Osu! Comment va? Le chien, les enfants, la mamie?
Ici ça va. Amy-chan (la souris dont je vous ai précédemment parlé) va bien. Enfin, on espère... Je l'ai relâchée au fond du jardin quand elle a manifesté ses envies de changer d'air. Mais en la voyant, sous l'arbre, sans bouger, à faire sa toilette et tout au lieu de chercher un refuge... Bah j'me suis demandée si c'était une bonne idée =.= Au final, je suis restée 1/4 d'heure à côté d'elle, jusqu'à ce qu'elle se décide à bouger. C'était il y a deux semaines à peu près, et depuis, je vérifie toutes les souris que mes chats nous rapportent xD
Voilà pour la petite histoire!
Je pars à la Paris Games Week jeudi jusqu'à Lundi. J'accompagne mon petit frère, histoire qu'il ai pas trop d'ennui pck mineur, comme je suis majeure ^w^ On va être logés avec un ami à lui chez des amis dest parents d'un autre ami à lui. Je sais, c'est l'embrouille ;) Si vous n'avez pas le chapitre en Novembre, c'est que j'en suis pas revenue xD
Et vous, vous y aller?
Allez, je réponds aux reviews et je vous laisse lire :)
Neko Gina: Va falloir que tu m'explique pourquoi t'es jamais connectée quand tu me laisse une review... Sinon, pour répondre à ta question, oui, ça pourrait être Tykki. Mais c'est pas lui xD Tkt, moi aussi je croyais que c'était lui. Et je sais toujours pas qui c'est... Merci, les compliments sont transmis xD Bonne lecture!
Dans ce chapitre, qui a explosé les records de longévité, une question qu'on me pose souvent trouvera sa réponse.
10. Premier soir à Poudlard
La nuit tomba et les lumières du wagon finirent par s'allumer.
- Comment elles s'allument, les lumières? demanda Allen. Je croyais que l'électricité ne fonctionnait pas...
- C'est grâce à un sort inventé en 1815 par Eric Frappadingue.
- Complètement illuminé le gars, plaisanta Ron à voix basse.
Harry, Neville et Luffy pouffèrent. Hermione leur lança un regard noir.
- On ferait bien de se changer, dit Ace pour détendre l'atmosphère.
Les garçons sortirent du compartiment pour laisser les filles passer l'uniforme. Hermione et Ron épinglèrent soigneusement leur insigne de Préfet sur leur poitrine. Harry crut voir Ace remercier le ciel. Mais ça devait être une hallucination.
Le train ralenti et les élèves qu'il transportait se mirent à s'agiter. Ron et Hermione étaient censés maintenir l'ordre, ils sortirent donc du compartiment, confiant à Harry et les autres Pattenrond et Coquecigrue.
Luna hérita du hibou alors que Pattenrond sautai sur l'épaule d'Allen qui tenta de le déloger en grimaçant. En vain: Pattenrond garda les yeux fixés sur le golem doré sur la tête du blandin.
Trevor regagna la poche de Neville qui sourit avec Harry en voyant Allen et Pattenrond.
- Bon, y a le vieux qui veut me voir avant le banquet, annonça Ace.
Il fit une grimace en voyant les yeux de Luffy s'emplir d'étoile à la mention de "banquet", puis en voyant la foule d'élèves se pressant dans le couloir.
- Vous m'en voulez pas si je vous fausse compagnie, continua-t-il avec un clin d'œil.
Et, sous les yeux intrigués des sorciers, il alla dans le couloir, dépassant d'une bonne tête la plupart des élèves. Il leva les bras et ôta la trappe donnant accès au toit du wagon. Ensuite, il se hissa vers le haut et disparut. Quelques secondes plus tard, les sorciers purent le voir sauter du toit devant la fenêtre de leur compartiment et se mêler à la foule qui se pressait au dehors..
- Le vieux? répéta Neville.
- Il devait parler de Dumbledore, l'éclaira Harry en haussant les épaules. Lui et Luffy ne l'aime pas beaucoup à ce que j'ai vu.
- Pourquoi? demanda Neville.
- Aucune idée.
Le groupe descendit enfin du train et observèrent avec délice le paysage familier qui les entourait. Sauf qu'au lieu du traditionnel "Les première année, par ici... Les première année..." dit par une grosse voix bourrue, ils entendirent:
- Les première année en rang par deux, s'il vous plaît! Toutes les première année, en rang devant moi!
