faire.
- Lequel ? demanda le Survivant avec sarcasme. Voldemort ou moi, c'est ça ?
Blaise hocha la tête, avant d'entrer dans une salle de taille modeste, ou plusieurs Serpentard étaient réunis. Des élèves de différentes années attendaient le retour de Blaise et du Lord, avec une appréhension invisible, puisque l'air était tendu au possible. Nott se passait une main dans les cheveux, deux autres garçons discutaient à voix basse, tandis que Tracey Davis se rongeait les ongles, sous le regard méprisant de l'impassible Daphné Greengrass.
Quand les trois coups secs, deux rapides et trois longs furent frappés contre la porte dessinée sur un tableau, tous les élèves à l'intérieur avaient relevé les yeux vers la porte dissimulée par la toile d'un homme en smoking victorien.
Blaise entra, suivi de Harry et de sa servante. A ce moment, tous détaillaient avec minutie le brun aux yeux d'émeraude.
- Tu es en retard, Zabini, souffla Théodore Nott.
Blaise le regarda avec un regard noir, tandis que Harry souriait intérieurement. La solidarité affichée par la maison de Serpentard n'était qu'une façade pour ne pas se faire dévorer par les trois autres. C'était bon à savoir et il analysa les gestes des différents élèves présents. Il noterait chaque détail, afin de voir s'il pourrait s'en servir plus tard.
- Nous avons des choses plus importantes à discuter, déclara Daphné qui était la plus éloignée.
Cachée dans la pénombre qui dissimulait ses traits, seules quelques parties de son visage étaient faiblement éclairées par la lueur tremblotante émanant de l'âtre.
- Voilà, commença Adrian Pucey avec condescendance. Potter, si nous t'avons convoqué, c'est parce-que …
- Tu crois vraiment avoir les moyens de me convoquer ? répliqua Harry, glacial. Si je suis là, c'est uniquement parce que vous avez quelque chose d'intéressant à m'offrir. Maintenant, si c'est pour que je perdes mon temps, ça n'en vaut pas la peine.
Le garçon noir, qui avait amené Harry, calma les ardeurs de tout le monde.
- Voilà, le but de cette réunion, c'est de mettre les choses au point sur Voldemort. Nous ne sommes pas idiots, la marque des ténèbres gravée sur les bras de certains de nos parents commence à changer et à réapparaître, même si elle reste faible.
- Je sais, il est toujours quelque part, à tenter de revenir. Le problème, c'est que s'il refait surface, il tentera de me tuer, comme il a déjà chercher à le faire les deux années passées. Si ses partisans se réunissent pour déclencher une nouvelle guerre, je préfères être clair. Ceux qui porteront volontairement sa marque, qui se mettront sur ma route, ou l'aideront d'une façon ou d'une autre, ces gens-là seront mes ennemis.
Le silence se fit soudainement assourdissant, alors que seul le crépitement des flammes résonnait parmi quelques crissements de dents. Ils ne s'attendaient pas à ce que Lord Serpentard soit aussi direct, ni aussi clair dans ses objectifs. Mais au moins, ils n'auraient pas à lire entre les lignes.
- C'est de ça dont nous voulons parler, avoua Blaise. Nos familles. Même si ce sont des types qui n'ont pas fait de très belles choses, ils restent nos parents. Alors nous espérerions qu'ils seraient épargnés en cas de guerre.
- Si je croise un Mangemort devant moi et qu'il a l'imprudence de sortir sa baguette, je le pulvérise. Que ce soit vos parents … ou vous.
- Nous pourrions t'offrir beaucoup en échange. Nous sommes riches.
Harry ricana. Il fit un signe à Audrey, qui ouvrit une poche dans le sac sans fond qu'elle gardait toujours avec elle. La garde du corps s'avança, tenant un lourd ciboire d'or, recouvert d'un couvercle couvert d'entrelacs. L'objet liturgique était richement sculptée, avec moult détails qui représentaient les armoiries de Serpentard.
Les regards des autres élèves s'étaient faits plus intéressés devant cette relique à la valeur symbolique et marchande inestimable. Mais leurs yeux s'écarquillèrent davantage quand Audrey souleva le couvercle, révélant des émeraudes de belle taille, brillant de mille feux.
- Ce n'est qu'une broutille par rapport aux autres trésors que possède Harry. Le contenu du coffre de Serpentard ferait passer vos familles entières pour des mendiants en comparaison.
- Je n'ai pas besoin d'or, déclara Harry, tandis que Audrey rangeait l'objet précieux dans sa bourse bardée de sorts de protection. Maintenant, qu'avez-vous à me proposer ?
- Nous te proposons des grimoires de magie sombre, ainsi que nos connaissances.
Harry haussa un sourcil.
- Je pense que le journal de Serpentard, ainsi que ses formules sont tout aussi efficaces. Les savoirs se perdent chez les sorciers, c'est une réalité. Pour ce qui concerne vos connaissances, mon amie Hermione, ainsi que Audrey, peuvent apprendre beaucoup. Elles savent ou chercher et peuvent m'aider à m'entraîner.
