NDA : Voilà ! Désolée pour le retard ^^

Bon vous vouliez des explications sur l'intérêt que porte Voldemort à Pansy et bien voilà vos réponses ! Maintenant, mon chapitre était long donc je ne parle pas beaucoup du trio :s juste à la fin par contre, ils seront de retour dans le prochain chapitre pour sûr ! ;)

En tous cas bonne lecture ;) et merci à tous mes fidèles reviewers qui me donnent la pêche !

Attention ce chapitre est un peu violent :s !

Chapitre 10 : Souvenir d'enfance

Lorsque Pansy rentra au Manoir, elle eut l'impression de ne plus pouvoir avancer d'avantage. Les évènements de ses dernières heures l'avaient complètement épuisée. Heureusement, le manoir était encore calme alors que le soleil pointait tout doucement à l'horizon. Tout le monde dormait encore et même Misty et Kreattur s'étaient assoupis en les attendant. Dobby, à contre-cœur, réveilla Misty afin de lui dire qu'il devait repartir. Pansy décida de leur laisser un peu d'intimité, ayant compris aisément le manège devenu évident de ces deux petits amis.

Sortant donc des cuisines, elle monta l'escalier, mais arrivée dans la salle à manger, elle ne put faire un pas de plus et se laissa aller sur le sofa. Prenant finalement un repos bien mérité, elle s'assoupit sans instaurer de barrières dans son esprit. Grossière erreur car beaucoup trop de choses trônaient dans sa tête ce matin-là…

Elle savait qu'Harry faisait régulièrement des cauchemars mettant en scène Voldemort. C'était pour cela et surtout par les temps qui courraient qu'elle instaurait toujours des barrières mentales lorsqu'il lui arrivait de dormir. Malheureusement, cette fois échappait à la règle… Alors, Voldemort en profita pour lui montrer toute l'étendue de sa cruauté.

Le noir l'entourait, elle marchait essayant de trouver son chemin dans ce sombre paysage. Puis, elle entendit quelque chose, c'était infime mais elle s'en servit pour se dirigeait et plus elle avançait plus elle regrettait de n'avoir aucun autre point de repère. En effet, elle entendait très clairement à présent un cri. Un cri strident provenant d'une femme. Pansy se dit alors que l'on devait torturer la femme en question et prit sur elle afin de lui venir en aide bien qu'elle ne sache pas vraiment comment. Alors, elle continua de se rapprocher du bruit saccadé et arriva finalement sur une porte entrouverte d'où sortait une lumière verte. Pansy jeta un œil dans l'entrebâillement et se vit projeter un an et demi en arrière alors que Voldemort l'avait convoqué l'été avant sa sixième année. La salle était toujours la même. Les torches vertes éclairaient la grande pièce froide menant au trône du Lord.

C'est là qu'elle les vit sur le carrelage glacial de la salle le Seigneur des Ténèbres complètement nu était affalé sur ce qui semblait être une jeune fille dont les vêtements étaient tellement déchirés que son corps semblait lui aussi nu. Des larmes coulaient des yeux de la jeune femme mais celle-ci ne poussait plus aucun cri, comme si ces forces l'avaient abandonnée et qu'elle était devenue amorphe et insensible à la souffrance, tandis que le sombre sorcier la pénétrait avec violence. Pansy aurait voulu détourner les yeux de cet affreux spectacle mais son regard ahuris restait obstinément pétrifié sur cette scène. Son corps entier tremblait, elle sentait la nausée pointer à sa gorge en entendant les grognements de jouissance de ce vil serpent alors que les sanglots de la fille tombaient sur le sol. C'est alors qu'elle reconnut le visage de la pauvre fille qui devait subir les assauts incessant de son maître. Daphné Greengrass, l'une de ses condisciples et ancienne amie de Serpentard, se faisait littéralement violée par le maître de ses parents. Son corps était souillé, couverts de griffures et ses joues rouges démontraient que Tom avait usé de bons arguments pour la calmer et taire ses cris aigus.

Pansy prit alors sa tête entre ses mains. Ce n'était pas possible, ce n'était pas réel. Daphné ne pouvait pas être dans cette pièce et se faire violer sans ménagement par le Seigneur noir. Les larmes montaient et sa gorge se nouait alors qu'elle était sur le point de vomir tant cette scène la révulsait. Elle ne pouvait rien faire, elle était clouée sur place… C'est alors que le visage du Lord se releva et qu'il la regarda avec un sourire carnassier. Elle était certaine qu'il l'avait vu et pourtant il ne semblait nullement surpris de sa présence. Un tourbillon alors entraîna Pansy, des images de ces dernières minutes défilèrent dans sa tête, les cris de Daphné lui transperçaient les tympans alors que son violeur hurlait sa joie. Le ricanement glacial se calma et il parla de sa voie sifflante :

