Chapitre 10

Hello tout le monde ! Bon, je vous ai concocté un petit chapitre, pas trop mal je l'espère, vous m'en direz des nouvelles !

Bon, je vous laisse, on se retrouve en bas !

Le train filait à grande vitesse vers le nord. Son ombre se dessinait sur le sol de manière irrégulière à cause de la vitesse. Les poteaux électriques sur les bas-côtés soutenaient les épais fils de communications, comme une barrière entre le chemin de fer et les champs à perte de vue. Drago et Hermione n'avaient pas de direction précise, ils voulaient tout simplement partir le plus loin possible de Londres, là où de trop nombreuses personnes voulaient leur mort. Les Italiens, maintenant les Russes, en plus de tous ceux qu'ils n'avaient pas encore rencontrés pour l'instant. La meilleure façon d'être en cavale était d'abord de ne pas courir, avait rappelé Hermione. Et étant donné que les transports magiques étaient sûrement surveillés de très près par leurs ennemis, ils devaient donc prendre les moyens plus « traditionnels ».

Ils avaient bien essayé de se rendre au Manoir familial pour prendre quelques affaires, mais à peine avaient-ils posé un pied dans le domaine que des éclairs lumineux et colorés fusaient de toutes parts. Alors ils s'étaient rendus à la gare, où ils avaient sauté dans le premier train sans même regarder la destination que celui-ci prenait. Heureusement pour eux, Hermione avait dissimulé dans sa pochette quelques objets et vêtements qui pourraient leur être utile pour plus tard. Elle avait eu le nez creux, cette fois-ci.

Ils avaient pris place dans le wagon numéro 35. Avec un peu de nostalgie, la mercenaire avait fait le rapprochement avec le Poudlard Express au bord duquel ils étaient de maintes fois montés. Seulement voilà : pas de couleurs chatoyantes des maisons rivales, pas de chariot plein de friandises qui passaient dans l'allée, pas de sorts hasardeux lancés sur les grenouilles à leur grand malheur. Ici, des voyageurs grognons qui étaient pressés d'aller en vacances voir leurs grandes tantes, aux mômes qui pleuraient à chaudes larmes parce que leur doudou préféré était resté dans la valise, aux hommes d'affaires exaspérés par tout ce raffut car ils ne pouvaient pas finir leurs journaux sur l'économie du pays en paix.

Drago était à présent en train d'aller acheter des journaux, tandis qu'Hermione se soignait tant bien que mal, à demi-allongée sur la banquette. Heureusement, ils avaient un compartiment rien que pour eux. Comment allait-elle expliquer aux voyageurs qui partageraient la cabine avec eux ce que diable faisait une balle plantée au beau milieu de sa cuisse ?

La blessure à la cuisse était profonde, et assez haute sur sa cuisse. Hermione savait que cela allait être douloureux, mais il fallait extraire l'intrus de la plaie. De toute manière, elle avait vu bien pire, comme par exemple le Taser d'un certain Italien… (non, non, elle n'était pas du tout rancunière !) La mercenaire était adossé contre la paroi de la cabine, les jambes à l'air, même si une fine couverture les recouvraient. Drago allait arriver d'un moment à un autre, et même s'il l'avait déjà vu dans sa baignoire, il n'allait pas se rincer l'œil pour autant. Non mais.

Saisissant une pince à côté d'elle, et avec une infime lenteur, elle fit sortir la balle, doucement, délicatement. Cela lui faisait penser à un jeu de société auquel elle jouait quand elle était petite, où il fallait retirer des objets intrus du corps d'un patient sans toucher les parois. Mais aujourd'hui, ce n'était plus un jeu, loin de là. Ils s'étaient fait canarder à cette réception comme de vulgaires lapins, et heureusement que son employeur avait pris des cours de tirs, sans quoi l'issue de cette bataille en aurait été toute autre.

Par Merlin, depuis quand faisait-elle garde du corps ?

Tandis qu'elle avait laissé ses pensées partir dans le lointain, elle avait réussi à sortir la balle de sa plaie. Elle s'empressa de se bander la cuisse pour éviter qu'elle ne perde trop de sang, et une fois cela fait, elle examina la balle.

Comme Hermione l'avait remarqué au moment où elle avait été touchée, c'était une balle sans cannelure, créée pour causer des souffrances très douloureuses. Avec étonnement, elle remarqua une petite étoile rouge, signe que la balle était soviétique. Hermione était… sidérée. Dimitri avait fourni des balles tout droit sorti de la guerre froide à ses hommes ? S'en était fini, des James Bond génération Brosnan où les ennemis étaient les Russes, en plein contexte d'ogive nucléaire et de téléphone rouge qui reliait le Kremlin à Washington !

Mais elle fut bien vite sortie de sa torpeur par les 3 coups tapés à la porte, petit code pour signaler la présence de Drago. En hâte, elle se recouvrit toutes les jambes, et le laissa entrer.

