Bonsoir à tous et à toutes! Et bien voilà, après six mois d'attente pour vous et de manque d'inspiration pour moi (Si vous saviez combien je suis désolée de n'avoir pas été en mesure de vous offrir ce chapitre plus tôt T.T) j'ai l'honneur et l'immense joie de vous présenter aujourd'hui mon chapitre 10 "Désir ardent" :D Et comme je ne suis pas sadique je ne vous retiens pas plus, filez le lire et...
Hé non! Encore une petite chose (toujours ce suspense!) je tiens à dédicacer cette oeuvre originale (et forte intéressante hohoho) à ma choupi, ma chérie, ma petite femme d'amour qui a été là pour me booster, me forcer à écrire et me donner des délais (parfois en vain) pour que j'arrive à ce résultat, à ce chapitre qu'elle a apprécié (si j'ai bien compris ^^) et qui j'espère vous plaira à tous! Je t'aime ma petite femme, merci encore pour tout! Que ferais-je sans toi. Surement pas grand chose ^^ Bref, sur ce...
BONNE LECTURE A TOUS!
Chapitre X : « Désir ardent »
« Gémissements, essoufflements, caresses… »
La froideur du verre pénétrait la fine chemise du serviteur, atteignant sa peau. Il frissonna. Il avait si chaud…Au-dessus de lui le démon s'était rapproché, le dévorant de son regard carmin, avide de son corps. En un clin d'œil il fut sur Ciel. Ses lèvres parcouraient son cou laiteux et échauffé par son plaisir passé. Mais ils n'étaient pas rassasiés.
- Sébastia-gmm…, soupira-t-il avant que les lèvres du plus âgé ne capturent les siennes, répondant d'un geste à tous ses désirs.
La fièvre montait au corps de Ciel qui se plaqua au torse de son Maître. Ses doigts s'emmêlèrent dans ses cheveux d'ébène pour rapprocher leurs visages et presser leurs lèvres l'une contre l'autre. Il le désirait tellement !
Oui, le comte menait la danse au plus grand étonnement du démon qui ne pouvait finalement que s'en réjouir. Il n'avait même pas eu à réclamer l'accès à sa bouche rougie et gonflée par le désir.
« Ah bocchan vous ne m'avez jamais habitué à autant de docilité. » Pensa-t-il, amusé par l'ardeur à la tâche de son cadet.
Leurs langues dansaient à présent dans leurs bouches, se frôlant, se caressant puis s'emmêlant finalement en un bal endiablé. Ce n'était pas encore un baiser amoureux mais un baiser de domination, comme à chaque fois qu'ils en avaient eu l'occasion. Chacun tentait de reprendre le dessus sur l'autre, allant jusqu'à mordre le muscle de son vis-à-vis en ce qui concernait le gris. S'il était condamné à lui obéir six pieds sous terre, il n'était pas obligé de se laisser faire une fois au lit (même s'ils étaient sur une table cette fois ^^). Ce fut finalement le jeune comte qui céda le premier, abandonnant le duel en s'écartant des lèvres de la créature, à bout de souffle. Bien sur ce tricheur n'avait pas besoin de respirer lui ! La respiration hachée, Ciel se laissa retomber sur la table, ses mains se déplaçant sur la chemise en soie noir qui dissimulait encore le torse viril du brun.
- Bocchan…, lui susurra Sébastian au creux de l'oreille lorsqu'il glissa ses mains sous la chemise en toile fine de l'enfant. Aimez-vous cela ?
Le garçon émergea un court instant des limbes du plaisir dans lesquelles l'emmenaient progressivement les baisers brulants du démon pour lui répondre d'un vif hochement de la tête en se mordant les lèvres. Pourquoi fallait-il que ce démon soit si doué ?
- Ah !
Le serviteur se cambra violemment sur la table de verre alors que les doigts fins du démon s'approchaient d'un premier téton. Ils s'écartèrent et le prirent dans leur étau, le pinçant et le malaxant pour soutirer toujours plus de gémissements lascifs au jeune soumis. Le bouton de chair rougit et se durcit entre les doigts experts qui découvraient avec envie ce corps encore inexploré, vierge. Le visage du garçon était à présent d'un bel écarlate, ses traits crispés traduisant toute la retenue dont il tentait encore de faire preuve. L'ancien majordome ne put retenir un sourire en se pourléchant les lèvres devant ce spectacle des plus…intéressants.