_ Bientôt… Ce sera ton tour chère Pansy…

Les yeux rouges du Lord emplissaient la tête de la brune qui hurla alors de terreur alors qu'elle sortait de ce cauchemar des plus réels. En voyant qu'elle se trouvait en fait dans son propre salon, Pansy comprit son erreur et se serait giflée si son corps en sueur n'était pas encore tremblant d'horreur. Elle remarqua seulement maintenant qu'elle n'était pas seule. Effectivement, Remus se trouvait juste à côté d'elle, avait essayé de la réveiller en la voyant si agitée dans son sommeil et s'était finalement reculé lorsqu'elle était sortie de son sommeil en hurlant de panique. Puis, il aperçut les yeux embués de larmes de la jeune sorcière et se rapprocha à nouveau d'elle. Inquiet, il s'accroupit à côté d'elle et n'eut le temps de rien dire ou faire car Pansy était déjà dans ses bras, lui enserrant le coup et pleurant d'angoisse. Le loup-garou ne savait pas vraiment comment gérer cette situation. Mais les pleurs de Pansy étaient tellement déchirants qu'il lui rendit son étreinte en lui soufflant des mots réconfortant à l'oreille. Un cauchemar, ce n'était qu'un cauchemar… Essayait de se persuader mentalement Pansy mais n'en pensait pourtant pas un mot. Lorsque Remus lui demanda si elle voulait lui raconter son rêve, Pansy secoua négativement la tête. Non, elle devait garder sa pour elle, elle ne pouvait pas raconter à ça à qui que ce soit. C'était à la fois trop grave et trop important car elle savait que c'était en gros ce que Tom prévoyait aussi pour elle…

Au bout de quelques instants, Pansy se calma progressivement tout en se détachant de Remus. Ce dernier gardait son regard inquiet sachant que ce qu'avait dû voir la jeune fille devait être particulièrement affreux pour la chambouler à ce point. Il redoutait l'impact mental d'un tel cauchemar mais aussi physique car la jeune femme ne tenait plus le rythme. Trop épuisée, elle avait baissé sa garde et malheureusement il était fort possible que d'autres erreurs de ce genre la conduisent à sa perte… Néanmoins, ils ne purent continuer cette discussion car Tonks avait débarqué avec fracas dans le manoir à peu de chose près dans le même état que Pansy quelques minutes plus tôt.

_ Mon père est mort… avoua-t-elle alors que des gouttes perlaient abondamment hors de ses yeux.

Remus la prit alors dans ses bras alors que Pansy restait scotchée à sa place, horrifiée par la nouvelle et peinée pour son amie qui n'avait vraiment pas besoin de ça dans son état.

_ Comment l'as-tu appris ? demanda alors Remus, aussi doucement que possible.

_ Par Potterveille, ils l'ont annoncé en tant que décédé. Dirk Cresswell était avec lui et est mort également. On sait aussi que Dean Thomas et un gobelin du nom de Gripsec étaient avec eux et ont été enlevés. Ajouta-t-elle entre deux sanglots.

Pansy prit sa tête entre ses mains, voilà qu'après Luna, c'était Dean qui était retenu prisonnier… La situation devenait ingérable. Pansy devait coute que coute finir la copie de la Baguette de Sureau afin de limiter les dégâts. Elle réconforta donc la métamorphomage quelques instants et les informa qu'elle se renfermait dans son bureau pendant quelques temps. Elle devait finir la baguette mais elle voulait le faire seule. Remus trouva ça bizarre et lui demanda comment elle comptait faire sans l'original, soit la Baguette de Dumbledore, officiellement.

La Serpentard sortit alors la baguette de la poche intérieure de sa cape. Le couple alors ne comprit pas et froncèrent les sourcils.

_ Je me suis rendue à Poudlard cette nuit ! Grâce à Dobby, j'ai pu rentrer dans l'enceinte sans me faire prendre et je suis allée la chercher dans la tombe d'Albus. Je suis ensuite allée jusque la salle sur demande pour prendre des nouvelles de l'AD.

Pansy leur raconta alors son épisode sur Abelforth et la création du passage secret entre la pièce va-et-vient et la Tête de Sanglier. Ils approuvèrent sa décision et Remus comprit la fatigue accrue de la sorcière. Elle leur dit ensuite qu'elle devait recevoir le cœur de la baguette dans les prochains jours et que ce serait la dernière étape de la confection. Elle alla donc ensuite s'enfermer dans son bureau dans lequel la copie l'attendait sagement, flottant toujours au-dessus de son bureau. Elle s'assit et se mit immédiatement au travail, inspectant chaque détail de l'original, elle s'employa à tailler la copie.

