Bonjour à tous,

Voici un nouveau chapitre ! Bonne lecture ! A bientôt !

Christel

PS : Doxies, je ne t'oublie pas, tu recevras bientôt le prochain chapitre promis !


Lorsqu'Anya ouvrit les yeux, elle se demanda un instant où elle se trouvait. Cependant, elle reconnut rapidement l'infirmerie de Poudlard. Avant de s'évanouir, Anya avait pensé que les Aurors l'emmèneraient à Saint-Mangouste elle avait d'ailleurs entendu l'un d'eux crier qu'il les prévenait.

La jeune fille haussa les épaules. Après tout, Eckart avait peut-être pensé que Poudlard était plus sûr.

Elle se redressa un peu, grimaçant sous la douleur de ses muscles raides, puis s'installa contre son coussin, observant ce qui l'entourait.

D'après ce qu'elle pouvait voir, il devait être tôt le matin : une lueur discrète apparaissait dans la pièce et elle n'entendait aucun remue-ménage dans les étages.

- Anya, je vois que tu es réveillée, dit M. Potter en entrant dans la pièce.

Anya fronça un peu les sourcils elle avait certes été blessée pendant la soirée, mais elle ne pensait pas que les Aurors veilleraient jusqu'à ce qu'elle soit réveillée.

- Pourquoi êtes-vous ici ? demanda Anya.

- Tu ne veux pas me voir ? demanda l'homme avec un petit sourire.

- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je pensais juste qu'avec tout ce qui s'était passé, Eckart aurait besoin de tous ses Aurors.

Le visage de M. Potter perdit légèrement de son amusement et il se redressa, soudain plus sérieux.

- Il a pensé qu'un Auror devait attendre que tu sois réveillée pour t'expliquer quelques petites choses.

- Est-ce qu'il est arrivé quelque chose à M. Newton ? demanda Anya, inquiète.

- Non, il va très bien, la loi est également passée.

- Qu'est-ce qu'il se passe alors ?

- Et bien, après que tu te sois évanouie, Eckart a décidé de t'emmener à Saint-Mangouste, et c'est ce que nous avons fait dans un premier temps, mais le ministre de la magie est arrivé en affirmant qu'il était préférable que tu sois soignée dans un endroit plus discret.

- Plus discret ? répéta Anya.

- La soirée d'hier ne s'est pas passée aussi bien qu'il le souhaitait.

- Certes, mais il fallait s'y attendre.

- Oui, mais j'ai des doutes sur ce qu'il attendait exactement, dit M. Potter avec un regard qui en disait long.

- Qu'a-t-il fait ? demanda Anya, soudainement prise d'un mauvais pressentiment.

- Il a fait venir des Oubliators pour effacer les instants où tu te battais avec Bellatrix Lestrange. Toutes les personnes qui étaient présentes ne se souviennent pas de ce qui s'est passé.

- Mais vous y étiez et moi aussi ! On peut prouver que c'est bien arrivé !

- Dans notre cas, nous sommes des Aurors qui travaillons pour lui, nous n'avons pas le pouvoir de contester ses décisions. Seul le département de la Justice le peut et pour cela, il faut qu'il ait des preuves de ce que l'on avance ! De plus, nous n'étions pas vraiment présents. L'homme qui a voulu attaquer Newton était le complice de Lestrange.

- Et moi, je ne suis pas vraiment Auror, je peux témoigner.

- Non tu ne peux pas, d'une part parce que tu n'as que seize ans et que tu es, pardonne-moi, une sorcière aux origines moldues. D'autre part, et c'est la deuxième mauvais nouvelle, le ministre t'a licencié.

- Quoi !

- Je suis désolé Anya, je pense que tu devenais trop dangereuse pour lui et avec aucun témoin, nous ne pouvons rien prouver. Personne ne croira qu'une jeune fille de seize ans a été embauchée par les Aurors.

- Mais Marc Newton a affirmé que des rumeurs sur ce sujet circulaient.

- Plus maintenant, le ministre a fait un démenti ce matin. Les départements de la Justice, de la Santé et des Aurors sont en train d'avoir une réunion avec le ministre, Eckart espère prouver ce qu'il avance.

- M. Newton connait mon existence, il m'a vu au quartier des Aurors bien avant la soirée !

- Oui, mais il ne t'a pas vu te battre contre Lestrange. Dire la vérité sur toi ne nous avancera pas à grand-chose.

- Et Lestrange ? demanda Anya.

- Le Ministre ne croit pas notre version. Il pense qu'il est impossible qu'elle ait pu vouloir assassiner Newton, elle sera libérée demain.

- Une Sang-pur, murmura Anya en se passant une main sur le visage, soudain très lasse.

- Je suis désolé Anya.

- J'ai l'impression d'avoir avancé pour mieux reculer, grogna Anya.

- Je sais bien. Je dois te laisser à présent, j'ai promis à Mme Pomfresh de ne pas t'embêter trop longtemps.

Anya hocha la tête, lui fit un petit signe puis le regarda partir.

Elle se réinstalla dans son lit, mit ses genoux sous son menton et se mit à réfléchir.

