Chapitre 11
Salut! (c'était inutile mais je voulais vous le dire. Je suis gentille dans le fond... si on cherche bien)
Il se déshabilla et enfila un pyjama avant de se glisser dans le lit où l'attendait déjà assise en tailleur sur la couverture. Il ne put s'empêcher de loucher devant les longues jambes qui étaient offertes à sa vue. Il se coucha sur le dos et se laissa porter par ses pensées. Elle se pencha au-dessus de lui.
-A quoi penses-tu ?
-Rien.
-Qu'est-ce qu'il y a ? fit-elle avec une petite moue adorable.
-Rien je te dis.
Mais il détourna le regard. Elle l'embrassa dans le cou puis se releva et plongea son regard dans le sien.
-Ne me mens pas. Tu n'aimerais pas savoir ce qui est arrivé au derniers qui ont osé.
-Mais pourquoi tu veux pas me laisser tranquille !
-On résiste ? J'aime bien qu'on me résiste.
Elle se pencha pour l'embrasser puis passa une jambe de chaque côté et s'assit sur son bassin. Il plaça ses mains sur son bassin pour la rapprocher de lui. Elle se releva brusquement et se mit sous la couverture, lui tourna le dos.
- laku noć ! -Quoi ?! -Ca veut dire « bonne nuit » en croate. -Mais…Mais… -Tu ne me donnes pas ce que je désire, je fais pareil. -Mais c'est du chantage ! gémit-il. -Et alors ? Tu ne me fais pas confiance, tu me mens. Pourquoi devrai-je agir différemment ? Il sentit qu'elle était vraiment triste. Il la prit dans ses bras et lui caressa tendrement les cheveux. -C'est pas ça. -Dis-moi alors ! Elle était devenue suppliante et se blottit encore (un peu plus) contre lui. -Tu ne me diras pas. Je comprends, on ne se connait pas depuis longtemps. Mais moi j'avais cru que dans un couple on se disait tout. On n'est peut-être pas un couple dans le fond après tout…
-Ne dis pas ça !
-Il faut bien qu'il y ait un de nous deux qui parle !-D'accords je vais te dire.
Elle se retourna vers lui et releva la tête attentive.
-C'est Antoine.
-Quoi Antoine ?
-Ne fais pas semblant.
Elle commença à sourire.
-Oh, t'es jaloux ! elle l'embrassa. T'es trop craquant.
-Et Antoine aussi tu le trouves mignon.
Elle le mordilla dans le cou.
-Il est tout sauf mignon.
Il souffla de soulagement.
-Il est viril, nuance.
-Tu te moques de moi ?
-Moi ? Jamais je n'oserai.
Et elle l'embrassa une dernière fois avant de s'endormir contre lui.
Il n'était pas stupide (ndc : Vraiment ?), il avait bien remarqué les regards qu'Antoine lançait à Adèle, comment il essayait d'être à tout prix près d'elle. Mais le pire c'était de voir son âme sœur s'éloigner de son cœur en souriant aux blagues de ce con, en rougissant, ses yeux pétillant se perdre dans ces satanées prunelles marrons.
Il n'avait pas fait vraiment attention la première fois qu'Antoine était venu. Il l'avait laissé seul avec Adèle. Bien sûr ce dernier avait trouvé la jeune fille très belle, sublime même, mais quoi de plus normal ? Mais de là à s'imaginer que celui qu'il considérait avant comme un ami voulait faire Adèle sienne.
Ce dîner avait été un vrai supplice et avait confirmé ses craintes, et Mathieu n'avait pas non plus l'air d'avoir apprécié le rapprochement effectué entre son meilleur ami et Adèle. Il pourrait en parler avec son créateur ? Ce dernier pourrait peut-être l'aider ?
Quoiqu'il en soit la prochaine fois que le voleur de petite amie voudrait se taper l'incruste, il fuirait avec Adèle dans les bras, pour la protéger de la tentation (ndc : et délivre nous du mal).
« Fuis tout de suite alors. Etant donné que ton rival (qui est grand lui et tu te rappelles ce qu'elle a dit concernant les grands…) a décidé de passer la nuit ici » Tant que ce n'était pas avec Adèle tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il serra plus fort contre lui le petit corps endormi. Il pourrait aussi demander de l'aide au Patron. Lui non plus ne semblait pas aimer Antoine. Oui, Mathieu et le Patron, comme ça rein ne pourrait jamais les séparer.
-Je te protégerai contre tout mon amour. Murmura-t-il à son oreille avant de s'endormir à son tour contre son aimée.
Il sourit en sirotant son café, tranquillement accoudé au plan de travail de la cuisine. La meilleure façon de commencer la journée était décidément de voir Adèle, perdue, prise en Charybde et Scylla. Son sourire s'étira en voyant (lui), Antoine caresser de son pied la longue jambe d'Adèle. Et elle, ne voulant vraisemblablement pas perdre sa proie, lui répondait tout en embrassant le Geek dans le cou. Cette crevette la tenait dans ses bras protecteurs. Il devait reconnaître que le mollusque ne semblait pas vouloir lacher l'affaire
Piégée.
Il ricana, cela se retournait contre elle. Il se réjoui à l'avance de l'après-midi qu'il allait passer avec elle, elle aurait besoin de décompresser. Pas si mal loti finalement.
