Bonjour, merci pour vos reviews cela me fait plaisir :-) j'ai retrouvé ce one-shot non terminé dans mon ordinateur, j'ai donc écrit la fin et je vous le poste :-) j'ai remarqué que j'aime écrire des one-shots qui laissent une porte entrouverte sur la suite, comme le précédent, je les continuerai p-e un jour :-) (et j'ai aussi remarqué que je fais une obsession sur les anniversaires XD)

Bonne lecture :-)

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Damon, Stefan, Caroline : Vampires

Elena: humaine

Bonnie : Sorcière

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Je ne possède pas The Vampire Diaries

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Résumé : Après son entraînement de magie, Bonnie s'emmêle les pinceaux et lance un sort aux conséquences plutôt marrantes :-) [L'histoire se passe environ à la fin de la deuxième saison]

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— Witchy, dit Damon en ouvrant la porte du Manoir, son habituel sourire moqueur aux lèvres.

— Damon, répondit-elle d'une voix un peu agacée.

— Contente de me voir ?

— Pas du tout, mais je n'ai pas le choix de te supporter puisque vous avez encore besoin de mon aide, rétorqua Bonnie en le poussant pour entrer.

Surpris, Damon referma la porte sans rien dire et suivit la sorcière jusque dans le salon.

— Bonnie, merci d'être venue, dit Stefan en l'apercevant.

— J'imagine qu'Elena est encore en danger, soupira-t-elle en se laissant tomber sur le canapé.

Stefan fronça les sourcils.

— Je crois que mademoiselle est de mauvaise humeur, elle a peut-être ses règles, chuchota Damon en roulant les yeux.

— Ferme-là, Damon. Tu n'as pas une stupide admiratrice à aller vider de son sang ?

— Ne me tente pas, répondit-il avec un sourire qui aurait fait rougir n'importe quelle fille, mais pas Bonnie.

— En fait, je t'ai appelée sans en parler à Elena car j'aimerais lui organiser une surprise, dit Stefan afin de calmer la dispute naissante entre son frère et Bonnie. Elle va avoir dix-huit ans dans quelques jours, j'aimerais marquer le coup.

— Oh..., dit Bonnie, étonnée. C'est une bonne idée, Stefan, mais tu devrais d'abord en parler à Caroline, c'est elle qui adore organiser les fêtes et les soirées. Moi, je trouve ça barbant.

Stefan la regarda, la bouche ouverte, tandis que Damon ricanait.

— Tu devrais voir ta tête, Stefan, c'est trop drôle, se moqua-t-il. Et toi Bon-Bon, tu peux me dire ce qu'il t'arrive ?

— Comme si ça t'intéressait, répliqua-t-elle.

— Je sais que tu as une langue de vipère, mais tu es pire que d'habitude, constata le vampire.

— Je suis comme d'habitude.

— Non.

— Si.

— Non.

— Bonnie, est-ce que tu as fait de la magie avant de venir ici ? les coupa Stefan.

— Oui, pourquoi ? s'étonna-t-elle.

— Tu t'es certainement jeté un sort pour être encore plus odieuse que d'habitude, répondit Damon avec une grimace.

— Damon ! lui cria Stefan.

— Quoi ? C'est la vérité ! répondit son frère.

— La vérité..., murmura Stefan, pensif.

Il regarda ensuite Bonnie avec attention.

— De qui as-tu été amoureuse en secret lorsque tu étais plus jeune ? demanda-t-il à la sorcière.

— On en a rien à faire, répondit Damon, mais Stefan lui fit signe de se taire.

— De Tyler, répondit Bonnie avec un sourire. Je l'ai toujours trouvé craquant avec ses bras musclés...

Elle s'interrompit brusquement.

— J'ai... j'ai vraiment dit ça tout haut ? demanda-t-elle, l'air surpris.

— Je crois que j'ai compris ce à quoi tu pensais, frérot, dit Damon avec amusement. Il semblerait que Witchy soit obligée de dire toute la vérité, et rien que la vérité.

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— Je... je vais rentrer chez moi, bafouilla Bonnie d'une voix paniquée.

— Pourquoi ? demanda Damon en apparaissant devant elle.

— Parce que j'ai peur de dire des choses que je ne devrais pas dire, ne put-elle s'empêcher de répondre à cause du sort.

— Voilà qui promet d'être intéressant...

