Chapitre 9 : Tu pourras m'embrasser

Pdv Edward

Après cette intense étreinte et des larmes supplémentaires, Bella s'endormit sur mon épaule. Je l'installai confortablement sur le lit et m'assit sur le canapé jaune, la regardant dormir. Elle n'avait rien dit de plus après ces questions et réponses. Elle avait évacué sur mes épaules, ce qui m'avait fait me sentir sûr de moi. Maintenant, peut-être pourrai-je rester à ses côtés en tant qu'ami, aussi dur que cela soit pour moi. Mais on dit que tout est mieux que rien, et je suis complètement d'accord. Ma mère n'avait pas appelé depuis qu'elle m'avait grondé par téléphone, et je l'en remerciai. Si elle l'avait fait, elle aurait pu briser la «magie» qu'il y avait à ce moment.

Je sortis le téléphone de sa poche et remarquai l'heure. Je fus surpris de découvrir qu'il était plus de cinq heures du matin. Apparemment, Bella s'était confié pendant plus de temps que je le pensais. Mais être dans ses bras était la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Et je ferais n'importe quoi pour l'avoir de nouveau dans mes bras. Je reposai ma tête sur le dos de la chaise et me laissai aller dans un sommeil tranquille.

La sonnerie et la vibration de mon portable me réveilla. Je vis que Bella s'agitait dans son lit et me levai pour sortir le téléphone de sa poche. C'était ma mère.

- Salut, maman.

- Edward, quelle dans quelle chambre êtes-vous ?

-Dans la 302.

Elle murmura un "merci" et raccrocha. Je me tournai vers Bella, qui me regardait avec inquiétude. Au moins aujourd'hui elle me regardait, hier elle se contentait de regarder par la fenêtre sans me regarder une seule fois. Je lui fis un sourire de soutien, lui disant qu'elle savait déjà comment était ma mère. À ma grande surprise, elle souleva légèrement la commissure de ses lèvres, créant un petit sourire. Mais cela me suffit, de ne pas me regarder et m'ignorer à me faire un petit sourire, c'était un grand pas.

- Comment vas-tu ? Lui demandai-je en m'approchant d'elle.

- Bien, merci.

Un léger coup sur la porte interrompit notre conversation, si on peut appeler ça ainsi. Nous murmurâmes un "entrez" et la seconde suivante, ma mère était à la porte, avec une boîte de chocolats.

- Oh, Bella! Ma mère courut jusqu'à Bella et la serra maternellement contre sa poitrine, dans une étreinte forte. Comment te sens tu, chérie ? Elle essuya une larme tout en se laissant tomber sur le fauteuil jaune, dans lequel je m'étais endormi, sans lâcher sa petite main.

Comme j'enviais ma mère. Avec toute la confiance du monde, elle arrive et lui fait un câlin, s'assoit sur le fauteuil, en parlant gentiment et avec la main de Bella entre les siennes. Il est vrai que ma mère était une femme, et Bella avait une grande et entière confiance en ma mère. Avec moi elle avait du mal à assimiler les choses, et le plus important était qu'elle avait accepté que je reste avec elle pendant sa grossesse. En fait, Bella m'avait dit pendant la nuit que j'étais son ami, le seul à pouvoir l'aider au lycée. Mais la pauvre était dévastée et je ne sais pas si aujourd'hui, elle voudra bien que je reste avec elle.

- Tu es consciente que je suis ton unique ami qui va pouvoir t'aider ? Demandai-je doucement dans son oreille.

- Oui.

Les événements de la veille, me revinrent à l'esprit, provoquant un sourire triste sur mes lèvres. Bien que j'aie enlacé Bella durant -presque- toute la nuit, je savais que cela n'arriverait plus et qu'elle l'avait fait parce qu'elle n'avait pas le soutien de l'un de ses parents à ce moment, ni celui de ses amis, et qu'elle n'avait pas d'autre choix que de se décharger sur la pauvre épaule d'un de ceux qui voudraient être ses amis. Et je veux parler de toute ma famille.

