Titre : Alpha Potentiel

Résumé : Pour avoir lâchement désobéis à Voldemort, Draco va recevoir une punition qui va définitivement changer sa vie… en bien, comme en mal, d'ailleurs. HPDM

Spoiler : Tome 7 (non inclus, donc)

Pairing : HP/DM… Classé M, comme toujours !

Note de l'auteur : Ce message est capital! Avant toute lecture du chapitre 11, je tiens à signaler que j'ai conscience d'avoir été horrible avec Ginny. Toutefois, je me permets de vous spoiler en vous révélant que toutes choses dites lors de la conversation que vous allez lire n'est pas véridique! Attendez d'avoir toute l'histoire avant de hurler que j'ai été une vraie connasse avec ce personnage. Merci!

Autre message important: A toute personne vivant ou circulant sur la région de Huy, en Belgique. Ne sortez pas vendredi, de 16 à 18h... Je vais à l'auto-école, ça peut être dangereux! Mieux vaut éviter les zones à risques qui sont Tihange, Statte, Huy et j'en passe. Croyez-moi! Ah! Evitez donc Modave, Havelange, coutisse, Ohay, et j'en passe le dimanche... Je conduits aussi! lolll

Musique écoutée pour la rédaction du chapitre : OST de Lovely Complex. Ça marche bien, ces chansons, sur les évènements – non important ou presque – actuels !

Temps de parution : Etant donné le peu de chapitre d'avance, il est pour l'instant limité à 1 chapitre par mois, toujours en début de mois. Je vais faire de mon mieux pour vous offrir une parution plus rapide !

Nombre de chapitre : je suis toujours bloquée au 15. ça devient inquiétant...

oOo

Chapitre 11 : Vérités

Draco avait eu un mal de chien à laisser Harry partir à ce maudit rendez-vous. Il l'avait regardé s'éloigner avec un pincement au cœur effroyable. Il était prêt à parier que la traînée lui sauterait dessus dès son arrivée dans la pièce et ça le rendait malade.

« Mais je n'ai pas le temps de m'attarder. Si je reste ici, je vais me faire pincer ! Bougeons ! »

Automatiquement, il trottina vers les cachots. Il ne pouvait pas aller dans sa salle commune à une telle heure. Il était beaucoup trop tôt, aucun Serpentard ne devait dormir à une heure pareille et il n'avait pas envie de se faire prendre. A la place, il se contenta d'aller renifler près de la porte d'entrée avec envie. Il se découvrait nostalgique, ce qui l'étonnait. Il ne l'avait jamais été et, brutalement, il avait presque envie de remonter le temps.

« Oui, bon, enfin… Tout en gardant Harry tout aussi disposé vis-à-vis de nous… »

Draco tentait vainement de ne pas s'attarder sur le flot d'émotion qui envahissait Harry depuis quelques minutes. Il ne voulait pas savoir ce que son compagnon ressentait avant de le récupérer. Il avait bien trop peur de ne pas résister et de se précipiter jusqu'à lui pour l'emmener loin de cette femelle perverse…

« Tant qu'il ne ressent pas du plaisir, pensa-t-il. Tant que ce n'est pas ça, je peux tenir ! »

Il s'éloigna de la porte des Serpentard à regret. Il s'y serait bien attardé pour discuter avec Blaise ou Théo… Même Pansy lui semblait plus envisageable que de rester dans l'école, seul, à attendre le retour de Harry.

Amer, Draco remonta vers les étages. Il reniflait avant de tourner dans chaque couloir, à la recherche d'une odeur quelconque lui indiquant une présence humaine. Mais rien. Soit il avait beaucoup de chance, soit personne ne voulait traîner dans les couloirs la nuit, ce qui était étonnant à Poudlard.

« Note, avec des mangemorts comme prof, je les comprends assez… »

Sur un coup de tête, Draco décida d'aller plus haut encore. Il monta jusqu'à la tour d'astronomie qui était, Merlin soit loué, déserte.

« Normalement, il devrait y avoir un ou deux couples… occupés, bien entendu… Ces mangemorts ne font vraiment pas de bien… »

Il était heureux de ne pas avoir repris sa scolarité. Être à Poudlard avec ces hommes démoniaques aurait sans doute pourri ses ultimes souvenirs d'un endroit qu'il aimait plus que tout. Au moins, à présent, ce passage de sa vie était préservé. Assis sous les étoiles, Draco s'accorda un instant un petit regard sur le lien et les sentiments de Harry. Il paraissait confus. Troublé. Et surtout, il suintait de culpabilité. Rien de bien méchant. Pas d'amour débordant pour cette peste. Bon ! … C'était déjà ça, n'est-ce pas ?

Se traitant de midinette énamourée, il se força à regarder le parc. Assis sous un petit auvent de pierre, il regarda la pluie tomber en tentant d'ignorer son envie de hurler, le museau vers le ciel. Puis, alors qu'il s'apprêtait à rentrer car l'humidité et le froid le dérangeaient, il eut la surprise de sentir un brutal flot de sentiment de Harry. Il était si fort qu'il ne put l'ignorer et il couina misérablement. C'était… indescriptible. Il y avait un mélange d'un peu tout. De la surprise en majorité. De la joie, un mélange d'envie et d'amour. Draco baissa le museau, passant une patte dessus. On avait pas idée d'envoyer des choses aussi fortes, enfin !

« Mais pourquoi ressent-il tout ça ? Il y a de l'amour aussi… tellement d'amour… Pour qui ? Ginny ? »

Il eut envie de se précipiter dans la pièce pour le sortir de là, mais les sentiments forts s'éteignirent brutalement pour laisser place à la gêne. Alors il resta là et soupira. Il jeta un dernier coup d'œil au parc humide et rentra.

« De toute façon, je ne peux pas y aller. J'ai promis… A la place, je vais aller jeter un œil dans la salle sur demande ! Oui, faisons ça… Sinon, je vais devenir dingue ! »

oOo

Le silence avait accueillit sa nouvelle déclaration. Il respirait vite, le feu aux joues, tandis que Ginny le regardait avec une telle stupéfaction qu'il se sentit mal à l'aise. Puis, brutalement, elle éclata de rire. Harry resta figé. Qu'est-ce que c'était que cette réaction ?

« Un garçon ! dit-elle, riant aux larmes. Oh, pitié, Harry… »

Elle le regardait avec pitié, ce qui l'énerva. Et bien quoi ?

« Tu crois vraiment que je vais gober de telles sornettes ? Toi ! Amoureux d'un garçon ! »

Elle rit de plus belle et Harry serra les poings. Bon dieu, il lui était si difficile de le dire. Devait-elle vraiment nier ses sentiments ainsi ? L'obliger à le répéter ?

« C'est la vérité, s'agaça-t-il. Je suis vraiment amoureux d'un… »

Ginny l'interrompit en s'approchant de lui. Elle saisit sa main et la plaqua violemment sur sa poitrine, Harry rougissant brutalement en sentant un sein dans la paume de sa main.

« Menteur ! dit-elle. Tu n'aimes pas les garçons, Harry, je le sais ! »

Elle se plaqua contre lui, Harry secouant la tête et tentant de s'en éloigner. Mais elle serrait son poignet, l'empêchant d'enlever sa main, son corps appuyé contre le sien.

« Tu aimes les filles et je le sais… Dois-je te rappeler ce que nous avons fais dans cette salle de classe ? Dois-je te le faire à nouveau ? »

L'effroi envahi Harry à cette pensée. Presque violemment, il la repoussa et elle tomba sur le sol, sur les fesses.