Quand les Weasley se réveillèrent quelques heures plus tard, ils rencontrèrent Remus et Tonks dans le grand salon. Ces derniers leur apprirent la mort de Ted Tonks et la capture de Dean Thomas et Gripsec. Enfin, ils leur racontèrent la visite de Pansy à Poudlard, la nuit dernière, et le fait qu'elle soit en train de tailler la copie mais sans accepter l'aide de personne cette fois-ci.

_ Ah non ! Cela ne va pas recommencer ! s'emporta Charly alors qu'il se dirigeait déjà vers le bureau de Pansy.

_ Tu ne comprends pas Charly ! Au contraire, c'est la preuve qu'elle nous fait entièrement confiance. Le retint Tonks avant qu'il ne commette une bêtise en dérangeant Pansy.

_ Elle n'a pas l'intention de sortir de son bureau avant d'avoir fini la baguette ! Elle nous laisse le soin de nous occuper du reste ! Les alertes, les attaques et les tours de garde sont pour nous ! expliqua Remus détendant ainsi les Weasley, qui acquiescèrent tous.

Quelques jours passèrent, ils ne virent Pansy sortir de son bureau à aucun moment. La jeune femme sachant parfaitement que la nuit, personne ne la dérangerait si elle sortait, elle attendait qu'il soit tard pour se désaltérer et se laver. Ainsi, une semaine passa et un matin un oiseau aux plumes noires vint frapper à la fenêtre, une enveloppe en parchemin soigneusement attachée à sa pâte. Bill permit à la chouette d'entrer et prit la lettre destinée à Pansy Parkinson tout en donnant au facteur volant du Miam-Hibou. Ce jour-là, seuls lui et Charly étaient présents dans le Manoir.

_ On devrait lui apporter non ? proposa Bill instinctivement.

_ Tu rigoles ?! Ca va faire sept jours qu'elle est enfermée là-dedans et elle a pris soin de nous éviter à chaque fois qu'elle sortait ! rétorqua Charly, quelque peu ronchon face à l'attitude de la brune.

_ Tu devrais arrêter de prendre son comportement pour une attaque personnelle ! Elle ne fait pas ça pour nous blesser, elle a besoin de rester concentrer et ne veux pas qu'on la dérange en lui posant des questions inutiles et stupides !

_ Ouais… Mais elle pourrait au moins passer un peu de temps avec nous juste pour se détendre !

_ Mais bon sang Charly ! Tu le fais exprès ou quoi ? Elle n'a pas le temps pour ça ! Ce qu'elle fait est d'une importance capitale et toi tu… Oh je vois… murmura malicieusement Bill en regardant son frère ainé.

_ Quoi ? demanda alors Charly, sachant parfaitement que son frère avait découvert le poteau rose.

_ Tu as le béguin pour Pansy, avoue-le ! ricana-t-il alors que son frère devenait aussi rouge que ces cheveux.

_ Tu sais, je ne voudrais pas te casser ta baraque mais je crois que même si ils ont rompu, Pansy est toujours amoureuse d'Harry. Ajouta Bill en regardant tristement son frère.

_ Je sais… C'est pas de chance pour moi… Cette fille est vraiment unique… avoua-t-il enfin.

_ Si tu veux mon avis, elle est beaucoup trop compliquée… Son passé ne doit pas être tout rose et ça doit être pour cela qu'elle et Harry ont autant de point commun…

_ Une chose est sure. Harry est un sacré veinard ! J'espère seulement qu'il en est conscient…

Au moment où Bill allait répondre, Pansy entra dans le grand salon. Elle semblait fatiguée mais soulagée. En effet, elle leur annonça qu'elle venait enfin de finir de tailler la baguette. C'est alors qu'elle aperçut Hedwige, que les Weasley n'avaient certainement pas reconnu grâce à son camouflage, et elle vit la lettre dans les mains de Bill.

_ Ca vient d'arriver pour toi ! J'allais justement te l'apporter ! lui dit alors Bill en lui tendant l'enveloppe non sans lancer un regard à son frangin.

Pansy le remercia et ouvrit aussitôt la lettre. Comme prévu, elle en sortit une éprouvette capuchonnée contenant quelques crins de sombral. Le timing était parfait ! Ni une ni deux, elle ne prit même pas le temps de se reposait qu'elle repartait déjà vers son bureau avant même que les frères Weasley aient pu ouvrir la bouche. Lorsque la porte se referma derrière elle, les rouquins soupirèrent bruyamment. Ils ne comprendraient jamais comment elle faisait pour tenir un tel rythme. Bien que sans le dire tout haut, pour ne pas blesser son frère, Bill savait que ce qui donnait de la force à son amie était l'Espoir. L'Espoir de revoir celui qu'elle aimait en un seul morceau, l'Espoir de le serrer dans ses bras, l'Espoir de l'aider du mieux qu'elle le pouvait, l'Espoir qu'ils s'en sortent tous les deux vivants… Mais Bill ne savait pas à quel point il avait raison et tort à la fois. Car, si Pansy faisait tout ça pour Harry, elle n'avait plus beaucoup d'espoir concernant leur avenir… Harry était destiné à mourir et pour Pansy, Dieu seul savait ce que le mage noir lui réservait…

