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CHAPITRE X
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. . . . . . Après avoir déposé Phénicia sur une couchette, la pirate gagna le poste commandement secondaire installé dans le 'galion', et ordonna à son vaisseau de se diriger vers le hangar de la base, dans le but d'y évacuer un maximum de soldats. Pour ceux de la navette, il n'y avait hélas plus rien a tenter, car cette dernière avait succombé bien avant la destruction du golgoth.
Alors que le Queen Eméraldas s'approchait du hangar, tout en continuant à subir les attaques des navettes et des chasseurs ennemis survivants , Eméraldas activa les haut parleurs externes du vaisseaux et invita les soldat à sortir du hangar pour monter à son bord. Pour achever de convaincre les éventuels indécis, elle ajouta qu'il était urgent d'évacuer la base, car il y avait deux croiseurs et quatre destroyers ennemis en approche au-dessus de l'astroport.
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. . . . . . En levant les yeux au ciel, les soldats Euphoriens aperçurent six petites lueurs encore lointaines, groupées de façon bien trop ordonnée pour qu'il puisse s'agir d'étoiles.
L'officier qui les commandait, les observa attentivement avec ses jumelles de vision nocturne, ce qui lui permit de constater la pertinence de l'avertissement, et lui fit prendre conscience qu'il n'était dorénavant, plus possible d'espérer pouvoir continuer à résister sur le site de l'astroport. Sans attendre davantage, il ordonna l'évacuation immédiate.
. . . . . . Pour faciliter cette dernière, et accélérer l'embarquement, Eméraldas fit carrément atterrir son vaisseau à proximité du hangar.
. . . . . . Pour permettre aux militaires d'approcher du vaisseau, elle fut obligée de désactiver son écran de protection. Certes c'était déjà une obligation pour le Queen Eméraldas lorsqu'il lançait sa passerelle d'abordage, ou (durant une fraction de seconde) quand il faisait usage de ses canons, mais là, il allait être privé de bouclier pendant une durée sensiblement plus longue. Mais pour les sauver, notre amie n'avait pas d'autre choix.
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. . . . . . Alors que l'embarquement des Euphoriens battait son plein, les vaisseaux ennemis redoublaient d'agressivité dans leurs attaques.
Eméraldas fut toutefois soulagée de constater, via ses écrans de contrôle, que ses assaillants du début, n'étaient plus assez nombreux pour profiter de la situation! Ils n'étaient plus que vingt-quatre, sur les soixante et un, du début et le reste de leurs équipiers étaient, manifestement, encore occupés à se battre au-dessus de la ville Quant aux gros vaisseaux sylvidres, ils étaient, pour l'instant, dans l'incapacité de tirer sur le Queen Eméraldas, à cause de leur trajectoire d'approche trop verticale, qui leur donnait un dénivelé trop important par rapport à l'angle de tir maximal de leurs artilleries.
. . . . . . C'était hélas sans compter, avec la spécialiste des coup tordus qu'était Hérossa, qui avait déjà avancé son pion, pour détruire le vaisseau pirate par surprise.
. . . . . . " Alors Eméraldas ! Toujours aussi chevaleresque, persifla la sylvidre... eh bien, de la chevalerie, je vais t'en donner : tu va faire connaissance avec quelqu'un... qui en a tout les attributs et accessoires " jeta-t-elle en appuyant sur le menu déroulant d'une icône, sur l'écran du tableau de bord.
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. . . . . . Aux pieds du Queen Eméraldas l'embarquement des tous derniers euphoriens, était sur le point de s'achever. Il y en avait déjà un soixantaine à bord et une vingtaine d'autres étaient prêts à évacuer dans une vielle navette (ex-véga), en piteux état (mais encore capable de voler).
Ces derniers, des soldats volontaires, s'efforçaient de contenir l'assaut des troupes ennemies pendant le temps nécessaire à l'évacuation de leurs compatriotes.
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. . . . . . Eméraldas, qui avait récupéré ses armes (ainsi que sa tenue de capitaine) et s'était munie d'un pistolet de désignation d'objectif, venait à peine de gagner le pont du 'galion' dans le but de couvrir les soldats, quand son attention fut attirée, malgré le vacarme des combats, par le bruit d'un martelage qui devenait de plus audible au fur et mesure des minutes.
Comme il semblait provenir du coté de la poupe, la pirate ordonna à son vaisseau de pivoter sur lui même de quarante-cinq degrés, tandis qu'elle se saisissait du 'désignateur'.
. . . . . . Alors que le Queen Eméraldas effectuait sa manoeuvre - à la stupeur des derniers évacués, encore suspendus dans le rayon élévateur - le martelage s'amplifia, au point d'Eméraldas appuya sur la gâchette du "pistolet, pour déclencher un tir de barrage préventif, en direction de l'angle du bâtiment administratif, d'où semblait provenir la source du bruit.
. . . . . . La première salve, venait à peine de se perdre dans la nuit, que la silhouette gigantesque d'une sorte de monstrueux chevalier, déboula de derrière le bâtiments en feu.
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. . . . . . Sans attendre, le golgoth 'type-61' Pégase chargea, lance en avant, tel un cavalier de l'apocalypse au milieu des flammes. Mais le centaure mécanique n'eut pas l'occasion de pousser son attaque bien loin, car il se fit arracher le torse, presque à bout portant, par la deuxième salve.
La partie 'cheval', bien qu'en flammes, continua sur sa lancée en passant sous la coque du vaisseau pirate (manquant de peu de percuter le 'Galion') avant de s'éloigner au galop dans la nuit.
. . . . . . La partie 'humanoïde', réussit toutefois à projeter sa lance dans un tout dernier geste, avant de chuté lourdement sur le sol et d'exploser.
L'arme de jet, se planta profondément dans la coque du Queen Eméraldas, juste au niveau de la soute arrière.
Impacte qui fut suivit par ceux des débris du Golgoth; ce qui obligea notre pirate à se jeter à plat ventre sur le pont pour les esquiver.
. . . . . . Toutefois, Hérossa paya cher, ce modeste succès, car son chasseur encaissa lui même, un débris dans le fuselage. L'impact alluma un incendie dans le moteur, ce qui contraignit la Sylvidre à un périlleux atterrissage, en catastrophe, dans l'obscurité.
Atterrissage dont elle sortit indemne, en bonne miraculée professionnelle qu'elle était (ce qui lui avait valut le surnom d"Hérossa-l'incassable', auprès de ses sœur d'armes) mais qui eut pour pour conséquence de priver les escadrons sylvidro-végiens de leur commandante.
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. . . . . . Le chasseur d'Hérossa n'avait pas encore percuté le sol, que le Queen Eméradas, fumant de partout, décollait et quittait pour de bon l'astroport, avec la navette des euphoriens dans son sillage.
L'envol de cette dernière se fit dans des condition périlleuses, car la dizaine de survivants qui avaient réussi à y embarquer d'extrême justesse, furent obligés de la faire décoller entre les portes à demi effondrées du hangar et sous les tirs des Sylvidres, auquel s'étaient joint Kolos et ses soldats survivants.
. . . . . . En voyant le Queen Eméraldas en pleine ascension et laissant derrière lui des traînées de fumée, l'officier eut un rictus cruel:
. . . . . . — Bon voyage sale garce !.. Je te souhaite bien du plaisir avec le cadeau d'adieu que je t'ai collé en soute !
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