Je suis de retouuuuuuuur! :D

Alooooooors...comment dire, j'ai un peu mis trois ans à poster ce chapitre, je n'ose même pas aller vérifier le retard que j'ai tant je redoute la durée que je verrai s'afficher au compteur. Je vous dois des explications? Euh...joker? Si ce n'est que j'ai eu du mal à motiver mon cerveau pour écrire ces derniers temps, et surtout à trouver quelques minutes pour m'y mettre sérieusement et pondre un truc digne de ce nom (du nom de chapitre hein, pas de truc!).

Bref, je sais, ce n'est pas sérieux, et pourtant, j'essaie de l'être, mais il faut aussi que je le sois dans mes études et celles-ci me demandent beaucoup d'énergie en ce moment alors...je suis désolée. Du coup, il vaudrait peut-être mieux que je promette de poster toutes les trois semaines pour assurer un rythme de postage plus régulier...qu'est-ce que vous en pensez?

Ceci mis à part, je suis plutôt contente de ce chapitre 11, il ne sert pas à grand chose, je vous l'accorde, mais il a le mérite d'être plutôt amusant (enfin moi, je suis suis bien amusée à l'écrire, et je suis assez fière de mes blagues, mais ce n'est pas du goût de tout le monde peut-être ^^"). Vous me direz ce que vous en pensez.
On l'a attendu ce mariage hein, et maintenant, je ne veux plus le terminer! XD Rassurez-vous, je vais quand même y mettre un terme, sinon l'histoire n'avancera jamais ^^"

Passons aux choses sérieuses: les reviews (si vous saviez comme je vous aime!)

Harry, on croirait oui, mais ce n'est qu'on leur! Ils se détestent cordialement et sont pétris de pulsions meurtrières à l'égard de l'autre! Naaan, je plaisante, ils n'en sont quand même plus à ce stade xp

Lana NEMESIS, merci beaucoup, j'espère que le tien y ressemblera alors :p Hum, si tu as du chocolat au lait et du noir 70%, Lindt de préférence (comment ça je suis exigeante?! Pas du tout! XD) je suis ta femme (enfin je suis partante quoi, c'est parce que je ne peux pas dire "je suis ton homme" alors que je n'en suis pas un en fait, hein, n'interprétons pas mal mes propos! ^^)

Rosabella01, si, elle va le laisser crever dans le caniveau...nooon, je plaisante! Enfin peut-être...il faut lire la suite pour savoir! (non, je n'essaye pas de fidéliser mon lectorat par tous les moyens :p)

sick-first-love, la prochaine a été longue à venir, désolée ^^"

LR6, n'est-ce pas qu'il est fantastique notre Dragichou? ;p Ohhh, ravie de te rencontrer camarade! Ensemble, nous ferons de grandes choses (mais pas demain hein, demain il y a glande!) :D Merci en tout cas, et à la prochaine! :)

Voilà, ça c'est fait alors...ben enjoy hein?! :)


Chapitre 11 : Toute fête organisée par un Malfoy, même factice, respecte les convenances

Ils devaient être là depuis au moins 20 minutes à recevoir les félicitations et les cadeaux de mariage. La moitié des invités n'était même pas encore atteinte et ils en avaient déjà assez. Alors qu'il se trouvait à deux baguettes de devenir désagréable tant il était las, il avisa les parents de sa « dulcinée » qui s'approchaient.

« Bravo, vous étiez magnifiques ! Oh ma chérie, je suis si heureuse pour vous ! »

« Jeune homme, vous avez intérêt à prendre soin d'elle ou vous aurez à faire à moi ! »

« Ne vous inquiétez pas Monsieur, elle est entre de bonnes mains. » 'Et tu es très effrayant, d'autant que je suis un puissant sorcier qui possède une baguette et toi…un moldu sans rien. Imbécile sénile.'

Après eux vinrent ses parents à lui : son père, solennel, portant comme à son habitude son masque de noble flegmatique et sa mère, enthousiaste au possible, admiratrice éperdue de la robe de la mariée et du lien magique de la cérémonie, parfaite dans son rôle de mère du marié enchantée par l'union qui venait d'avoir lieu.

