Chapitre 11 :

« Il souffrait ! Il enrageait ! C'était comme si quelque chose allait voler en éclat à l'intérieur de lui. Il voulait une explication. Pourquoi endurait-il ça ? N'était-il pas invincible ? N'avait-il pas fait tout ce qu'il fallait pour ? Il était le plus grand mage que la terre ait jamais porté et il exigeait qu'elle lui réponde.

La femme en face de lui était belle…sublime aurait été plus juste…et elle le contemplait avec une telle expression de mépris et de dégoût. Pourtant pendant quelques instants, il avait cru voir une lueur particulière dans ses superbes yeux bruns, une sorte de fascination, de curiosité, qui lui avait beaucoup plut.

- Explique-moi, toi dont on vante tant les connaissances et l'intuition ! Ordonna-t-il d'une voix aussi glaçante que le contact d'une lame bien aiguisée sur la jugulaire de sa victime. Dis-moi ce qui est en train de se passer ? Quelle est cette malédiction ? Qui me la lancé ?

Elle détourna la tête avec dédain, son extraordinaire chevelure d'acajou parsemée d'une myriade de minuscule perles précieuse balayant ses épaules et sa robe de soie immaculée. La boue et la poussière semblait ne pas vouloir adhéré à personne. Il se pencha sur elle et lui parla à l'oreille dans un sifflement.

- Dis-moi, ton sang est-il pur, ma précieuse Pandore ?

Elle tourna brusquement la tête et essaya de le mordre au visage. Elle fut projeter contre le mur mais ne broncha pas.

- Endoloris !

Elle ne gémit pas plus qu'elle ne tressaillit . Son visage était vide de toute expression. Elle était si fière. Il revint vers elle et tenta de l'embrasser. Une force le cueillit au creux de l'estomac et le força à reculer de deux bon mètre. Elle était puissante aussi.

- Arrêtez ! C'est interdit ! Lui hurla-t-elle au visage.

- Rien ne m'est interdit !….Allez sois sage, parles-moi….parles-moi ou tes chers enfants en feront les frais.

- Maître Potter !

- Hum ?

- Eh, bien, il était temps ! Je ne peux pas intervenir, si vous ne me laissez pas faire.

Il n'était plus là-bas et la personne qui lui faisait face, le regardant d'un air contrarié n'était pas la sublime Pandore mais l'esprit du médaillon. Harry reprit doucement conscience de lui-même.

- Que s'est-il passé ?

- A votre avis ? Vous m'avez demandé de vous protéger de ces rêves étranges mais il fallait me prévenir qu'en fait, vous en tiriez agrément et qu'il me faudrait lutter contre votre volonté pour vous en sortir.

- Je désolé…A propos, comment est-ce que tu t'appelles ?

- Je n'ai nul besoin de nom ! Par contre, j'entend quelqu'un prononcer le votre. Je crois que c'est un de vos amis. »

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Harry était monté à la volière pour offrir à Hedwige son repas de noël, un maxi paquet de friandise pour hibou, et échapper au question de Ron et Hermione, au sujet de son rêve. Apparemment, il a avait crié la dernière phrase de Voldemort, comme quoi rien ne lui était interdit. Il avait beau se concentrer, les détails de son songe s'estompaient d'instant en instant.

Un ciel d'un gris perle limpide surplombait un décor recouvert d'une mince pellicule de givre qui le faisait scintiller. L'air glacial mordait la peau. S'il y avait eu du vent, cela aurait pu devenir véritablement insupportable mais là c'était juste vivifiant.

- Arnaque ! En revenant sur cette bonne vielle île, je pensais avoir droit à un hiver blanc, comme on en a pas au Japon et tout ce que j'y gagne ce sont des gerçures.

- Oh ! Lyna, tu es sortie de l'infirmerie ?

- Ben, ouais, sinon je serai pas ici.

- Il y a un paquet pour toi. Ils ne m'ont même pas laissé les détachés. Dit-il désignant quatre gros hibou gris, dont chacun avec une patte accrochée à une coin d'une boite.

Le colis faisait environ cinquante centimètre de long sur quarante de large et quinze d'épaisseur. La jeune sorcière s'empressa de libéré les volatiles qui la fixèrent d'un air qui exprimait leur indignation d'avoir dû attendre aussi longtemps, avant d'aller se reposer sur les plus hauts perchoir. Lyna vint s'accouder près d'Harry pour regarder le paysage. Elle avait les yeux brillants et soupirait à intervalle régulier, en même temps qu'elle souriait.

- Qu'est-ce qui t'es arrivé, hier ? Hermione ne nous a rien dit.

