Voici le 11ème chapitre ! En espérant qu'il vous plaise, on voit l'arrivée d'un nouveau personnage ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Je vous souhaite une bonne fin de week end !
Gouline971 : Ahah, mais ce n'est peut-être pas fini, qui sait ? Peut-être que la dispute Pansy/eugénie aura lieu… plus tard. Je suis contente vous êtes nombreux à aimer Pansy et je l'aime aussi beaucoup. Voici la suite !
Delphine03 : Oui c'était la meilleure chose à faire ! Ahah oui, il va galérer, on ne jette pas Hermione Granger comme ça, non mais.
Lili Orya : Il n'y a aucune obligation à commenter tous les chapitres, mais je suis toujours ravie de voir tes commentaires. Merci, ce que tu me dis me touche, parce que je n'ai pas vraiment le temps avec ce rythme de publication de travailler mon style. Je suis contente que ces chapitres t'aient plus et j'aime énormément ta métaphore filée avec la Belle et la Bête !
Flo29jmbPotter : Merci je suis contente que tu aies aimé ce souvenir avec Narcissa. Ahah oui il ne s'est pas disputé avec Judith, mais qui sait, ce temps arrivera peut-être ! Merci pour ton commentaire en tout cas.
Lytchina76 : Ahah oui il était temps. Mais oui c'est noël, on pardonne tout à Drago, mais trop vite, il faut qu'il ait bien le temps de regretter !
Fan de Twilight : Merci, comme quoi, il peut y avoir des chapitres sympas sans Hermione ou Drago dans un Dramione ! Je suis contente que le souvenir t'ait plus en tout cas. Voici la suite.
MBinipuce : Oui une bonne nouvelle ça fait du bien ! Ahah, je le dirais à Drago si jamais Hermione ne veut pas de lui.
Guest : Je suis contente que le souvenir avec Narcissa vous plaise à toutes, voici la suite et le début des galères pour Drago.
Math'L : Merci, oui Pansy est une vraie maman pour Drago. Je suis contente que tu ne détestes plus Eugénie, je vous avais dit de ne pas la mettre au bûcher tout de suite !
Greatestworld : Je suis désolée pour ton deuil, je sais que ce n'est jamais facile ce genre de chose. Je suis contente que ce chapitre t'ai plu malgré tout ! Merci en tout cas.
Charliee3216 : ahah, mais c'est parce qu'il ne veut pas admettre que tout ce que fait hermione le touche bien plus que ce que font les autres. Mais je comprends tout à fait ton point de vu, j'espère que je parviendrai à te le rendre à nouveau appréciable !
Daphneis : Tes reviews m'ont fait très plaisir. Je sais que mes chapitres sont courts, mais c'est le juste retour des choses, je ne peux pas écrire plus, même si je le voulais. La rupture énie est arrivée tôt, mais ne t'inquiète pas il y aura d'autres péripéties ! Merci en tout cas.
Dramione Love : Merci beaucoup, je suis contente que tu aimes toujours autant ! Voici la suite.
Leolili : Oui, Eugénie est restée digne, et je suis contente si elle te parait moins détestable.
Bonne lecture !
Plusieurs jours étaient passés depuis que Drago avait mis un terme à sa relation avec Eugénie et qu'il avait jeté allègrement Hermione dehors. Plusieurs jours qu'il tournait en rond dans sans manoir, en silence, se murant dans un mutisme intriguant. Que pouvait-il dire de toute façon ? Pansy lui adressait à peine la parole – même si elle continuait à prendre toute la place dans son lit, l'hypocrite – elle affichait un petit air dédaigneux à chaque fois que Drago tentait d'engager la conversation, et quitter la pièce d'un pas digne.
Alors, il errait comme une âme en peine, passant d'une pièce à l'autre sans savoir ce qu'il cherchait vraiment, ce qu'il attendait. Ce matin-là, il sirotait son café dans la grande salle de bal, regrettant qu'une seule partie de la pièce ne fusse réellement décorée. Le premier sapin avait presque été achevé, quant au second, il n'avait pas fière allure avec ses trois pauvres boules et son unique guirlande.
Soupirant, il s'assit sur les premières marches du grand escalier de bois. La pièce était vide, elle n'était pas prête à accueillir quelques cent convives d'ici une dizaine de jours. Et Drago non plus d'ailleurs. Alors qu'il avait prévu de s'y rendre au bras d'Eugénie, voilà qu'il se retrouvait célibataire, et Pansy n'avait pas l'air de vouloir se prêter au jeu de la maîtresse de maison. Et puis… le bal n'aurait pas la même allure que celui qu'il avait imaginé depuis quelques semaines.
