Posté OFFICIELLEMENT le : 1er Avril. BIG JOKE : C'est l'histoire de Théodore, Blaise et Draco sur un bâteau. Blaise tombe à l'eau. Qui reste-t-il ?
Posté OFFICIEUSEMENT le : 30 Mars ~ pour m'excuser de ne pas pouvoir répondre aux reviews présentement et ne pas avoir posté vendredi dernier. Pour plus d'explications, veuillez lire la note.
ENVISAGER UN COÏT AVEC SEBARRYA SUR DU NIRVANA ? FAIT. RENTRER DE CHEZ ELLE A 22H EN CATIMINI ? FAIT. LUI DIRE QU'ELLE EST FOLLE ? FAIT. LA CHARMER ? A REFAIRE...
~ Note du pourquoi du comment de l'absence métaphysique de Dieu en jour de sabbah de la douzième semaine du calendrier : Si je n'ai pas posté de chapitre vendredi prochain c'est parce que mon notebook m'a lâché. J'ai limite pleuré devant mes parents. Ma mère m'a consolé comme si on venait de perdre un membre de la famille et mon père m'a promis de m'acheter un Apple (ça, je n'oublierai pas). Du coup, j'emprunte leur magnifique ordinateur sans scrupule. Ah, j'aime la compassion de mes géniteurs quand ils savent à quel point j'aime mes objets électroniques. C'est le truc qui peut me faire flancher dans une conversation diplomatique. Mais ne pensez pas que je suis aussi capricieuse : - un peu mais y'a pas que ça - sur mon notebook il y avait le Tome 1 bouclé de mon roman, le Tome 2 en préparation, quelques nouvelles plus tous mes cours depuis le début de l'année et mes centaines et centaines et centaines de musiques. Plus une vidéo de mon sims homme en train d'accoucher. Donc bon =/ C'était la loose de la semaine. Maintenant, j'ai pu récupérer mes fichiers. Je suis rassurée et j'essaie d'emprunter le pc parental dès que faire ce peut sans abuser de leur... Pouffsoufflisme.
Note : Why Nott ? [Où comment faire la pub d'un OS de manière légèrement détournée.]
Post-It qui fait aujourd'hui une page de journal - La Gazette de Dairy : Putain, dernièrement je me suis tapé un big trip. Hormis le fait que je m'amuse à écrire un mpreg quand je m'ennuie, eh bah, figurez-vous que j'ai rêvé d'une scène trop... * bave * Donc ça serait à base de Blaise. Et moi j'étais là, les yeux mi-clos, à cligner des yeux bêtement sur ma table d'amphi, avec un vocabulaire se basant à : "Agneuh ?" Du coup, j'ai la musique qui colle trop avec la scène trop trop trop bien (du moins, dans ma tête elle est bien hein, après je vous raconte pas le décalage). Nan mais je suis une fan inconditionnel de Blaise. D'ailleurs, mon prof de science po a failli voir sa photo de lui nu alors qu'il passait derrière mon pc (ne pas mettre de fond d'écran suspect). Par contre le VRAI Blaise du cours de Science Po que je drague, lui, l'a vu. [...] Il a VU mon Blaise à poil. Il a RIGOLE. Et moi j'ai fermé si fort mon notebook qu'une amie a sursauté. Y'a qu'à moi que ça arrive. Screugneugneu. Mais c'est un petit mal pou un grand bien * sourire aguicheur * le vrai Blaise me trouve à son goût les amis... * sourire à faire fondre un igloo * Seconde nouvelle : j'ai parlé au magicien qui m'a inspiré Draco. A la base, il ne devait pas être magicien. Mais en traînant sur Paris, j'ai vu ce mec trop craquant, qui faisait des trucs magiques et tout ça. Du coup j'avais râté 30 min d'Histoire de l'Afrique. Mais ça en valait la peine. Et là je suis allée lui parler à la fin de son numéro. Je lui ai demandé ce qu'il ressentait lorsqu'il faisait de la magie. Puis ça a été magique...