L'implantation du cœur de la baguette était sans aucun doute l'étape la plus difficile. Une seule erreur pouvait signifier l'échec. C'est pour cela que Pansy avait pris un temps fou rien que pour choisir le crin parfait ! Ensuite, elle devait protéger ce cœur d'un sortilège permettant de garder les attributs peu commun du sombral et enfin elle devait l'implanter dans la baguette sans la faire exploser. Le processus était long et fatiguant mais elle était si près du but qu'une nouvelle salve d'énergie la gonflait à bloc. Elle ne pouvait pas abandonner, pas maintenant !

Deux semaines furent nécessaires et enfin Pansy avait fait en sorte que la baguette accepte son cœur. A présent, elle était posée sur le bureau, en face de Pansy juste à côté de l'original. La sorcière savait que si l'original était menacé, elle devait la cacher là où personne ne pourrait la trouver. Pansy ne pouvait faire confiance à personne, pas même à ses amis. La tentation qu'inspirait la Baguette de Sureau était bien trop forte pour qu'elle risque de tout gâcher. Une dernière solution s'imposait à elle. Elle devait la dissimuler en elle, là où elle était sûre de toujours savoir où elle se trouvait. Dans la pensine de Dumbledore, elle l'avait vu pratiquer un sortilège de camouflage corporel. En effet, la cicatrice qu'il avait au genou gauche et qui représentait étrangement le métro londonien n'était pas un hasard. Bien entendu, il ne s'attendait pas à ce que sa cicatrice prenne cette forme mais à l'époque il était encore jeune et inexpérimenté. C'était plus une expérience… Il venait juste d'entrer à Poudlard. Il avait déjà de bonnes capacités mais était tout de même trop jeune pour tester ce sort. Tout est-il qu'il n'en fait toujours qu'à sa tête, et il a tenté d'installé juste au-dessus de son genou un scrutoscope de poche afin de toujours savoir si les personnes l'entourant étaient dignes de confiance. Malheureusement, cela n'a pas marché comme prévu et il s'en sortit seulement avec une grosse cicatrice qui avec le temps, a pris la forme du plan du métro de Londres.

Heureusement, le sort est bon et maintenant grâce aux années d'expérience d'Albus, Pansy est capable de réussir ce sort. Elle décida donc de cacher la baguette de Sureau dans son avant-bras gauche. Comme elle était droitière, elle ne risquait pas de l'utiliser par inadvertance et pourrait retirer la dite baguette de son bras dès qu'elle le souhaiterait. Ainsi, personne ne serait tenté temps qu'elle serait la seule à savoir où la baguette se trouvait. De plus, la puissance ne l'intéressait pas. Après tout, elle avait atterri à Serpentard uniquement pour ses parents, l'ambition n'était pas vraiment son but premier et bien qu'elle soit rusée, elle aurait tout aussi bien pu entrer chez les lions ou les aigles. C'est donc en son âme et conscience qu'elle incorpora la Baguette de Sureau à son avant-bras gauche grâce à la formule : Celare Copus. Il était maintenant temps de retourner à Poudlard afin de mettre la copie dans la tombe d'Albus et ainsi boucler cette mission.

Elle ne prit même pas le temps de se reposer et se dirigea directement vers les cuisines. De toute façon, elle avait bien trop peur de rêver à nouveau de Voldemort et veiller toujours à bien fermer son esprit vingt-quatre heures sur vingt-quatre et à dormir juste assez pour rester éveillée le plus longtemps possible. Arrivée dans le salon, elle vit Fred et Georges assoupis sur les canapés et se jura de dire à Kreattur de les transporter dans leurs lits. Elle descendit donc aux cuisines et demanda à Misty de l'emmener à Pré-au-lard et plus précisément à la Tête de Sanglier. Elle sollicita l'aide de Kreattur pour garder le manoir et s'occuper des Weasley en son absence. Le vieil elfe accepta bien volontiers et lui somma de faire attention à elle. Après un hochement de tête et un sourire, elles disparurent dans un pop en direction du village magique. Par chance, le couvre-feu était déjà passé et personne n'était au bar. Pansy entra donc et vit Abelforth derrière son comptoir. Ce dernier était manifestement ravi de la voir et la fit rentrer dans l'arrière salle. Au même moment, Dobby passait le tableau d'Arianna revenant de la Salle sur Demande.

