Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma. Par contre Idelwën et Gohenlass sont des créations qui m'appartiennent.

Faisant suite à ma série « L'histoire d'un roi », voici une série de plusieurs moments prenant place dans la jeunesse de Legolas.

Dans ce 11éme chapitre se joue l'une des plus grandes tragédies de l'histoire de la famille des elfes sylvains. Alors que Legolas s'est isolé dans la forêt pour prendre du recul, il est attaqué par des orcs. Sa mère se porte à son secours mais tout le monde ne sortira pas vivant de cette embuscade.

En fait, vous l'avez comprit ce nouveau chapitre nous fait arriver à la mort de la reine Idelwën. Un instant effroyable et marquant dans la vie de Legolas et de sa famille.

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.

NOTE (D'après Tolkien) : ça aura de l'importance dans les premiers chapitres. La croissance des enfants elfes est beaucoup plus lente que celle des enfants humains. Ils sortent de l'adolescence et atteignent l'âge adulte entre 50 et 100 ans en moyenne. Ainsi un enfant qui donne l'air d'avoir 7 ans peut avoir en fait entre 20 et 25 ans. Toutefois même si son corps grandit plus lentement, son esprit se développe plus vite, permettant à des enfants d'un an de parler couramment...


L'HISTOIRE D'UN PRINCE

Chapitre 11 : Quand la mort frappe…

Legolas avait eu 50 ans quelques jours plus tôt… Il était considéré comme un jeune adulte maintenant, plus seulement comme un enfant, mais pourtant son père ne semblait pas le remarquer. Cela lui pesait de plus en plus. Le jeune elfe aurait voulu qu'il commence à le voir autrement car l'héritage de sa famille était lourd et il voulait en être digne.

Legolas le savait… Il était né pour combattre. Dans sa famille, depuis la bataille de Dagorlad et la mort tragique de leur roi Oropher, les elfes sylvains savaient qu'ils seraient amenés à combattre l'Ombre et seul la plupart du temps… Leurs troupes n'avaient-elles pas été lâchement abandonnées en pleine bataille par leurs soit disant amis elfes ? Si Elrond n'avait pas enfreint les règles de Gil Galad, se lançant dans la bataille pour les secourir, bien plus seraient morts ce jour là… Thranduil lui-même n'aurait sans doute pas survécu au carnage…

Alors oui, dés son plus jeune âge, Legolas avait comprit qu'il devrait se battre tout au long de sa vie. C'était pour cela que le jeune elfe mettait autant d'acharnement dans son entraînement. Il voulait être à la hauteur des espérances de son père et être l'égal de son frère qu'il voyait comme un guerrier sublime et indestructible. Arenor et Thranduil se ressemblaient. Ils étaient impressionnant physiquement et peu enclin à montrer leurs émotions. Legolas savait qu'il avait plus de points communs avec sa mère que son aîné et il avait peur que cela ne le rende faible. Sa mère était si douce… Forte, habile au combat mais douce, tendre et aimante… Alors que son père lui paraissait de plus en plus froid et lointain…

Legolas voulait devenir un guerrier fort et il était impatient même s'il était encore jeune. Il était habile à l'arc mais manquait encore de résistance en combat au corps à corps comme le montrait trop souvent ses entraînements… Comme l'avait prouvé l'attaque du palais par les orcs quelques mois plus tôt. Une attaque pendant laquelle il avait déçu son père… Un père qui l'avait traité comme un enfant…

Le prince elfe savait bien qu'il n'était ni vraiment un adulte ni un guerrier expérimenté. Il avait cinquante ans, ce qui correspondait à environ 16 ans en âge humain. Ce n'était qu'un tout jeune guerrier, pas fini d'être formé et manquant d'expérience. Toutefois, le même constat ne cessait de tourner en rond dans sa tête… Et si jamais il ne devenait jamais un bon guerrier ? S'il restait toute sa vie quelqu'un de médiocre ? Ses pensées tournaient en boucle, ressassant ses doutes et ses craintes… Et les même idées tournaient encore et encore dans sa tête... Des idées qui ne le quittaient pas de la journée comme une boucle infernale et incessante : il était bon avec un arc, mais il ne se trouvait toujours pas assez fort en combat. Bien sûr, il avait progressé… Il gagnait régulièrement des duels mais, ce n'était pas suffisant… Il était encore trop faible… En même temps, sa musculature avait besoin de se développer et son corps de s'endurcir mais, il avait l'impression d'être bien inférieur à son frère et que son père lui en voulait pour cela… Il n'était pas assez fort…

