Bonjour à tout le monde,

J'ai remarqué que beaucoup ne s'attendaient pas à un lemon pour le chapitre précédent et je suis ravie de ne pas l'avoir sous entendu, au moins la surprise était totale, même si pour certains, ça vous a paru trop rapide. Mais bon, après tout, nous ne sommes plus dans les années 50, autant se faire plaisir... dès le premier soir s'il faut !

Bon je m'égare là, revenons en à la fic ! Je vous propose un petit chapitre tout en douceur et en complicité. Tout cela vous vous doutez bien que ce sera que pour ce chapitre... les complications vont arriver afin de rythmer un peu le tout ! D'ailleurs, j'ai déjà écrit le prochain chapitre, je me suis régalée...

J'espère que vous apprécierez le petit POV Jasper que j'ai intégré, grâce à l'idée de Nymphea51 proposé dans une review. Merci à toi !

Je parle dans ce chapitre, d'un cheval du nom de Sultan. Là encore, ce n'est pas un nom choisit par hasard. C'est le premier cheval dont ma sœur et moi nous sommes occupées avant que nos parents lui offrent sa première jument. C'était un cheval gentil, c'est sur lui que j'ai fait mes premiers pas. Nous ne pouvions lui mettre de selle (interdiction ridicule des propriétaires pour un soit disant mal de dos, mais bon la monte à cru est finalement pire donc... no comment, nous débutions !) Bref, c'était un papi très sympa, qui m'a fait mes premières frayeurs, mais aussi qui m'a appris à tenir sur le dos d'un cheval !

Maintenant, il est temps que je réponde à mes petits sans comptes qui jouent le rebelles en n'ouvrant pas de compte sur le site... grrrrr Je vous adore quand même !

Isamam : Merci pour le petit clin d'œil personnel... même si tu ne l'avais pas précisé, j'aurais compris. Ton commentaire me fait très plaisir, car tu sais que « j'appréhendais » que tu lises ce chapitre, donc merci. Et encore un merci pour ton superbe compliment sur mon écriture et désolée pour les larmes... encore ? Je t'aime aussi ma mamoune.

Shicastee : Ben... tu n'avais pas crée un compte toi ? Lol Désolée pour la longueur des chapitres... perso je n'aime pas lire quand les chapitres sont trop longs, donc je les fais de taille moyenne. Pour Alice et Jasper... je pense que je vous ferai un bonus les concernant, car je ne veux pas intégrer leur histoire dans ma fic. Merci pour ta review.

Alice : Comme tu dis, encore un bout de passé de notre Bella et une nuit comme on en rêverait toutes dans les bras d'Ed !

Chlo : Tu peux taper Jacob tant que tu veux, aucun problème... lol

SNBco : Il est impossible que tu imagines le bonheur que j'ai eu en lisant ta review. Je ne sais pas si je t'ai vraiment aidé, mais voir que ta relation avec ta jument redevient ce qu'elle a été, c'est juste magnifique et je suis tellement ravie pour toi. Profite à fond de tout ça, et fait un gros bisou à la demoiselle de ma part ! Sur le bout du nez le bisou bien sûr ! Au fait comment s'appelle la demoiselle ?

Alicia, Anne Laure, Jelis et Marion : Merci.

Je remercie encore et toujours mes correctrices, ces petites fées de l'ombre qu'on oublie trop souvent et qui pourtant font un travail remarquable pour respecter les délais et vous offrir des chapitres agréables à lire. A Caro et Aurore, un grand, non un ENORME merci !

Terre Sauvage ne serait rien sans mes chéries Dri et Lu que j'aime vraiment et que j'ai hâte de rencontrer pour de vrai... plus que quelques semaines et on se le fera notre Mojito terrasse !

Je vous laisse à la lecture et je vous retrouve en bas.

Charlotte


Chapitre 11 : Complicité

POV Bella

Je m'éveillais dans les bras d'Edward, qui souriait paisiblement dans son sommeil. Même endormi, il affichait son parfait sourire en coin. Je passais un doigt le long de ses lèvres, avec douceur, comme pour me prouver qu'il était bien réel.

