Chapitre 11

Le premier réflexe que Lya eut le lendemain fut de se diriger vers l'infirmerie.

Lorsqu'elle y entra, elle se dirigea directement vers Harry. Elle évalua son épuisement et constata avec joie, que ses forces étaient presque totalement revenues. Elle se dit qu'un petit coup de pouce ne lui ferait pas de mal. Elle apposa ses deux mains sur son torse et transbahuta les forces nécessaires de son corps vers celui d'Harry. Ce dernier, à la fin du transfert, s'éveilla doucement.

- Où suis-je murmura-t-il

- Tu es à l'infirmerie mon tout petit répondit Lya.

- Lya, que s'est-il passé ? Et les êtres de l'eau, où sont-elles enchaîna t-il rapidement, en essayant de se relever.

- Oh oh, jeune homme, on reste coucher. Tu n'as pas encore totalement récupéré. Tu t'es battu vacillement, Harry, plus que je n'en attendais de toi, à vrai dire. Pour les êtres de l'eau, je détruis leur chef et les autres étaient déjà parties selon ses ordres. Maintenant, tu vas rester allonger encore quelques temps pour bien récupérer.

- Mais quand pourrais-je sortir demanda Harry.

- Je ne sais pas. Demain, dans la journée. Qu'en pensez-vous Madame Pomfresh demanda-t-elle à l'infirmière qui venait d'arriver.

- J'aimerais qu'il ne reprenne les cours qu'après demain…commença l'infirmière.

- Mais…tenant de protester Harry.

- Je pense que votre idée est bonne Madame Pomfresh mais pour raccourcir ta peine, Harry, tu pourras retourner dans ta salle commune ce soir. Ça va tous les deux.

Madame Pomfresh fut un peu contrarié mais abdiqua et Harry, il ne dit rien, sachant que protester ne changerait rien. Au moment où Lya sortit de l'infirmerie, elle fut interceptée par Minerva qui lui dit que le professeur Dumbledore l'attendait dans son bureau. Le professeur l'y accompagna étant donné que Lya ne savait pas où il se trouvait. Minerva prononça le mot de passe « tarte au citron » et Lya monta les escaliers. Elle toqua à la porte et pénétra dans le bureau, avec la permission du professeur.

- Bonjour Lya. Installe-toi. Un bonbon proposa-t-il.

- Saurait été avec plaisir si je ne savais pas que ce bonbon était nocif pour moi. De quoi, vouliez-vous m'entretenir Professeur.

- Svp, appelez moi Albus. Après tout, nous sommes de la même famille. Je ne me trompe pas ?

- Je suppose que c'est de mon nom de famille dont vous voulez me parler.

- Exactement. Se nommer Dumbledore n'est pas courant. Seriez-vous d'une autre branche que la mienne dont je ne connais pas l'existence ? Ou est-ce un faux nom car je ne connais aucune Lya, dans ma famille.

- Le célèbre Professeur Dumbledore avouerait-il son ignorance ?

- Je dois admettre que oui. Alors parlez-moi, un peu de vous.

- Je m'appelle bien Lya Dumbledore. En tout cas, c'est le premier nom qui m'est venu à l'esprit quand je me suis réveillé. Maintenant, de là à savoir si nous sommes de la même famille, je n'en ai pas idée.

- Quand tu dis t'être réveillé ? C'est-à-dire ?

- Réveillé, au sens propre du mot, en plein milieu d'une clairière, en ayant les membres ankylosés comme si je sortais d'un long sommeil. Je n'ai aucun souvenir d'avant. Tout a commencé dans cette clairière, avec comme seule explication un parchemin, à côté de moi. Ce dernier m'expliquait les raisons de mon réveil. Donc protéger Harry et le former. Au départ, j'ai trouvé ces directives étranges et au moment, où je me posais ses questions, une volonté de protection et d'aide envers lui me prenait, comme ça, venu de nulle part.

En vérité, pensa Lya, elle s'était bien réveillée après un long sommeil mais à la place du parchemin se trouvait Godric Griffondor comme explication. Et seulement après l'avoir rassurée, sur le fait qu'elle était la plus appropriée pour cette mission, qu'elle avait ressenti ce besoin, cette volonté de protection et d'aide envers Harry.

Bien sûr, vu-t-elle, à la mine perplexe du professeur Dumbledore, elle sut qu'elle ne l'avait pas totalement convaincue.

- Si tu veux, tenta-t-il, je peux explorer ta mémoire via la légimencie.

- C'est très gentil de ta part, mais j'ai déjà remarqué qu'aucun sortilège sorcier ne fonctionne sur moi.

