Hello !

Me revoici avant de partir en vacances je voulais vous faire un piti cadeau ! Bon ce n'est pas grand-chose mais voilà je tenais à vous l'offrir avant d'aller lézarder au soleil et me chopper un coup de soleil ! Voici le chapitre 10!

Ce chapitre est vraiment plus court que tous les autres et surtout on découvre un peu plus un personnage… mystère ( bon il va pas le rester longtemps mais laisser moi rêver un peu).

Un Big merci à ma bêta FanGirl pour sa correction qui fut rapide comme l'éclair et surtout plein de bonnes idées.

Réponse aux Reviews :

Asuka fox : Oui oui je vais continuer cette fic même si les chapitres ne paraissent pas régulièrement je ne l'abandonne pas.

Kawaii-Sama : Merci je suis touchée que tu apprécies cette histoire. Oui Sasuke endure tellement de choses par amour (beurk je deviens une guimauve) pour Naruto et ce n'est pas facile.

Alisa-kun : Oui ce n'était pas un mystère de savoir que celui que Sasuke avait appelé était Gaara. Concernant le harceleur tu vas avoir quelques indices supplémentaires dans ce chapitre.

ByakuyaGirl : Non ne cède pas à la violence même si Naruto et Gaara sont de vrai tête à claques. Oui Sasuke est vraiment à bout.

Aizou no Taiga : Oui que de révélations et ce n'est pas encore fini.

Hokageminato : Ton message est plus que complet, juste un énorme merci je suis contente que cette histoire te plaise.

Regliise : voilà la suite !

Lulu-chan : merci pour ton commentaire ma belle ça fait hyper plaisir de te croiser ici aussi !

Fuyumi-Misora : Ha ce baiser entre les deux ex fait couler beaucoup d'encre. Non je n'ai toujours pas résolu mes problème de pc, j'espère en avoir un nouveau pour septembre.

Darling fan de Kamelott : C'est vrai que ce triangle amoureux est assez malsain. Pauvre Sasuke ! Sinon voilà la suite !

Anonyme : C'est vrai que Orochimaru a une obsession bizarre par rapport au corps de Sasuke dans le manga.

Author2 : Gaara n'a pas la cote dans ce chapitre on dirait ?! Je ne sais pas la suite sera aussi bien mais je l'espère.

Sur ce, bonne lecture !


LES LARMES DES ANGES

Chapitre 10 : Obsession

Si on voulait qu'une chose soit bien faite, il fallait la faire soit même. On le lui avait répété sans cesse à l'école. A la fac, cela était devenu un leitmotiv. L'on était jamais mieux servi que par soit même. C'était bien vrai.

Soulevant précautionneusement la bâche en plastique qui recouvrait le sol, il se remémora des leçons de son enfance. Que lui avait-il donc pris de « sous-traiter » un boulot si important? Voilà ce qui en coûtait de recourir à des incompétents.

Il pesta, remarquant que le plastique s'était déchiré par endroit.

Merde ! Finalement la bâche n'avait servi à rien. Il faudrait nettoyer tout ça. Cela ne l'enchantait pas. Il avait du travail par-dessus la tête à son boulot et peu de temps pour ce genre de contretemps dut à la mauvaise qualité d'un matériel défaillant. Surtout qu'il n'avait rien prévu pour nettoyer.

Comme tout ça l'agaçait. Cela ne serait jamais arrivé s'il s'était chargé lui-même du boulot en premier lieu. Il jura à voix basse tapant le bout de sa chaussure contre le béton du sol. Ne jamais faire appel à des sous-fifres, il n'y a rien de pire.

Accroupi, les mains sur les hanches, il examina de plus près la trace sur le sol. Elle s'incrusterait dans le béton. Il soupira en se redressant. Ce n'était pas bon signe tout ça. Il lui faudrait au moins un nettoyeur haute-pression et un bon produit pour ôter la tâche.

Doubler la bâche, c'est ce à quoi il aurait dû penser dès le début. Mais il avait tout installé dans la précipitation. La panique n'est jamais bonne conseillère. Une fois de plus il en avait la preuve. Lui si méticuleux en temps normal, commettre une telle erreur de débutant en était presque impardonnable.