- Granger ? cracha Nott avec mépris. Elle est juste bonne à fouiller dans les livres. Elle ne regardera jamais la magie noire, ni ne sera une bonne sorcière. Ce n'est qu'une encyclopédie marchante, on ne peut rien attendre d'autre d'une sang de …
- Evacuans viscera ! cria Harry en Fouchelang, pointant sa baguette vers le grand filiforme, qui fut projeté en arrière.
Lorsqu'il tenta de se relever, il gémit en constatant qu'une entaille de grande profondeur lui lacérait le ventre. Elle lui faisait très mal et le sang coulait.
- Par Merlin ! hurla Tracey. On voit ses tripes !
- Curaga. Dit alors Harry, laissant une chaleur bleutée émaner de sa baguette et refermer la blessure du garçon pâle.
- Qu'est ce qui te prend ? demanda t-il, grimaçant, alors que ses amis n'avaient pas esquissé le moindre geste contre Harry.
- Ma mère était aussi une née-moldue. Si j'entends encore une seule fois ce mot, celui qui l'aura prononcé le regrettera amèrement. Ais-je été clair ?
Le ton polaire de Harry, ainsi que la baguette pointée sur eux par une Audrey aux yeux meurtriers était tout à fait explicite. La servante faisait rouler légèrement son arme entre ses doigts aux ongles impeccablement manucurés, n'attendant qu'un mot pour lancer l'attaque.
- Bon sang ! éclata Blaise. T'as appris ça où ?
- Dans le grimoire de Salazar Serpentard en personne. Cela te surprend vraiment que Lord Serpentard utilise des sorts en Fourchelang ?
Une explosion les interrompit, ébranlant le château. Des dizaines de voix hurlaient en même temps, audibles même à cette distance. Harry soupira en pensant que Mme Pomfresh aurait une visite groupée d'élèves aux tympans déchirés. De temps à autres, Harry se disait que les sorciers étaient cons et incapables de réfléchir aux conséquences de leurs actes.
- Bien, conclut Harry. Je n'ai pas l'intention de perdre mon temps plus que nécessaire. C'est votre dernière chance. Que pouvez vous m'offrir ?
- Nous, déclara Tracey Davis, alors que Daphné levait un sourcil.
Harry fut soudain gêné. Pourquoi est-ce que la première chose que cette proposition avait fait naître chez lui était un sous-entendu pervers ?
- Je veux dire que tu comptes mener une guerre. Et après ? Si tu veux changer le monde sorcier, tu auras besoin d'appuis politiques.
- Donc, vous me dites que vous comptez rester à glander durant cette guerre et qu'après, vous réussirez à convaincre vos chefs de famille, qui détiennent des sièges au Magenmagot, de se rallier à moi ? A part votre parole, je n'ai rien de solide, répliqua Harry. Moi, je crois qu'il faudra faire le ménage avant et j'ai bien peur que certains parents seront obligés de céder leur place à leurs héritiers. Pour ceux qui seront restés neutres, bien sûr. Les autres, ceux que je croiserais contre moi, mourront et leurs héritiers seront surement forcés de renoncer à leur place, verront leurs biens confisqués et connaîtront l'opprobre pour le restant de leurs jours.
- Personnellement, ça ne me gènes pas, ajouta un autre Serpentard resté en arrière. Si je peux me débarrasser du vieux, ça m'arrange.
La tension se fit plus forte. Certes, certains étaient en désaccord avec certains points de l'idéologie parentale, mais de là à détrôner - ou éliminer - un parent, il y avait une marge.
- Discutez entre vous, déclara Harry. Mes conditions n'ont pas changé. Que vous soyez avec moi me serait utile. Même si vous restez neutre, ça ne me dérange pas. Je sais qu'il faut du courage et de l'audace pour se battre et mettre la vie de ceux qu'on aime en danger. Pensez bien à vos proches et faites votre choix après mure réflexion. Mais nous n'en sommes pas encore là, vous avez le temps.
Harry les salua d'un signe de tête, avant de se diriger vers la porte. Lorsqu'il mit la main sur la poignée, il se retourna.
- Par contre, prévint-il avec un regard aussi vert et perçant que l'Avada Kedavra, n'essayez jamais de m'enculer.
Sur cette sortie, Harry retourna en cours, sans avoir mangé. Inutile de dire qu'avoir cours avec Rogue était encore plus pénible en ayant le ventre vide. Encore heureux que le bâtard graisseux n'ait toujours pas digéré le cours de Lupin. Il avait vraiment la rancune tenace. Peut-être était-il temps de discuter de son cas devant le conseil d'administration.
Ce n'est qu'en fin de soirée que l'ambiance de sourde colère qui régnait à Poudlard retomba, remplacée par une ambiance de crainte, lorsque l'on découvrit le portrait de la grosse dame lacéré par une demi-douzaine de coups de couteaux.
Lorsque Dumbledore posa des questions aux élèves incrédules, pour retrouver la femme en rose, un caquètement de Peeves retentit.
- Elle est au deuxième étage, je crois bien qu'elle a honte. Elle a passé toute la journée à pleurer.
- A-t-elle dit qui a fait ça ? demanda le directeur.
- Oh oui, monsieur ! rit l'esprit frappeur. Il a vraiment un sale caractère, ce Sirius Black !
