Titre : Les Ombres du Crépuscule
Auteur : Yuki Shuhime et Ombrepluie
Univers : Harry Potter
Type : Longue Fiction, Chapitre 10
Rating : M
Pairing : Harry/Draco, Lucius/Sirius
Résumé : Lorsqu'Harry et Sirius apprennent au détour d'une conversation volée entre Snape et Dumbledore que le destin d'Harry est d'être sacrifié. Sirius, pour protéger Harry, va faire la seule chose qu'il peut : appeler sa cousine, Bellatrix.
Disclammer : Tout à JKR


Chapitre 10

Après ce déjeuner un peu particulier, qui avait commencé de façon extrêmement protocolaire pour finir sur un ton presque léger voir plaisantin, Draco et Harry avaient quitté la table. Bellatrix avait du repartir avant le sucré et n'était pas revenu. Severus Snape l'avait rejoint et les deux amants ne s'étaient plus représenté dans la salle à manger.

Narcissa, un peu inquiète, avait décidé, comme à son habitude, de se rendre dans l'Annexe des Charmes, une partie du Manoir -l'aile droite pour être précis- dans laquelle elle menait des recherches secrètes sur de nouveaux sortilèges. Harry s'amusa qu'une femme incapable de lancer un sort de guérison basique puisse inventer ses propres enchantements, mais il ne fit aucune remarque à Draco. Il sentait en son for intérieur que ce n'était pas une bonne idée.

Lucius Malfoy et son parrain s'étaient éclipsés pour se préparer et avaient transplanés depuis l'allée devant le Manoir pour un lieu qu'Harry ne connaissait pas, mais qui abritait, selon les informations de Draco, le cimetière familiale des Black. En regard des informations plutôt succinctes de la veille, Harry devina que Sirius devait vouloir se rendre sur la tombe de son père et celle de son frère.

Dès qu'ils furent seuls dans le Hall, Draco lui proposa de s'assoir un moment sur un pouffe moelleux pendant qu'il lui expliquait avec soin le programme de l'après-midi. S'il le blond se montrait si prévenant, cela voulait surement dire qu'Harry allait en baver. Aussi, il fit en sorte de se montrer aussi concentré qu'attentif pour ménager les réactions un peu épidermique de son hôte.

Même si pour l'instant, la situation dans laquelle ils se trouvaient avec Sirius demeurait floue, il avait intégré une chose : quoiqu'il se passe, ils n'étaient en sécurité qu'au Manoir et ils y passeraient le plus clair de leur temps. Surtout Harry qui n'aurait pas le loisir de se promener comme Sirius le faisait actuellement avec Mr Malfoy.

« Tout d'abord, je vais, par ordre de Père, te faire visiter l'ensemble du Manoir, excepté bien sur les pièces dont l'entrée t'est interdite. Pour l'instant, nous nous contenterons du bâtiment principal et ne visiterons les annexes et le parc que plus tard. Puis ensuite, nous nous rendrons à Sheldonton, la bourgade en contre bas du Manoir pour acquérir quelques frusques qui te rendrons acceptable. Enfin, en théorie ! Tu as compris ? »

Malfoy avait déclamé sa tirade comme un comédien une réplique d'un drame irlandais. Harry dut, comme souvent en ce moment, avoir l'air parfaitement crétin quand il se contenta d'hocher frénétiquement la tête, signifiant qu'il avait compris.

« Bien, nous allons commencer par le sous-sol et les catacombes. Ensuite nous remontrons progressivement jusqu'au troisième étage que nous éviterons puisque tante Bella et Severus semblent s'y reposer. Allons y Potter, et évite de trainer, le Manoir possède quelques secrets pour se protéger contre les intrus que tu n'aimerais pas du tout expérimenter, j'en suis persuadé. »

Harry poursuivit dans son mutisme et suivit tranquillement Draco qui s'orienta immédiatement et à pas pressés vers une porte, qui n'avait de porte que le nom puisqu'il s'agissait en fait d'une grille en acier massif agrémentée de quelques planches de bois pour le côté avenant.

D'un coup de baguette, Draco déverrouilla le cran de sureté et poussa la lourde grille qui pivota sur ses gonds sans l'ombre d'un grincement.

« Toutes les portes du Manoir sont toujours fermés à clef. Pour l'instant, tu ne posséderas que la clef de ta chambre et celle de ta salle de bain personnelle. Pour accéder aux autres pièces, tu devras toujours être accompagnés d'un membre de ma famille ou de moi-même. Les elfes de maison ne comptent pas et si je découvre que tu as corrompu l'un de ces corniauds pour t'autoriser des escapades interdites, je préfère taire ce qu'il se passera. »

Harry intégrait les informations en détaillant tranquillement ce qui l'entourait. Cette situation qui aurait pu l'impressionner voir le terrifier en tant normal -se retrouver seul avec Malfoy en direction des catacombes de son Manoir qui abritaient apparemment les cachots- ne le perturbait pas outre mesure. Depuis son réveil, il avait l'impression douçâtre de marcher dans du coton, comme si chacun de ses pas étaient amortis par une boule de nuage.

