Titre en anglais : Proof That Tony Stark Has a Heart

Titre en français : Preuve Que Tony Stark a Un Cœur

Auteur : orphan_account

Genre : romance/aventure

Rating : mature

État de la fiction en anglais : 36 Chapitres (fini)

État de la fiction en français : 14 chapitre traduit

Disclamer : aucun des personnages ne nous appartient, ni même l'histoire que je traduis. Juste le temps de la traduction.

Résumé : Harry a dix-sept ans et a vaincu Voldemort, les jumeaux Weasley âgés décident de lui donner une chance d'être un adolescent normal. Ils lui achètent un billet pour Malibu. Mais, bien sûr, Harry Potter ne peut jamais faire une chose normalement. En particulier, pas une fois qu'il rencontre Tony Stark, c'est le commencement d'une romance lui laissant plus que des souvenirs.

Le chapitre a été traduit par Angele44 pour la plus grande partie du chapitre et par Aena34 pour la fin du chapitre. je vous remercie pour tout vos message, je n'ai pas pu répondre positivement a tous le monde mais si vous êtes toujours intéressé j'ai quelque projet en cours pour de la traduction, de la correction ou autre, je suis toujours intéressé.


Chapitre X

Alors qu'il était déjà à la moitié de son premier trimestre, Harry espérait arriver rapidement à la fin de ses nausées matinales. Malheureusement, selon les livres qu'Hermione lui avaient envoyés, les nausées duraient tout le long de la grossesse pour certains hommes. C'était malgré tout des cas rares ; la plupart des hommes en avaient jusqu'au début du deuxième trimestre.

A son grand soulagement, la nouvelle de sa grossesse semblait rester dans le cercle familial. La dernière chose qu'il voulait était que la Gazette en prenne connaissance, surtout avant le début de son deuxième trimestre, car les livres disaient également que les fausses couches au au cours du premier trimestre étaient assez communes. Harry essayait de ne pas penser aux statistiques exactes, et espérait porter son bébé à terme. Il n'avait pas réalisé qu'il voulait désespérément être père avant que l'option lui soit présentée.

Le 22 septembre, il se retrouva avec Remus dans une chambre privée à St Mungo pour son premier rendez-vous avec le guérisseur qui lui avait été recommandé par Madame Pomfresh. Il crispa nerveusement ses mains sur ses genoux, et Remus lui serra l'épaule avec un petit sourire.

- Calme-toi, petit, tout ira bien.

Harry ouvrit la bouche pour répondre, mais il fut coupé par la porte qui s'ouvrit et un homme souriant, avec des cheveux blonds délavés et une robe de guérisseur verte citron, passa sa tête à l'intérieur.

- Bien, M. Potter, je suis le guérisseur Thompson, je vais m'occuper de vous pendant toute la durée de votre grossesse, déclara-t-il en se glissant dans la pièce. Harry sera la main de l'homme avec un sourire anxieux en se levant de son siège.

- Bonjour, guérisseur, ravi de vous rencontrer, Poppy n'a fait que des éloges à votre propos, le complimenta-t-il, faisant rire l'homme.

- Oui, eh bien, je peux dire la même chose d'elle. Pourquoi n'allez-vous pas vous changer derrière le panneau pendant que je me prépare ? suggéra Thompson en désignant le panneau installé dans le coin.

Harry hocha la tête, et se dirigea derrière le panneau vert pâle qui était mis à la disposition des patients, et quand il en sortit, une table d'auscultation avait été installée et Thompson attendait avec une plume brillante dans la main (qui serait sans doute utilisée pour enregistrer ses signes vitaux). Harry grimpa pour s'y allonger, essayant de ne pas trop trembler et chercha la main de Remus quand l'homme vint se placer à côté de lui.

- J'ai cru comprendre que vous seriez seul, M. Potter ? demanda le guérisseur en poussant doucement le haut d'Harry pour le relever. « L'autre père n'est pas là ? »

Harry déglutit difficilement, secouant la tête. « Non, non, il ne sera pas impliqué », répondit-il, la mâchoire pointant avec défiance, au cas où il oserait protester mais Thompson continua simplement à sourire, une expression sans jugement sur le visage.

