Bonjour à tous !

Oui, je sais, ça été long. Mais j'étais en voyage humanitaire pendant un bout. J'ai perdue une amie la-bas a cause d'un accident, ça été très dur, et bon, je ne me sentais pas trop bien pour venir publier. Cependant, écrire m'a fait du bien.

Voilà pourquoi je vous offre aujourd'hui le chapitre 10 !

J'espère qu'il vous plaira.

Reviews sont très appréciées et merci d'être aussi fidèle !

Je vous adore & bonne lecture !

Puisque nous étions bien trop affamés pour faire quoi que ce soit d'autre, nous nous sommes dirigés vers la Grande Salle après notre visite à notre 'lieu d'apprentissage'. Je me sentais légère et étrangement heureuse. Je sentais comme si je pourrais affronter une tempête, un ouragan, une tornade, même…

- PUDDING !

…les Maraudeurs. Je n'eus même pas le temps de m'esquiver que deux masses me tombaient dessus. Je me retrouvai au sol sous James et Sirius, qui ne m'avaient visiblement pas vu.

- Oh pardon ! s'exclama Sirius.

- On t'avais pas vu, expliqua James.

- J'avais remarqué, grimacais-je. Ça vous dérangerais de me laisser respirer ?

Ils se relevèrent et j'époussetai ma robe.

- On faisait une course pour celui qui allait manger du pudding en premier, dit James.

- Voilà pourquoi Sirius a hurlé un 'pudding' dans le couloir, répondit Dean.

- C'était sous le coup de l'émotion, expliqua ce dernier.

J'observai leur visages rieurs, saluai Peter et Remus puis on se dirigea vers la Grande Salle.

- Alors, Anna, comment va ton nez ?

Je me tournai vers Remus qui avait un petit air amusé.

- Fais gaffe à ne pas te moquer de moi si tu veux pas que je brise le tien, répliquais-je.

Il eut un petit rire.

- Moi je dis qu'on fait une autre sortie aux cuisines ce soir ! s'exclama Sirius en posant son coude sur mon épaule.

- Je dis que c'est une bonne idée, dis-je avec enthousiasme. Dean, Jane, ça vous tente ?

- Je peux pas, j'ai des rondes à faire, dit Jane avec une petite moue.

- J'ai une retenue… grommela Dean.

Je pouffai. Dean avait écopé d'une retenue lorsqu'il avait marché sur la queue de Miss Teigne l'autre jour.

- Sale tueur de chat ! lui lancais-je.

- Je lui ai simplement marché sur la queue ! protesta-t'il.

- Qu'est-ce que t'as fait ? demanda Peter qui se tenait aux côtés de Sirius, tentant de prendre la même posture que son ami.

- Il a marché sur la queue de Miss Teigne, répondit Jane pour son frère.

Les Maraudeurs éclatèrent de rire.

- Et c'était pas voulu ? demanda James.

- Pas le moins du monde, répliqua ironiquement Dean.

- Anna, tu vas venir avec nous ? me demanda Sirius quelques instants plus tard.

- Ou ça ?

- Aux cuisines, nouille !

- Ah oui, bien sûr.

Avec un « wahoo » exagéré, il m'ébouriffa les cheveux et les Maraudeurs nous quittèrent pour rejoindre leurs camarades Gryffondor. Je m'assis sur le banc, à coté de Jane et en face de Dean, pour me ruer sur le pudding. Jane me lanca un regard amusé.

- Quoi ? Ça m'a donné envie…

Après un rapide repas, nous sommes retournés à la Salle Commune pour faire quelques devoirs. Tout ce que je voulais en ce moment, c'était m'amuser et continuer mon apprentissage, mais bon, quand faut le faire, faut le faire. Dean m'aida dans mon devoir de Métamorphose (quelle matière horrible) et après avoir complété celui de Potions, je posai ma plume. Il était déjà 8h. Je levai la tête vers mon ami.

- Dean… C'est à quelle heure, ta retenue ?

- 7h30, grommela-t'il, la tête dans ses bouquins.

- Il est 8h, répliquais-je avec un ricanement.