« Arrête ça ! s'énerva Harry, élevant la voix. Il est vrai que j'ai apprécié chaque moment passé avec toi et que les courbes des filles me plaisent ! Mais je suis amoureux d'un garçon, maintenant. Qu'importe que je réagisse au touché d'une poitrine ou non, le fait est que j'aime ce garçon ! Je ne suis peut-être pas gay, mais bisexuel certainement ! Et je ne souhaite pas entretenir deux relations, si tu veux tout savoir. Je ne veux être qu'avec lui ! Alors cesse ce comportement ridicule et lamentable ! »

Il y allait fort et il le savait, mais elle l'avait énervé. Au diable Ron et ses considérations, elle devait comprendre une bonne fois pour toute !

« Dorénavant, c'est lui que je désire ! dit-il. C'est de lui dont j'ai envie. C'est avec lui que je veux passer mon temps. C'est lui que je veux embrasser, protéger. Et si tu ne me crois pas, ça m'est égal. Car c'est de toute façon terminé entre nous ! Alors cesse ça ! »

Ginny se releva péniblement. Elle semblait furieuse tandis qu'elle le regardait de ses grands yeux brillants horriblement. Son entêtement rendait Harry encore plus furieux. Soudain, elle leva la main et le gifla. Il grogna, se reculant pour éviter un autre coup.

« Je ne te crois pas ! cingla-t-elle. Comment pourrais-je te croire, bon sang ! Tu as bandé rien qu'en m'embrassant, par le passé ! Je t'ai vu regarder les fesses des filles, comme tous les autres garçons. Je ne t'ai jamais vu détailler un seul homme !

-Alors c'est que tu n'es pas très observatrice, grogna Harry. Car il y en a un que j'ai toujours regardé ! »

Alors même qu'il le disait, il se rappela de combien il avait pu observer Draco pendant toutes ses années. Bon sang, il avait été si bouché ! Comment n'avait-il pas réalisé tout de suite ? Depuis sa première année, il l'observait. Il regardait son petit nez d'enfant à 11 ans en le pensant mignon. Il pensait régulièrement, pendant ses six années, que les cheveux de Draco seraient mieux sans gel… Comme maintenant, réalisa-t-il. Il avait observé sa grâce pendant les matchs de Quidditch, souhaitant le voir perdre, mais incapable de rester serein lorsqu'il était dans une situation délicate. Qu'il était stupide. Stupide ! Hermione avait du en être désespérée !

« C'est quelqu'un que je connais ? demanda amèrement Ginny, cessant de nié son homosexualité.

-Je ne peux pas te répondre, coupa Harry. Ça le mettrait en danger. Alors je ne te dirais certainement pas son identité… »

Ginny renifla d'un air méprisant.

« Pourquoi as-tu souhaité me voir, alors ? demanda-t-elle. Tu voulais me faire du mal, c'est ça ?

-Non, se radoucit légèrement Harry. Je voulais être honnête avec toi. Tu attendais quelqu'un qui ne viendrait jamais. Ou en tout cas, pas pour toi… Je voulais simplement que tout soit clair.

-Pour être clair, ça l'est… »

Elle semblait furieuse. Elle le regardait avec une telle colère que Harry se sentit nauséeux. Pauvre Ginny… Une lueur de pitié transparut dans son regard et Ginny en sembla encore plus en colère.

« Je t'interdis d'avoir pitié de moi, Harry Potter ! cria-t-elle. Qu'est-ce que tu crois exactement ? Que je t'ai attendu bien sagement dans un coin ? Tu me crois si stupide ? »

Harry fronça les sourcils. De quoi parlait-elle, exactement ?

« Il y en a au moins dix dans cette école qui ont déjà profité de mon célibat provisoire, dit-elle, provocante. Monsieur n'aime plus les filles ? »

Elle passa ses mains le long de son corps, en une attitude provocante qu'il ne lui connaissait pas et le dégoûta.

« Beaucoup ici ont en tout cas profité de mes charmes, Potter et je n'aurais aucun mal à te remplacer, sache-le ! Eux au moins, ils ont eu le courage de baisser ma culotte, ils ne sursautaient pas dès qu'un de mes frères risquaient de venir ! »

Harry accusa le coup. Paroles dites sur le coup de la rage ou vérité ? Dans tous les cas, Harry regretta presque d'être venu en personne.

« J'aurais du lui envoyer une lettre… ça m'aurait épargné des révélations si… décevantes ! »

Il n'était pas offensé d'avoir été trompé. Non, juste de l'avoir cru honnête et fidèle.

« Draco ne te fera jamais ça, lui ! »

Cette pensée le raffermit et il la regarda cette fois avec mépris.

« Heureux de savoir que tu n'auras aucun mal pour trouver quelqu'un à te coller entre les cuisses, dit-il. Sur ce, si tu veux bien m'excuser. J'ai une guerre à mener ! »

Et sans attendre, il tourna les talons, méfiant pour autant.

« C'est ça ! dit-elle avec rage. Va faire joujou avec ton mage noir. Stupide Potter ! Tu me dégoûtes ! Tu n'es qu'un poltron, un pleutre ! Et je suis bien contente que ce soit enfin terminé entre nous ! »

Harry ne prit pas la peine de répondre. Il attrapa sa cape qu'il avait déposé sur le sol et sortit sa carte de sa poche. Personne dans les couloirs proches, mais Rusard rodait au premier, Rogue était dans le troisième étage. Deux élèves marchaient dans les donjons – Neville ? s'étonna Harry – et Draco… était introuvable ? Harry sentit son cœur battre plus rapidement sous la panique. Où était Draco ? Etait-il partit sans lui ? Impossible !

Il était si paniqué de la disparition de son lié et si occupé à chercher ce lien qui les unissait qu'il n'entendit pas le sortilège résonner derrière lui. Par contre, il sentit très bien le doloris qui lui fit lâcher cape et carte pour ensuite tomber sur le sol, hurlant de douleur.

oOo

Draco était entré dans la salle sur demande sans problème, malgré son apparence de loup. La porte s'était matérialisée et ouverte automatiquement. Il y était entré rapidement et avait repris forme humaine. Marchant lentement parmi les colonnes d'objets, il se dirigea sans mal vers celui qu'il voulait voir. La fameuse armoire. Le symbole de sa torture…

« Elle est toujours là, c'est déjà ça ! »

Il n'avait pas sa baguette magique sur lui, transformation oblige. Mais il n'avait pas besoin d'elle pour détruire quelque chose. Plus maintenant ! Sans hésitation, il posa ses mains sur l'armoire. Il tendit les muscles de ses bras, pris appuis sur ses jambes et, poussant un grognement sourd, il souleva l'armoire. Il était plus fort, bien plus qu'avant, mais il n'était pas un surhomme pour autant. L'armoire ne décolla que de quinze centimètres, mais c'était suffisant. Y mettant toutes ses forces, il la balança sur le sol. Il y eut un bruit de cassure, mais il ne fut pas satisfait. Il voulait la réduire en charpie. Alors, à la place, il se transforma à nouveau et se jeta sur elle, mordant, griffant avec rage.