Ils étaient habillés presque à l'identique : sweat à capuche qui se fermait sur le devant, jean et basket. Drago ôta sa casquette Arsenal qui lui couvrait la moitié du visage, et déposa les journaux qu'il avait sur les bras sur la table murale. Tandis qu'Hermione sortait du fil et une aiguille stérilisée, il s'assit à côté d'elle, au niveau de ses pieds.

- Je vais t'aider.

- Non merci, je n'ai pas envie que tu poses tes mains sales sur moi, répliqua Hermione presque en crachant

- Ce n'était pas une question, riposta-t-il en prenant de force l'aiguille.

Avant que la mercenaire n'eût le temps de protester, Drago écarta légèrement la couverture, et enleva délicatement le bandage. La jeune femme eut un petit frisson au contact des mains fraîches sur sa peau brûlante et à vif. Elle se sentit un peu gênée, puis laissa son médecin improvisé faire. Grâce à une compresse, il empêcha le sang de s'écouler, et une fois que la plaie fut propre, commença à coudre la peau ensemble. Hermione eut un léger rictus puis se détendit alors que la douleur devenait familière. Les gestes étaient doux, sans vouloir être brusques, mesurés, savant parfaitement ce qu'il fallait faire.

- Comment ça se fait que tu coudes aussi bien ?

Drago haussa des épaules.

- Tu sais, quand j'étais petit, j'aimais beaucoup récupérer les bouts de fils quand ma mère et ses amies faisaient atelier couture, pour les nouer ensemble et en faire une nouvelle pelote de laine. J'étais… très économe, à l'époque. J'ai dû sûrement enregistrer leurs mouvements sans faire attention, à force d'observer.

Hermione se retint de souligner le « à l'époque ». Elle regarda presque avec amusement les petites mains qui s'affairaient autour de sa cuisse.

- Tu n'avais pas répondu à ma question, l'autre soir, dit Drago d'un ton détaché.

- Quelle question ?

Drago planta ses yeux dans ceux chocolat.

- Tu sais très bien de quoi je veux parler. Comment as-tu réussi à tuer des personnes sans que tu ne te poses de question sur leurs familles, leurs projets…

La jeune femme sortit de ses yeux acier et regarda le paysage qui défilait par la fenêtre. Les souvenirs traumatisants et douloureux revenaient à la surface.

- Il était une fois, commença Hermione sur le ton d'un conte (bien que l'histoire qui suivit était loin d'être féérique), un Assassin de la ligue au quelle j'appartiens, surnommé L'Etrangleur (du fait de ses grandes mains) avait comme mission de tuer un homme, un bagnard évadé de prison, Nick Cassini. Seulement voilà : L'Etrangleur avait des états d'âme et avait refusé d'éliminer sa cible sous prétexte que c'était un dangereux criminel. Il a dû sûrement se poser des questions quant à sa famille, ses amis, ses anciens collègues et ses anciens colocataires de cellule. Il a donc refusé de le tuer.
« Le souci, c'est que Cassini avait une dent envers le juge qui l'avait foutu derrière les barreaux, et il monta une gigantesque chasse à l'homme pour retrouver le magistrat. Un soir, le juge fut réveillé par les lampes qui projetaient leurs faisceaux dans ses yeux. Tout est allé très vite : dans le salon, Nick ligota sa famille devant le juge (qui était sous la menace d'un revolver, donc qui ne pouvait faire un geste sans avoir la cervelle explosée), et les imbiba d'huile. Il commença à faire du chantage au juge, mais ce dernier ne disait rien. Pour le forcer à accepter ses conditions, Cassini saisit un cintre, le tordit, et grava un W dans l'épaule de sa fille. W comme « warning » (attention en anglais), W comme « you're aware » (vous êtes prévenu, en anglais) ou encore W comme « be aware » (savoir en anglais). Mais le juge, malgré les hurlements de sa fille, ne céda pas. Il savait qu'il ne fallait pas se montrer faible.
« Nick Cassini saisit le fils du juge, le plaça au milieu du salon, ajouta encore un peu d'huile sur ses vêtements, et lâcha son briquet sur le pauvre garçon. C'était comme une torche géante. Il hurlait, hurlait à s'en briser les poumons, et le reste de la famille regardait l'horrible spectacle, impuissants. Les yeux pleins de larmes, le juge ne céda toujours pas.
« Alors qu'il gratta l'allumette pour mettre le feu à la baraque, 6 balles l'atteignirent dans le dos. La police fédérale était sur les lieux, et mis la famille en sécurité. Inutile de dire ô combien cela a été traumatisant pour elle. Les secours purent sauver le garçon. Il était défiguré à vie, les flammes avaient été ravageuses et fatidiques. D'après ce que je sais, il est dans un hôpital en Suisse pour les grands brûlés.
« Ce n'était qu'un malheureux concours de circonstances. Bien entendu, toutes les cibles qui ne sont pas tués ne commettent pas d'aussi horribles mises en scènes, mais il est clair que cela m'a fait réfléchir. Je ne veux pas que quelqu'un d'autre souffre ainsi parce que j'ai eu une faiblesse. S'il y a un nom que je dois rayer de la surface de la terre, c'est qu'il y a sûrement une bonne raison.