J'AIME LES RENCONTRES IMPROMPTUES DANS PARIS.
Mot de la Bêta - Eve JHoang : Ah, ça fleure bon l'Amûûûr tout ça… et donc, ça sent aussi la catastrophe, bien sûr 8D. Savez-vous combien j'aime les catastrophes ? [Dairy : Bêta d'amûûr, sache que j'adore tes petites corrections qui me font rire comme une dingue. Te l'avais-je déjà dis ?]
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~ Je ne suis jamais décoiffée. J'imite juste Luna. Episode 3/4 de la série.
Baba O'Riley
Single 11: « Walk Like An Egyptian »
"Walk Like An Egyptian" – Bangles. 1986. Piste de 3min 24. Une chanson qui s'emballe dès la première seconde. Il n'y a rien de plus sexy qu'une femme jouant de la guitare avec une jupe si courte que l'on voit sa culotte. Rythmé. Suave. Féminin. Puissant. Délectable. Culte. Un orgasme. Complètement oh whey oh.
All the old paintings on the tombs
They do the sand dance don't you know
If they move too quick (oh whey oh)
They're falling down like a domino
All the bazaar men by the Nile
They got the money on a bet
Gold crocodiles (oh whey oh)
They snap their teeth on your cigarette
Walk like an Egyptian…
« La séparation de 1989 n'est pas due à une mésentente entre nous quatre, mais simplement à la lassitude ressentie à avoir passé les années 80 sur la route, sans jamais s'arrêter », Susanah – membre du groupe.
« C'est ainsi qu'il est devenu le plus grand des fêtards […], buveur invétéré et drogué notoire, et surtout l'être le plus drôle que je n'ai jamais rencontré », Beigbeder, Mémoire d'un jeune homme dérangé, p-24.
« Nuit blanche en couleurs », F.M. à partir de coupures de presse (sans prétention aucune).
« La mythologie ? C'est la Bible des historiens », F. M. (sans prétention aucune)
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Danser est un acte sexuel puissant.
Le corps se mouvait explicitement, aguicheur, tentant. C'était inné et universel : au bout de quarante-sept minutes et cinquante-six secondes, tout homme normalement constitué quittait ses inhibitions pour se trémousser comme la pire des traînées.
Au bout d'une heure quinze, on passait des dandinements aux déhanchés.
Et, trois heures plus tard, la fille plus jolie de l'univers pourrait danser comme une guenon en chaleur – exténuée et le maquillage dégoulinant.
La musique rendait dingue.
Danser en groupe, les lumières jouant sur les visages, jeux de mains jeux de vilains, ça équivalait à fumer un putain de cigare ensemble. On pouvait également se découvrir sacrément bon danseur après avoir bu deux Tequilas. Tu bois deux shoot. Tu te shoot dans les toilettes. Tu shoot quelqu'un sur la piste de danse.
Harry avait les bras autour du cou de Draco, leur corps imbriqués l'un dans l'autre.
Ils s'en foutaient pas mal du génie du Dj. Ils voulaient juste s'éclater les tympans, puer la baise et l'alcool. Ils se désiraient entre deux pas de danse, s'imprégnant de l'odeur de l'autre entre les frottements de tissus. Harry pouvait discerner l'érection de Draco frottant contre le bas de son ventre.
Il lui rendit un sourire désarmant et continua de se trémousser.
Ils avaient poursuivi la fête du Baba O'Riley au Néon avec quelques amis à eux – Théodore, Bill et Lee. Il y avait une soirée à thème : l'Antiquité.
A l'entrée de la boîte de nuit, on louait un costume et les bénéfices seraient reversés au Sidaction. Le maquillage, trait noir sous les yeux, était un stade obligatoire pour entrer dans la boîte de nuit.
Les hommes du Néon étaient divisés en trois catégories : Les Romains, les Grecs et les Egyptiens.