Je me remémorais la nuit que nous avions passés, en attendant qu'il se réveille. J'avais du mal à comprendre comment nous avions pu en arriver là, évoluer du stade d'ennemis à amis, puis à amants.

Il s'agita légèrement à côté de moi, clignant des yeux avant de poser ses émeraudes brûlantes sur mon visage.

- Bonjour ! Soufflais-je, mes joues rougissantes.

- 'jour ! Répondit-il la voix encore endormie.

- Monsieur Masen ne serait-il pas du matin ?

Il émit un grognement en guise de réponse tout en se cachant sous la couette, ce qui me fit sourire. Je décidais donc de le taquiner un peu. Je me glissais sous les couvertures et m'approchais de lui délicatement. J'effleurais ses côtes en de petites pressions et sa réaction ne se fit pas attendre. J'avais remarqué qu'il était chatouilleux, donc il sursauta à mon contact.

- Oh ! Tu ne devrais pas t'aventurer sur ce terrain là ! Me menaça-t-il.

- Ah oui... et pourquoi ? Que vas-tu me faire ? Le narguais-je, dévoilant toutes mes dents dans un sourire démoniaque.

Je le titillais à nouveau et sans que je ne m'en rende compte, il m'avait fait basculer, dos sur le matelas et était à califourchon sur mes cuisses, maintenant mes poignets au dessus de ma tête, dans une seule de ses mains. La lueur dans ses yeux m'indiqua que je n'aurais en effet pas du jouer à ce petit jeu.

- Ed... non... je t'en prie ! Pleurnichais-je.

- C'est trop tard, tu m'as cherché... tu m'as trouvé ! Me répondit-il, ignorant mes suppliques.

Il bondit sur mes côtes et me chatouilla à son tour. Je me débattis tant que je pouvais, riant aux éclats pour me défaire de sa poigne, mais je ne pouvais bouger. Au fur et à mesure, ses mains se firent plus légères, transformant ses chatouilles en de divines caresses.

Il m'embrassa dans le cou, sans relâcher mes mains et descendit jusqu'à mon nombril, sans oublier de le flatter aussi. Il remonta sur ma poitrine offerte à lui, avant de défaire ses doigts de mes poignets. Aussitôt, je crochetais mes mains autour de sa nuque et attirais ses lèvres à moi. Il remonta prêt de mon oreille avant de me murmurer :

- J'ai gagné !

Il ria et me fixa victorieux, son corps allongé sur le mien. Je n'en revenais pas, il me clouait sur place.

Soudain, nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir et des pas s'avancer vers la chambre. Nous sortîmes nos têtes de sous les draps, avant de nous figer, arrêtant même de respirer.

- Bella, tu es réveillée ? Murmura ma sœur derrière la porte, la grattant légèrement.

Je regardais Edward, ne sachant que faire. Ses yeux faisaient des allers retours entre la porte et nous et me conseilla de répondre, sans quoi Alice était capable d'entrer.

- Ou... oui Alice, j'arrive.

- Je t'attends dans le salon.

- Le temps que je m'habille et je viens.

- Tu m'attends ici ? Questionnais-je discrètement mon compagnon.

- J'espère qu'elle ne sera pas longue.

- Je vais couper court à la conversation, ne t'en fais pas, je reviens vite.

Je déposais un petit baiser sur ses lèvres, avant de bondir au sol et me vêtir à toute hâte, sous le regard gourmand d'Edward. Je quittais la chambre pour retrouver ma sœur que je trouvais assise paisiblement dans un fauteuil, une tasse de café à la main.

- Coucou sœurette ! Dis-je en l'embrassant sur la joue.

- Bonjour. Eh bien, je ne m'attendais pas à te trouver en si grande forme. Me dit-elle le regard suspect.

- Pourquoi cela ?

- Suite aux événements de hier au soir pardi !