Hermione se tût sur cette dernière note, la mine sombre, les yeux fixant toujours le paysage de la campagne qui évoluait sous ses yeux. Elle vivait son histoire, comme si elle était à la place de cette fille qui avait été marquée à vie par un W. Drago ne l'avait pas quitté des yeux de tout son récit.

- Quelle histoire horrible, souffla-t-il enfin.

La jeune femme porta enfin son regard sur le visage de son prétendu chirurgien, comme si elle venait de revenir à la réalité.

- C'est le monde dans lequel je vis, malheureusement. Et maintenant que j'y suis entrée, je ne peux plus en sortir à moins que j'y laisse ma peau.

Loin de celui du jet-setteur, en tout cas. Ce n'était pas les soirées, les paillettes, les tenues élégantes, les boissons fortes et les crédits illimités. Non. C'était le stress, l'angoisse, la précision, la poudre, l'odeur de la mort qui collait aux vêtements, les armes, le sang, les larmes. Hermione employait des mots crus, mais cela ne servait à rien d'embellir un monde qui ne l'était pas.

- J'ai terminé, dit Drago, coupant court à ses rêveries.

La plaie était propre, bien refermée, et le jeune homme poussa la guérison jusqu'au bout en posant des strips pour maintenir la couture en place.

- Merci, parvint Hermione à lâcher.

Si le compte était bon, il lui avait sauvé la vie 2 fois contre 1 pour elle.

Elle balança ses jambes par-dessus la banquette, et se releva tant bien que mal. Il y eut une secousse : et alors que la jeune femme faillit tomber, le bras musclé de son employeur la maintenue par la taille. Un peu plus bas, et c'était contact direct avec sa peau.

- Jolie culotte, Granger, sourit-il avec un air carnassier.

Elle le repoussa des deux mains, non sans grommeler une insulte ou deux. Quelque peu gênée, elle renfila son jean, non sans un petit rictus quand le tissu frotta sa blessure.

- Je vais aller chercher à manger, lança-t-elle en glissant un revolver derrière son dos.

- Ah ça non, protesta Drago, pas avec ta jambe !

Il tenta de la retenir par le bras, mais elle se retourna pour le jauger de haut en bas.

- C'est bon, je gère. Il faut que je la rééduque la plus tôt possible, de toute façon, surtout si tu ne veux pas qu'on meure tous les deux très bêtement. Alors je vais aller au wagon restaurant, et tu vas rester là bien tranquillement à étudier le cours de l'action, d'accord ?

Sans que Drago put protester, elle ouvrit la porte et se retrouva dans le couloir, qu'elle longea jusqu'à ce qu'elle trouve la buvette. Elle attendit patiemment qu'un gros monsieur à la moustache garnie et une femme qui était aux anges, son enfant tout à fait adorable dans les bras, commandent leurs repas, et elle se pointa devant le vendeur, un homme assez fin et boutonneux. Elle commanda un panini au poulet, une salade, un yaourt et un soda, le tout en deux fois. Elle repartit doucement, prenant son temps, car il ne fallait pas trop brusquer sa jambe. Elle était encore en « convalescence ». Tandis qu'elle était dans le couloir des compartiments, elle remarqua qu'une porte battante était ouverte sur le couloir, au compartiment numéro 21, de façon à ce que les voyageurs devaient dévier leur trajectoire s'ils ne voulaient pas se prendre la porte en pleine face.

Avec précaution, elle passa les plateaux d'abord avant de glisser son corps entre la porte et la paroi du couloir. Soudain, avant même qu'elle ne puisse s'en rendre compte, une main s'abattit sur sa bouche, et un bras puissant la tira à l'intérieur du compartiment pour maintenir son corps contre le sien, Hermione dos à lui, sans qu'elle ne puisse le voir.

Il était clair que cet homme (puisque la main poilue était certainement pas celle d'une femme) était un intrus. Sans même réfléchir, elle balança ses plateaux à la tête, puis, étant donné qu'il était aveuglé par la nourriture qui lui couvrait les yeux, elle donna quelques coups dans son ventre, bien placés, puis un peu plus bas, dans ses parties génitales. Avec ses pieds, elle donna des coups dans ses tibias, puis sur le bout de ses chaussures.