- Ouais…

Il ne fit aucun geste, les yeux naviguant d'une ligne à l'autre. Je l'observai avec un grand sourire. Rusard devait être furieux… Soudainement, Dean leva la tête, les yeux paniqués.

- Il est 8h ? dit-il d'un ton alarmé.

J'éclatai de rire alors qu'il se levait en trombe pour courir comme un fou. Il quitta la pièce en un coup de vent et Jane leva les yeux au ciel.

- Sacré Dean, dis-je.

- Et dire que c'est mon frère… Au fait, j'ai une question à te poser.

- Vas-y.

- T'es amoureuse de Remus ?

Je la fixai avec des yeux ronds. C'était inattendu.

- Non, répondis-je platement.

- Je te crois pas.

- Bah, ne me crois pas, ce n'est pas mon problème, dis-je en rassemblant mes affaires.

Elle plissa des yeux et je me levai.

- Tu évites le sujet.

- Non, je me prépare car des gens m'attendent.

- Dont Remus.

- Jane ! hissais-je. Arrête ! Je ne suis pas amoureuse du tout, je le connais à peine !

Elle haussa des épaules et me donna une expression qui ressemblait à un 'je dis juste ça comme ça moi'. Je lui tirai la langue et allai poser mon sac sur mon lit. Je fronçai des sourcils. Pourquoi Jane pensait-elle que j'étais amoureuse de Remus ? Je ne l'étais pas du tout. Je l'aimais bien, certes, mais de là à dire amoureuse… C'était loin d'être le cas, je le saurais. Je chassai ces pensées de mon esprit et me dirigeai vers les cuisines. Sirius, James, Remus et Peter étaient déjà là. Ouff. Une soirée avec les Maraudeurs au grand complet. Allais-je perdre un bras ou une jambe ?

- Bonsoir, gente dame, me lanca James.

- J'espère que vous n'avez pas trop prévu de folies, ce soir, dis-je avec un sourire.

Ils ricanèrent et je m'approchai pour être à leur hauteur. Je m'aperçus qu'ils étaient tous un peu plus grands que moi, sauf Peter qui devait être un peu plus petit.

- On va essayer de te ménager, dis Sirius.

- Mais… on ne peut rien te promettre, ajouta Remus avec un clin d'œil.

Je souris et je les suivi dans les cuisines.

- Gâteau au fromage avec coulis de fraises ! réclamais-je haut et fort.

- Tarte au sucre ! cria James.

- Tarte à la citrouille ! hurla Remus.

- Tarte à la citrouille ! dis Peter avec un grand sourire.

- PIZZA ! hurla Sirius.

J'éclatai de rire en lui ébouriffant les cheveux. Il protesta et me fit la même chose. J'allais me jeter sur lui quand Remus nous calma. Je m'asseyai aux côtés de James, en face des trois autres. Aussitôt, de la nourriture apparu sur la table et je souris de satisfaction en remarquant la pizza, la tarte à la citrouille, la tarte au sucre et le gâteau au fromage.

- Un vrai festin, s'exclama Sirius, les yeux brillants.

- Anna, nous t'avons emmené ici dans un seul but, commença James, la bouche pleine.

J'haussai des sourcils. Voulaient-ils me parler de leur secret ?

- Te laver le cerveau, termina-t'il.

- Oh, me contentais-je de répondre.

- Comment vont tes recherches pour devenir Animagus ? demanda Sirius.

J'avalai mon morceau de gâteau de travers. Leur dire ? Ne pas leur dire ?

- Bien, dis-je d'une petite voix.

- Bien dans le sens ça avance ou bien dans le sens ça avance mais pas vraiment vite ?

- Je…

Je poussai un immense soupir.

- Par Merlin.

- N'oublies pas de respirer, me rappela Remus avec un sourire.

Je lui tirai la langue et me perdit dans ses yeux. Il avait son petit sourire discret mais sincère, et l'envie de passer mes doigts dans ses cheveux se fit ardente. Je me surpris à sourire bêtement avant de reprendre contrôle de moi-même.