Puis ce fut le tour ses trois meilleurs amis. Pansy les serra dans ses bras et Théo fit de même.

« Félicitations à tous les deux. C'est un mariage dont la communauté sorcière se souviendra longtemps. Bon courage Hermione, ne le laisse pas te pourrir la vie et tiens-lui un peu tête, ça lui fera un bien fou qu'une jolie femme lui résiste et le renvoie dans ses plates-bandes.

« Merci Théodore, je garderai tes conseils présents à l'esprit. »

« Ouais, merci Théodore de remplir parfaitement ton rôle de meilleur ami à savoir encourager ma femme à m'emmerder en la draguant au passage. » ironisa-t-il.

« Relax Max, le stress te fait dérailler ! Pas de ça avec moi ! » s'exclama le brun, hilare.

« Pour le principe mon vieux, pour le principe ! Et au passage…vas-y mollo sur l'alcool, tu ne tiens pas trop les cocktails servis pour patienter visiblement, et tu commences déjà à être gai. »

« Ne te fais pas de soucis, je gère Drago. » répondit le juge. Et sur ce point, il lui faisait plutôt confiance : même avec 20g d'alcool dans le sang, il aurait été capable de se tenir à peu près correctement. Mieux que lui-même et sans comparaison avec Blaise, dans tous les cas.

« Bon, c'est pas tout » les interrompit ce dernier, « mais nous on va vous laisser parce qu'il y a la queue derrière nous. Allez, salut les filles, on se retrouve à la soirée ! »

« A plus tard Blaise »

« Et parle-nous mieux, nom de Merlin ! »

Les invités continuèrent donc à défiler, visages souriants sans individualité, tous semblables, se succédant pour leur souhaiter bonne chance avec des paroles sincères, mielleuses ou des sourires forcés donnant l'impression qu'ils venaient de boire du liquide vaisselle en croyant que c'était du jus de citron. Une véritable overdose de formulations polies, convenantes et toutes faites.

Un groupe de jeunes gens arriva alors. Tout dans leur tenue, leur comportement, leurs paroles, indiquait qu'ils étaient Sangs Purs et issus de bonnes familles. Ils se détachaient d'ailleurs de la masse des moutons qui les suivait et les précédait.

« Génial. » marmonna Drago.

Hermione lui jeta un regard surpris avant de devoir se retourner vers les nouveaux – et bruyants – arrivants.

« Salut Malfoy ! »

« Alors comme ça tu te maries ?! »

« Sacré veinard, comment as-tu réussi à attirer une aussi séduisante créature dans tes filets douteux ? »

« Bonjour Keylan. Enjor. Heynar. Cob… »

« Enchanté Madame. »

« Et navrés de vous rencontrer dans de telles circonstances. »

« Comment un tel rustre a-t-il donc réussi à séduire une jeune femme aussi ravissante ? »

Elle rit et le 'rustre' se renfrogna. « Je me pose continuellement la question, le soir avant de me coucher et le matin quand je me réveille ! Oh, ne fais pas la tête mon amour, je plaisante ! » ajouta-t-elle, amusée, posant une main faussement tendre sur sa joue. Une lueur vengeresse dans le regard, il s'empara possessivement de ses lèvres, serrant sa taille. Après l'avoir relâchée, il vit avec satisfaction qu'elle s'appliquait à dissimuler son trouble, et décida d'en rajouter une couche, afin de bien marquer le coup.

« Tu ne perds rien pour attendre, femme nous règlerons ça ce soir, dans l'intimité du couple. »

Elle roula des yeux et prit le parti de sourire aux jeunes hommes, mais de couper court toutefois à la conversation, on n'était jamais trop prudent. Des fois que sa « moitié » ne décide de se mettre à faire des siennes en matière d'amabilité.

« Ravie de vous avoir rencontrés en tout cas. J'espère que vous profiterez bien de la réception. »

« Merci Madame ! »

« Bonne nuit de noces ! » ajouta un deuxième avec un clin d'œil appuyé, suivi par les salutations de ses comparses.

