Hello ! J'ai vraiment l'impression que je vis la nuit et que ma journée commence quand le soleil est couché ahah. Je ne respecte pas mon timing depuis quelques semaines, mais au moins je ne le poste pas trois mois plus tard, mais je m'excuse. J'avoue que je me suis réveillé ce matin en hurlant "Oh mon dieu mon chapitre". Enfin bref, le voici le voilà, le chapitre 10 pour lequel je n'avais pas réellement d'inspiration, mais j'ai essayé de faire de mon mieux.

Bonne lecture !

RAR :

Jadounette : AHAH ! Je te l'avais bien dit chérie ! Quand aux répliques en italiques, oui c'est moi qui intervins, on peut dire que je suis la méchante conscience d'Alyssa. Oh que j'aurais aimé te voir t'étouffer ahah.

Chay : AW J'ADORE QUE TU M'APPELLES STRANGIE. Parce qu'en vraie Alyssa, c'est mon personnage, c'est mon bébé, je ne savais même pas qu'on pouvait s'attacher à un personnage qu'on a crée nous-mêmes à ce point. (je me ship avec elle carrément mdrr). Toi aussi, tu me manques.

Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -excepté le principal- et le corps de l'histoire est inspiré des films X2 et X3, les répliques des films seront en italique.


Chapitre 10 : Une deuxième fois ?

— Alyssa, est-ce que tu vas bien ? Tu sembles malade.

La concernée passa une main tremblante dans ses cheveux et les attacha en un de ses habituels chignons qui ressemblait à un ananas avarié. Elle avait des petits cernes foncés sous les yeux qui trahissaient ses joues roses qu'elle avait durement pincées pour avoir un effet bonne mine. D'ailleurs, elle en avait pincé une plus forte que l'autre et on aurait dit qu'elle avait reçu une gifle.

Une gifle d'idiote, pour une idiote.

— Tu joues à cache-cache depuis deux jours et tu me colles comme si ta vie en dépendait. Franchement, je ne peux même plus aller aux toilettes sans que tu ne me suives.

Malicia tendit sa main à son amie et cette dernière s'en empara, intercalant son bras sous le sien la serrant tout fort contre elle. Elle glissa son sac sur son épaule et toute deux se dirigèrent vers leur première heure de cours.

— Je suis fatigué en ce moment. Mes entraînements avec Jean fatiguent mon esprit et j'ai souvent des migraines.

Oui, c'est ça.

— Un point pour le fait que tu es souvent introuvable, mais pourquoi tu es toujours accroché à moi comme cela. fit-elle en montrant leurs bras entrelacés en rigolant.

— Tu es mon amie.

— Dis plutôt que je suis la seule.

— Tout comme moi, pour toi.

Alyssa esquissa un petit rire et serra encore plus son étreinte autour du bras de la brune. C'était vrai, elle n'avait aucune autre amie appart Malicia sans compter Bobby. Les élèves ne l'approchaient pas la trouvant plutôt anti-sociable et étant dorénavant la deuxième télé kinésiste incontrôlable de l'Institut.

Tu n'aurais pas oublié l'Allumette ?

L'Allumette, entre autres, était la raison de son comportement. Elle restait toujours en présence de quelqu'un depuis le soir où ils avaient celé leur "marché sexuel". Toujours accroché au bras de Malicia, même lors de son jogging matinal, elle obligeait Bobby à venir avec elle. Lorsqu'elle était seule à l'angle d'un couloir, elle courrait jusqu'à croiser quelqu'un de sa connaissance, même si c'était Tornade. Elle avait même failli tomber hier en courant dans les escaliers.

— Toi, tout va bien ?

Alyssa lança un regard rempli de sous-entendus à la brune et cette dernière rougi automatiquement. La jeune rousse trouva ça drôle, voir très drôle.

Tu es pareille.

— Disons que niveau contact physique ça n'avance pas vraiment, même pas du tout.

— Ça, je le comprends.

— Mais, reprit-elle, il m'a clairement fait comprendre éprouver des sentiments pour moi.

— Comme ci tu ne le savais pas, comme ci le monde entier ne le savait pas ! renchérit la rousse en rigolant.

A son tour Malicia rigola et enfonça son doigt dans la joue de la rousse, la frappant à plusieurs reprises laissant un petit point rouge dans sa peau marquant très vite.

— Oui mais l'entendre c'est toujours différent.