- C'est bon, n'est-ce pas ? commentais-je devant les petits yeux de Sirius et James.

- Tu. Changes. De. Sujet.

- Raconte ! On veut savoir ! râla Peter.

- Pourquoi ça vous intéresse autant ? demandais-je en mangeant un peu.

- Parce qu'on a le SAPLE, répondis simplement Sirius.

J'haussai des sourcils. Ils m'en avait parlé la première fois dans le compartiment. Le Syndrome d'Attirance d'Ennuis ou je sais pas quoi. Un truc que seul eux peuvent comprendre, j'imagine.

- Et alors ? C'est pas une raison pour que je divulgue toutes ces informations.

- Si, répliqua James avec un sourire.

- T'as de la sauce sur le nez, lui dit Remus.

Il s'essuya rapidement mais reporta vite son attention sur moi. Leurs quatre paires d'yeux étaient sur ma petite personne. Je me sentais faillir.

- Ça avance très bien, dis-je.

- Ah, ha ! s'exclama Sirius en tapant dans ses mains. Je le savais.

- Tu ne le savais pas du tout.

- Non en effet.

Je pouffai.

- C'est tout ce que je vais vous dire. On est sur la bonne voie. C'est tout. Point final.

Ils sourirent mais n'ajoutèrent rien. Je leur en fut reconnaissante. Je ne savais pas tenir ma langue, c'était définitivement quelque chose que je devais régler chez ma personne. On parla de tout et de rien pendant encore quelques heures jusqu'à ce que je me mettes à bailler. Ils me raccompagnèrent au dortoir et après une accolade, me quittèrent pour aller faire je-ne-sais-pas-quoi-et-je-ne-veux-pas-savoir. Je me glissai sous les couvertures et m'endormit aussitôt.

Je jetai un coup d'œil nerveux à Dean et Jane. Debout au milieu de la pièce, notre lieu d'apprentissage, nous allions entamer la phase deux. Mes doigts s'agitaient sur ma baguette. J'étais impatiente, mais j'avais un peu peur. Il faut dire que c'était un peu effrayant.

- Qui commence ? demanda Jane d'une petite voix.

Je ne bougeai pas d'un pouce. Je ne voulais vraiment, vraiment pas être la première. Je donnai un solide coup de coude à Dean qui semblait perdu dans ses pensées. Il remua, pris une grande inspiration et se leva. Il nous observa de ses yeux brillants.

- J'y vais.

Il s'éloigna un peu et ferma les yeux. Je voyais les bouts de ses doigts s'agiter. Il devait être tout aussi nerveux que moi. Je me redressai en mordant ma lèvre inférieure.

- Esse Allis.

Il avait prononcé le tout d'une voix calme. C'était ça, la première chose à faire. Prononcer ces deux mots pour trouver notre forme. Le livre disait qu'elle nous appairaitrais en rêve ou quelque chose comme ça. Deux étapes : prononcer et attendre. J'observai Dean alors qu'il se concentrait. Rien ne se passa. Il rouvrit les yeux et soupira.

- Je ne vois rien.

- Calmes-toi, ça dit que ça peut, et je cite, prendre du temps, dit Jane. Il faut juste être patient.

Il grimaça et vint s'asseoir sur un tronc d'arbre derrière moi. Je jetai un œil à Jane qui me regardait.

- Allons-y.

- En même temps ? proposa-t'elle.

- En même temps.

On se placa côte à côte et, après un moment, je me décidai. La formule sortit de mes lèvres comme une mélodie, comme si j'avais prononcé ces mots toute ma vie. Je fermai les yeux et attendit. Le noir total. Oh… je voyais quelque chose ! C'était rond, un peu difforme… Cinq doigts ! Une main ! La main de… Remus ?

Je secouai la tête. C'était n'importe quoi. Je grimaçai et rouvrit les yeux. Depuis quelques jours, il ne quittais pas mes pensées et bien franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. J'observai Jane alors qu'elle semblait bien loin dans sa tête. Ses longs cheveux lui tombaient devant le visage alors qu'elle dodelinait de la tête.

- Jane ? murmurais-je.