Un grand brun s'attarda un peu plus que les autres. Il était baraqué, un vrai tas de muscles, et respirait la confiance en lui. On n'avait pas dû lui refuser grand-chose au cours de sa vie. Il lui fit un large sourire en lui saisissant le poignet.

« Il est bien regrettable que nous ne nous soyons pas rencontrés plus tôt. Je vous souhaite une merveilleuse lune de miel malgré tout, dans la mesure du possible bien sûr » ajouta-t-il avec un regard éloquent vers Drago dont les yeux d'acier lançaient des éclairs qui, s'ils avaient été un sort, auraient été verts. « Vous êtes éblouissante. »

« Je vous remercie » répondit la jeune femme, préférant s'en tenir à son rôle de jeune mariée heureuse, d'abord parce qu'elle sentait que Drago allait exploser et qu'elle souhaitait l'éviter, d'autant qu'ils avaient un marché, ensuite parce que l'attitude de gosse de riche imbu de lui-même et auquel on ne refuse rien du Sang Pur en face d'elle lui déplaisait encore plus que celle plus ou moins passée de son nouveau mari.

« Je vous en prie, ce n'est que la plus stricte vérité. Si jamais vous vous lassez des cheveux blonds… » fit-il en zyeutant Drago d'un air qui en disait long.

« Je convaincrai mon mari de se teindre en brun. Mais il est peu probable que ça arrive. Merci quand même de vous en soucier. »

« Je…c'est tout naturel. Au revoir Madame…Malfoy. » répondit-il, abandonnant visiblement la partie, le nom de Malfoy dont il l'avait appelée à contrecœur semblant lui écorcher la langue.

« Au revoir. » fit-elle d'une voix, certes charmante, mais qui clôturait bel et bien la conversation.

« Oui, c'est ça, au r'voir….connard. » Ajouta Drago une fois Torcan loin d'eux.

« Tu ne les aimes pas beaucoup. » C'était plus une affirmation qu'une question.

« Non… »

Ils répondirent aux félicitations d'un nouveau groupe d'invités.

« …ce sont tous des gosses de riches pourri gâtés et imbus de leurs petites personnes. Ils étaient tous à Restang, une sorte d'alter-ego de Durmstrang qui se cache encore moins de son penchant pour la magie noire. J'étais l'un des seuls à être resté en Grande Bretagne, dans une école plus…recommandable disons. Et comme ma fortune était la plus élevée de toutes, ça a excité leur jalousie et…ils m'ont pas mal emmerdé. Pour eux…Merci Madame, c'est bien aimable à vous de vous être déplacée. Bonne journée. – …j'étais le fifils à papa qui ne voulait pas partir loin de sa maison pour pouvoir se réfugier à tout moment dans les jupes de maman ou la cape de papa… »

Souriant à un couple d'un certain âge et à leur fille qui dévorait Drago des yeux, –ce dernier ne lui accorda pourtant pas un regard, malgré son indéniable beauté – Hermione hocha la tête. Sans pouvoir se mettre à sa place, elle comprenait à quel point ces histoires de gamins avaient pu entamer sa confiance en lui et l'encourager à se forger une carapace de gros dur et, si ça n'excusait pas son attitude à l'école, ça expliquait du moins en partie son besoin de briller et de tout contrôler.

« Charmants garçons. Certainement aussi aimables que toi en 2nde année. »

« Je croyais qu'on avait enterré la hache de guerre et effacé ces vieilles histoires… »

« C'est pour ça que j'ai précisé 'en seconde année'. Tu sembles avoir changé et je veux y croire. »

« Je t'en remercie. Serai-ce de l'indiscrétion que de vouloir connaître la raison qui te pousse à vouloir croire en ma reconversion en mec bien ? »

« Je veux y croire parce qu'on va vivre un moment ensemble un bon moment et que j'aime me dire que je ne me suis pas complètement plantée dans le choix du père de mon enfant le soir de sa conception. En admettant qu'on puisse appeler ça un choix bien sûr. »

Drago lui jeta un regard profond et songeur, surpris, puis se retourna vers les nouveaux arrivants et lâcha :

« Tiens, voilà tes meilleurs amis. Bon sang, de tels cheveux devraient être interdits ! »

Il reçut un coup de coude assez violent et se rengorgea pour la peine. La seconde d'après, sa nouvelle femme disparaissait sous une montagne de cheveux roux. 'Au secours, mon monde vient de prendre une teinte de carotène ! Une échappatoire, vite !'