— Damon, laisse-la tranquille. Bonnie, si tu as envie de rentrer, c'est ton choix, mais tu peux aussi rester ici pour qu'on essaie de trouver une solution ensemble.

— Merci Stefan, mais je vais plutôt rentrer lire mon grimoire et tenter de découvrir ce qui n'a pas fonctionné.

— Tiens-moi au courant, répondit gentiment le vampire, tandis que Damon boudait car son frère venait de lui enlever une excellente occasion de s'amuser.

A moins que...

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Il n'y avait rien à faire. Bonnie avait lu et relu son grimoire, elle n'avait trouvé aucun moyen de stopper ce sort : il prendrait fin de lui-même à minuit, pas avant. La sorcière avait donc décidé de ne plus sortir de chez elle car elle estimait s'être assez ridiculisée en admettant devant Stefan et Damon qu'elle avait eu le béguin pour Tyler lorsqu'elle était plus jeune.

N'ayant aucune envie de cuisiner, Bonnie avait commandé une pizza. Son ventre était en train de lui réclamer de la nourriture lorsqu'on sonna à la porte.

— Entre, c'est ouvert ! cria-t-elle au livreur pendant qu'elle prenait son porte-feuille dans son sac car elle avait l'habitude, elle commandait régulièrement à la même pizzeria et c'était toujours Jack qui était chargé de faire les livraisons dans le quartier.

Bonnie poussa un cri en apercevant l'homme qui tenait le carton de la pizza entre les mains : il ne s'agissait pas de Jack mais de Damon.

— Damon, qu'est-ce que tu fais là ?! cria-t-elle en lui prenant brusquement le carton de mains.

— Tu m'as invité à entrer alors je suis entré, répondit le vampire, le sourire aux lèvres.

La jeune sorcière ouvrit grand les yeux, réalisant que Damon pouvait maintenant entrer chez elle quand il le voulait.

— Ce n'était pas censé être toi ! s'exclama-t-elle. Où est Jack ?

— Qui ? demanda Damon, l'air innocent.

— Tu sais très bien de qui je parle, répondit-elle, agacée.

— Oh, le livreur, fit-il semblant de comprendre seulement maintenant. Il était pressé, il m'a laissé ça, je lui ai donné 15 dollars et il est parti.

Elle le regardait avec colère, les poings sur les hanches.

— Bon, d'accord, je l'ai hypnotisé pour qu'il s'en aille et me laisse la pizza. Mais je lui ai donné 15 dollars, ajouta Damon, comme si cela pouvait calmer Bonnie.

— Tu as un culot incroyable, soupira-t-elle en se dirigeant vers la cuisine.

Damon la suivit sans parler. Il enleva ensuite sa veste, la posa sur une chaise, ouvrit les tiroirs et prit un couteau.

— Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda Bonnie alors qu'il commençait à découper la pizza.

— Je crois que ça se voit, non ? Je mange, expliqua-t-il avant de mordre dans un morceau qu'il venait de découper.

— C'est ma pizza, dit Bonnie en serrant les dents.

— Que j'ai payée, précisa-t-il avec un sourire exaspérant.

— Si je te rends tes 15 dollars, est-ce que tu t'en iras ?

— Non.

La jeune femme poussa un soupir avant d'imiter Damon : elle s'installa sur la chaise face à lui et commença à manger.

— Tu vois, witchy, ma compagnie n'est pas si terrible, ajouta-t-il avec clin d'oeil.

— De toute façon, je t'ai invité à entrer sans le vouloir, alors maintenant, tu pourras revenir aussi souvent que tu le voudras.

Elle paraissait contrariée par cette idée.

— Arrête de bouder, dit le vampire, amusé. Tu ne trouves pas que le temps passe plus rapidement quand on a de la compagnie ?

— Avec toi, le temps me parait plus long, répondit-elle du tac au tac, toujours sous l'influence du sort qui l'obligeait à dire tout ce qu'elle pensait.

Damon allait répondre puis se ravisa. Après tout, c'est lui qui était venu jusqu'ici car il trouvait la situation marrante, il n'avait pas le droit de s'énerver parce que Bonnie l'avait vexé.

— Pourquoi es-tu venu ici ? lui demanda brusquement la sorcière.

Il s'était attendu à cette question et il sourit en répétant mentalement la réponse qu'il allait lui donner.

— Parce que j'aime ta compagnie, ma petite Bon-Bon. Tu es tellement amusante. Et tu es encore plus drôle maintenant que tu es obligée de me dire toute la vérité.