Après une descente infernale entre les pierres humides et brunâtres de l'escalier qui menait aux sous-sols, Harry finit par déboucher devant une porte à nouveau verrouillée. Dans son dos, Draco leva sa baguette en un élégant mouvement de poignet et les battants de fer forgé s'ouvrirent instantanément.

« Les sous-sols regroupent d'une part des pièces à caractère mystique et d'autre part les quartiers des elfes … »

Harry suivit Draco dans un couloir au plafond arrondi agrémenté d'une clef de voute et d'arc en ogive assez bas. Il y avait des portes partout. A droite, à gauche, des grandes, des petites, à l'air imposant ou inquiétant. C'était très perturbant pour Harry qui se sentit rapidement complètement perdu. De plus, des miroirs, des bais vitrés, des trompes l'œil dans la tapisserie, accentuaient cet effet labyrinthique.

Draco décrocha un rictus qu'Harry interpréta comme amusé, lorsqu'il aperçut l'état presque nauséeux du brun qui regardait tantôt le plafond tantôt ses pieds en suffoquant.

« Le Manoir est rempli de fausses portes, de faux couloirs, de trompe l'œil et de sortilèges visant à troubler les visiteurs et à les perdre. Un conseil, passe ta baguette devant tes yeux, et les portes et les couloirs qui persistent quelques secondes sont ceux qui existent réellement. Ceux qui disparaissent quelques secondes pour revenir lentement, ne sont que des illusions.

-Oh merci Draco ! Déclara Harry avec reconnaissance. »

Draco grimaça. Il ne se faisait toujours pas d'entendre Potter l'appeler par son prénom … Il observa le brun agiter sa baguette devant ses yeux et plisser les paupières pour distinguer au final trois portes dans l'immense couloir, toutes alignées sur le pan de mur de droite.

« Voila, ici, c'est le Laboratoire de Potion. Tu pourras t'y rendre si tu le souhaite et pour les cours. Ensuite ici, c'est la pièce qu'on appelle la Galerie des Glaces. Elle t'est interdite et ce qui s'y passe ne te concerne pas. Enfin, ici c'est une Bibliothèque dont l'accès t'est interdit. »

Harry put passer le seuil du laboratoire et jeter un coup d'œil furtif à la pièce rempli de chaudrons et d'armoires en verre contenant divers bocaux où flottaient des corps en suspension dans le formol et des fioles d'herbes et d'essences diverses. Mais Draco referma rapidement la porte et ils firent demi tour pour rejoindre le couloir de gauche.

« Ici ce sont les quartiers des elfes. On y retrouve la chaufferie, la buanderie, la laverie et le dortoir des elfes. Je ne suis pas sur que ça t'intéresse, mais si tu souhaite y aller, la porte est ouverte. Tu n'as normalement pas à venir ici mais ce n'est pas interdit. Si tu as besoin des elfes, je te donnerais une liste de noms que tu peux invoquer et pour quelle tâche. »

Harry resta coi et décida de ne pas visiter l'endroit, avec une sorte de pincement au cœur, comme s'il aurait du être révolté par la chose, pour une raison qu'il ne parvenait pas à formuler. Il rejoignit donc Draco au bout du couloir. Le blond se tenait au dessus d'un escalier en colimaçon très escarpés, fermé par une lourde trappe qu'il souleva d'un mouvement de baguette.

« Maintenant, nous descendons dans les Catacombes. C'est ici que l'on trouve deux choses qui pourront te concerner pour l'une, et qui ne te concernons jamais pour l'autre. Voici les cellules des cachots et au fond, derrière les murets, se trouvent le monument funéraire des Malfoy. Le cimetière de ma famille est dans le parc, mais il y a une plaque commémorative ici, avec l'arbre généalogique. De l'autre côté de la paroi, il existe une pièce dans laquelle je n'ai jamais pénétré. Je te laisse faire le tour, je t'attends en haut de l'escalier. »

Draco grimpa rapidement les marches de l'escalier tourbillonnant, laissant Harry détailler l'immense pièce sombre. Les catacombes ressemblaient à une immense cave au plafond bas, assez humide. Le sol fait de pavés de pierre brunes et de terre battue était irrégulier, formé de bosses et de trous. Les barreaux rugueux de fer rouillé devaient grincer à la mobilisation. Et Harry n'avait aucune envie d'être témoin de leur mobilisation.

Au fond de la pièce, une plaque d'albâtre recouvrait le mur et portait les prénoms des membres de la famille Malfoy depuis 970, à ce qu'Harry pouvait distinguer. Parfois, il y avait des petits symboles devant ou derrière un nom. Harry parcourut rapidement l'ensemble de l'arbre, en scrutant les sculptures dans la marbre avec attention.