Dean apparut à mes côtés en souriant.

- Je crois qu'elle voit quelque chose.

En effet, une seconde plus tard, Jane rouvrait les yeux avec un grand sourire.

- Un écureuil. J'ai vu un écureuil.

Je poussai une exclamation de joie. C'était génial ! Je serrai Jane dans mes bras. Ça lui convenait parfaitement. J'étais très heureuse pour elle, mais je ne comprenais pas. Pourquoi l'avait-elle vue immédiatement ? Pourquoi pas moi ? C'était probablement des questions qui n'avaient pas de réponse. Je décidai d'en faire fi et de me concentrer sur Jane qui parla de sa vision.

- J'ai vu une sorte de forêt tranquille, le genre qu'on retrouve au Canada. Et il y avait un écureuil. Il se faufilait partout, c'était… magique !

Les yeux brillants, elle nous le raconta en détails. Ça semblait stupéfiant. J'avais vraiment hâte d'avoir ma propre vision, et je voyais que c'était pareil pour Dean. Je souris. On s'était embarqué dans quelque chose de gros. Mais je voyais la lumière au bout du tunnel. On allait y arriver.

Les cours étaient aussi endormants que d'habitude et semblaient moins attrayants sans l'anxiété des BUSES. Je savais que c'était mon petit répit avec les ASPICS mais j'aimais la sensation des examens. Devoir tout apprendre, étudier presque tout le temps et tout ça. Quoi ? Je ne suis pas à Serdaigle pour rien.

Le jeudi, on se rendait au cours de DCFM lorsque je fus accostée par nulle autre que mes chers amis Maraudeurs.

- Holà princessa, m'adressa Sirius avec un sourire.

- Sirius, je te demanderais de s'il te plait ne pas jouer avec mes cheveux pendant toute la durée du cours… j'aimerais être capable de comprendre ce que le prof dit, lui dis-je.

Il secoua la tête.

- Milles pardon, milady.

- Je lui ligoterai les mains, m'assura Remus.

- Tu ferais vraiment ça ? demandais-je en riant.

Il ne répondit pas et j'éclatai de rire.

- Comment ça va ? me demanda-t'il plus sérieusement.

- Ce qu'il veut dire, interrompit James, c'est qu'il…

- … veut vraiment avoir de tes nouvelles, termina Sirius.

- Bah quoi, répondit Remus en rougissant légèrement, ça fait longtemps qu'on a pas parlé.

- Trois jours, dit Peter.

J'eus un sourire contrit. Malaise. Remus voulait-il vraiment avoir de mes nouvelles continuellement ? C'était bizarre. Peut-être que James ne m'avait pas menti.

- Je vais bien, dis-je calmement. Très bien même.

- Pas eu d'autres ennuis ?

Aussitôt, je su qu'il parlait de Rogue. J'avais le goût de sourire bêtement. Il s'inquiétait pour moi.

- Non, je t'assure.

Je m'arrêtai soudainement de marcher. Un milliard d'images me vinrent en tête d'un coup sec. Je fermai les yeux. Je sentais que je volais. Tout était bleu, d'un bleu clair magnifique. Un immense lac s'étendait sous moi. Et je voyais un aigle. Majestueux, d'un pelage or et blanc soyeux et brillant. Son bec orangé tourné vers l'horizon semblait guider le chemin. Le vent dans mon visage. L'odeur de l'air pur. Un aigle.

Je revins brutalement à la réalité et tressailli. Je m'aperçus que j'étais accoudée à un mur, face à quatre visages inquiets.

- Ça va ?

Je reconnus la voix de James.

- Un aigle. C'est un aigle !

Ils froncèrent des sourcils.

- Elle devient folle, ma parole ! s'exclama Sirius.

- Non, non ! Sirius ! C'est un aigle !

Je lui sautai dans les bras. J'étais tellement heureuse. Un aigle ! C'était parfait, unique, génial… Je les serrai tous dans mes bras. Je me sentais légère, sereine. Tout était bien. Restais plus qu'à tout apprendre sur cet animal qui allait devenir moi.