Bonnie leva un sourcil.

— Tu t'es donné tant de mal juste pour ça ? La situation n'est pas drôle, Damon, et de toute façon, je n'ai rien à cacher.

— Pourtant, tu avais l'air mal à l'aise tout à l'heure lorsque tu nous as avoué craquer sur Tyler.

— C'était il y a longtemps ! cria-t-elle en rougissant.

— Tu vois que c'est drôle, rigola-t-il en remarquant sa gêne. Et Stefan, est-ce que tu l'as trouvé séduisant la première fois que tu l'as vu ?

La jeune femme serra les lèvres pour s'empêcher de répondre mais le sort était trop fort.

— J'ai tout de suite remarqué qu'il avait un beau derrière, admit-elle à sa plus grande honte.

Le visage de Damon se ferma.

— Pfff, se contenta-t-il de répondre, vexé du succès de son frère et du loup-garou.

— Tu as voulu la vérité, ne te plains pas parce que tu es jaloux, lui fit-elle remarquer, toujours sous l'influence du sort.

— Je ne suis pas jaloux, se défendit-il. Pourquoi le serais-je ?

— Parce que tu n'as jamais pu m'avoir, répondit-elle fièrement. Parce que je suis la seule qui ne te regarde pas comme une idiote en admiration devant ta beauté.

— Donc tu admets que je suis beau, déduisit Damon.

Bonnie haussa les épaules.

— Et alors ? Je trouve Stefan et Tyler mignons eux aussi.

La comparaison agaça le vampire.

— Je suis mille fois mieux, se vanta-t-il. Ce n'est pas ce que tu as pensé, la première fois que tu m'as vu ?

— Je me suis dit que tu étais le genre de gars plus vieux, sexy et dangereux, murmura Bonnie en revoyant en pensée Damon déposer Caroline en voiture à l'entrainement des pom-pom girls.

— Sexy ? répéta-t-il, un sourire en coin.

— Tais-toi, Damon, répondit-elle, mal à l'aise à cause de sa confession forcée.

— Il y a une chose que je ne comprends pas, poursuivit le vampire en fronçant les sourcils. Si tu me trouves séduisant, pourquoi ne m'as-tu jamais supporté, même maintenant que je ne tue plus personne pour me nourrir ?

— Parce que je ne suis pas aussi superficielle, répondit-elle en le regardant droit dans les yeux. La beauté et le charme ne font pas tout. Et même si maintenant tu es notre côté, je n'oublie pas le passé. Je n'oublie pas le moment où tu as débarqué dans ma vie, bien décidé à anéantir celle de ton frère, prêt à risquer la vie de tout le monde pour libérer Katherine du tombeau.

— C'était avant, répondit Damon d'une voix étranglée.

— Rien n'a changé, rétorqua Bonnie. Ton obsession pour Katherine est maintenant passée à Elena, et tu es prêt à tout pour elle. Nous sommes en sécurité car nous aimons Elena également, mais tu n'hésiterais pas à me sacrifier si Elena était en danger. Tu sacrifierais n'importe qui pour elle.

— Tu n'en sais rien.

La voix de Damon était dure.

— Si, je le sais, insista-t-elle. Et je suis chargée de protéger les êtres humains car je suis une sorcière. Je ne peux pas me permettre d'apprécier quelqu'un dont les principes sont à l'opposé des miens.

— Toi aussi, tu es prête à tout pour Elena, remarqua-t-il en songeant au Bal pendant lequel Klaus avait fait son apparition dans le corps d'Alaric.

— Je suis prête à me sacrifier pour elle, mais pas à sacrifier quelqu'un d'autre. Chaque vie humaine compte, Damon. Au fond de toi, je sais que tu le sais.

— Comment peux-tu le savoir ? demanda-t-il, conscient que Bonnie était complètement honnête avec lui à cause de sort.

— Je le sais, c'est tout. Je sens au fond de moi qu'il y a encore de l'espoir pour toi. Si tu étais si mauvais, tu ne serais pas capable d'aimer. Tu as juste encore beaucoup de choses à apprendre.

Bonnie s'interrompit, prenant conscience de ses propres paroles.

— S'il te plait, murmura-t-elle, ne me pose plus de questions.

— D'accord, répondit le vampire, un peu chamboulé par cette conversation étrange. Tu veux que je m'en aille ?

Il réalisa ensuite que la réponse que Bonnie lui donnerait serait la pure vérité.