Puis il remonta tranquillement, flânant en promenant ses doigts le long des barreaux. Il grimpa enfin les marches et sortit des ténèbres en frottant ses mains l'une contre l'autre pour se débarrasser de la rouille humide qui souillait ses doigts. Draco l'attendait là, bien droit les bras croisés dans le dos.

« A présent, nous allons visiter le rez-de-chaussée … »


Harry s'écroula sur son lit l'espace d'un instant. Draco s'était éclipsé quelques secondes pour se changer avant leur sortie de l'après midi, aussi il se retrouvait un peu seul pour se détendre un moment. Il prit deux longues respirations pour remplir et vider complètement ses poumons, en massant ses pieds douloureux.

Au bout d'un temps qui sembla infini à Harry, mais qui s'étendait sur à peine une heure, Draco avait terminé le tour du propriétaire du Manoir avec une célérité extraordinaire. Le domaine, et il n'avait pas encore tout vu, était si vaste que même un génie en cartographie aurait eut du mal à se représenter les lieux.

Les deux garçons avaient quitté les sous-sols au pas de course pour continuer la visite. Au rez-de-chaussée, Malfoy l'avait trainé à travers le hall, les deux salons, la salle à manger de réception qui donnait sur le lac avec une immense baie vitrée, la salle à manger familiale et les cuisines.

Ils avaient ensuite monter au premier étage. Harry n'avait pas eu le droit de voir grand-chose. Comme dans les sous-sols, l'escalier s'ouvrait à la moitié du bâtiment et donnait sur deux couloirs qui traversaient le Manoir. À droite, il y avait le bureau, la bibliothèque et le laboratoire de potion personnel de Mr Malfoy et à gauche, la chambre de Mr et Mme Malfoy et en face, la chambre de Sirius.

Harry eut uniquement le droit d'arpenter les couloirs richement décorés et toujours autant minés de pièges et leurres pour tromper l'ennemi. Il put s'introduire dans la suite d'ami qui était occupé par Sirius pour l'heure. Elle était en tout point semblable à la sienne, sauf que la décoration et la tapisserie devait apparemment s'adapter à l'occupant de la suite.

Draco l'avait emmené au deuxième étage, c'est-à-dire l'étage de leurs suites. Il lui fit visiter également son bureau et la salle d'étude ainsi que la petite bibliothèque. Enfin, ils étaient de retour dans leur suite respective. Comme Draco l'avait prévenu, ils ne visiteraient pas le troisième étage qui regroupait la chambre de Bellatrix et Snape, la future chambre d'Ezéchiel, le bureau et le laboratoire de potion de Snape.

Rapidement - trop rapidement au gout d'Harry - Draco tambourina à sa porte, lui indiquant qu'il fallait à présent sortir. Il se leva pour lui ouvrir et le suivit immédiatement dans le hall du Manoir, agissant mécaniquement comme un pantin, sans réfléchir, se laissant porter par le blond.

L'état mental d'Harry ne lui permettait pas d'imprimer aussi efficacement qu'il aurait du, la topographie des lieux. Depuis qu'il s'était levé, il avait l'impression d'évoluer dans un monde de coton où ses perceptions semblaient filtrées par quelque chose qui l'empêchait de faire le point.

A l'arrière plan, il savait qu'il ressentait un tas d'émotions anarchiques, mais il n'arrivait pas à les ressentir vraiment. C'était compliqué à expliquer, et compliquer à comprendre aussi. C'était comme si quelqu'un faisait barrière à ses sentiments et à ses sensations, ne laissant passer que ceux qui n'avaient aucune conséquence pour son équilibre.

Le matin même, il avait simplement l'impression d'être particulièrement détendu, mais à mesure que la journée passait, il sentait qu'il se passait quelque chose en lui qui n'était pas normal. Alors qu'il suivait Malfoy à travers le dédale des couloirs, il s'était rendu compte qu'il se tramait quelque chose de louche à l'intérieur de son esprit.

Il avait déjà ressenti quelque chose de similaire lors de l'année scolaire, lorsque l'usurpateur de Maugrey lui avait lancé le sortilège d'Imperium. Cette sensation qu'une force supérieure contrôlait sa volonté. Mais il était tellement simple pour Harry, à ce moment là, de résister à l'impulsion qu'il distinguait parfaitement, comme un carcan emprisonnant son cortex et serrant pour le forcer à se plier à sa volonté.

A cet instant, il réalisait qu'il devait se trouver dans une sorte de charme de confusion qui cherchait à le tromper sans qu'il ne se rende compte et sans qu'il ne se batte. Même à présent qu'il était plutôt certain d'être sous l'emprise d'un sortilège, il lui semblait qu'il n'avait pas ni la force ni l'envie de le combattre. Il voulait juste se laisser porter par ce cocon de nuage qui lui permettait de se sentir léger.

