Hey les amigos.

Me voilà de retour avec un nouveau chapitre. C'est l'avant-dernier donc autant dire que nous arrivons à la fin de cette aventure. Sur ce, place aux reviews :

Castlefan : merci ^^ Je voulais vraiment que ILY soit fort.

Thigui : merci ^^

SeriesAddict76 : ce n'était pas mon idée Coney Island mais qu'est-ce que j'ai aimé l'écrire ^^

Madoka : heureusement que tu es là. Je l'aurai sûrement bâclée en moins de deux lol En tout cas, merci de ton aide ^^

Encore un dernier petit mot avant de vous lâcher le chapitre : je remercie encore et toujours ma bêta sans qui ces derniers chapitres ne seraient pas ce qu'ils sont et ne seraient peut-être même pas là.

Enjoy ^^

Chapitre 11

Le lendemain, j'avais décidé d'aller voir mes collègues. Depuis que j'étais sortie de l'hôpital, il y a de ça un mois environ, je n'avais pas pris le temps de leur rendre visite. Et, comme pour joindre l'utile à l'agréable, j'allais en plus prendre la température et voir ce nouveau capitaine de mes propres yeux. A croire Castle et Lanie, elle était aux antipodes de notre ancien capitaine.

- Hey Beckett ! Castle !

A peine sortis de l'ascenseur que nous étions déjà en ligne de mire de nos amis.

- Javier, Kévin ! Fis-je, en les enlaçant l'un après l'autre.

Leurs prénoms étaient sortis tout seul et personne ne releva.

- Vous nous revenez déjà ? S'exclama Ryan, un brin d'espoir dans sa voix.

- Non, pas encore. J'ai encore quelques jours et je dois passer devant un psy avant de pouvoir espérer revenir.

- Ca a l'air d'aller en tout cas, reprit l'hispanique.

- Disons qu'on fait avec.

- « On » ?

Ils nous regardaient l'un après l'autre, répétant le geste plusieurs fois avant qu'Esposito ne reprenne.

- Castle, tu suis même Beckett dans sa sphère privée, maintenant ? Intéressant !

- Je crois que vous vous faites des idées, répondit l'écrivain.

- Des idées ? Ca fait déjà bien longtemps qu'on en a à propos de vous deux, continua notre ami l'irlandais.

- Ouaip, mon pote. Au fait, jusqu'à quel point tu veux coller le personnage ? Oui hein combien tu le colles ce perso de Nikki ?

Ils avaient l'air de profiter de la situation. De bien en profiter. Ils souriaient comme souriraient des enfants, contents de leurs bêtises.

- Je suis sur que tu fais très bien tes devoirs pour coller a la réalité.

- Oui comme toujours quoi ! Reprit Ryan.

- Bon les filles quand vous aurez fini avec vos commérages, vous nous prévenez, dis-je, assez fermement.

- Lieutenant Esposito ! Lieutenant Ryan ! Je crois que vous avez du travail. Il ne fera pas tout seul, dit une voix, au loin.

Devant la porte du bureau de feu notre capitaine, elle se tenait droite, bras croisés, regard noir, dur. Elle devait mesurer dans les 1m65 environ, voire légèrement plus. Un petit bout de femme assez froide, distante mais qui semblerait prendre soin de ses troupes, même si ces derniers pensent le contraire.

- Oui, chef ! Répondirent-ils en coeur.

- Désolé, quand le travail nous appelle … En tout cas, content de vous avoir vu Beckett. Castle ! Finit Esposito.

- Ouaip, revenez-nous vite, exprima Ryan avant de retrouver son bureau.

Je leur souriais.

- Les civils n'ont rien à faire là !

Décidément, ce nouveau capitaine avait vraiment l'air sec.

- Désolée madame, je ne suis pas une civile.

- Je parlais de Monsieur Castle.

- Quand je te disais qu'elle était coriace, me souffla-t-il.

Et avant de rentrer dans son bureau, elle m'avisa. Elle semblait déjà me connaître.

- Et je préfère que l'on me nomme « Sir » ou « Chef », lieutenant Beckett.

Et elle s'enferma dans son bureau. Je restais pantois, ne sachant pas quoi en penser. Juste me dire que la reprise risquait d'être assez dure.

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- Je vais me rentrer, fis-je.

- Mais …

- Castle !

Quand je le regardais, je lisais la peur dans ses yeux. Peur ? Je ne pouvais le blâmer. Combien de fois avais-je refuser ses avances ? Combien de fois avais-je regretté après coup ? Je ne pouvais plus compter. Mais maintenant que j'avais franchi le pas, je ne pouvais plus reculer.

- Rick, je ne vais pas loin. Juste chez moi, prendre une bonne douche, me changer et passer la soirée avec Lanie. Ce n'est qu'une soirée entre fille, rien de plus. Je …

Les mots restaient bloqués mais il fallait qu'il sache. Fini les mensonges, fini les pas en arrière. Cet enterrement, cette balle m'avaient ouvert les yeux. Le bonheur était à ma porte depuis si longtemps qu'il m'est maintenant difficile de reporter une autre fois.