— Non, je ne veux pas que tu partes, répondit-elle à son propre étonnement. Tu es assez agréable quand tu parles sérieusement et que tu ne te moque pas des autres.

Damon sourit.

— Bonnie, si je ne me moquais pas des autres, je ne serais pas moi-même. Je ne serais pas l'irrésistible Damon Salvatore.

Elle rigola.

— Même si certaines personnes sont très fortes pour me résister, ajouta-t-il avec un sourire.

— Je te trouve beaucoup plus séduisant et irrésistible quand tu es sérieux, reconnut Bonnie avant de mettre une main sur sa propre bouche pour se faire taire.

— Et moi, répondit Damon, je vous trouve séduisante à chaque instant, mademoiselle Bennett.

Bonnie ne put s'empêcher de rougir.

— Alors... je reste ? lui demanda-t-il à nouveau, pour s'assurer que c'était bien ce que Bonnie voulait.

— Tu restes, répéta-t-elle en regrettant déjà cette soirée avant qu'elle ne commence.

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— Où est Damon ? demanda Elena avec curiosité en regardant autour d'elle, mais le vampire n'était pas au Manoir.

— Il est sorti, répondit Stefan en entrainant Elena vers l'imposante salle à manger. Il m'a dit qu'il avait des choses à faire, et j'ai profité de son absence pour te préparer un diner romantique.

Elena sourit en apercevant la table parfaitement dressée.

— Stefan, tu n'aurais pas du, protesta-t-elle tandis qu'il lui tenait la chaise pour l'aider à s'asseoir, mais en réalité, elle était vraiment touchée par son geste.

Le vampire, quant à lui, savait qu'Elena ne soupçonnerait pas qu'il lui préparait une fête d'anniversaire si elle avait déjà eu un diner.

— Ce n'est pas tout les jours que ma petite amie a 18 ans, répondit-il en l'embrassant sur la main avant de s'asseoir à son tour. Est-ce que tu réalises que tu es plus vieille que moi ?

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Je suis mort à 17 ans, lui rappela-t-il avec un sourire.

Elena lui lança un regard amusé.

— Que veux-tu, j'aime les hommes plus jeunes, plaisanta-t-elle, tandis que son petit ami lui servait une coupe de champagne.

— A nous, murmura Stefan.

— A nous, répéta-t-elle.

Dès la première bouchée, Elena s'extasia.

— Stefan, si on ne sortait pas déjà ensemble, je te demanderais de devenir mon petit ami ! s'exclama-t-elle en riant. Tu cuisines vraiment bien.

— J'ai des talents multiples, répondit-il sur le ton de la rigolade..

Sa petite amie lui sourit amoureusement.

— Joyeux anniversaire, Elena, dit-il avant de l'embrasser avec passion.

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— Et c'est ainsi que j'ai découvert que Stefan adorait se déguiser en fille quand il était petit, conclut Damon avec un large sourire.

Bonnie s'esclaffa malgré elle.

— Je n'en crois pas un mot, répondit-elle en tentant de retrouver son sérieux. Mais merci de m'avoir fait rire.

— De rien, répondit la vampire avec un regard séducteur.

La sorcière tourna la tête, gênée. Elle avait remarqué que Damon n'arrêtait pas de lui lancer des regards étranges et de faire des allusions sexuelles, chose qu'il réservait habituellement à Elena.

— Tu sembles pensive.

Bonnie sursauta.

— Désolée, je réfléchissais à l'absurdité de cette situation, ne put-elle s'empêcher de répondre.

— Qu'est-ce qui est absurde ?

Elle garda la bouche fermée pour essayer de controler le flux de pensées qui se bousculaient dans sa tête mais c'était impossible, à cause de la magie.

— Le fait que tu sois là, dans mon salon, alors que nous sommes censés nous détester. Et le fait que tu essaies de me faire du charme – du moins, c'est l'impression que tu donnes.

Le vampire garda le silence quelques minutes.

— Ce sort me fait dire n'importe quoi, ajouta Bonnie d'un ton d'excuse, comme il ne disait rien.

— Ce n'est pas n'importe quoi, finit-il par répondre. Tu as raison, j'essaie de te faire du charme.

— Pourquoi ?

— Je n'en sais rien, admit-il en haussant les épaules. Peut-être parce que tu as été indifférente depuis le premier jour, et que cela m'intrigue de comprendre pourquoi.