Oh oui c'est vrai. J'avais totalement oublié la soirée de la veille et l'altercation avec Jacob. C'était pour cela qu'elle était ici, de si bon matin. Elle s'inquiétait pour moi. Elle avait du angoisser toute la nuit la connaissant, pendant que moi, sœur indigne, je prenais du bon temps avec l'Apollon qui se trouvait encore dans ma chambre.

- Bella ?

- Oui... euh pardon...

- Tu es certaine que ça va ? Tu es toute rouge et tu sembles ailleurs. Me dit-elle suspicieuse.

- Je vais très bien, ne t'en fais pas pour moi. J'ai été déstabilisée, mais ça va maintenant.

- Qu'as-tu fait hier soir après que l'on soit rentré ? Edward est-il venu te rejoindre ?

Ma sœur et sa foutue perspicacité... elles étaient énervantes au plus haut point ! Ceci étant, je pouvais lui dire certaines choses sans lui mentir.

- Je suis allée voir Naïade et Sham's un petit moment. Ed m'a apporté une veste et un café. Puis nous sommes allés nous coucher.

J'espérais que ma voix ne me trahisse pas et qu'Alice ne remarquerait pas le léger mensonge de la fin de mon récit. Cependant, je ne voulais pas lui avouer ce qu'il s'était réellement passé la nuit dernière.

- Je vois. Enfin, si cela t'a fait du bien, alors je suis ravie.

Je rigolais intérieurement à la remarque de ma sœur, car remise dans le contexte de la soirée, elle prenait un tout autre sens. Mais je devais bien admettre qu'elle avait raison, cela m'avait fait du bien.

- Pourquoi souris-tu bêtement ? M'interpella-t-elle alors que je partais dans mes pensées.

- Oh rien d'intéressant. Bon, il faut que je prenne une douche et que j'aille travailler, on se retrouve plus tard ?

- D'accord. Je suis contente de voir que ça va.

Elle se leva, me prit un instant dans ses bras et sortie de la maison. Je me précipitais dans la chambre afin de retrouver mon amant de la nuit dernière.

- Elle est partie ? M'interrogea-t-il.

- Oui. Elle s'inquiétait pour moi.

- C'est compréhensible.

- Ed... je crois qu'il faut qu'on parle... de nous... de hier soir, de...

- Que se passe-t-il ? Tu regrettes ce qu'il s'est passé entre nous ? Paniqua-t-il.

- Non, du tout, c'était génial, mais justement, je crois qu'il serait bon que l'on garde ça pour nous, au moins un temps. J'ai envie que l'on profite juste toi et moi, que personne ne soit au courant. Tu comprends ? Dis-je en venant m'assoir sur le lit près de lui.

- Parfaitement et je suis bien d'accord. Je te propose qu'on se retrouve tous les soirs et discrètement dans la journée, car je ne vais pas pouvoir me passer de ces lèvres durant tout ce temps.

Il accompagna ses dires en m'embrassant goulument.

- Il faut que j'aille travailler, Emmett a besoin de moi.

- Tu es sure ? Me demanda-t-il alors qu'il attrapait le lobe de mon oreille entre ses lèvres.

- Hum... tu triches... il faut vraiment que j'y aille. Soupirais-je.

- Très bien, mais je veux qu'on se retrouve à la fin de ta journée, il faut que je te parle, c'est important.

- Tu m'inquiètes, rien de grave j'espère ?

- Non, mais c'est un peu long à expliquer et tu es pressée. Me dit-il en baissant les yeux.

Sa réaction m'étonna, mais il avait raison, je devais me dépêcher. Je lui indiquais donc de sortir par derrière afin d'être plus discret, et de passer par la porte de service de l'hôtel pour remonter à sa chambre. Après un dernier baiser, il quitta les lieux.

Je pris une douche et fonçais rejoindre Emmett qui était déjà en plein boulot, en compagnie de Jasper et sa caméra. Lorsque j'entrais dans l'écurie, l'objectif se pointa sur moi et je ne pus retenir quelques rougeurs sur mon visage.

- Salut la compagnie ! Clamais-je souriante.