Depuis ces derniers temps, la relation entre le père et le fils était souvent houleuse et si Idelwën n'était pas là pour mettre un terme aux querelles entre deux des hommes de sa vie, elles auraient pu être plus graves. Tout s'était accéléré après les remarques dures faites par son père lors du l'attaque du palais par les orcs. Il avait fait comprendre à son jeune fils qu'il n'avait pas été à la hauteur et Legolas était sûr que son père pensait qu'il ne le serait jamais… Ce constat amer avait fini de creuser un fossé d'incompréhension entre le père et le fils, entraînant des disputes quasi quotidiennes que la reine tentait d'endiguer comme elle le pouvait…

A la suite de l'une de ces disputes, le jeune elfe avait donc décidé d'aller prendre l'air en dehors du palais. C'était quelque chose qu'il aimait depuis sa plus tendre enfance… Se retrouver seul en pleine forêt pour ressentir le vent et les forces de la nature… Il avait aussi besoin de se retrouver seul pour être tranquille et ne pas ressasser en boucle les mots durs prononcés par son père. Si seulement Thranduil savait à quel point son fils l'aimait… Si seulement il savait comment chacune de ses réflexions le frappait en plein cœur plus cruellement qu'une lame d'orc rougie par le feu…

Tout à ses pensées, le jeune elfe ne se rendit pas compte tout de suite qu'il était en danger. Des yeux l'épiaient depuis les fourrés et, lorsque les créatures comprirent qu'il était seul, elles jaillirent des buissons pour lui couper le chemin... Legolas sursauta en apercevant le groupe d'orc qui bondit devant lui. Il sursauta, mais sa main se glissa à sa taille, empoignant l'épée que lui avait offert son père le jour où il avait débuté son entraînement. Les orcs ricanèrent en le voyant se mettre en position de défense.

- Regardez-moi ce vermisseau blond ! Il veut nous défier !

- Je vous attends, leur lança Legolas sur un ton de défi.

Les orcs ricanèrent et brandirent leurs armes avant de fondre sur leur proie du jour. Le jeune elfe était seul alors qu'eux était bien une douzaine. Ils savaient qu'il ne pourrait peut-être pas tous les éliminer. Legolas avait comprit dés son plus jeune âge que lorsque les orcs étaient nombreux, ils devenaient dangereux et qu'il lui serait difficile de se sortir de cette embuscade tout seul... Mais, il ne se laisserait pas faire ! Il était le prince de Vertbois… du Bois de Grande Peur désormais comme disait les habitants des villes aux abords… Ses pensées allèrent presque automatiquement à son père. S'il devait mourir ici, il ferait tout pour que ce dernier soit enfin fier de lui.

Les orcs foncèrent sur Legolas et le jeune prince évita leur première charge. Il para un coup et tourna sur lui-même, blessant un orc profondément à la poitrine. La créature rugit de douleur et le jeune elfe l'acheva. Un ennemi le chargea en même temps sur la droite et il tenta de l'éviter, mais sa lame lui entailla le bras gauche. Legolas gémit et recula pendant que les orcs se rassemblaient pour fondre en même temps sur lui.

Dans le fracas et sous la violence de leur charge commune, le jeune elfe s'écroula à moitié, posant un genou à terre pendant qu'il serrait les dents pour tenter de maintenir les coups de ses ennemis qui le frappaient de toute leur hauteur. Legolas essaya de se relever pour ne pas être à leur merci et évita de justesse un violent coup de poignard. Il fit un pas sur la droite et se trouva face à quatre ennemis qui le bousculèrent. Il tenta de résister, mais ils étaient nombreux et le jeune elfe n'était qu'un tout jeune homme, à peine plus qu'un adolescent finalement. Ses muscles lui faisaient mal tellement ils étaient tendus. Legolas parvint à repousser trois de leurs lames d'un large coup d'épée, mais fut prit de vitesse par le dernier des orcs qui l'assailli. La lame noire et dentelée le prit sur le côté gauche, empalant profondément sa poitrine. Legolas poussa un glapissement de douleur et son épée lui échappa de la main pendant qu'il chancela à l'arrière.