« Mione. »

« Ron. Je suis contente que tu sois venu. »

« Mouais... alors comme ça, t'es mariée à la Fouine hein ? »

« J'ai épousé Drago, oui. »

Le rouquin grimaça et ne put retenir un petit cri de dédain à l'entente de son prénom. 'Bah quoi, ça te pose un problème qu'elle t'ait préféré un aristocrate beau, riche, éduqué, influent et doté d'un cerveau, pauvre serpillère couleur vomi ?'

« Bon ben dans ce cas…je suppose que c'est le moment où je te prends dans mes bras et où je te félicite... »

« En effet, oui. »

Il s'exécuta et Drago le surprit à lui glisser quelque chose à l'oreille. Elle rougit et lui chuchota quelque chose en retour, l'air désolée. Ils échangèrent un long regard et il se recula un peu, l'air dépité alors qu'elle-même semblait plutôt navrée. Ça eut le don de l'énerver. Alors même qu'elle venait de lui dire oui à LUI, Drago Malfoy (et que Weasley n'était PAS au courant du caractère factice de ce mariage, point très important), il tentait toujours de la récupérer. Ce type était pire qu'un sort de Glu Péternelle, ce n'était pas possible ! Un vrai pot de colle, comme disaient les Moldus !

Potter le poussa alors discrètement pour avoir accès à la mariée et pour une fois, il lui fut gré de se mettre au premier plan, cela lui permettant de dégager cette foutue tignasse couleur d'un poivron jaune à un stade avancé de décomposition de son champ de vision.

oOo

« Mione, si jamais tu réalises que c'est le mauvais choix…pourquoi lui ? On était tellement mieux ensemble, tu mérites tellement mieux que lui, tellement… »

« Je sais Ron. Et par mieux, tu entends toi. Mais je suis sûre de moi et mon choix est définitif. Nous deux, c'est fini et il est temps qu'on tourne la page. Je suis désolée. »

Il lui jeta un regard désappointé au possible et elle se sentit mal. Mal de lui mentir, mal de faire ça à celui qui avait été son meilleur ami, son premier amant, celui qui avait le premier partagé sa vie. Mais leur histoire était bel et bien terminée et, le jour où elle déciderait de tromper Drago, ce ne serait pas avec lui. Cette page de sa vie était bel et bien définitivement tournée.

Harry évinça Ron et elle fut soulagée de voir ce visage familier et jovial.

« J'ai ton cadeau de mariage ! » annonça-t-il gaiement.

« Harry ! Je t'avais dit que c'était inutile ! »

« Mais non ! En plus, j'en bénéficie aussi, c'est tout bénef pour moi ! Que dirais-tu de…deux semaines de vacances en pleine montagne au soleil et au calme dans un grand chalet avec le Sauveur du Monde Sorcier ?! »

Elle éclata de rire. Comment faisait-il pour toujours réussir à la rendre heureuse ?
Le surnom dont il s'était affublé était une blague entre eux. Il n'y avait en effet qu'avec elle qu'il utilisait ses nombreux qualificatifs honorifiques, car il ne les appréciait pas, pas plus que l'attention et la notoriété qui allaient avec d'ailleurs et elle le savait pertinemment.

« Waaaa, j'ai réussi à rendre la mariée encore plus heureuse, je suis un dieu ! »

« Ben voyons ! Il va falloir décider de ton domaine de déité. Je crois qu'on peut d'ores et déjà exclure la modestie… »

« L'humour aussi visiblement… »

« Idiot ! De toute façon, on aura largement le temps de se pencher sur la question dans ton chalet. »

« Alors c'est oui ? »

« Bien sûr que oui ! Merci Harry, merci mille fois ! »

Elle se jeta dans ses bras, aux anges, puis il céda la place aux derniers roux de la file. Les jumeaux se jetèrent alors sur elle.

oOo

Non mais ce n'était pas possible, c'était donc une manie chez ces gens de se coller à la femme des autres ?! D'abord les imbéciles de Restang, puis la Belette, ensuite Potter et maintenant les jumeaux belette ?! 'Bon sang mais si vous voulez vous taper ma femme –que je ne vous disputerai pas, soyez-en certains –, essayez au moins d'être discrets, histoire de m'éviter de passer pour le pire des cocus qui soit avant même ma nuit de noces ! Je ne suis pas fait pour porter des cornes, ça nuirait à l'esthétique de mon visage parfait !'

