Point de vue Hermione Granger.

Je me retrouvais dans Poudlard avec bien deux ans de moins, je suivais une mini-moi avec une charge de bouquins impressionnante sur les bras, un sourire se dessina sur mes fines lèvres aux souvenirs de cette Hermione, je me demandais vraiment comment j'arrivais à porter tous ces livres sans l'aide de personne... La nostalgie me piqua quand je me rendis compte que je n'étudiais plus autant qu'avant, j'avais toujours eu des notes excellentes même en travaillant moins, mais avoir le nez dans les livres d'école me manquait profondément, en faisant cela j'échappais un peu à cette vie de fuite et de combat, j'échappais un peu à la guerre qui était en train de se préparer dehors.

Mon double courrait à présent dans les couloirs, je m'efforçais de la suivre tant bien que mal, je me rappelais la peur qui m'avait poussée à courir aussi vite ce jour-là, j'avais peur de croiser certains Serpentards, j'avais peur de croiser Drago Malefoy et ses sbires. Les couloirs étaient plongés dans le noir, malgré tout, la petite Hermione courait à toute vitesse, je connaissais déjà à cet âge les moindres recoins de Poudlard. Les moindres virages, les moindres emplacements d'escalier, je les connaissais par cœur.

Quelque chose stoppa la course de la jeune Gryffondor que j'étais, en effet, une lumière était apparue au bout du couloir, et elle m'avait comme pétrifiée.

FlashBack.

« Allez Hermione respire, et lève la tête, tu ne vas pas te laisser faire par ces idiots de serpents », les mots que je venais de prononcer résonnaient encore dans ma tête, rien de pire pour me faire perdre tous mes moyens, la lumière avançait inexorablement et je ne pouvais plus bouger, mon cerveau me disait de courir loin, très loin d'eux, mais j'étais tétanisée et mes gestes se faisaient lents et très maladroits. Des rires malsains provenaient de l'endroit où se trouvait le point de lumière, je n'eus pas besoin de réfléchir d'avantage pour reconnaître l'horrible rire de Drago Malefoy, son rire me glaça le sang.

La tête baissait, une main froide vint me la relever autoritairement. Malefoy se tenait devant moi, c'était la première fois que je le regardais dans les yeux, il me faisait peur, ses yeux gris étaient dénués de passion, on ne pouvait rien voir dedans, excepté du dégoût quant il me regardait trop longtemps.

Il se retourna vers ses fidèles chien de traineau et pouffa d'une façon tellement désengageais que ça sonnait faux, tout sonnait faux, et ça me faisait encore plus peur.

- Et bien Granger, tu sais que ce n'est pas très intelligent (il insista fortement sur ce mot comme pour marquer sa supériorité) de se promener toute seule dans les couloirs ? rigola le jeune Malefoy.

- Je pourrais dire la même chose pour toi... réussissais-je à dire en déglutissant.

Les yeux de Malefoy c'étaient agrandis d'un seul coup, les autres rigolaient. Lui, me regardait rageusement. Il venait de perdre un peu de crédibilité auprès de ses camarades et il allait se rattraper je le savais, il allait me faire payer cet affront.

Il sortit sa baguette de sa poche et la plaça instinctivement sous ma gorge tellement forte qu'il me fit saigner. Il n'avait bien entendu rien remarqué les yeux noyés dans la colère.

- Je t'avertis Granger, ne t'avise plus jamais de me montrer un tel manque de respect, sinon je te tuerais de mes propres mains tu m'entends ?

- Oui, mais tu me fais mal, finis-je par dire les larmes à le frontière de mes yeux.

Il se retourna vers ses acolytes qui ne cessaient de rigoler comme des abrutis finis. Puis il dit d'une voix forte et amusée :

- Tu peux répéter, je n'ai pas entendu ?

- Tu me fais mal Drago, sanglotais-je

Bien qu'il fut surpris, il desserra un peu la prise de sa baguette sur ma gorge, c'est une fois que je fus réellement au sanglot qu'il lâcha sa baguette et qu'il vit le petit filet de sang se dégageait avec peine de mon cou. Je vis alors dans ses yeux ce que jamais auparavant je n'avais vu... de la culpabilité.