- Et…ceci ?l'interrogea-t-il d'une voix plus que suggestive en frottant doucement la bosse qui s'était formée dans son pantalon contre son entre-jambe.
Les mains de Ciel se refermèrent sur la chemise en soie noir du brun sur laquelle elles avaient glissées. Ses jambes se resserrèrent autour du corps puissant, l'une d'elle venant crocheter sa taille, réduisant à néant l'espace qui pouvait encore séparer leurs deux corps.
- Qu'est-ce…qui…m'arrive… ?Han ! Sébastian… !
- Votre corps réagit à mes caresses... Vous n'êtes plus un enfant Ciel, dit-il mutin en déboutonnant un part un chaque bouton qui maintenaient fermée la chemise de son serviteur, alors que sa seconde main se déplaçait vers le téton pas encore stimulé auquel il fit subir le même sort qu'au précédent. Et vous aimez cela qui plus est.
Ciel s'empourpra d'avantage, si cela était possible, tout son corps tendu frémissant sous l'homme qui le surplombait et semblait beaucoup s'amuser de cette situation qui lui était embarrassante ! Quel… ! Rah comme il regrettait toutes les fois où il avait eu la possibilité de sanctionner cet être moqueur et ne l'avait pas fait. Maudite « bonté » ! (Je ne ferais pas de commentaire sur cette phrase humhum :p )
- Je t'interdis de…dire pareil infamies! pesta le gris entre deux gémissements en assassinant son Maître du regard.
Alors que le sourire du démon s'élargissait face à cet ordre sans valeur, le comte ne cessait de s'agiter, lui criant « désespérément » de le laisser tranquille. Peu crédible. Sentant la poigne de l'homme le molester, c'est avec un sourire triomphant que Ciel parvint enfin à se mettre à quatre pattes…Sourire qui ne dura pas.
- Je vous ordonne de ne plus bouger…esclave, chuchota avec délice l'être démoniaque à son oreille.
Un spasme de douleur secoua le corps chétif du gris, une brûlure telle de la lave s'écoulant de son œil marqué, se propageant dans ses veines jusqu'à la main félonne du brun. Il ne put même pas crier, la souffrance lui coupant nette la voix. Et en l'espace d'une microseconde il se retrouva paralysé, condamné à maintenir cette position malséante devant ce pervers !
Mais plus que cela, de nouveau il était à sa merci, sans échappatoire, de nouveau le démon pouvait redevenir la bête assoiffée de sang et de sexe qui l'avait tant fait souffrir, et alors de nouveau il pourrait se servir de son corps comme d'un jouet auquel on ne demande pas le consentement. Et si cela se reproduisait, si le diable plongeait de nouveau en lui avec violence alors l'âme de Ciel s'enfoncerait à jamais sous terre, dans les ténèbres pour n'en jamais ressortir, la vile créature le poignardant une ultime fois d'une arme nommée « Confiance ».
« Non. »
Au prix d'un effort qui lui sembla surhumain, Ciel releva son beau visage enfantin, des mèches grises dissimulant de moitié ses grands yeux d'un bleu profond. Sébastian avait eu un…écart de conduite qu'il tachait maintenant de se faire pardonner par tous les moyens, le comte le voyait. Cela en devenait même risible. Son regard s'assombrit : Il ne se laisserait pas faire. Plus maintenant.
- Laisse-moi bouger Sébastian, articula-t-il d'une voix glaciale lourde de menaces.
Un rire franchit les lèvres démoniaques. Les ongles vernis de noir se déplacèrent sur les fesses du plus jeune, rosées et rebondies, qu'il écarta en embrassant le creux de ses reins. Le regard de son cadet se brouilla alors que des rougissements s'épanouissaient sur ses joues.
- Sé…
- Et pourquoi ferais-je cela ? Les demandes de mes esclaves n'ont aucune valeur à mes yeux, vous devriez le savoir mieux que quiconque vous qui ne vous êtes jamais préoccupé d'aucun autre avis que le vôtre, Ciel.