Je dis à ma mère et à Bella que j'allais petit-déjeuner, au moment où ma mère dit à Bella que ses parents allaient bientôt arriver. Je descendis tranquillement à la cafétéria, sachant que ça n'était pas bien reçu par Bella. Je le savais, quelque chose me l'avait dit. Mais mon cœur me disait de rester avec elle, que c'était ce que je devais faire, que je devais la protéger de tous les malheurs, ou même d'une flaque d'eau. Je ne me sentirais pas bien avec moi-même s'il lui arrivait quelque chose.

Je commandai de la nourriture, sans y prêter beaucoup d'attention. Je vis plusieurs femmes, de tout âge, poser leur regard lubrique sur moi. Je les ignorai toutes, puisque la seule femme dont je voulais avoir le regard doux sur moi, était au troisième étage d'un hôpital. Je pris distraitement mon petit déjeuner, mangeant à peine. Je montai de nouveau tranquillement dans la chambre où était Bella avec ma mère. Quand j'arrivai ma mère était hors de la chambre, regardant un tableau en face d'elle.

- Il s'est passé quelque chose? Demandai-je avec un froncement des sourcils et une voix désespérée.

-Non, ne t'inquiète pas. Bella va bien, ton père vient d'arriver et fait des vérifications.

Je poussai un soupir de soulagement. Heureusement, mon père était arrivé, je me sentais mieux si c'était lui qui prenait soin de Bella. Au moins, il irait droit au but s'il arrivait quelque chose et me dirait tout ce qu'il se passe. Ce n'est pas que je n'avais pas confiance en le Dr Smith, mais mon père est mon père. Je marchais dans l'allée pour ne pas commencer une conversation avec ma mère, ne voulant surtout pas parler de Bella, ses sentiments et bla, bla, bla. Je savais tout cela parfaitement, je savais que je devais lui laisser de l'espace et autre bla bla. Mon père sortit après quelques minutes, avec une infirmière au visage amical, souriant.

- Tout est parfait. Il parla avant que je puisse ouvrir la bouche. Si tout continue aussi bien que maintenant, demain nous la laisserons sortir.

Ma mère resta parler avec lui. Quant à moi, j'entrai dans la chambre de Bella, où elle était couchée regardant la petite télévision.

- Bonjour, Edward. Me salua-t-elle sans détourner son regard du petit écran. Hé ... hier tu m'as dit que ta sœur serait ravie d'être mon amie ... Est-ce vrai ? Me demanda-t-elle avec une légère rougeur sur les joues.

-Bien sûr, Bella. Je ne mentirais pas sur cela. Et en dehors d'elle, son petit ami, Jasper, mon frère et sa petite amie, serait également très heureux d'être tes amis. Et je peux t'assurer que tu ne te lasseras jamais d'eux. Bon, je suis un peu fatigué d'Emmett, mais que veux-tu, c'est mon grand frère. Bella émit un petit rire, accompagnant les miens.

- J'ai toujours voulu avoir un frère, mais mes parents n'ont jamais voulu. A la mention de ses parents, il y avait une trace de tristesse dans ses yeux.

- Ca va ?

- Parles-moi de ton frère et ta sœur. Elle ignora ma question.

À ce moment, je reçu un message d'Alice ... Attendez, Alice?

"Dans quelle chambre est Bella? Si tu ne me le dis pas j'appellerai papa et tu sais ce qui se passe à chaque fois que nous l'appelons quand il travaille. Donc, tu sais ce que tu as à faire. Alice"

Cette naine était folle ? Elle s'attend à ce que Bella la reçoive comme ça ? Il m'avait fallu attendre au moins trois semaines. Et maintenant avec Alice, moins de cinq minutes ? Définitivement, le karma est contre moi.

- Ca, Bella, ca ne sera pas possible ...

- Pourquoi? Demanda-t-elle timidement.

Quelques doux coups sur la porte m'empêchèrent de lui répondre. Ils étaient montés aussi vite ? Bella marmonna un «Entrez» en fronçant les sourcils, ce qui fit que la porte s'ouvrit pour montrer la petite tête de ma sœur, plus haut celle de Rosalie, ensuite Jasper et la grosse tête de mon frère pour finir la tour.

- On peut ? Demanda poliment Jasper.

- Comment ça si on peut, Jasper? Bien sûr que oui !