Grace a une formule imprononcée, il fit stopper le filet de sang et comme par magie, le mal n'était plus présent, dans un chuchotement il me dit :

- Pars, vite avant que je ne change d'avis.

Je ne me l'étais certainement pas fait dire deux fois, et j'étais partis en courant laissant tomber quelques larmes sur mon passage, c'est à ce moment-là que j'avais commencé à détester sérieusement Drago Malefoy, pour le rôle qu'il jouait auprès des autres, pour le fait qu'il soit horriblement méchant, mais bienveillant par la suite. Pour le fait, que je voulais toujours tout savoir sur tout et que je ne connaissais absolument rien de lui. Il était une énigme et je détestais ça.

Fin du Flashback.

Je m'étais attendue à voir apparaître une petite porte pour m'indiquer que le souvenir était finit, mais rien ne se passait, Drago était encore là, au même endroit où la jeune fille se trouvait trente secondes auparavant. Il avait le regard perdu dans le vide et ne comprenait certainement pas ce qu'il venait de se passer. Alors Goyle s'avança prudemment et lui dit :

- Tu ne vas pas la laisser partir comme ça, à cette sang-de-bourbe, elle t'a appelé Drago ! dit timidement Goyle

Le concerné se retourna violement vers lui, et plaça comme pour la jeune fille avant lui sa baguette sous son cou, se fichant bien de savoir si à lui il lui faisait mal ou non...

- Est-ce que tu serais en train de défier mon autorité ? Est-ce que tu voudrais que je ramène tes faits et dire au seigneur des Ténèbres ? Tu sais la place que je tiens auprès de lui ? Aurais-tu perdu l'esprit ? énuméra le blondinet.

- Non bien sûr que non... minauda Goyle

- Bien, alors si personne n'a rien à ajouter, vous pouvez y aller, je n'ai plus besoins de vous... Pour l'instant.
Alors que les toutous de Drago prirent la direction des cachots, celui-ci resta encore un petit moment sans rien faire et s'assit finalement dans le couloir.

Point de vue Général.

Hermione c'était attendu à ce que la porte cette fois s'ouvre mais elle ne le fit toujours pas, alors elle s'assit tranquillement en attendant que Drago prenne la parole, il le fit au bout de quelques minutes, il faisait tourner sa baguette entre ses doigts et sans la lâcher du regard, à voix basse, tellement basse qu'Hermione dut s'approcher pour entendre, elle put saisir ces quelques mots :

- Je te déteste Granger, je te déteste à un point que tu ne peux pas imaginer, je te déteste comme je n'ai jamais détesté personne, mais crois-moi, je suis désolée pour tout, ça serait tellement plus simple si je pouvais seulement t'ignorer.

Il se leva alors et prit à son tour le chemin des cachots en mettant ses mains dans sa poche et ne se retourna pas. C'est alors que la petite porte apparue. Hermione la prit sans se poser de questions. Elle déboucha sur le long couloir des souvenirs en se rappelant de ce que la petite Lilia lui avait dit, « Chaque souvenir, une leçon », elle avait beau réfléchir autant qu'elle pouvait le morale de ce souvenir, elle n'arrivait pas à la trouver. Bien décidé à élucider ce mystère, elle se dirigea vers la porte 0, où elle trouva Lilia, assise sur un fauteuil en train de lire des livres de potions.

- Ton bras va mieux ? demanda Lilia poliment.

Hermione fit la moue, en se rappelant ce détail, elle, combattante de l'Ordre du Phoenix, possédait la marque des Ténèbres, après une semaine à essayer de contacter Drago, elle c'était résolu à lui laisser le temps qu'il lui faudrait pour se remettre de ses émotions, même si elle commençait à sérieusement s'inquiéter. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il c'était passé là-bas dans le manoir de Voldemort, mais elle savait qu'il avait reçu la marque et s'en était suffisant pour l'inquiéter.

- Oui ça peut aller... tu lis quoi ?

- Un livre de potion...