La fureur qu'il ressentait était sans limite et il lui fallut quelques minutes pour comprendre que ce n'était pas la sienne. C'était celle d'Harry. Surpris, il cessa de s'énerver sur l'armoire en charpie. Il avait des échardes dans la gueule et il grogna d'agacement, passant sa langue dessus. Cela eut pour conséquence d'en enlever certaines mais d'autres s'enfoncèrent plus loin encore et il reprit aussitôt forme humaine.

« Bordel de bois ! »

Se levant, ignorant sa nudité, il s'approcha lentement d'un miroir cassé. Il se regarda et grimaça. Doucement, se servant de ses ongles un peu plus longs, il entreprit de les enlever une par une. Heureusement, ce n'était rien de bien grave et il eut tôt fait de les enlever une à une avec facilité. Quand il eut terminé, il se tourna vers l'armoire. Elle ne servirait plus jamais à rien, à présent, vu son état. Quand il pensait aux difficultés qu'il avait eues à la remettre en état… Bah, bon débarras !

Satisfait, il commença à s'en éloigner, mais une odeur nauséabonde l'arrêta. Il connaissait ce parfum. C'était le même que le médaillon que Harry possédait. Il secoua la tête mais décida ensuite de chercher après. Peut-être Harry voudrait-il aussi cet objet ? Reniflant le long des allées, il était proche de l'objet lorsqu'il sentit brutalement un élan de douleur venir d'Harry. Une douleur si intense qu'il en cria de stupeur.

« Mon dieu, non ! » cria-t-il.

Oubliant l'odeur infecte, il reprit sa forme de loup et se précipita sans hésiter vers la sortie. La salle sur demande s'ouvrit sans hésitation et Draco bondit dans le couloir. Il s'aidait de ses pattes pour se propulser plus vite encore sur le sol, ses griffes éraflant les pierres lisses ou les tapis. Harry souffrait horriblement. Quelqu'un était en train de lui faire du mal ! Humant l'air, Draco retrouva l'odeur, alors qu'elle était deux étages plus bas. Il les descendit à une vitesse que n'importe qui aurait jugée phénoménale. Il eut vaguement conscience de croiser Rogue mais s'en désintéressa. Le professeur le regarda courir avec stupéfaction, mais il ne fit rien pour l'arrêter. Heureusement, sans quoi, Draco l'aurait tué sans hésiter.

Personne n'avait le droit de faire du mal à Harry. Personne ! Rageur, il fonça droit sur la porte de la salle de classe. Celle-ci se brisa sur son passage. Draco sentit des morceaux de bois se planter dans sa chaire mais il les négligea pour entrer dans la pièce, ses yeux cherchant son lié et son tortionnaire. Harry était sur le sol, haletant. De surprise face à son entrée spectaculaire, le sort avait été arrêté et il tremblait sur le sol. Draco tourna alors la tête vers la seule personne présente et la rage qu'il ressentait n'eut plus de limite. La peste ! Harry prenait des risques inconsidérés pour venir régler les choses avec elle et elle osait recourir à de telles méthodes ? Elle osait le torturer !

Furieux, il eut un mouvement menaçant envers la jeune fille qui, de terreur, recula. Ginny le fixait avec angoisse, manifestement ébahie de sa présence. Draco continuait de grogner en avançant vers elle. Il allait la déchiqueter. La tuer. Cette truie ne ferait plus jamais de mal à personne, foi de Draco ! Mais alors qu'il s'apprêtait à se jeter sur elle, une odeur émanant d'elle l'arrêta.

« Bordel de merde ! pensa-t-il. Pitié, que ce ne soit pas d'Harry ! »

Il continua de grogner vers elle, tout en reculant vers le Gryffondor. Ce dernier se redressait tant bien que mal, le corps meurtri par le doloris. Sans hésiter, Draco fonça sur lui, enfouissant sa truffe dans sa nuque. Il le renifla avec force, partout, cherchant une éventuelle blessure ouverte. Mais il n'avait rien. Il tremblait de tout son corps et ses mains s'accrochaient frénétiquement à sa fourrure. Harry l'avait reconnu et Draco percevait son soulagement.

« Draco, je veux partir », murmura-t-il.

Si bas que Ginny ne dut l'entendre, mais l'ouie de Draco le perçut sans problème. Alors, presque sans hésitation, il reprit forme humaine. Derrière lui, Ginny hoqueta. Draco l'entendit mais il ne se retourna pas vers elle. A la place, il enlaça Harry, le soulevant pour l'installer sur ses cuisses nues.

« Que s'est-il passé ? dit-il, ses mains caressant les cheveux de Harry et son visage.

-Doloris, murmura Harry contre lui. Elle me l'a lancé… »

Draco tourna un regard furieux vers Ginny et celle-ci recula d'un air terrifié.

« Malfoy, hoqueta-t-elle. Mais qu'est-ce que… »

Puis elle remarqua comment Harry se cramponnait à lui de toutes ses forces alors que Draco continuait de le cajoler pour le calmer. Et ses yeux s'étrécirent sous la réalisation.

« C'est lui, dit-elle, la voix aigue. C'est de ce mangemort que tu es amoureux ! »

Harry grogna d'un air furieux.

« Mangemort ? s'énerva-t-il en tentant de se redresser. Il est nu, espèce de conne. Vois-tu seulement la marque sur lui ?

-Il est responsable de la mort de Dumbledore ! cria Ginny.

-Rogue est responsable de la mort de Dumbledore ! cingla Harry. Tu n'étais pas là, tu ne sais pas comment ça s'est passé alors ferme-là ou peu m'importe Ron et je te tue ! »

Ginny cria faiblement et recula sous la menace. Non seulement Harry la fixait avec haine, mais Draco la regardait avec dégoût et rage. Il s'obligea pourtant à se calmer et se tourna vers le garçon toujours installé sur ses genoux.

« Harry, dit-il. Comme tu lui as fait remarqué, je suis nu… tu pourrais… Me passer mes vêtements ?

-Oh, pardon ! » dit aussitôt le brun en se relevant avec raideur.

Il avait mal et Draco se leva aussitôt pour l'attraper par la taille. Harry le regarda avec surprise alors que Draco le soulevait pour le poser sur un banc qui n'avait pas été renversé par son entrée fracassante.

« Reste assis, je vais les prendre. »

Sans s'attarder, presser d'être convenable, il alla jusqu'au sac rester au sol et le ramassa. Dans son mouvement, il remarqua plusieurs zébrures ensanglantées sur son corps, provoquées par la porte qu'il avait défoncée. Mais il s'en désintéressa. Tant que Harry ne serait pas en sécurité, il y avait plus important !

Rapidement, il fut habillé. Ginny était appuyée contre un mur et tremblait. Draco lui jeta un coup d'œil et renifla avec dédain. La salope s'était faite jolie pour Harry. Pire, elle avait mis ses atouts le plus en valeur possible. Sa jupe était si courte qu'il aurait pu voir sa culotte sans qu'elle ne se penche trop en avant. Sans parler de sa chemise qu'elle avait rendue moins opaque… Ridicule !

D'un pas souple, il retourna près d'Harry, ravi d'avoir récupérer sa baguette. Au passage, il ramassa la carte et la cape et ramena aussi le sac à dos. Il posa le tout près d'Harry et l'enlaça à nouveau, son nez passant délicatement contre sa tempe.

« Tu vas mieux ? demanda-t-il.

-Oui, ça va, murmura Harry, les yeux fixés sur Ginny avec colère. Comment as-tu pu faire une chose pareille ? »

La jeune fille secoua la tête de gauche à droite en les regardant avec consternation. Pour la provoquer un peu plus, Draco donna un coup de langue dans le cou d'Harry. Ce dernier frissonna contre lui et posa une main sur son bras.