Crié par une voix de femme, sèche et énergique. Le professeur gobe-Planche se tenait à la place de Hagrid.
- Où est Hagrid? demanda Harry.
- Je ne sais pas, répondit Ginny. Mais on devrait avancer, on bloque la porte...
- Ah oui... Luffy...
- Wari, dit Luffy. Mais Moyashi-ossan et moi, on est des première année. C'est le papi aux citrons qui nous l'a dit...
- Alors, on se retrouve au banquet? continua Allen, l'air gêné.
- Ah... Ok, répondit Harry.
"Le papi aux citrons?" pensèrent les sorciers alors que la tête blanche d'Allen et les cheveux ébouriffés de Luffy disparaissaient dans la marée d'élèves.
Marée qui les sépara jusqu'à ce qu'ils se retrouvent près des diligences.
Harry y arriva en premier, et bloqua sur les chevaux draconiens qui y étaient attelés. Ces chevaux squelettiques étaient noirs, et leurs yeux de braise fixaient le sorcier qui s'aventurait jusqu'à eux. L'un d'eux renâcla et agita la paire d'ailes, noires et lisses comme du cuir, rattachée au garrot.
- Où est Coq? demanda Ron en arrivant juste derrière.
Harry sortit de ses pensées et se retourna.
- C'est cette fille, Luna, qui l'a prit, répondit-il. A ton avis, où est...
- Hagrid? Je ne sais pas, dit Ron, inquiet. J'espère qu'il va bien...
Plus loin, Malfoy, accompagné de sa bande, traumatisait quelques deuxième année à l'air timide pour avoir une diligence pour eux tout seuls. Le blond s'arrêta quelques secondes pour scruter l'obscurité, comme à la recherche de quelqu'un. Puis il avisa Harry et Ron et sourit d'un air narquois avant de monter à son tour.
- Malfoy a été odieux avec un première année. Je vous jure que je vais le signaler! Ça fait trois minutes qu'il a son insigne et il en profite déjà pour brutaliser les autres plus que d'habitude! fulmina Hermione en arrivant. Où est Pattenrond?
- Sur l'épaule d'Allen, répondit Harry.
- Sur l'épaule de... Mais il va aller sur le lac! s'affola la jeune fille.
- Oh non, il va pas rater une si belle occasion d'attraper Tim, rigola Ron.
Hermione lui lança un regard noir et partit sans un mot en direction des diligences avec Ginny qui venait de les rejoindre.
- Eh! Attendez, j'ai pas encore récupéré Coq! les rappela Ron.
Harry sourit puis lui demanda.
- A ton avis, ces quoi ces choses?
- Quelles choses?
- Ces chevaux...
Un hululement surexcité les interrompit et ils tournèrent la tête vers sa provenance. Luna arrivait tant bien que mal avec les mouvements de foule, et Coq, toujours dans sa cage, donnait l'impression d'avoir avalé quelque chose de pas net à force de sautiller partout.
- Et voilà! Il est très mignon ton hiboux, dit Luna.
Puis elle avança vers Harry et le regarda très sérieusement:
- Je les vois aussi ces "chevaux". Tu es aussi sain d'esprit que moi, lui annonça-t-elle.
Et elle monta dans la diligence en reprenant son sourire rêveur.
- De quoi elle parlait? demanda Ron, perdu.
- ...sais pas. Viens.
Harry, même s'il ne savait pas très bien pourquoi, sentait qu'il pouvait faire confiance à Luna. Peut-être à cause de la véracité de ses paroles dans le train. Quoiqu'il en soit, en montant dans la diligence, il décida d'orienter la conversation vers un autre sujet. Même si Ginny décida pour lui:
- Vous avez vu la Gobe-Planche? Qu'est-ce qu'elle est revenue faire ici? Hagrid n'est quand même pas parti, non?
Les autres hochèrent mollement la tête, perdus dans leurs pensées.
- Moi, je serai contente s'il n'était plus là, dit Luna. Ce n'est pas un très bon prof.
- Bien sûr que si, c'est un bon prof! s'écrièrent Harry, Ron et Ginny avec colère.
Luna haussa un sourcil en regardant Hermione qui toussota avec gêne sous l'œil noir de Harry.
- Heu... Oui, oui, il est très bon, dit la Gryffondor en baissant les yeux.
- Nous, à Serdaigle, reprit Luna. On trouve que ses cours sont une plaisanterie.
