Blabla : Hihi, j'aime bien vos réaction qui sont toutes du genre 'Jasper c'est un connard qui mérite pas Alice !' et vous avez bien raison :D ou pas :p
Donc après mon petit élan de sadisme sur cette fin de chapitre choisie diaboliquement, voici la suite. (Chapitre un peu plus court que d'hab')
(j'ai pas eu le temps de répondre aux reviews du chap' 10, mais je le ferai, promis :D)
J'ai failli y croire
Je me redressai d'un coup.
- Oh !
Tout était noir autour de moi. La lumière de la lune filtrait à travers la fenêtre dont les rideaux n'étaient pas tirés, et je m'habituai peu à peu à l'obscurité. J'étais dans mon lit, et Jasper dormait à côté de moi. Comment pouvais-je dormir là après l'incident de cet après-midi ?
Je ne me souvenais plus très bien de ce qu'il s'était passé après... Comme si je venais de me réveiller en plein mauvais rêve. J'avais mal à la tête. Mais qu'avait-il bien pu se passer après que j'ai quitté la maison furieusement ?
Je remarquai que j'étais uniquement vêtue de la chemise de mon époux, qui embaumait toujours de la même senteur.
Cela me fis frissonner parce que je portais la même la nuit où tout a basculé, la nuit où on m'a emmenée loin de chez moi.
Je voulus me relever, pour aller me rafraichir et le corps et l'esprit, mais la douleur qui se concentra dans ma cheville à ce moment là me fit rennoncer.
- Aie !
Jasper se réveilla en sursaut.
- Hein ? Qu'est-ce que c'est ? Une invasion ? 'faut protéger les olives d'Joséphine !
J'écarquillai les yeux, et malgré la douleur et la situation, j'eus du mal à me retenir d'exploser de rire.
Il avait l'air parfaitement crétin et piqua un fard lorsqu'il s'en rendit compte.
- E-e-excusez-moi, haha ! Je n-n'a-n'arrive p-pas à me retenir !
- C'est ça, moquez-vous... Pourquoi avez-vous crié ?
- Ma cheville, expliquai-je. J'ai oublié de la plonger dans de l'eau glacée.
... Mais j'avais déjà vécu cette scène !
- Avez-vous faim ?
J'ouvris grand les yeux et me jetai à son cou pour sangloter contre son épaule.
- Ne les laissez pas m'emmener !
- Qui ? Mais qu'est-ce qu'il vous prend ? De quoi parlez-vous ?
- Je vous en supplie, ne les laissez pas me prendre avec eux !
Il soupira sans comprendre mais promis. Il se rallongea et je me collai à lui, toujours mes bras désespérément accrochés autour de son cou et la tête contre son épaule.
Il se figea, je m'en fichais : j'avais besoin de lui.
- Qu'est-ce qu'il ne va pas ?
- J-'ai cette sensation de... déjà vu.
Je me blottis encore un peu plus (si, si) contre lui, terrifiée, lorsque j'entendis une voiture passer dans la rue.
- Voulez-vous manger ?
- NON !
- Euh... bien. Calmez-vous !
Je soufflai.
- Excusez-moi.
- Voulez-vous me raconter votre rêve? Car c'est de là que viens le problème, me trompé-je ?
Et d'un coup, je réalisai. Un rêve ! Mais bien sûr !
J'étais stupide. Jasper ne marchait qu'au respect. Jamais il n'aurait couché avec l'autre... saleté. Je regrettais d'avoir pu ne serait-ce que l'envisager. Jasper était vraiment un type bien. Un peu méprisant mais bien.
Il passa un bras dans mon dos et je me repositionnai de manière à ce que le sang circule à nouveau dans mon bras droit.
J'avais besoin de sentir sa présence, la chaleur de sa peau et son odeur envoutante, pour me rassurer.
Comment aurais-je fait sans lui, avant ? Etrangement, cette idée, sans lui, me paraissait totalement inconcevable. Je m'étais parfaitement faite à l'idée d'être mariée au Capitaine Whitlock. (1)
Il était là et avait juré de me protéger.
J'entendis des pas au dehors et je me figeai. Je déglutis avec difficulté et inspirai profondément.
- Eh bien... Tout à commencé exactement comme depuis que je vous ai réveillé. Sauf que nous sommes descendus pour que je mange. Là, deux hommes sont venus pour m'emmener dans un asile. Et vous m'avez abandonnée ! L'accusai-je
Je resserrai mon étreinte. Un peu plus et je l'étouffais.
- Et j'y ai vécu un véritable Enfer. Le plus terrible à été la compression d'ovaires je crois... Je ne pouvais plus avoir d'enfants, jamais. Et j'ai toujours voulu avoir des enfants. Les traiements dans ce genre de maisons sont attroces. Inhumain. Enfin, cinq semaines après être entrée là-bas, on m'a enfin libérée. Et quand je suis rentrée, vous vous êtes montré très injuste. Nous ne nous adressions plus la parole, et je crois que nous nous détestions tout bonnement. Puis un jour, je suis rentrée ici plus tôt que prévu et vous étiez dans les bras d'une femme, dans une position sans équivoque. Vous savez, Maria Newton ! (2)
Je respirai un grand coup car je manquais d'air : je n'avais presque pas respiré depuis le début de ma tirade.