Comment réunir des preuves de ce qu'on avance ?

Anya regarda autour d'elle : des potions étaient installées sur sa table de chevet, des cartes de prompt rétablissement et des chocogrenouilles étaient posées sur une chaise avec sa baguette magique. Plus loin, sa robe de soirée était suspendue à un paravent.

Anya fronça les sourcils puis se releva.

- Mais bien sûr ! s'exclama-t-elle.

La jeune fille se redressa, essayant de se mettre debout sans tomber, et s'accrocha à la chaise.

Au cours de sa quatrième année, elle avait trouvé dans un livre sur les sorts d'Aurors une formule pour pouvoir photographier ce qui l'entourait dès que sa baguette était pointée. Elle ne s'était jamais vraiment resservie de ce sort, mais elle était sûre qu'il était toujours sauvegardé dans sa baguette. De plus, toutes les fois où elle avait pointé sa baguette, Lestrange était visée.

Elle prit rapidement sa baguette et prononça le sortilège pour que les photos y sortent. Il suffisait de dire Finite Incantatem lorsqu'elle ne voulait plus que les photos se développent. Heureusement, le sort se faisait selon un ordre chronologique du plus récent au plus vieux. Ainsi, elle sortit une dizaine de parchemin de sa baguette. D'abord sous forme de bulle, celle-ci s'aplatissait totalement et s'étirait pour former un parchemin sur lequel une image apparaissait. Cependant, contrairement aux habituelles photos sorcières, celles-ci ne bougeaient pas. On pouvait tout de même très bien y distinguer le visage de Bellatrix Lestrange ainsi que sa transformation.

Une fois que cela fut fait, Anya se tourna vers sa robe de soirée. Lorsqu'elle s'était battue contre elle dans les toilettes, Anya était tombée au sol tout près du flacon de Polynectar. Elle avait de bonne chance qu'il y ait des traces sur sa robe. Elle la prit donc rapidement et l'étira sur son lit, l'examinant sur toutes les coutures.

Au bout de quelques minutes, elle finit par trouver un minuscule impact de verre et une petite tâche de couleur grise. Elle découpa le petit bout de tissu et prit le morceau de verre et les enferma dans une fiole à potion stérile.

Satisfaite, elle reprit sa baguette et prononça un nouveau sort. Aussitôt, un minuscule dossier apparut, qu'elle s'empressa d'agrandir.

N'ayant pas le temps ni l'envie de se changer, elle prit rapidement sa baguette, ses indices et son livre et sortit de l'infirmerie.

Lorsqu'elle arriva dans le hall, elle remarqua rapidement que tous les élèves étaient dans la Grande Salle en train de prendre leur petit-déjeuner, ce qu'elle approuva intérieurement. Elle s'approcha discrètement des portes, s'assurant que ses amis et Dumbledore étaient bien à leur place puis se permit un petit sourire. Sourire qui fut de courte durée en croisant le regard interrogateur et mécontent de Rémus.

Maudit soit ton sens de l'observation Mumus !

Avant qu'il n'ait pu réagir, Anya se mit à courir dans les couloirs faisant fi de ses douleurs et de ses pieds nus sur le sol glacial. Il fallait qu'elle prenne de l'avance si l'envie prenait à Rémus de la rattraper, il le ferait très facilement.

Elle arriva rapidement devant le bureau de Dumbledore et souffla rapidement le mot de passe. La gargouille s'ouvrit et Anya se permit un sourire en voyant que le directeur lui faisait confiance au point de la laisser monter dans son bureau lorsqu'il était absent. A sa connaissance, seule le professeur McGonagall pouvait le faire.

Anya monta dans le bureau, prit de la poudre de cheminette et entra dans la cheminée. Elle prononça distinctement « Quartier des Aurors » et n'eut que le temps de voir Rémus entrer dans le bureau avant de s'envoler.

Elle atterrit brutalement sur le sol du département des Aurors, retenant une grimace en sentant une douleur dans ses côtes.

- Miss Sanders, appela l'un des Aurors de garde. Que faites-vous ici ?

Anya se releva, regarda sa chemise de nuit pleine de suie puis se tourna vers l'homme.

- Je suis en retard pour une réunion ! dit-elle en se dirigeant vers la sortie.

- En chemise de nuit ?

- Je lance une mode, répondit-elle rapidement.

L'Auror la regarda, surpris, puis la laissa sortir.

Anya se dirigea rapidement vers l'ascenseur et y entra, appuyant sur le bouton du dernier étage. Elle avait conscience qu'elle allait devoir être convaincante pour pouvoir entrer dans la pièce habillée d'une chemise de nuit couverte de suie et les cheveux en désordre.

Une voix dans l'ascenseur annonça l'étage du ministre et Anya se dirigea rapidement devant son bureau. Ne prenant pas la peine de frapper, elle entra dans la pièce intermédiaire où une jeune secrétaire était assise derrière une table.

- Miss, puis-je vous aider ? demanda la jeune femme en la dévisageant des pieds à la tête.

- J'aimerais voir le ministre.

- Je suis navrée, il est en réunion.

- Soit, j'assisterai à la réunion ! dit-elle.

