Et voilà la suite de Lady Elysa ! Merci beaucoup à tous ceux qui ont lu ma fiction jusqu'ici et merci à Sun pour ses commentaires sur les deniers chapitres ! Encore une fois c'est ce qui me donne le plaisir d'avancer ! :D
J'espère que vous allez aimer ce chapitre, il est un peu plus court mais c'était la meilleure façon de couper !

! Il faut aussi que je vous dise qu'il y a un peu de sang ! C'est pas grand chose ne vous inquiétez pas... !

Je ne vous en dis pas plus ! Bonne Lecture !


Le silence qui enveloppait le petit village commerçant ne frappa pas tout de suite Elysabeth. Elle réfléchissait en regardant où elle marchait. Il fallait qu'elle trouve l'auberge où Merlin lui avait dit qu'elle pouvait passer la nuit. Elle irait d'abord prendre une chambre avant de se rendre au marché pour trouver la potion de Gaius. Elle espérait vraiment ne pas être venue pour rien parce qu'elle ne connaissait pas du tout ce village et qu'elle avait peur de s'ennuyer tout le reste de la journée.

Mais les craintes de la blondes étaient bien futiles face à ce qui l'attendait.

Regardant enfin autour d'elle, Elysabeth ne put que s'arrêter, déconcertée. Personne ne se trouvait là. Pas une âme, pas un esprit, pas un bruit. Tout était en état. Les bâtiments avaient leurs volets grands ouverts, la fontaine coulait plus loin, les stands attendaient les clients… mais personne ne vivait. Eliariannor paraissait endormi.

Elysabeth ne comprit tout d'abord pas. Elle crut se trouver dans une partie inhabitée et bien qu'elle vit la place principale vide à quelques mètres devant elle, elle espéra encore trouver quelqu'un. La blonde fit quelques pas, cherchant et attendant qu'on sorte de son sommeil pour reprendre le cours du temps. Mais rien ne se passa. Une fois au milieu de la place, entourée par tous les étalages des marchands, Elysabeth faillit vomir. La fontaine qui coulait tranquillement était rouge sang. Courageusement, la jeune femme avança et jeta un coup d'œil. Dans l'eau ensanglantée, flottait une petite poupée de tissus une épée reposait au fond accompagnée d'autres objets témoignant du passé paisible du village.

Un bruit métallique et violent se fit entendre dans un bâtiment, brisant le silence comme une flèche coupe un fil.

Elysabeth ne savait plus quoi faire. Voir cette si jolie jeune femme dans la ville fantôme était comme la présence d'un enfant sur un champ de bataille. Et Elysabeth ne doutait plus qu'elle se trouvait sur un champ de bataille. Elle ramassa une arme qui était tombée au sol. L'épée dans sa main était légèrement trop lourde pour elle mais elle se résolut à ne pas la lâcher, et elle se dirigea vers le bruit.


Cela devait faire des heures qu'Elysabeth se cachait dans l'obscurité d'une grange. Des heures à sursauter au moindre souffle de vent qui pénétrait par les fenêtres sans carreaux. La jeune femme apeurée s'était réfugiée à l'étage d'un bâtiment abandonné mais qui restait pourtant encore rempli de tous les souvenirs des anciens occupants. Pelotonnée sur elle-même entre les bottes de paille, Elysabeth attendait. Elle ne savait pas quoi. Elle n'avait rien à attendre après tout. Tout ce qu'elle pouvait faire pour essayer de survivre c'était se reposer. Car Elysabeth était fatiguée, mais elle ne pouvait se permettre de s'endormir avec l'homme qui était à ses trousses.

Lorsqu'elle avait découvert l'origine du bruit, Elysabeth avait serré plus fort l'arme dans sa main. Un homme horriblement grand travaillait à sa forge. Ses mâchoires carrées étaient contractées sous l'effort tandis que la masse tombait et tombait encore sur le métal brûlant Elysabeth regarda discrètement le reste de la pièce et ses yeux tombèrent avec horreur sur une montagne difforme. Des membres ensanglantés en sortaient de tous les côtés. Le rouge faisait mal aux yeux. Des dizaines de personnes devaient être entassées là comme de vulgaires sacs de farine.

Dans la grange, la douce jeune femme ferma les yeux douloureusement à ce souvenir. Elle n'avait jamais vu autant de morts en une seule fois et Elysa fut parcouru d'un frisson.
Presque au même moment, une voix puissante se fit entendre dans la rue :
"Je sais que tu es là ! Sors de ta cachette ma belle ! Si tu crois que je vais renoncer tu te trompes ! Tu devras bien sortir un jour où l'autre et sache que cette ville est MIENNE ! Et tous ceux qui refusent ma légitimité seront exterminés !»