- Ah bon et comment peux-tu en être si sûr ?

- Tout simplement car j'avais invoqué un miroir d'eau pour qu'il me renvoie le sortilège de chauve-souris. Je peux t'assurer qu'après avoir reçu le sort, j'avais toujours mes cheveux.

- D'accord, je te laisse tranquille et si nous allions manger demanda-t-il, en se levant de son siège en même temps que Lya et en lui proposant son bras pour aller dîner.

-Avec plaisir. Je meurs de faim.

Ils se rendirent à la grande salle, parlant du système de protection de Poudlard, du système des maisons, entre autres choses qui étaient inconnues à Lya. En s'installant à table, elle remarqua que son repas était déjà prêt et se retourna vers Albus, à la recherche d'explication.

- J'ai dit au elfe que malheureusement tu ne pouvais manger la même chose que les sorciers et ils se sont empressés de te trouver de la nourriture adéquate.

- Comment puis-je les trouver pour les remercier ?

- Je t'y accompagnerais si tu veux. Que fais-tu cet après-midi demanda-t-il.

- Je vais aller voir comment Harry se porte. Peut-être si tu n'es pas occupé pourrais-tu m'y conduire après souper.

- Faisons comme ça.

C'est sur ses bonnes paroles que chacun commença à manger mais leur moment de quiétude fut de courte durée car toute une escouade d'aurors entra dans la grande salle.

Le professeur Dumbledore se leva et leur demanda quelle était la raison de leur visite. Ils s'écartèrent et le ministre s'avança.

- Bonjour Monsieur le Ministre, commença Dumbledore, en contournant la table. Quel plaisir de vous revoir. Que puis-je faire pour vous ? Je vous propose d'aller dans mon bureau pour en discuter.

Mais Fudge ne l'entendit pas de cette oreille et il commença à vociférer que c'était un scandale, que Dumbledore n'était plus apte à diriger l'école, que l'attaque d'hier n'aurait jamais dû se produire et qu'il abritait une créature maléfique qui n'avait rien à faire dans une école.

- Monsieur le Ministre, calmez-vous. Que vous arrive-t-il tenta de comprendre Dumbledore.

- Aurors attrapés cette créature dit le ministre, de manière hystérique, en pointant Lya du doigt Dépêchez-vous avant qu'elle ne s'échappe.

Lya se leva d'un bond et elle fixa le ministre attentivement. Avant qu'elle ne puisse faire un geste, une dizaine d'expelliarmus se dirigea vers elle, mais étant des sortilèges sorciers, ils n'eurent aucun effet sur elle. Elle resta d'ailleurs imperturbable, fixant toujours le ministre. Ce dernier commença à s'agiter. De grosses gouttes suèrent de son front. L'angoisse transpirait de chaque pore de son être. Les aurors se dispersèrent dans la salle de manière à entourer Lya. Ils essayèrent de lui jeter un nouveau sort mais ils n'eurent aucun effet comme le précédent.

- Suffit Aurors, Lya est ici, en tant qu' invité.

-Ne l'écoutez pas Aurors reprit le Ministre. Le professeur Dumbledore est sûrement sous l'influence d'un des sorts de cette maléfique créature.

Soudain quelqu'un fit son apparition dans la grande salle, dépasse le Ministre et se plaça devant Lya, bras écarté, défendant qui que se soit de lancer un nouveau sort.

- Harry que fais-tu là. Tu devrais être toujours à l'infirmerie dit Lya

- J'ai entendu des hurlements et des sorts lancés. Je ne pouvais pas rester à l'infirmerie, sans rien faire. Tu me connais, non ?

- Effectivement répondit-elle, dans un petit rire. Je me demandais dans combien de temps tu allais arriver.

- Mais neutralisé-la, ordonna Fudge, à nouveau. Elle a même réussi à avoir Monsieur Potter, sous son emprise. Les Aurors commencèrent à avoir des doutes sur la santé mentale du Ministre. D'ailleurs, ses doutes furent renforcés par l'intervention d'Harry.

- L'emprise de qui, Monsieur le Ministre rétorqua Harry. Je suis sain d'esprit et de corps.

- Sur quelles informations vous fondez-vous Fudge continua Dumbledore, sur un ton d'avertissement.

- Si vous ne faites rien, c'est moi qui le ferais répondit-il. Il dégaina sa baguette, formula le sort de stupéfixion sur Harry. Ce dernier n'eut pas le temps de prendre sa baguette que déjà, un bouclier bleu se formait devant lui. Les aurors réagirent avec un temps de retard mais ils ripostèrent et ligotèrent le Ministre qui tomba à terre.

