Salutations très chers amis ! (J'ai toujours eu envie de prononcer cette phrase de manière solennelle).
Voici enfin la suite (et presque fin) de la Chasse de Rawlins. Je vous souhaite une fois encore une excellente lecture, et je vous retrouverai à l'épilogue pour la conclusion de cette histoire.
Azyline.
Chapitre 10
Les larmes coulaient sur ses joues, sa bouche était figée en un cri d'horreur qui résonna dans toute la forêt. Ce qu'elle voyait en face d'elle n'était pas réel ! C'était un cauchemar ! La jeune femme sentit la main de son compagnon agripper la sienne dans un geste désespéré. Pour échapper à l'horrible vision qui la tiraillait, elle tourna la tête vers lui, dans l'espoir que tout ce qui s'était passé depuis quelques heures n'était qu'un mauvais rêve, qui l'empêcherait de dormir un certain moment, mais qui ne serait que cela.
Hélas, ses yeux étaient exorbités, incapables de se détacher de la créature qui se transformait devant eux. Angela Garries perdait sa peau. De gros lambeaux se détachaient les uns après les autres, alors que la jeune femme riait de manière hystérique. On pouvait déjà apercevoir sa chair, ses muscles, les veines gorgées de sang. Prise d'une folie subite, elle arracha le reste d'épiderme qui n'avait pas encore chu, afin d'accélérer le processus.
Et lorsque les yeux de la créature croisèrent les siens, la jeune femme faillit s'évanouir. Ses globes, prêts à sortir de leurs orbites, présentaient une folie meurtrière. Les iris étaient rouges sang. Un sourire carnassier naquit sur les lèvres du soucounyan, dévoilant de nombreux crocs, prêts à déchiqueter le cou de ses deux victimes.
Semblant reprendre ses esprits, son compagnon la saisit de plus belle, et la força à se mettre sur ses jambes. Mais la jeune femme, encore en état de choc, ne parvenait pas à tenir debout sans l'aide de son ami. Ils parvinrent tant bien que mal à s'éloigner de la créature en lui tournant le dos, inconscients du danger auquel ils s'exposaient. Ne plus avoir ce... monstre devant leurs yeux leur permettait de se fixer sur leur seul et unique objectif : survivre.
Angela Garries ricana en apercevant les deux humains, clopin-clopant, qui progressaient misérablement en sens inverse. Ils n'iraient pas bien loin. Les ignorant superbement, le soucounyan ramassa chacun des fragments d'épiderme. Elle jeta de nouveau un rapide coup d'oeil vers le couple, pour se rendre compte qu'il n'avait parcouru que quelques pauvres mètres.
Son rictus reprit. Comme s'ils allaient réussir à lui échapper ! Dès lors qu'elle avait jeté son dévolu sur une proie, il était impossible pour elle de s'en tirer vivante. Et si dans sa «bonté» elle avait décidé de la laisser en vie, la mort apparaissait toujours comme la plus douce des solutions, après la douleur insoutenable qui accompagnait ses attaques.
Joueuse, Angela décida de leur laisser une petite chance. En tout cas, elle le leur ferait croire. Elle les laisserait s'éloigner encore d'une petite centaine de mètres. Et alors qu'ils approcheront de l'orée de la forêt, elle fondera sur eux, anéantissant le vain espoir qui se serait distillé dans leurs esprits effarés.
Sam et Dean n'avaient pas besoin de communiquer oralement pour se comprendre. Il suffisait au jeune Winchester de jeter un coup d'œil vers son frère pour comprendre ce qu'il ne disait pas. Ou comment il allait réagir face au danger. Et la réciproque était tout aussi vraie. Dean connaissait son frère mieux que personne, peut-être même mieux que lui-même.