Les Romains payaient plus cher leur entrée, mais bénéficiaient du carré VIP sans prépaiement. Ils étaient tous vêtus d'une tunique rouge et d'une couronne de laurier et des sandales. L'organisateur avait fait en sorte que la tenue soit tout de même pratique pour danser, et à enlever… les Romains étaient tous les hommes exclusivement actifs de la boîte de nuit.
De l'autre côté, il y avait les Egyptiens, qui avaient le droit à deux boissons gratuites supplémentaires au bar et montraient qu'ils préféraient occuper le rôle du passif. Ils étaient torse nu et ne portaient qu'un pagne blanc ainsi que le pastiche des pharaons.
Pour les autoreverses, on les avait rebaptisé les Grecs. Ils portaient une tenue blanche, en toile, avec bordure bleu indigo, ainsi qu'un bandeau d'une couleur identique.
Les vestiaires étaient bondés et on perdait du temps à se changer, mais cela valait le coup, pensa Harry.
En effet, l'intérieur du Néon avait été entièrement réaménagé : de fausses colonnes blanches avaient été disposé ci et là ainsi que des petits palmiers. La piste de danse avait été délimitée par des lignes qu'on voyait dans les gymnases. Des blocs de faux-marbres servaient de comptoirs pour se servir du punch ou de cendrier.
Des danseurs professionnels bougeaient sur une estrade en forme de gradin un slip transparent dont le devant était une feuille de vigne – de loin, on pouvait même croire que la feuille tenait d'elle-même, comme par magie. Des coupes de fruits abondantes avaient été disposées le long du bar.
En entrant, Draco avait pris une grappe de raisin qu'il avait suspendu au-dessus du visage d'Harry. Ce dernier était en Grec et portait très bien sa tenue. Bill aussi avait décidé d'être Grec – il avait attaché ses cheveux en catogan bien que cela fasse très celte et barbare.
Théodore était le seul vêtu en Egyptien. On lui avait tanné la peau au stand de maquillage grâce à du fond de teint.
Harry s'était imaginé qu'il ne le ferait pas, coincé comme il l'était. Mais finalement, Théodore s'était prêté au jeu avec une facilité déconcertante.
Lee et Draco avaient été très fiers de se balader en tenue de Romains et se retournaient sur les beaux garçons du Néon sans aucune gêne.
Pourtant, c'est dans les bras d'Harry que Draco finit sa soirée.
Ils n'auraient su dire depuis combien de temps ils dansaient.
C'était intemporel.
Les rouages de la mécanique s'affolaient sur le dancefloor. Finalement, au bout de longues minutes et pistes musicales interminables, leurs mouvements se firent plus floues, saccadés, comme la danse du robot. Ils s'accrochaient désespérément l'un à l'autre pour ne pas sombrer. Leurs corps dansaient comme s'il s'agissait d'un besoin vital, d'une respiration.
- Tu danses plutôt bien, dit Harry aux creux de l'oreille de son partenaire.
Draco ne répondit rien et pressa un peu plus leur deux corps : ils formaient une matière presque malléable, enchevêtrés l'un dans l'autre.
Harry gémit en sentant le sexe de Draco coincé contre sa tunique, appuyer sur son ventre. Le bruit luxuriant fut happé par la sono démente de la boîte de nuit. Harry en avait mal à force de le désirer. Désirer ce corps si fort, si violemment.
Harry laissa un espace entre ses jambes et Draco y pressa doucement son genou. Harry rejeta sa tête en arrière et profita amplement de la sensation. C'était grisant. A cette seconde, même le tango n'était pas aussi sensuel.
Danser est un acte sexuel puissant et ils s'amusèrent à le prolonger jusqu'au bout de la nuit. Sur de la techno, ils baisèrent tout debout. Les mains de Draco plongèrent jusqu'à ses fesses. Il les toucha impunément et les malaxa. Dans la cohue de la boîte de nuit, cela aurait pu être les mains de n'importe qui.
Harry se mordit les lèvres et tenta tant bien que mal de continuer à danser. Il prenait son pied.
Ils baisaient sur de la techno.
Quiconque passait par-là aurait jugé cela indécent. Mais qui se serait attardé sur deux personnes dansant dans une boîte de nuit ? Ici, tout le monde faisait de même.