L'habituellement rayonnante blonde se terra encore plus dans son refuge de paille. Elle devait rester silencieuse et vigilante. Il ne devait pas la trouver parce qu'elle savait qu'elle n'avait aucune chance de le combattre. En même temps il avait raison, elle ne pouvait rester cacher éternellement. Mais qui allait venir la chercher ?!


Le soleil était déjà haut dans le ciel quand Elysabeth se réveilla. Elle n'avait pas vraiment dormi, plutôt somnolé… Cela faisait des heures qu'elle se cachait dans cette botte de paille. Elle n'avait pas entendu l'homme depuis la veille mais elle se doutait qu'il était quelque part par là. Il avait été clair là-dessus, bien que la jeune femme ne comprenne absolument pas pourquoi, la ville était sienne.

Elysabeth ne savait plus quoi faire, elle était terrifiée de sortir de sa cachette mais en même temps elle n'avait pas vraiment le choix et si elle devait le faire c'était maintenant ou jamais. Alors en respirant profondément, la jeune femme posa l'épée en étirant la main crispée qui avait serré l'arme toute la nuit. Elle releva ses cheveux blonds comme les blés et les attacha du mieux qu'elle put avec un ruban. Cela ne servirait peut-être à rien. Elle serait peut-être morte dans quelques minutes, mais c'était mieux que rien. Elle se ressaisit de son arme et sortit de la grange.


Le silence qui pesait sur Eliariannor de tout son poids était intact. Elysabeth n'entendait nulle part l'homme forgeron. Elle crut un instant qu'elle pouvait s'en aller. Et j'aimerais pouvoir le dire aussi, cela serait tellement plus simple de le dire. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé.

Le géant basané surgit au coin du bâtiment. Il apparut d'un seul coup, presque comme si il avait toujours été là mais qu'on ne pouvait pas le voir. Il rugit de toute sa violence en levant son épée vers Elysa. Sans avoir aucune idée de ce qu'elle faisait, Elysabeth para le coup. Enfin pour être précis elle mit son épée en travers du chemin de l'autre. Parce que parer était un bien grand mot étant donné que le bras de la fragile jeune femme ne cessait de plier sous la force du mastodonte. La belle blonde avait été surprise. L'homme avait-il vraiment passé la nuit là à attendre qu'elle sorte ? Il ressemblait à une bête enragée. Mais pour un homme on dirait plutôt qu'il était fou furieux.

Elysabeth continuait de résister aussi bien qu'elle pouvait mais l'homme l'obligeait à reculer toujours et encore. Ils se trouvaient dans la rue principale maintenant et le sable crissait sous les pas terrifiés et précipités de la jeune femme. Toujours avec un espoir désespéré, Elysabeth tenta cette fois d'attaquer. Tout ce qu'elle put infliger était moins qu'une éraflure mais le fait qu'elle frôle l'homme de son épée suffit à le surprendre. Il regarda son bras à l'endroit où il avait senti le métal froid. Ses yeux sortaient presque de ses orbites et Elysabeth vit vraiment à quel point il était effrayant. Il paraissait si en colère que Elysabeth comprit qu'elle ne pouvait plus rien faire pour l'empêcher de la tuer.

Alors qu'elle s'attendait à le voir réattaquer plus férocement que jamais, une figure flou jaillit de derrière la jeune femme et se jeta dans un combat avec le monstre. Derrière ses yeux embrumés de confusion et d'épouvante, Elysabeth ne comprenait plus rien. Ou au moins jusqu'à ce que Merlin mette une main rassurante sur son épaule et l'incite à reculer.

Arthur se battait avec le géant. Arthur vainquait le géant. Arthur enfonçait sa lame dans le géant sans faillir.

Elysabeth tremblait dans les bras de Merlin. Elysabeth ne pouvait croire que le prince triomphait de cet homme qui lui paraissait si fort. Elysabeth ne tressaillit pas lorsque le sang coula. Et elle ne comprit pas pourquoi.


Et voilà la deuxième partie des aventures à Eliariannor ! Qu'en avez-vous pensé ?
J'espère que ce n'était pas trop confus malgré les flash-backs ! En tout cas dites-moi !
Encore merci de suivre ma fiction ! Je vous adooore !

-Léa.