Disclaimer : Harry Potter est à J.K Rowling. L' intrigue de cette histoire (ou son absence totale) me revient.
UN grand merci aux revieweuses du chapitre 10: mahiro, Maelys, 'Clochet' & Ninianne!
(Hannah)
Aïe !
Quelque chose me mord, et me tire les cheveux.
J'ouvre des yeux encore ensommeillés et me retrouve nez à nez avec…UN CORBEAU !
Qui plus est, un corbeau à l'air revêche.
Il fait encore nuit, mes réflexes sont en bouillie et je fais la première chose qui me passe par la tête : je crie.
Le corbeau se raidit, et Sue ouvre ma porte, essoufflée d'avoir couru. Quoique sa chambre ne soit séparée de la mienne que par la cloison.
« Que se passe-t-il ? Pourquoi as-tu crié comme ça ? ».
Je m'abstiens de lui faire remarquer que sans baguette, elle ne peut guère se rendre utile en supposant qu'un Mangemort surentraîné m'ait attaquée dans mon sommeil pour me kidnapper. Enfin, comme ce n'est pas le cas, mettons que je suis sensible à son inquiétude. « C'est l'intention qui compte », n'est-ce-pas ?
Contrite, je lui réponds :
« Désolée de t'avoir réveillée. Ce volatile m'a tirée de mon sommeil. »
Sue s'assied sans façon sur mon lit et murmure « Lumos » alors que j'arrache me morceau de parchemin que le corbeau m'a apporté.
J'aurais dû m'en douter…Il est signé Rogue (je comprends mieux le corbeau et la cruauté du réveil à cinq heures du matin- il s'agit du résultat des analyses, comme vous l'aurez deviné, pas d'un billet doux !) et m'annonce que les analyses effectuées par ses soins ont révélé la présence de graines d'ellébore de Nouvelle-Zélande. Il précise que ces graines en particulier ne se trouvent pas facilement dans les échoppes du Chemin de Traverse.
« Des graines d'ellébore » répète Sue en fronçant les sourcils.
Je n'ai pas remarqué qu'elle a lu par-dessus mes épaules. Mais j'y songe : Sue est une experte en potions, peut-être me précisera-t-elle les propriétés de ces graines d'ellébore, si je lui demande gentiment.
Inutile : elle commence à étaler sa science.
«Quel drôle d'ingrédient ! Je sais de quoi il s'agit, bien sûr, mais Rogue a raison : c'est quasiment introuvable.
-Parce que c'est dangereux ?
-¨Même pas ! Parce que c'est rare. Seuls trois ou quatre champs de graines d'ellébore ont été dénombrés en Nouvelle-Zélande : les récoltes ne sont pas régulières, il y a un tas de facteurs qui entrent en jeu, comme le climat, la chance aussi…
-Concrètement, en quoi est-ce nocif ?
-C'est utile pour fluidifier les potions, mais si tu en mets trop, les risques d'urticaire, de démangeaisons et de SPA sont élevés. Evidemment, concernant les SPA, leur manifestation dépend de la combinaison d'ingrédients effectuées. Par exemple, tu auras des SPA différents si tu as mixé des graines d'ellébore de Nouvelle-Zélande avec de la Tchumpfus pilée ou des écailles de dragon.
-SPA ? Tchumpfus pilée ?
-Symptômes Post Allergiques. Tchumpfus est l'appellation officielle de la poudre à éternuer version sorcière.
-Quelle différence avec la version moldue ?
-Je te montrerai ça au prochain dîner de tante Margaret. Elle tentera elle aussi de me caser mais je t'amènerai avec moi et tu me verras l'utiliser sur le convive à ma droite, c'est là qu'elle place ses protégés d'habitude. »
Je n'insiste pas, mais quelque chose me rend perplexe… Une exclamation de Sue me sort de mes pensées :
« Nous devrions essayer d'infiltrer le marché noir pour trouver de l'ellébore en graines…Le problème étant qu'autrefois il suffisait d'emprunter l'Allée des Embrumes mais dorénavant le marché est plus fragmenté…Comment faire ? A moins que… »
(Susan)
Je m'interromps brutalement car le regard d'Hannah ne prédit rien de bon. Oups ! Disons que je n'aie guère envie qu'elle apprenne qu'Ella me prête assistance lorsque j'ai besoin de certains ingrédients rares pour mes expérimentations en Potions, sachant qu'elle-même fait régulièrement un tour au marché noir afin de bénéficier d'un trafic important d'artifacts magiques issus des pillages de trésors mangemorts ou tout simplement dérobés dans les boutiques mal famées de l'Allée des Embrumes.