- Coucou Bell's ! Me salua Emmett en me prenant dans ses bras. Il me scruta un instant le regard inquiet, probablement à cause de l'altercation de la veille.

- Tout va bien, ne te fais aucun souci. Lui indiquais-je pour le rassurer. Je passe faire les soins à Naïade et je vais m'occuper de Sultan.

Jasper ne perdait pas une miette de ce qu'il se passait. Je m'étais habituée à croiser sa caméra et n'y prêtais plus vraiment attention. Je faisais mon travail, comme s'il n'y avait personne autour de moi. Il était convenu que les moments touchant de trop près à nos vies privées seraient coupés au montage et je faisais entièrement confiance à mon beau frère pour que ce soit le cas.

Mon beau frère... c'est amusant...

Après avoir soigné et nourri ma jument, je pris un licol dans la sellerie. Une force violente mais à la fois délicate, m'attira dans un recoin de la salle et lorsque je pus voir le visage de mon agresseur, je ne pus que sourire. Edward m'embrassa avec fougue et je constatais que ses lèvres m'avaient déjà manquées.

- Je suis contente de te revoir. Tu m'as manqué. Soufflais-je.

- A moi aussi, tu ne peux pas imaginer à quel point.

- Bella ? Bella ? Appela Emmett à l'entrée de la pièce.

Je sortis de notre cachette pour faire face à mon ami.

- Qu'y a-t-il, pourquoi beugles-tu comme ça ?

- Je voulais savoir si tu avais besoin de moi ou si je pouvais partir. Je dois aller faire quelques achats en ville pour réparer la clôture des veaux.

- Oh non, vas-y, je vais bosser Sultan, je n'ai pas besoin de toi.

- Dans ce cas je file, à tout à l'heure.

Et il partit, d'un signe de la main.

- C'était moins une. Me dit Edward au creux de l'oreille.

- Oui, il va falloir se montrer plus prudents, si on veut que notre petit secret ne soit pas découvert avant la fin de la journée. Jasper va se demander ce que je fais, j'y vais.

- Je vous rejoins, mais pars devant, je vous retrouve au round pen.

Amusée par la situation, je sortis de la sellerie, licol en main et sourire jusqu'aux oreilles. Qu'il était bon de se sentir désirée ainsi. Ed n'avait pas peur de me montrer que je lui manquais, il était démonstratif et attentionné. Et je dois dire que j'aimais ça. Et pourtant, le début de notre relation datait de la veille.

Après avoir attrapé Sultan au parc, je me dirigeais vers le rond de longe, toujours suivie de Jasper. Ed était accoudé sur la barrière de l'enclos, et me dévisageait d'un regard brillant. Son rictus en coin faisait s'envoler les papillons dans mon bas ventre et cela ne laissait rien présager de bon pour le travail que j'avais à faire. Je devais me concentrer, mais cela s'avérait difficile, car je ne pouvais détacher mon regard de mon Apollon.

J'entrais dans l'enclos et mettais le cheval en liberté, les yeux toujours rivés sur Ed. Soudain, je ne sais par quel miracle, je revins sur terre, juste à temps pour m'apercevoir que je n'avais pas fermé la porte derrière mois et que Sultan était sur le point de sortir.

- Eh bien Bella, on a la tête ailleurs ? Ironisa Jasper derrière sa caméra.

- C'est vrai ça... tu ne nous as pas habitué à être si tête en l'air. Que t'arrive-t-il ? Renchérit Ed, en se retenant de rire.

- J'ai eu une nuit mouvementée.

- A cause de ce qu'il s'est passé au bar j'imagine ? Me demanda Jasper.

- Etrangement non, de ce côté là ça a été. Non simplement, j'ai fait un drôle de rêve. Un rêve déstabilisant, car il était... disons... suggestif au sujet d'Edward et ça m'a empêché de dormir.

Les deux hommes face à moi me regardèrent surpris par ma révélation. Je décidais donc de poursuivre.

- Ce rêve sensuel montrait un véritable fiasco, alors que je pensais qu'Ed était un bon partenaire. Mais à priori ce n'est pas le cas et ça m'a perturbé. Dis-je le plus sérieusement possible.