« Arrête, dit-il. J'aimerais terminer ça… »

Contraint mais pressé de quitter les lieux, Draco obéit. Il garda pourtant ses bras possessifs autour de sa taille.

« Ginny, dit Harry avec chagrin. Comment as-tu pu me lancer un doloris ?

-Et toi ? demanda la jeune fille, furieuse. Comment peux-tu être avec ce… ce déchet ! »

Draco se tendit. D'abord parce que Ginny le traitait de déchet. Ensuite parce qu'il perçut l'odeur de Rogue près de la pièce. Le directeur n'entra pas. Il resta dehors, sans doute à espionner et Draco soupira. Voldemort allait sans doute être informé… Et ils devraient se battre pour sortir de là, probablement. Son corps se tendit et il resserra son étreinte avec crainte.

« Draco n'est pas un déchet, dit Harry. Je n'essayerais pas de te convaincre, car tu es en colère et que tu ne le connais pas, mais… c'est quelqu'un de bien. Pas toi, manifestement…

-Je t'interdis ! cria presque Ginny. Comment oses-tu…

-Avez-vous couché ensemble ? » interrompit brutalement Draco.

Le silence accueillit cette question. Ginny le regardait avec provocation et elle sourit.

« Oui ! dit-elle.

-Non, rectifia Harry. Jamais. J'ai toujours eu peur que Ron ne l'apprenne. Il m'avait bien fait comprendre qu'il ne tolérait pas que je touche à sa petite sœur sans être marié à elle. Et je n'avais aucune envie de me disputer avec lui. On s'est touché, caressé, léché… sucé, aussi. Mais ça n'est jamais allé plus loin. »

Draco se détendit. Alors ce n'était pas d'Harry. Il regarda Weasley avec un mépris accrut. Comment osait-elle lui faire une telle scène alors qu'elle était la pire des traînées ?

« Alors il n'est pas de toi, dit Draco avec satisfaction, Harry se raidissant dans ses bras.

-Pas de moi ? demanda-t-il. Quoi ?

-Le bébé, dit Draco. Celui qu'elle a dans le ventre. A l'odeur, je dirais depuis… trois mois et une semaine. Etonnant que ça ne se voie pas encore… »

Ginny avait écarquillé les yeux d'horreur. Elle baissa les yeux vers son ventre et posa une main tremblante dessus.

« Tu n'avais pas remarqué ? se moqua Draco.

-Je ne suis pas, commença-t-elle.

-Vraiment ? coupa Draco. Tu as eu tes règles, dernièrement ? »

Ginny resta un instant figée puis elle blêmit effroyablement alors qu'elle ouvrait la bouche. Elle regarda à nouveau son ventre et secoua la tête de gauche à droite.

« Non, murmura-t-elle. C'est impossible, je… J'ai fais attention…

-Pas assez, se moqua Draco. Harry, nous devons partir. J'ai été tout sauf discret lorsque j'ai couru jusqu'ici et que j'ai défoncé la porte. Je crains que nous n'ayons quelques difficultés pour partir. »

Harry regardait Ginny avec une pointe de dégoût et de pitié. Pourtant, il hocha de la tête tandis que la jeune fille continuait de nier avec désespoir. Trois mois… Elle ne pouvait même pas avorter. C'était une bonne chose qu'il ait Draco avec lui. S'il avait du rester avec elle, continuer de croire qu'il en était amoureux… Quelle amère déception que d'apprendre que celle qu'il pensait aimer l'avait trompé et était enceinte d'un autre !

Encore un peu tremblant et difficilement à cause de Draco qui ne le lâchait pas, Harry se leva. Il n'eut pourtant pas le temps de comprendre qu'il était soulevé du sol, maintenu dans les bras de Draco.

« Non ! protesta-t-il. Pose-moi ! C'est ridicule !

-Jamais, dit Draco avec conviction. Tu ne marcheras pas. Ton corps crie encore de douleur et tu trembles de la tête aux pieds. Je te porte. Ce n'est même pas discutable !

-Mais on ne parviendra jamais à se cacher sous la cape ainsi… »

Draco sembla réfléchir. Ginny pleurait dans un coin et cela le dérangeait. Il reposa Harry sur le banc et se tourna vers elle. Sortant sa baguette, il la stupéfixa, à la grande surprise de Harry.

« Mais qu'est-ce que tu…

-On a pas le temps de l'écouter pleurnicher, dit simplement Draco. Et elle risque d'attirer l'attention sur nous. Mieux vaut la faire taire. »

Il se tourna ensuite vers lui et sourit. Il s'approcha de lui et lui écarta les jambes avec autorité, Harry rougissant brutalement.

« Mais qu'est-ce que tu… »

Draco s'installa entre ses cuisses. Il sourit et posa un baiser sur son front.

« Je trouve une solution », lui dit-il.

Puis, tout en restant entre ses jambes, il lui tourna le dos. Il attrapa ses mollets et les passa autour de sa taille. Derrière lui, Harry soupira. Draco était vraiment têtu ! Mais il était ainsi… Résolu, il passa ses bras autour de son cou et se cramponna à sa taille. Draco eut un sourire et attrapa la carte et la cape. Il prit le sac qu'il mit devant lui. Ainsi chargé, il se sentait un peu ridicule mais n'en prit pas compte.

« Tiens la cape pour nous, dit Draco. Moi, je me charge de toi. »

Il posa ses mains dans le creux de ses genoux pour le stabiliser. Appuyé contre son dos, Harry l'aida à installer la cape d'invisibilité autour d'eux. Alors, Draco se dirigea vers la sortie. Il sentait toujours l'odeur de Rogue, mais elle était discrète, atténuée. Quand il sortit, il ne vit personne. Etait-il parti prévenir les mangemorts ? Inquiet, il se hâta de partir. Il courrait presque dans les couloirs, sentant Harry rebondir derrière lui. Presque avec désespoir, Draco pensa qu'il aurait adoré l'avoir devant lui… Oh oui, ça aurait été si agréable de sentir ses hanches frotter contre les siennes, comme elles le faisaient contre ses reins… Il sortit péniblement de ses pensées perverses. Ce n'était vraiment pas le moment !

Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Draco sentait le chagrin de Harry. Vraiment, cette truie avait vraiment mal fait les choses ! Et resserra ses mains sur lui et accéléra. Il fallait qu'il le mette en sécurité. Ensuite, il aurait tout le temps pour le réconforter.

oOo

A sa grande surprise, il n'y eut aucun danger. Aucun mangemort ne surgit, aucun sort… Ils atteignirent la forêt sans la moindre difficulté et Draco daigna enfin poser Harry pour qu'il transplane. Le Gryffondor tremblait encore, mais moins. Dès qu'ils furent au village, Draco l'attrapa. Il fourra tous les instruments devenus inutiles dans son sac à dos qu'il remit sur son dos puis il souleva Harry qu'il porta cette fois comme il le souhaitait. Le garçon protesta un peu, mais il finit par se résoudre et s'appuya sagement contre lui. Puis il traversa le village jusqu'à la maison de Greyback et entra, claquant la porte derrière lui dans un coup de pied brutal.

Délicatement, il s'avança vers le divan et y posa sa charge avec douceur. Alors, seulement, il se permit de regarder autour de lui. Il était rare qu'ils soient seuls dans la maison et tout particulièrement le jour ou il voulait que Greyback soit là, ce dernier était à un foutu meeting de mangemort.