- Alors, c'est bien que vous ayez M. Lupin avec vous, fit-il remarquer simplement. « Désolé, ça va picoter un peu » puis il murmura un sort en pointant sa baguette sur le ventre d'Harry, et l'adolescent se raidit instantanément et serra un peu plus la main de son parrain. Il haleta lorsqu'un écran magique plat se matérialisa au-dessus de son ventre, montrant l'image de l'échographie telles les machines moldue. Thompson se déplaça pour mieux voir, les lèvres pincées. Le cœur d'Harry battait frénétiquement dans sa poitrine en attendant que l'homme parle, craignant qu'il lui dise qu'il avait un problème avec le bébé « Il semblerait que ce petit ait été conçu dans des circonstances plutôt… Inhabituelles, est-ce correct ? »

Il lui fallut un moment pour comprendre ce que le guérisseur voulait dire, mais Harry acquiesce. « L'autre père est un moldu. Pourquoi cela va-t-il causer des problèmes ? »

- Oh, non, non, tout a l'air parfaitement normal, je vous assure, il va falloir cependant être très prudent, l'utérus aura besoin de plus de magie que d'habitude pour compenser, car il ne pourra pas en tirer de son autre père, mais d'après ce que je sais, ça ne devrait pas vous déranger, ajouta-t-il, avec un clin d'œil, faisant rougir Harry. Non, son niveau magique n'était certainement pas susceptible de s'épuiser rapidement. « Mais malgré tout, essayez d'utiliser la magie le moins possible, si vous le pouvez ».

- Je ne l'utilise que très peu, vous savez, répondit Harry avec un haussement d'épaules. Il avait vu ce que la magie pouvait faire contre un homme comme Voldemort, et cela lui avait fait prendre conscience à quel point la magie pouvait être dangereuse, depuis il lui semblait stupide de l'utiliser s'il pouvait s'en passer. « Mais j'en prends note ». Thompson lui sourit, pointant le centre de l'échographie, où se trouvait ce qui ressemblait à une petite forme ressemblant à un haricot.

- Ceci est ton bébé, lui dit-il et le souffle d'Harry se coinça dans sa gorge. « Je pourrais vous dire le sexe vers Noël, mais il est en parfaite santé et vous aussi » ajouta-t-il avec un sourire. « Avez-vous eu des nausées matinales ? »

- Oh, merlin, oui ! Gémit Remus avant que Harry ne puisse répondre et l'adolescent renifla.

- La plupart des jours, mais moins violemment qu'au début, acquiesça-t-il et le guérisseur Thompson en fit de même.

- Bon, eh bien, je vais vous prescrire les potions prénatales habituelles, plus quelques-unes qui devraient vous aider avec les nausées, je veux que vous preniez autant de poids que vous pouvez, vous en aurez besoin à long terme. Harry sourit avec gratitude, fixant toujours l'échographie. Thompson commença à lancer des sorts sur son ventre et une plume enchantée se mit à gribouiller furieusement sur un parchemin. Se tendant contre la magie inconnue qui le submergeait, Harry se força à se détendre, sachant que l'homme ne prenait que ses signes vitaux et vérifiait si le bébé allait bien. Il avait été recommandé par Poppy, il était digne de confiance

- Pourrais-je en avoir une copie ? demanda-t-il en jetant un coup d'œil à l'homme. « Pour la famille. »

- Bien sûr. D'un geste de sa baguette, une petite pile de photos apparut sur le bureau, et le guérisseur les donna à Remus. « Bien, vous n'êtes pas encore très avancé dans la grossesse, mais je vais vous dire les précautions d'usage. Pas de Quidditch, ou de vol sur balai ou quoi que ce soit qui y ressemble, pas d'activité dangereuse, je sais que c'est quelque chose qui sera difficile pour vous, M. Potter, mais maintenant que vous n'êtes plus à l'école, vous devriez être capable de le gérer, ajouta-t-il avec un sourire alors qu'Harry rougissait timidement. « Pas de potions, ne pas fumer, pas d'alcool, pas plus d'une tasse de café par jour si vous désirez réellement en boire, pas d'auto-transfiguration ou autres transformations magiques, y compris la magie animagus. Aucun porteloin à partir de maintenant, et aucun transplanage après les quatre mois de grossesse. Vous allez devoir vous contente de la poudre de cheminette ou de la marche. » Harry grimaça, faisant rire Remus ; la poudre de cheminette était décidément le moyen de transport magique qu'il détestait le plus.

- Donc, fondamentalement, je ne peux rien faire en fait, marmonna l'adolescent, et Thompson haussa les épaules.

- Oh, loin de là, il y a plein de choses que vous pouvez faire, vous devez juste faire attention, quels sont vos plans maintenant que vous n'êtes plus scolarisé à Poudlard ? J'ai entendu des rumeurs sur votre participation au Département des Aurors. Harry secoua la tête.