L'homme grogna de douleur, mais raffermit sa prise en enroulant ses bras autour de sa taille. Alors Hermione saisit la main supérieure, celle qu'elle pouvait atteindre en premier, et, poing fermé, donna quelques coups secs sur les vaisseaux sanguins qui reliaient les doigts au reste du bras, le tout pour que son agresseur lâche sa prise. Ce qu'il ne tarda pas à faire. Ne lui laissant aucune seconde de répit, elle saisit son petit doigt pour le tordre, et quelques secondes plus tard, l'homme se retrouvait face contre terre, le pied d'Hermione sur son omoplate et son bras formant un dangereux angle droit.

- Qui es-tu ? cria Hermione pour couvrir ses grognements de douleurs. Qui t'envoies, dans quel but ?

L'homme – la trentaine, assez athlétique, grand, le crâne rasé mais une barbe assez riche, lunettes aux montures noires – refusa de dire quoi que ce soit, non sans se débattre. Soudain, il saisit une cannette de soda qu'elle avait commandé, et lui lança en plein sur la jambe, au niveau de sa blessure. Sous le choc, Hermione lâcha sa prise et se tordit sous la souffrance. Un lancinement vif et cruel lui lançait dans toute la jambe. L'homme lui décrocha un coup de genou dans les abdominaux, et la jeune femme s'écroula. Pendant ce court laps de temps, l'étranger sortit du compartiment, et elle vit l'éclat d'une arme blanche qu'il sortait de sa manche.

Oh non.

Drago.

Se relevant avec grande peine, elle se mit à sa poursuite, sa jambe traînant sur le sol.

Pendant ce temps, au courant de rien, Drago rangeait les affaires de médecine qu'il avait utilisé pour recoudre Hermione. Hier avait été une journée mouvementée, et aujourd'hui promettait de ne pas être de tout repos. Enfin bon, pour l'instant, personne n'avait essayé de les tuer, c'était déjà ça.

Il sortit son téléphone portable, que la jeune femme avait muni d'un brouilleur de piste « home-made » et consulta ses messages. L'écran affichait 19 appels manqués, de la part d'Astoria, et 25 messages textes provenant de la même personne. Drago se pinça l'arête du nez. Aïe, il allait s'en prendre une. D'un autre côté, il comprenait sa parano de fiancée : disparaître au beau milieu de la nuit sans laisser de traces, après être allé avec une autre femme qu'elle a une réception, et de ne pas être rentré pour le déjeuner. Il fallait qu'il l'appelle le plus vite possible, au lieu de quoi elle allait prévenir la police et cela allait très mal se terminer.

Soudain, on toqua à la porte. Un coup seulement. Drago allait inviter à entrer, mais il se souvint du code mis en place avec Hermione, qui était de 3 coups. La porte s'ouvrit, et un homme imposant, qui ne ressemblait pas du tout à Hermione mais plus au personnage principal de Breaking Bad, entra. Ils se regardèrent quelques instants, et l'intrus fonça vers lui, le poussant à la façon d'un rugbyman. L'ex Serpentard essaya tant bien que mal de lui donner des coups au niveau de la nuque pour qu'il le relâche, mais rien à faire. L'étranger changea de position, et le plaqua au mur, une main au niveau de son cou. Le jeune homme commençait à ne plus avoir d'air, mais un coup de pied dans les parties intimes fit tout de suite relâcher la pression. Profitant de l'occasion, il lui assena plusieurs coups de genoux dans les abdominaux, comme le chauve avait fait quelques moments plus tôt à Hermione.

Cependant, un coup de pied bien placé et Drago se retrouvant sur le sol, allongé sur le dos, et l'homme réessaya la tentative d'étranglement. Cette fois-ci, il le tenait fermement. Du bout des doigts, Drago essaya d'atteindre les ciseaux de couture. Peut-être pouvait-il les lui planter dans son bras… Mais pour l'heure, ils étaient trop loin, et sa vue commençait à devenir trouble.

Brusquement, il entendit des coups de feu, et sentit la pression relâcher. Il se délivra de sa cage de muscle, et se retourna pour voir Hermione, pistolet fumant à la main.

2 sauvetages de vie partout, balle au centre.

- Je sais, coupa Hermione avant que Drago ne puisse dire un mot, tu gérais la situation, blablabla.

Les deux protagonistes, jadis ennemis, se jaugèrent, néanmoins sans aucune once de haine dans leurs yeux. Je n'aurais pas dit de l'amour, non, (pas encore du moins), mais au moins de la compréhension et de la reconnaissance. Puis, leurs regards se portèrent sur le corps avachi sur la moquette du compartiment.

- Il faut se débarrasser du corps, nota simplement le jeune homme. A la fin du voyage, on se demandera pourquoi un cadavre se trouve dans notre cabine, et on donnera nos noms à la police car c'est notre compartiment ici.

- Bonne déduction, à la seule différence que j'ai donné des noms différents au contrôleur. Nous sommes Bonnie Blair et Bellamy Chapman.