« Qu'ils aillent tous se faire pendre, avec leur foutu meeting de merde ! Ils y font quoi, d'abord ? Ils torturent quelques moldus puis ils se saoulent à mort en pleurant sur la gloire perdue des sangs purs ? Foutaises ! »

Mal à l'aise, Draco souffla. Harry s'était levé à peine après que Draco l'ait posé et s'était dirigé vers la cheminée. Penché vers l'âtre, il lui tournait toujours le dos, tendu. Draco le regarda avant de s'asseoir dans le divan. Il gigota sur son siège, tentant de trouver quoi dire. Il sentait le trouble chez son lié. Sa peine, aussi. La sale peste ne l'avait vraiment pas épargné.

« Et quoi ? Tu t'étonnes ? Cette pute qu'il a cru aimer lui a lancé un doloris ! Pire, elle lui a craché au visage son infidélité ! Et elle est même enceinte ! »

Il s'assombrit légèrement, baissant la tête et serrant convulsivement son pantalon, au niveau des cuisses. Harry devait se sentir si trahi… Lui qui avait des sentiments si forts pour cette traînée !

« Au diable Merlin et tous les autres foutus sorciers du monde… Il n'y a que moi qui ait droit à une telle chance, hein ? »

Mais il se sentait égoïste de recasser ainsi sa colère. A bien y réfléchir, Harry était encore plus misérable que lui. C'est donc avec toute la bonne volonté du monde qu'il tenta d'utiliser le lien pour lui donner un sentiment de réconfort et non pas de peine. Il vit clairement la silhouette de son lié frissonner, lorsqu'il l'atteignit par le lien. Le brun se tourna vers lui d'un air légèrement étonné. Draco haussa les épaules, indifférent.

« Je ne vais pas te laisser déprimer ainsi, non ? », dit-il, tentant vaguement de s'expliquer et maudissant sa peau claire qui révélait parfaitement ses joues rouges, même dans la pénombre.

Harry écarquilla les yeux et déglutit. Et Draco le sentit. La légère pointe de désir que son vis-à-vis tentait de réprimer, difficilement. Il frissonna en la percevant, sa propre envie s'éveillant aussitôt. Cette fois, Harry ne frémit pas. Il couina. Comme ce soir là… Et le désir de Draco explosa en l'entendant. Ses oreilles perdirent aussitôt leur aspect humain alors que la longue queue blanche apparaissait dans le bas de son dos. Douloureusement, il se redressa pour ne pas rester appuyé dessus. Foutu excitation ! Foutus membres de lycanthrope !

Mais alors qu'il pestait, il sentit une main se poser sur une de ses oreilles blanches. Il frissonna et leva deux yeux stupéfaits vers un Harry Potter aux joues rougies.

« Elles sont… jolies », lui dit Harry, la voix un peu rauque.

Il avait envie de lui. Draco le percevait très bien. Mais le brun ne savait pas quoi faire, hésitant entre se jeter sur lui où simplement rester là à lui caresser les oreilles. Draco en aurait sourit, s'il n'avait eu conscience de l'importance du moment.

« Merci », dit-il, la voix tendue.

Harry continuait de passer sur son oreille droite, si bien qu'après un moment, le blond poussa un gémissement appréciateur. Le son fit frémir son lié qui cessa sa caresse. Il le regarda un moment puis se décida à agir. Tendant la main, il agrippa son t-shirt et le tira vers lui. Harry eut un léger sursaut et poussa un cri de surprise. Il était affalé sur Draco, entre ses jambes légèrement écartées.

« Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu fais ? balbutia-t-il, gêné.

-Ce que tu n'oses pas, répondit Draco. Tu en as envie, non ? »

Harry rougit encore plus. Il ouvrit la bouche, la referma et cela, à plusieurs reprises.

« Qui a dit que les Gryffondor étaient courageux ? » se moqua Draco.

Et sur cette phrase moqueuse, il se pencha sur la bouche hésitante et balbutiante. Harry se crispa des pieds à la tête, mais Draco n'arrêta pas. Il taquinait les lèvres délicieuses, tendres et délicates avec toute la douceur du monde, même si le loup en lui avait envie de les mordiller, de les marquer jusqu'à l'en faire saigner, pour bien démontrer au monde entier qu'elles étaient à lui seul. Weasley l'avait embrassé… Il n'était pas là, mais il le savait, et ça le rendait dingue ! Alors il commença, presque inconsciemment, à les mordiller. Contre lui, Harry s'était détendu et légèrement, il ouvrit la bouche. C'était une acceptation et Draco saisit parfaitement le message, sa langue s'engouffrant dans la bouche offerte alors que ses bras s'enroulaient autour de la taille du Gryffondor. Presque automatiquement, il le souleva pour l'installer sur ses genoux, sans jamais lâcher sa bouche, avec une aisance que lui conférait la force du lycanthrope qu'il bénit mille fois.

A nouveau, il y eut une nette hésitation chez son lié avant qu'il ne lève les bras pour entourer ses épaules, avec une pointe de douceur qui fit frissonner Draco. Il avait envie de le renverser sur ce foutu canapé, de le déshabiller et de le prendre une bonne fois pour toute, afin de marquer sa domination. Mais malgré les grognements d'impatience qu'il laissait entendre, il restait correct. Harry n'avait jamais encouragé un tel rapprochement, jusqu'à présent. Pas avec autant de bonne volonté, en tout cas ! Mieux valait ne pas trop s'emballer.

Pourtant, il ne pouvait pas empêcher ses mains de voyager sur lui. Il sentait les frissons naître dans le corps chaud contre le sien. Dû au doloris ? Peut-être ! Mais il se plaisait à croire que c'était le plaisir. Draco grogna contre sa bouche et se sépara de lui, légèrement haletant.

« Tu vas mieux, demanda-t-il en passant une main inquiète le long de son visage encore pâle. Je n'ose pas croire qu'elle ait pu te faire ça. Te lancer un tel sort… Est-elle folle ? Elle aurait pu te faire bien pire ! »

Il continuait de le scanner sous toutes les coutures, tentant d'ignorer son désir. Harry le regardait d'un air légèrement perdu. Alors que Draco s'apprêtait encore à lui demander s'il allait bien, le Gryffondor posa ses mains sur son visage et se pencha sur lui pour l'embrasser à nouveau. Draco fut stupéfait. Jamais encore Harry n'avait fait le premier pas. Et là, il réclamait sa bouche ! Il se faufilait en elle avec douceur mais autorité. Et Draco se laissa faire avec bonne volonté, gémissant plaintivement. C'était si doux, venant de lui…

Ses bras enroulé autour de sa taille, Draco le serra à l'en étouffer. Il y avait dans le lien des sentiments nouveaux qui le grisait. De la tendresse. Mais aussi beaucoup de joie d'être là, du plaisir. Et quelque chose d'autres qui donna à Draco l'envie de pleurer. C'était fort et si chaleureux. Il se saisit de cette sensation et s'en gorgea comme d'une boisson alcoolisée. Ça l'enivrait autant que l'odeur d'Harry et sans s'en rendre compte, il renversa le Gryffondor dans le canapé, sa bouche dévorant la sienne avec emphase. Harry haleta contre lui, mais il ne le repoussa pas. Ils poussaient tous les deux de petits gémissements d'envie et de plaisir alors qu'ils continuaient de s'embrasser avec force, leur corps étendu l'un sur l'autre. La position rappela à Draco leur seule et unique nuit et il se sentit transporter de joie. Harry ne le repoussait même pas…

« Mais il est perdu, réalisa-t-il. Il est bouleversé par ce qu'il vient de se passer… Et toi, tu en profites ! »

Aussitôt, Draco se calma. Il continua pourtant de l'embrasser, mais il y mit moins d'ardeur, plus de douceur et de tendresse. Peu à peu, ils se calmèrent et Harry reprit pied. Il rougit en se voyant couché sous Draco. Ce dernier voulut aussitôt se redresser mais Harry le retint.