- Non, je prévoyais de postuler ici, à St Mungo, évidemment je ne serai plus capable de le faire maintenant," répondit-il avec un froncement de sourcils. Il serait trop stressant pour lui d'apprendre la médicomagie durant sa grossesse, sans compter toutes les sortes d'accidents magiques emmenant des blessés à St Mungo.

- Vous voulez être un guérisseur ? Demanda Thompson, surpris. « C'est un but admirable, mais vous avez raison, vous ne pourrez pas commencer tout de suite, vous pouvez attendre la fin de votre grossesse et commencer après votre accouchement ou vous inscrire au programme d'apprentissage à domicile. » Harry le regarda avec confusion, et le blond sourit. « Les grossesses à Poudlard ne sont pas inhabituelles et St Mungo a un programme d'apprentissage à domicile pour cela ou d'autres circonstances, je peux vous transmettre les formulaires d'inscription lors de votre prochain rendez-vous, si vous le souhaitez. »

- Vraiment ? Demanda Harry, se sentant mieux devant cette perspective. Il était excité d'être père, mais cela ne signifiait pas qu'il voulait mettre sa vie en suspens et devenir père au foyer pour le reste de sa vie. Il s'était inquiété de devoir abandonner ses espoirs de devenir guérisseur jusqu'à ce que son enfant soit assez âgé pour être laissé avec Remus pendant la journée.

- Bien sûr, assura Thompson. Il ferma l'écran de contrôle et sourit à Harry. « Si tu veux, te rhabiller, je vais aller chercher tes potions et on pourra programmer ton prochain rendez-vous. » dit-il en aidant Harry à descendre du lit d'examen avant de se glisser hors de la salle d'examen, laissant Harry se diriger derrière le panneau et se rhabiller.

- Comment tu te sens, petit ? questionna Remus, et Harry laissa échapper un long soupir, sa main reposant inconsciemment sur son ventre encore plat.

- Bizarre, admit-il honnêtement. « Je veux dire, je vais bien, mais... je prends conscience que c'est réel, tu sais, qu'il y a un bébé qui grandit en moi, le bébé de Tony. » De retour dans ses vêtements, il sortit de derrière le panneau, et Remus se leva pour enrouler un bras autour de ses épaules, le tirant dans ses bras.

- C'est une bonne chose, petit, peut-être pas dans les meilleures circonstances, mais... les choses arrivent pour une raison, tu sais ? Harry sourit, le front appuyé sur la poitrine de Remus.

- Ouais, ouais, je sais. Même s'il ne revoyait jamais Tony, il aurait toujours un souvenir de l'homme sous la forme de la vie incroyable qui grandissait en lui. Il n'était pas tout à fait sûr si c'était la meilleure chose qui lui arrivait, ou la plus déchirante. Il n'allait jamais oublier Tony s'il élevait son enfant.

N'ayant rien d'autre à faire, et ne voulant pas risquer que le Daily Prophète soit informé de sa grossesse, Harry passait la plupart de son temps au Square Grimmauld avec Remus. Le loup-garou travaillait sur le premier brouillon de son nouveau texte de défense, et était donc parfaitement heureux de s'asseoir et d'écrire dans le salon tout en tenant compagnie à Harry. Harry l'aidait même, parfois, ayant une bonne connaissance des sorts avancés de Défense.

De temps en temps, Molly venait et réussissait à le persuader de quitter la maison et d'aller au Chemin de Traverse avec elle, promettant de ne pas dire un mot sur le bébé s'il le faisait. Habituellement, cela ne le dérangerait pas, mais sa grossesse étant un sujet tabou, cela ne lui laissait que plus de temps pour l'interroger sur le reste ; ce qu'il avait l'intention de faire, comment il prendrait soin du bébé, et - le plus irritant - s'il envisageait de rencontrer quelqu'un. Parce que, une relation de deux semaines avec un milliardaire moldu ne comptait et que, - tu serais plus heureux avec un partenaire, Harry, et ce bébé serait mieux avec deux parents-. Il l'aimait énormément, mais elle commençait à lui taper sur les nerfs ; il n'y avait absolument rien de mal à être un parent célibataire, et son enfant aurait suffisamment de tantes et d'oncles pour l'occuper. Il avait perdu le compte de la quantité de fois que Remus avait eu besoin le calmer après une sortie avec Molly, et il en était arrivé au point où il esquivait activement tous ses appels par cheminette.