Or, Hannah étant Auror et de manière générale, très sensible au respect de la loi (ce qui est tout à son honneur) sauf dans le cadre du BAM (en tant que membre de cette organisation non officielle, je ne peux que répéter que c'est tout à son honneur), il est plus prudent de ne pas l'inquiéter inutilement. (je me rends compte que nous avons dit la même chose en parlant d'Ella et de sa propension à s'alarmer en cas de magie illicite faiblement détectée et qu'à chaque fois, je suis dans le secret ! Problèmes : 1° vais-je réussir à tous les garder ? 2° est-ce qu'Ella et Hannah me cachent également certaines choses ? 3° est-ce une ambiance propice à ce que la confiance règne au sein du BAM ?).
Hannah se tourne lentement vers moi. Je reconnais cette pose : c'est celle du mode « investigatrice ».
Au secours ! Je me lève rapidement (d'un bond) ; zut, je n'ai pas ma baguette et Hannah se lève également ; je dévale les escaliers et cours jusqu'au salon, Hannah sur mes traces ; re-zut, ma mère a installé des barrières anti-transplanage depuis que j'ai déserté la place lors de la fête organisée pour mes dix-sept ans, plantant là un invité (pas par moi !) de mon âge et lointain descendant du Professeur Binns (aussi ennuyeux et « transparent », bref falot, ça ne pouvait être qu'un descendant en ligne directe, genre arrière-arrière-arrière-arrrière-petit-fils).
Je me saisis d'une pleine poignée de poudre de cheminette, lance à Hannah : « j'ai une course à faire » (elle me croit, c'est certain) et disparaît à temps.
Je tiens à préciser que j'effectuais cette action avec grâce et dignité (malgré mon pyjama).
Ma sortie ressemblait à une fuite, mais n'en était pas une.
(Hannah)
Sue ne sait pas mentir. Sa sortie ressemblait furieusement à une fuite, et c'en était une.
Je tirerai ça au clair plus tard. Il faut que Sue et Ella comprennent que la loi, c'est la loi, et que si elles se font prendre, Azkaban les attend de pied ferme, et non, Sue, tu ne pourras pas emporter ton nécessaire à potions en prison !
Mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur ces questions car un hibou à la mine renfrognée (pourquoi ? d'accord, il n'est pas six heures du matin, mais les hiboux ne sont pas des animaux diurnes, que je sache !) m'apporte une lettre de…
MALFOY ET ZABINI ME DEMANDENT DE LES REJOINDRE AU PLUS VITE DEVANT LES TROIS BALAIS POUR « DISCUTER DU PROGRAMME DE LA SEMAINE PROCHAINE ! ».
Esclavagistes ! Un dimanche matin ! Un dimanche tout court ! Là je regrette l'absence de culture syndicale dans le monde sorcier. Pourtant je n'ai pas l'habitude de contester, mais il y a de l'abus, non ?
Bon…je suis réveillée, je ne peux plus dormir et Sue m'a abandonnée, quant à Ella, elle a écrit hier pour nous donner rendez-vous demain soir. Tiens, s'il me reste assez d'énergie ce soir, je préparerai mon interrogatoire pour la confronter à Sue et en avoir le cœur net au sujet de leurs liens occultes avec le marché parallèle des artifacts magiques. L'une d'entre elles craquera bien…Houla, ce plan machiavélique ne me ressemble pas. Preuve que me convoquer un dimanche matin n'est vraiment pas une bonne idée.
Arrgh ! Je vais y aller, mais fisc ou pas fisc, Draco Malfoy va payer pour cette idée sadique qui n'a pu sortir que des profondeurs vacantes de sa cervelle tourmentée !