« Reste là, lui dit-il en évitant son regard. S'il te plait… »

Draco le fixa un moment puis hocha de la tête. Bien qu'avec beaucoup de précaution, il se recoucha contre Harry. Ce dernier soupira de satisfaction et ferma les yeux, se détendant peu à peu. Ils restèrent silencieux un long moment puis Harry murmura quelque chose.

« Dure soirée, hein ? dit-il avec ironie.

-J'ai connu pire », lui dit Draco avec moquerie.

Harry rit contre lui. Il rouvrit les yeux pour le regarder. Ses lunettes étaient légèrement de travers et Draco s'en amusa. Il se redressa un peu pour les remettre droites et Harry eut un regard reconnaissant.

« Pas pratique, ses lunettes, dit-il.

-Elles te vont bien, murmura Draco.

-Ce n'est pas toi qui t'es moqué de moi pendant des années avec ça ? fit remarquer Harry.

-Je n'étais qu'un menteur, lui dit Draco. En fait, je trouve qu'elles te donnent un petit côté coquin très sexy… »

Harry rougit et Draco sourit en le voyant. Il enfouit son visage dans son cou, comme à son habitude. Sauf que pour une fois, ils étaient couchés l'un contre l'autre.

« Merci, murmura Harry en l'enlaçant à nouveau. Je ne sais pas comment j'aurais fais si tu n'avais pas été là. »

Draco souffla contre lui.

« Ne me remercie pas, lui dit-il. J'aurais du être plus prêt… ça n'aurait pas duré si longtemps, ainsi. J'ai une potion pour les raideurs musculaires. Tu la veux ? Je pense que ça t'aidera pour supporter la douleur. Merlin, je suis couché sur toi et tu dois avoir si mal… »

Il voulut se relever à nouveau mais Harry le retint encore.

« Non, reste ici ! »

Sa voix était si désespérée que Draco obéit aussitôt. Comment lui refuser ça ? Doucement, il se blottit à nouveau contre lui. Il sentit, au bout d'un long moment, que les doigts d'Harry venaient à nouveau caresser ses oreilles, mais aussi ses cheveux et Draco se surprit à fermer les yeux pour savourer la caresse avec plus de plaisir. S'il avait été un chat, nul doute qu'il eût ronronné.

« Tu aimes ? demanda Harry, au bout d'un moment.

-J'adore, répondit Draco, souriant vaguement. C'est très agréable… »

Harry sourit et continua ainsi un long moment. Jusqu'à ce qu'il s'endorme. Draco le sentit se détendre de plus en plus contre lui, ses mouvements s'arrêtant après un moment. Il soupira de satisfaction en le sentant si détendu contre lui.

« C'est un grand pas en avant que nous avons fait là, pensa-t-il en inspirant l'odeur adorée. J'espère que nous allons continuer ainsi… »

Souriant, il se redressa avec précaution, de crainte de le réveiller. Mais Harry se contenta de marmonner vaguement. Il tenta de le garder près de lui ce qui le fit sourire. Puis, avec tout autant de douceur et de prévention, il le souleva à nouveau dans ses bras. Ce fut le cœur léger qu'il l'emmena dans sa chambre. Greyback pouvait rentrer à tout moment et il ne voulait pas que l'alpha le réveil. Non, surtout pas. Gravir les marches ne fut pas difficile. Il eut bien plus de mal avec la porte close, mais après une petite gymnastique compliquée, il parvint à l'ouvrir. Alors, enfin, il déposa son précieux fardeau dans son lit.

« Là où est sa place… »

En lui, le loup sembla presque grogner son assentiment à sa pensée et il sourit. Il referma sa porte et s'approcha d'Harry pour lui enlever ses chaussures. Il caressa ses pieds après avoir enlevé ses chaussettes, ses mains se glissant malgré lui dans les jambes du pantalon pour atteindre ses jambes. Il se mordit la lèvre en regardant ce dernier. Il pouvait le gêné pendant la nuit… A moins qu'Harry préfère ne dormir que torse nu ?

« Dans le doute, enlevons tout ! »

Fort de cette décision, Draco s'approcha de lui et détacha prudemment son pantalon sur lequel il tira. Harry gémit un peu mais se laissa faire sans résistance et, rapidement, il se retrouva en caleçon et chemise. Satisfait, Draco regarda cette dernière. Lui enlever allait être plus difficile que le pantalon…

« Et il n'appréciera peut-être pas d'être en sous-vêtements dans le même lit que moi… »

Draco eut une petite moue, débattant intérieurement avec lui-même. Il en était résolu à lui enlever sa chemise et à aller dormir ailleurs lorsque Harry ouvrit un œil un peu vitreux.

« Mhmm, marmonna le Gryffondor en gigotant dans le lit. Qu'est-ce que tu fais ? »

Draco rougit en le regardant. Il était… adorable. Ses lunettes étaient encore de travers. Il aurait du les lui enlever en premier !

« Je me demandais où j'allais dormir, répondit Draco d'un air penaud. Et si tu préférais dormir avec ou sans chemise… »

Harry se regarda en l'entendant et il rougit en constatant qu'il n'avait plus son pantalon. Il leva les yeux vers Draco qui le regardait d'un air attentif. Puis il soupira en se redressant, défaisant de lui-même les boutons de sa chemise qu'il balança ensuite au sol. Quand ce fut fait, il retira ses lunettes qu'il posa sur l'une des tables basses encadrant le lit. Alors, enfin, il s'installa dans les coussins confortables et duveteux placés derrière lui. Puis il tendit les bras vers lui.

« Ici, ça ira bien, non ? »

Draco le regarda un long moment, le cœur battant si vite qu'il crut mourir. Puis, après s'être rappelé qu'il devait respirer, il défit ses propres chaussures, arracha littéralement son pantalon, son pull et son t-shirt et le rejoignit dans les couettes. Harry le regarda avec une pointe de gêne. Puis il s'approcha de lui et se blottit contre lui, à la grande surprise de Draco qui commençait à se demander si Harry avait encore toute sa tête.

« Je t'ai dit que je voulais avancer, non ? marmonna le Gryffondor, le visage enterré dans son torse.

-Oui, mais ce n'est pas avancer, ça… C'est carrément bondir ! »

Harry sourit contre sa peau et Draco serra ses bras autour de sa taille nue.

« Je me sens bien ici, c'est tout, murmura Harry. Je ne me suis jamais senti aussi bien, je crois… »

Il referma les yeux et s'endormit si vite que Draco se demanda vaguement si le Gryffondor avait vraiment été réveillé. Puis, constatant que le brun dormait profondément contre lui, il se détendit doucement et soupira de satisfaction.