- Je ne fuis pas. Promis. C'est juste que, pour ce soir, j'ai besoin d'être autre part qu'ici.

D'un geste de la main, je lui caressais la joue.

- Mais on est sorti tous les deux.

- C'est vrai.

Je posais ma main contre son torse et le fixait tendrement. Une discussion s'imposait. Il était temps de lui prouver que je tenais à lui, plus qu'il ne l'imaginait.

- Mais tu me connais. J'ai besoin d'espace, d'être indépendante. Je ne peux pas rester continuellement ici, même si l'idée est tentante.

- Alors, reste.

- Castle, ce n'est qu'une soirée. Et puis, Lanie me tuerait si je reportais et tu sais que je déteste la paperasse … Bon, d'accord, là, ce n'est pas moi qui m'en occuperais mais je laisserai les gars le faire et crois-moi qu'ils m'en voudraient aussi.

Et là, une idée me vint à l'esprit, qui allait le ravir, j'en étais persuadée.

- Peut-être que, si tu le souhaites, tu pourrais venir après que Lanie soit partie. Enfin, si tu n'es pas trop déçu de passer en seconde partie de soirée.

- J'aurai plutôt été déçu que tu ne le proposes pas, sourit-il.

- D'accord. Alors je t'envoie un message quand elle part, ça te va ?

- Hum peu mieux.

Je me mis sur la pointe des pieds avant de déposer mes lèvres sur les siennes.

- Ok, à ce soir alors.

- A ce soir.

Nos lèvres se touchèrent de nouveau. Et avant que ça n'aille plus loin, je décidais de le rompre, pris mes affaires, l'embrassa de nouveau et partis, le laissant en plan sur le bas de la porte avant de changer d'avis et de rester avec lui pour le ravir. Je l'embrassais de nouveau comme une toxicomane qui veut savourer son shoot jusqu'à la dernière goutte.

- Dur de partir, hein ? Sourit-il.

- Ne croyez pas que je suis accro à vous, monsieur l'écrivain, contrai-je, les yeux plissés et l'index levé.

- Hum hum, c'est ce que tu dis mais tes yeux prouvent le contraire.

Etais-je si facile à comprendre ? Ou était-ce parce qu'il avait passé du temps à m'observer qu'il me connaissait dans les moindres détails ? Cela pouvait me faire peur mais au contraire, cela me rassurait. Il était le seul à pouvoir répondre à chacune de mes attentes sans que je ne les formule et sans que je ne bouge le petit doigt. Au final, j'appréciais de plus en plus cet état de fait et pourrais bientôt plus m'en passer.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Il était déjà 19h30 et je tournais en rond, attendant ma meilleure amie. Elle devait arriver d'une minute à l'autre et pour la première fois depuis des lustres, je me sentais stressée. Pourtant, je lui racontais quasiment tout de ma vie mais depuis que Castle y était apparu, j'avais eu quelques difficultés à lui expliquer ce qu'il se passait. Parce qu'au fond, cet homme, qui partageait maintenant ma vie, avait réussi à tout chambouler, à tout faire tomber en deux coups, trois mouvements. Et même si je me voilais la face, il a été celui sur lequel je me suis reposée dès le départ. Celui en qui j'ai eu confiance. Un partenaire maladroit mais efficace, un ami sur lequel se reposer, un amant plus idéal que je ne l'aurai imaginé. Et même si nous n'avons pas encore « consommé » notre début de relation.

Deux coups de sonnettes et me voilà à ouvrir la porte. Je me retrouvais donc nez à nez avec elle. Elle resplendissais dans cette robe rouge, moulante à souhait.

- Tu sais, tu n'étais pas obligée de t'habiller chic. Tu serais même venue en jogging que je n'aurai rien dit.

Elle me dévisagea légèrement.

- Ce n'est pas parce que tu ne sors pas que je dois faire de même, me fit-elle en se dirigeant vers le salon. J'ai rencart après, moi, madame, me lâcha-t-elle, grand sourire aux lèvres.

- Ah ? Ca y est, monsieur s'est décidé à sortir le grand jeu, repris-je, après avoir fermé la porte et l'avoir rejointe.

- On peut dire ça comme ça. Il se peut que j'ai aussi, de mon côté, lâché du leste, continua-t-elle, en posant la bouteille de vin rouge qu'elle tenait fermement depuis son arrivée.

- Tant mieux. C'est une bonne nouvelle.

- Oh, tu sais on verra. Je n'ai pas envie d'aller trop vite. Mais ce n'est pas pour ça que je suis venue.

Je restais bloquée les bras levés, un verre de vin dans chaque main. J'espérais pouvoir reculer un peu cette fameuse discussion mais la connaissant, la patience n'était pas une de ces qualités, sauf pour tout ce qui concernait le travail.

- Alors, raconte-moi tout.

Sortant de ma léthargie, je nous servis un verre de vin. Pas vraiment encore prête à tout lui raconter, je prenais mon temps. Non pas que je ne souhaitais pas lui dire que je vivais une relation extraordinaire, seulement, elle pouvait me pousser dans mes plus profonds retranchements et pour cela, je n'en avais sûrement pas besoin en ce moment. Je voulais juste profiter de l'instant présent. Mais par souci de sécurité pour ma patience et pour elle aussi, j'allais lui révéler toute l'histoire.