- Mais que faites-vous ? Détachez-moi. Je suis le ministre. Je vous ordonne que l'on me détache hurla-t-il. Un sort de silence imposé par Lya le fit taire en un rien de temps.

Dumbledore et le chef des aurors s'approchèrent de Fudge, le redressèrent et Dumbledore décida de l'emmener dans son bureau. Avant de partir, d'un mouvement de baguette, il agrandit la table et proposa aux aurors restant de se restaurer. Il invita Minerva et Harry à le suivre dans son bureau et Lya ayant déjà disparut, il ne put donc lui demander.

En entrant dans son bureau, Dumbledore fit apparaître des chaises supplémentaires. Ils s'y installèrent et placèrent Fudge au centre qui était toujours ligotés

- Alors Cornélius puis-je savoir maintenant ce que vous avez demanda Dumbledore, en lui retirant le sort de silence.

- Détachez-moi, tout de suite. C'est un outrage. Je vous démets de vos fonctions Dumbledore et vous aussi Kingsley.

- Vu que vous vous obstinez. Je crois que du véritaserum vous fera parler. Dumbledore lui en fit boire mais elle n'eut aucun effet sur Fudge.

- Vous n'y arriverez pas de cette manière intervint une voix.

Kingsley aussitôt dégaina sa baguette vers l'ombre.

- Que veux-tu dire Lya, questionna Dumbledore

- Ce n'est pas Fudge…

- Comment osez-vous créature rétorqua-t-il.

Lya, avec un léger mouvement du poignet, fit apparaître la personne qui se cachait sous les traits du Ministre…

- Oh, une autre être de l'eau, comme c'est étonnant dit Lya

- Où est le Ministre demanda Kingsley

- Dans son bureau, il n'a pas voulu entendre nos remarques concernant cet être abject répondit-elle, en regardant Lya. Donc nous avons été obligé de le tuer et de mettre quelque à sa place de plus compétent…MOI.

- Je n'aurais jamais cru que vous pourriez aller jusque là. C'est abominable continua Lya, épouvantée, en mettant une de ses mains devant sa bouche.

- Il faut ce qu'il faut. Tu devrais le savoir que rien ne nous arrête pour exterminer quelqu'un rétorqua l'être de l'eau.

Kingsley, remit de ses émotions, lui dit qu'elle allait être arrêter et condamner mais cette remarque ne semble lui faire ni chaud, ni froid. Le chef des aurors l'emmena en dehors du bureau, quitta Poudlard avec son escorte d'aurors pour arriver au ministère, en attente de son procès. Pendant ce temps-là, Harry était en train de s'excuser.

- Je ne vois pas pourquoi tu devrais t'excuser. Elles ont changé de cible maintenant. Tu n'as pas à t'en faire.

- Mais pourquoi en ont-elles après toi demanda Harry, sous le regard attentif de Dumbledore.

- Je suppose que l'idée que je te forme, n'a pas dû leur plaire. Alors, elles ont essayé de m'éradiquer, se disant qu'il serait plus facile de t'atteindre si je n'étais plus là. Et puis, comme tu l'as vu, leur chef ne m'aimait pas beaucoup, comme le peuple tout entier, d'ailleurs. Irina me connaissait et savait que je suis aussi un sang humain.

Voyant qu'Harry allait lui demander autre chose, elle continua, en disant :

- Comment je le sais ? Mes souvenirs me reviennent petit à petit sur mon passé. Je serais, peut-être, une autre descendante de l'être de l'eau rebelle mais je n'en suis pas plus sûr que ça.

- Donc, nous serions de la même famille questionna Harry, plein d'espoir.

- Ne t'emballe pas trop vite. Je ne sais pas. Ce n'est qu'une simple supposition !! Ne crois-tu pas qu'il serait temps que tu retournes à l'infirmerie dit Lya en changeant d'argument

- Si, mais tu vois bien que je suis en parfaite santé.

- Oui, je l'ai bien remarqué mais j'ai besoin que tu y restes. J'expliquerais sur le chemin continua-t-elle, en tirant Harry par le bras. Lya ouvrit la porte, fit passer Harry et au moment de la fermer, elle fit un clin d'œil à Dumbledore en lui chuchotant « animagus.

Ce dernier lui rendit son sourire et alla s'asseoir confortablement. Tout en prenant un bonbon au citron, il pense que cette jeune fille était vraiment pleine de surprise.

A suivre….

Je tiens à m'excuser pour la publication tardive de ce chapitre mais quand on manque d'inspiration, il n'est pas facile d'écrire.

Sur ce, à très bientôt !!

Bonne année !!

Gros bisous

Alpo