Drago regarda la vitre, pas le paysage qui se trouvait derrière, non, mais la vitre à proprement parler. Il jeta un coup d'œil à sa coéquipière, qui comprit immédiatement ce qu'il avait derrière la tête. Elle haussa des épaules, et saisit le petit marteau rouge qui se trouvait à bord du train, et commença à fracturer le verre. Elle avait fait le plus gros, et son employeur acheva le travail en donnant un coup de pied monumental dans le carreau.

Le vent s'engouffra immédiatement dans la cabine, mais Drago et Hermione ne furent pas déstabiliser pour autant. Ils portèrent à bout de bras le cadavre, avant de le balancer dans le vide. Le corps s'écrasa mollement contre le bas-côté, avant de rouler dans les taillis.

Drago se retourna pour voir Hermione, tête penchée par la fenêtre, regarder l'élément gênant disparaître au loin. Le vent se mêlait à ses cheveux lâchés, rosissant ses joues. Dans l'action, une épaule de son sweat avait glissé, pour laisser apparaître une bretelle de débardeur. Et avec surprise, mêlée à un soupçon d'horreur, il vit sur son épaule dénudée un W gravée dans sa peau, qui avait mal cicatrisé.

Alors il se souvint du récit que la mercenaire lui avait relaté quelques instants plus tôt, et se rappela qu'il avait noté qu'elle vivait son histoire. Cette remarque prenait tout son sens, à présent.

.

Le feu de camp crépitait dans la nuit sombre, laissant de temps en temps échapper quelques étincelles qui venaient se mélanger avec le vent frais de cette fin de soirée. Drago et Hermione avaient quittés le train en marche, ou presque : une personne avait vu un corps retomber mollement sur le bas-côté, celui qu'ils avaient balancé par la fenêtre, et cette personne avait fait arrêter le train. Sachant qu'ils allaient être interpellés, les deux coéquipiers avaient sauté par la vitre cassée pour disparaître dans les sous-bois. Après quelques heures de marches, ils s'étaient enfin arrêtés pour prendre un peu de repos.

Heureusement, Hermione avait plus d'un tour dans son sac, et sans mauvais jeu de mot, avait sorti une tente de sa pochette, qu'elle avait diminuée afin de pouvoir la glisser à l'intérieur en toute discrétion. Ils avaient établis le campement dans une petite clairière, non loin d'un ruisseau presque minuscule. Elle s'était occupée des sorts pour protéger la zone tandis qu'il montait la tente. Là encore, avec un brin de nostalgie, elle se rappela le temps où elle courait le monde à la recherche des Horcruxes, en compagnie d'Harry et de Ron. Aujourd'hui, elle était avec son ex pire ennemi d'enfance, et ils ne couraient pas le monde pour sauver la Terre, mais plutôt pour sauver leurs peaux.

A présent, ils étaient assis autour du feu de camp. Hermione alimentait les flammes par de petites brindilles trouvées çà et là, et Drago finissait sa barre céréale – assez maigre comme repas. Le silence s'était installés entre eux, mais il était assez confortable, il empêchait que les deux protagonistes se bouffent le nez à tout bout de champ. Soudain, Drago brisa cette petite bulle.

- C'était toi, n'est-ce pas ?

Hermione le regarda, l'air de demander de quoi il parlait, mais ce dernier savait très bien qu'il avait compris.

- La fille du juge, celle de l'histoire que tu racontais.

La jeune femme se tourna vers le feu, la mine sombre, même si les flammes dorées et dansantes éclairaient son visage.

- Comment tu as trouvé ?

- Le W sur ton épaule. Je me disais que cela ne pouvait pas être une coïncidence. Je pense que tu le dissimulais grâce à un sort, mais pour une raison XY il n'était pas actif lorsque je l'ai vu. Et puis, tu semblais tellement à fond dans ton récit…

Silence.

- Je ne savais pas que ton père était juge, je croyais qu'il était dentiste.

- Tu ne savais pas non plus que j'étais Assassin, répliqua Hermione.

- Je ne savais pas non plus que tu avais un frère, je croyais que tu étais fille unique.

Encore un silence.

- Il y a tellement de chose que tu ne sais pas sur moi…

La lueur chaude du foyer illuminait les larmes naissantes qu'elle avait au bord des yeux.

- Tu veux en parler ? demanda doucement Drago en cherchant à prendre sa main dans la sienne.

Elle repoussa gentiment sa main tendue.

- C'est bon, ne t'inquiète pas. Cela fait presque plus de 10 ans que je gère, j'ai fini par enfouir cette histoire. C'est du passé.

Drago aurait voulu dire qu'elle supportait trop de fardeaux sur ses épaules, que c'était le passé qui nous définissait, que les cicatrices ne s'effacent pas avec le temps… Mais au lieu de dire des paroles aimables et rassurantes comme celle-ci, il se tut. Un autre silence.