Aussi, quand ils entendirent un sinistre cri résonner dans tout le bois, Sam ne réfléchit pas une seconde. Il s'élança au moment même où Dean s'engageait vers la provenance du son. Et il pouvait très nettement voir que son ainé n'était pas au mieux de sa forme. Son bras droit était plaqué contre ses côtes, signe qu'elles le faisaient souffrir. Même s'il n'en laissait rien paraitre et qu'il lançait son éternel «Ça va Sammy !» lorsque celui-ci lui adressait un regard inquiet.
Sam regarda du coin de l'œil Victor Henricksen, et il fut surpris de ce qu'il vit. Ce n'était plus l'ancien agent, fier comme un coq d'avoir capturé deux abominables criminels qu'il traquait depuis plus d'un an. Ses yeux reflétaient une détermination sans faille, et bien que ses mains tremblaient légèrement autour de son arme, Sam savait qu'il pouvait lui faire confiance. Et malheureusement, Sam savait aussi qu'il ne comptait pas abandonner le monde de la chasse, maintenant qu'il avait entraperçu ce qui se cachait dans le noir.
Après tout, Dean et lui n'avaient jamais cessé de chasser, même maintenant qu'Azazel avait rendu son tout dernier souffle. Bon, ils n'avaient pas pu empêcher des centaines de démons de s'échapper de cette porte de l'Enfer. Mais ils auraient très bien pu claquer la porte en disant «Bon vent !»
Le jeune Winchester put entendre très clairement des bruits de pas, se faisant de plus en plus précis. Dean et Victor les perçurent eux aussi :
— Ils sont plusieurs, murmura l'agent Henricksen en tendant l'oreille.
— Surement les deux otages... Ce qui veut dire que le soucounyan n'est pas loin ! répondit Sam.
C'est à cet instant précis que le couple surgit devant eux. La jeune femme ne put retenir un hurlement, surprise par la présence de trois hommes braquant leurs armes sur eux. Sam et Henricksen baissèrent immédiatement les leurs, tandis que Dean pointait la sienne derrière les deux jeunes gens.
— Oh là, calmez-vous ! On ne vous fera aucun mal, je vous le promets.
C'était Sam qui avait parlé, la voix aussi douce et rassurante que possible. Cela sembla calmer quelque peu la jeune femme, qui cessa de crier. Mais de grosses larmes ruisselaient sur ses joues, et elle était fermement agrippée à son petit ami. Celui-ci était clairement tendu, jetant des coups d'œil inquiets tout autour d'eux.
— Elle ne vous fera aucun mal, nous sommes là pour veiller sur vous, continua Henricksen en faisant preuve de la même douceur que Sam.
Le jeune Winchester commença à faire un pas vers eux, mais la jeune femme glapit de plus belle. Son compagnon leur lança un regard féroce, qui en disait long sur la nervosité qui l'avait pris, et se plaça devant elle dans un geste protecteur. Sam s'immobilisa, ne voulant pas brusquer le couple. Il leva les bras en signe d'appaisement.
— Et qu'est ce qui nous dit que vous n'êtes pas comme elle hein ? Que vous n'allez pas nous sucer le sang jusqu'à la moelle ! cracha violemment l'homme.
Sa voix était montée dans les aigus.
— Non, pas du tout. Nous en étions après elle, pour l'empêcher de faire du mal à des innocents, comme vous. Nous ne voulons que vous aider ! reprit Victor en rangeant son glock et en leur adressant un petit sourire rassurant.
— Je ne vous crois pas ! Vous voulez nous tromper, pour ensuite nous ramener jusqu'à elle ! Et ensuite, elle nous dépècera comme elle s'est arraché la peau !
Sam n'aurait jamais cru qu'un jeune homme comme celui qu'il avait devant les yeux - un bon mètre quatre-vingt, tout de muscle, un anneau à l'oreille gauche et des tatouages tribaux sur les avant-bras - puisse s'exprimer avec une voix si haut perchée.
— Bon, on n'avance à rien. Occupez-vous d'eux, je me charge du soucounyan, ordonna l'aîné des Winchester.