Aussi, il suivait tranquillement Malfoy qui l'entrainait à présent à l'extérieur du Manoir par la grande porte du Hall. Sans doute devait-il lui parler, puisqu'il lui lançait un regard glacial en s'arrêtant de marcher, comme s'il attendait une réponse. Il semblait être partager entre l'envie de le secouer, voir de le frapper, et la pitié qu'il éprouvait face à son esprit étroit.

« Je te parle Potter, mais peut être que ce n'est pas assez intéressant pour stimuler l'intérêt du Survivant ? Déclara-t-il de sa voix trainante si familière. »

Harry se secoua un peu pour se forcer à répondre.

« Excuse moi, j'étais perdu dans mes pensées ! S'excusa-t-il en baissant un peu les yeux. Tu disais ?

-Je disais, continua le blond en soupirant, que nous allons nous rendre au village en balais. Tu mesure combien exactement ? Un mètre soixante-dix environ ?

-Euh oui, je suppose.

-Tu supposes ? Tu supposes ? Non mais dans quel monde vis-tu mon pauvre Potter, tu ne sais même pas combien tu mesures ? Dis moi que tu plaisantes je t'en supplie, je préfère conclure à un sens de l'humour particulièrement pathétique qu'à un réel défaut de capacités cérébrales.

-Je ne sais pas, Draco, je ne sais pas du tout, s'excusa encore Harry, motivé à nouveau par son cocon de coton qui lui coupait l'envie d'être désagréable.

-Salazar, Potter ! Tu es un cas désespéré. On va dire un mètre soixante-dix ! Attends moi ici, je reviens. »

Alors qu'Harry allait rétorqué quelque chose, quoi il ne savait pas encore, Draco passa devant lui comme une flèche pour rejoindre un petit abris de jardin - petit, petit, tout était relatif, cet abris de jardin devait faire la taille du salon des Dursley - dans lequel il disparut bien vite.

S'il connectait ses neurones correctement, Harry put déduire qu'il était parti chercher les balais pour se rendre à l'endroit où ils devaient se rendre - endroit dont le brun n'avait aucune idée, bien sur, puisqu'il n'avait rien écouter de ce que Draco avait dit.

En l'attendant, Harry admira la partie du parc qu'il pouvait apercevoir de là où il était. S'il se repérait convenablement, il devait être devant la façade nord du Manoir. Devant lui, il y avait l'interminable allée de graviers entourée d'ormes et de charmes séculaires. Au loin, devant, il observait la grande grille de fer forgé par laquelle il était rentré la veille avec Sirius.

Derrière lui, toute la façade du Manoir s'élevait majestueusement, coupant le bleu du ciel de ses vieux murs de grès et de ses ailes aux tourelles pointues. Les centaines de fenêtre ne correspondait pas toujours à des orifices vrais, aussi par réflexe, Harry passa sa baguette devant ses yeux pour faire disparaitre les leurres. Il commençait à s'habituer à la paranoïa ambiante, semblait-il.

L'abri dans lequel Draco s'était engagé se trouvait à l'orée d'un bosquet d'arbre qui se muait en forêt touffue à mesure qu'Harry perdait son regard à l'horizon. Il distinguait un chemin à travers les arbres, masqué par les buissons de ronces qui devait également être des leurres - Harry doutait qu'un domaine aussi entretenu possède ne serait-ce qu'une ronce ou une mauvaise herbe. Il se promit de demander à Malfoy où menait ce sentier.

De l'autre côté, il observait les arbres hauts où nichaient les paons. Vu l'heure tardive, il ne restait pas beaucoup de volatiles dans les nids, seulement les femelles en train de couver, les autres gambadant gaiment sur la pelouse de part et d'autre de l'allée.

La voix cristalline de Draco le sortit de sa rêverie contemplative et il s'arracha à l'image gracieuse des paons jouant dans les herbes, se poursuivant en poussant de petits cris perçant.

« Ils sont chouette tes oiseaux, Draco ! Signala-t-il en souriant de ravissement.

-Premièrement ce ne sont pas de vulgaires oiseaux, ce sont des paons albinos d'une race unique préservée par les Malfoy depuis le troisième siècle. Deuxièmement, merci. Voila ton balais, désigna le blond en tendant à Harry un Nimbus 2001 au manche de chêne. »

Ce fut sans doute à ce moment là, lorsque son pied frappa le sol avec puissance, qu'Harry fut absolument certain d'être envouté. Jamais la sensation de voler n'avait été aussi agréable et s'il n'y avait pas eu la voix magiquement augmenté de Malfoy pour lui indiquer la direction, il se serait sans doute perdu parmi les nuages et le vent, se laissant porter par cette brise aussi douce qu'une caresse.

Harry se força à s'accrocher à la voix de Draco pour résister à la tentation de glisser de son balais pour flotter dans les cieux, ne faisant plus qu'un avec l'air vif qui l'entourait et les fines gouttelettes d'eau qui composaient les nuages. Le cœur rempli de légèreté, il s'abandonna à la contemplation du paysage en dessous de lui.