Ed me fixait entre incompréhension et déception. Et moi je jubilais intérieurement. Dès que Jasper détourna le regard, je tirais la langue à mon Apollon et articulais silencieusement un « J'ai gagné ! » qu'il comprit, car je le vis se détendre et sourire, en secouant légèrement la tête de droite à gauche.

- Bien, maintenant que tout est dit, je crois qu'il est temps de s'y mettre !

Je commençais par différents jeux avec Sultan. Il était chez moi depuis quelques semaines et maîtrisait donc parfaitement les demandes que je lui faisais et les effectuait avec précisions.

Pour le reportage, il fallait que je présente des chevaux à différents stades de travail. Avant l'accident de ma jument, nous avions heureusement fait une séance afin de montrer une éducation aboutie.

Sultan était à l'étape d'avant. Il avait jusqu'alors été dressé de façon classique, mais le propriétaire souhaitait approfondir sa relation et avait fait appel à mes services.

Travailler sur le psychologique du cheval s'avérait ouvrir de nouveaux liens entre le cavalier et sa monture. C'est cela que j'aimais découvrir un cheval comme jamais il ne s'était livré auparavant. Les chevaux me donnaient rapidement le meilleur d'eux, car je les abordais avec respect et justesse. Chez moi, l'erreur était permise, du moment qu'elle entrait dans les limites fixées au départ entre le cheval et moi. Et ainsi, certains chevaux fermés et très « abîmés » par leur passé, s'avéraient être des partenaires sûrs et généreux.

Après un petit échauffement au sol, qui s'était déroulé à merveille, je décidais de monter un peu. Je sortie du round pen pour aller chercher le harnachement, sous le regard embrasé d'Edward.

- Tu as besoin d'aide ? Me questionna-t-il.

- Volontiers. Lui souris-je.

Nous étions dans notre bulle, aucunement discrets alors que quelques heures plus tôt, nous avions décidé de garder notre relation secrète. La théorie était une chose, mais la pratique était beaucoup plus compliquée.

- Je vous suis. Lança Jasper.

Ed et moi échangeâmes un regard déçu, il faut croire que Jasper avait décidé de faire capoter nos plans. Du coup, nous ne pûmes que nous effleurer les mains en attrapant le matériel et nous n'en fûmes plus que frustrés.

Je sellais Sultan et montais avant de sortir du rond de longe. J'entrais dans la pâture voisine et commençais tranquillement à le faire marcher, rênes longues, uniquement à l'impulsion du bassin et à la motivation vocale. Une fois l'exercice effectué, je le recommençais au trot, en ajoutant quelques difficultés à franchir, telles un slalom avec des cônes que j'avais demandé à Ed de disposer ou des barres au sol à enjamber dans une cadence régulière. Il était léger et réactif, c'était un bonheur à monter.

Puis, afin de terminer notre travail du jour, je décidais de le faire se défouler un peu. Le parc étant suffisamment grand, je le lançais au galop et lui fis faire quelques tours. L'encolure détendue et basse était une attitude parfaite de décontraction. Il travaillait son dos de lui même, j'étais donc très contente de lui. Et c'est sourire aux lèvres que je revins vers mes visiteurs, tout en couvant Ed du regard.

Alice nous rejoignit et enlaça Jasper, avant de l'embrasser tendrement. Un rapide échange de regard entre Ed et moi suffit à nous faire déguerpir, profitant de ce petit moment de répit pour être en tête à tête. Je dessellais Sultan et le rentrais au parc, en compagnie de mon amant.

Une fois fait, nous nous éclipsâmes discrètement, afin d'atteindre l'arrière du hangar à foin. N'y tenant plus, nous nous sautâmes littéralement dessus. Nos gestes prouvaient le manque que nous avions ressenti ces dernières heures, durant lesquelles nous n'avions pu nous toucher. Il me plaqua énergiquement contre le mur et aussitôt j'enroulais ma jambe autour de lui, pour l'approcher d'avantage vers moi. Nous fûmes cependant bien vite ramenés sur terre par une Alice nous annonçant qu'il était l'heure de déjeuner. Et lorsque ma sœur ordonnait quelque chose, il valait mieux agir dans la seconde.