— Je n'ai pas été indifférente, commença Bonnie, avant d'ouvrir de grands yeux.

— Vraiment ?

Damon semblait surpris mais ravi.

— S'il te plait, arrête de me poser des questions. Il y a des choses que j'aimerais garder pour moi, Damon.

— Et moi, je veux tout savoir, au contraire !

— Tu n'as donc aucun respect pour la vie privée des autres ?

— On parle de toi, witchy, pas des autres.

— Pourquoi est-ce que tu t'entêtes à m'ennuyer ? demanda-t-elle avec un soupir.

— Parce que c'est marrant, répondit-il avec un sourire qui l'exaspéra. Tu montes tout de suite sur tes grands chevaux.

— Damon...

— Et je trouve ça tellement sexy, une fille en colère, ajouta-t-il avec un clin d'oeil.

— Je... ça suffit ! cria-t-elle, rouge tellement elle était embarassée. C'est toi qui aurais du subir ce sort, tu aurais été obligé de dire toute la vérité au lieu de te cacher derrière ton sens de l'humour !

— Je n'ai pas peur de la vérité, la contredit-il.

— Bien sur que si ! Tu n'arrêtes pas de m'ennuyer et de me poser des questions en sachant que je ne peux pas mentir, mais dès que la conversation devient sérieuse, tu recommences à faire tes blagues stupides !

— Hey ! Mes blagues ne sont pas stupides ! Ce n'est pas de ma faute si tu es trop coincée pour apprécier l'humour de Damon Salvatore !

— Moi, coincée ?!

— Oui, Bon-Bon. On dirait que tu as un balai dans le derrière !

— Je ne suis pas coincée ! s'exclama-t-elle en songeant à la conversation qu'elle avait eu avec Caroline, quand son amie lui avait dit qu'elle avait vraiment besoin d'un homme dans sa vie pour la dérider un peu.

— Alors, embrasse-moi, la provoqua-t-il.

Elle resta sans voix.

— Quoi ?! demanda-t-elle quand elle fut remise de sa surprise.

— Puisque tu n'es pas coincée, fais quelque chose d'irréfléchi. Embrasse-moi.

Bonnie voyait bien que Damon s'amusait beaucoup de la situation. Il avait jeté cette phrase sans réellement penser qu'elle le ferait, c'est vrai, elle était Bonnie-la-sorcière-raisonnable-et-coincée, jamais elle n'aurait embrassé un vampire sans raison, et encore moins Damon Salvatore. Lassée d'être prise pour une sainte, et bien décidée à lui prouver qu'il avait tort, Bonnie marcha droit vers lui et posa ses lèvres sur celles du vampire.

Un peu surpris au début, Damon passa ensuite ses bras autour de la jeune femme. Il n'arrivait pas à croire que c'était Bonnie qu'il était en train d'embrasser, ni qu'il caressait sa nuque sensuellement sans lacher ses lèvres. Retrouvant ses esprits, elle fit un pas en arrière. Son regard tomba sur l'horloge qui indiquait minuit dix.

— Le sort est terminé, murmura Damon, qui avait suivi son regard. J'imagine que maintenant que tu peux à nouveau mentir, tu vas dire que tu n'as pas apprécié ce baiser et que tu as fait cela pour me clouer le bec.

Elle toussa nerveusement.

— En fait, répondit-elle lentement car elle hésitait à lui dire la vérite, j'allais dire que je l'ai fait parce que j'en avais envie. Et, oui... c'était bien, admit-elle.

— Seulement bien ? demanda Damon pour cacher le fait qu'il était à la fois étonné et content que Bonnie admette la vérité sans y être obligée.

— Est-ce que tu penses pouvoir faire mieux ? lui demanda-t-elle sans réfléchir, le coeur battant à cent à l'heure.

— Est-ce que c'est une provocation, mademoiselle Bennett ?

Bonnie sourit, et Damon l'embrassa encore plus passionnément que la première fois. La sorcière ne put retenir un gémissement. Elle glissa ses mains dans les cheveux du vampire : elle devait reconnaitre qu'ils étaient vraiment doux.

— Et maintenant ? demanda-t-il en éloignant le moins possible ses lèvres des siennes.

— J'ai connu mieux, dit-elle sur le ton de la plaisanterie.

Mis au défi, il allait l'embrasser à nouveau afin de lui prouver qu'il était le meilleur lorsqu'elle posa ses mains sur son torse pour le repousser doucement.

— Damon, attends...