- Qu…
Ne laissant pas le temps au comte rougissant (de colère ou de honte ?) de répondre, le brun, son visage maintenant au niveau du noble arrière-train, vint passer sa langue sur l'anneau de chair, dernier obstacle à l'entre chaude et serrée que son sexe avait été le premier à découvrir. Dans de mauvaises conditions malheureusement…Rah trêve de culpabilité ! Il avait déjà assez mendié son pardon ces derniers jours et il n'était plus temps pour lui, un démon, un immortel, un être de haine et de machiavélisme, de se réduire à lécher les bottes de ce gamin si…si désirable !
Un frisson de désir plus puissant encore qu'auparavant se saisit de son corps sous sa forme humaine. Sébastian raffermit ses mains agrippant le fessier du plus jeune, caressant la raie qui se dessinait à la finalité de ses reins. Sa peau si douce, frissonnante sous ses caresses et son essence torturée l'envoutaient. Il n'en fallut pas plus pour réveiller ses instincts démoniaques allégrement tentés devant cette proie assouvie et lorsque ses yeux se rouvrirent le carmin avait laissé place à deux iris félines flamboyantes.
Mais non il ne devait pas, il ne pouvait commettre de nouveau la faute ultime. Alors il ferma les yeux, se concentrant pour retrouver son sang froid alors que sa langue continuait à titiller l'anus du plus jeune, fébrile. D'une pensée l'ordre de paralysie disparu et le corps de l'adolescent se réanima, tremblant de plaisir, ses ongles grattant le verre de la table comme pour y trouver un soutien quelconque.
- Ah…Sébas…tian… !gémit le plus jeune en rejetant sa tête en arrière, les yeux clos, totalement soumis au plaisir que son ancien majordome lui procurait à ce moment.
Encouragé par cet appel au plaisir, le membre humide passa enfin l'entrée détendue, venant caresser les parois étroites et brulantes qui se contractaient et se détendaient sous sa présence. Le comte ne pourrait plus nier qu'il aimait ça. Ne pouvant plus se contenir, le brun décida enfin de venir déboucler sa propre ceinture d'une main, abaissant son pantalon de costume et son dessous tandis que son autre main venait caresser les lèvres du comte entre-ouvertes. Le sang pulsait à travers sa peau rougie, enflée par le plaisir Il y passa ses longs doigts froids, venant caresser la langue asséchée par les halètements désordonnés du gris.
L'homme n'eut pas besoin d'expliciter sa demande, le muscle du plus jeune venant naturellement s'enrouler autour de ses doigts, les suçant et les léchant avidement alors que ses lèvres se refermaient dessus. Surpris d'une telle ferveur de la part de son jeune serviteur, le démon joueur débuta de légers vas et viens en lui, imitant ce geste de sa langue aventurière.
- Mmh…Mmmh ! Ha !
Les doigts enduits de salive pénétrèrent l'anneau de chair frémissant, un premier puis un second, s'enfonçant tout doucement dans les fesses étroites.
- Comment trouvez-vous cela… ?
- Ca…ça va, geignit le plus jeune dont les bras commençaient à faiblir, le rabaissant à se mettre sur ses avant-bras.
Le démon commença des mouvements, tels une vrille en lui, tournant à droite puis à gauche, enchainant avec des mouvements de ciseau, tentant d'étirer les chairs du serviteur. Sa main placée sur sa hanche se mut sur son torse, venant chatouiller ses côtes avant d'arriver à ses boutons de chair qu'il pinça et malaxa l'un après l'autre. Ces attouchements simultanés envoyaient des décharges de plaisir dans le corps juvénile qui tremblait, ses avant-bras flanchant sous le bien-être qui détendait un à un tous ses muscles.
Le démon sentit la faiblesse de son maître et soupira. Combien de fois avait-il dû jouer de ruse pour lui faire faire ne serait-ce qu'une demi-heure de marche dans une journée ? Il ne les comptait plus.
- Allongez-vous vous serez plus à l'aise my Lord, lui intima l'ancien majordome en venant accompagner les mouvements de corps du plus jeune, l'amenant à s'allonger sur le dos.