Hermione aussi aurait voulu lui parler. Lui dire qu'elle voulait tous les tuer, pour ce qu'ils avaient fait à sa famille. Et ce leitmotiv, elle l'avait répété tous les jours, pendant des années, et, avec son cerveau froid et destructeur, avait imaginé mille et une façon d'anéantir ceux qui lui voulaient du mal. Mais elle ce tut aussi. Encore un autre silence.

Après quelques secondes, elle posa sa tête contre son épaule, tout doucement, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Il était un peu gêné, mais se détendit, et passa un bras autour de l'épaule de la jeune fille. Après ennemi, après patron-employé, ils commençaient à devenir peut-être amis. Mais ce n'était qu'une supposition. Peut-être que leurs aventures les avaient rapprochés, peut-être qu'Hermione avait un petit coup de bleues malgré ce qu'elle affirmait.

- Et toi, dit-elle après un silence, parles-moi de toi. Je t'ai dit quelque chose de personnel sur ma vie, dis-moi quelque chose sur la tienne.

Drago soupira, puis réfléchit.

- Comme tu le sais, mon père a le cancer, un cancer des os pour être exact. Un beau jour, il s'est évanoui dans la rue, et j'ai pu le rattraper de justesse pour qu'il ne se fasse pas écraser par les voitures. Quand il s'est réveillé, il nous a affirmé, à ma mère et à moi, que tout allait bien, qu'il n'y avait pas de souci, que c'était simplement une petite faiblesse et qu'il mangerait plus de sucre pour que tout cela aille mieux. Mais le lendemain matin, il se mit à vomir, à cracher ses boyaux dans les toilettes.
« Alors on a demandé au médecin familial de venir. Rien aux premiers abords, puis pris d'un doute, il nous recommanda d'aller à l'hôpital pour qu'ils fassent un pronostic plus poussé. Et voilà qu'il partit des locaux avec un cancer des os. Il lui restait 3 ans à vivre, peut-être plus si on était chanceux, mais il n'y avait pas grand espoir. Donc il a commencé à s'enfermer sur lui-même, faisant une dépression. Il ne mangeait rien, sauf ses médicaments, ne faisait rien, sauf fixer le plafond, ne bougeait pas, sauf le trajet chambre-salle de bain. Pour le nourrir, on devait lui donner la bectée.
« Quant à ma mère, elle se mit à boire. Elle commença à prendre quelques verres, de temps en temps, bien qu'elle ne fût pas une grande buveuse. C'était pour « tenir le coup », comme elle disait. Et puis un beau jour, je la retrouvais étendue dans la salle de bain, un morceau de verre brisé dans la main. Elle venait de se tailler les veines. Elle ne supportait plus de voir son mari dans cet état, et avait décidé de tout simplement abandonner. De se laisser aller, sans même penser à ce que moi ou mon père éprouverait si elle partait. Fort heureusement, on a réussi à la sauver. Mais elle est tellement mal… Voir la grande Narcissa Malefoy, celle qui faisait verdir de jalousie les plus grandes sang-purs par sa présence imposante et son charme et autorité naturelle, devenir plus qu'une frêle créature, recroquevillée sur elle-même, cela m'a brisé le cœur. On l'a mis dans une chambre sans objet coupant ou susceptible de pouvoir la tuer : le feu de cheminée est éteint, au cas-où elle veuille s'immoler par le feu, les fenêtres sont condamnées, au cas-où elle veuille sauter et s'écraser sur le perron, les vases ont été enlevés, au cas-où elle en brise un pour se trancher la gorge, les pommeaux de rideaux ont aussi été retirés, pour éviter qu'elle ne se pende… Elle est devenue folle. Seulement une de nos domestiques de confiance la nourrit. Mais elle a perdu la tête…
« Je les ai portés à bout de bras. C'est moche de devoir s'occuper d'un père malade et dépressif et d'une mère alcoolo et suicidaire. Et puis il y a quelques temps, les emmerdes ont recommencés : vol sur nos comptes, nos valeurs mobilières chutaient brusquement… Et c'est pour ça que je t'ai engagé.

Le silence suivit sa déclaration, puis Hermione se leva pour fouiller dans sa pochette. Elle revint quelques instants plus tard, une bouteille de whisky dans la main.

- Trinquons à nos vies toutes aussi pourries l'une que l'autre.

Drago eut un petit sourire, et but une gorgée ou deux au goulot. Hermione fit de même en rigolant, puis remarqua quelque chose sur l'épaule de son coéquipier. Fronçant les sourcils, elle s'approcha et tâta le tissu.

- Mais… C'est du sang séché ! Tu es blessé ?

- Bof, je ne sais pas, l'autre taré du train a dû me toucher avec son couteau quand on se battait…

- Enlève ton sweat.

- Mais je te dis que ça va, Hermione.

- Hors de question. Tu l'enlèves ou tu veux que je le fasse ?