Mathieu vint se placer à ses côtés et grimaça.
-Arrête de sourire.
-C'est elle qui t'envoie me dire ça ?
-Exactement, il observa à nouveau la scène, je ne sais pas ce qui est le pire ; mon ami qui me trahi ou Adèle qui ne fais rien pour le repousser.
Il se resservit de café.
-Pourquoi ferait-elle ça ? Un copain et un amant plus doué au lit que ledit copain. En quoi cela la gênerait-elle ?
-Le pire c'est que tu as probablement raison.
-J'ai toujours raison, gamin.
-On croirait entendre Adèle. Tu la fréquentes trop.
-Pas suffisamment, j'aimerais approfondir la chose.
Mathieu grimaça.
-Tu ne vas pas t'y mettre aussi ! Je croyais que tu la détestais.
-Avant, mais maintenant qu'elle est avec le petit, il y a l'attrait de l'interdit en plus.
-Désespérant.
Il se resservit du café. Et se délecta une fois encore du piège dans lequel elle était prise. Sourit et la regarda. Elle lui jeta un regard implorant. Il soupira, finit sa tasse. C'était donc à lui de jouer au chevalier servant. Il pourrait la laisser là, mais elle lui en voudrait. Il s'en moquait dans le fond, non ? Mais s'il voulait aller au fond des choses, il devrait bien la sauver pour cette fois.
Il quitta son poste d'observation et se rapprocha de la table. Les deux prétendants trop occupés à attirer l'attention d'Adèle ne le remarquèrent pas.. Il se plaça dans le dos de la jeune fille et plongea ses mains dans son décolleté.
-AAAHHH ! Qu'est-ce-que tu fais ?!
-Avoue, ça t'as plus ? Et puis je voulais moi aussi faire partie de la séance « drague ».
Il se dirigea vers sa chambre.
-Tu ne crois quand même pas que tu vas t'en sortir comme ça ?! dit-elle en se levant pour lui courir après.
Il ferma la porte de sa chambre. Porte qui fut rouvert puis reclaquée avec un grand fracas, mais grand sourire sur le visage d'Adèle. Elle lui sauta dans les bras et l'embrassa.
-Oh, merci ! C'était horrible.
Il la reposa mais garda ses mains sur sa taille.
-Tu as une dette envers moi maintenant.
-Ah, oui. « Tout travail mérite salaire ». Mais au vu de la technique utilisée pour me « sauver ». Nous pouvons dire que nous sommes quittes.
-Ce n'était qu'un avant-goût. N'espère pas t'en sortir si facilement.
-J'espère bien, où serait le piquant sinon ? Mais là j'ai autre chose à faire. Comme fuir par exemple.
-C'est toi qui l'a voulu.
-Je sais, mais il y a toujours une partie moins amusante. Mais je ne regrette rien.
Il appuya sur ses épaules pour la faire se mettre à genoux. Elle eut un sourire mauvais.
-Oh, je vois. Tu veux vraiment ça comme remerciement ?
-Au vu de te position, oui.
-Déçue. Je m'attendais à mieux.
Elle se releva et le gifla.
-Désolée, je t'ai dit que je n'avais pas le temps.
Elle ouvrit la porte et sortit. Il la suivi en se tenant la joue.
-C'est incroyable ! On ne peut même plus dans cette baraque !
-Tu…Tu… tu as …
-Oui, j'ai giflé le Patron et je recommencerai s'il continue. Répondit Adèle au Geek bégayant les yeux exorbités.
-J'espère bien. Tu ne te rends pas compte à quel point te m'excites quand tu résistes.
-Oh, je suis au courant. Mais moi aussi je m'amuse.
-Mais cela devient intéressant. Je sens que le covoiturage avec toi va prendre toute sa saveur.
-Tu vas dans la même voiture que lui ?!
Il sourit. Bien, c'était la réaction qu'il attendait du minable qui lui servait de bouche-trou. « Pour boucher les trous littéralement c'est plutôt toi ». Il sourit, là c'était sa petite vengeance. Voyons comment cette salope allait s'en sortir.
-Oui, marcher avec des talons aiguilles pendant des kilomètres c'est fatiguant. Et le seul capable de conduire c'est le psychopathe qui habite ici.
Tient, il croyait que c'était elle la psychopathe ?
-Et moi alors ? s'exclama son cher créateur.
-Tu n'as jamais le temps et tes horaires sont plutôt irréguliers. D'ailleurs on va être en retard si on continue comme ça.
Elle lui prit la main et le tira vers la sortie en faisant un signe de main à l'assemblée. Il se laissa faire en soupirant et levant les yeux au ciel. Montrer que lui non plus n'était pas enchanter par cette situation.
La portes se ferma. Elle tira son bras pour l'attirer à elle et l'embrasser.
-Tu es le meilleur !
-Non, le pire.
-Justement, c'est cela qui fait de toi le meilleur.
Oui, ça m'a amusé. Bon le retour dans longtemps, parce que ça va prendre du temps de tout réécrire, et le chapitre 12 est long.
A bientôt :)
Et n'oubliez pas j'attends vos review ;)
Et Mutekiam désolée mais tu n'aura pas l'exclusivité cette fois