Hermione rayonnait mais il la sentit un peu fatigué de toutes ces enlaçades à répétition. Instinctivement, il se rapprocha d'elle. Il n'aurait plus manqué qu'il passe pour un mari insensible ! Et puis le fait que sa femme à peine mariée passe dans les bras de tous les hommes – dont décidément beaucoup ignoraient qu'une femme tout juste mariée est supposée être PRISE et FOLLE AMOUREUSE – et se fasse faire du rentre-dedans blessait un peu –un peu trop – son ego de mâle Malfoy.

Elle se reposa un peu contre lui, lui jetant un regard étonné. Il ne sut pas ce qu'elle avait lu dans ses yeux, toujours est-il qu'elle entrecroisa leurs doigts et qu'ils finirent de saluer leurs invités ainsi, à demi enlacés.

oOo

« Ton père a l'air… »

« Constipé ? »

« Indisposé. »

« Il est à la table d'honneur au mariage de son fils avec une Née Moldue avec laquelle il ne s'entend pas spécialement – ne ris pas comme ça, je sais que c'est une litote – entouré de Potter, d'une Lovegood, de deux Moldus et de beaucoup trop de Weasley qu'il ne peut supporter d'en voir, sans compter un loup garou. Si un épouvantard pouvait représenter un paysage, c'est cette table qu'il montrerait à mon père le jour où il le croiserait. »

Elle pouffa de rire puis jeta un coup d'œil à la paume de sa main. Une petite tache noire pâle s'y trouvait depuis que Cho lui avait serré la main, prenant au passage grand soin de lui enfoncer ses ongles – ou plutôt ses griffes – dans la peau.

« Ta chérie est féroce. »

« Tu parles de toi à la troisième personne maintenant ? Ça ne serait pas un signe de vanité ça ? »

« Non ! » Elle roula les yeux. « Je ne me prends pas encore pour l'alter ego féminin de César. Non, je parlais de Cho. »

« Ah ! Cherche pas à comprendre, elle est super possessive alors que notre relation n'a pas de réelle importance à ses yeux. Cette fille est bizarre. »

« Pourquoi rester avec elle dans ce cas ? »

« Elle me plaît. Et c'est un super coup. Essaierais-tu de me garder pour toi toute seule ? » ajouta-t-il avec un sourire sournois.

« Epargne moi les détails s'il te plaît, et ne confonds pas tes rêves avec la réalité. Toujours est-il que je crains qu'elle ne tente de tuer ton bébé. Cette fille est une vraie tigresse. »

« Et toi tu es supposée être une lionne. Alors tu règles tes comptes avec elle toute seule comme une grande. Après l'accouchement, tu n'auras qu'à aller te crêper le chignon avec elle et si vous voulez vous entretuer, surtout, ne vous en privez pas, mais ne m'implique pas dans tes histoires de bonne femme. »

« Tu es odieux, on te l'a déjà dit ça ? » remarqua-t-elle, enfonçant au passage son talon dans le pied de son interlocuteur.

« Salope. Et oui, tu me le répètes au moins cinq fois par jour, des fois que j'aie oublié. »

Elle eut un sourire satisfait et se reconcentra sur son assiette, avant de se tourner vers Pansy qui parlait fringues avec Ginny. Cette dernière se trouvait à côté d'Harry et ils se tenaient la main. Son air s'attendrit : ces deux-là jouaient à merveille le couple énamouré. Pourtant, c'était un faux, autant que le sien. Alors elle aussi devait être capable d'en faire autant après tout, malgré le fait que son partenaire soit bien moins sympathique et collaboratif que le Survivant.