« Sans doute l'une des meilleures nuits de ma vie !... espérons que ça se reproduira très souvent ! »

Il ferma les yeux à son tour, marmonnant un nox qui éteignit les bougies magiques de sa chambre. Il sentait la respiration de Harry sur son torse, sa peau chaude contre la sienne. Il avait appuyé son menton contre ses cheveux noirs et indisciplinés… Oui, vraiment, la meilleure nuit de sa vie !

oOo

Harry ne s'y attendait vraiment pas. Et pourtant, il retrouva la sensation habituelle d'un rêve réel. Il ouvrit les yeux et frissonna. Il se voyait lui-même, couché dans le lit, blottit contre Draco. Il faisait encore nuit mais le blond était réveillé. Il le regardait avec des yeux brillants d'une joie totale et Harry se sentit troubler en le remarquant. Draco sourit plus largement.

« Rêves-tu ? » demanda-t-il dans un chuchotement.

Harry ne répondit pas car il savait que c'était inutile. Mais il s'approcha du couple endormi et regarda Draco le presser un peu plus. Tout naturellement, son corps endormi se lova plus confortablement dans l'étreinte. Il sourit en se voyant si heureux et satisfait de la chaleur du loup.

« Je ne trouve plus le sommeil, murmura Draco, comme conscient de sa présence. Je suis trop excité par la situation… »

Harry ressentit aussitôt de la gêne et Draco rit de plaisir.

« Ah, oui, tu rêves ! dit-il, extatique. Ne sois pas gêné, ce n'est pas cette excitation là… Disons plutôt que je suis tellement heureux que tu dormes avec moi que cela me tient éveillé… Comprends-tu ? »

Draco dut percevoir sa compréhension car il sourit plus largement. Doucement, il se pencha sur lui et caressa la joue de son visage endormi.

« Tu as des expressions adorables lorsque tu dors, fit-il remarquer en voyant Harry marmonner et frotter son visage contre son torse. Mais peut-être que je te dérange… Je vais essayer de me rendormir. Bons rêves ! »

Il se recoucha contre Harry. Ce dernier l'observa longtemps. Il avait les yeux clos mais souriait avec bonheur. Le blond émettait un fort sentiment d'excitation et Harry se demanda vaguement s'il s'endormirait réellement. Il eut la réponse presque une demi-heure plus tard, lorsque tout devint noir.

Quand il se réveilla, il mit quelques secondes à se resituer. Il regarda vaguement autour de lui, pensant qu'il avait chaud. Puis il en comprit la raison en découvrant un Draco Malfoy quasi nu accroché solidement à sa taille, l'air possessif. Il avait l'air si paisible et si heureux qu'Harry ne réagit pas sur le champ, l'observant une minute avant de comprendre que lui aussi était quasiment nu. Stupéfait, il y réfléchit plus d'une fois avant que les horribles évènements de la veille ne lui explosent au visage. Ginny et le doloris. Ginny enceinte…

En soit, le fait qu'elle couche avec d'autres garçons et qu'elle porte l'enfant de l'un d'eux était encore le moins traumatisant. Non, le pire, à ses yeux, était son attaque brutale. Jamais il n'avait cru que cette jeune fille qu'il respectait tant lui lancerait un sort impardonnable. Et il avait beau se dire que c'était un minimum justifié par sa colère et sa rancœur, il ne parvenait pas à trouver la force nécessaire de lui pardonner.

Se forçant à chasser Ginny de ses pensées, il regarda le garçon – non, l'homme ! – étendu contre lui. Draco l'avait étonné, la veille. D'abord, en arrivant si brutalement dans la pièce où il était torturé. Il n'avait pas vu son entrée, mais il en constatait les conséquences. D'abord par la porte en miette qu'il avait entrevue. Ensuite, par les nombreuses zébrures ensanglantées qu'il portait sur son corps. Rien de bien grave, juste quelques égratignures, mais elles démontraient avec quelle violence il s'était jeté contre le montant de bois pour l'atteindre.

Outre les traces sur son corps, il se souvenait aussi avec quel empressement il s'était assuré qu'il n'avait rien. Avec quelle douceur et quelle prévenance il l'avait tenu contre lui, le caressant alors qu'il s'assurait que tout était correct. Puis comme il avait insisté pour le porter. Harry avait protesté, bien entendu. Mais la vérité était qu'il avait adoré ça. Il n'y avait qu'avec Draco qu'il se sentait si protéger. C'était d'ailleurs si ironique, quand on y pensait. Pourtant, il savait que jamais le lycanthrope ne pourrait lui faire du mal. Et de ce fait, il se détendait en sa compagnie, l'appréciait d'avantage. Jusqu'à en tomber peu à peu amoureux.

Les yeux posés sur lui, Harry soupira. Il tendit la main et cajola encore les cheveux blonds de plus en plus longs. Ses yeux descendirent le long du visage apaisé, fixant les lèvres pâles qu'il avait encore envie de toucher, comme la veille… Il en rougit en y pensant. Il s'était tout bonnement jeté sur lui et Draco aurait pu profiter de son bouleversement. Mais à la place, il était resté maître de lui, l'avait calmé, rassuré… Vraiment, il était… parfait. Pour lui, en tout cas.

« Ils avaient tous raison et ça me fait chier ! »

Harry sourit de sa pensée. Il continua de le regarder, fixant les blessures récentes sur le corps de son lié… avant de tomber sur les anciennes. Un frisson lui échappa lorsqu'il fixa les cicatrices profondes au niveau de son cœur. Les nombreuses plaies que Draco s'était infligé dans le but de le satisfaire… Des marques que Harry ne supportait pas de regarder. Il revoyait encore Devis assis sur son descendant, levant la pointe d'argent pour l'enfoncer violemment dans le torse d'un Draco hurlant. Ce cri… il ne l'oublierait jamais.

« Je suppose que je dois me faire pardonner, pour ça… Même s'il jure ne pas m'en vouloir, ça ne rend pas ma culpabilité moins forte… »

Distraitement, il passa une main douce sur les blessures cicatrisées. Il regarda le visage de Draco endormi, rougit et s'approcha. Doucement, s'assurant que la respiration de Draco était toujours régulière, il embrassa les marques pâles. Sa peau était inégale, mais toujours aussi douce. Et presque distraitement, Harry passa son nez le long de celle-ci, le reniflant. Il sentait la menthe, comme Greyback lui avait dit et comme il l'avait déjà senti. Mais était-ce son odeur naturelle ? Ou n'était-elle due qu'à son shampoing et savon ? Il faudrait qu'il demande à un loup-garou…

Souriant, il s'écarta légèrement du torse imberbe pour tomber directement dans les yeux encore ensommeillé de Draco. Ce dernier le fixait d'un air un peu perdu avant que, lentement, il ne semblât comprendre qui il fixait et tenait contre lui avec autorité.

« Bonjour, marmonna-t-il en enfouissant son visage contre son cou, Harry dégageant ce dernier avec automatisme.

-Bonjour, répondit le brun, un léger sourire aux lèvres en le sentant humer son odeur avec satisfaction. Bien dormi ?

-Mieux que jamais », répondit Draco dans un grognement, sa bouche s'ouvrant pour laisser passer une langue curieuse.

Harry dut se mordre la lèvre pour ne pas gémir. Il adorait lorsque Draco faisait ça. C'était si grisant, si agréable. Il ne se savait pas si sensible au niveau du cou mais appréciait la découverte. Surtout lorsque les dents de Draco venaient délicatement pincer sa peau avant que sa langue ne passe sur l'endroit maltraité, comme pour se faire pardonner son audace.