- Tu sais faire de la magie ?

Elle sortit alors aussitôt une baguette de sa robe en dentelle d'un blanc léger et se justifia aussitôt :

- Ce sont mes parents qui me l'avaient offerte pour mes 7 ans... Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de vraiment m'en servir, dit-elle triste.

- Qui sont tes parents ?

- Je ne sais pas si j'ai le droit de te le dire...

Devant la mine déconfite de la jeune fille, Hermione n'insista pas en lui disant qu'elle n'avait pas besoin de le savoir tout de suite, et qu'il fallait qu'elle lui dise juste si elle se sentait prête. Les yeux verts de la jeune fille regardaient Hermione avec beaucoup de reconnaissance.

- Tu voudrais que je t'apprenne la magie ?

- Tu ferais ça pour moi ? demanda la petite fille les yeux grands ouverts.

- Bien sûr, je serais ravie de t'apprendre les bases de la magie, ma puce.

Lilia lui sauta dans les bras et Hermione ne repoussa pas la jeune fille, elles avaient appris à se connaître durant toute cette semaine et elle appréciait de plus en plus Lilia, elle la considérait réellement comme la petite sœur qu'elle n'avait jamais eu, et sans s'en rendre compte la petite fille c'était endormie dans les bras de sa toute nouvelle grande sœur, enfin elle avait quelqu'un avec qui parler, avec qui rigoler, ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas été aussi heureuse.

Hermione la prit dans ses bras et l'amena vers le fauteuil où elle était préalablement installée avant son arrivée. La morale serait pour une autre fois. Alors que la jeune Lilia se pelotonner dans ses couvertures, la rouge et or prit la direction des portes 5 et 6, bien décidé à trouver le souvenir où Drago avait réellement commencé à la détester.

Point de vue Harry Potter.

Je montais difficilement les marches qui me menaient au 7ème étage des dortoirs des Serpentards, je souriais à la pensée que je venais d'avoir, oui les premières années étaient les plus chanceux car ils ne savaient pas encore ce que c'était d'être en septième année au château Poudlard. Mon cœur se pinça.

Peut-être que plus personnes ne pourrait connaître l'école Poudlard, que ce soit pour n'importe quelle année. Et si je n'étais pas celui que tout le monde attendait, si je n'avais toujours eu que de la chance ? Si je n'étais pas l'élu ?

J'avais peur de tout rater, de ne pas être assez puissant pour le battre. Il ne me restait que quelques marches avant d'atteindre enfin le dortoir numéro 2 des septièmes années, là où résidaient Drago Malefoy, Blaise Zabini et Théodore Nott le plus clair de leurs temps.

J'entrais, et ce que je vis me choqua profondément. Seulement car je ne pensais jamais retrouver Drago Malefoy dans une situation de faiblesse telle qu'il la connaissait maintenant.

Dès que j'avais ouvert la porte, robotiquement il avait relevé la tête avec de grand yeux, des yeux ternes, dénudés de passion, des yeux de Malefoy, des yeux qui m'avais suivis durant toute ma scolarité jusqu'à ma sixième année, des yeux remplis d'animosité. Des cernes violacées faisait comme une couverture à ses yeux, il avait terriblement besoin de sommeil ça se voyait.

En m'avança à petit pas, je pus évaluer la situation, Drago était tendu comme un élastique, je le sentais un seul autre pas et il allait céder. Céder à la folie qui possédait ses yeux quant il me voyait avancer. Je n'avais pas peur, non. Je faisais confiance à Drago, mais je ne pouvais nier que ses yeux avaient réellement quelque chose de démoniaque.

Sans me poser de questions, je m'avançais vers le fond de la pièce à l'opposé de lui, et ouvrit les rideaux pour faire rentrer la lumière du début de crépuscule qui filtrait les nuages, la réaction ne se fit pas attendre. Drago se leva avec énormément de difficulté. Il était maigre, on ne voyait plus que ses os sous sa peau. J'avais peur pour sa santé, mais plus il avançait et plus j'avais peur pour sa santé mentale.