— Dean ! s'écria son frère le regard noir.
— Sammy, vu l'hystérie qui a gagné ces deux jeunes gens, soupira le concerné en désignant le couple d'un hochement de tête, je ne pense pas que Victor parvienne seul à les rassurer puis à les ramener en sureté - sans douter de ses capacités de fin psychologue. Et étant donné que ton regard de chiot perdu te fait faire n'importe quoi à n'importe qui, tu devrais pouvoir l'aider et les calmer plus vite.
— Mais...
— Il n'y a pas de mais qui tienne Sam !
Le jeune Winchester ne put que lever les yeux au ciel, en signe de mécontentement. Son frère était une vraie tête de mule lorsqu'il le voulait ! Et plus encore lorsqu'il avait enclenché le mode «chasse». Il aurait beau avoir perdu la vue, s'être vidé de la moitié de son sang, et avoir une jambe cassée, il aurait quand même foncé droit devant pour mener le job à bien, et sauver tout le monde. Peu importe qu'il y laisse la vie.
— Promets-moi de faire très attention Dean.
— Ne t'inquiète pas maman, je ne vais pas courir trop vite et j'éviterai ainsi les bobos ! répliqua-t-il en s'éloignant.
— Ou je te jure que je te tuerai moi-même !
Un sourire fleurit sur les lèvres de Dean, qui disparut à travers les bois.
La forêt était totalement silencieuse. Aucun bruit ne filtrait, pas même les mugissements du vent à travers les arbres. Dean ne percevait rien. Le rire du soucounyan avait cessé depuis bien longtemps, et il était trop loin de son frère et des trois autres pour entendre leurs bruits.
Il se sentait totalement isolé du monde.
Et cela lui permettait de focaliser encore mieux ses sens. Les yeux plissés, son arme pointée devant lui, Dean progressait à pas ralentis et feutrés. Il n'émettait aucun son. Il pouvait sentir l'adrénaline qui parcourait ses veines, et tout son corps était tendu, prêt à réagir au moindre mouvement.
Dean adorait ces sensations. Il se sentait totalement maître de lui-même.
Un craquement sec le fit pivoter sur sa droite. Il cessa tout mouvement, et cessa même de respirer. Son arme était pointée devant lui. Mais aucun autre son ne retentit, et l'aîné des Winchester reprit sa route, les sens encore plus aux aguets qu'auparavant. Il se déplaça ainsi pendant ce qui lui sembla être de longues minutes, peut-être même des heures. Les arbres se ressemblaient tous, mais Dean savait parfaitement d'où il venait.
Tout en progressant, Dean réfléchissait au meilleur moyen de surprendre le soucounyan. En analysant les paroles du couple que l'agent Henricksen et son frère étaient en train de secourir, il pouvait aisément déduire que Angela avait déjà perdu sa peau. Ce qui comptait donc maintenant était de brûler les morceaux d'épiderme.
Mais la forêt était immense, et il fallait absolument qu'il sache où chercher. Malheureusement, il ne se souvenait d'aucune indication qui aurait pu lui être utile dans les recherches que lui ou son frère avaient effectuées, et qui lui préciserait un lieu particulier.
Dean s'arrêta de nouveau, ayant entendu un autre craquement. Mais comme la première fois, il ne perçut aucun autre bruit, et se remit en marche.
De plus en plus suspicieux, le jeune homme se crispa et serra les dents. Quelque chose ne tournait pas rond. Il entendit un bruit une nouvelle fois, sur sa gauche cette fois-ci. Exaspéré, l'aîné des Winchester cessa totalement de bouger.
Puis il comprit.
Angela jouait avec lui.
Le soucounyan sourit lorsqu'il se rendit compte que sa proie avait enfin saisi. Mais Angela était tout de même un peu déçue. Pour un chasseur, elle s'était attendue à une compréhension plus vive de sa part, à propos du jeu auquel elle le soumettait.