- Je ne crois pas non, cette réunion ne regroupe que les directeurs de département, dit-elle avec un sourire goguenard.

Anya haussa un sourcil, la regarda froidement et sortit sa baguette, la pointant vers elle.

Plan B, convaincante en chemise de nuit, ça ne va plus ma vieille ! La méthode bourrin me convient beaucoup plus et j'ai la tenue qui va avec !

La jeune femme se mit à pâlir puis recula doucement.

- Miss…

- Écoutez, je vais rentrer dans cette salle quoi que vous disiez alors asseyez-vous gentiment derrière votre bureau et oubliez-moi si vous ne voulez pas que des furoncles apparaissent sur votre beau visage ! Je doute que le ministre vous ait choisie pour autre chose que votre physique alors se serait bête de perdre cela !

La secrétaire hocha rapidement la tête puis retourna vers son bureau. Anya sourit satisfaite puis se tourna vers la porte donnant sur la salle de réunion. Elle s'approcha rapidement et l'ouvrit.

- Bonjour à tous ! s'exclama-t-elle avec un grand sourire.

- Anya ! s'exclama Eckart en se levant.

- Rassurez-vous je vais très bien, ce ne sont pas quelques Doloris qui vont m'arrêter ! s'exclama-t-elle en faisant un grand sourire à l'assemblée.

Elle reçut pour réponse de nombreux regards surpris et un regard amusé d'Eckart qui fixa une seconde le ministre avant de s'asseoir, attendant visiblement la suite.

- Mais qui êtes-vous ? demanda le ministre.

Anya n'avait jamais vraiment vu le ministre et fut surprise en voyant un petit homme bedonnant à l'aspect fragile et tremblant.

Un petit ministre bedonnant qui se fait bouffer par les Sang-purs !

- M. le Ministre, nous n'avons pas eu l'honneur de nous rencontrer ! Je suis Anya Sanders, vous m'avez embauchée pour résoudre certains problèmes à Poudlard et vous m'avez virée ce matin même !

- Désolé mon enfant, mais cette réunion est privée ! dit-il en se levant.

- Restez assis M. le Ministre, je n'ai pas fini ! dit-elle en pointant sa baguette vers lui.

- Miss…

- Rassurez-vous, je ne vous ferai pas le moindre mal, mais j'ai certaines choses à dire et vous allez m'écouter !

- Et de quel droit je vous prie ?

- J'ai ici de quoi vous faire interner à Azkaban pendant pas mal d'années, ce qui va inévitablement arriver j'en ai bien peur. Alors prouvez-moi donc que vous n'êtes qu'une marionnette et non un cerveau, et asseyez-vous !

Le ministre se mit à pâlir puis se rassit.

- Je dois dire que je suis profondément déçue ! Lorsqu'on est venu me trouver pour me dire qu'on m'embauchait, j'ai été particulièrement fière qu'on pense à moi. Ce à quoi je remarque aujourd'hui que j'ai vraiment été naïve ! J'ai cru pendant un instant que vous m'aviez choisie pour ma compétence en magie et pour le fait que j'avais déjà résolu de nombreux conflits à Poudlard. Jusqu' à hier soir ! Dumbledore me l'avait pourtant dit : tous les ministres ont toujours voulu prendre le pouvoir de Poudlard, plus particulièrement depuis qu'il en est le directeur ! Il enseigne des choses qui ne plaisent pas aux sang-purs qui vous ont mis au pouvoir ! Vous m'avez choisi moi parce que j'étais fille de moldus et que j'avais déjà fait renvoyer deux sang-purs de Poudlard. Dumbledore a réussi à faire signer un accord aux membres de l'administration de l'école : les seules personnes pouvant s'occuper des problèmes de Poudlard devaient être des membres de l'école.

- Sur ce coup-là, vous avez été particulièrement intelligent, ce qui me fait penser que ce n'est pas vous qui avez eu cette idée. Vous avez réussi à détourner cet accord à votre avantage sauf que ça ne s'est pas passé exactement comme vous l'aviez prévu.

- J'étais la personne qui m'occupait des problèmes de Poudlard et vous aviez prévu que je me plante. Vous auriez ainsi pu virer la fille de moldus qui inquiétait tant les sorciers de sang pur et vous auriez mis la faute sur Dumbledore en prouvant que son accord pouvait être dangereux. Sauf que je ne me suis pas plantée, j'ai réussi toutes les missions que l'on m'a confiées et vous n'avez réussi qu'à prouver que les élèves sang-purs sont plus dangereux que les autres.

- Mais là où vous avez vraiment merdé en me choisissant moi, c'est que les enfants de policier reprennent certaines des sales manies de leurs parents, notamment enquêter sur leur employeur, au cas où ! C'est vraiment intéressant ce que j'ai découvert.

Anya sortit son dossier et le dupliqua avant de le faire passer aux membres de la réunion.