Alyssa ouvrit la bouche pour répliquer, mais ne trouvant rien à redire, elle la referma, de plus le Glaçon sur patte fou amoureux de la fille intouchable venait d'arriver. Comme tous les matins, il embrassa le front d'Alyssa et caressa le bras de sa "petite amie" à travers le tissu de son pull. Il s'engagea dans une long monologue et Malicia le dévorait des yeux tandis que la rousse était intéressée par une autre chose.

Ou une autre personne.

L'Allumette surgit de nulle part comme à son habitude et baragouina une sorte de bonjour comme à son habitude puis il jeta un coup d'œil à la jeune télé kinésiste. Coup d'œil dont elle eut l'impression qui lui brulait toutes les parties de son corps. Elle le fusilla du regard, s'écartant un peu plus derrière Malicia comme si ça allait la protéger de ses pulsions hormonales et rien que dans ce geste tout faisait croire qu'elle ne pourrait pas s'en empêcher. John esquissa ce petit rire sadique dont lui seul avait le secret et s'éclipsa à l'intérieur de la salle de classe.

Il fut vite suivi par Bobby qui s'installa à ses côtés et qui lui posa une question qu'Alyssa essayait d'entendre, mais elle n'entendit rien et s'affala nonchalamment sur sa chaise aux côtés de sa bonne copine Malicia.

Le cours touchait presque à sa fin que sa tête glissa le long de son bras et s'écrasa contre la table en bois, la réveillant brutalement. Alyssa soupira et se frotta longuement les yeux, les enfonçant dans ses orbites et lorsqu'elle les rouvrit plusieurs taches noires vinrent obstruer sa vue.

— Alyssa, ce n'est pas la première fois que tu t'endors lors de mes cours. fit la voix douce d'Ororo.

La sonnerie retentit, l'empêchant ainsi de continuer.

— Alyssa, attends ici.

La jeune rousse ronchonna et rangea ses bouquins dans son sac qu'elle glissa sur son épaule. Elle s'appuya contre sa table, regardant chaque élève partir. Kitty traversa le mur en courant, deux filles aux cheveux rose et bleu coururent jusqu'à l'extérieur en rigolant et ainsi de suite. Malicia s'arrêta devant elle et Bobby posa ses mains sur ses épaules, son pull l'empêchant d'entrer en contact avec sa peau meurtrière.

— Je vous rejoins pour le prochain cours.

Malicia lui répondit d'un sourire et s'en alla, tirant Bobby par la manche. Ce dernier pinça la joue d'Alyssa et suivit la brune. Elle croisa le regard de l'Allumette et ce dernier sembla attendre lui aussi, la fixant d'un regard indescriptible. Mais Tornade l'incita à sortir et il ronchonna en trainant des pieds vers l'extérieur. Lorsque enfin la classe fut vide, la jeune fille se tourna vers Tornade.

— Assied toi je t'en pris.

Alyssa ne se fit pas prier et s'affala de nouveau sur sa chaise. La femme aux cheveux blancs prit une chaise à son tour et la plaça devant le pupitre de son élève, elle s'assit dessus et croisa les bras contre la table tandis que la rousse croisait les siens contre sa poitrine.

— Qu'est-ce que qui se passe en ce moment Alyssa ?

— Je suis fatigué. répondit-elle.

— Il n'y a pas que cela, je le sens.

— Vous aussi vous êtes télépathe ?

Alyssa avait posé cette question plus froidement qu'elle ne l'aurait espéré. Mais il y avait quelque chose chez cette femme aux cheveux blancs qu'elle n'aimait pas.

Tornade était tellement gentille, elle prenait soin de ses élèves comme s'ils étaient ses propres enfants. Elle était généreuse, offrant son aide à qui en a besoin étant prête à se plier en quatre pour les personnes qu'elle aime. Les besoins des autres étaient ce qui passaient bien avant tout, avant ses propres besoins.

C'était peut-être cela qu'elle n'aimait pas, car derrière ce masque de Madame Parfaite se cachait une colère et une rage extrême. Mais ce qu'Alyssa ne savait pas, c'est que cette colère était dirigée vers les humains. Comme pour elle.

— Mes parents me manquent.

— C'est normal.

Elle n'y avait jamais réellement pensé depuis qu'elle était arrivée dans cet Institut pour mutants. Mais maintenant que le temps passait et qu'elle y était depuis presque plus de deux mois, elle commençait à se rendre compte de ce qu'elle laissait derrière elle.

— Je suis partie comme ça, sans un mot. dit-elle, la voix tremblant légèrement.