_ Miss Pansy et Misty ! Comment allez-vous ? Que faites-vous ici Miss ? Il y a un problème Miss ?

_ Non, rassures-toi Dobby rien de grave. J'ai juste besoin de toi pour m'emmener à Poudlard.

_ Et pourquoi ne pas passer par le passage directement ? questionna le frère d'Albus curieusement.

_ Parce que je ne veux pas me rendre à la Salle sur Demande mais dans un autre endroit du château et puisque je ne peux pas transplaner si je me fais prendre, il est préférable que Dobby m'emmène directement.

_ Et où comptes-tu aller ? enchaina Abelforth, avec inquiétude.

_ Je préfère ne pas vous le dire…

_ Je vois tu sais certainement ce que tu as à faire… Fais juste très attention…

_ Promis ! dit-elle alors qu'elle prenait la main tendue par Dobby pour se rendre de nouveau au bureau directorial.

La chance était de nouveau avec eux car il n'y avait personne en vue. Dobby alla discrètement vérifier que Rogue était bien seul dans son bureau avant de revenir, alors Pansy frappa à la porte et entra après avoir entendu un grognement qu'elle comprit comme un « entrez ».

_ Eh bien, vous ne semblez pas de très bonne humeur Professeur ! remarqua Pansy après avoir refermé la porte derrière elle.

_ Ah Pansy ! Enfin, je commençai à craindre le pire ! cria presque l'ancien maître des potions, soulagé.

_ Oui Pansy ! Dis-nous une bonne nouvelle, le professeur Rogue est sur le point d'imploser ! supplia le portrait d'Albus avec un grand qui lui valut le célèbre regard noir de son successeur.

Pansy ne put s'empêcher de sourire et sortit la copie du Bâton de la Mort. En tous points identiques à l'original, même Ollivander aurait été bluffé. Rogue la prit un instant dans ses mains et l'inspecta minutieusement.

_ C'est un vrai travail d'orfèvre Pansy ! la félicita-t-il sincèrement.

_ Je ne suis pas seule derrière ce travail laborieux mais je crois qu'en effet nous pouvons être fiers du résultat.

_ Il ne reste plus qu'à la mettre à sa place.

Le professeur Dumbledore avait dit à Harry qu'être directeur donnait quelques privilèges. Hermione n'avait jamais cessé de répéter qu'on ne pouvait pas transplaner à l'intérieur de Poudlard mais toute règle a son exception. Ici, l'exception était le directeur. Ainsi, Severus Rogue transplana avec Pansy, recouverte de sa cape noire, juste devant la tombe blanche. Sur la rive du lac noir, à la lisière de la forêt interdite et à l'abri des regards, ils s'approchèrent de ce dernier lieu de repos pour le fameux directeur. Silencieusement, et après avoir jeté un regard entendue vers la jeune sorcière, le professeur Rogue souleva la pierre tombale afin de laisser le passage à Pansy. Après avoir pris une profonde inspiration, celle-ci entra dans la tombe. On avait l'impression que le barbu était mort hier. Livide et sans vie, on ne pouvait avoir aucun doute sur sa mort. Néanmoins, ce petit sourire mystérieux était toujours plaqué sur son visage. Pansy s'arrêta là dans sa contemplation et plaça enfin la copie de la Baguette de Sureau qu'elle avait mis tant de temps à créer. Elle la déposa entre ses mains et contre sa poitrine, là où l'original se trouvait quelques mois plus tôt. Lançant un dernier regard sur son corps, elle se releva et sortit de la tombe. Elle hocha la tête en regardant Rogue et celui-ci referma la tombe juste après qu'elle en soit sortie. Puis, la brune reprit la main de son ancien professeur afin de retourner dans le bureau directorial. Enfin, elle expira de soulagement…

De retour à l'intérieur du château, le portrait de Dumbledore les attendait sagement.

_ Voilà, c'est fait… souffla alors Pansy, en enlevant sa capuche et s'asseyant dans un fauteuil devant le bureau.

_ Une relique de la Mort de mise en sécurité au moins… ajouta-t-elle, son corps trahissant une fatigue manifeste.

_ Les deux autres sont tout aussi en sécurité avec une autre personne… lança Dumbledore malicieusement, attrapant de nouveau l'attention de Rogue et Pansy.

_ Vous savez où se trouvent les deux autres reliques ? s'exclama Severus, d'incompréhension.

_ Oui… Pour la cape d'invisibilité, ce n'est pas une surprise pour vous Severus ! Vous savez bien qu'elle se trouve avec Harry !

_ La cape d'invisibilité de Potter est l'originale !? Celle qui a appartenu au troisième frère !? s'écria-t-il, interdit.