Étonnamment, les anciens Weasley étaient ses visiteurs les plus fréquents. Avec tous ses amis de son âge occupés à Poudlard, et les jumeaux travaillant sans relâche dans leur boutique, Bill, Charlie et Fleur étaient ceux qui venaient passer du temps avec lui plus souvent que n'importe qui d'autre. C'était sympa ; Harry n'avait jamais parlé réellement avec eux auparavant, et il s'aperçut qu'il s'entendait vraiment bien avec les trois. Charlie surtout, car son sens de l'humour était assez semblable au sien. De plus, Bill et Fleur venaient avec leur fille Victoire, et Harry ne pouvait rester neutre près du petit bébé gazouillant. La femme veela était heureuse de s'asseoir et de lui parler de la grossesse, à la fois de sa propre expérience et de ce qu'elle savait sur les grossesses masculines grâce à l'un de ses cousins, qui avait accouché deux fois. C'était étrangement réconfortant, d'avoir quelqu'un qui venait juste de passer par le même processus que lui.

- Une pièce pour tes pensées ? Harry leva les yeux et vit Charlie fureter dans sa chambre, un sourire sur le visage. « Tu semblais perdu dans tes pensées. »

- Ouais, juste en pensant que ta mère m'a kidnappé encore aujourd'hui, elle m'a emmené au Terrier pour m'apprendre à faire son gâteau au chocolat spécial, dit-il en roulant des yeux, et Charlie sourit sciemment.

- Oh, ouais, Ginny adore ce gâteau, mais maman sait que tu peux déjà cuisiner ? Harry secoua la tête, se levant du lit.

- Apparemment non, et en tant que futur parent, j'ai besoin de savoir toutes ces choses : cuisiner, nettoyer, comment faire le ménage, parce que je n'ai certainement pas fait ça depuis l'âge de quatre ans marmonna-t-il en étant un peu plus dur que prévu. Charlie grimaça, serrant l'épaule d'Harry alors qu'ils erraient dans le couloir, se dirigeant vers l'escalier.

- Merlin, je suis désolé, elle est juste excitée, tu sais ... D'abord Fleur, maintenant toi ... Dans son esprit, c'est le début d'une glorieuse cascade de petits-enfants plaisanta-t-il, faisant ricaner Harry. « Sois reconnaissant que tu aies un enfant, je te jure, si elle continue à me demander de faire de Dora, une honnête femme pour que je lui fais un bébé, je vais me faire tatouer juste pour la faire chier. »

- Charlie, tu vas déjà avoir un tatouage, remarqua Harry avec un sourcil levé, en regardant le sourire creuser de l'homme.

- Ouais, mais maman ne le sait pas. Il cligna de l'œil, frappant Harry dans le dos. « Ce que j'essaie de dire, c'est de ne pas la laisser t'atteindre, elle va se contenter de retourner à Fleur à propos de Vicky, quand le battage médiatique de ta grossesse s'estompera et quand tu auras eu ton morveux. Elle doublera de force jusqu'à ce que nous en ayons sorti quelques-uns ... Les jumeaux et moi espérons que Ron renverse Hermione directement à la sortie de Poudlard, ce qui nous donnera un peu de répit. »

- Merlin, Hermione serait furieuse, pensa Harry, grimaçant. Hermione avait des plans très clairs de sa vie après Poudlard, et cela n'impliquait pas les enfants jusqu'à ce qu'elle soit établie dans sa carrière. « Comment va Tonks, de toute façon, je ne l'ai pas vue depuis un moment. » La relation entre elle et le dompteur de dragons n'était pas totalement inattendue - apparemment, ils étaient restés à Poudlard avant que Charlie ne parte pour la Roumanie - et Harry pensa en privé que ce n'était qu'une question de temps avant que Dora ne lui porte un coup de doigt.

- Oh, elle va bien, elle est occupée au boulot, répondit Charlie, prenant un large sourire alors qu'il parlait de sa petite amie. « Nous pensons qu'elle pourrait être promue bientôt, c'est ce que Kingsley nous a dit. »

- Oh, wow, c'est génial ! Envoyez-lui mes félicitations, s'enthousiasma Harry, souriant à Remus alors que la paire d'yeux se promenait dans la cuisine pour trouver l'homme installé à la table, écrivant. « Salut, Lunard, tout va bien ? » Remus sourit, sirotant sa tasse de thé.