Angela passa ses longs doigts fins sur les quatre minuscules boursouflures qui parsemaient son torse.
Elle avait beau ne pas craindre l'impact d'une balle, elle ressentait tout de même le projectile percer sa peau et ses chairs, s'enfoncer profondément dans son corps. Et la douleur était tout aussi présente. Elle n'avait donc pas oublié les coups que Dean avait tiré dans la maison de Maria Dillings pour l'éloigner.
Il lui avait fait mal. Et elle allait se venger.
Elle fondit à travers les branches, et d'un geste souple du bras, projeta le jeune homme contre un arbre. Ne pouvant rien faire contre la vitesse surhumaine du soucounyan, Dean ne put éviter l'attaque, et sa tête claqua fortement contre le bois dur. Des points noirs dansèrent devant ses yeux, alors que son corps glissait contre le tronc. Son regard dévia entre les végétaux. Sa vue était trouble. Mais de toute façon, qu'aurait-il vu d'autre que ces arbres qui se ressemblaient tant ?
Angela était de nouveau face à lui. Il pouvait voir ses crocs fendre ses gencives, et ses ongles s'allonger. Elle leva lentement le bras, éprouvant un plaisir sadique à faire durer l'instant. Le chasseur allait souffrir. Puis elle abattit son bras aussi puissamment que possible. Un cri de souffrance retentit, et Angela ferma les yeux, un sourire extatique sur les lèvres.
Mais elle sentit que ses griffes ne pénetraient pas le torse de sa proie. Elle baissa les yeux sur sa victime, pour s'apercevoir avec surprise que quelqu'un s'était jeté entre elle et le jeune homme. Puis elle sentit une nouvelle fois la douleur des balles. Poussant un cri de rage, elle arracha ses griffes qui s'étaient plantées dans l'avant bras du nouveau venu, et s'éloigna des deux jeunes hommes, les yeux furibonds.
— Hé Dean, reste avec moi, s'te plait !
— S'mmy... répondit-il en papillonant des yeux.
Le jeune Winchester bondit de nouveau sur ses pieds, son avant-bras blessé plaqué contre sa poitrine. Il jeta des coups d'œil rapides autour de lui, essayant de localiser le soucounyan, quand quelque chose attira son regard. Il plissa les yeux et il put distinguer une forme à travers les arbres. Une cabane ?
Sam n'eut pas le temps d'approfondir qu'Angela apparut devant lui, et lui flanqua une magnifique droite. Accusant le coup, le jeune homme pointa de nouveau son arme vers le soucounyan.
— Je déteste vraiment ces stupides objets ! cracha Angela, de la furie dans le regard.
Puis elle saisit l'avant-bras de Sam, et le tordit d'un coup sec. Un horrible craquement se fit entendre, et le cadet des Winchester ne put retenir un cri de douleur. Tombant à genoux, des larmes de douleur au coin des yeux, il sentit Dean remuer sur sa gauche. Mais Angela les plaqua tous deux contre le tronc de l'arbre, et Sam aurait juré que sa cage thoracique s'affaissait. Elle avait une de ces poignes !
— Vous les chasseurs ! Vous êtes les pires créatures qui soient ! s'exclama-t-elle avec dédain. Vous avez laissé mes proies s'enfuir... Mais vous les compenserez largement, termina-t-elle avec un sourire qui ne présageait rien de bon.
Les bras toujours appuyés contre les torses des deux frères, le soucounyan commença à réciter une formule, dans une langue que Sam ne connaissait pas. Elle prononçait chaque syllabe de manière lente et posée, et dardait sur eux son regard perçant.
Puis la douleur explosa. Elle parcourait chacune de ses fibres, chacun de ses membres. Sa tête semblait prête à éclater. Sam entendait des râles résonner, et il lui fallut quelques instants pour se rendre compte que c'était de lui qu'ils provenaient. Dans un effort surhumain, il tourna la tête vers son frère, et il vit qu'il se trouvait dans la même situation que lui.