« Ah, il est temps que vous ouvriez le bal les amoureux ! »

« A-t-on vraiment besoin d'être aussi cérémonieux Blaise ? Je n'ai pas spécialement envie de m'afficher sur la piste de danse là… »

« C'est un mariage Sang Pur chérie, les coutumes sont les coutumes. Bienvenue dans notre grande et merveilleuse famille ! »

« Ouais ben justement, si on est tous de la même famille et qu'elle est ma femme, tu peux la considérer comme ta belle-sœur, alors pas d'inceste je te prie. »

Blaise leva les yeux au ciel. « Fais pas ta jalouse Dray, et ton sens du partage fraternel alors ? » Il reçut deux claques à l'arrière de la tête : « Aïe ! Pan's, Théo, putain, vous êtes censés être mes amis ! » protesta-t-il d'un ton indigné tandis que les deux interpellés levaient les yeux au ciel.

Drago eut un petit rire moqueur et suffisant, se leva et tendit sa main à sa femme : « Je crois que nous n'avons pas trop le choix alors…m'accorderez-vous cette danse ? »

« Demandé si gentiment…comment refuser ? » répondit-elle, s'en saisissant pour se redresser avec grâce.

Ils se dirigèrent vers la gigantesque piste de danse et la musique s'éleva. Une valse. 'Plus cliché, tu meurs'. Tournoyant avec légèreté dans les bras experts de son cavalier, Hermione se fit non sans une certaine tristesse la remarque que ce mariage était le mariage idéal dont elle avait toujours rêvé, étant petite. Enfin, à un détail près : dans ses rêves, elle épousait un homme aimant dont elle était amoureuse et, quand elle disait « oui », elle ne le faisait pas pour légitimer la naissance d'un bébé non désiré. Une larme roula sur sa joue et elle sentit sa gorge se nouer douloureusement. 'Ah mince, tu ne vas pas pleurer ici, devant tous ces gens, idiote !' se morigéna-t-elle.

Drago remarque qu'elle faisait une drôle de tête et qu'une larme menaçait d'ouvrir le robinet à un torrent d'autres comme elle. Il attira la danseuse à lui pour danser un slow sur la valse et, s'abaissant un peu vers elle, lui murmura : « Tu es supposée être heureuse…cache ton visage dans mon épaule, le temps de te calmer, et profite un peu, c'est pas tous les jours que t'auras un cavalier comme moi. »

Acquiesçant, elle s'exécuta, reconnaissante. Toutefois, elle ne pouvait pas le laisser avoir le dernier mot.

« Je n'ai pas le droit de pleurer de joie ? » fit-elle d'une voix un peu chevrotante, ce qui eut le don de faire rire son partenaire. Elle fut également secouée d'un petit rire et soupira à travers ses larmes. « Je suis vraiment un boulet… »

« Pardon ? »

« Non, rien. »

« Tu es juste trop émotive. Un mauvais côté Gryffondor. A Serpentard, on nous apprend à contrôler nos émotions et à ne rien laisser paraître. C'est ce qui fait de nous de bons serpentards, de bons nobles, de bons aristocrates Sang Purs, et de bons politiciens. »

« C'est pour ça que tu méprises les Weasley et que tu les traites de traitres à leur sang ? Parce qu'ils ne savent pas cacher leurs sentiments ? »

« Je les méprise parce qu'ils regardent en-dessous d'eux. L'humain est fait pour s'élever et non le contraire. Eux se proclament amis des Moldus alors qu'ils ne connaissent même pas le quart des règles qui régissent notre monde. Venant de toi, ça peut se comprendre, tu es d'extraction moldue après tout, mais eux…ils ont renié leurs origines, méprisé leur héritage sang pur, les règles qui ont régenté toute ma vie et celle de mes semblables. En un mot, ils ont tourné le dos à leurs origines. »

« Et tu les détestes pour ça ? Parce qu'ils ont fait fi d'un héritage qui les oppressait, qu'ils ont décidé de s'émanciper des règles cruelles qui ont entravé ta vie et celle de tes… « semblables », vous empêchant de mener les vies que vous souhaitez ? J'estime que c'est une preuve de courage et de volonté honorable. »