- J'adore ma sœur, mais quelqu'un peut-il avoir l'obligeance de lui retirer ses piles. Râlais-je dans le cou d'Edward.

- Allez, courage, plus que cet après midi et je te promets une nuit de pure folie ma belle.

- Oh tu n'aurais jamais du me dire ça...

- Pourquoi ? S'étonna-t-il.

- Tout simplement car je ne vais pas tenir tout l'après midi. Je vais être trop impatiente et encore une fois, manquer de concentration. Soufflais-je avant de l'embrasser une dernière fois et sortir de notre cachette.

Le déjeuner s'était très bien passé, Ed me lançait des regards brûlants, incendiant mon corps et nous ne manquions pas une occasion de nous frôler sous la table. A la fin du repas, Jasper demanda à son acolyte de le rejoindre pour visualiser quelques images et principalement celles de ce matin. Ils m'invitèrent à les accompagner, mais je prétextais de la paperasse en retard, afin de les laisser travailler en paix.

Nous décidâmes qu'après cette séance de visionnage, nous travaillerions Texas, afin d'avancer un peu son éducation.

POV Jasper

J'avais filmé de belles choses ce matin et je voulais l'avis de mon pote pour faire un premier tri. Nous nous installâmes dans sa chambre et une fois les branchements sur la télé effectués, je m'affalais au sol, contre le lit à côté d'Edward.

- Je pense que la séance avec Sultan sera vraiment sympa. Bella était en grande forme, ça se verra à l'écran j'en suis certain.

A ma remarque, je vis un léger sourire se dessiner sur le visage de mon ami. C'était curieux, je le trouvais bizarre depuis ce matin, mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi.

Je lançais la vidéo et après quelques minutes, je compris ce que je trouvais étrange, mais ne dis rien. Je l'observais du coin de l'œil et ce que je vis confirma mes hypothèses. Il était tout bonnement en admiration devant notre dresseuse de chevaux.

Oh... mon... Dieu... si Alice apprend ça, il est fichu... oh mais attend une seconde... Bella aussi l'a dévoré des yeux toute la séance...

J'attendis quelques minutes supplémentaires, mais il m'était impossible de douter. Je pointais un doigt accusateur vers Edward et sautais du sol.

- Alors là mon pote ! J'y crois pas ! M'esclaffais-je.

- Quoi, tu as un problème mec ? Tu te sens bien ?

- Parfaitement bien, mais je te retourne la question. Dis-je hilare.

- Je crois que ta petite amie commence à déteindre sur toi. Tu m'inquiètes j'te jure.

- Ne change pas de sujet. Tu vas m'expliquer plutôt.

Je le vis déglutir difficilement, il était nerveux et essayait de me dissimuler quelque chose.

- Je te connais depuis qu'on est gosse Ed, je sais que tu me caches un truc. Et je sais aussi de quoi il s'agit. Inutile de nier, les images parlent pour toi.

- Que... qu'est-ce que tu racontes ? Me demanda-t-il l'air penaud.

- C'est simple, regarde.

Je rembobinais la bande afin de trouver les images que je cherchais. Je fis avancer le film en faisant de petites pauses sur les passages où Ed dévisageait Bella et inversement.

- Là... puis là... et encore là ! Ne va pas me dire que vous êtes simplement amis, je ne te croirais pas. En tout cas, je suis content pour toi, sérieusement. Ça signifie que tu vas pouvoir sortir de cette situation pourrie !

- Ne t'enflamme pas comme ça Jasp. Je ne vais rien nier, même si nous avions prévu de ne rien dire pour l'instant. Mais oui, Bella et moi... je sais, c'est insensé, mais c'est comme ça. J'ai envie d'avancer avec elle. Je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis hier soir, c'est vraiment génial comme sentiment.