- Oh ! J'ai juste fait un petit malaise, rien de grave….Harry, comment tu réagirais si tu apprenais que tu n'étais pas aussi seul que tu te l'imaginais ?

- Comment ça ?

- Eh,bien…Non, oublie ça !

- Ça m'est arrivé une fois…Fit repensant au soir où il avait découvert qu'il avait un parrain et que celui-ci n'était le redoutable assassin que tout le monde prétendait. J'ai failli entamer un danse de la joie mais les circonstances ne s'y prêtaient pas.

Elle éclata de rire. Une masse clair descendit en piquer du ciel, semblant les prendre pour cible puis arrivé à vingt centimètre de l'entrée de la volière, chuta comme une pierre. Lyna se jeta en avant, se retrouvant penchée plus que de moitié dans le vide. Harry se précipita pour passer ses bras autour de sa taille et la ramener sur la terre ferme. La jeune fille tenait dans ses bras une chouette au plumage gris bleu taché de sang.

La pauvre bête poussa un hululement pathétique et s'agita encore un peu, avant de rendre son dernier souffle, comme un héro qui meurt l'âme en paix après avoir accompli sa mission. La jeune fille la déposa précautionneusement sur le rebord en pierre. A ce demander comme la valeureuse créature avait pu voler dans cet état.

- Harry…Tu pourrais me lâcher, à présent ?

- Quoi ? Ah ! Pardon !

- Merci. Pauvre petite, que lui est-il arrivé ?

- Qui ça…Ah, oui, la chouette.

Doucement, avec respect, Lyna détacha la lettre qui était fixée à la patte de l'animal messager et examina l'enveloppe, Harry regardant par-dessus son épaule. Une écriture souple et arrondie qui témoignait d'une main assurée, traçait à l'encre verte émeraude les mot suivant « A Albus Dumbledore, directeur de l'école de sorcellerie de Poudlard ». Lyna s'approcha du cadavre de la chouette et mima un garde-à-vous.

- Compte sur moi pour mener cette missive jusqu'à son légitime destinataire, courageuse messagère.

Le survivant eut un sourire amusé et attendrit. Par delà, les allures de petite sauvage qu'elle se donnait, Lyna avait un certain côté très pur et sentimental. Ils se mirent en route, Harry portant le colis de la jeune fille. Alors qu'ils approchait de la gargouille, celle-ci s'anima et le professeur Trelawney apparut, annoncée par le cliquetis de ses bracelets.

Elle semblait totalement dans une autre galaxie…enfin encore plus que d'habitude. Arrivée à leur hauteur, elle s'arrêta une seconde pensive puis tendit la main pour toucher la lettre que Lyna tenait fermement. Le souffle sembla lui manquer une seconde puis elle tourna brusquement vers Harry et parla d'une voix rauque, comme il ne lui avait entendu qu'une seule fois…lorsqu'elle avait prédit le retour du seigneur des ténèbres, aidés par Queue-de-vers.

- Pour la suite, il faudra faire confiance à la personne qui paraîtra coupable…le serpent…rouge…la flèche du tellement aimé transpercera celui dont l'emprise écrase le cœur…

Le professeur de divination porta une main à son front et chancela un peu. Elle poussa un petit gémissement et s'évanouit. Les deux jeunes gens ne sachant trop que faire, décidèrent de se séparer. Harry irait donner la lettre à Dumbledore, tandis que Lyna traînerait la femme inconsciente jusqu'à l'infirmerie.

Harry se plaça face à la gargouille, embarrassé car il ne connaissait pas le mot de passe. Il se mit à proposer tout le nom de bonbon qui lui passait par la tête, puis à court d'idée agita la lettre sous le nez de la statue.

- Écoutes, j'ai un courrier de la plus haute importance pour le directeur.

- Il fallait le dire plus tôt. Grogna la gargouille en s'écartant pour le laisser passer;

Harry se laissa doucement acheminé par l'escalier tournant et toqua à la porte. Au bout d'un long moment, la voix du directeur l'autorisa à entrer. Le vénérable vieillard semblait soucieux mais il sourit tout de même à son jeune élève et l'invita à approcher.

- Alors que puis-je faire pour toi, Harry ?

- En fait, il y a une lettre qui est arrivé pour vous à la volière.

- Une lettre ?

Le survivant sentit une crainte inexplicable dans la voix de son professeur.

- Oui, un lettre. J'étais là bas pour dire bonjours à Hedwige, lorsqu'elle est arrivée. La chouette qui la amenée est morte. On aurait dit qu'elle avait été sauvagement attaquée.

Dumbledore tenait la missive entre ses doigts, comme s'il c'était s'agit d'une chose terrible et incompréhensible. Harry attendit qu'il dise quelque chose mais comme le directeur ne semblait pas décidé à expliquer quoi que ce soit, il se résolut à le questionner.