Bien qu'ils ne furent pas haut en altitude, Harry avait une vue imprenable sur les collines entourant le Manoir. Il se retourna un instant, admirant la bâtisse dans l'éclat du soleil et le lac qui miroitait sous ses rayons. Tout était absolument parfait. Le brun ne savait pas qu'une telle perfection pouvait exister et lorsqu'il fit à nouveau face au village en contrebas, le rictus blasé de Draco, l'étincelle de ses yeux gris et les reflets de ses mèches blondes lui nouèrent le ventre.

« Réveille toi, Potter ! Tu tiens pas l'axe. On dérive là, redresse ton balais par Salazar. Je croyais que tu savais voler ? »

Comme une gifle glacée, les mots de Malfoy claquèrent à ses oreilles et il secoua la tête pour se concentrer sur sa trajectoire. En effet, perdu dans la contemplation du paysage, il n'avait pas vu que les toitures d'ardoises et les fumées de cheminées se déportaient considérablement vers la gauche.

« Bien, maintiens le cap pendant cinq minutes et plonge en piquée dès que tu auras dépassé le clocher. On se posera sur le terrain d'atterrissage derrière le stade de Quidditch de la ville. Ordonna Malfoy »

Bizarrement, se faire ainsi houspiller par le blond remotiva Harry qui orienta le manche de son balais vers la droite, plissant les yeux sur la flèche du clocher pour ne pas manquer son objectif. Malgré la brume dans son esprit, il ne put s'empêcher de penser combien cette journée était belle !


Harry n'aurait pu dire si ce petit voyage en balais à travers les collines entourant le Manoir Malfoy lui avait fait du bien ou s'il était encore plus embrumé à présent qu'il avait atterri. Alors qu'il s'était posé en douceur sur la pelouse attenant le stade de Quidditch, son cerveau, lui, semblait être resté en altitude, perdu dans les nuages.

D'un coup de baguette, Draco, qui lui avait arraché son balais des mains en voyant qu'il ne semblait pas disposer à le lâcher spontanément, avait rétrécis leurs moyens de transport pour les ranger soigneusement dans la poche de sa cape. Il avait ensuite attraper le bras d'Harry pour le trainer à sa suite en direction du centre ville du village, dans une rue marchande lumineuse remplie de boutiques cosies aux vitrines pittoresques.

Harry était émerveillé par l'ambiance qui régnait en ces lieux. Partout des sorciers aux robes colorées bavardaient, à l'ombre d'une terrasse ou d'un pub en pleine air, des enfants courraient après des ballons ensorcelés, des mères de familles achetaient des bulbes et des oignons de plantes magiques, ou faisaient leurs courses au marché magique.

Il avait la même impression que la première fois qu'il était allé sur le Chemin de Traverse. Harry marchait derrière Malfoy comme un chiot suivant son maitre, détaillait chacune des échoppes du regard en découvrant de nouvelles activités du monde sorcier.

Sur sa droite, il y avait une ribambelle d'épiceries proposant diverses spécialités, des légumineuses aux couleurs aberrantes aux fleurs et poudres bizarres, des viandes d'animaux magiques aux denrées plutôt rares comme des œufs de sirènes ou des noix de coquilles St Jacques géantes des Galápagos. Plus loin, il y avait une vente ouverte de plante devant une serre aux parois de verre.

Sur sa gauche, Harry voyait une bouquinerie sombre où grouillaient des sorciers âgés aux lunettes épaisses à la recherche de vieux grimoires et un peu plus loin, une boutique réservée aux potions, proposant divers ingrédients et du matériel de préparation comme des fioles en cristal et des chaudrons en étain.

Draco et Harry marchèrent encore pour tourner dans une rue attenante où étaient groupés deux boutiques de prêt à porter, une pour homme et une pour femme, ainsi qu'un magasin de chaussure qui tenait lieu de cordonnerie. Il y avait aussi une maroquinerie, un chapelier et un réparateur de baguettes magiques. Draco s'immobilisa soudain et entraina Harry dans le premier magasin dont l'écriteau « Z&R prêt à porter » se balançait dans le vent.

L'endroit était vaste et dégagé. Il flottait dans l'air une légère odeur de naphtaline diluée par une lourde fragrance de patchouli qui donna un peu la nausée à Harry. Une lumière tamisée rougeoyante s'élevait d'appliques murales en forme de candélabre. Tout le mobilier était d'acajou massif sculpté, et les poignées couverte de dorures style rococo.

Des rayonnages croulant sous les cintres, montés sur roulettes, trônaient au centre de la pièce circulaire. Partout, Harry voyait des étagères et des portants recouvert de différentes étoffes plus ou moins travaillées. Au fond à gauche, un pouf rond et large était entouré de miroirs disposés en demi-cercle. De lourdes tentures de velours isolaient cette vaste cabine d'essayage du magasin en lui-même.