- Alors vous devez avoir un sens de l'humour particulièrement lamentable, répliqua Ron.
La diligence s'ébranla soudainement en un grincement, coupant court à la discussion. Au bout de quelques minutes, Ginny reprit la parole:
- Au fait, vous savez en quelle année sera Ace?
- Aucune idée, admit Hermione. Mais il n'a pas enfilé d'uniforme...
- Il ne sera pas élève? demanda Ron.
- A chaque fois qu'on en parlait, il souriait mais ne lâchait pas un mot, grogna Harry.
- La liste de fourniture a été modifiée cette année, annonça Luna.
- Quoi?! s'exclamèrent Harry et Hermione, surpris.
- Comment on a pu ne pas le remarquer? marmonna Ron.
- ...sans doute parce que c'est Maman qui a fait les courses, supposa Ginny, songeuse.
- Qu'est-ce qui a changé? demanda Hermione à Luna.
- Ils demandent une tenue décontractée où il est facile de se mouvoir, répondit la Serdaigle.
Le groupe plongea dans un silence songeur . C'est vrai qu'avec la nomination de Ron et Hermione au rang de Préfet, ils n'avaient pas vraiment fait attention au reste de la lettre. Et après, c'était Mrs Weasley qui les avaient.
Arrivés dans la Grande Salle, le groupe se sépara: Luna rejoignit la table de Serdaigle pendant que Ginny partait vers des amis de son année à celle de Gryffondor. Harry, Ron et Hermione, eux, retrouvèrent Neville qui était déjà installé vers le milieux de table, ayant été emporté par le flot d'élèves à la sortie du train.
A côté d'eux, Nick Quasi-Sans-Tête, le fantôme de la maison Gryffondor, Parvati Patil et Lavande Brown. Au vu de leur salutations légèrement excessives, Harry fut convaincu qu'elle parlaient de lui encore une fraction de seconde avant son arrivée.
Mais il préféra regarder la table des Professeur plutôt que s'en soucier.
- Il n'est pas là, annonça-t-il finalement.
Ron et Hermione suivirent son regard pour s'apercevoir qu'effectivement, Hagrid était absent.
- Il ne peut pas être définitivement parti, dit Ron, un peu anxieux.
- Bien sûr que non, tenta de se convaincre Harry.
- Tu ne crois pas qu'il aurait pu être...blessé, ou je ne sais quoi. dit Hermione, mal-à-l'aise.
- Non, répliqua Harry.
Il avait confiance en Hagrid. Mais il avait aussi connaissance de son amour pour les bestioles plus que moins dangereuses.
- Mais alors, où est-il?
Le Survivant attendit un peu avant de répondre, puis, à voix très basse pour que seuls Ron et Hermione puisse l'entendre, il murmura:
- Peut-être qu'il n'est pas encore rentré. De sa...mission...ce qu'il devait faire pendant l'été pour Dumbledore.
- Oui... Oui, ça doit être ça, dit Ron, rassuré.
Mais Hermione n'eut pas l'air convaincue, et elle se mordit la lèvre en scrutant une nouvelle fois la table des professeurs.
- Qui c'est ça? demanda-t-elle brusquement.
Harry suivit son regard et sursauta: le professeur Dumbledore était vêtu d'une robe pourpre aux ourlets rose fushia, le tout parsemé d'étoiles et de lunes argentées. Sur sa tête, un chapeaux assorti.
- Le professeur Dumbledore, répondit-il gauchement.
Hermione lui lança un regard empli de pitié et le corrigea:
- Non, pas lui. Le bonbon à qui il parle.
Harry regarda une nouvelle fois. Quand il réussit à faire abstraction du directeur, son regard fut attiré par sa voisine: une sorcière trapue aux mines de vieille tante célibataire. Des cheveux châtains clairs, courts et bouclés, où était glissé un horrible bandeau rose du style "Alice in Wonderland", assorti à son cardigan de laine pelucheuse. Le sorcier reconnu presque tout de suite et avec horreur sa tête de crapaud lorsqu'elle se retourna pour boire.
- Voilà un duo éclatant, ironisa Ron qui avait suivi son regard. Les tenues sont assorties.
- C'est cette bonne femme de Dolorès Ombrage! lâcha Harry en reculant légèrement.
- Qui?
- Elle était au tribunal, elle travaille avec Fudge...
