Ce chapitre n'est pas encore passé entre les mains de ma correctrice.

Chapitre 11 : 1972 : La bataille du 3ème étage.

–Ouf, lâcha Ludo. Parce que vu la situation, on aurait un beau scandale si tu avais un petit copain avant tes seize ans.

–Quel situation ?demanda Tarquin.

–Rien, dit Ludo. Viens on va en cours. A plus tard Mona.

Mona le regarda partir et repensa aux garçons qui pouvaient bien lui plaire. À la réflexion, elle rajouterait bien ce garçon qui venait de passer devant elle. Il était marrant avec sa plante en pot dans les bras.

Mona se secoua les idées et rejoignit la salle de classe et se souvint avec horreur qu'elle était assise à coté de Gaiden pour cette matière.

–Ludo ne voulait plus me lâcher, mentit Mona en s'asseyant.

–Ah ?

Ce fut le seul mot que Gaiden adressa à Mona pour le reste de la journée. Mona ne fut par malheureuse lorsque la cloche sonna et qu'elle pu se ruer dans la salle commune. Elle ouvrit la porte et bondit à l'intérieur, voulant rejoindre au plus vite son dortoir. Mais elle se heurta à Terence.

–Fais attention, reprocha Terence.

–Excuse moi.

–Tu vas où comme ça ?

–Dans mon dortoir, répondit-elle sans réfléchir.

À peine les mots furent-ils sortit de sa bouche, qu'elle les regretta aussitôt, elle aurait du dire qu'elle allait aux toilettes, Terence l'aurait laisser passer sans poser plus de question.

Mona, tu es méfiante envers ton frère, il va peut-être te laisser tranquille sans te poser de question.

–Tu fuis qui ?

Ok, j'ai rien dit.

Mona prit la peine de réfléchir avant de répondre.

C'est bien tu progresses, le prochain coup tu essayeras de réfléchir avant de choisir ton animal de compagnie, je dis ça comme ça mais ta pigeonne au doux nom de Dame de Cristofane a déchiqueté l'oreiller de Grace ce matin. Elle ne devait pas supporter l'odeur de la blondasse ; moi non plus, est-ce que pour autant je bouffe son oreiller ?ou alors c'est lié au plume à l'intérieur de l'oreiller, Dame Fureur a peut-être cru reconnaître les plumes d'un membre de sa famille. On ne parle pas assez des parents des oiseaux, non c'est vrai ce pourrait être un fait intéressant. Bon d'accord, il arrive souvent que des volatiles tuent leurs nourrissons mais ce n'est pas une raison. Si ça se trouve c'est pour ça que Dame Furibonde attaque tout ce qui approche de Mona, parce que son climat familiale lui a inculqué d'attaquer pour protéger... Il faudrait s'y intéresser, je suis sûr qu'il y a quelque chose là-dessous. Je lance une pétition ?aller zou, qui signe ?... vous bousculez pas... mmh ?... non ?...personne ? Bon très bien on retourne au texte bandes d'égoïstes. Et puis de toute façon le texte moi je le connais, Grace va arriver, si tu vas voir.

La porte d'accès à la salle commune s'ouvrit laissant entrer Grace.

Tiens tu vois, et qui c'est qui l'avait prédit ? Bibi !

–Pourquoi Gaiden te regardait comme ça ?demanda Grace avec un immense sourire.

–Gaiden Wilkes ?demanda Terence surprit.

Tu lui parles tous les jours, le voit chaque matin et t'es pas sûr que Grace parle de ce Gaiden là ?parce que y'en a beaucoup des Gaiden à Poudlard ? Faut prévenir et à chaque fois qu'on citera un Gaiden je préciserais qu'il s'agit bien de Wilkes.

–Oui, dit Grace en adressant un sourire rayonnant à Terence. Alors Mona ?

–Heu... ben...

Là j'aimerais pas être à ta place, fais ce que tu sais faire de mieux... enfin qu'un jour peut-être tu sauras faire de mieux. Mens.

–En fait, je pense que c'est à cause des flageolets que j'ai mangé ce midi, inventa Mona en retenant une sueur froide.

Qu'est-ce qu'elle parle de flageolets ? Elle ne va quand même pas...

–Je n'ai pas arrêter de... polluer l'air, menti Mona gênée. Gaiden a du s'en rendre compte.

Elle l'a fait, elle a osé raconter un mensonge encore plus gênant que la réalité. Mona il faudrait qu'un jour je pense à t'expliquer quel est l'intérêt du mensonge.

–Mona ! S'indigna Terence.

–Ben quoi c'est la nature.

–Bon je monte en haut, décréta Grace précipitamment.

Besoin de t'éloigner pour polluer l'air ?