Près de la porte, une femme se tenait debout derrière un large comptoir verni. Elle portait un gilet sans manche couvert d'épingles et d'aiguilles avec le logo de la boutique dans le dos, et un mètre à ruban autour du cou. Une cloche tinta lorsque les deux garçons pénétrèrent dans la pièce.

Immédiatement, la sorcière tailleur déboula de son bureau pour accueillir ses clients. Evidemment, elle devait connaitre Draco puisque le Manoir Malfoy était autrefois le chef lieu de ce village vassal, la famille de sang-pur assurant la protection de ses habitants.

La face joufflue et la silhouette replète, moulée dans une robe de sorcier bleu criard, elle se trémoussait devant le blond, rougissant légèrement en lui servant un sourire mielleux qui irrita passablement Harry. Elle devait avoir la cinquantaine et son visage bienveillant était marqué de nombreuses rides.

« Mr Malfoy, quel plaisir de vous revoir ! Vous avez besoin de quelque chose en particulier ? Demanda-t-elle d'une petite voix fluette haut perché.

-Non, je suis venu pour lui, répondit Draco en le désignant d'un léger mouvement de la tête. Nous devons refaire entièrement sa garde-robe »

La petite sorcière l'examina des pieds à la tête et il se félicita d'avoir laissé pousser un peu ses cheveux. De cette façon ses mèches cachaient sa cicatrice et il évitait les réactions disproportionnées.

« Je crains qu'il n'y ait beaucoup de travail, Mr Malfoy. Je vous laisse une minute, je vais aller faire du thé. Je crois que vous allez en avoir besoin. »


Draco n'avait d'abord fait aucun commentaire, il le laissait déambuler parmi les portants et les rayonnages pour choisir ce qui lui plaisait de prime abord. Il était resté sagement assis sur le pouf pour discuter avec la petite sorcière replète du nom de Carmina. Il avait bu une tasse de thé au citron avec élégance, se contentant de lui jeter un coup d'œil une fois de temps en temps pour s'assurer qu'il ne lui faussait pas compagnie.

Il attendit qu'Harry revienne avec une pile de vêtement sous le bras pour l'entrainer vers le pouf avant de tirer les rideaux pour les isoler du reste du magasin. Il détailla un à un chaque morceau de tissu, les dépliant pour les examiner sous toutes les coutures. Il ne fit aucune remarque sur le style pour l'instant, mais constata tout de même des monumentales erreurs de jugement.

« Cette chemise, insista-t-il en brandissant le chemisier blanc, est pour femme Potter. et ce pull … pitié Carmina, ne me dites pas que vous avez rasé votre bichon pour le tricoter ?

-Ma fille commence tout juste à apprendre les sorts de confections. D'habitude elle défait ce qui ne convient pas, celui-là a du échapper à sa vigilance. Je vais le rapporter à l'arrière. Amusez-vous bien, messieurs ! Je vous laisse la théière, Mr Malfoy.

-Fuyarde, grinça Draco en esquissant le tout premier sourire sincère qu'Harry ne lui ait jamais vu.

-Je n'engage que des batailles que je sais pouvoir gagner Mr Malfoy, sans vous manquez de respect monsieur, souffla-t-elle à l'attention d'Harry avec un sourire désarmant. »

Draco se tourna vers Harry dès que Madame Carmina eut disparût derrière son comptoir en tirant les rideaux derrière elle, tout sourire ayant déserté son visage et bien vite remplacé par un agacement teinté de perplexité.

« Tes moldus t'enfermaient sous la cage d'escalier, je ne m'attendais donc pas à des connaissances miraculeuses sur l'élégance, mais là … Ils ne t'ont vraiment rien appris ! Tu as des cheveux noirs, des yeux verts et une peau pâle Harry ! La première chose que tu dois fuir, c'est le orange ! »

Sur ces mots, Draco retira deux vêtements de la dite couleur de la pile d'Harry pour les jeter de l'autre côté du pouf avec le pull en caniche et le chemisier.

« Tu as la chance d'avoir un teint pâle, mais pas livide comme le mien. Aussi, tu peux t'orienter vers les couleurs chaudes, mais jamais de pastel ! Les beiges sont à proscrire absolument. Les ocres te conviendront si tu évites les reflets jaunâtre ou orangés. Essaye de favoriser les bruns et les rouges, principalement. Concernant les couleurs froides, tu évites les bleus qu'ils soient clairs ou foncés. Ensuite c'est une simple question de bon sens, mais comme tu en es dépourvu on va parer au plus pressé et t'apprendre l'essentiel. »

Harry avait digéré les informations du blond et le fixait à présent avec une certaine inquiétude. A l'entendre, s'habiller n'était pas une simple bagatelle servant à ne pas se promener nu dans la rue. Il y avait un éclat dans son regard quand il parlait et ses pupilles s'illuminaient lorsqu'il détaillait les couleurs et les teintes qui lui iraient ou non. Comme si tout cela avait une quelconque importance …

Mais bien disposé à éviter l'éventration ou au moins le cachot du Manoir, il hocha simplement la tête en tâchant de mémoriser tout ce que le blond allait lui dire. Après tout, pourquoi pas ? Hormis les oripeaux « prêtées » par son cousin Dudley et l'uniforme de Poudlard, Harry n'avait jamais franchement chercher à s'habiller correctement.