Tornade allait dire quelque chose la rassurant, mais les yeux brillants de son élève la dissuadèrent et elle la laissa continuer ainsi. Pour une fois qu'Alyssa Fray se confiait à elle.

— Je ne sais même pas s'ils me recherchent, je n'ai même pas pu leur dire au revoir ou quoi que se soit d'autre par exemple le fait que je suis une foutue mutante.

Elle tapa dans la table et laissa ses larmes couler le long de ses joues roses. C'était la première fois qu'elle pleurait -deuxième fois plus tôt- et elle se trouvait faible. D'habitude elle se contentait de lutter et d'empêcher ses larmes de s'échapper, mais à cet instant elle n'en avait pas la force. Tornade essuya l'eau salée de ses pouces et releva le menton de la jeune adolescente.

— Je sais que c'est dur Alyssa et je ne crois pas le contraire. Malheureusement il est impossible pour toi que tu retournes là-bas parce que..

— Je sais je suis un danger. la coupa t-elle.

— La société est un danger.

Alyssa fronça les sourcils et essuya rageusement ses joues humides, elle détestait vraiment cette sensation.

C'est humain de pleurer et je n'arrive pas à croire que je dis ça moi-même.

— Ce qu'il y a de plus étrange, Tornade. C'est que je n'ai même pas envie de retourner chez moi et pourquoi ? Parce que j'ai peur, je fais comme si ce changement m'affecte et que je n'arrive pas à oublier ma vie parce que c'est ce qu'une personne saine d'esprit ressentirait. Mais moi, je ne ressens rien de tout ça.

Tornade écoutait avec toute son attention la jeune fille. Cette dernière soupira et passa ses mains contre son visage, le frottant si fort qu'il commençait à rougir. Elle se releva en faisant grincer la chaise comme toujours, les chaises de cette école grinçaient toutes, ce qui était une chose tout à fait désagréable.

— Peu importe, ça passera je vous le promet.

Tornade se leva à son tour et posa une main sur l'épaule de la rousse, elle avait la main chaude. Pas brûlante comme celle de l'Allumette, mais tout simplement tiède.

Pourquoi par tous les démons de l'enfer, pourquoi tu penses à lui ?

— Je l'espère.

.

.

Une nouvelle fois, elle avait passé sa journée à suivre Malicia de très prés, et une nouvelle fois cette dernière l'avait sermonner quand elle l'avait suivi jusque dans les toilettes. Malicia trouvait son comportement étrange, car elle avait toujours l'habitude de passer son temps dans la salle d'entrainement à abattre de coup de poing un sac de sable, ou encore à lire tout les livres de la bibliothèque jusque tard le soir.

Elle la trouvait très solitaire d'habitude et voilà que du jour au lendemain, elle pouvait presque reconnaître l'odeur de son parfum et combien de fois par jour elle clignait des yeux. Mais Alyssa ne pouvait pas lui en révéler la cause, elle était certaine que l'Allumette n'en avait pas parler à Bobby et qu'il gardait cette "relation" bien secrète.

C'est plus excitant, ça va de soi.

Elle-même ne voulait pas que ça se sache, c'était son petit secret égoïste. D'ailleurs, elle ne savait toujours pas pourquoi elle avait accepté, et elle n'en aurait toujours aucune idée jusqu'à ce qu'elle se retrouve seul de nouveau avec l'Allumette.

D'ailleurs, ce moment n'allait pas tarder à arriver, mais ça elle n'en avait aucune idée.

Malicia avait disparu et était introuvable, à vrai dire, elle avait fait tout son possible pour se débarrasser de la rousse et d'avoir un moment seul à seul avec Bobby. Ce qui était plutôt absurde et tant donné qu'appart se parler ils ne pourraient pas faire grand chose.

Alors Alyssa marchait rapidement dans les couloirs à sa recherche, mais au bout d'un moment, elle en eut assez. Elle venait d'arriver devant les grandes portes de la bibliothèque et elle ne put s'empêcher d'y rentrer.

L'odeur des livres était quelque chose qu'elle avait toujours apprécié, ainsi que le silence des bibliothèques. Elle avait son petit coin dans cette grande pièce, ce petit coin où il n'y avait personne. Juste à côté de la grande fenêtre sur le petit fauteuil vert en dessous d'une grande lampe poussiéreuse.

Alyssa dériva longuement entre les étagères remplies à ras bord de bouquins aussi passionnants les uns que les autres. Elle fit léviter trois gros livres de sciences fiction et elle s'installa tranquillement dans son fauteuil plus que confortable. Elle avait bien l'intention d'y passer la moitié de la nuit, n'étant pas du tout fatigué.