« Tu ne peux pas comprendre. Tu es une Née Moldue. Ces règles sont tout pour nous. Notre héritage nous est crucial. Et comme tu as pu le remarquer, ignorer ce qui constitue nos lois vitales de Sang Pures peut se révéler…handicapant. »

« Je suis un handicap. »

« Une…faute de parcours dont j'assume complètement les conséquences. Tu n'as que 8 mois à tenir. »

« Parfois, je souhaiterais que ce soit les hommes qui portent les enfants et accouchent, qu'ils prennent toute la mesure de l'héroïse des femmes et cessent de minimiser notre bravoure à toute épreuve. »

« Si toutes les femmes étaient héroïques comme tu le dis, elles seraient toutes à Gryffondor selon tes critères… »

« Et tous les hommes à Serpentard ? Tout n'est pas une histoire de maison dans la vie tu sais ? Moi j'ai failli aller à Serdaigle aussi. Et à Serpentard. J'ai retiré ta maison des options du choixpeau et il a fini par se décider pour Gryffondor. Et je suis heureuse qu'il l'ait fait. »

« Pourquoi avoir supprimé Serpentard des options ? »

« La lâcheté est un défaut que je déteste, j'ai toujours tout fait pour l'éradiquer des miens, avec plus ou moins de succès. Et puis vous m'auriez détestée, tous autant que vous étiez. Je ne voulais ni mentir, ni souffrir de mes origines durant toute ma scolarité. »

Il ne répondit rien. Elle avait raison après tout. Ils l'auraient méprisée et certainement martyrisée, lui en premier. C'était d'ailleurs ce qu'il avait fait de toute façon.

« Ce n'est pas grave, » ajouta-t-elle, le sentant gêné ou du moins peu à l'aise, « j'ai pu rencontrer mes meilleurs amis comme ça. Ce n'est pas à Serpentard que j'aurais rencontré Harry ou Ro… »

Elle s'interrompit.

« Rencontrer Poil de Carotte ne t'aurait pas manqué j'espère ?! »

« Depuis quand tu t'intéresses à la littérature moldue ? Et quoi, tu te sentirais mal de l'avoir épousée pour ça ? » questionna-t-elle, facétieuse.

« Je l'ajouterais à la liste des 300 raisons de ne pas t'épouser. »

« 300 ? J'aurais pensé que tu atteindrais facilement le millier ! »

« Perte de temps inutile. »

« Ah parce qu'en trouver 300 ce n'est pas encore une perte de temps ?! »

« Certains comptent les hippogriffes pour s'endormir la nuit et lisent le journal aux toilettes. Moi je fais ma liste. Aïe ! »

« Oups, excuse-moi mon amour, je ne regarde pas vraiment où je mets les pieds. »

« Tu es une peste. »

« Et toi un grossier personnage. »

« Je ne me bats que verbalement moi, au moins. Ce n'est pas plus mal qu'il y ait quelqu'un de civilisé dans ce couple, qui n'aie pas besoin de cogner pour être entendu. »

« Je rejette cet argument déloyal et fallacieux. Et pour des gens civilisés, je trouve que vous manquez cruellement de politesse toi et tes pairs. »

Il leva les yeux au ciel et ils se détachèrent l'un de l'autre. Elle avait cessé de pleurer.
Le reste de la réception se déroula sans heurt. Narcissa et Jane Granger s'entendaient très bien et la communauté sorcière se déridait : ce mariage, même contracté avec une Née Moldue, respectait parfaitement les convenances et était organisé de main de maître, avec beaucoup de goût.


Foilàààà! Oh, c'est beau l'amour de deux jeunes mariés, vous ne trouvez pas? Moi si :p Une review? Pour encourageur la feignasse (et épuisée) d'auteur à poster plus vite la prochaine fois, ou alors pour l'enguirlander parce que justement =, elle a pris trop de temps. Même un "sale glandue (je t'aime?)" fera l'affaire! ;)

Brefouille, on se retrouve au prochain chapitre, je l'espère (je croise fort les doigts quoi ^^")