Pourtant, Harry se tendait toujours, dans ce genre de situation. Non pas qu'il ait peur… Pas de Draco, en tout cas. Il avait plutôt peur de lui-même. Le contrôle qu'il avait sur son corps et sur lui-même s'effilochait de jour en jour, au fur et à mesure de leur découverte physique. Il savait que bientôt, il ne pourrait plus résister au désir qui l'envahissait chaque jour un peu plus. Mais il ne voulait pas céder tout de suite. Il avait besoin de se sentir vraiment prêt. Bien qu'il ignorait comment. Il savait qu'il avait aimé la dernière fois. Et ce n'était pas vraiment qu'il craignît la douleur ou quoi que ce soit d'autre… En fait, il avait surtout peur de ce que signifierait cet acte. Il se donnerait entièrement à Draco. Lui démontrerait qu'il lui appartiendrait complètement. Et surtout, il se livrerait à lui comme il n'avait jamais osé se livrer à personne, même pas à Ginny. Sous l'effet de l'alcool, ça avait été facile. Mais en étant sobre, l'acte lui semblait horriblement difficile.

« On a tout notre temps, chuchota Draco contre lui, le faisant sursauter. Je te désirs et je sens ton envie, je sais aussi que je ne serais apaisé vis-à-vis de notre lien que lorsque tu m'appartiendras enfin pleinement, mais je suis déjà tellement content que tu me laisses te toucher, t'embrasser, te prendre dans mes bras et que tu sembles apprécier… Il y a de cela quelques semaines, j'étais persuadé de devoir mourir. Que cette mort avait plus de salut que toi… Et finalement, tu m'acceptes. Ne te mets aucune pression, on avance à notre rythme, c'est tout. »

Harry se détendit à ses mots et sourit.

« Vraiment pratique ce lien, dit-il.

-A qui le dis-tu », répondit Draco, riant.

Ils restèrent un instant silencieux, chacun contemplant le plafond. Draco était toujours contre Harry, une de ses mains passant distraitement sur son ventre et suivant les lignes de ses côtes. Il fallait vraiment qu'il fasse quelque chose pour ça… Pourquoi était-il si mince ? Il voulut un instant poser la question, mais en avisant l'expression paisible de Harry, il comprit qu'il ferait pire que mieux. Aussi préféra-t-il continuer à se taire. Un long moment passa avant que quelqu'un frappant à la porte ne les fasse sursauter.

« Draco ? demanda la voix de Greyback. Loin de moi l'envie de casser ta petite bulle de bonheur, mais je te rappelle que tu as du travail aujourd'hui. Et que tu n'as qu'une demi-heure pour être prêt et être dans la serre trois ! »

Draco marmonna vaguement quelque chose qui fit ricaner Greyback.

« Arrête de raller et bouge toi de là ! »

Puis l'alpha s'éloigna d'un pas rapide et le blond soupira.

« La serre trois ? demanda Harry en le regardant se redresser.

-Tu n'as jamais vu les serres ? s'étonna Draco en le regardant. Est-ce que tu as visité le village, dis-moi ?

-Ben… un peu, répondit Harry.

-Mouais, en gros, non », dit le blond.

Il se tut un instant, cherchant après des vêtements dans son armoire. Il finit par dégoter ce qui lui plaisait et se tourna vers Harry, les tenant contre lui.

« Nous sommes un village de lycanthrope, dit-il en regardant le Gryffondor encore assis dans les draps froissés. Du reste, nous devons nous nourrir, comme tous les êtres humains. Et pour se nourrir, il faut de l'argent. Certains travaillent dans le monde moldu, parmi les loups-garous. Ceux qui ne sont pas touchés par la lycanthropie et sont sorciers ont un travail dans notre monde… Nous fonctionnons sur un système d'argent commun. Enfin, une partie. Disons que 50 pourcent du salaire est reversé à la collectivité. Seulement tu t'en doutes, ce n'est pas grand-chose… Alors pour subvenir aux besoins élémentaires en nourriture, nous avons installé des serres dans lesquelles nous cultivons le plus de légume possible. Pomme de terre, carotte, choux, salades… Mais aussi quelques fruits, telles que les fraises. Pour autant, nous laissons les fruits aux saisons normales. Tu as sans doute remarqué que nous avions de nombreux arbres entourant le village. Il y a la forêt, bien entendu, mais les premières lignes sont des arbres fruitiers qui ont été plantés là pour nos besoins. Pommiers, cerisiers, poirier… enfin, tu as compris…

« Pour la viande, ce sont les loups qui y subvienne. Chaque pleine lune, nous chassons. Au début, c'est pour ce nourrir. Mais quand nous avons la panse pleine, nous cherchons après des proies que nous ramenons au village. Un compagnon d'une louve est boucher. On dépose la viande devant sa maison, il la réceptionne, découpe et met à refroidir. Congeler, comme vous dites chez les moldus. Et le lendemain, on la distribue. Ça constitue la réserve pour un mois. »

Harry écoutait tout ça tout en regardant Draco avec fascination. Le blond parlait avec tellement de facilité et de fierté du village. Il était pourtant certain que, des mois plus tôt, avant sa morsure, il l'aurait méprisé…

« Et tu travailles dans la serre, dit Harry, étonné.

-Je fais partie de la meute, non ? demanda Draco en se détachant de son armoire pour se diriger vers la sortie. Je vais m'habiller, je reviens. »

Il quitta la chambre rapidement, laissant Harry un long moment seul. Ce dernier en profita pour regarder la chambre avec intérêt. Elle était vide. Il y avait des vêtements sur le sol, le lit, la commode, son armoire et une table de nuit… Mais elle était vide et impersonnelle. Draco ne devait pas être là depuis longtemps ou ne rien avoir pour décorer.

« Je lui en offrirais pour Noël… C'est triste une chambre vide ! »

Et il resta un long moment figé sur cette phrase. Noël… Oui, ils étaient bientôt en décembre… Il n'en revenait pas d'avoir passé autant de temps au village, déjà.

« Quand le polynectar sera prêt, la chasse aux horcruxes reprendra. En attendant, j'ai bien le droit de profiter un peu… »

La porte se rouvrant le fit sursauter. Draco entra, habillé et coiffé. Il avait rassemblé ses cheveux un peu trop longs en une queue haute serrée, ce qui laissait son visage totalement libre. Harry pensa qu'il était vraiment beau.

« Tu veux aller dans la salle de bain ? demanda Draco en ramassant les vêtements qui traînaient. Je préparais le petit déjeuner pendant ce temps. Tu veux quoi ? »

Harry le regarda avec surprise puis décida qu'il était temps de se lever. Sortant du lit, il le contourna pour aller prendre ses vêtements des mains de Draco.

« Surprends-moi ! » répondit-il en se hissant sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres.

Puis, rougissant, il quitta la chambre rapidement, laissant un Draco légèrement étonné derrière lui.

A suivre…

Pour toute plainte relative au sort de Ginny, Merci de lire la note d'auteur, au-dessus!

Sinon, ne vous gênez pas, j'adore vos avis! 70 reviews la dernière fois? Je n'en croyais pas mes yeux, vous avez été si généreux! Merci! On se revoit dans un mois, dans le courant de la semaine du samedi 23 octobre. Je dis dans le courant parce que vu que je m'amuse sans arrêt à publier plus tôt que prévu... loll Au pire, vous l'aurez ce samedi là, au mieux, durant la semaine... Tout dépendra de ma motivation ^^ A bientôt et encore merci!