Malheureusement sa paix fut de courte durée car lorsqu'elle boucla le chapitre treize du premier livre qui n'était autre que Dracula -un chef d'œuvre je dois dire- la porte claqua et elle entendit des pas venir jusqu'à elle. Pendant ce qui lui parut un cours instant, elle eut soudainement chaud.

Dommage pour toi, chérie.

Alyssa referma son bouquin et le posa sur la grosse pile, un nuage de poussière s'en échappa et elle toussota longuement, trahissant par ailleurs sa présence. Elle remonta la fermeture éclair de sa veste jusqu'a son cou et se leva. Puis elle arpenta discrètement les étagères, tourna à droite, à gauche, de nouveau à gauche, puis à droite.

Une puissante poigne s'empara de son poignet et elle se sentit propulser en arrière et sa tête cogna contre une étagère, faisant s'écrouler un des livres à la couverture rouge.

— La bibliothèque n'est pas une bonne cachette pour toi.

La jeune fille soupira et se détacha de la poigne de l'Allumette, ce dernier se recula et s'adossa contre l'étagère juste en face d'elle. Alyssa ouvrit sa bouche dans l'intention de dire quelque chose, mais elle se rétracta, n'ayant vraisemblablement rien à dire.

— Je t'ai cherché.

— Bien, tu m'as trouvé. fit-elle froidement.

John afficha son sourire carnassier et passa une main dans ses cheveux bruns, geste qui ne manqua pas d'attiser la jeune fille. Elle se mordit la lèvre si fort qu'elle sentit le gout métallique de son sang couler dans sa bouche.

Pourquoi au grand pourquoi elle n'arrivait pas à appliquer ses résolutions, c'est-à-dire se retenir pour son plus grand bien.

A moins que se soit l'inverse..

Parce qu'il est sexy, tu ne peux pas le nier.

— Se serait trop te demander de me laisser retourner à ma lecture ?

— Ça m'embattrait légèrement, oui.

Alyssa tenta de se reculer un peu plus, mais se cogna contre l'étagère une nouvelle fois et un nouveau livre tomba. Elle ne prit même pas la peine de le ramasser ainsi que le premier, elle tendit simplement la paume de sa main vers le sol et les deux livres reprirent leurs places aussi vite qu'ils étaient tombés.

— Je me suis ennuyé depuis la dernière fois, Alli.

Alli.

Il l'avait appelé Alli. Ce n'était pas Alyssa, mais c'était une part d'elle-même de son humanité. Il l'appelait toujours "Strangie", la nommant par sa mutation. Elle n'aimait pas cela, pour elle n'était pas une mutante à part entière et voulait toujours être considéré comme normale.

Beurk, quelle niaiserie tu vas me faire vomir.

— Pas moi.

John posa une main contre son cœur, faisant semblant d'être vexé.

— Oh, se me touche.

Elle ne put s'empêcher de rire discrètement face à cette petite scène et se haïssa encore plus de le trouver drôle.

Il s'avança vers elle, avalant les derniers centimètres qui le séparaient et pencha la tête sur la droite en la détaillant de haut en bas. Elle avait toujours son chignon qui tombait sur le côté de sa tête, épuisé par la journée. Son sweat beige faisait ressortir la couleur de ses cheveux et son jean épousait parfaitement ses courbes. Tiens pour une fois qu'elle portait un jean.

John entortilla une mèche de ses cheveux autour de son doigt et l'examina comme si c'était la chose la plus étrange, mais à la fois la plus merveilleuse du monde.

— Tu as des cheveux vachement étranges.

— Ce n'est pas la première fois que l'on me le dit.

L'Allumette étira encore plus son sourire.

— Ils sont beaux... chuchota t-il.

PARDON ?

— Je te demande pardon ?

Le brun haussa les épaules et rapprocha son visage du sien. La rousse se surprit elle-même à approcher son visage aussi, et sa conscience leva les yeux au ciel.

Je te ne le fais pas dire.

— Encore ? souffla t-elle du bout de ses lèvres.

Alyssa ne se reconnaissait pas, une partie d'elle-même devrait le repousser et c'était cette partie qui devait gagner. Mais l'autre partie qui avait envie de lui sauter au cou commençait à prendre le dessus sur l'autre. Cette haine qu'elle ressentait à son égard se dissipait et se transformait en un désir brulant. Aussi brulant que l'Allumette.