L'agent Henricksen sursauta. Les cris d'agonie qui traversaient les arbres lui donnaient de désagréables frissons le long de la colonne vertébrale. Il venait de déposer le couple en ville, aboyant sur un pauvre passant en lui demandant de les mener à l'hôpital, puis il était reparti en trombe vers la forêt, sur les traces de Sam et Dean.
Le jeune Winchester avait simplement calmé du mieux qu'il pouvait le couple, puis avait foncé à travers les arbres pour rejoindre son frère, laissant à Victor la dure tâche de conduire une femme terrorisée et un homme hystérique en ville. Il avait dû leur assurer de nombreuses fois que non, la créature ne reviendrait pas, et que non, il n'était pas un autre de ces suceurs de sang.
Se guidant grâce aux hurlements, Victor arriva bien vite à la provenance du son. Son visage devint livide en apercevant la scène : les deux frères subissaient impuissants les assauts d'une créature décharnée, sans peau, et au regard de furie.
Il détourna le regard et se concentra sur l'essentiel : brûler la peau du soucounyan. Il remarqua alors une vieille cabane en bois, un peu plus au loin à travers les bois. L'agent Henricksen fonça aussi vite que possible vers le bâtiment qui tombait en ruines. Il n'eut aucun mal à défoncer la porte, et pénétra à l'intérieur. Il fit rapidement le tour de la pièce, scrutant chaque recoin qui aurait pu dissimuler les morceaux d'épiderme.
— Oh, c'est dégueulasse !
Il venait d'ouvrir un vieux coffre en bois, couvert de runes étranges. A l'intérieur se trouvaient les morceaux de peau d'Angela. Il essaya d'oublier ce qui se trouvait dans la boite, pour ne pas répandre son dernier repas sur le plancher, et sortit de sa poche son briquet, sa fiole d'essence et le sel qu'ils avaient emportés. Il en répandit sur chacun des bouts de peau, puis lança le briquet dans le coffret.
De vives flammes crépitèrent.
Sam sentait la douleur affluer toujours plus. Bientôt, il perdrait connaissance. La souffrance était trop forte. Le jeune Winchester vit avec horreur Angela approcher son visage près du sien. Elle ouvrit la bouche et ses crocs sortirent doucement. Elle s'amusait de la terreur qu'elle provoquait. Puis elle les approcha du cou du jeune homme, prête à aspirer son liquide vital.
Au moment où les crocs allaient percer la peau de Sam, Angela poussa un cri inhumain et se jeta en arrière. Sam sentit son coeur pulser à travers sa poitrine. Il leva les yeux vers le soucounyan qui hurlait toujours plus, ses ongles enfoncés dans son propre visage.
Elle lui adressa un dernier regard meurtrier, avant que son corps ne s'embrase.
Le cadet Winchester sourit. Victor avait brûlé la peau.
— Hé les gars ! Est ce que ça va ?
Aucun des frères ne répondit à l'agent Henricksen.
Quelque peu inquiet, Victor s'approcha d'eux. Le bras droit de Sam formait un angle bizarre, et des coupures lacéraient son bras gauche. Sa lèvre supérieure était enflée, et un beau coquard commençait à cerner un de ses yeux. Dean quant à lui, était appuyé dos contre l'arbre. Il avait les yeux fermés, et sa respiration était sifflante.
— Vous n'êtes pas futés quand même ! Il semblait évident que Angela avait planqué sa peau dans cette cabane ! Où est-ce que vous auriez voulu que ce soit d'autre ? Sous un chêne ? reprit-il un sourire espiègle sur le visage, pas peu fier d'avoir mouché les deux frères.
L'agent Henricksen se détentit, rassuré sur l'état des deux frères lorsque Dean lui adressa un magistral doigt d'honneur.
— Allez, je vous amène à l'hopital...
TBC...
