-Comprenez mon client Monsieur le juge. Aussi je vous demanderai de faire preuve d'empathie et de compassion, envers ce brillant jeune homme, maltraité par le destin, délaissé par la bonne fortune et accablé par la fatalité. Mon client subit les conséquences de ce dommage depuis bien trop longtemps déjà, et le préjudice a assez duré. Et Monsieur le juge, vous pourriez me dire que des solutions existent, pour palier aux problèmes de mon client. C'est inlassablement, que de ce dernier s'est acharné contre la terrible fatalité. Laque, gel, cire de coiffage mon client a tout tenté, tout essayé. Les victimes se comptent par centaines. Trente quatre bons et loyaux peignes nous ont quitté le mois dernier, morts en soldats, sur le front. Et j'entends pas « front », le front de mon client James Potter. Toujours décoiffé, jamais proprement peigné, mon client subit moqueries et jugements de la part de ses pairs, qui ne voit en sa coiffure « qu'un amas de cheveux désordonné ». Trois coiffeurs sont partis en dépression, actuellement hospitalisé à Sainte-Mangouste. Deux d'entre eux ont développé le syndrome post traumatique. Alors monsieur le juge, aujourd'hui, enfin, mon client ose. Mon client ose sortir le bombe encore plus en avant qu'hier, et Merlin sait que c'est un exploit. Mon client ose affronter le destin. Mon client ose. Mon client accuse. Parce qu'il y a bel et bien un coupable. Les cheveux de mon client, contrairement à une légende urbaine circulant à Poudlard, ne sont pas doués de leur propre volonté. Non. Je peux vous l'affirmer sans dépasser la frontière de l'orgueil. Alors j'accuse. J'accuse le responsable et lui demande de se confronter à sa victime. J'accuse le vent qui, effrontément...

-Le son front revient souvent, souleva une petite voix.

-Ta gueule Remus euh, Monsieur le juge pardon ! reprit Sirius. J'accuse le vent qui effrontément, souffle trop fort, et décoiffe notre pauvre ami, emmêle ses fibres capillaires si soyeux qui font des nœuds. Vous comprenez Monsieur le juge, les cheveux de mon client sont très sensibles. Un jour, une exposition au vent les a profondément affecté et changé à tout jamais. Il soufflait si fort, que les mèches de mon client ne s'en sont jamais réellement remises et sont désormais incoiffables. Monsieur le juge, je sais que vous prendrez la meilleure et la plus juste des décisions et que vous saurez punir le coupable et le responsable du préjudice de mon client. James Potter n'est pas décoiffé. Il est une victime. Ne reniez pas ceci, Monsieur le juge.