–Tu peux parler, dit Mona. Tu fais des concours de pets avec Hugh.

Scoop ! Attention mesdames et messieurs, voici le scoop de l'année : Terence et Hugh font des concours de pets. Ça aurait été con de passer à coté d'une telle nouvelle.

–J'avais sept ans, dit Terence d'une voix étrangement aigu. Et puis même, c'était à la maison. Tu ne pouvais pas faire attention.

–Ben ce n'était pas facile, dit-elle.

–De toute façon rien est de ta faute, dit-il. Tu déshonneurs la famille mais ce n'est pas de ta faute.

Quand on lâche une caisse on déshonneur sa famille ? Purée faut que je fasse gaffe.

–T'exagère pas un peu, dit-elle. Juste pour un histoire de...

–Je te parle de l'immondice que tu côtoies, grinça Terence à voix basse.

Ah d'accord... il parle de qui ?

–Grace ?dit Mona.

–Tu le fais exprès, Grace McFadden est très respectable. Il ne lui viendrait pas à l'esprit de fréquenter une... mol...due.

–Ah tu parles de Kathy ! S'écria Mona la lumière se faisant dans son esprit.

–Pas si fort, chuchota Terence.

–Tu chipotes, je ne la vois presque plus, dit-elle. Uniquement trois à quatre fois par semaine durant les vacances.

C'est vrai il chipote... bon d'accord elle passe plus de temps avec la gamine plutôt qu'avec sa famille. Mais faut se mettre à sa place.

–Tu fais semblant !reprocha Terence. Tu es fausse avec tout le monde ici.

–Pas toi ?dit Mona qui commençait à être agacée. Je te rappelle que notre famille est ruinée et ne possède plus aucune influence nulle part.

–Mais arrête de parler si fort, s'énerva Terence.

–Tu n'es pas faux toi ?Tu crois qu'il resterait ami avec toi Regulus Black si savait que tu n'es pas aussi important qu'il le croit ?

–Je ne parle pas de la situation financière de notre famille, dit-il. De toute façon c'est temporaire.

–Temporaire ?ça fait juste trois ou quatre décennies que c'est temporaire et ça empire d'année en année.

–Notre rang reste élevé, même sans argent, dit Terence. Mais toi tu fais semblant d'être digne de ce rang. Tu considères les moldus comme des sorciers de notre rang.

–Oui et alors ?

Terence recula d'un pas, horrifié.

–Je n'osais pas le croire, dit-il.

–Kathy est tout aussi gentille que Grace et elle réussira aussi bien sa vie dans son monde que Grace dans le notre, si ce n'est plus. Kathy veut diriger l'un des magasins de décoration de son père.

–Tu es immonde, cracha-t-il.

–Alors va vite le cafter aux parents, dit Mona. Il n'y a que ça que tu sais faire à la perfection.

Elle tourna les talons et planta là son jeune frère.

Mona je... je... j'ai rarement été aussi fier de toi... je... j'suis ému... (larme).

Jour 7

Mona était toujours sur un petit nuage, la veille, elle avait fermé le claquet de Terence. Cela arrivait tellement peu souvent qu'elle prenait un plaisir tout particulier à faire durer sa fierté.

T'as raison profite ma fille.

Les cours venaient de s'achever, Mona devait rejoindre Rogue dans une ancienne salle de classe au troisième étage. Ils avaient tous deux prit des chemins différents à la fin du dîner pour que personne ne soupçonne les cours de soutien. Mona arriva dans le couloir du troisième étage, quelques rares élèves se tenaient au milieu. Elle mit quelques secondes à réaliser qu'il s'agissait de Rogue et des amis de Peter. Par instinct Mona se cacha derrière la statue d'une sorcière borne.

C'est bizarre, cette statue me dit quelque chose.

Dans le couloir, les garçons échangeaient des éclats de voix, Mona ne les écoutait pas, elle se demandait comment elle pourrait fuir, lorsque soudain, les pas des deuxièmes années se reprochèrent d'elle. Mona sentit son cœur battre la chamade, que pouvait-elle bien raconter ?elle recula encore plus contre le mur et soudain se sentit tomber en arrière, lorsqu'elle se releva, elle se trouva dans un endroit sombre.

Je savais bien que cette statue me disait quelque chose.