Ils étaient tous en plein orgasme sur le dancefloor, les cheveux collés sur le front par la sueur, les yeux hagards et de l'alcool au bout des lèvres.
Une bouteille de rhum arriva sur le comptoir, Draco la saisit et se la renversa sur le corps, à partir de la gorge, tant la fièvre était forte. Harry lécha les traînées envoûtantes. Il s'enivra de sa peau.
Quelques gouttes longèrent son chemin de paradis pour une nette descente aux enfers. Harry les survola du bout des doigts puis les lécha en regardant son partenaire droit dans les yeux.
- Tu es sûr que tu ne fais que danser ? demanda Draco avec un large sourire.
- Absolument certain ! répondit Harry en haussant la voix pour se faire entendre par-dessus la mitraillette des basses.
Plus le temps passait, plus la musique ne devenait qu'un détail, un papier-peint sonore, un nuage infime dans un ciel à l'infini. D'ailleurs, ils ne respectaient aucunement le rythme.
Ils préféraient suivre leur rythme à eux, créant leur propre mélodie. Harry passa sa main sur le velours de sa toge romaine, se délectant de la douceur du tissu.
L'aube s'invitait doucement sur Londres.
Les premières lueurs du soleil couraient de toit en toit, de rideaux en rideaux, de pièce en pièce, mais ne parvenant jamais à percer la chambre noire qu'était le Néon.
Là-bas, c'était la débandade de l'humanité sur quelques chutes de reins. La décadence des Romains, Grecs et Egyptiens. Bacchus ici célébré, n'étant pas venu : il ne se sentait en rien concerné. Sodome se consumait dans un brasier éternel. Gomorrhe tombait dans les abysses de l'oubli poppérien. Babylone qui s'écroule sous le poids de ses vanités, la tête la première dans la cuvette des toilettes. La traversée du Styx de la techno causant migraine et trépas aux Odysseus du Néon. Passant de Charybde en Sylla, le danseur se tâte entre déjection d'urine ou de vomi. [1]
Eros, Adonis, Narcisse, Apollon et Mars finissent alors par se rejoindre au centre de la piste de danse, exténués :
- Le Néon va bientôt fermer, souffla Bill, les yeux tirés. On rentre ?
Draco répondit par un grognement.
- Je suis fatigué, dit Théodore. Je vais aller dormir. Ce n'est pas dans mes habitudes de passer la nuit à danser… je ne m'y ferai sans doute jamais.
Harry et Draco étaient toujours collés, leurs regards ancrés l'un dans l'autre. Ils étaient dans leur univers, à des milliers d'années lumières.
- Bon, on devrait sans doute les laisser, concéda Théo. Tu… tu m'accompagnes chez moi ?
- Oui, pourquoi pas ? J'ai vu Lee s'en aller en très bonne compagnie, alors…
Théodore et Bill disparurent du Néon.
Peu à peu, la boîte de nuit se vida et il ne resta plus que quelques couples enlacés. Pour finir la soirée en beauté, le Dj fit un mix entre du David Guetta et du Bangles – Walk Like An Egyptian.
Draco intercepta une bouteille de champagne qui revenait encore pleine du carré VIP et la but à grandes goulées. Il en versa dans la bouche d'Harry.
En général, Harry trouvait le champagne dégueulasse. Mais là, à cet instant, c'était la plus grande cuvée de toute sa vie. Il sentait les milliards de bulles éclater dans sa gorge et caresser sa langue. Draco embrassa son menton où de l'alcool dégoulinait.
- On va fermer, grogna un colosse de la sécurité en s'approchant d'eux.
- Ouais, c'est ça, on va fermer, prononça Draco complètement ivre. Bon, toi, dit-il à l'adresse d'Harry, on va récupérer nos fringues aux vestiaires et… et… on va faire une after chez moi, rien que tous les deux.