On aurait très bien pu le prendre pour un zombi, tellement sa démarche était chaotique, il approcha de moi donc lentement, mais plus il avançait plus ses yeux devenaient noirs. Ses yeux étaient noirs comme la nuit. Je n'y fis pas attention essayant de prendre mon courage à deux mains.

Quant il fut enfin à quelques pas, sa main était venue encercler ma gorge, avec une force que je connaissais bien, malgré qu'il ait perdu au moins dix bons kilos, elle était toujours présente. Méchamment il me dit :

- Referme...Rideaux.

- Non Drago, tu as besoin d'un peu de lumière...

- Referme... RIDEAUX !

Alors qu'il m'avait propulsé dans les airs sans le moindre problème, je vins taper douloureusement sur le plancher de sa chambre. Quant il entendit mon râle de douleur que j'exagérais, ses yeux redevinrent gris et se remplirent de tristesse et de culpabilité.

- Désolée...

Il me montra alors son bras, il tremblait de tout son être, il avait peur de ma réaction, à la vue de ce qui se cachait derrière sa chemise, bien ancrée sur son avant-bras. Ma réaction fut celle d'un pauvre idiot qui n'essaye pas de comprendre.

- Pourquoi tu as ça ?

Devant les yeux écarquillés du pauvre garçon, je m'étais levé et faisait les cents pas pour essayer enfin de comprendre, pour ne plus réagir comme je venais de le faire, je voyais bien que Drago était très mal psychologiquement et je ne voulais pas ajouter une pierre à son édifice de culpabilité.

La voix du Serpentard était mal assurée, et elle tremblait, il allait éclater en sanglot sous peu, chose que je n'avais jamais vu et que je ne voulais jamais voir.

- Pas mentir, pas mentir.

Il se balançait d'avant en arrière et répéter cette phrase, sans interruption, il ne prenait même pas la peine de respirer, comme si sa vie en dépendait.

- Je sais que tu ne me mens pas... Pourquoi alors ?

Les yeux perdus dans le vide et répondu machinalement :

- Protéger, tout le monde, devenir héro...

Un sourire se forma sur mes lèvres, Drago avait bien changé, et il ne pouvait pas dire qu'il n'appréciait pas ce Drago là, il le considérait comme un véritable ami. Soudain une idée vint frôler mon esprit, et j'aidais le malade à se relever, en lui disant :

- Viens on va prendre l'air ça te fera du bien, j'ai quelque chose à te montrer...

Mais aussitôt le jeune vert et argent se braqua et dit la peur dans la voix :

- Veut pas... me voir comme ça...

- Ne t'inquiète pas, on va prendre ma cape d'invisibilité, n'ai pas peur...

Je l'attrapais alors par les épaules pour l'emmener là où je voulais, après de longues minutes à arpenter les couloirs de ce château centenaire, on arriva enfin tous les deux, devant une grande tapisserie, qui recouvrait comme par magie, une petite porte, je l'ouvrais rapidement et y engouffrais Drago sans que celui-ci ne comprenne ce qui lui arrivé.

- Va te mettre devant le miroir. Lui dis-je poliment

Point de vue général.

Drago avança timidement et se mit devant le miroir, il fermait les yeux, il avait peur, il ne voulait pas voir les images de son passé car elles le faisaient souffrir, et il ne voulait pas voir des images de son futur car il savait qu'elles allaient le faire souffrir aussi, après tout ce qu'il avait fait.

La pièce était circulaire, tapis de pierre apparente, des pierres vieilles de cent mille ans, l'odeur de la pierre était rassurante, elle était bien différente de tout ce que Drago avait pu connaître. En son centre il y avait le seul et unique miroir, bien plus grand que tous les miroirs qu'il avait pu voir avant. Toujours les yeux fermés, Harry lui déposa la main sur l'épaule pour le pousser à ouvrir les yeux, pour l'encourager.

Alors il ouvrit les yeux, et s'effondra au pied de ce miroir, une image du futur l'envahissait déjà, une image qui le faisait souffrir, une image qu'il avait envie de voir à tout prix, mais une image qu'il pensait ne jamais voir dans sa vie.