- Professeur, est-ce que ça va ?

- Oui, ça va, ça va… Écoute, Harry, j'aimerais que tu viennes me voir après la fête.

- Qu'est-ce qui se passe ? Cette lettre à un sens particulier ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Je ne l'aie pas encore lue. Tu peux me laisser, à présent.

- Mais…

- Harry, laisses-moi.

L'adolescent sortit du bureau, intrigué et furieux qu'on refuse de lui dire ce qui se passait. Était-il arrivé quelque chose de grave à l'un de leur amis ? Cette lettre était-elle une sorte de signale ? Il avait bien fut la peur dans le regard du vieil homme, lorsqu'il l'avait vu avec la lettre entre les mains. Avait-il eu peur qu'il ne l'ai lue, avant de la lui donner ? Lui faisait-il si peu confiance ?

Il ruminait à tout ça en prenant le chemin de la tour des Gryffondor. Il n'entendit pas les pas précipiter derrière lui et la main qui s'abattit brusquement sur son épaule, le fit violement sursautée. Lyna le regarda d'un air surpris et inquiet.

- Ça ne va pas, Harry ? C'était pas une bonne nouvelle, cette lettre ?

- Je n'en sais rien. Il a refusé de me dire ce qu'elle contenait.

- C'est que ça devait être privé.

- Ouais…Et le professeur Trelawney ?

- Madame Pomfresh s'en occupe. Bon, je passe déposer ça au dortoir. Dit-elle désignant son colis. Ensuite, il va falloir donner une sépulture décente à cette pauvre bête.

- Pardon ?

- La chouette ! Je ne vais quand même pas la laisser là !

Il retrouva un peu le sourire. C'était franchement une fille gentille.

- Je vais venir avec toi. Hagrid pourra sans doute nous indiquer un endroit sympa pour elle.

Ainsi fut-il dit, ainsi fut-il fait. Le demi-géant creusa une tombe largement assez profonde au pied d'un arbre près du lac et les invita dans sa cabane où il déboucha une bouteille pour boire à la santé de la valeureuse messagère tombée en service. Lyna s'avéra tenir l'alcool presque aussi bien que lui. Harry dû cependant les interrompre assez rapidement car l'heure de la fête approchait et qu'il se doutait que le jeune fille aurait besoin d'un peu de temps pour dessouler et se préparer.

- Ha…hic…Harry, t'es vraiment un chouette gars…hic…alors je veux que tu te battes comme un chef…hic…

Et elle lui donna un smack bien humide sur la joue. Il la confia à Hermione; qui eut aussi droit à des bisous baveux et à des paroles d'affection, comme quoi elle était une vrai copine, une sœur, qui savait gardé les secrets et tout et tout…Il monta dans le dortoirs des garçons, désert à cette heure, pour réfléchir à ce qui s'était passé jusqu'à présent.

- Ron, n'essaye pas d'en profiter pour te faire embrasser !!!

- Mais c'est elle qui veut !

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Dumbledore était assis, la tête entre les mains. Il n'avait pas pu expliquer la situation à Harry. Ce garçon n'avait pas besoin d'être soumis à d'avantage de pression. C'était à lui de veiller sur lui jusqu'à ce qu'il soit en mesure d'accomplir sa mission.

Oh, évidemment, s'il venait à l'apprendre après coup, il n'apprécierait sans doute pas et il aurait sûrement raison sur le moment…Il espérait que ce pauvre enfant aurait le temps de mûrir assez pour comprendre que tout ces secret n' avaient eu d'autre but que de lui permettre de vivre un peu heureux.

Flash-back

La porte de son bureau s'était brusquement ouverte alors qu'il réfléchissait aux dernier préparatif pour la fête de ce soir. Il avait relevé la tête surpris.

- Que puis-je pour vous, Sybille ?

Le professeur de divination s'était arrêté devant son bureau et regardait dans le vague. Pris d'un pressentiment, Albus avait contourner son bureau pour venir se placer côté d'elle et écouter attentivement ce qu'elle allait lui dire. Elle chancela un peu, les yeux exorbité, comme si elle était effarée par l'immensité de ce qu'elle apercevait en cet instant même.

Soudain, elle braqua son regard droit dans le sien et commença à parler péniblement d'une voix rauque et essoufflée.

- La prochaine lettre que vous recevrez sera un sinistre présage…La première personne qui l'aura eu entre ses mains avant vous, vous sera arrachée cette nuit alors qu'elle se trouvera entre ces murs mêmes et jamais plus vous ne la reverrez…

Fin du Flash-back