- Je vous donne un exemple : le 5 mars dernier, Frédéric Nott a agressé et violé une jeune femme, Vera Williams. Elle avait parfaitement reconnu son agresseur et allait témoigner le lendemain. Malheureusement, le fameux jour, elle a été atteinte d'amnésie, elle ne se souvenait plus du tout de la dite agression. Ce qui est particulièrement étrange, c'est que la veille, le père Nott est venu vous voir dans votre bureau pendant près de deux heures. Quelques heures plus tard, la banque Gringotts faisait un virement de mille gallions du compte Nott vers le vôtre.

- Comment ? Les gobelins…

- Ne les accusez pas M. le Ministre ! Malheureusement pour vous, vous avez choisi d'effacer la mémoire de la seule jeune femme d'Angleterre descendant d'une famille gobeline ! Certains arguments vont au-dessus des règles du silence. Laissez-moi donc continuer voulez-vous ? Le soir même, un Oubliator du nom d'Alfred Grant est allé à son domicile pour lui effacer la mémoire. Son ordre de mission porte votre signature M. le Ministre !

- Enfin bref ! Voilà un petit exemple de vos cachotteries, le département de la Justice pourra étudier tout cela de plus près s'il le souhaite.

- Cependant, toutes ces affaires aussi importantes soient-elles sont considérées comme mineures avec une faible peine de prison. Ce qui m'amène à votre plus gros délit : la tentative de meurtre sur M. Newton !

- Je proteste ! s'exclama le ministre.

- Fermez-la Robert ! s'exclama la directrice du département de la Justice.

- C'est vous qui avez invité Bellatrix Lestrange sous la forme de Penny Andrews hier soir. Les Sang-purs sont venus vous voir n'est-ce pas ? Payer une taxe ne leur convenait pas alors ils vous ont chargé de régler ce problème et Lestrange s'est gentiment proposée de régler le compte de M. Newton ! Après tout, c'est eux qui vous ont mis à la place où vous êtes actuellement, il ne fallait pas les décevoir !

- Vous n'avez aucune preuve !

- C'est là que vous avez tort !

Anya sortit ses photos et ses échantillons et les posa sur la table.

- Sur ces photos, on peut voir distinctement Bellatrix Lestrange lancer le Doloris, j'ai également un éclat de verre et un morceau de tissu contenant de la potion Polynectar. Une des photos montre le flacon. J'ai également photographié la liste des invités où votre nom figurait à côté de celui d'Andrews.

La jeune fille s'arrêta, regarda le ministre blanchir à vu d'œil, et se tourna vers les autres membres. Certains étudiaient le dossier, d'autres regardaient le ministre avec surprise et colère et Sean Part blanchissait de plus en plus.

- Au fait M. Part, j'apprécierais que vous rendiez le dossier de mon père au département de la Justice !

- Je ne vois pas ce que vous voulez dire Sanders !

- Allons, il faut être naïf pour penser que vous avez eu ce poste grâce à vos facultés. Etre le cousin par alliance du ministre apporte de nombreuses choses très positives !

Anya sourit en voyant Eckart se tourner lentement vers son adjoint, le regard noir.

- Bien, à présent que j'ai mis mon grain de sel dans toute cette affaire, je vais retourner à l'infirmerie de Poudlard avant que Mme Pomfresh ne m'étrangle !

- Vous n'irez nulle part ! s'exclama le ministre en sortant sa baguette et en la pointant vers la jeune fille.

Il fut immédiatement suivi par les autres membres qui le visèrent.

- Ne faites pas de bêtises M. le Ministre ! dit Eckart.

Cependant, le ministre ne se laissa pas abattre et renforça sa prise sur sa baguette. Jusqu'à ce que Dumbledore arrive et pose sa main sur l'épaule d'Anya.

- Je ne vous le conseille pas Robert ! Vous savez très bien que je tiens à mes élèves comme s'ils étaient mes enfants ! dit un Dumbledore irradiant de puissance.

Le ministre regarda le directeur puis baissa sa baguette, se rasseyant dans son fauteuil.

- Viens Anya, je pense que ces gens vont pouvoir s'en charger maintenant, dit Dumbledore en passant son bras autour de ses épaules.

- Oui, souffla Anya, je suis un peu fatiguée.

Dumbledore se mit à rire puis ils firent le chemin inverse vers Poudlard.

- Professeur, vous saviez très bien la raison pour laquelle le ministre m'employait et pourtant, lorsqu'Eckart est venu me faire sa proposition, vous avez hoché la tête comme si je n'avais rien à craindre !

- J'ai toujours pensé qu'il s'en mordrait les doigts et j'ai eu raison !

Lorsqu'Anya et Dumbledore entrèrent dans l'infirmerie, de nombreuses personnes les attendaient : ses amis tout d'abord, qui regardaient la jeune fille avec soulagement et colère, Mme Pomfresh qui avait l'air furieux, M. Potter qui souriait doucement et le professeur McGonagall qui était partagée entre le rire et l'exaspération.

- Vous êtes totalement inconsciente ! s'exclama Mme Pomfresh en la prenant par le bras. Regardez-moi ça !

L'infirmière jeta rapidement un sort de propreté à sa chemise de nuit et à ses pieds et la poussa dans son lit.

- Je n'ai jamais eu une telle patiente de toute ma vie ! En dix ans de carrière, c'est incroyable !