Un jeune homme blond, se tenait devant lui, c'était lui et il le comprit, ses cheveux étaient coupés courts, et ils étaient un peu plus blond que maintenant. Il portait un costume entièrement noir qui affuté parfaitement ses épaules et ses hanches musclées. A côté de lui se tenait une jeune femme, magnifique à ses yeux, la plus belle de toutes les femmes qu'il avait pu rencontrer, elle arborait une robe blanche qui la moulait parfaitement et qui tombait juste au-dessus de ces fines chevilles. Elle portait des talons hauts qui lui donnaient une allure féline. Mais ce qu'il regardait le plus longtemps était son sourire, un sourire éclatant, elle regardait certainement celui qui prenait la photo, lui ne regardait qu'elle.

Harry regardait le jeune homme effondrait au sol en se demandant réellement ce qu'il pouvait bien voir, il se rappelait bien la première fois qu'il c'était retrouvé devant ce miroir, et qu'il avait vu ses défunts parents, il eut presque la même réaction que Drago. Il se demandait vraiment ce qu'il pouvait voir, peut-être qu'il lui en parlerait plus tard.

Le regard de Drago se posa enfin sur les trois petites filles qui se trouvaient à côté d'Hermione. Elles portaient des petites robes roses avec des nœuds blancs dans le dos. 2 étaient blondes, des yeux marrons, très clairs, portrait craché d'Hermione. L'autre, était brune, avec des yeux verts, un brin de malice trottait dans ceux-là. Le portrait craché d'un Malefoy avec les cheveux des Granger.

- Désolée... Mione... T'aime...

Harry à ces mots se retourne et regarda Drago songeur. Avait-il dit Mione ? Puis il parla à voix haute, il venait de comprendre la situation :

- C'est à cause d'Hermione que tu as quitté Ginny ?

- Pas dire... a personne.

- Tu peux lui parler réellement ?

Drago secoua la tête tristement avant de répondre :

- Peut plus maintenant, elle... disparue...

- Ça fait longtemps que tu ne le peux plus ?

Il lui montra son bras et sa marque et lu dit :

- Depuis ça... J'ai tué Hermione...

- Je suis sûre que tu exagères...

- AVADA KEDAVRA...

Il mima le geste sans baguette bien entendu, et secoua vivement les bras, qui retombèrent lourdement sur le sol. Harry essaya de comprendre mais ne put pas vraiment réfléchir, la fatigue commençait à le gagner.
- Bon écoute, on va aller voir le directeur, et on pourra enfin comprendre ce qu'il t'arrive...

Il secoua la tête en signe d'approbation. Ils avancèrent donc lentement vers le bureau du directeur.

- Elle vous aime beaucoup Mione... dit Drago songeur.

- Nous aussi on l'aime beaucoup, elle nous manque beaucoup, Ginny nous a un peu monté la tête, en nous disant que de toute manière on ne pourrait plus jamais la voir, et qu'elle était... morte.

- Pas morte... pas encore... j'espère...

Ils arrivèrent finalement devant le bureau du directeur, et Harry se décida à passer le premier, Drago étant toujours sous sa cape d'invisibilité. Harry toqua alors à la porte et entendit une voix masculine lui dire de rentrer ce qu'il fit alors sans hésiter. Quand Dumbledore vit Harry rentrer le regard du vieux fou s'éclaira et dit :

- Ah Harry mon garçon, nous voulions te parler... dit-il en désignant le professeur Mcgonagall qu'il venait juste de remarquer.

- Je crois qu'il y a des choses beaucoup plus importantes aujourd'hui... dit Harry en découvrant Drago de sa forteresse d'invisibilité.

Les deux professeurs eut un mouvement de recul quant ils aperçurent Drago dans cet état, sans pour autant changer de comportement avec lui, Dumbledore lui demanda ce qui lui arrivait, Drago répondit machinalement :

- Hermione, peut plus parler... disparue...

Le directeur se tourna alors vers le professeur de métamorphose en lui demandant si elle savait ce qui était en train de se passer, Mcgonagall, eut un petit rire et dit de la façon la plus naturelle :

- Oh il subit juste la troisième phase des points de saison...