- Mon petit Ed devient grand. Souris-je avant de lui faire une tape amicale dans le dos.

Il m'attira à lui pour me faire une accolade. J'étais impressionné du changement que je voyais chez lui. Depuis que nous étions arrivés ici, il devenait quelqu'un d'autre, il n'avait pas peur de ses sentiments, il s'était ouvert et était plus vrai, plus instinctif.

- Mais qu'ils sont mignons tous les deux. Fais attention à toi Ed, je pourrais être jalouse !

Le carillon de ma petite femme, claironna à la porte de la chambre. Je relevais la tête et aperçus Bella qui se tenait juste derrière elle.

- Quelle accolade virile messieurs ! Ironisa-t-elle.

- Le plus étonnant est que ce soit le visionnage de la vidéo de ce matin qui les fait se câliner ainsi... troublant n'est-ce pas ? Renchérit ma douce.

Séparément, elles étaient douées, elles avaient un sens de l'humour hors norme, mais alors les deux ensemble c'était du bonheur.

- En parlant de vidéo... reprit Alice. Pourquoi est-elle sur pause en gros plan sur ma sœur ? Que regardais-tu ainsi ? Demanda-t-elle à Bella.

- Euh... je l'ignore. Rougit-elle.

Petite menteuse, tu sais très bien de quoi, ou plutôt de qui il s'agit !

- Jasper, peux-tu remettre la vidéo en marche s'il te plaît que je vois qui ma sœur couve du regard ainsi.

- NON. Crièrent en cœur Ed et Bella.

Mon amour les regarda tour à tour surprise, avant de rire à gorge déployée.

- Qu'y-a-t-il ? La questionnais-je.

- Oh... vous devriez voir vos têtes tous les deux. Dit-elle en montrant Ed et Bella. Inutile de faire les innocents, j'ai tout compris. Et je suis ravie pour vous, sincèrement.

- De quoi parles-tu ? Lui demanda innocemment Edward.

- Mais de vous. Ce matin j'ai bien senti chez ma sœur qu'il y avait quelque chose de louche. Ensuite, vous disparaissez ensemble juste avant le repas. Pendant le déjeuner j'ai constaté de petits mouvements suspects sous la table et pour finir cette vidéo. Ah non, vraiment vous n'êtes pas discrets. Rit-elle.

Un vrai Sherlock Holmes ma petite femme. Elle est douée ! Oh je l'imagine bien aussi avec un impair à la détective, couvrant uniquement ses sous vêtements... euh... tu t'égares Jasper.

Comme si l'annonce de leur relation avait fait envoler les barrières qu'ils s'étaient fixés, ils se tenaient dans les bras l'un de l'autre, se câlinant avec douceur. J'étais heureux de voir mon ami avec ce sourire. Celui qui lui avait été arraché trop jeune. Sa maladie l'avait empêché de vivre pleinement et il ne s'accordait qu'un faux bonheur auprès de toutes ces femmes. Là je voyais que c'était différent et Bella allait l'aider à avancer.

Je sortis de mes pensées et m'approchais des tourtereaux pour les féliciter.

- Eh bien, je crois que ce ranch nous aura apporté le meilleur, n'est-ce pas Ed ? Une nouvelle vie s'offre à nous.

- Tu as bien raison mon Jasp. Qui aurait cru qu'on rencontrerait ces deux jeunes femmes exceptionnelles si loin de New York ? Lança Ed.

- Tu étais au courant toi ? Me fixa une Alice menaçante.

- Rassure toi, je l'ai compris juste avant que vous franchissiez la porte. C'est pour cela que nous étions en pleine accolade virile.

- Nous ne voulions pas vous en parler tout de suite. Dis une Bella penaude. Nous voulions profiter égoïstement, mais ce n'est rien, maintenant vous êtes au courant.

- Eh bien c'est génial, vraiment. Que diriez-vous si on allait fêter ça se soir. Je dis resto et un peu de danse, ça vous va ? Demanda une Alice triomphante.

- Si tu veux, mais pour l'heure, nous avons du travail. Reprit Bella.