Je me tournai vers Bella quand Emmett entra en faisant un triomphe. Heureusement, ils étaient agiles, sinon quelqu'un se serait retrouvé la mâchoire au sol. Bella me regarda avec de grands yeux, ne sachant pas quoi dire ou quoi faire.

-Bella, ce sont Emmett, Rose, Jasper et Alice. Les gars, voici Bella, présentai-je pour qu'au moins, Bella ne soit pas trop gênée.

- Bonjour ... Susurra-t-elle, ne sachant pas quoi dire.

- Bella! -Alice faisait déjà dans le dramatique et était sur le point de pleurer. Depuis longtemps j'avais envie de te parler, mais tu m'ignorais, dit-elle, les sourcils froncés.

-Alice, s'il te plaît, murmura Jasper. Enchanté Bella. Edward nous a beaucoup parlé de toi.

Une couleur rose tendre s'installa sur ses joues, la rendant plus adorable qu'elle ne l'était déjà.

- C'est vrai, Eddie ne parle que de toi, interrompit Emmett. Quant à moi, je couvrai mon visage avec mes mains. Tel était l'embarras dans lequel je me trouvais, je voulais disparaître de là.

- Arrête toi là, Emmett. Ne vois-tu pas que tu fais passer un mauvais moment à Eddie ? Renifla Rosalie.

Après l'intervention de Rosalie, apparut un silence gêné. Même Emmett ne savait pas de quoi parler. À la fin, Bella parla, disant qu'elle voulait parler seul avec Rose et Alice. Emmett, Jasper et moi sortîmes de la salle, attendant que les filles parlent tranquillement. Ma mère avait prévenu qu'elle partait, et nous avait dit que les parents de Bella avait eu quelques complications avant de venir et ne tarderaient pas à arriver. Après une dizaine de minutes, Alice sortit avec un sourire jusqu'aux oreilles, et avec ses sauts typiques. Nous ré-entrâmes dans la chambre, mais Alice s'excusa pour elle et les autres, qui devaient aller acheter des vêtements.

- De quoi avez-vous parlé ? Demandai-je à Bella avec impatience. Alice pourrait être complètement folle quand elle le voulait.

- De choses de filles, elle haussa les épaules. Mais ne perds pas espoir, j'ai arrangé quelques petites choses avec elle. *

- Je suis content, vraiment ...

Je voulais lui dire autre chose, mais je n'étais pas tout à fait prêt, mais je ne voulais pas qu'elle se sente mal à cause de moi.

- Dis-moi ce que tu veux, Edward.

-Tout d'abord, ne le prends pas mal -Elle hocha la tête et m'incita, avec un mouvement de la main, à continuer-, je ... voudrais être ton ami. Bien que bon, je voudrais être autre chose, quelque chose de plus que cela, mais ...

- Je suis désolé, Edward. Mais ... je ne suis pas prête à avoir plus qu'un ami. Je suis passé de ne pas avoir un ami à qui parler, à en avoir cinq. Et encore, je ne suis pas sûr que se soit de bons amis. Comprend-moi, s'il te plaît. De plus, je ne suis pas sûr de vouloir cela...

- Très bien, je soupirai et me dirigeai vers la porte.

- S'il te plaît, ne pars pas, Edward, me demanda-t-elle. Comment lui refuser quelque chose ? Je pris de l'air fortement, en essayant de retenir les larmes qui voulaient sortir. Et voici le mythe typique que les garçons ne pleurent pas, c'est cela : un mythe. Nous pleurons tous, même les plus machos. Viens ici, elle tapota le côté de son lit, m'incitant à me coucher là. S'il te plaît ne pleure pas. Tu me fais me sentir coupable. Ainsi, tu pourras m'embrasser.

Après que mes larmes se soient arrêtées de couler, je me séparai un moment d'elle pour la regarder dans les yeux. J'allais dire quelque chose de très important, quand une voix terriblement familière arriva à nos oreilles.

- Bonjour, ma fille.

* Désolé si la phrase n'est pas claire mais moi-même je ne l'ai pas comprise…

Et voilà encore un chapitre de fini, j'espère que vous avez aimé. Je tiens aussi à préciser que ce n'est pas moi qui décide de la coupure des chapitres !

Bye,

Siana