- Elle travaille avec Fudge? répéta Hermione en fronçant les sourcils. Qu'est-ce qu'elle fait ici alors?
- Sais pas...
Ils regardèrent à nouveau la table des professeurs et leur attention se porta sur le professeur Gobe-Planche qui s'asseyait à la place de Hagrid.
Au même moment, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent sur le professeur McGonagall, suivie par une longue file de nouveaux. Fermant la marche, Luffy et Allen.
- Où est Ace? demanda Hermione.
- Harry remarqua alors l'absence de Ace.
- Il a dit que le directeur voulait le voir avant le banquet, répondit-il. Il devrait déjà être là...
- J'espère qu'il va bien..., s'inquiéta Hermione.
- Que veux tu qu'il lui arrive, plaisant Harry. C'est sûrement...
Le Choixpeau Magique commença sa chanson, coupant là la conversation.
Je ne mets pas la chanson, c'est la même que dans le livre... Pas la motivation d'en faire une nouvelle ^^
- Il a un peu débordé sur le sujet cette année, fit remarquer Ron en haussant les sourcils alors que la Salle éclatait en applaudissements.
- Ça c'est vrai, dit Harry.
Pendant que le trio discutait, Luffy et Allen observaient la Grande Salle avec émerveillement. Luffy trouva Neville et lui adressa de grands signes de main, effrayant les nouveaux à côté de lui. Un en particulier, petit brun aux oreilles proéminentes, fondit en larme. Allen s'agenouilla près de lui:
- Hey, ça va? lui demanda-t-il.
Le garçon le regarda avec frayeur mais répondit quand même.
- J'ai peur...
En reniflant.
- Pourquoi? fit doucement Allen.
- Je... Je veux pas aller -il renifla- ...à Serpentard...
Allen fronça brièvement les sourcils et échangea un regard avec Luffy qui les écoutait.
- Ecoute...Euan, commença Allen en regardant à nouveau le petit garçon. Un ami m'a dit que le Choixpeau écoute ton choix. Alors n'aie pas peur.
Il reçut un regard admiratif en retour.
- Ça va mieux? demanda-t-il en le voyant sécher ses larmes.
- Oui M'sieur, répondit Euan. Dites, comment vous connaissez mon nom?
Allen sourit en réponse et se releva.
- Appelle moi Allen, je suis pas si vieux que ça.
- Ben...
En comprenant qu'Euan regardait ses cheveux avec attention, Allen commença à déprimer alors que Luffy explosait de rire.
Euan comprit qu'il avait fait une gaffe et prit la fuite vers ses amis en rougissant.
- Shishishi! pouffait Luffy en se tenant les côtes. M-Moyashi-ossan...
- Oh la ferme, maugréa Allen.
Le professeur McGonagall commença à faire l'appel.
- Abercombie, Euan.
Euan sursauta et se dirigea vers le tabouret d'un air un peu plus confiant. Il coiffa le Choixpeau Magique qui lui tomba sur les oreilles. Il y eut un petit silence, puis:
- GRYFFONDOR!
Le nouveau Gryffondor sourit jusqu'aux oreilles et se dirigea vers sa nouvelle table en adressant un timide regard à Allen.
La file de première année se réduit pas à pas à mesure que la cérémonie de Répartition avançait. L'estomac de Ron gronda de plus en plus bruyamment, au grand damne de ses amis. Mais quelle ne fut pas la surprise générale lorsqu'on se rendit compte que ce grondement recevait deux réponses: Allen rougissait jusqu'aux oreilles alors que les capacités de réflexion de Luffy explosaient leur record de non-réception et que le pirate se transformait petit à petit en bête férocement affamée sous les regards ahuris de la Grande Salle.
Enfin, Zellert Rose fut appelée et la petite fille se rua presque sous le Choixpeau magique pour tenter d'échapper au regard affamé de Luffy.
- POUFFSOUFFLE!
La petite se précipita à sa nouvelle table en jetant un regard craintif aux deux derniers.
Le directeur se leva.
- A ceux qui sont ici pour la première fois, je vous souhaite la bienvenue! déclara-t-il en levant les bras. Et à nos anciens, je dis: bon retour parmi nous! Comme vous avez pu le constater, nous accueillons cette année deux élèves pour le moins inhabituels.
Le reste de la Grande Salle le regarda comme s'il était fou. "Inhabituels? C'est l'euphémisme du siècle!" pensa-t-il.