Inconsciemment, les fesses du plus jeune s'écartèrent, laissant libre accès aux flatteries de l'adulte qui ne se gênait pas pour s'en mettre pleins les yeux. Dans son pantalon, son sexe durcit ne demandait qu'à remplacer ses doigts qui frottaient les parois chaudes et humides, à s'enfoncer encore plus profondément en lui…
Sébastian rajouta un troisième doigt, faisant sursauter l'asservis qui émergea de sa plaisante léthargie. A travers la brume lascive qui couvrait ses yeux bleu roi pointa la surprise.
- Non ! Ha…C'est trop !
- Il faut que vous vous habituiez à une taille imposante si vous voulez me recevoir comme il se doit en votre sein, sourit le démon qui se félicitait lui-même de son « jouet » de grande taille. Détendez-vous je vous prie.
Facile à dire, plus dur à faire pour le comte qui serrait les dents, un seul œil ouvert et prêt à refermer définitivement les jambes si le démon ne les lui tenait pas. Il continua à enfoncer ses doigts mais sentit la résistance de l'anus qui se crispait sur leur passage.
- Respirez Ciel vous allez vous étouffer, lui intima gentiment Sébastian, déposant une trainée de baisers sur la jambe de porcelaine du jeune homme au visage crispé par la douleur.
- Pas plus ! J'ai dit…pas plus.
Voyant son jeune esclave en difficulté l'homme se pencha, ses doigts toujours en lui, et vint déposer un chaste baiser sur ses fines lèvres.
- Détendez-vous.
Il descendit ses lèvres dans son cou…
- Il n'y en aura pas plus.
Son torse puis son ventre…
- Faites-moi confiance, murmura-t-il en venant passer sa langue sur le petit sexe fièrement érigé.
- Ca fait mal…Gnn !
- Chut…Ne gémissez que de plaisir. Je vais vous faire du bien.
Le démon passa sa langue sur le petit gland rougit, le mordillant, encouragé par les halètements et gémissements enflammés qui parvenaient à ses oreilles telle une douce mélodie. Le plus jeune, bien qu'honteux de la situation (c'était un homme qui le touchait ainsi !) ondulait sous le plus âgé, forçant le passage de son sexe dans la bouche accueillante. L'homme, sentant la ferveur de son amant, descendit alors ses lèvres sur la longueur du pénis offert, l'entourant de sa langue, le mordillant, palpant chaque parcelle de la fine peau gorgée de sang, en cherchant tous les points pouvant conduire son propriétaire au plaisir suprême.
- Mmm…Ha-Han ! Mm…Mmh ! Oui! Gémit le gris en passant une main dans la chevelure d'ébène qu'il resserrait à chaque sursaut de plaisir que lui procurait la langue mutine.
« Ah…Gémissez encore pour moi bocch-Ciel. »
Peu à peu la douleur dans son intimité s'effaça au profit d'une extase encore inconnue, une jouissance qui montait de son entre-jambe à tout son corps, le faisant gémir. Le comte s'empala de lui-même sur les doigts qui l'avaient tant fait souffrir auparavant, posant sa main restée sur les draps derrière la nuque du dominant, telle une invitation à venir l'embrasser.
Le brun n'eut pas à se faire prier pour s'exécuter, délaissant à regret le pénis imberbe pour aller offrir au jeune noble le baiser passionné qu'il réclamait. Il retira par la même occasion ses doigts du derrière à présent détendu ce qui ne manqua pas de lui valoir un grognement de mécontentement. Pour changer n'est-ce-pas…
- Pourquoi… ?
- Vous êtes prêt, lui répondit simplement l'homme aux prunelles carmin. Me permettez-vous ?
Ce respect…Ciel n'avait pas pu le desceller dans le regard ardent de la bête qui l'avait défleuré dans un bain de sang. Mais à cet instant…Plus que du respect il y voyait…C'était indescriptible.
- Fais-moi l'amour Sébastian…, murmura-t-il à l'oreille du démon en venant se blottir dans ses bras le cœur battant, y retrouvant le cocon de douceur qu'il avait connu autrefois. Je te fais confiance.