— Pourquoi pas.

L'Allumette passa sa main sous le sweat de la jeune fille et caressa doucement sa peau, qui se recouvrit de frisson à ce contact. Elle tenta de freiner le flux d'émotions qui se derversait en elle, comme une droge dans ses veines, mais c'était une chose qu'elle ne contrôlait pas encore. Ainsi, elle ressentit tout ce que le jeune homme ressentait.

Cet habituel désir sauvage.

— Il y a personne ?

— Uniquement nous deux.

C'était assez pour inciter Alyssa à se laisser faire et elle-même à prendre les devants. Elle tira sur le jogging de John et glissa ses mains à l'intérieur. Il avait la peau chaude comme toujours, alors qu'elle avait la peau froide comme toujours peu importent les circonstances.

Leurs mains se baladaient sur le corps de l'autre, sous le sweat d'Alyssa ou sous le t-shirt de John. A l'intérieur du jogging de ce dernier, qui était une matière souple et facile d'accès contrairement au jean de la rousse. John déboutonna le jean de la jeune fille et défit sa braguette puis il tira sur le sous-vêtement d'Alyssa. Qui n'était autre qu'un joli string en dentelle d'un rose très voyant.

Avoue, tu as fait exprès.

Car en effet depuis peu, elle prenait la peine de porter de jolis sous-vêtements, fouillant même dans le tiroir de Malicia. Coïncidence ?

Je ne crois pas.

Aucun d'eux n'approchait ses lèvres pour venir à bout de la tentation, mais ils ne le firent pas se contentant de faire durer le désir, mais aussi le suspense. Plus ils prenaient leurs temps, plus il y avait de risques que quelqu'un rentre dans la bibliothèque.

Non mais vraiment, passez la seconde quoi. Vous êtes désespérant.

Finalement, John coupa les derniers centimètres, définitivement et succomba à cette tentation en se jetant sur les lèvres de la rousse. Toujours de cette manière sauvage et sur d'elle, n'ayant rien de doux. N'ayant rien d'un baiser passionné et amoureux, non, c'était loin de là, c'était un baiser sauvage et presque douloureux tellement ils se mordaient les lèvres jusqu'au sang.

— Attend. Je ne peux pas faire ça.

John soupira en levant les yeux au ciel, il posa une main contre l'étagère et s'appuya dessus. Cette fois s'il dévisageait la jeune fille d'une manière indescriptible. Alyssa tenta de lire en lui et effleura doucement la paume de sa main, mais elle la retira rapidement en voyant rien d'autre que de l'incompréhension. Ce qui était normal dans un sens, mais pas venant de lui.

— Tu as peur que notre petit arrangement ne soit découvert ? fit-il froidement.

— Non je veux dire, pas ici.

Alyssa lui sourit et c'était la première fois qu'elle lui souriait. Bien évidemment ça n'avait rien d'un sourire sincère, mais simplement un sourire sarcastique comme lui. Il lui rendit son sourire et s'empara de sa manche, la tirant à l'extérieur de la bibliothèque. Ils montèrent les escaliers par de grandes enjambées et se retrouvèrent vite devant la chambre numéro 26.

Le jeune homme s'empara de ses lèvres à nouveau et ouvrit la porte derrière eux. Mais juste avant de s'y glisser, ils entendirent le petit cliquetis d'un verrou de porte. Alyssa poussa le jeune brun si fort qu'il faillit tomber, elle arrangea les mèches qui tombaient sur son visage tandis que John passa ses mains sur son t-shirt froissé et tentait vainement de reprendre une respiration normale.

— C'est bon Pyro, je mettrais ton nom sur la feuille du devoir ne t'en fais pas !

John fronça les sourcils et la jeune rousse lui répondit d'un hochement de tête derrière lui. Il se tourna et vit arriver Kitty.

— Salut John. Salut Alyssa. fit-elle de son habituel ton jovial insupportable.

Horrible Kitty Pryde.

— Salut Kitty, qu'est-ce que tu fais ?

— Je n'arrive pas à dormir, je vais faire un tour à la bibliothèque.

Alyssa lança un regard à John du genre "Je te l'avais bien dit" et ce dernier leva les yeux au ciel. Kitty sourit à la jeune rousse et cette dernière lui sourit d'une façon des plus hypocrite possible. Puis lorsque la petite brune tourna à l'angle du couloir, Alyssa agita sa main et déplaça le coin du tapis faisant trébucher Kitty de tout son long sur le sol.