Pris de court par le coup de fil qu'il avait reçu deux heures plus tôt, il avait dû improviser, pas qu'il n'avait pas prévu ce genre de cas, mais pas de si tôt et pas en plein milieu de son service de nuit. Il pensait disposer d'un peu plus de temps mais apparemment ce n'était plus le cas. Il avait dû alors prendre une décision rapide. Pas la bonne et la tâche confirmait cette impression.

Il avait toujours pu compter sur son intelligence et son QI supérieur à la moyenne. Grâce à ça, il avait pu aller dans les meilleurs écoles, obtenir son Bac avec mention ''très bien'', puis intégrer une prépa que seule une poignée pouvait espérer intégrer.

Oui son QI hors norme lui avait permis d'avoir la vie dont il rêvait et de fuir la misère de sa naissance. De voir d'autres horizons, d'autres vies, de fuir le milieu ouvrier dans lequel il avait vu le jour. D'échapper à ce destin auquel sa naissance le prédestinait. Non il ne serait pas un de ces maris alcooliques qui battent leur femme, un de ses chômeurs qui attendent tous les mois leur allocation pour la dilapider aussi vite dans les courses de chevaux, l'alcool ou la drogue. Un minable, un bon à rien. Il s'était élevé au-dessus de la crasse pour devenir un homme respecté.

Il jeta un regard circulaire. Malgré la pénombre, il repéra sans problème la partie du mur qui était éboulé et qui donnait sur un terrain vague avec des herbes hautes et des tonnes de détritus divers.

A cette heure de la nuit, le coin était calme. Les junkies se shootaient plus loin près du centre de désintoxe où se situait le trafic de drogue. Les SDF préféraient la fraicheur des jardins du centre vile plutôt que l'inconfort et l'odeur d'urine, de vomis et de moisi de l'usine désaffectée. Les apprentis caïds dormaient bien à l'abri chez eux. Personne ne viendrait ici pour le déranger. Il était tranquille pour réfléchir à la meilleure des solutions.

Il connaissait cette usine désaffectée depuis sa plus tendre enfance. Cela faisait plus de vingt ans qu'elle était dans cet état de délabrement. Peu de gens y traînaient la journée et la nuit c'était encore plus calme.

A une certaine époque, il se rappelait avoir vu des panneaux indiquant que la commune voulait y ouvrir un lieu d'accueil pour les jeunes du quartier mais un incendie, dès le début des travaux, avait mis fin à tout projet.

Au souvenir du feu qui ravagea le bâtiment ce soir-là, il sourit. Il en était l'instigateur, son premier fait d'arme. La première pulsion qu'il n'avait pas réfrénée. La première fois qu'il s'était libéré en découvrant ce qu'il était. Le sentiment de plénitude qui l'envahit à cet instant-là fut indescriptible. Une euphorie comme il n'en avait jamais ressentie. Une libération, son cœur battait enfin. Il pouvait respirer librement.

Le soir de ses dix-huit ans, assis dans un vieux fauteuil défoncé devant une émission débile dans l'appartement de sa mère, il regarda celle-ci rendre son dernier souffle en faisant une overdose. Observer de près comment la vie quittait le corps maigre et usé de sa génitrice aviva une étincelle nouvelle en lui.

Oui c'était bien mieux que de regarder un vieux bâtiment être consumé par les flammes. Non, il avait un pouvoir entre ses mains. Il avait le pouvoir de vie ou de mort. S'il l'avait voulu, il aurait pu la ranimer, il l'avait appris, il savait le faire. Mais non. Ce bref instant avait fait de lui l'équivalent d'un dieu.

Écourtée l'existence insignifiante de sa camée de mère lui avait donné des ailes. Il en avait profité pour en exterminer aussi avec le cloporte qui servait de compagnon à cette toxico. L'extase était toujours la même.

C'est fou lorsqu'un alcoolique, drogué de surcroît, mourrait prématurément personne ne prenait le temps de pratiquer une autopsie. Pourquoi gaspiller l'argent du contribuable pour des parasites ?!

Aujourd'hui cela ne se passerait pas aussi discrètement mais ce n'était pas bien grave. Personne ne pourrait remonter jusqu'à lui de toute manière. Il regarda l'heure à sa montre. Plus de 2h30 du matin, il devait se dépêcher avant que quelqu'un ne se rende compte de son absence prolongée de son travail.