Dans son imagination, des enfants riraient et courraient dans la salle de bal, slalomant parmi les invités, entonnant quelques chants de noël, participant aux conversations et dansant au milieu de la piste. De toute évidence, la silence radio d'Hermione en disait long sur son envie de se rendre au bal de noël. Et si Hermione ne s'y rendait pas, inutile d'espérer y voir les enfants. D'y voir la jolie Judith. Il l'avait imaginé dans une magnifique robe de princesse, tourbillonner et évoluer au milieu de la piste, enchantant tous les spectateurs de sa grâce d'enfant.
—Tu es venu voir comment le travail n'avançait pas ? dit une voix sèche derrière lui.
Pansy descendait les escaliers d'un pas léger, tenant doucement son ventre rebondit et s'agrippant à la rampe pour assurer son équilibre. Elle le regardait de son petit air condescendant qui signifiait qu'elle attendait avec impatience le moment où il admettrait qu'elle avait raison depuis le début.
Drago haussa les épaules et se contenta de se décaler légèrement pour la laisser passer. Mais au lieu de traverser la pièce et d'en changer, comme elle en avait pris l'habitude ces derniers jours, elle se planta devant Drago, les poings sur les hanches, dans une parfaite imitation de la petite Judith.
—Quoi ? demanda-t-il d'une voix rauque.
—Tu as changé d'avis ?
Drago ne répondit pas et détourna les yeux. Bien sûr, il savait qu'elle avait raison, mais sa fierté l'empêchait de l'admettre. Et puis, de toute façon, il était persuadé que jamais Hermione ne lui pardonnerait de lui avoir parlé de la sorte, et qu'il n'était donc pas nécessaire qu'il gaspille de la salive et de l'énergie à supplier son pardon. Pourtant… une petite voix au fond de lui, lui murmurait « et si… ». Et si Hermione lui pardonnait ? Si elle acceptait de revenir avec les enfants pour décorer la salle ? Si elle venait au bal, dans une robe sobre mais élégante, comme elle ? Si elle lui accordait une dance, si… Non. Il divaguait totalement. Hermione ne lui pardonnerait pas, il en était certain. Lui-même n'aurait jamais passé l'éponge si on l'avait jeté dehors comme il l'avait fait avec l'ancienne Gryffondor.
Pansy soupira doucement et baissa les bras le long du corps. Drago vit la pression délaisser les épaules de son amie. S'il ne la connaissait pas par cœur, il aurait dit qu'elle était en train d'abandonner la partie. Mais il savait qu'elle ne le ferait jamais. Elle était juste en train de changer de stratégie, il le savait. Le surplombant légèrement, Pansy s'approcha doucement et lui tendit une main pour l'aider à le relever.
Quand il fut debout, il se vit entraîner par sa meilleure amie au milieu de la piste de danse. En un coup de baguette elle fit s'élever un chant de noël qui se répercuta sur tous les murs, donnant à la pièce un peu de la magie qu'elle semblait avoir perdu. Sans s'y attendre, Drago se vit bientôt en train de danser doucement avec Pansy. C'était doux et apaisant, comme si le monde leur appartenait et qu'il n'y avait plus qu'eux dans cette bulle si fragile.
Doucement, il vint enlacer la taille de Pansy, et la serra contre lui, collant son corps contre son ventre rebondi. Elle vint poser sa tête contre son épaule et soupira d'aise.
—Je n'aime pas te faire la tête, soupira-t-elle.
—Alors arrête, suggéra Drago d'une voix séductrice.
—Je n'ai pas le choix.
—Vraiment ?
—Oui, quand tu es aussi con, je n'ai pas le choix.
Drago eut un petit rire. Il savait qu'il avait gagné et que Pansy ne lui ferait désormais plus la tête. Mais malgré tout, il savait aussi qu'elle avait eu raison d'agir avec lui comme elle l'avait fait. Aussi se décida-t-il à admettre d'une voix à peine audible :
—J'irai m'excuser.
—Ca ne suffit pas.
—Quoi ? grogna Drago. Mais qu'est-ce que je dois faire de plus ?
—Tu dois te faire pardonner.
—Ouais, souffla-t-il.