Le démon sourit. Ce n'était pas un sourire cynique, ni moqueur. Non. Seulement un sourire qui reflétait tout le bonheur qu'une seule phrase avait pu faire éveiller en lui, touchant son cœur d'immortel endormi depuis la nuit des temps. Sa confiance, enfin il l'avait retrouvé.
- Yes, my Lord.
Son sexe contre son anneau de chair, le démon s'introduisit en lui d'un coup de rein. Doucement il pénétra son gland dans l'entre serrée puis son sexe…tout entier. Le garçon geignit, soufflant par à-coups dans le cou glacé du démon qui caressait ses cheveux d'une main, l'autre délicatement posée sous ses fesses qu'il maintenait en l'air. C'est dans cette position que le démon patienta, laissant le temps à Ciel de s'habituer à son imposante carrure tout en couvrant son cou gracile de tendres baisers. Dire qu'il était dur de résister à la tentation de baiser cet enfant comme un diable en furie était un euphémisme mais quelque chose au fond de lui l'empêchait de brusquer une nouvelle fois les choses. Un viol était devenu impensable Maintenant il devait lui « faire l'amour ».
Ciel commença de timides mouvements sur le membre en érection, à l'affut de la moindre douleur. Mais rien ne vint à son plus grand soulagement et le démon s'enfonça un peu plus en lui avant de débuter une série de longs vas et viens lascifs dans son rectum.
- Mh…Doucement…
- Chut…Laissez-vous faire, susurra le diable en accélérant progressivement ses mouvements de pénétration, s'enfonçant toujours plus, cherchant le point culminant du plaisir chez son compagnon.
- HAN !cria fortement l'intéressé en se cambrant lorsque le sexe de son aîné percuta pour la première fois sa prostate.
« Là. »
Le jeune comte ouvrit un œil, puis l'autre, croisant timidement le regard attendrit du démon en lui. Doucement, il passa ses jambes derrière le dos musclé et les croisa alors que la main voluptueuse posée sur ses fesses venait se balader sur ses cuisses. Il frissonna.
- Mh…, soupira le serviteur que ce simple toucher électrisait.
Son visage rayonnait de bien-être, toute trace de douleur s'étant envolée à présent que le démon allait et venait sensuellement en lui. Ciel posa sa joue contre le torse d'albâtre, fermant les yeux pour se concentrer tout entier au plaisir que s'évertuait à lui procurer son partenaire. Les prémices étaient doux, le sexe imposant écartant avec toute la délicatesse du monde les parois serrées. Il en était heureux…mais il en voulait plus (et le démon aussi !). Il voulait que l'intrus percute encore son intérieur, lui faisant voir des étoiles, il voulait qu'il le caresse, lui murmure des mots doux ou salace à l'oreille de sa voix suave et érotique ! Il rougit en baissant les yeux, se morigénant intérieurement : Il était le comte Ciel Phantomhive et il ne pouvait pas avoir de telles envies !
- Embrasse-moi Sébastian…
Les yeux bleus s'ouvrirent en grand. Ses paroles avaient largement dépassé ses pensées !...Alors pourquoi était-il si content lorsque l'appelé s'exécuta, se pencha et souleva d'une main délicate son menton pour rapprocher leurs lèvres et finalement l'embrasser ? Il…ne voulait pas y penser. Juste pas maintenant. Et alors que les lèvres glacées venaient se poser sur celles brulantes de l'humain, celui-ci accéléra ses mouvements de hanches, invitant l'autre à en faire de même.
Bientôt les gémissements se mêlèrent aux grognements gutturaux de Sébastian, faisant vibrer leurs lèvres avides l'une de l'autre.
- Plus…Plus, gémit le jeune contre la bouche passionnée.