Harry se laissa entraîner jusqu'à l'accueil et ils payèrent leurs extras et récupérèrent leurs vêtements. Une stagiaire dut même les aider à se débarrasser de leurs costumes. Harry se retrouva avec son tee-shirt vert émeraude à l'envers – le logo de Green Day dans le dos, tandis que Draco avait mal reboutonné sa chemise et sa braguette du pantalon était largement ouverte.
- Viens, c'est par là… ou peut-être par-là, murmura Draco en fixant les alentours, le léger froid de Mars lui balayant les joues. Je ne sais plus où est ma maison.
- C'est dans ces moments-là que je rêverais savoir transplaner, maugréa Harry, complètement groggy.
- Attends, je vais la siffler.
Draco le tira par la main en marchant dans la grande rue tout en sifflant. Au bout de cinq minutes, le seul résultat concluant fut qu'un taxi s'arrêta sur le bas-côté.
- Bah, c'est toujours ça de pris, admit le magicien en s'engouffrant dans la voiture noire.
Le chauffeur de taxi fut totalement impassible, bien trop habitué à ce genre de spécimens.
Il les conduisit sur les berges de la Tamise et Draco paya par carte bleu. Une fois en-dehors de la voiture, ils descendirent quelques marches de pierres puis un ponton en bois. Au bout était amarrée une maison flottante. Draco passa ses clefs dans la serrure et alluma les lumières.
Il n'y avait presque pas de meubles, un intérieur très banal, pensa Harry en s'appuyant contre un mur pour enlever ses tennis.
- Home sweet home, déclara Draco en levant les bras au ciel. N'aies pas peur du python.
- Le… le python ? répéta bêtement Harry. Tu as un serpent chez toi ?
- Bah quoi, tu voulais que j'aie un caniche royal ? dit-il niaisement en se débarrassant de sa veste d'un coup d'épaule. Il s'appelle Slytherin. Il n'est pas dangereux… enfin, sauf quand on l'emmerde. Là, il essaie de mordre un peu. Un jour, j'avais oublié de lui donner à manger à cause du boulot. Il est venu dans mon bureau et s'est enroulé autour de mon cou. J'ai bien cru qu'il allait m'étrangler ce salopard. Parfois, je fais des numéros avec lui quand il n'est pas crevé… bon, il est où mon Serpy ?
Draco se mit à quatre pattes et fouilla le salon. Harry s'avança prudemment et sentit quelque chose s'enrouler autour de sa cheville.
- Malefoy… Malefoy, je crois que j'ai trouvé ce que tu cherches, il essaie de grimper le long de mon jean. Viens vite le chercher.
- Non, attends, il doit d'abord te sentir et avoir un contact avec toi. Il ne te connait pas et essaie de savoir si tu es du gibier…
- DU GIBIER ! hurla Harry. Mais je ne suis pas de la viande.
- Pour lui, tout ce qui est vivant peut être considéré comme de la viande : même son propre maître si je me montre trop brutal envers lui. Il peut avoir envie de se venger. Laisse-le te découvrir, il ne te fera pas de mal. Si j'essaie de le retirer brusquement, il va croire que tu es un bon morceau et que j'essaie de te garder pour moi. Enfin, il n'aurait pas tout à fait tort mais je ne veux pas te manger de cette manière…
- Et, reprit Harry, inquiet, s'il finit par croire que je suis du gibier, que se passe-t-il ? Il va me mordre ?
- Non, ce n'est pas un cobra. Il tue par étouffement. Alors doucement tu vas perdre toute énergie. Il va d'abord paralyser tes jambes pour que tu ne puisses plus t'enfuir, puis il te retiendra les bras pour que tu ne te débarrasse pas de lui, ensuite le cou pour empêcher le cerveau de s'oxygéner et… et après tu es mort. J'adore le cycle de la vie.
- Mais il n'est pas censé être dans son vivarium ?
- Si, mais j'oublie souvent de fermer la porte à clef. Si des cambrioleurs débarquent, ils verront le serpent et feront demi-tour. Surtout que les pythons, quand ça a faim, ça avance très vite. Net, propre et précis.
- Tu peux aller en prison pour ça !