- Les points de saison c'est quoi ? demanda Harry perplexe...

- Oh c'est bien trop long, il faudra de toute manière que vous en parliez avec Drago quant il sera réveillé de cette phase de folie...

- La troisième phase ? demanda Drago lentement

- Eh bien, oui, la phase du point de rupture le manque vous fait faire des folies, je ne sais pas comment cela se fait-il que vous ne puissiez plus lui parler...

Sans qu'elle ait eu le temps de répondre, il releva énergétiquement sa chemise, pour montrer sa marque, il leur faisait assez confiance pour ça.

- Ça devait arriver quoi qu'il arrive... dit le directeur songeur.

- Je comprends mieux pourquoi vous n'arrivez plus à communiquer avec elle, il y a bien longtemps, le père de Voldemort c'est fait battre par un couple qui arrivait à lire dans les pensées l'un de l'autre, le Seigneur des Ténèbres a appris des erreurs de son père et à fait en sorte que lors de la pose de cette fameuse marque, tous les liens mentaux qui unissent un Mangemort à un être aimé disparaissent. Mais je vous rassure Hermione n'est pas morte Drago.

Mais celui-ci faisait comme si il n'avait pas entendu et ne cessait de répéter « J'ai tué Mione, j'ai avada kedavrer Mione... », alors sans que l'on s'y prépare le moins du monde, Macgonagall donna une gifle monumentale à Drago.

Point de vue Drago Malefoy.

La main du professeur Macgonagall c'était abattue. Elle enflammait ma joue et irradiait mes pommettes. Mais je compris bien vite, que j'avais besoin que quelqu'un me réveille, et c'était l'effet que faisait cette gifle à mon cerveau, je sortais peu à peu de ma torpeur et me rendis compte qu'une semaine c'était écoulée, une semaine sans chercher le moindres indices pour sauver Hermione. Je devais me réveiller maintenant, sinon ça serait trop tard.

- Vous savez ce qu'il vous reste à faire jeune homme ? demande Minerva observé par Harry et Dumbledore un regard interrogateur dans les yeux.

- Oh oui je le sais mieux que personne, croyais moi, il paiera je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais croyais moi il paiera d'avoir détruit ce lien qui me permettait de parler avec Hermione, je le tuerais de mes propres mains s'il le faut, assénais-je

- Tuez le si vous voulez, mais nous avons d'abord besoin d'indices, que lui seul peut vous donner. Restez patient, lui dit gentiment Dumbledore.

- Je me ferais un plaisir de le rouler dans la boue.

Et c'est sans un seul regard pour les deux adultes que je sortis de ce bureau, en lançant tout de même un mot de remerciement auprès d'Harry pour tout ce qu'il avait fait pour moi, il hocha la tête pour me faire savoir qu'il m'avait compris. C'était un renouveau, je sentais mes forces me revenir, Voldemort ne savait pas ce que c'était que de s'attaquer à Drago Malefoy, et il allait en faire les frais. J'étais plus déterminé que jamais à lui faire payer ce qu'il avait fait, et j'avais un plan parfait pour y arriver.

Point de vue Général.

- Je suppose qu'il est encore trop tard pour avoir des réponses n'est-ce pas ? demanda Harry à Dumbledore

- Oui, tu auras tes réponses mais soit patient...

- J'entends cette phrase bien trop souvent à mon goût, je suis l'élu oui ou non ? J'ai le droit d'avoir toutes les cartes en mains pour pouvoir battre le Seigneur des Ténèbres, et j'ai l'impression qu'avec ce que vous me cachez, c'est une paire d'as qui a disparue de mon jeu...

- Reviens me voir demain, Harry on parlera de tout ça...

Il acquiesçait et sortit du bureau en direction non pas de sa salle commune mais en direction de la salle commune des Préfets en Chef, il devait parler à quelqu'un, une personne en qui il avait totalement confiance, une personne qui lui avais promis d'être toujours là pour lui, une Serpentarde, Pansy.