Tandis que Drago dézippais son sweat – où il n'avait rien dessous, même pas un petit T-Shirt mais des muscles saillants – Hermione se pencha pour voir la gravité de la blessure. Elle ne cilla même pas à la vue du torse très appétissant de son employeur, bien qu'au fond d'elle elle était un peu troublée.
La blessure faisait la taille de l'index, et profonde comme un ongle du petit doigt. Elle était située au creux de l'épaule, juste au-dessus des pectoraux.

- Un peu plus bas et ce salopard te perforait le poumon, dit Hermione d'un air expert.

- Bon allez, fait moi un bandage, qu'on en parle plus.

- Hors de question, répéta Hermione. Il ne suffit pas seulement de bander la blessure, il faut l'aider à cicatriser.

La jeune femme se releva et saisit un couteau qui traînait à côté de ses affaires de chasse. Elle s'accroupit près du feu et laissa les flammes lécher la lame blanchâtre de l'arme. Puis elle l'enfouit dans les braises brûlantes du foyer, et tendit la bouteille d'alcool.

- Bois un coup, tu vas sûrement en avoir besoin…

Ce dernier accepta la bouteille sans grogner. Il savait ce qu'elle allait faire, et ça ne lui plaisait pas beaucoup, mais il n'y avait pas vraiment le choix. Hermione, une fois satisfaite de la couleur rougeoyante de la lame, sortit le couteau des braises, et se tourna vers Drago.

- Tu me fais confiance ?

- J'imagine que je n'ai pas le choix, plaisanta-t-il avec un petit sourire.

Hermione ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Elle se pencha pour appliquer la lame sur la blessure, mais elle se releva à la dernière minute.

- Rooh, on ne voit rien avec cette lumière…

- Laisse-moi faire, Hermione…

- C'est ça, pour que tu te la mettes là où il faut pas et pour que soigne une brûlure en plus d'une entaille profonde ? Non, non, je vais m'assoir sur tes genoux, si tout de fois tu le permets…

Avant même qu'il ne puisse dire quelque chose, elle s'assit sur ses genoux, face à lui. Il y eut un petit instant de gêne entre eux deux, et Hermione s'appliqua à ne pas le regarder dans les yeux. C'était une très mauvaise idée, et heureusement, elle s'était assis loin de lui, dans la mesure du possible.

Elle brandit le couteau, et Drago souffla doucement pour enlever le stress. Ils se regardèrent un moment, et le jeune homme hocha lentement pour dire qu'il était prêt. Hermione approcha la lame la plus prêt de la blessure, sans la toucher pour autant.

- Vas-y, Hermione, si c'est nécessaire, souffla-t-il les yeux plissés.

Hermione posa à contrecœur la lame sur la blessure à vif. Au départ, Drago se retint de crier, les ongles plantés dans les genoux de la jeune femme, la mâchoire crispée et les yeux fermés. Puis au bout de quelques secondes, commença à crier, tant la douleur était saisissante. Hermione retira aussitôt la lame, et balança le couteau par terre, avant de l'avoir plongé dans l'eau.

Elle saisit le visage de Drago entre ses mains fraîches et essuya la petite larme naissante.

- C'est fini, c'est fini… Tiens, bois un coup…

Drago commença tout doucement à se dérider, à décrisper sa mâchoire, à enlever ses ongles plantés dans les genoux de la mercenaire. Il accepta volontiers la bouteille que la jeune femme lui tendit, et bu quelques gorgées généreuses. Quand il reprit enfin son souffle, il ne tremblait presque plus. Il est vrai qu'il n'était pas habitué à la douleur physique, omniprésente dans les chairs Hermione était plus propice à ne pas crier qu'il ne l'était.

- Ça va mieux ? demanda doucement Hermione, cherchant un signe quelconque dans ses yeux acier

Il hocha doucement la tête.

- Oui, merci. C'était nécessaire, de toute façon.

Hermione était toujours assise sur lui, et il avait toujours ses mains posées sur ses genoux à elle. Délicatement, elle lui mit une compresse pour recouvrir la blessure cicatrisée. Du coin de l'œil, il la regarda faire, observa ses mains fraîches poser le bandage dans le creux de son épaule, admira la finesse de ses doigts qui collaient le sparadrap. Le jeune homme reporta son regard dans ses prunelles. Caramel, chocolat, pupilles gourmandes et rieuses un jour, cruelle et démoniaques l'autre. La jeune femme regardait aussi ses yeux. Acier, orage, pupilles glaciales et ténébreuses un jour, moqueuses et narquoises l'autre.

Ils ne bougeaient pas, se regardant mutuellement dans les yeux, comme si, par miracle, leurs émotions pouvaient passer par-là et dire à l'autre ce qu'ils ressentaient vraiment. Mais que ressentaient-ils, au juste ? Ils ne le savaient pas eux-mêmes. L'amour, la haine, l'amitié, la peur, la crainte : qu'est-ce qui était vrai, qu'est-ce qui était faux ?