(narrateur omniscient)
Contrairement à ce qu'Hannah Abbot croyait dur comme fer, cette idée proprement atterrante était l'œuvre de Blaise Zabini. En l'entendant, Draco Malfoy avait tenté de lui envoyer à la tête son lourd réveille-matin en plomb forgé par les Goblins de l'époque primitive (il clamait avoir pu le sauver lors de la saisie du Manoir, mais Blaise soupçonnait que même les inspecteurs du fisc n'en avaient pas voulu, la pièce étant certes primitive mais cette particularité ne rachetait pas sa monstruosité sur le plan esthétique), heureusementpour les admiratrices de Zabini, Malfoy avait manqué sa cible et la Chose était allée s'écraser sur la fresque peinte sur les murs qui désormais porterait une marque durable de l'ire malfoyenne (Blaise doutait que ses sortilèges d'Illusion puissent entièrement cacher le trou béant qui, seul point positif de l'affaire, remplaçait désormais la tête de l'elfe aux yeux désespérés et globuleux qui l'emplissaient d'un effroyable malaise chaque fois qu'il croisait le « héros » de ce Portrait de la race elfique asservie par les Sangs Purs de la Haute Montagne, par Nero Tiberius Calig. Ula, peintre que Blaise tenait pour un cinglé de première classe de l'ordre de Merlin, mais ce qui le titillait davantage était le fait que son meilleur ami, à savoir Draco Malfoy, puisse avoir envie de dormir dans une pièce pareille sans jamais faire de cauchemars.)
Cependant, Malfoy s'était calmé, se rappelant l'urgence de la situation. Commencer l'enquête officieuse au plus tôt était une priorité. Comme l'avait dit Zabini, le plus tôt serait le mieux.
Il s'était donc habillé sans trop rechigner (enfin, pas plus que d'habitude) et avait transplané avec son « ami » devant les Trois Balais.
Deux minutes plus tard, une Hannah Abbott habillée de pied en cap mais furieuse avait transplané à son tour et tel un oiseau de proie, avait fondu sur Draco Malfoy.
« Toi ! » s'était-elle exclamée.
A cet instant précis, Draco Malfoy, encore somnolent, réalisa une chose inédite : à quel point il était difficile de répondre de façon cohérente et méprisante alors qu'on était apostrophé de cette manière.
Et pendant qu'Hannah Abbott débitait d'une traite ses griefs, ne lui laissant ni le temps ni la force de protester, il comprit que ce dimanche allait être trèès long.
(Susan)
Coucou c'est encore moi! Vous m'aviez laissée empruntant une cheminée pour échapper à Hannah. Ce que je n'avais pas prévu dans ma hâte, c'était que la cheminée de notre salon était reliée à celle de tante Margaret, que j'ai interrompu dans la dégustation de ses tartines beurrées. A six heures du matin, direz-vous ? Tante Margaret a une santé de fer. Le reste de sa famille, en revanche, descendra piteusement les escaliers un peu avant midi. Tante Margaret, le premier mouvement de surprise passée, m'accueille à bras ouverts et m'invite à passer le restant de la journée chez elle.
« Nous pourrons nous mettre à jour sur tes nouveaux petits secrets, et je suis persuadée que tu seras ravie de te confier à Lucinda ! ».
Oïe. Lucinda « Lucifer » est ma cousine, âgée d'un an de plus que moi, mais je ne me suis jamais sentie proche d'elle…et c'est réciproque. C'est une peste qui fait fi des liens familiaux lorsque je suis en cause bien entendu. Mais ayant fait irruption à l'improviste chez tante Margaret, connaissant la forte femme qu'elle est et vu mon accoutrement (pyjama vert pomme imprimé de crapauds d'un vert plus soutenu qui sautillent et se transforment en têtards au fur et à mesure que progresse la lumière du jour), je sens que je ne suis pas en position de négocier.