_ En effet, les Potter sont les descendants d'Ignotus Peverell, le troisième frère du conte de Beedle le Barde. La cape se transmet de génération en génération, je l'ai emprunté à James avant qu'il ne décède et je l'ai transmise à Harry lorsqu'il est arrivé à Poudlard. Je l'ai examinée moi-même, elle ne s'altère pas avec le temps et offre une cachette permanente et impénétrable, quels que soient les sorts qu'on lui jette. Acquiesça Albus, surprenant fortement les deux autres.

_ Et pour la dernière relique ? Est-elle aussi avec Harry ? demanda donc Pansy, après avoir digéré le choc premier.

_ Oui, mais il ne le sait pas…

_ Comment ça ?

_ J'ai caché la pierre de résurrection dans le premier vif d'or qu'il a attrapé lors de son premier matche en tant qu'attrapeur rouge et or. Ainsi, je suppose qu'il a déjà compris que la seule façon de l'ouvrir et de le toucher avec ses lèvres… puisque c'est ainsi qu'il l'a attrapé… mais il ne s'ouvrira que le moment venu, quand il en aura vraiment besoin… au terme de son aventure…

Pansy et Severus ne dirent rien. Ils avaient très bien compris les allusions d'Albus. Harry aura besoin de la pierre afin de se donner du courage le moment venu… Lorsqu'il sera sur le point de se sacrifier et de mourir…

_ Où avez-vous eu cette pierre ? demanda alors Pansy en sortant de ses idées noires.

_ Elle s'est également transmise à travers les générations descendantes de Cadmus Peverell, le deuxième frère. Elle a été modifiée en une bague, sertie de cette fameuse pierre et le dernier descendant ne sachant même pas ce qu'elle était l'a transformé en horcruxe…

La bombe les avait sonnés. Voldemort était lui aussi un héritier des Peverell, tout comme Harry…

_ Sans même le savoir, ils sont liés par le sang… murmura Rogue, en s'asseyant à côté de Pansy.

_ Voilà pourquoi leur lien est si fort… renchérit-il alors que son mentor acquiesçait doucement.

Le silence s'installa alors. Les révélations étaient trop nombreuses… Mais au moins maintenant, Pansy savait ce qu'il y avait à savoir sur les Reliques de la mort et le conte des trois frères, concernant la Baguette de Sureau, elle savait déjà tout grâce à la pensine.

_ Je crois que je vais y aller… commença-t-elle avant d'être interrompue par Rogue.

_ Non, attends Pansy, nous devons te révéler quelque chose…

Le ton qu'avait pris Rogue pour lui parler ne lui semblait pas de très bonne augure…

_ Pansy, tu as dû te demander de nombreuses fois pourquoi Tom avait été si indulgent avec toi… Je pense qu'il est temps que tu saches la vérité…

Pansy retint alors son souffle. Elle n'avait parlé à personne de son rêve et n'avait pas l'intention de leur en informé tant qu'elle ne savait pas pourquoi il lui infligeait ça… Il fallait croire que le moment était enfin venu…

_ Tu sais que ta famille est extrêmement spéciale… Ton sang est unique… tu es la dernière jeune femme possédant un sang pur à cent pour cent… Cela implique de lourdes responsabilités ! Même les Malefoy et les Black, quoiqu'ils en disent, n'ont pas un sang aussi pur que le tien ! Tu es donc convoitée, très convoitée…

_ Tout ça je le sais… Mais convoitée par qui ?

_ Par Tom… Il prône la pureté du sang alors qu'il est lui-même un sang-mêlé. Ce qu'il souhaiterait c'est devenir pur, mais il sait que c'est impossible… Alors pourquoi ne pas permettre à sa propre descendance d'être la plus pure possible… continua Dumbledore, tandis que ses yeux devenaient de plus en plus tristes.

_ Je ne suis pas sure de comprendre… dit alors Pansy alors que Rogue fuyait son regard et qu'Albus avait fait une pause dans ses explications.

_ Il te veut comme génitrice de ses enfants. Son sang est à moitié pur alors mélangé au tien, celui de ses enfants aurait un taux de pureté de soixante-quinze pour cent, le plus haut qu'il puisse espérer produire s'il parvient à s'accoupler avec toi…

La nausée montait dans la gorge de Pansy. Même dans ses cauchemars les plus terribles, elle n'aurait jamais pu imaginer pareil destin, la mort semblait une solution bien plus attrayante que les attentions du lord noir envers elle…

_Aurions-nous dû garder cette information pour nous ? demanda après quelques secondes de silence le vieux mage, inquiet face au mutisme de Pansy.

Quoi de plus normal, sa peau déjà pâle était devenue livide, ses yeux bleus reflétaient une peur sans nom et tout son corps semblaient pris de léger tremblements. Severus esquissa un geste souhaitant poser sa main sur l'épaule de la jeune fille afin de tenter de la rassurer mais il n'en n'eut pas le temps. En effet, la jeune fille s'était brusquement relevée et se dirigeait maladroitement vers la sortie tout en bégayant.