POV Bella

Eh voilà, les choses étaient déjà officialisées, mais ce n'était pas plus mal, car au moins, nous pouvions nous approcher mon amoureux et moi, sans avoir besoin de se cacher. Bien que cela enlevait le côté excitant de la chose, c'était tout de même plus simple.

Nous n'avions d'ailleurs pas résisté à une petite pause câline qui apaisa quelque peu l'atmosphère électrique entre nous. Après celle-ci, il avait été plus facile de nous remettre au travail.

- Je te laisse aller chercher Texas. Et cette fois-ci, tu l'attrapes et tu le sors du parc. Compris ? Dis-je faussement autoritaire.

- Arrête de me parler comme ça, je te trouve encore plus belle avec cet air ! Je ne vais pas pouvoir me concentrer si je te sens comme ça à mes côtés.

Je lui souris, bien décidée à ne pas lui rendre la tâche facile et lui indiquais que je le retrouvais devant le round pen. Il passa la clôture de la pâture et avança en direction des chevaux, qui se trouvaient au fond du parc. Cependant, je remarquais que son attitude était parfaite. Il avait compris mes recommandations de la dernière fois et les appliquait parfaitement.

Je récupérais un stick dans la sellerie et allais me poster à l'entrée du rond de longe, lorsque j'entendis rugir un moteur. Une somptueuse voiture rouge entra en trombe dans le ranch, soulevant des nuages de poussière sur son passage. Je me dirigeais vers elle afin de sermonner le conducteur sur son arrivée et me renseigner sur sa présence. Il était en effet rare de voir des voitures de luxes telles que celle-ci passer la porte de mon domaine. Alice sortit de l'hôtel en entendant la voiture s'immobiliser dans la cours, Jasper sur les talons.

Je me stoppais net, lorsque le conducteur coupa le moteur et ouvrit la portière. Il s'agissait d'une femme, et quelle femme ! Elle passa ses longues jambes par la portière pour s'extirper du véhicule. Elles se terminaient par des talons d'une quinzaine de centimètres. En remontant le long de ses fines jambes bronzées à outrance, je découvris une jupe beige qui couvrait le strict minimum et un haut bustier assorti qui laissait apparaître son nombril. Ses cheveux imitaient à merveille la crinière d'un lion et ses lunettes de soleil la faisaient ressembler à une mouche. Je retins un sourire devant cette dernière image, car au delà de ça, je devais avouer que c'était une très belle femme, avec beaucoup de classe, malgré que sa tenue ne soit pas adaptée à l'endroit. Elle imageait à merveille le stéréotype même de la New Yorkaise chic et imbue de sa personne.

Elle se tourna vers moi mâchant vulgairement son chewing gum et nous nous toisâmes l'une l'autre, comme si nous étions en compétition. Je ne savais pas qui elle était, mais elle ne me plaisait pas. Je ne la sentais pas, j'avais un pressentiment qui me laissait penser qu'elle ne serait pas la bienvenue chez moi.

Soudain elle sourit en regardant par dessus mon épaule. J'avais entendu des pas de chevaux arriver derrière moi, il ne pouvait donc s'agir que d'Edward. Je n'appréciais pas le sourire que la bêcheuse face à moi offrait à mon compagnon.

Je me retournais pour voir mon amoureux arriver. Il était blanc comme un linge et son regard me demandait pardon, sans que je ne sache pourquoi. La seconde suivante, je compris en entendant s'égosiller la pouffe à voiture rouge.

- CHOUCHOU ! Cria-t-elle de sa voix nasillarde.


Je vous vois venir... comment a-t-elle osé couper le chapitre ici ? Oui je sais... est-ce que vous serez surprises si je vous dis que l'idée m'a été soufflée par une certaine Dri ? lol Mais j'assume pleinement, car j'ai décidé de suivre son idée... après tout, je ne vous fais pas souvent de fins sadiques, donc un petit bonheur pour moi !

Je vous embrasse tous bien fort et vous dis à mardi !

Cha