(Ella)
En ce début d'après-midi, je fais visiter l'appartement à Pucey et Wood. J'ai encore un peu mal au dos à cause de ma maladresse dans le cadre d'une certaine activité qui occupe mes samedis soirs sans que mes amis soient au courant (Sue et Hannah se moqueraient de moi, quant à Zacharias, n'en parlons pas). Et non, cette activité n'a rien de magique mais sa difficulté n'en est pas diminuée pour autant. Mais poursuivons notre visite guidée.
J'aborde la question de l'une des deux pièces communes : le salon.
Wood s'enthousiasme d'une manière inquiétante :
« Nous pourrons le personnaliser ? ».
Pucey fronce les sourcils. Peut-être visualise-t-il les mêmes scénarii catastrophes qui s'enchaînent dans mon esprit sur le qui-vive (vous l'aurez remarqué, j'ai fait mien l'adage "Vigilance constante". Je ne me rappelle plus quel sage en est l'auteur, mais je suis certaine qu'il s'agit d'un modèle d'équilibre et de bon sens).
J'imagine mon salon, sublime dans ses lignes épurées et sa délicate sobriété, soudainement recouvert de tentures et draperies rouge et or éclatantes façon salle commune des Gryffondors, l'ensemble agrémenté d'un feu de cheminée crépitant joyeusement en toute saison.
Quoique cette dernière option ne me dérange pas trop. Si la flambée ne nous asphyxie pas, elle garantira le statut infranchissable de notre cheminée…et les importuns seront grillés à juste titre !
Va pour le feu de cheminée alors, mais je suis inflexible sur mes murs. Ils resteront tels qu'ils sont !
Et je formule tout cela avec subtilité :
«Je préfère que le salon conserve sa neutralité, donc n'accrochez rien au mur qui pourrait surcharger l'ensemble. En revanche, vous êtes libres de décorer la cuisine à votre goût. »
Toujours présenter mes suggestions comme d'énormes concessions faites à leur profit. Et ça fonctionne ! Le visage de Wood s'illumine comme si la Coupe du Monde de Quidditch avait été avancée de plusieurs mois et Pucey arbore une expression satisfaite, mon statu quo doit l'avoir convaincu. Il faut dire que la cuisine est très grande, autant que le salon. Il y aura de quoi fournir un exutoire digne de ce nom à leurs…fantaisies créatrices que je refuse de brimer ! Je les laisse parcourir la cuisine. Pucey en particulier jette un coup d'œil appréciateur au vaste frigidaire façon sorcière : il prend peu de place, mais peut contenir suffisamment de bouteilles de jus de citrouille pour treize mois ; des tabourets surélevés et une table à leur hauteur pour jouer aux piliers de bars endurcis, et chacun d'entre nous aura son placard. Tout a été pensé pour que nous ne nous télescopions pas.
Après la signature du contrat et l'acceptation des règles élémentaires fixées : cheminée déconnectée, si nos amis veulent nous voir, il sonneront à la porte après être passés par le point d'apparition à 500 mètres (j'aurais pu dire à mes amis de n'utiliser la cheminée qu'en cas d'extrême urgence, mais leur entente du mot urgence diffère de la mienne, et malgré l'affection que j'aie pour Sue et Hannah, il est hors de question qu'elles fassent irruption dans mon salon quand ça leur chante), libre-circulation autorisée dans le salon et la cuisine, lancer un Insonorus quand on se lève tôt ou se couche tard, ne pas organiser de fêtes sans en avertir les autres auparavant, limiter le nombre d'amis invités, etc…., une fois les formalités accomplies, l'emménagement de mes colocataires a débuté sous ma supervision bienveillante.
Assise sur un pouf, je surveille la connexion (exceptionnelle) de la cheminée. Je réprime une grimace à la vue d'Oliver Wood couvert de cendres qui émerge de notre cheminée (pas souvent ramonée) titubant sous le poids de un, deux, trois, quatre, cinq( !) étuis à balais.
« Wood, vous n'êtes pas sans ignorer l'existence du sortilège Locomortis ? ».