Au premier abord, elle avait apprécié Kitty, mais depuis que cette dernière lorgnait sur Bobby, elle lui était devenue plus qu'insupportable. Pour elle comme pour sa super copine, Malicia.

Quelle histoire enfantine je vous jure.

— Tu ne l'aimes pas ?

— J'ai l'air de l'aimer peut-être ? fit-elle en arquant un sourcil.

John acquiesça en rigolant, il regarda à l'autre bout du couloir d'ou Kitty venait difficilement de se relever puis derrière lui.

— Bien où en étions nous ?

— A toi de me le dire. renchérit-elle, choqué par ses propres dires.

Le brun haussa les épaules et se jeta sur elle pour la troisième fois depuis la bibliothèque. La troisième fois était enfin la bonne après tout, car cette fois-ci, ils ne seraient pas dérangés par une quelconque intrusion. Malicia n'était pas là, et durant quelque seconde Alyssa se demanda où elle était, mais les mains expertes de John lui firent vite oublier sa question.

Il la poussa sur son lit parfaitement fait et elle qui était très maniaque ne pensa pas une seule seconde à l'état dans lequel il devrait être maintenant.

Prend le lit de Malicia tend que tu y es, vieille fille.

John tira sur l'ourlet du sweat noir de la jeune fille et le lui retira, elle ne portait pas de t-shirt en dessous, mais juste son soutien-gorge noir ce qui fit sourire le jeune homme. Il continua de l'embrasser toujours aussi sauvagement tandis qu'Alyssa s'attaquait à son t-shirt, elle tira si fort dessus qu'elle manqua de l'arracher.

Il tira sur son jean et glissa sa main à l'intérieur, puis à l'intérieur de son string rose. La jeune fille se mordit la lèvre et enfonça ses ongles dans le dos de John quand elle sentit deux doigts pénétrer son intimité. John l'embrassa, étouffant ainsi de peu son gémissement. Il valait mieux ne pas trop faire de bruit étant donner que les murs n'étaient pas si épais qu'ils en avaient l'air et laissait bien passer le son.

Moi, j'entends tout et ça me dérange, mais ça par contre on s'en fou.

Finalement, Alyssa prit les devants et poussa John, se retrouvant ainsi à califourchon sur lui. Il embrassa le bas de sa mâchoire et descendit vers son cou où il laissa encore une fois une belle marque rouge. Comme une marque de son passage, une marque de sa propriété.

.

.

— J'arrive pas à dormir.

Alyssa soupira et tira un peu plus sur le drap, cachant sa poitrine dénudée.

—Je ne t'ai pas demandé de dormir avec moi non plus. fit-elle.

Elle se tourna vers l'Allumette qui prenait presque tout la place dans son petit lit une place. John s'empara d'une de ses mèches rouges et l'enroula autour de son doigt avant de la relâcher sur l'épaule de la jeune fille, puis de caresser doucement sa joue. Alyssa fronça les sourcils, étonnée de ce comportement plutôt affectueux.

Ew.

Mais John se rattrapa très vite et esquissa un petit sourire carnassier en désignant du doigt le lit vide de Malicia.

— Elle n'est pas là, alors pourquoi devrais-je ne pas en profiter ?

— Alors cesse de te plaindre et dors.

Elle se retourna de nouveau et sentit le bras de John s'enrouler autour de sa taille. Fermant doucement les yeux, elle tenta de sombrer dans les bras de Morphée comme elle sombrait dans les bras de l'Allumette.

— Mais j'arrive pas à dormir quand je suis dû côté de la fenêtre.

Il l'entendit soupirer violemment et ne put s'empêcher de rire. Alyssa se tourna et afficha les gros yeux. Elle se releva, cachant sa poitrine à l'aide du drap.

—Très bien prend ma place.

La jeune fille passa au-dessus de John et il prit sa place. Il s'installa de nouveau, le dos d'Alyssa contre le torse de John et ce dernier un bras autour de sa taille. Elle ferma de nouveau les yeux.

Vous êtes tellement mignon.

— J'arrive toujours pas.

— Je vais te tuer. grogna la jeune fille.

Elle se retourna vers John et le poussa du lit. Puis elle se releva entourant le drap autour de son corps frêle. Elle s'empara alors de toutes les affaires de John et lui jeta au visage, avant de le prendre par le bras et de le mettre à la porte.

— Le tapis du couloir est très confortable tu verras.

Sinon il y avait le lit de Malicia, bande d'idiots.