— Ne me dis pas que ton côté prude fait son retour, dit-il en roulant les yeux.

Elle le frappa sur le bras en lui jetant un regard meurtrier.

— Arrête, s'il te plait. Je... je voulais juste m'assurer qu'on était sur la même longueur d'ondes.

— Ce qui veut dire ?

Cela ne lui disait rien de bon.

— Je veux dire que, quoi qu'il se passe aujourd'hui, cela ne sortira pas d'ici. Personne ne saura ce qu'il s'est passé, d'accord ?

Il plissa les yeux.

— Bonnie... aurais-tu honte de moi ?

Il fit semblant d'être blessé et elle leva les yeux au ciel.

— Arrête de faire l'imbécile, Damon.

— Je ne fais pas l'imbécile, je suis vexé, répondit-il en reprenant son air sérieux. Pourquoi devrions-nous avoir honte de passer du temps ensemble ?

— Parce que je ne vois pas l'intérêt que tout le monde le sache, c'est uniquement pour ce soir et...

Elle s'interrompit.

— Moi qui pensais t'inviter à boire un verre demain..., dit-il d'un air indéchiffrable.

Bonnie prit un moment pour analyser la situation : Damon venait de dire qu'il voulait la revoir le lendemain. Il ne s'attendait donc pas à ce que leur flirt ne dure que ce soir ?

— Et Elena ? demanda-t-elle soudain.

— Waouh, Bonnie, je ne savais pas que tu étais décoincée au point de vouloir inviter Elena à nous rejoindre... Aie ! cria-t-il comme elle lui fit un anévrisme.

— Tu recommences ! s'exclama-t-elle. Tu es incapable d'avoir une conversation sérieuse avec quelqu'un, il faut toujours que tu fasses de l'humour.

— C'est faux. Je ne comprends simplement pas pourquoi tu me parles d'Elena.

— Parce que tu es amoureux d'elle, et si tu as l'intention de m'inviter à sortir uniquement pour la rendre jalouse, je...

— Je ne suis pas amoureux d'Elena.

Elle lui lança un regard rempli de doute.

— C'est vrai que je l'apprécie, reconnut Damon. Elena a toujours été gentille avec moi, et au début elle me rappellait Katherine, que j'aimais toujours, à ce moment-là. Et le fait que Stefan se mette en colère quand j'essaie de faire du charme à sa copine est un super bonus, mais ce n'est pas ce que je veux vraiment.

Il la regarda.

— Et qu'est-ce que tu veux vraiment ?

— Je veux que tu dises oui. Sors avec moi demain, Bonnie.

— Je ne sais pas si c'est une bonne idée.

— On va passer un bon moment, tu verras, dit-il d'une ton convaincant.

— Est-ce que tu promets de ne tuer personne ?

— Oui, mais si Jeremy vient te tourner autour, je ne réponds plus de rien.

— Laisse Jeremy tranquille, il ne t'a rien fait !

— Il m'agace, c'est tout !

— Bon, si tu promets de bien te comporter... c'est d'accord, répondit-elle en se demandant dans quoi elle était en train de s'embarquer.

« Les autres vont flipper », songea-t-elle.

— Et maintenant, reprenons là où nous en étions arrivés, dit Damon en se rapprochant d'elle.

Bonnie sourit.

— Tu sais, je ne suis peut-être pas coincée, mais je ne suis pas non plus facile. Et puisque tu as eu la gentillesse de m'inviter demain... hé bien... à demain, Damon.

Il lui lança un regard incrédule.

— Tu me mets à la porte ?!

— Disons plutôt que j'évite de te lasser dès le premier soir. Tu as encore beaucoup de choses à découvrir sur moi, et j'aimerais garder une part de mystère.

Il leva les yeux au ciel.

— Bon, très bien, finit-il par céder. Mais je veux mon baiser de bonne nuit.

Bonnie s'apprêtait à lui donner un chaste baiser sur les lèvres mais Damon prit le contrôle et lui donna un vrai baiser qui la fit trembler des pieds à la tête.

— Passe une bonne nuit, petite sorcière, murmura-t-il en lui jetant un dernier regard, avant de sortir.

Elle allait passer une bonne nuit et rêver de lui, Bonnie en était convaincue, car il s'en était assuré avec ce dernier baiser. Inquiète et impatiente à la fois, Bonnie se mit au lit, se demandant comment elle allait bien pouvoir expliquer la situation aux autres.