Il savait que ce n'était pas une partie gagnée d'avance. Il faudrait qu'il se creuse sérieusement les méninges pour trouver l'argument choc, celui qui ferait revenir Hermione. Il fallait qu'il se prépare, qu'il réfléchisse, mais il y parviendrait. Parce qu'un Malefoy parvient toujours à ses fins. C'était décidé, il se rendrait au bureau d'Hermione au ministère cet après-midi et l'inviterait à dîner. Les femmes adorent dîner. Il s'excuserait platement, la ferait rire et lui ferait les yeux doux. Il espérait que ça suffirait, parce qu'il n'était pas sûr d'avoir plus de ressources en réserve.
—Je suis fière de toi, dit Pansy en lui ébouriffant les cheveux d'un air maternel. Mais ne tarde pas, ça pourrait ne pas durer.
Il secoua la tête avec humeur.
—C'est bon, grogna-t-il. J'irai cet après-midi.
—Bon garçon.
Et Pansy de s'éloigner en riant de son rire enfantin, ses yeux pétillants de malice. Elle était parvenue à ses fins avec lui, comme toujours. Elle le repoussait sans cesse dans ses retranchements, le poussait à bout jusqu'à ce qu'il comprenne où elle voulait en venir. Et il comprenait toujours, parce qu'il la connaissait plus que quiconque et qu'elle le menait par le bout du nez.
Au ministère, Hermione était installée derrière son bureau et lisait un dossier particulièrement long et pénible. Le front plissé, le nez froncé, elle était tellement concentrée qu'elle n'entendit pas la première fois que l'on frappa à sa porte. Heureusement, l'inconnu derrière le chêne massif était patient et tenace car il frappa une deuxième fois et une troisième, jusqu'à ce qu'Hermione ne se décide à répondre.
—Entrez, s'exclama-t-elle, légèrement désorientée.
Cormac McLaggen pénétra le grand bureau de sa démarche de conquérant. Il avait un sourire aux lèvres et tenait dans ses mains deux tasses de café fumant.
—Salut, murmura-t-il de sa voix grave. Je t'ai apporté de quoi tenir le reste de la journée.
—Merci, répondit Hermione avec un sourire.
Elle prit la tasse que Cormac lui tendit et la porta distraitement à ses lèvres, au point de se brûler la gorge. En face d'elle, son collègue la dévorait des yeux, et elle se sentit rougir lorsqu'elle en prit conscience. Cormac était procureur magique au ministère. Ils étaient donc tous deux amenés à se voir régulièrement. Les années passant, Cormac s'était révélé être un collègue sympathique, qui avait mûri après ses années Poudlard. Et heureusement, songea-t-elle, sans quoi elle n'aurait certainement pas pu le supporter davantage.
Ils se fréquentaient donc, de temps à autre, en tout bien tout honneur comme aimait bien le rappeler Hermione à ses amis, quand ceux-ci lui poser la question. Loin d'être stupide cependant, Hermione savait au fond d'elle que Cormac aspirait à une toute autre sorte de relation. Et plus d'une fois, elle aurait aimé se laisser tenter, mais elle n'était pas certaine qu'ils soient faits pour se fréquenter de manière plus intime.
—Comment tu vas ? Tu as l'air fatiguée, Hermione, dit Cormac d'un air inquiet.
—Je ne dors pas très bien ces derniers temps.
Hermione ne s'épancha pas sur la raison de ses nuits agitées. Elle se trouvait d'ailleurs ridicule d'être tant influencée par ce qui s'était passé avec Malefoy quelques jours plus tôt. Malgré tout, elle ne cessait de se répéter la scène dans sa tête, convaincue qu'elle était passée à côté de quelque chose d'important, et que Drago ne s'était pas énervé de la sorte parce qu'il était seulement de mauvaise humeur.
—Ah oui ? demanda Cormac d'un air détaché. Tu… euh… Tu vois quelqu'un en ce moment ?
—Non, non, répondit précipitamment Hermione. Je fais quelques mauvais rêves, c'est tout.
—Oh, je vois, je suis navré pour toi.
Mais il n'avait pas l'air navré du tout. Il avait un petit sourire en coin et son visage avait un air soulagé. Sans doute n'était-il que trop content de savoir qu'Hermione ne fréquentait personne en particulier et prenait la place qu'il convoitait tant dans la vie de la jeune femme.
—Je me demandais si… Si tu voulais sortir boire un verre après le travail ce soir, il faut que je te parle de quelque chose.
Hermione se sentit rosir légèrement. Elle ne répondit pas mais acquiesça doucement en portant une nouvelle fois son café à ses lèvres. Une fois encore, elle en avala une trop grande gorgée et se brûla la langue.