Les orcs s'immobilisèrent en ricanant. Le sol se mit à tourner et le jeune elfe s'écroula sur le dos en laissant échapper une longue plainte de douleur. Ses mains tremblantes se portèrent à sa poitrine. Ses doigts se tâchèrent immédiatement de sang… Il fallait dire que la plaie était profonde et béante… Il sentait son sang couler abondamment. La tête lui tourna pendant que ses doigts se crispaient sur sa blessure. Le jeune elfe frémit… Il n'allait pas s'en sortir… Il allait bien mourir là, sur le sol de cette clairière parce qu'il n'était pas assez fort pour combattre… Son dernier acte serait d'avoir encore déçu son père… encore une fois… Son corps se cabra et il gémit doucement, luttant à la fois contre la douleur et l'émotion qui lui serrait la gorge… Jusqu'au bout il aurait été une source de déception… un échec… Il allait mourir…

Un brouillard étrange commençait à l'entourer. Un brouillard dans lequel il percevait encore les rires amusés des orcs autour de lui qui s'apprêtaient à l'achever. Legolas leva la main droite et tâta l'herbe à côté de lui pour tenter de retrouver son épée. Même si son geste lui semblait dérisoire, il n'avait pas l'intention de les laisser l'achever comme une proie blessée sur le point de devenir un vulgaire trophée de chasse.

Le jeune elfe tentait toujours de trouver son épée lorsqu'il entendit un cri venir de derrière lui… Un cri qui n'était pas celui d'un orc… Quelqu'un qui hurlait en se rapprochant.

- Non !

Legolas frémit et vit une silhouette blonde passer au-dessus de lui en ramassant son épée. La silhouette portait une belle robe de mousseline blanche et verte. Dans la douleur qui l'empêchait de se redresser et rendait sa vision floue, Legolas la reconnu quand même au premier regard.

- Nana (maman)

La belle elfe blonde enjamba d'un bond le corps de son fils, étendu sur le sol en lui jetant un regard inquiet en découvrant l'immense tâche rouge cramoisie qui s'étendait sur sa poitrine et que le jeune blessé toussait du sang sans même s'en rendre compte.

Idelwën avait suivi son jeune fils pour tenter de lui faire comprendre une fois de plus que son père ne le haïssait pas mais, qu'il avait traversé dans sa vie des épreuves qui l'avait endurci, le rendant presque insensible et surtout aveugle au côté sensible et à fleur de peau de son plus jeune fils. Mais, en se rapprochant elle avait entendu les rires des orcs… des rires qui lui avaient glacés le sang et la scène qu'elle avait découvert l'avait pétrifié d'effroi… Son fils, son petit garçon était là, étendu sur le sol devant un groupe d'orc qui ricanait bruyamment en le menaçant de l'achever… Son petit garçon… Sa chair… La reine n'avait donc pas hésité, se lançant dans la bataille pour tenter de le sauver et de l'arracher aux griffes de ces monstres.

Le combat qui s'ensuivit était presque désespéré. La reine était une guerrière redoutable. Avec Thranduil, les deux époux avaient menés de nombreuses batailles, mais elle n'avait qu'une épée pour faire face à une dizaine d'orcs et sa tenue n'était pas la plus adaptée au combat. Toutefois, Idelwën était prête à tout pour défendre son jeune fils.

Le combat qui débuta fut donc d'une rare violence. La reine se démena comme une diablesse. Transperçant de sa lame deux des orcs dont le sang l'éclaboussa. Les autres orcs rugirent de rage et celui qui semblait diriger la troupe se mit à crier en ricanant pour tenter de l'attaquer.