Mona regarda autour d'elle et vit une fente de lumière, elle s'en approcha, regarda au travers et vit le couloir du troisième étage. Elle était passé à travers une porte secrète sans même s'en rendre compte. De l'autre coté du mur, Rogue et James Potter avait sortit leurs baguettes magiques respectives. Bientôt Rogue se retrouva les quatre fers en l'air, Peter était hilare alors que Sirius Black sortait à son tour sa baguette magique. Mona se mit à réfléchir à toute vitesse, elle avait besoin de Rogue. Peter et ses amis n'avaient pas un comportement très digne, Mona pouvait donc elle-même ne pas avoir de comportement très digne, à condition qu'elle soit à la seule à le savoir. Et justement, elle était très bien cachée. Elle sortit sa baguette et en plaça l'extrémité dans la fente du mur.

–Amplificatum, murmura-t-elle.

Soudain, la main de James Potter se mit à enfler.

–Qu'est-ce que t'as fait !hurla-t-il.

–Sort d'engorgement, déclara Remus Lupin.

–Il n'a rien dit !dit James qui commençait à paniquer, sa main ne cessait d'enfler.

–Tu maîtrises déjà les sortilèges informulés ?demanda Sirius Black à Rogue.

Celui-ci ne répondit pas, il ne comprenait pas plus que les autres ce qu'il se passait.

–C'est quoi l'anti-sort déjà ?demanda James en se tournant vers Sirius.

Mona dirigea sa baguette vers Sirius.

–Locomotor Motis ! Chuchota-t-elle.

Les jambes du jeune garçon se lièrent d'un coup, Sirius tomba sur le sol de pierre.

–Mais arrête !s'indigna James en s'adressant à Rogue.

Mona dirigea sa baguette vers lui.

–Dentesaugmento, lança-t-elle.

Les dents de James se mirent à pousser à vu d'œil. Remus Lupin avait sortit sa baguette et regardait autour de lui. Mona sentit la panique monter en elle. Il fallait qu'elle empêche Remus d'examiner le couloir.

–Expelliarmus, lança-t-elle.

La baguette de Remus vola à travers le couloir. Une lueur de compréhension passa soudain dans les yeux de Rogue, il se mit a regarder tout autour de lui. Peter tremblait de tous ses membres, Mona n'osait pas lui jeter le moindre sort.

–Finite, lança Sirius sur lui-même.

Il lança également le sortilège à James, mais ses dents ne diminuèrent pas de volume. Mona les désarma tous les quatre à la suite et enfin ils décidèrent de prendre la fuite, Remus avait récupéré les baguettes entre temps. Rogue les regarda partir avec un sourire

–Alors Mona ?où es-tu ?dit-il après un moment.

Pas conneau le gamin.

–Je suis coincée en fait, dit-elle.

Et voilà, y'a trente seconde t'étais un super héros faisant fuir les maraudeurs et là d'un coup t'es rien qu'une gamine bloquée derrière un passage secret.

–Tu es où ?demanda Rogue en se levant.

–Derrière le mur, à coté de la sorcière borgne.

Il se rapprocha et vit la fente.

–Comment tu as fait pour te retrouver là ?demanda-t-il.

–J'en ai aucune idée, je ne voulais pas m'approcher de vous pour ne pas avoir à prendre parti. Et j'ai basculé ici.

–Il doit y avoir un levier ou quelque chose comme ça.

Mona éclaira la pièce où elle se trouvait et chercha des yeux si quelque chose pouvait ressembler à un levier.

–Il n'y a rien, dit-elle.

–Il y a un livre par terre, il bloque la fermeture du passage, annonça Rogue. C'est pour ça que la porte n'a pas pu se refermer complètement. Peut-être que le passage s'ouvre avec une formule.

–Mais je fais comment pour sortir moi ?demanda-t-elle anxieuse.

–Si tu as pu entrer tu pourras sortir, dit-il. C'était quoi le sortilège que tu as jeté à Potter ?

–Un sortilège d'engorgement.

–On pourrait le jeter sur le livre, le passage s'ouvrirait suffisamment pour que tu puisses te faufiler.

–On peut essayer.

Quelques secondes plus tard, Rogue aidait Mona à s'extirper du passage. Le livre qui avait à présent dix fois sa taille normal retomba de l'autre coté en refermant le passage.

–Merci, dit-elle.

–C'est moi qui te remercie, dit Rogue. À quatre contre un, je n'avais pas beaucoup d'espoir.

–En réalité, je ne pense pas que Lupin avait l'intention de t'attaquer et Peter en serait bien incapable.

–Peut-être.

–Comment tu as su que c'était moi ?demanda Mona.

–Il n'y avait qu'un serpentard pour attaquer des Gryffondor, tu es doué en sortilège et surtout je t'attendais depuis quelques minutes déjà.

J'aurais ajouté qu'il ne faut pas être très malin pour te sauver la mise.

Mona sourit et contempla ses chaussures.

–Quel idiot de Peter, pourquoi il traîne avec ces garçons qui attaquent pour rien ?s'indigna-t-elle au bout d'un moment.