Anya resta silencieuse, appréciant de retrouver un lit chaud et ses amis.

- Vous avez cinq minutes et ensuite, je vous donne de quoi dormir ! s'exclama Pomfresh.

La jeune fille hocha la tête et jeta un regard timide vers ses amis.

- Ce regard de chien battu ne te va pas du tout, grogna Severus.

- Surtout quand on sait que c'est souvent toi qui persécute ! rajouta Lily.

Rémus s'approcha d'elle, réajusta son oreiller et ses draps.

- Tu m'en veux Mumus ?

Le jeune homme la regarda puis lui jeta un regard noir.

- Tu m'as semé ! s'exclama-t-il.

- Tu m'en aurais empêché ! répondit Anya.

- Bien sûr que je t'en aurai empêché, tu es convalescente et tu te promènes en chemise de nuit !

- Je ne craignais rien !

- Ça c'est ce que tu crois ! Tu es une tête de mule !

Anya lui fit un sourire puis le serra dans ses bras sous le regard surpris du reste du groupe.

- J'aime bien quand tu joues les grands frères !

Rémus haussa un sourcil puis soupira.

- On est quand même très content de te voir ! dit James avec un grand sourire.

Ils parlèrent pendant quelques minutes puis Mme Pomfresh leur demanda de sortir. Elle apporta une potion pour Anya qui la prit rapidement avant de s'installer sous les draps.

Près de la porte, le professeur McGonagall regardait la jeune fille s'endormir alors que Dumbledore sortait un bonbon au citron de sa poche.

- Qu'a-t-elle fait exactement ? demanda-t-elle.

- Elle vient de virer le ministre de la magie ! dit simplement Dumbledore. Un bonbon au citron Minerva ?

Anya était assise sur son lit, habillée en uniforme de Poudlard, attendant que Mme Pomfresh la libère pour commencer les cours. Il y a cinq minutes, un hibou venait de lui apporter la Gazette du Sorcier. Elle s'était donc assise et l'avait parcourue.

Les gros titres parlaient du renvoi du ministre de la magie. Apparemment, les directeurs de départements avaient pris la décision à sa place. Il allait être jugé dans un mois et en attendant, c'était aux directeurs de prendre les décisions les plus importantes jusqu'à la nouvelle élection qui aurait lieu dans deux mois. Les rumeurs les plus folles apparaissaient concernant le prochain ministre : Eckart, Diane Rant, la directrice du département de la Justice, Dumbledore ou encore le Lord Richard Grinth, un sang-pur.

Anya fut soulagée qu'aucun article ne la mentionne. Apparemment, les directeurs avaient été assez intelligents pour ne pas parler d'elle.

- Tu as fait un sacré remue-ménage au ministère, dit Dumbledore en entrant et en s'asseyant à côté d'elle.

- C'était le but. Vous croyez que j'ai des chances de retravailler avec les Aurors ?

- J'en ai parlé à Eckart, il est d'accord, mais cette fois, il va falloir en parler à ton père et demander son autorisation. Le département de la Justice a pris la décision de l'embaucher concernant les affaires moldues.

- Je ne suis pas sûre qu'il accepte, dit-elle en soupirant.

- Nous verrons bien.

- Est-ce que c'est vrai ? demanda Anya en montrant le journal. Vous allez vous présenter aux prochaines élections ?

- Je ne crois pas non.

- Vous feriez pourtant un très bon ministre.

- J'en doute fortement.

Anya leva la tête vers lui et le regarda dans les yeux.

- Vous n'avez plus vingt ans.

Dumbledore eut un petit sourire, parfaitement à l'aise en apprenant que la jeune fille en savait beaucoup sur son passé.

- Le pouvoir a toujours été un de mes points faibles.

- Le fait de le savoir est un grand pas et après tout, la direction de Poudlard est une place très importante pour le monde sorcier.

- Et je fais également de nombreuses erreurs.

- Je n'en vois pourtant pas.

- Je t'utilise pour protéger des élèves, je pense que c'est significatif.

- J'aime faire ça et vous avez essayé de m'en empêcher, je suis simplement très têtue !

- Je devrais l'être plus que toi !

- Quoi que vous pensiez, vous êtes le meilleur directeur qu'ait eu cette école depuis de nombreuses années et croyez-moi, j'en ai lu des livres sur ce sujet !

Mme Pomfresh entra à ce moment-là, les regardant l'un après l'autre.

- Miss Sanders, vous pouvez sortir ! Je ne veux plus vous voir dans cette infirmerie avant de nombreux mois !

- Je ferai de mon mieux Mme Pomfresh !

Anya prit ses affaires et alla rejoindre ses amis dans la Grande Salle.

Le soir même, ils avaient pris la décision de travailler sérieusement sur leur projet de potions. Ils avaient d'abord passé près de deux heures à la bibliothèque pour trouver tous les livres sur le Véritaserum. Lily, de son côté, avait réussi à convaincre son groupe que la potion proposée par Alice méritait d'être étudiée. Les deux jeunes filles avaient donc suivi l'exemple du groupe et avait dévalisé la bibliothèque.