- Je plaiderai non coupable, prononça nonchalamment Draco en se laissa tomber sur son canapé.
Il prit la télécommande de sa chaîne hifi et un CD se mit en route : Nirvana - Polly. Draco chantonna en regardant son serpent apprivoiser Harry.
Ce dernier frissonnait en sentant la peau tiède de Slytherin. Finalement, le python desserra sa prise et s'éloigna en un sifflement persistant.
- C'est bon, il a fait ta fiche d'identité ! s'exclama Draco, presque joyeux. Si un jour tu débarques, il saura qui tu es. Il a une mémoire olfactive et tactile, donc si j'étais toi, j'éviterai de lui causer des ennuis. Même dans une marée d'inconnus il saura exactement qui tu es.
- Rassurant, murmura Harry en se massant la jambe après s'être assis à ses côtés. Tu l'as depuis combien de temps ?
- Il a trois ans et demi. Il est encore tout petit.
- Petit ? Tu trouves qu'il est petit ? Il doit au moins faire deux mètres !
- Ah bon ? Je ne le voyais pas si grand… tu as peur des serpents ?
- Non, je n'ai pas peur. C'est juste que je ne m'y attendais pas. Tu m'as eu par surprise. Ton python n'a jamais essayé de te mordre, tu es sûr ?
- Ehm… eh bien maintenant que tu en parles, un matin il avait la gueule grande ouverte juste au-dessus de mon visage. J'ai sursauté puis j'ai éclaté de rire. Il voulait peut-être avaler ma tête durant mon sommeil. Mais à part ça, il est sympa. Je ne perds pas de vue qu'à la base c'est un animal sauvage. Je ne suis pas idiot.
Harry ne répondit rien, se plongeant dans le silence. Il vit le python s'amuser à crever un ballon rouge avec ses crocs tout en l'enserrant entre ses anneaux puissants.
- A chaque fois il fait ça ! s'énerva Draco en le désignant du menton. J'ai épuisé mon budget de jouets.
- Dans un reportage, j'avais vu un python dévoré un petit chien. C'est vrai où c'est juste un mythe ?
Draco regarda Harry en arquant un sourcil.
- Tu es le roi des imbéciles ou tu le fais exprès ? Je mets mon serpent dans son vivarium six jours sans manger. Je t'attache avec des cordes et je te balance à l'intérieur, je peux te garantir que tu n'auras besoin ni de cercueil, ni d'urne. Il ne restera plus rien.
- Alors, il a déjà mangé des… des… chiens ?
- Les chiens ça coûte trop cher pour ce que je vais en faire, souffla Draco d'un air las. Et si j'allais tout le temps à la SPA prendre des toutous ils me regarderaient bizarrement. En plus, il paraît que ce n'est pas éthique. Donc je me débrouille autrement pour la nourriture. Mais les grosses proies vivantes, il n'a plus vraiment l'habitude. Je vais chez le boucher grossiste en général. Pourquoi ça t'intéresse autant ?
- Je n'ai jamais eu d'animaux domestiques.
Draco lui coupa la parole en chantant les paroles de Drain You. Il se leva et essaya de danser mais sa tête lui tournait trop. Il ne se souvenait pas de la quantité d'alcool qu'il avait absorbé ce soir-là.
Harry se leva et le tint afin que Draco retrouve son équilibre.
- Conduis-moi jusque dans la chambre : je ne tiens plus debout, murmura Draco en s'agrippant fermement à son tee-shirt. Ma piaule est au-dessus, la pièce en face de l'escalier.
Harry l'y conduisit en titubant.
Ils atterrirent dans une pièce assez éclairée et Draco se laissa tomber sur le lit et se déshabilla entièrement, oubliant la présence de son camarade de fortune.
- Masse-moi, dit Draco d'une voix rauque.
- D'accord, mais gardes les yeux fermés…
A suivre
[1] Cf. Références mythologiques : Celui ou celle qui trouve les liens avec la fanfiction et mes self trip, je l'encense et créé une peluche à son effigie.