—Super, répondit Cormac, légèrement surexcité. Je passe te prendre quand tu as fini ?
—Vers dix-huit heures trente ?
—Parfait.
Cormac avait un petit sourire heureux sur les lèvres et Hermione ne put s'empêcher de le lui rendre, plus timidement cependant. Elle se doutait bien de ce que Cormac pouvait avoir à lui dire, et peut-être n'aurait-elle pas dû accepter ce qui ressembler vraisemblablement à un rendez-vous, mais elle avait besoin de changer d'air et Cormac était un garçon gentil, qui, même s'il était un peu trop fier de lui, la faisait rire et lui changerait les idées.
Ce dernier se leva et s'approcha d'Hermione qui se leva à son tour. Elle ne savait pas trop à coin s'attendre, mais imagina qu'il voulait sans doute l'embrasser sur la joue comme il avait l'habitude de le faire. Il s'approcha cependant plus lentement que d'habitude, et ne s'arrêta que lorsqu'elle put sentir son souffle sur son visage.
Hermione leva lentement les yeux et se sentit rosir. Lentement, elle tendit une joue mais Cormac, qui devenait de plus en plus entreprenant, posa sa tasse de café sur le coin du bureau et vint prendre la tête d'Hermione entre ses mains. Il était sans aucun doute sur le point de l'embrasser quand la porte du bureau s'ouvrit à la volée, sur un Drago Malefoy stupéfait. Hermione eut un geste brusque et s'éloigna subitement, renversa au passage la tasse de café brûlant sur la jambe du pauvre Cormac, déçu et légèrement en colère.
—Qu'est-ce que… commença-t-il.
Il venait de voir Drago dans l'encadrement de la porte. Ce dernier avait croisé les bras et affichait un petit air goguenard.
—Tiens tiens, McLaggen et Granger, ce n'est pas du réchauffé ça ?
—Dégage, Malefoy, grogna Cormac d'un air menaçant.
—Non, répondit Drago. Je suis là pour parler à Hermione, alors si t'as fini de la tripoter, il serait appréciable que tu t'en ailles.
—Malefoy, tu dégages, dit Hermione d'une voix froide. Je ne sais pas ce que tu fais ici, mais tu ferais mieux de partir, je n'ai aucune envie de te voir.
Drago ne s'attendait pas à ce qu'Hermione ne lui laisse pas le temps de s'expliquer. Il n'eut pas le temps de répondre, car déjà, elle se tournait vers Cormac.
—On se voit ce soir, dix-huit heures trente, je dois finir ce dossier.
—Bien, répondit l'intéressé. A ce soir.
Cormac passa devant Drago et ne prit pas la peine de l'éviter, lui assenant un grand coup d'épaule au passage.
Quand il n'y eut plus qu'Hermione, Drago tenta une nouvelle fois sa chance, d'une voix plus douce et calme, cette fois-ci, effaçant son petit sourire moqueur pour laisser une moue défaite mais sincère.
—Allez, Hermione, il faut que je te parle…
—Non, répliqua-t-elle. Comme tu vois j'ai une tonne de travail.
—Mais tu as le temps de dîner avec McLaggen.
—D'abord je ne dîne pas avec lui, je prends un verre et je rentre dîner à l'orphelinat, c'est l'anniversaire de Judith. Et puis ce que je fais ne te regarde pas. Alors tu dégages. Tu m'as bien fait comprendre que nos chemins ne devraient pas se recroiser et je suis assez d'accord.
Drago soupira et tourna les talons. Mais quand il se retrouva dans le couloir, ce n'était pas pour afficher une mine déconfite. Au contraire, il avait un petit sourire aux lèvres et une idée particulièrement bonne en tête. Il fallait qu'il se rende à la maison des Orphelins, et qu'il voit Judith de toute urgence…
Voilà pour aujourd'hui. Et oui, on s'est débarrassé d'Eugénie, mais vous ne croyiez tout de même pas que tout serait plus facile à présent ? Nous ne sommes qu'à la moitié de la fiction, il fallait bien pimenter tout ça, alors quoi de mieux qu'un Cormac McLaggen pour faire comprendre à Drago à quel point il aime Hermione, hm ?
J'espère que vous ne trouverez pas ça cliché, mais c'est noël alors je me permets plus de fantaisie haha. Dites moi ce que vous en avez pensé ! On se retrouve demain pour l'anniversaire de la petite Judith !