Ils s'étaient ensuite retrouver dans la salle commune, assis près de la cheminée, en train d'étudier leurs livres. Peter, de son côté, étudiait un sort de métamorphose sous le regard de ses amis qui lui donnaient des conseils de temps à autre.

Dès qu'ils trouvaient quelque chose, ils invoquaient un sort de copie qu'ils transféraient sur un parchemin.

Anya était assise sur un fauteuil alors que James et Sirius étaient étalés de tout leur long sur le tapis près de la cheminée. Parfois, ils levaient les yeux de leur bouquin et lançaient des morceaux de papier sur leurs amis qui finissaient par les gronder – ou carrément leur jeter des bouquins dessus pour Anya.

J'entends déjà la Défense des Livres Martyrisés qui sifflent ! Rassurez-vous, je jette toujours un sort de protection sur les livres que je lance, histoire qu'ils ne souffrent pas trop ! Ce n'est cependant pas le cas des deux zigotos sur lesquels ils tombent !

Au bout d'une demi-heure de silence, leur travail fut coupé par l'arrivée d'une jeune fille de quatrième année qui s'assit à côté de Rémus, un sourire aux lèvres.

- Bonsoir Rémus ! dit-elle en clignant exagérément des yeux.

- Tu as une poussière dans l'œil ? demanda Anya en adoptant un visage très compatissant.

- Euh non, répondit-elle, ne comprenant visiblement pas l'ironie de la question. Rémus, tu sais, je me disais, on pourrait peut-être sortir à Pré-au-Lard ce week-end ?

Rémus la regarda avec de grands yeux puis se tourna vers Anya, conscient qu'il ne devait pas faire de bourde après ce qui s'était passé au bal.

- Peter, murmura Anya, je t'avais dit de mettre la pancarte « ne pas déranger » sur la porte !

- Quelle porte ? demanda Peter avec un petit sourire.

Anya le regarda un instant puis se tapa la main sur le front comme si elle venait de se rendre compte qu'elle avait oublié quelque chose.

Elle roula les yeux au ciel puis posa son livre.

- Alors Rémus ? demanda la jeune fille, ne comprenant visiblement pas pourquoi il ne répondait pas.

Anya se tourna vers elle et s'approcha.

- Il ne peut pas ce week-end, on va chez les Moldus !

- Les Moldus ! s'exclama la jeune fille visiblement dégoutée.

Anya s'allongea alors de tout son long sur les genoux de Rémus, s'approchant ainsi très près de la jeune fille.

- Oui, on y va très souvent ! Mais depuis quelque temps, je ne sais pas ce que j'ai ! Regarde mon œil a des spasmes ! dit-elle alors qu'elle clignait de plus en plus rapidement d'un œil en faisant des grimaces.

- C'est horrible !

- Oui vraiment, les Moldus sont remplis de maladies, on ne voudrait pas que tu subisses la même chose ! Sirius ici présent a beaucoup de mal à uriner ces derniers temps et James a des pertes de mémoire ! Regarde : James comment je m'appelle ?

- Euh…répondit James trop surpris pour répondre.

- Tu vois ! Mais maintenant, on ne t'empêche pas de venir. On va dans un garage, le patron est un peu rustre, mais c'est assez sympa !

- Euh non merci, j'ai complètement oublié que je devais finir un devoir de sortilège ce week-end ! dit-elle en se levant précipitamment.

- C'est ça, file !

Anya resta allongée, regarda ses amis puis se mit à sourire.

- Encore un peu et je lui crachais dessus pour qu'elle parte ! Elle est coriace cette petite, au mot « moldu », elle ne s'est même pas enfuie ! Finalement, c'est le problème de Sirius qui l'a le plus choquée !

- A beaucoup de mal à uriner ! s'exclama Sirius outré. C'est tout ce que tu as trouvé ?

- Je viens de sauver Rémus, vous pourriez être plus contents !

- Et pourquoi c'est toujours moi qui hérite des trucs humiliants ? grogna Sirius.

- Tu es le premier sur ma liste !

Anya se tourna alors vers Rémus qui était figé, regardant la jeune fille étalée de tout son long sur lui.

- Alors qu'est-ce qu'on dit à tata Anya ? demanda la jeune fille avec un grand sourire en lui pinçant les joues.

- Il est clair que je ne m'habituerai jamais à tes manières ! s'exclama Rémus.

- Non, c'était un merci que j'attendais !

La jeune fille lui tira la langue puis se rassit correctement, reprenant son livre.

- C'est possible d'avoir trois recettes de potions différentes ? demanda James.

Les trois autres s'arrêtèrent de lire puis vinrent rejoindre James. Il leur montra trois parchemins où l'on pouvait voir une différence entre certains ingrédients et certaines préparations. Il n'était cependant noté nulle part les effets qu'elles avaient.

- On va devoir faire les trois, dit Rémus en haussant les épaules.

Les autres approuvèrent puis décidèrent de se pencher pour le moment sur la préparation. La potion était assez longue à faire, ils pouvaient se concentrer sur ses effets et sur leurs autres recherches plus tard.

Le lendemain, Anya et ses amis étaient convoqués au bureau de McGonagall.