_ Je… Je crois qu'il est temps que…. Que je rentre… Je crois qu'il faut que je… je …

Elle n'arrivait manifestement pas à aligner deux phrases à la suite. Totalement déboussolée, elle n'avait jamais ressentie pareille peur pour sa personne.

_ Pansy, ce n'est pas ton destin ! Il n'appartient qu'à toi d'en décider ! Sache juste qu'il te porte un intérêt tout particulier et que tu dois faire très attention à toi… reprit Rogue, tout en rejoignant son ancienne élève qui avait à présent la main sur la poignée.

Après les paroles du Maître des potions, Pansy le regarda dans les yeux et hocha brièvement la tête. Pinçant ses fines lèvres, elle actionna la porte et appela Dobby afin de rentrer chez elle sans passer par la case Salle sur Demande ou encore Tête de Sanglier. L'elfe était ébranlé par l'attitude de la jeune femme mais lui obéit sans poser de question.

_ Vous croyez sincèrement qu'on a eu raison de lui dire ? interrogea le directeur à son prédécesseur, sans quitter la porte des yeux.

_ Elle est forte… Et puis de toute façon, nous devions la prévenir… Parce que sans ça, elle l'aurait appris de la bouche de Tom lui-même… Je ne pense vraiment pas qu'elle aurait préféré… Au moins maintenant, elle sait… Nous avons agis comme nous le devions Severus…

Albus avait raison… Severus le savait… Il espérait juste que la brune ne commettrait pas l'irréparable pour échapper à ce cruel destin… Ou bien justement, se mettrait-elle deux fois plus en danger en cherchant la mort, puisque de toute façon le jeune homme qu'elle aimait était condamné à mourir ?

De retour au Manoir, lorsque Pansy toucha le carrelage du grand salon, ses pieds se dérobèrent sous elle. Ecroulée sur le sol froid de la salle, elle était secouée de tremblements incontrôlables alors que de ses yeux perlaient des larmes qui ne semblaient pas pouvoir s'empêcher de couler sur ses pâles joues.

_ Miss Pansy ? Que vous arrive-t-il ? Dobby n'aime pas ça… Dobby n'aime pas ça du tout ! couinait l'elfe en se penchant sur la sorcière sans oser la toucher ni savoir quoi faire.

_ Dobby ? Qu'est-ce que se passe ?

Dobby releva la tête pour voir Tonks, enceinte jusqu'aux deux oreilles, venir du hall d'entrée, Remus juste derrière elle.

_ Ah Miss Tonks ! Je ne sais pas ce qu'il se passe ! Nous venons de revenir de Poudlard, Miss Pansy est allée déposer la copie de la baguette dans la tombe du professeur Dumbledore et… Et ensuite, Miss a transplané avec Dobby mais Miss était toute pâle et en arrivant ici, Miss Pansy s'est effondrée et le pauvre Dobby ne sait pas quoi faire… pleurait presque l'elfe en se tenant la tête.

_ Calme-toi Dobby… Elle doit être juste fatiguée… Faut dire qu'elle ne s'arrête jamais…

En s'asseyant à côté d'elle, Remus comprit aussitôt son erreur… Non, même la fatigue ne pouvait pas causer ça… Si ça avait été la fatigue, Pansy aurait craqué des mois plus tôt… Là, elle pleurait, les yeux grands ouverts, tremblait de tout son petit corps frêle et respirait à peine… Non, il y avait plus que de la fatigue, c'était de la panique… Une terreur sans nom qui avait terrassé le veilleur de nuit qui paraissait pourtant insubmersible… Remus regarda alors sa femme qui était tout aussi pétrifiée par l'état de leur amie.

_ Dobby, retourne à la Tête de Sanglier et restes-y… Où est Misty ?

_ Misty est justement à la Tête de Sanglier, c'est Misty qui a emmené Miss Pansy à la Tête de Sanglier et ensuite Dobby l'a transporté à Poudlard… répondit le petit elfe terrorisé.

_ Entendu, reste là-bas avec Misty pour l'instant ! Il ne faut surtout pas que Misty voit Pansy dans cet état ! Kreattur est là pour nous aider et viendra vous chercher quand nous aurons réussi à rétablir la situation…

_ Bien Miss Tonks… Dobby y va de ce pas…

Alors Dobby s'évanouit dans un pop laissant Remus et Tonks prendre soin de Pansy tandis que les premières lueurs du jour perçaient à l'horizon.