- Tout va bien, Harry, comment vas-tu ? Harry fit une grimace, et les yeux bruns de l'homme devinrent sévères. « Petit, tu as besoin de manger, tu as à peine mangé quelque chose pour le petit déjeuner, et le déjeuner est déjà passé, tu sais que le guérisseur Thompson a dit que tu avais besoin de prendre du poids. »

- Je prends les potions nutritives, protesta l'adolescent, mais Remus ne changea pas de politique.

- Ce ne sont pas des substituts de repas, rappela-t-il, les sourcils levés.

- Allons, Harry, je vais te préparer de la soupe et nous pourrons aller voir un de ces films dans ta chambre, suggéra Charlie, poussant le jeune homme sur une chaise. Harry lui sourit, posant sa tête sur ses bras.

- Merlin sait pourquoi Molly pense que j'ai besoin d'un partenaire pour élever ce gosse, j'ai vous tous pour s'en occuper, et s'occuper de moi pendant que vous y êtes, plaisanta-t-il, faisant rire le rouquin.

- Pour quoi d'autre est-ce que les frères servent ? Tant que je peux te rendre le morveux quand il n'arrêtera pas de crier," taquina-t-il, et Harry sourit, incapable de s'empêcher d'imaginer un petit bébé avec ses yeux. Les cheveux de Tony. Il ne doutait pas que cet enfant serait adorable. Jetant un coup d'œil à son estomac, il posa une main dessus, se demandant quand il commencerait à devenir visiblement enceinte. Il ne pouvait pas attendre.

.-.-.

Allongé sur son lit avec un livre à la main, Harry savourait le silence de sa chambre. C'était un week-end à Pré-au-Lard, et toute la contingence de Poudlard avait décidé que ce serait une excellente idée de lui rendre visite une fois rentré de son rendez-vous avec le guérisseur - sans le prévenir, bien sûr. Rentré pour trouver sa maison pleine de monde n'était pas ce à quoi il s'attendait, et il avait juste envie de s'en débarrasser. C'était super, voir tous ses amis, mais ... vraiment, un petit avertissement aurait été bien.

C'était encore étrange pour lui, sachant que tous ses amis étaient à Poudlard sans lui. Pendant qu'ils s'asseyaient et parlaient des classes, des professeurs et de tous les potins qui se passaient à Poudlard, il ne pouvait pas vraiment s'y connecter de la même manière qu'il l'avait fait quand il était avec eux. Oui, il savait qui étaient les gens, mais il ne leur parlait pas ou ne les voyait pas et il se fichait vraiment qu'ils aient été surpris en train de fouiller dans l'une des serres. Pourtant, c'était mieux que de parler de comment il devait faire pipi vingt fois par jour et ne pouvait toujours pas retenir la plupart des aliments solides.

Soupirant pour lui-même, il posa son livre sur son ventre. Il était trop fatigué pour se concentrer sur la lecture. Jetant un coup d'œil à son bureau, il sourit à la mince enveloppe qui reposait là, contenant ses formes d'acceptation dans le programme d'apprentissage à domicile de St Mungo. Il avait rempli la demande à l'hôpital avant sa nomination et avait été accepté avant son départ. Avec un peu de chance, il arrêterait de se sentir si agité. Ou peut-être que c'était juste un symptôme de grossesse.

Un bruit de gazouillis le secoua de ses pensées, et il lui fallut un petit moment pour réaliser que c'était le téléphone sur la table de nuit. Son estomac se brouillait d'une manière qui n'avait rien à voir avec le mal de la grossesse, mais il tendit le bras pour y répondre tout de même. « Hey, Tony. »

- Hé, magnifique, je ne t'ai pas réveillé, tu as l'air fatigué, j'oublie quelle heure c'est là-bas, cela dit je ne sais pas exactement quelle heure il est ici, marmonna Tony, et Harry ne put se retenir de rire.

- Non, non, c'est bon, je suis fatigué, oui, mais je viens juste d'être ... occupé récemment, des trucs familiaux, tu sais, aider avec le nouveau bébé, trier les affaires du collège. En ce qui concernait le moldu, Harry commençait l'université maintenant. Il pouvait difficilement dire à l'homme qu'il était assis à ne rien faire, ou il voudrait une explication.

- D'accord, d'accord, comment ça va ?

- Bien, ouais, rien de spécial jusqu'ici, vraiment, comment ça va toi ? Harry souhaita que Tony prenne l'appât, il partirait pour un de ses diatribes à propos de Stark Industries. Quelque chose pour lui enlever la conversation.