A voir Malfoy, l'intérêt qu'il portait à son apparence et l'importance de la tenue au sein de sa famille, Harry commençait à se dire que ce ne serait pas si mal de revêtir pour une fois, des vêtements correspondants au monde des Sorciers. Il ne fallait pas oublier qu'en période de vacances, comme il était coincé à Privet Drive, il était obligé de s'habiller comme un moldu. Forcément, à présent qu'il évoluait dans le monde de la magie, il devrait s'adapter à ces normes.

Et comme l'avait si justement souligner Draco, il représenterait la famille Malfoy tant qu'il logerait chez eux. Et il imaginait bien que ce n'était pas du genre de sa famille d'accepter la diversité des genres vestimentaires et d'héberger un garçon trop maigre qui portait des vêtements moldus.

Malgré la brume dans son esprit et l'envie qu'il avait de s'endormir, Harry se secoua mentalement pour rester attentif au discours que Draco allait entamé. Il pensa une fois de plus que le sortilège dont il était victime devait être rudement fort pour qu'il ait ce genre de réflexion sur l'importance de bien s'habiller pour faire honneur à la famille Malfoy. Il se promit d'y réfléchir plus tard mais sans doute oublierait-il d'y penser …

« Essaye d'être attentif, je vais être synthétique. Tu ne devras jamais portés plus de trois couleurs en même temps sur une même tenue, sauf si ton but est de passer pour un marginal. »

Se servant une nouvelle tasse de thé, Draco en proposa une à Harry qui accepta, plus pour s'occuper les mains que par gout du breuvage.

« Les vêtements sombres et unis sont plus stricts que ceux aux couleurs vives ou avec des motifs. D'ailleurs les petits motifs font toujours plus habillés que les grands, mais si tu t'orientes vers des imprimés, méfie toi. Les vêtements aux motifs trop chargé conviennent mieux à un homme de la cinquantaine comme mon père, qu'à un adolescent. Ca ferait trop habillé et trop sophistiqué, tu aurais l'air ridicule. Tu vois la différence ? »

Il secoua sa baguette en direction des tentures et une chemise se matérialisa sur son cintre. Draco attrapa ensuite l'une de celles choisies par Harry. Il les compara en les agitant devant lui pour qu'il se rende compte. La chemise invoquée portait des rayures verticales épaisses et foncées alors que celle d'Harry avait de fine rainures à peine plus clair.

Le brun hocha la tête en constatant, et avec foi, que la chemise que Draco avait matérialisé était beaucoup trop pompeuse pour lui. Il sourit, constatant qu'il avait au moins eut l'approbation du blond sur les imprimés.

« Ce que je te dis s'applique aussi aux cravates. Pour la coupe de tes vêtements, ça … tu peux toujours faire retoucher ceux qui te plaise mais qui ne corresponde pas du tout à ta morphologie. Le mieux est toujours de les choisir adapté dès le départ, mais bon, c'est une question de goût. Tu es plutôt petit, tu as des épaules larges et des hanches fines, donc il faut que tu évites les pantalons trop larges et les chemises qui flotte sur la taille. Choisi des pantalons taille haute près du corps et des chemises cintrées à la taille. Pour les robes de sorcier, les capes et les manteau, favorise toujours les coupes cintrées. Des questions ?

-Euh … non. Je suppose, répondit Harry en baissant les yeux. »

Draco soupira.

« Tu suppose encore. Je sens que je devrais te rappeler une chose ou deux de temps à autre. Enfin, si tu retiens d'éviter le orange, ce sera déjà une victoire. Bon, on va commencé les essayages ! Direction les rayonnages, Potter. »


« Mais qu'est-ce que tu fais! C'est une chemise avec un col à patte, Potter ! Par Salazar, tu ne peux pas mettre une cravate aussi épaisse avec un col aussi fin ! C'est un crime contre le monde sorcier ! Mais comment as-tu fais pour survivre tout ce temps sans qu'un styliste ne cherche à te lapider ? Un col à patte, expliqua-t-il en agitant le col d'Harry en face du miroir, fait saillir les nœuds, tu le vois bien - trop bien si tu veux mon avis. »

Il désigna la procidence du nœud de cravate au milieu de la chemise, une main posée sur la hanche avant de boire une nouvelle gorgée de thé. Il laissa Harry défaire les boutons un à un en fouillant dans le tas immense de vêtements, soupirant en réalisant qu'il s'était lancé dans une « bataille qu'il n'était pas sur de gagner », comme dirait Carmina.