Ils avaient mis un temps fou à la calmer ! Et encore, au début, elle ne voulait même pas qu'on la touche, sursautant brusquement et violemment à chaque fois qu'ils l'effleuraient. Mais, finalement, Remus réussit à la prendre dans ses bras et à l'emmener dans sa chambre. Tonks essayait tant bien que mal de l'aider mais avec son ventre de sept mois, elle ne pouvait pas faire grand-chose. Alors, Lupin appela Kreattur à la rescousse. Le vieil elfe savait où se trouvait toutes les potions et remèdes susceptibles de la calmer mais là encore le dosage devait être juste… Puis, les Weasley se réveillèrent à leur tour et Maugrey vint rendre une visite au Manoir après son tour de garde et les trouva totalement impuissants face à la pauvre Pansy. Heureusement, ses connaissances en potions lui permirent de tranquilliser la jeune fille qui finit par s'endormir le regard perdu dans le vide, ses yeux tellement rouges qu'ils avaient doublés de volume…

Aucun d'eux ne savait ce qui avait bien pu provoquer une telle crise chez Pansy… La réponse se trouvait forcément à Poudlard mais même Dobby ne savait pas la raison de cet accès de panique. Enfin, c'était ce qu'il disait… Car, comme promis, Remus avait envoyé Kreattur les rassurer sur l'état de Pansy. Alors, rassuré, Dobby décida d'aller directement à la source, sans prévenir personne, et alla rendre visite au directeur… Là, Rogue et Dumbledore apprirent l'état de leur jeune protégée et Dobby les rassura vite. Néanmoins, ils apprirent la raison de l'angoisse extrême de Pansy à Dobby et celui-ci en fut estomaqué. Il ne s'attendait pas à ça… Il jura donc de garder ça pour lui et retourna auprès d'Abelforth alors que Misty reprenait place chez sa maîtresse.

Après ça, Tonks força Pansy à un mois de convalescence. Cette attitude ennuyait profondément Pansy mais le besoin maternel de Tonks trouvait grâce aux yeux de la brune qui obéit docilement à la métamorphomage. De plus, les frères Weasley étaient tous au petit soin avec elle, ainsi que Fleur, sans oublié Molly qui lui envoyait un petit paquet presque tous les jours… Si ça continuait, elle allait vraiment devenir folle ! Heureusement, à l'approche de la fin du mois de Mars, Tonks pouvait difficilement se déplacer avec son gros ventre, ce qui laissait le champ libre à Pansy pour retourner faire des tours de garde et répondre à l'alarma à problèmes. Bien sûr, elle n'avait parlé à personne de la réelle raison qui l'avait anéanti et avait juste invoqué la fatigue, qui avait beaucoup joué finalement…

Enfin, le mois d'Avril arriva et l'alarme à problèmes était de plus en plus sollicitée. En effet, non loin du Terrier, la demeure insolite de Xenophilius Lovegood a été attaquée par des mangemorts. Apparemment, le mot tabou avait été prononcé à l'intérieur de ses murs. Pansy, Maugrey, et les Weasley accoururent pour l'aider et réussirent à sauver le directeur du Chicaneur. Celui-ci leur expliqua alors son forfait avec honte. Pansy demanda alors qu'on l'amène à la chaumière préférant ne pas l'inviter au Manoir après qu'il ait tenté de livrer Harry à Voldemort… Néanmoins, elle ne le blâmait pas, après tout, la personne qu'il aimait le plus au monde était retenue prisonnière… Donc Pansy passa quelques heures à la chaumière avec les autres et ils rentrèrent au Manoir laissant Lovegood avec Molly et Arthur. Seulement, une autre nouvelle les attendait au Manoir.

En effet, Dobby était déjà là et les attendait, il semblait totalement paniqué.

_ Miss Pansy ! C'est Monsieur Harry Potter, Miss ! Ils ont été capturés ! Ils sont au Manoir Malefoy, Miss! Hurlait-il en se précipitant sur Pansy et agrippant sa cape.

_ Comment sais-tu ça Dobby ? demanda alors Rémus, ahuris.

_ C'est Monsieur Abelforth ! Il a vu Harry Potter dans le miroir et Harry Potter l'a appelé au secours !

Bien sûr, le miroir de Sirius ! La situation était critique, il fallait faire quelque chose. Pansy pensa alors à la dernière solution qui leur restait… Elle ne pensait devoir s'en servir qu'en dernier ressort et c'était maintenant ou jamais. Etant l'ancien elfe des Malefoy, Dobby pouvait facilement y pénétrer mais Pansy, elle, avait son propre moyen d'accès vers le Manoir de son meilleur ami… Elle allait se servir d'un vieux souvenir d'enfance… C'était maintenant ou jamais, elle n'avait plus le choix. La vie du trio en dépendait…

NDA : voilà ! bon eh bien j'espère avoir répondu à vos questions ;) le prochain chapitre se nomme :"Sauvetage" ^^ Bon rien de plus à dire sur le sujet ^^ à vos reviews ! :)