- Vous allez sûrement trouver ça vraiment drôle, mais une Gryffondor de quatrième année est venue me voir pour me demander si on pouvait attraper des maladies chez les Moldus ! Après quelques explications, elle m'a avoué que certains d'entre vous souffrez de spasmes et d'amnésie !

- N'oublions pas les problèmes urinaires de Sirius ! rajouta James avec un petit sourire.

Le professeur leur jeta un regard noir alors qu'ils se mettaient à rire.

- Expliquez-moi si vous ne voulez pas que je vous enlève des points !

- C'était une mission de sauvetage professeur ! Elle s'est agglutinée sur Rémus comme une arapède sur son rocher ! expliqua Anya avec un grand sourire. Elle voulait le voir ce week-end, mais on devait faire des choses du côté moldu ! C'est la seule idée qui m'est venue à l'esprit !

- On vous a déjà dit que vous aviez un cerveau curieusement construit Miss Sanders ?

- D'après Rémus, ce sont mes manières qui laissent à désirer.

- Vous auriez pu l'emmener avec vous, soupira le professeur.

- L'espionnage industriel est pris très au sérieux de nos jours, professeur !

- L'espionnage industriel ! Mais que faites-vous chez les moldus ?

- Le professeur Dumbledore ne vous en a pas parlé ? demanda Lily.

- Non.

- Sirius souhaite ouvrir une entreprise de motos sorcières. Severus et une amie d'Anya se chargent de fabriquer un équivalent de l'essence moldue et nous équipons la moto.

McGonagall ouvrit de grands yeux puis se tourna vers Sirius.

- M. Black, j'ignorais que vous aviez des projets d'avenir !

Sirius haussa simplement les épaules lui faisant un sourire.

- Bien, allez-vous en, mais je ne veux plus entendre ce genre de choses et Miss Sanders, faites preuve d'imagination la prochaine fois !

- Je vais essayer !

- Oh ! Et j'aimerais vous accompagner la prochaine fois si c'est possible, dit le professeur McGonagall.

Le groupe se regarda un instant puis haussa les épaules.

- On y va samedi, tôt le matin, on viendra vous chercher, dit Sirius.

Celle-ci hocha la tête, leur faisant un sourire, puis les laissa partir.

Ce week-end, il devait essayer la nouvelle essence de Severus et Max. Pendant qu'Anya était à l'infirmerie, ils avaient finalisé l'essence et l'avait essayé. A ce jour, le moteur tournait toujours et Max n'avait pas signalé de problème. Severus leur avait expliqué qu'ils avaient créé l'équivalent de l'essence moldue sans les inconvénients : elle était biodégradable, illimitée, utilisable durant un grand nombre de jours et non explosive.

Si aucun problème ne se posait, ils mettraient en place le sortilège pour contenir un maximum de sorts sur un objet et lanceraient les différentes protections enchantements qu'ils avaient trouvés.

Un autre événement occupa leur pensée au cours de la semaine. Depuis la chute de Voldemort, Dumbledore était plus laxiste concernant les journées de sortie. Il avait donc autorisé les familles à voir leurs enfants durant certains événements comme les anniversaires. Il tenait cependant à ce que tous les élèves aient fait leurs devoirs avant de partir et s'ils étaient plusieurs, d'avoir une autorisation de la famille.

Ils n'avaient donc pas été surpris lorsque la mère de Rémus les avait tous invités à l'anniversaire du jeune homme le week-end prochain. Elle s'était également chargée d'envoyer une demande à Dumbledore et aux parents de chacun des élèves invités. Ainsi, Sirius, James, Lily, Peter, Rose, Severus et Anya étaient invités à venir passer le week-end chez eux.

C'est pourquoi, à ce jour, tous réfléchissaient à une idée de cadeau pour le jeune homme.

Anya, quand à elle, avait déjà sa petite idée. Durant sa troisième année, elle avait entendu le jeune homme parler de la situation financière de sa famille. Malgré qu'ils travaillaient tous les deux, les parents de Rémus avaient du mal à joindre les deux bouts. Anya avait rapidement compris que les potions que devait prendre Rémus chaque mois n'étaient pas toutes prises en charge par Poudlard et que certaines coûtaient très chères. Ce jour-là, Rémus avait donc expliqué à ses amis qu'ils auraient probablement les mêmes habits pour les quatre ans à venir grâce à un sortilège d'agrandissement.

Hors, à présent qu'Anya maîtrisait parfaitement les différents sorts de couture, elle avait bien l'intention de refaire une garde-robe pour son ami.

Elle avait donc envoyé un parchemin à toutes les boutiques de vêtements d'occasion pour qu'ils lui livrent des vêtements pour homme qu'elle pourrait nettoyer et améliorer. Elle leur avait donné un certain nombre de gallions à ne pas dépasser et ils se chargeaient d'envoyer les colis.

Pendant les deux jours qui suivirent, elle reçut trois colis qu'elle s'empressa de mettre dans son repère en essayant d'éviter les questions de ses amis.

Le soir même, elle les laissa pour aller voir ce qu'ils contenaient.