- Ces deux jeunes hommes nous viennent du Japon et ont été transféré ici à cause d'un déménagement. Ils intégreront la sixième année. Mais il y a un temps pour les discours, et ce temps n'est pas encore venu. Alors je laisse le professeur McGonagall terminer la Répartition et je vous souhaite "Bon appetit", dit le directeur en se rasseyant.
Le professeur McGonagall lui adressa un signe de tête puis appela:
- Monkey D Luffy!
Luffy s'avança presque en courant. On reconnaissait à peine le joyeux pirate insouciant dans son regard affamé, la bave aux lèvres.
Le garçon s'assit sur le tabouret et coiffa le Choixpeau. Il resta immobile une fraction de seconde avant de se lever et de balancer le pauvre couvre chef à travers le Salle, surprenant l'ensemble des personnes présentes. Ce fut Allen qui réceptionna le bout de tissus.
- M-Mr Monkey, que se passe-t-il? demanda le professeur McGonagall, surprise.
Luffy la regarda sérieusement avant d'annoncer:
- J'ai entendu une voix dans ma tête. J'aime pas entendre des voix dans ma tête.
Toute la Salle explosa de rire.
- Mr Monkey, le Choixpeau doit lire votre esprit pour vous répartir, expliqua le professeur avec le ton patient d'un adulte face à un enfant de cinq ans. Et pour ça, il vous parle.
- Ah, fit simplement Luffy.
Allen lui relança le Choixpeau qu'il enfila directement sans s'asseoir.
"Ça y est, prêt à m'accepter?" ironisa le Choixpeau.
"Hein? Oui. Dis, tu veux rejoindre mon équipage?"
"Non. J'ai quelque chose à faire ici."
"Ah oui, ma Répartition. Bah après alors."
"Non. Laisses-moi me concentrer."
"A la fin de l'année alors?"
"Non plus."
"Dans deux ans?"
"Non! Tais-toi, il faut que je te lise..."
"..."
"Bon, nous avons du courage, de la fidélité envers tes nakamas, une obstination sans précédent... Une grande volonté de faire tes preuves... Serpentard pourrait t'aider, mais tu es trop naïf... Quoique tu pourrais les décoincer un peu... Alors, Pouffsouffle non plus: tu correspond à tous ses critères, mais tu ne t'y plairais pas... Ah? Que vois-je...? Eh bien, nous allons te mettre là où tu dois aller, c'est-à-dire..."
- GRYFFONDOR!
Luffy retira le Choixpeau en souriant et se dirigea vers la table de sa maison.
- Hum. Mr Monkey? rappela le professeur McGonagall. Le Choixpeau...
- Ah, c'est un membre de mon équipage, dit Luffy en souriant au Choixpeau dans sa main.
- J'ai dis NON!
- Tout à l'heure alors?
- NON PLUS!
- Après manger?
- NON! Reposes-moi! Je dois répartir le dernier nouveau!
Luffy fit une moue déçue qui le rendit adorable aux yeux des élèves, tout sexe confondus. La Grande Salle regardait le spectacle en silence, essayant de comprendre ce que voulait dire Luffy par "équipage". Certains ricanaient, d'autres, comme Hermione, hésitaient entre rire ou pleurer; Harry avait envie de se terrer tout au fond d'un trou de souris, et Allen...
Allen s'était caché derrière ses mains et récitait comme un mantra que non, on ne devait pas tuer son équipier de mission. Peu importe qu'il soit aussi mature qu'un enfant de cinq ans ou qu'il soit aussi insultant qu'un ado en pleine crise...
Le blandin angoissait un peu sur sa Répartition. Un seul mot: Neah.
- Ah, ok, abdiqua finalement Luffy en redonnant le Choixpeau à la directrice adjointe.
Puis il alla s'asseoir à côté de Harry qui lui avait fait une place. Ron le consola d'une tape dans le dos, même si son sourire témoignait de son hilarité.
- Walker Allen, appela enfin le professeur McGonagall.
Allen s'avança entre les tables de Gryffondore et Pouffsouffle, attirant ainsi une attention non désirée sur lui. Il entendait les murmures interrogateurs sur son bandages des uns, des chuchotements perplexes sur ses cheveux blancs des autres. Mais sa Poker-Face resta de marbre et il s'assit avec assurance sur le tabouret. Il eut le temps de voir le regard encourageant de Hermione avant que le Choixpeau ne lui tombe devant les yeux.