Jasper n'avait pas bronché, m'écoutant attentivement et scrutant mon regard de manière étrange. Il se redressa et je le lâchai, puis il se tourna vers moi et me pris une main.
- Jamais je ne vous abandonnerais, vous m'entendez ? C'est contraire à mes principes. Je n'abandonne pas même les gens que je déteste. Jamais.
Je me reculai. Il me détestait? Il venait de le dire, il me détestait. (3)
Moi aussi je le détestais après tout. Alors pourquoi mon ventre se tordit, mon coeur et serra et les larmes me montèrent aux yeux ?
- Vous... Vous croyez qu'on peut mettre fin à un mariage ? Demandai-je d'une voix brisée.
Décidément, il avait un drôle d'effet sur moi.
- Pourquoi me demandez-vous ça ? Me demanda-t-il d'un air tant ahuri qu'adorable.
Mais à quoi tu penses ?
- Parce que vous me haïssez et que vous avez honte de moi, tout simplement. Vous ne serez jamais heureux avec moi, et vous méritez d'être heureux, Jasper ! Vous êtes un homme bon. Ce serait plus simple pour tout le monde.
- Je ne vous hais pas, Alice, voyons.
- Mais vous avez dit que-
- Peut importe ce que j'ai pu dire. Je ne vous hais pas.
- C'est vrai ?
Je me surpris à afficher un grand sourire satisfait et la boule dans mon estomac disparu aussi tôt.
- Bien sûr ! Vous... Vous me détestez ?
Je rougis et fus heureuse qu'il ne puisse le voir dans le noir.
- Euh, n-non, dis-je d'une voix mal assurée.
- Vous mentez.
Quelque chose dans sa voix était différent.
- Je...
Il haussa les épaules.
- Ce n'est pas grave. Mais si vous voulez bien m'excuser, je suis fatigué.
Il se retourna et se coucha, dos à moi. Je restai sans bouger. Le détestais-je vraiment ?
Oui ! Non !
Je réfléchis pendant une longue minute puis me rallongeai sur le flanc et posai un main sur son omoplate :
- Non Jasper, je ne vous déteste pas. Ou plus... En fait...je commence à vraiment apprécier votre compagnie...
Un peu trop même.
-... même si je n'en ai pas encore vraiment profité.
Pas de réponse. A la place, une respiration forte, calme et régulière. Il dormait. Je soupirai et me retournai, prête à m'endormir à mon tour.
- Content de le savoir.
- Aaaaaah ! E-e-excu-cu excu-cusez moi ! Oh, j'ai eu la trouille de ma vie !
- Alors c'est à moi de me faire excuser.
- Cette discussion ne rime plus à rien. Bonne nuit.
- Oui, enfin, ce qu'il en reste... soupira-t-il. Bonne nuit à vous aussi.
Le lendemain matin, je me réveillai seule. Le Soleil brillait déjà haut dan le ciel. Quelle heure était-il ?
Je me levai et descendit, encore comateuse.
Je me frottai les yeux avec ma manche et vit Jasper, qui se tourna pour m'accueillir.
- Bonjour. Vous avez bien dormi ?
- Comme un bébé, et vous ?
Il grimaça.
- Pas vraiment.
- Pourquoi ?
- Eh bien... Vous vous êtes collée à moi toute la nuit. Enfin, le reste. J'ai cru que vous alliez m'étouffer plusieurs fois. Et... Vous avez les pieds très froids.
Je rougis comme j'avais rarement rougi et bafouillai des excuses.
- Bah.
Il haussa les épaules.
- Bon... Je m'étais dit que vous auriez faim, mais...
Il afficha une mine soucieuse.
- Mais je vous déconseille fortement de manger ce que je vous ai préparé. Enfin, c'est comme vous voulez, mais à vos risques et périls.
- Bah... vous vous êtes donné du mal visiblement. Il serait mal poli de ne pas faire honneur à votre... cuisine. C'est gentil d'avoir pensé à moi.
Je croquai dans... je-ne-sais-trop-quoi.
- Pouaah ! Mais-mais ! Comment avez-vous réussi à faire quelque chose d'aussi mauvais avec des ingrédients normaux ? Oh ! Désolée ! Je ne voulais pas dire ça, je-
- Vous avez bien raison. Mais je vous avais prévenue.
- Je ne voudrais pas vous vexer, mais je vais préparer autre chose. De quoi avez-vous envie ?
- Ce qui vous arrange.
Je souris. Il était plutôt chouette comme mari après tout !
Pas comme celui de mon rêve.
Mon rêve...
- A quoi pensez-vous ?
- Je me disais que mon cauchemar... avait mis en scène toutes mes pires craintes.
(1) Dans l'ordre (pour vous repérer) ça donne :
2nd Lieutenant, 1er Lieutenant, Capitaine, Major, Lieutenant Colonel et Colonel (avant y'a tout un tas de trucs (Caporal, Sergent, Quarter master's Sergeant, First Sergent et Major-Sergent; mais mon Jazz il est surdoué hein)). (Je tiens à préciser que ça, c'est pour les Sudistes. Enfin, au Texas lors de l'affrontement contre le Nord. (les méchants, il vont faire du mal à Jasper ! ).
(2) Hahaha, je me fais rire toute seule tellement ce couple est improbable :')
(3) Je tiens à préciser qu'Alice se fait des films, Jasper ne dis pas la détester elle, elle est juste parano.
Prochain chapitre : Vieux couple