Arrivé devant la porte des Préfets il dit le mot de passe et pénétra dans la Salle Commune des Préfets ce n'était pas la première fois qu'il venait mais il était toujours émerveillais par le paysage qu'offrait cette grande baie vitrée en face de la porte d'entrée, se situant au 6ème étage, sur l'aile Ouest du collège, ils avaient une vue imprenable sur le lac qui dominait les environs, de sa couleurs bleue turquoise. Les reflets de la lune s'y reflétait dedans, il aurait pu passer des heures entières à observer ces reflets, personne ne pouvait douter que même ici la lune devait posséder des pouvoirs magiques.

Pansy était assise sur le canapé et pleurnichais silencieusement avant de se rendre compte de l'arrivée d'Harry, elle essuya les quelques larmes encore présentes sur ses joues et voulut se relever mais Harry lui dit :

- Reste assise, ne t'en fais pas... dit-il en s'asseyant par terre et en prenant les fins doigts de la jeune fille entre les siens... pourquoi tu pleures Pansy ?

- C'est à cause de Ron, Pansy éclata une nouvelle fois en sanglot et vint se blottir dans les bras de son ami.

- Raconte-moi tout...

- Tu veux tout savoir ?

- Tout.

Flashback.

Ron et Pansy étaient allongés dans le lit qui leur servait de terrain de jeu, Ron caressait doucement les cheveux de sa belle, tandis qu'elle dormait paisiblement. Quant elle se réveilla elle eut la surprise de le voir encore auprès d'elle, chose qu'il n'avait jamais faite. Il lui souriait.

Ils se rhabillèrent tous les deux en vitesse. Pansy en avait gros sur le cœur, elle devant parler à Ron de ses sentiments, de ce qu'elle ressentait pour lui, elle avait peur de sa réaction, mais elle ne pouvait pas vivre plus longtemps dans le déni.

- Ron, il faut que je te parle, dit Pansy solennellement

Il se mit à rire en entendant le ton prit par Pansy, il ne rigola cependant pas bien longtemps, car elle n'avait pas l'air de vouloir rigoler. Sur un ton de méfiance il lui dit :

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Je crois et bien... je crois...

- Accouche Parkinson...

Pansy fit la moue en l'entendant l'appeler comme ça, peut-être qu'elle faisait finalement une erreur en lui disant.
- Je crois que je suis tombée amoureuse de toi.

C'est alors que la jeune fille se jeta dans ses bras, pour calmer un peu la colère qui montait en lui, elle le connaissait mieux que quiconque et savait qu'il était fou de rage à ce moment précis. Malheureusement il la jeta violement par terre, et lui dit avant de quitter la pièce :

- Ne me touche plus jamais, tu me dégoûte, je ne veux plus jamais entendre parler de toi, tu m'entends ? Je te faisais confiance et il a fallu que tu viennes me trahir en tombant amoureuse de moi ? Tu es tombée sur la tête ou quoi ? Tu croyais vraiment que ça marcherait entre nous ? On prenait du bon temps ça s'arrête là, et puis franchement qui voudrait sortir avec toi ? Tu n'es pas même pas un tant soit peu belle, j'aurais vraiment trop honte si tu te pavanais à mon bras.

Puis il partit laissant la pauvre Pansy en pleurs, retranchés dans un coin de sa chambre.

- Tu n'es qu'un idiot Weasley.

Fin du Flashback.

Voilà pour le chapitre 11, décidément je vais beaucoup plus vite que Laura d'EternallyMine pour écrire mes chapitres, et en plus 9 pages Word, c'est un record pour moi, alors voilà, on comprend un peu pourquoi il est si fou le pauvre Drago, il me fait vraiment de la peine mais bon, là il s'est réveillé et il est très remonté, j'aimerais pas être à la place de Voldy! :O
Harry trop mignons avec les serpentards... Un Ron vraiment pas cool! Ron quand une fille te dit qu'elle est amoureuse de toi, tu ne dis pas ça, punaise Molly mets lui des baffes à ton fils! :p
J'espère que vous avez appréciez votre lecture,
Avec tout plein d'amour,
Votre dévouée Nik'.