- Pourquoi te battre avec tellement de rage pour le sauver ? Ne vois-tu donc pas qu'il est mort !

La reine sursauta et posa son regard sur son fils étendu à ses pieds. Elle frémit en voyant ses yeux clos et s'exclama.

- Legolas ! Non ! Legolas !

Au cri de détresse de sa mère, le jeune elfe entrouvrit les yeux. Les regards de la mère et du fils se croisèrent au moment où le chef des orcs, profitant du désespoir de la reine des elfes, transperça violemment sa poitrine de son épée. La lame sortit dans son dos pendant que Idelwën basculait en avant dans ses bras en laissant échapper un grand gémissement.

- Non ! Nana ! … Murmura doucement Legolas presque inconscient.

L'orc ricana et retira sa lame du corps de la reine des elfes avant de la jeter au sol. Legolas frémit et essaya de tendre la main dans sa direction pour la toucher mais, le jeune elfe avait comprit qu'elle était déjà morte. Une larme coula sur sa joue pendant que ses forces l'abandonnèrent à son tour et qu'il perdit connaissance en murmurant.

- Nana

Mais les orcs n'eurent pas le temps de savourer leur victoire, ni d'achever le jeune elfe blessé car des flèches sifflèrent en frappant mortellement certains. Surgissant à leur tour dans la clairière Thranduil et Arenor foncèrent sur les orcs. Le père et le fils avaient compris qu'une tragédie était en train de se jouer et ils firent ce qu'il fallait pour éliminer au plus vite les orcs.

Ces derniers tentèrent bien de résister, mais c'était la rage qui menait le bras de Thranduil et il n'était jamais aussi dangereux que lorsque ses émotions prenaient le dessus. C'était bien pour cela qu'il faisait ce qu'il pouvait pour les maîtriser, renvoyant souvent une image froide et cynique. Les orcs tentèrent bien de les repousser, mais cette fois, les guerriers étaient plus aguerris et leur rage plus meurtrière que bien des armes tranchantes.

Le combat fut de courte durée et le silence revint brutalement dans la clairière. Thranduil frémit tout en reprenant son souffle. Son regard balaya le corps des orcs pour s'assurer qu'ils étaient bien morts puis, avec un cri à la fois de rage et de désespoir, il se jeta au pied de son épouse. En tremblant, il glissa ses mains sous elle pour la prendre dans ses bras.

- Meleth nìn (mon amour)

Il y avait tellement de sang que Thranduil ne savait même pas quoi faire pour tenter d'aider sa femme. L'épée de l'orc avait transpercé sa poitrine de part en part lui ôtant tout espoir de la sauver. D'ailleurs, même si ses yeux étaient grands ouverts, leur aspect mort et dénué de toute vie n'échappa pas au roi des elfes qui poussa un deuxième cri de désespoir.

- Non !

Il les avait rejoints comme lui avait suggéré sa douce et belle épouse avant de partir à la recherche de leur jeune fils, mais il était trop tard… Elle était morte… Plus rien ne pourrait la sauver… Il l'avait perdu… Elle qui l'avait sauvé le jour de leur rencontre, il venait de la perdre…

- Idelwën !

Totalement terrassé par la mort de son épouse bien aimée, Thranduil se mit à pleurer tout en la berçant dans ses bras, pourtant le roi n'était pas sujet aux larmes… Son père lui avait fait comprendre très jeune que c'était un signe de faiblesse, mais Idelwën était toute sa vie et il venait de la perdre…

A côté de lui, Arenor se jeta au chevet de son petit frère qu'il prit dans ses bras avec précaution.

- Legolas… Honeg nín (mon petit frère)

Ses doigts lisèrent ses cheveux en arrière pendant qu'il observa ses yeux clos et sa respiration irrégulière. Legolas était gravement blessé mais, il était en vie… Un frémissement remonta le long de l'échine d'Arenor lorsqu'il le vit tousser doucement et que du sang tâcha ses lèvres trop blanches… Il était encore en vie, mais pour combien de temps ? Pendant que sa main se plaqua sur la blessure de son frère pour tenter d'arrêter son hémorragie, l'elfe redressa la tête en direction de son père. A son attitude pleine de désespoir, il comprit que sa mère était morte et son cœur se brisa. Des larmes lui montèrent aux yeux pendant qu'il serrait plus fort son petit frère agonisant dans ses bras tout en compressant sa blessure.