Hermione repoussa une mèche de cheveu qui lui tombait devant les yeux, et Drago ne la quittait pas des yeux. Doucement, très doucement, comme s'il ne voulait pas brusquer les choses, il plaça ses mains au creux de ses genoux et commença à tirer la jeune femme vers lui. Elle ne se débattit pas, l'observant seulement de ses yeux intelligents. Elle savait ce qu'il allait faire, et bien qu'au courant de ce qui allait très probablement se passer, elle le laissa faire, presque amusée. Leurs bassins s'entrechoquèrent légèrement, et leurs bouches se rapprochaient peu à peu. Petit à petit. Comme si, s'ils le faisaient d'un coup, cela n'aurait pas eu le même goût. Les mains d'Hermione glissèrent le long des bras musclés de son coéquipier, et Drago avait le visage tendu vers le sien, étant donné qu'elle était légèrement plus haute que lui selon leur position.

Leurs lèvres n'étaient qu'à un infime millimètre, tout petit, mais personne n'osait franchir cette si petite distance, car ils savaient ce que cela signifierait s'ils le faisaient : cela bouleverserait tout, pour faire court. Le silence les enveloppaient, mais leurs cœurs battaient la chamade, tellement fort qu'Hermione avait peur qu'il ne l'entende. Elle avait chaud, aussi, trop chaud. Bon sang, elle n'était plus une adolescente !

Soudain, dans un élan synchronisé, ils s'élancèrent vers la bouche de l'autre, happèrent les lèvres de l'autre, emprisonnaient dans leurs bras le corps de l'autre. Dieu, que c'était bon. Hermione glissait ses mais dans les cheveux blonds de son partenaire, Drago quant à lui serrait la jeune femme contre lui. Cela lui avait manqué, à elle : cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas embrassé comme cela, c'était plus des coups d'un soir, des galipettes pour le besoin de sa mission et pour sa part, à lui, sa fiancée ne lui procurait plus des frissons comme cela, elle était tombée dans le vulgaire depuis bien longtemps, et la passion n'y était plus. Comme par hasard, Drago n'avait plus mal au bras.

Le jeune homme se leva du rondin de bois sur lequel il était assis, et leva Hermione avec lui, plaçant ses mains sous ses fesses pour qu'elle reste assise. Quelques secondes plus tard, il l'allongea délicatement, maintenant sa tête comme un petit nourrisson. Ils continuaient à s'embrasser, dans l'herbe bourgeonnante de ce début de printemps. Hermione s'accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage, et lui la couvrait de baiser, comme s'il avait peur qu'elle disparaisse tout à coup. Ils n'avaient pas encore attaqué l'étape d'enlever les vêtements, mais les baisers étaient de rigueur, et ils n'y allaient pas de la main morte.

Ils basculèrent, et Hermione se retrouva au-dessus. On sentait la passion qui transpirait de ce couple, tellement forte, tellement puissante… Drago, couché sur le tapis vert de la clairière, commença à caresser la jeune femme sous ses vêtements. Brusquement, c'était une révélation pour la jeune femme : elle était en train d'embrasser son employeur, une fouine, un homme glacial et brut, qui n'avait fait que de la traiter de la pire des manières pendant toutes ces années, mais qui maintenant voulait bien faire copain-copain avec elle sous prétexte qu'elle était importante pour lui et sa famille. Cela eut le mérite de la refroidir, et coupant court de manière plus que sèche à ce qu'ils étaient en train de faire, elle se releva, en repoussant tout aussi froidement (devrais-je dire : glacialement, polairement) les mains du jeune homme.

- Tu prends le premier tour de garde, cracha-t-elle presque, dans une situation de domination par rapport à Drago qui était toujours au sol.

Puis elle partit à grands pas s'engouffrer dans la tente, sous les yeux ébahis d'un Drago qui ne comprenait strictement rien. A contre cœur, il remit son sweat, tout en pestant contre lui-même et la Terre entière à voix basse : et maintenant, il se passait quoi, entre eux ?

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Et voilà ! Alors, avis, avis, avis ?

Qui était cet homme mystérieux dans le train ? Quand est-il des relations entre Drago et Hermione à présent ? Que vas-t-il se passer ? Quels autres malheurs pourraient leurs tomber dessus ?

Laissez moi un petit commentaire pour que je saches ce que vous en pensez !

Ah, et dernière petite question, mais juste pour voir si vous suivez (héhéhé) : j'ai glissé les noms de 4 personnages de séries que j'adore : bon, un indice, c'est dans Bonnie Blair et Bellamy Chapman : sauriez-vous reconnaître les séries ?

A la prochaine, et j'espère que vous me laisserez plein d'idées !

P.L.P