- Alors, nous sommes ensemble, c'est vrai.

- Eh bien, c'est pas trop tôt …

- Lanie ! Si tu veux la suite et surtout tous les détails « croustillants » de cette histoire, il va falloir te calmer, dis-je, fermement mais avec douceur.

- Ok, ok !

Elle souriait à pleines dents et semblait heureuse. Depuis cette première enquête qui me liait à mon …

Qu'était-il maintenant ?

Petit-ami ? Terme trop adolescent pour l'être. Amant ? Il était plus que ça. Partenaire ? Nous l'étions déjà au travail mais dans la sphère privée, cela lui allait comme un gant.

Partenaire.

Il l'était.

- J'ai rompu avec Josh, le jour où je me suis réveillée à l'hôpital. A ce moment-là, je ne savais pas trop où j'étais ni où j'en étais mais une chose est sûre, ces trois petits mots me hantaient …

- Il te les a dit ?

Je souris. Elle avait les yeux écarquillés et un sourire béa sur le visage.

- Oui, répondis-je, rougissant légèrement. A l'enterrement du capitaine, juste après ce tir. Quand je me suis réveillée dans cette chambre, quelques jours plus tard, je croyais qu'il les avait émis comme une supplique pour me garder en vie. Et sincèrement, je crois que c'est ce qu'il s'est passé.

Je soufflai et repensais à cette journée-là. A ce réveil et à tout ce qui s'était produit après.

- Et puis, Josh est arrivé et là, la seule chose à laquelle je pensais, c'était en finir avec lui. Sa colère, sa frustration, sa peine et son ego à peine touché ne m'ont pas atteinte pour un sou. Quand j'y repense, il n'était qu'un remplacement à ce que je cherchais vraiment. Une sorte de générique, en fait. Et Castle est arrivé peu de temps après. Ces trois mots …

La scène se rejouait devant moi. Le tir, ma chute, Castle au-dessus de moi et ces trois mots.

- Jamais je n'aurai cru pouvoir ressentir ça un jour. Il était devant moi et je me suis dit que j'avais fait le bon choix.

Je regardais le fond de mon verre, espérant trouver peut-être le peu de courage qu'il me restait pour continuer à raconter cette histoire.

- Il a passé tout son temps à mes côtés, s'inquiétant pour les moindres détails. Je te jure, Lanie, depuis que je lui ai dit que je me souvenais de tout, il est encore plus aux petits soins pour moi.

Je me stoppais, histoire de lui laisser le temps de s'imprégner de tout ce que je venais de lui raconter.

- Et comment vous en être venus à …

- Etre ensemble ? On a eu une discussion assez sérieuse sur la continuité de l'enquête sur le meurtre de ma mère. Alexis était passé par là quelques dizaines de minutes avant et je t'avouerai que sa fille a eu des mots qui m'ont ébranlé. La suite de la discussion, la partie avec Castle, ne m'a pas vraiment calmé ni rassuré mais il m'a donné assez de confiance pour continuer. Et c'est là je l'ai embrassé. Ça m'a paru très court mais très long en même temps. Cette sensation de nos lèvres se touchant, ça me donne encore des frissons.

Je la vis sourire. Depuis le temps qu'elle attendait ça. Me voir ouvrir les yeux.

- Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'à trop passer de temps à l'hôpital, il a délaissé sa famille. Même maintenant, je me sens encore mal par rapport à mon séjour là-bas.

- Il est au courant ?

- Non, murmurai-je. Tu aurai dû voir Alexis, l'autre jour. Elle semblait vraiment très inquiète pour son père et je ne peux rien faire pour atténuer son stress.

- Dis-lui alors. Dis-lui ton inquiétude par rapport à tout ça. Je suis sûre qu'il trouvera les mots pour rassurer sa famille. Il comprendra. Et je crois qu'il n'attend que ça. Que tu lui parles. C'est tout ce qui compte, au final. Que vous puissiez exprimer des points de vue, des sentiments. Communiquer, la clé du succès d'un couple.

Lanie et ses histoires criantes de vérités. Elle avait raison. Si je voulais que cette relation fonctionne, il me fallait m'ouvrir encore un peu plus, parler de mes angoisses, de mes n'avais jamais été d'une grande éloquence dans ma vie privé, de tous les hommes qui avait partagé ma vie, aucun n'avaient autant compté, je ne m'étais jamais vraiment investie et cela avait cassé à un moment ou un autre, je ne voulais pas de cela pour Castle et moi, je voulais que ça marche que ça dure. Je ne savais pas vraiment où cela nous mènerait mais j'étais prête à aller jusqu'au bout du chemin avec lui...

- En tout cas, je suis contente pour toi, Kate. Il semble te rendre heureuse. Cependant, juste un petit truc : s'il te fait le moindre mal, je m'occuperais de son cas à coup de scalpel.

Elle me pointa du doigt, sourcils levés et prête à dégainer au moindre geste suspect. Ce qui me fit rire, et elle aussi. Le reste de la soirée se passa relativement vite.