Sa voix étouffée me parvient :
« Il suffit d'une seconde d'inattention pour rompre le sort et bam, ils s'écroulent. Je ne veux pas risquer la moindre éraflure. »
Respire, Ella ! Essaie de ravaler la réplique sarcastique qui te vient aux lèvres…peine perdue :
« Vos balais sont déjà protégés par des étuis. Que voulez-vous de plus pour assurer leur intégrité physique ? Dois-je vous prêter un de mes coffres capitonnés ? ».
Sans rire, il réplique en se dirigeant vers sa chambre :
« C'est inutile, les étuis le sont déjà ! Mais merci tout de même ! ».
Pucey le suit, faisant léviter ses malles (un peu de bon sens, enfin) et me dit :
« J'ai remarqué ce splendide écran magi-digital dans le salon. Puis-je y ajouter ceci ? ».
Et d'un coup de baguette, il ouvre une malle qui révèle des enceintes dont j'ai entendu parler dans le dernier numéro de Techwizard. Comment a-t-il fait pour les obtenir ? Ces petites merveilles ne sont pas censées être commercialisées avant trois mois.
Il se méprend sur mon silence :
« La qualité de son est exceptionnelle, et tout le monde en aura l'usage. Il va de soi que nous insonoriserons le salon pour ne déranger personne.
-Nul besoin de me faire l'article, Pucey. C'est un produit Mixtechperfect ? ».
Mixtechperfect est une compagnie dirigée par un sorcier fasciné par la technologie moldue, dont il s'est largement inspiré pour ses inventions. D'où le nom de sa firme : Mix tech pour technologies mixées, moldues et sorcières et de l'humour avec le jeu de mot mixtech qui sonne un peu comme mistake (erreur), en gros « erreur parfaite ». Et comme c'est le cas de ce genre de compagnies sorcières capitalistes et novatrices, nul ne sait qui la dirige…
Voilà pour l'aparté économique. Pucey paraît surpris :
« La plupart des sorcières que je connais ne s'intéressent pas aux nouvelle technologies. »
Encore un commentaire machiste ! Je réplique :
« La plupart des sorciers que je connais ne disposent pas des prototypes ultra-secrets des dernières trouvailles de Mixtechperfect trois mois en avance. Mais je suis ravie d'accepter votre offre. Posez-les dans ce coin. »
Et l'emménagement se poursuit sans autres anicroches…pour le moment.
(Susan)
Interminable petit-déjeuner passé à m'empiffrer de tartines afin d'opposer à ma tante l'excuse « on ne parle pas la bouche pleine » pour éviter de répondre aux questions dont elle me mitraille.
« Il ne se passe rien dans ta vie ! » finit-elle par s'exclamer.
Excédée, je réponds :
« Absolument rien !
-Ma pauvre petite ! Nous allons arranger ça ! » tente de me consoler tante Margaret.
Comment ? Qu'ai-je-dit ? Tante Margaret partage avec Maman la même fibre entremetteuse. Si elle décide aussi de s'occuper de mon cas, je suis cuite.
Je jette un coup d'œil discret à la pendule. 11h55. Je peux prétexter qu'on m'attend pour déjeuner, que je demande à tante Margaret de transmettre mon bonjour à son mari et à…
«Susan ! Quelle agréable surprise de te voir ici ! ».
Ma cousine Lucinda, en peignoir rose à fleurs stylisées, ses cheveux blonds parfaitement coiffés, se tient devant moi. Elle s'attarde à détailler mon pyjama, un sourcil relevé, mais il en faut plus pour m'intimider (ce n'est pas seulement mon pyjama, mais toute ma garde-robe qu'Ella critique).
« Tu resteras bien avec nous ? Je meurs d'envie de savoir ce qui se passe chez toi en ce moment. As-tu trouvé un travail qui te plaît ? Je te demande ça car j'ai rencontré Terry Boot chez des amis communs, et il m'a dit qu'il avait obtenu le poste que tu convoitais. J'ai été navrée pour toi, mais le talent, on l'a ou on ne l'a pas… »
Je vais passer un long dimanche…
Note de l'auteur:
-désolée ça avance lentement mais vous avez quelques pistes! la deuxième partie de ce chapitre devrait arriver bientôt!
-questions, suggestions, critiques? Je ne m'en lasse pas...