Rogue hésita à parler, Mona s'en rendit compte et lui demanda pourquoi James avait sortit sa baguette.

–Tu te rappelles ce que Mucilber disait à propos de Lupin. Qu'il cacherait quelque chose. Et bien j'ai voulu savoir quoi. Mais je me suis fait repérer.

Mona attendit quelques secondes avant de reprendre la parole.

–On devrait peut-être filer hors d'ici, dit-elle. Au cas où, ils enverraient un professeur.

–Je connais une autre salle désaffectée, annonça Rogue. Pas très loin de l'infirmerie.

Ils se mirent en route et croisèrent le professeur Dumbledore dans l'escalier. Ils le saluèrent poliment, alors que Dumbledore les regardait d'un œil curieux.

–Tu crois qu'il est venu voir ce qui se passait ?demanda Mona.

–Non, Dumbledore ne fait pas des déplacements pour régler une querelle entres écoliers de deuxième année.

–Il est bizarre.

–Qui ça ?Dumbledore ?

–Oui.

–C'est un legimens, dit Rogue. S'il croise ton regard, il peut voir tes pensées en quelque sorte.

–Mais alors, dit Mona paniquée. Il sait ce que j'ai fait, je viens de croiser son regard.

–Ça m'étonnerais qu'il est déployé ses dons pour l'un de nous, dit Rogue. Tu as beau être une Moon et tout ça, à mon avis Dumbledore conserve l'usage de ses pouvoirs pour vaincre le seigneur de Ténèbres et ses partisans.

–Tu as raison, dit Mona. Personne de ma famille n'est lié à Tu-Sais-Qui. Alors il y peu de chance qu'il s'intéresse à moi.

–Tu es sûr ?dit Rogue. Vu le rang de ta famille, à mon avis, ils ont du être sollicité.

Ben comme le père de Mona par exemple.

–Il y a bien des petits trucs que j'entends lors des repas de famille, dit vaguement Mona.

Rogue la regarda mais ne reposa plus de question sur le sujet.

–Je peux te poser une question ?demanda-t-il.

Mona se sentit glacer, il y avait plusieurs choses qu'elle devait garder sous silence.

–Dis toujours.

–Pourquoi Sirius Black t'as traitée de meurtrière ?

–Ah ! S'écria Mona soulagée. C'est rien, une bêtise.

–Dis toujours, copia Rogue.

Mona lui jeta un coup d'œil et se lança.

–Tu jures de ne le répéter à personne ?

–Promit, dit-il.

–Au début de l'année dernière, je suis allée lui parler. Je devais m'en faire un ami parce que c'est un Black. Mais en fait, lui il n'en avait pas du tout envie, on s'est disputé et il a sortit sa baguette.

–Tu l'as attaqué ?dit Rogue impressionné.

–Non. C'est ma chouette, Dame de Cristofane qui lui a fondu dessus.

Rogue éclata de rire.

Flippant.

–Il s'est fait avoir par une chouette, dit-il hilare.

Et il rit toujours ?mais d'où vient ce miracle ?

–Tu ne diras rien à personne ? dit Mona. J'arrête pas de répéter à tout le monde que Dame de Cristofane fait juste semblant d'être méchante.

Le rire de Rogue redoubla.

Là je commence vraiment à avoir très peur. Que Rogue rit, ce n'est vraiment pas dans l'ordre des choses. Dans trente seconde, il va pleuvoir des sauterelles. Ou pousser des arbres dans les couloirs de Poudlard.

–Je ne dirais rien à personne, assura-t-il. Tu ne dis pas que je me suis fait attaquer par Potter et je ne dis rien pour la chouette, pour la statue, pour l'attaque, pour les cours de soutien... en fait ta vie est pleine de secret.

–Et si tu pouvais aussi garder en secret qu'on est devenu ami ça serait bien, dit Mona.

Wo wo oh ! Vous n'êtes pas amis d'accord !non vous n'êtes pas amis. Pas question que ma petite Mona devienne ami avec ce truc là !

–D'accord à condition que la prochaine fois que ta chouette attaque Black, tu me préviens pour que je puisse assister au spectacle.

–D'accord.

–Alors on garde nos secrets ?dit Rogue.

Pitié ! C'est la fin de la semaine, on se reverra pas avant l'année prochaine. Alors s'il vous plaît, dites moi que vous n'êtes pas amis ! Pitié.

–On garde nos secrets.

----------------------------------

Fin d'une semaine en 1972.

à suivre une semaine en 1973

Petite pause dans les publications, je travaille actuellement sur la semaine en 1973 et je ne veux pas publié de chap t'en que toute la semaine n'est pas écrite.