« Il faut quelque chose de fin et de délicat. De la soie par exemple, ou si tu trouves que c'est trop tape à l'œil, tu peux prendre du coton mais pas épais ! Tu vois cette chemise, elle possède ce qu'on appelle un col italien. La cravate que tu portes irait à merveille avec. Les cols Italiens contrairement au col à patte sont larges et donc font paraître les cravates fine ridicules.

-De toute façon je ne l'aime pas, fit Harry en retirant la dite cravate en tirant dessus. Elle me sert le cou.

-Salazar ! Est-ce seulement possible d'être aussi ignorant ? Une cravate ne sert pas le cou, à moins que tu ne tires comme sur le nœud comme un crétin. Comme maintenant en fait. Si tu te sens incommodé ou étouffé c'est ton col qui n'est pas assez grand. Et oui Potter, le chiffre en bleu c'est la taille du col. Et ça sert réellement à quelque chose ! »

Harry leva les yeux au ciel. Cravates fines avec cols fins, cravates larges avec cols épais. Il se forçait à réviser au fur et à mesure pour ne pas perdre le fil. Pas de orange, pas de beige, pas de bleu. Il n'était pas si imbécile que Malfoy pouvait le penser. Pas plus de trois couleurs par tenue. Il allait le lui prouver ! Ne pas tirer sur la cravate.

« Et ça ? Demanda enfin Harry en soulevant une chose pleine de volant qu'il n'avait pas encore essayé. Qu'est ce que c'est ?

-Ce n'est définitivement pas pour toi. C'est un jabot. Pas du tout ton style. Et avant que tu ne me pose la question, ceci n'est pas un foulard, mais une lavallière. De nos jours c'est un peu désuet, même si je trouve ça très élégant. Mais à mon avis ça ne sera pas à ton gout. À moins que tu veuilles passer pour un aristo qui se la joue.

-Comme toi ? Répondit innocemment Harry dont le cerveau fatigué et brumeux se perdait entre des images de balais volants et de chemise à motifs bleus, oranges et beiges, l'incitant à dire des bêtises.

-Je vais faire comme si je n'avais rien entendu. De toute façon une photo distribué dans le Poudlard Express avec toi portant ce veston serait une vengeance acceptable pour cette remarque désobligeante.

-Qu'est ce qu'il a ce veston ?

-En dehors d'une coupe moyenâgeuse qui te donne l'air d'un vieillard ? Rien. Oh, et celui là ! Par Salazar, quatre boutons, ça date des années quarante, et c'est bon pour les vieux messieurs avec une barbe blanche ! »

Harry reposa le veston en intégrant les nouvelles informations. Pas de foulards, pardon de lavallière, pas de truc froufroutant, pardon de jabot, pas de veston moyenâgeux ou à quatre boutons. Au moment où il allait attraper un ensemble qui ressemblait au pelage d'un pingouin, Madame Carmina écarta le rideau en tendant un plateau sur lequel était posé une théière et un ensemble de scones à la vanille

« Alors messieurs, ça avance ou c'est Waterloo ?

Pour toute réponse, Draco leva les yeux au ciel en soupirant, un poing sur la hanche, une main dans les cheveux. Le spectacle désastreux d'Harry, penaud devant son miroir dans un ridicule veston brun à quatre boutons, sa cravate trop serrée autour du cou, en caleçon puisque la question des pantalons n'avait pas encore été évoqué.

« C'est pire que je le pensais ! La Bérézina !

-Je vois, souffla la petite sorcière. J'ai refais du thé ! Je vous laisse mon plateau, je crois qu'on m'appelle dans la boutique. A toute à l'heure, messieurs. »

Madame Carmina fit léviter le plateau jusqu'au guéridon proche du miroir et s'éclipsa avant même que Draco ait le temps d'ouvrir les lèvres pour protester. Le blond maugréa en reconcentrant son attention sur Potter qui s'était débarrassé du fameux veston pour essayer une queue de pie.

« Potter ! Pose tout de suite cette queue de pie ! J'ai essayé de te laisser faire tes propres expériences mais là, il est déjà seize heures trente. Je vais reprendre la situation en main, sinon on est encore là demain matin. »

Draco fit se déshabiller Harry qui se retrouva en caleçon et en chaussettes sur le pouf pendant que le blond ramassait le monceau de vêtements qu'il rapporta de l'autre côté des tentures. Il revint quelques minutes après avec une pile de chemise bien pliée, une dizaine de pantalon, des robes de sorciers, trois ou quatre capes, deux manteaux et des sous-vêtement. Lorsqu'il eut terminé de déposer son fardeau, Harry remarqua qu'il y avait une bonne centaine de cravate qui reposaient sur son avant bras.

« C'est parti, Potter ! Prépare-toi à ressembler à un sang-pur digne de ce nom ! »


Review =)

La suite dans trois semaines ! (Désolées pour le retard. Nous avons eu un petit contre temps qui repousse la publication de chaque fiction d'une semaine !)