- Tu sais, le même vieux, Pepper est en colère contre moi parce que j'ai encore renoncé à certaines réunions, je suis allé à une soirée de gala le week-end, un trou complet, à ce que nous ne faisons pas pour de l'argent ? Tony remarqua sèchement, et Harry se força à rire. Il avait vu des articles sur ce gala sur son ordinateur portable ; d'après ce qu'il avait vu, Tony avait passé un moment génial, avec une jolie femme à chaque bras. Pas qu'il était jaloux ou quoi que ce soit.

- Tu es sûrement habitué à ces choses maintenant, raisonna-t-il, mais Tony fit un bruit de protestation.

- Vous ne pouvez jamais vous habituer à ces choses, je vous le dis, je n'ai pas encore eu l'occasion d'en profiter, sans avoir à me faire perdre. Il a fait une pause, puis a fredonné. « Es-tu sûr que tu vas bien ? Tu sembles un peu ... off. Harry déglutit, la main sur son ventre alors qu'il remontait son t-shirt, exposant la petite bosse présente sur son ventre qui allait bientôt se développer rapidement. Si seulement Tony le savait.

- Non, tout va bien, je le jure, je suis juste fatigué. C'était la première fois qu'il parlait à Tony depuis trois semaines environ, et ce n'était pas le moment fort de sa semaine. Tout ce qu'il faisait, c'était le rendre malade de culpabilité, et un sentiment de désir terrible rongeait sa poitrine. Il ne devrait pas se cramponner, il le savait, mais il ne pouvait pas ignorer les appels de Tony quand son téléphone sonne. Il était pathétique.

- Oh, d'accord, tu veux que je te laisse dormir, je peux rappeler une autre fois, suggéra le vieil homme. En dépit de savoir que « une autre fois » serait probablement dans plusieurs semaines à partir de maintenant. Harry se mordit la lèvre.

- Ouais, ce serait probablement mieux, acquiesça-t-il, passant une main dans ses cheveux. " Rappel vite, c'est bon d'avoir de tes nouvelles."

- Toi aussi, répondit Tony, d'une voix étrangement douce, avant de tousser. « Repose toi vite, Evan, j'espère que tu te sentiras mieux bientôt. » Sur ce, il raccrocha, et Harry laissa échapper une longue respiration lente, fermant les yeux. Merlin, il était juste en train de se torturer. Il n'y avait aucun moyen pour Tony de ressentir la même chose qu'Harry à propos de lui, et même s'il le faisait, ils ne se reverraient probablement jamais. S'il avait été un moldu, il l'aurait juste écrit comme une plaisante aventure d'été, son premier amour, et il aurait poursuivi sa vie - probablement en rencontrant quelques personnes anonymes qui ressemblaient étrangement à Tony Stark juste pour surmonter - mais la magie a dû compliquer les choses, comme d'habitude.

Avec un gémissement, il jeta son téléphone sur la table de nuit, se retournant pour enfouir son visage dans son oreiller. Plus tôt il cessait de parler à Tony, mieux c'était, mais il n'arrivait pas à se résoudre à le faire.

O.o.O

En descendant en bas le lendemain matin après quinze minutes agenouillé devant les toilettes, il fronça immédiatement les sourcils en voyant le visage de Remus alors que le loup garou fixait le journal.

-– Qu'est-ce que c'est maintenant ? demanda-t-il, en fronçant les sourcils. Remus sursauta à sa voix, mais n'essaya pas de lui cacher le journal, tout en le lui remettant pour qu'Harry puisse lire la première page.

« Potter sollicite les cours à domicile ; le sauveur blessé dans la bataille finale ? »

Tout le journal portait sur la façon dont il avait demandé les cours à domicile - qui était destiné à être confidentiel, il aurait quelques mots avec le personnel administratif de St Mangouste – et que peut-être il n'était pas sorti sans blessure qu'il avait mené à croire. Ils avaient même supposé que sa disparition deux semaines plutôt durant l'été était pour qu'il reçoit un traitement privé pour une maladie mortelle. Selon les journalistes, il était soit mourant, alité ou fou. Un autre jour au Daily Prophet, alors.

Avec un air renfrogné, ses yeux se posèrent sur le papier et soudain, il fut surpris que cela était publier ce jour-là.

Halloween. Bien sûr ! Mais enfin, cela pourrait être pire.


CORRIGER LE 02/01/2018

PUBLIER LE 02/01/2018