Il finit de relever la bâche sur les deux hommes allongés au sol. Pourquoi prendre la peine de les pousser jusqu'au terrain vague au risque de se salir alors qu'il pouvait tout aussi bien brûler les corps ? Tenter de maquiller la scène ne servait plus à rien avec le sang qui dégorgeait sur le béton.

Il sortit du bâtiment en ruine pour se diriger vers sa voiture grise et en ouvrit le coffre. Son visage se fendit d'un large sourire. Toujours avoir un bidon d'essence avec soi, on ne savait jamais lorsque l'on en aurait besoin. Il était un homme vraiment prévoyant.

En retournant à l'intérieur de l'usine désaffectée, il alluma une cigarette. Chesterfield. La même marque que celle que fumait Sasuke.

Avec un sourire nostalgique, il se rappela de la manière dont Sasuke fumait après l'amour. De son regard perdu dans le vide dès qu'il tirait sur sa cigarette. De l'esquisse de sourire qu'il affichait parfois quand il se perdait dans ses pensées. De l'odeur qui se dégageait de l'Uchiha alors qu'il se levait pour se rhabiller. Il sentait le sexe, l'eau de Cologne coûteuse que lui offrait constamment sa mère, mélangés à celle de la cigarette. Exquis, aphrodisiaque. Son paradis.

Rien que d'y repenser il en bandait presque.

Sasuke !

Sa rencontre avec le cadet des frère Uchiha avait été le plus grand changement de toute sa vie. Un bouleversement total, un ouragan qui balaya tout sur son passage. A peine ses yeux se posèrent-ils sur Sasuke qu'il eut le coup de foudre. Au premier regard. Il tomba raide amoureux du jeune homme.

Sasuke entamait à peine sa première année à la fac. Mais malgré son jeune âge, Sasuke n'avait pas ce regard perdu, un peu incertain comme beaucoup d'autres de son âge. Non Celui de l'Uchiha était déterminé, sûr de lui, et volontaire. Sasuke savait ce qu'il désirait dans la vie et ferait tout pour l'obtenir, un peu comme lui.

Dans le regard de l'Uchiha, il avait reconnu son âme sœur, l'autre moitié qui le rendait complet.

Son âme sœur et ce crétin de blond avait osé lui voler son bonheur. Ce petit parasite, ce bâtard avait dévasté son univers en lui enlevant Sasuke tandis qu'il était à l'étranger pour se perfectionner dans sa formation. Comment avait-il pu séduire son homme pour le lui prendre ?

Au souvenir du coup de téléphone que Sasuke lui avait passé un soir de novembre il y a trois ans pour mettre fin à leur liaison, il grimaça.

L'expédition punitive qu'il avait orchestré contre le blond était on ne peut plus justifiée. Et ces deux imbéciles n'avaient même pas été capables d'éliminer cet avorton, juste le violer. Incapables ! Voilà où il en était rendu maintenant à cause de leur incompétence. C'était de leur cadavre dont il devait se débarrasser à présent. Pas compliqué de tuer un homme non ? Lui le faisait sans problème une balle en pleine tête pour le premier et une dans le dos pour le second. Rien de plus simple.

Ces crétins avaient osé le menacer, lui faire du chantage ! La police était sur leur trace. Évidemment ! Que pensaient-ils ces deux crétins ? Croyaient-ils pouvoir s'en tirer en agressant le compagnon du fils cadet du préfet de police ?

Copieusement, il versa sur chaque corps de l'essence, tira une dernière bouffée sur sa cigarette avant de la laisser tomber au sol, les petites étincelles enflammant le combustible. Le feu pris.

Sans traîner, il partit vers sa voiture, monta et démarra en jetant un dernier regard au brasier qui s'étendait au reste du bâtiment. Une bonne chose de faite. Maintenant il devait réfléchir sérieusement à comment se débarrasser du boulet qui retenait son homme.

Sasuke serait bientôt de nouveau sien.

A suivre…


Alors vous en pensez quoi ?

Une petite review s'il vous plait.

Il est court je vous avais prévenu. Sinon ce chapitre, vous ne vous attendiez pas à celui-ci hein ? Dans le prochain on revient sur Sasuke, d'ici là passer de bonnes vacances et sortez couverts (heu je parle de crème solaire et autres chapeaux pour ne pas se bruler la peau… mais quoi que… LOL).

On se retrouve en septembre pour la suite !

Peace.

Poutoux from Blagnac

Mimosa en mode abus de café !