Comment résister à cet ordre alors que l'immortel en avait tant de fois rêvé ? Quand ses mains frôlaient sa peau lorsqu'il l'habillait le matin, lorsqu'il le lavait ou lorsqu'une miette de gâteau restait accrochée à la commissure de ses lèvres et que sa langue venait l'en dénicher…Ah ! Il durcit ses pénétrations, n'abandonnant jamais les lèvres fougueuses, ou seulement pour laisser respirer l'humain (il n'était pas nécrophile contrairement à un certain croque-mort de leur connaissance) qui en avait, semble-t-il, grand besoin au vu de son visage écarlate. Il changea encore de position, allongeant cette fois convenablement l'humain sur la table tandis qu'il venait poser ses mains de part et d'autre de sa tête. Le mortel, curieux, profita de cette « pause » pour passer ses fines mains sur le torse musclé qui le surplombait, caressant la peau tiède à force de contact avec sa chaleur corporelle, en découvrant chaque creux, chaque bosse. Et il le trouvait beau.
Le regard carmin détailla l'expression singulière, une sorte d'hypnose, qui s'était dessinée sur le visage poupon.
« Ce n'est pas le moment bocchan. »
Voulant le faire revenir à l'instant présent et aux choses sérieuses, il sortit puis rentra de nouveau en lui, allant une nouvelle fois percuter l'intérieur du jeune qui rejeta sa tête en arrière, lâchant un gémissement de contentement. Et il en redemandait toujours plus. Alors le brun recommença encore et encore, faisant de vifs vas et viens dans le rectum de son cadet qui criait maintenant, à qui voulait bien l'entendre, son extase intérieure.
- HAN ! HA ! SEBASTIAN !
- Criez plus fort, lui répondit le susnommé, ravi d'avoir un compagnon de plaisir si vocal.
- OUI !cria l'humain à s'en rompre les cordes vocales.
Les deux amants continuèrent longtemps ainsi, maintenant un rythme endiablé de leurs deux corps qui se mouvaient à l'unisson sur le meuble, faisant crisser les pieds en fer forgé sur le sol en marbre. Ils se serraient dans leurs bras, la sueur perlant sur leurs silhouettes échauffées. Le sexe du démon claquait contre les chars du gris dont le pénis, lui, frottait contre le bas ventre de son soupirant. Et ils s'aimaient ainsi. Si…FORT !
- EN-CORE ! ENCORE !hurla le serviteur, haletant sous la musculature du brun.
Le corps du jeune tremblait de désir, il ne pouvait plus penser à rien d'autre qu'au désir qui était en train de le consumer tout entier ! Et il se mordait sensuellement les lèvres, ce qui aurait dû être de la douleur en temps normal se transformant elle aussi en plaisir intense. Chaque parcelle de sa peau semblait être à vif et, lorsque la main d'habitude gantée, passa entre eux pour se saisir de son sexe frétillant, le comte sut qu'il n'en avait plus pour très longtemps.
- Si vous saviez depuis combien de temps je rêve de ce moment bocchan…
- Qu-Quoi ?! HM !
Surpris, Ciel griffa la peau de son ainé, le récompensant inconsciemment de la masturbation que celui-ci avait commencé à opérer sur son sexe, en canon avec ses vas et viens en lui. Les mouvements des deux hommes devinrent saccadés, le jeune peinant à suivre le rythme qui lui était imposé depuis plus d'une demi-heure maintenant. Il fallait qu'il…
- Je vais venir bocchan.
- Moi…aussi…
- Ensemble, lui souffla le démon en percutant une dernière fois l'intérieur de son compagnon avant de se déverser en lui, tous ses muscles vibrant sous la force de l'expulsion. HMM !
Le désiré le suivit de près, la pression sur son sexe le faisant éjaculer sur le torse du démon. Sa semence blanche se répandit dans la grande main, respectant ainsi leurs deux corps et leurs deux fiertés. Un ultime cri résonna dans le palais démoniaque :
- SEBASTIAN !
A suivre…
Un lemon! Hé oui les amis, en tout 8 pages de lemon que j'ai bien galéré à écrire je l'avoue, mais j'espère que le résultat est maintenant à la hauteur de vos espérances et que le temps que je vous ai fait attendre me sera pardonné. Encore mille pardons!
A très bientôt (oui l'inspiration est bien là!) pour la suite de cette charmante "descente aux enfers"! N'hésitez pas à me faire part de vos avis sur ce chapitre, bons ou mauvais, à me disputer même si vous en ressentez le besoin!:p Je serais ravie de tous vous lire une nouvelle fois parce que vous m'avez tous terriblement manqué!