- Ada (papa)

Mais, tout à sa peine, Thranduil ne redressa pas la tête, serrant toujours dans ses bras le corps inerte de cette femme qu'il avait aimé dés que leurs regards s'étaient croisés. Le roi n'oublierait jamais ce moment… Oropher venait de mourir et Thranduil était dans la peine et la douleur, se remettant à peine de ses propres blessures physiques. Il était au plus mal et c'était là qu'il avait croisé le doux sourire de celle qui allait devenir sa femme et lui donnerait ses deux fils. Il refusait de la perdre… Idelwën était une partie de lui-même… La seule qui savait qui il était et qui le comprenait vraiment. Tout cela était si injuste… Ridicule et injuste… Elle ne pouvait pas mourir de cette façon… Elle ne pouvait l'abandonner aussi brutalement…

De son côté, Arenor voyait bien que l'état de son jeune frère se dégradait lentement, mais irrémédiablement. Comme il voyait bien aussi que cela ne semblait pas attirer son père qui pleurait toujours en serrant leur mère dans ses bras. Arenor frémit. Il y avait de l'incompréhension entre son père et son jeune frère, mais lui n'était pas prêt à le perdre de cette manière.

- Ada, je vous en prie… Il agonise… Aidez-le… Ada !

Mais Thranduil ne réagit toujours pas. Arenor sentit les larmes s'emparer plus fort de lui et murmura tout en se mettant à pleurer.

- Ada… Je vous en supplie…

Le roi frémit et répondit sur un ton cinglant qui fit légèrement sursauter son fils ainé.

- Tout est de sa faute !

Il y avait de la haine dans cette simple phrase et le cœur d'Arenor se brisa. Son regard se posa sur la peau trop blanche et la respiration de plus en plus difficile de son jeune frère et il se mit à murmurer en pleurant.

- Non… Je vous en prie… Ada… Mon petit frère… Honeg nìn… Mon petit frère…

Thranduil sentit un vrai sentiment de désespoir dans la voix de son fils ainé et redressa enfin la tête. Pour la première fois, son regard se posa sur Legolas, étendu dans les bras d'Arenor. Le roi frémit en apercevant le sang qui imbibait ses vêtements, sa peau trop blanche et la douleur qui se lisait dans chacune de ses crispations. A travers toute cette souffrance, il ne vit brutalement que le corps d'un jeune adolescent, à peine plus qu'un enfant et il était en train d'agoniser… Son cœur se brisa. Cet adolescent n'était pas un ennemi… Il était son fils… Le fruit de sa chair…

- Mon petit frère, répéta Arenor en pleurant de plus en plus. Aidez-le Ada… Je ne veux pas le perdre… Legolas…

Thranduil frémit. Il déposa doucement le corps d'Idelwën et s'approcha de ses fils pendant que les larmes se remirent à couler sur ses joues.

- Mon Dieu… Mon tout petit…

Avec délicatesse, il prit Legolas des bras de son frère, le redressant un peu lorsqu'il se mit à tousser et cracher du sang. Une nouvelle vague d'émotion s'empara du roi des Elfes.

- Ion nìn (mon fils)… Mon Dieu… Dans quel état tu es… Pardonne-moi… Comment ça pourrait être ta faute ? Mon tout petit… Pardonne-moi… Tiens bon… Lass pîn nìn (ma petite feuille)… Je vais te sauver…

Thranduil glissa ses mains sous le corps de son fils déjà presque mort et le souleva de terre.

- Je t'en prie… Accroche-toi à la vie ma petite feuille… Ne meurs pas toi aussi… Pardonne-moi…


Vous êtes arrivé au bout de ce chapitre, il vous a plu ou pas d'ailleurs, alors n'hésitez pas à laisser une review surtout si vous l'ajoutez en favori, merci d'avance et à bientôt !