En tout, elle reçut trois pulls, deux pantalons, quatre t-shirts, deux capes, trois chemises et un ensemble de gants et écharpe. Elle grimaça légèrement en voyant l'état des vêtements, ils étaient soit troués, soit déformés, soit sales, soit décolorés, ou les quatre à la fois.

Elle commence par les laver d'abord à la façon moldue puis à celle sorcières. Elle lava et désinfecta chaque tissu.

Elle prit un pull, l'enfila sur le mannequin qu'elle avait métamorphosé pour le bal puis commença à y jeter des sorts. Si la magie était très utile pour colorer, réduire ou améliorer le tissu, rien ne valait la couture moldue.

Durant la demi-heure qui suivit, elle recousit les trous, réduit la taille, améliora sa qualité et le transforma en un beau pull à grosse maille de couleur noire.

Alors qu'elle s'attaquait à une chemise, quelqu'un vint la déranger.

- Qui est-ce ? demanda Anya en entendant les coups sur la porte.

- C'est Lily, je peux entrer ?

- Tu es seule ?

- Oui

- Alors entre !

La jeune fille rousse prononça le mot de passe et rejoignit son amie.

- Je peux savoir ce que tu mijotes comme cachotterie ?

Lily s'approcha de la table où était Anya et fronça les sourcils.

- Que fais-tu avec tous ces habits, ils sont tout abimés !

- Je refais une garde-robe à Rémus !

- Avec ça ?

Anya la prit par la main et l'emmena vers le pull qu'elle venait de terminer.

- Qu'est-ce que tu en penses ?

Lily regarda le pull puis lui fit un grand sourire.

- Tu rénoves des affaires pour lui ?

- Oui, tu crois que ça va lui plaire ? J'espère qu'il ne va pas le prendre mal !

- Et comment que ça va lui plaire ! C'est génial ! Je n'y avais même pas pensé !

- Il a les mêmes habits depuis sa première année, j'ai pensé qu'ainsi il aurait plus de choix !

- Tu sais que c'est une attitude typiquement féminine ! dit Lily en lui faisant un sourire.

- Je sais, soupira-t-elle. Mais j'aime modifier des choses, et pas que des habits d'ailleurs !

- Tu es une contradiction à toi toute seule tu peux devenir un garçon manqué et la seconde d'après devenir une parfaite petit couturière !

- J'aime des travaux manuels, ça n'a rien d'étrange !

- Est-ce que tu as besoin d'aide ?

- Oui, tu vas me dire comment tu verrais ces habits !

- Très bien ! dit Lily avec un grand sourire.

Elles passèrent ainsi leur soirée à parler du cadeau de Rémus. Anya jetait des sorts sur les vêtements pendant que Lily trouvait des idées pour les couleurs ou les formes.

Après en avoir discuté avec Anya, Lily décida de lui acheter une cape d'hiver. Les capes que ferait Anya seraient bien, mais elles seraient trop légères et se portaient comme des vestes.

Elles s'occupèrent ensuite de trouver une vieille malle pour y mettre les vêtements. Lily passa plus d'une heure à la rafistoler selon les conseils d'Anya et à y graver le nom de Rémus sur le couvercle.

- Tu es consciente qu'avec tous ces vêtements, il sera encore plus charismatique qu'avant et aura plus de succès ? demanda Lily avec un grand sourire.

Pour toute réponse, Anya la regarda un instant puis lui tira la langue, faisant rire son amie.

- Tu connais ses parents ? demanda Anya.

- Je les ai vus quelques fois les jours de rentrée ou de vacances scolaires. Ils ont l'air très gentil.

- Et son père ?

Lily la regarda quelques secondes puis haussa les épaules.

- Je ne sais pas. Pourquoi tu me demandes ça ?

- Son père a insulté Greyback, c'est pour ça que Rémus est un loup-garou.

Lily resta silencieuse puis regarda son amie.

- Ce doit être dur de vivre avec ça, murmura la jeune fille.

- Oui et Greyback est toujours en liberté !

- Tu crois qu'il en veut à son père ? demanda Lily.

- Je ne crois pas non, Rémus est assez intelligent pour savoir que le seul fautif est ce dingue.

- Anya, Rémus n'est pas le seul loup-garou adolescent, comment font les autres ?

- Je n'en ai aucune idée. Dumbledore ne peut pas se permettre d'héberger plusieurs loups-garous. Il n'a même pas l'autorisation de le garder lui. Si le ministère l'apprend, Rémus sera renvoyé !

- Il n'existe aucune aide pour les loups-garous ?

- Non, ce sont des hybrides. Le ministère n'a rien fait pour eux jusqu'à maintenant !

- Tu crois qu'on pourrait faire quelque chose ? demanda soudain Lily.

Anya la regarda quelques secondes puis hocha la tête.

- Je te montrerai quelque chose ce week-end. Nous laisserons les autres et je t'emmènerai dans le centre ville de Londres.

- Pour faire quoi ?

- Tu verras !

Elles discutèrent encore quelques minutes ainsi puis décidèrent qu'il était vraiment tard. Elles firent attention de ne pas se faire prendre puis montèrent se coucher dans leur dortoir.

FIN du chapitre

A+