"Oho! Intéressant... Du courage, de l'ambition... Une grande volonté et... Ah, c'est bloqué. Tu pourrais...?"
"Euh..."
"Rien de bien compliqué: il faut que tu te détende en repensant à ta vie, tes joies, tes peurs, etc..."
"Ok..."
"Donc... Tu veux faire tes preuves...protéger tes amis... Ok...mmh mmh, d'accord..."
"Vous pourriez arrêter de jouer au médecin et me dire à quoi vous pensez?"
"Ah, excuses-moi. La force de l'habitude... Oho! Tu as une part sombre qui ressort aux jeux! Eh bien ma foi, tu as toutes les qualités pour aller à Gryffondor, jeune Walker. Toutefois, si je prends en compte ton désir d'aider toutes âmes et ton...hum, petit problème familial..."
Allen se raidit.
"Alors ce sera..."
- SERPENTARD!
La Grande Salle éclata en murmures. Allen retira le Choixpeau, reprenant pied avec la réalité, et se dirigea vers la table des verts et argents. En chemin, il jeta un coup d'œil vers celle des rouges et or et crois le regard déçu de Luffy et ceux surpris de Harry et Hermione. Mais celui qui lui fit le plus mal fut celui de Ron qui le regardait comme s'il était un inconnu particulièrement repoussant.
Alors il baissa la tête et s'assit en bout de table, du côté de celle des professeurs.
Vers le milieu de la table, Draco observait. Il observait l'expression du nouveau Serpentard se décomposer, et il observait comment celle de ses amis Gryffondor avaient changées à l'annonce. Et il sourit.
Timidement, Allen regarda du côté de Ginny et Neville. En chemin, il croisa à nouveau le regard de Luffy qui lui fit un sourire joyeux. Puis il tomba sur celui de Neville qui ne réagit pas tout de suite avant de lui sourire timidement. Mais ses yeux restaient distant, comme une mise à l'épreuve. Le blandin lui répondit d'un signe de tête et continua jusqu'à Ginny, un peu plus loin. La petite rousse le regardait avec un mélange de méfiance et de peur, mais il sentait, à son regard légèrement flouté, que ce n'était pas directement adressé à lui.
Il voulut lui sourire, mais son attention fut détournée par l'apparition de mets, tous aussi délicieux les uns que les autres, faisant crouler les cinq longues tables sous leur magnificence.
Si Luffy et Ron se jetèrent sans hésitation aucune sur les plats avec un grognement de plaisir pour Ron et:
- Sugoï! De la nourriture magique!
De Luffy, Allen attendit d'être sûr et certain qu'elle n'allait pas soudainement disparaître en laissant place à un message de son maître, avant de se rappeler avec un sentiment non descriptible qu'il n'y avait aucun risque que ça arrive et de se mettre à dévorer tout ce qui était à sa portée.
- Hey! Mon poulet! s'exclama un brun à côté de lui.
L'Exorcist releva les yeux de la cuisse de poulet qu'il savourait, tendu à l'idée d'avoir pu voler cette nourriture à son voisin. Mais son regard trouva Tim tenant une aile de poulet l'air pour la soustraire aux tentatives répétées et désespérées de son ex-propriétaire.
- Tim! Rends ça tout de suite, ordonna le blandin, soulagé de ne pas avoir lui-même commis l'impair.
- C'est à toi ce machin? lui demanda son voisin dépouillé.
- Hum... Oui. Je suis désolé pour la gêne occasionnée, s'excusa Allen.
Pendant ce temps, Tim englouti son larcin et sourit de toutes ses dents au blandin qui lui jeta un regard noir. Il esquiva sa tentative de l'attraper et se réfugia vers le milieu de table, là où se trouvait Malfoy qui le regarda arriver avec appréhension.
Le blond avait assisté à toute la scène et demeurait presque admiratif devant la classe et la tenue avec laquelle Allen engouffrait ses plats. C'aurait été mentir de dire qu'il n'avait pas été surpris de la Répartition du blandin. Mais en voyant la distance amorcée par le trio d'or avec le nouveau, il se dit qu'il avait sa chance.
Le voisin d'Allen renversa son verre de jus de citrouille et qui aurait terminé au sol en répandant la totalité de son contenu sur la pierre si le blandin ne l'avait pas rattrapé lui et son contenu, sans laisser échapper une seule goutte. En voyant ces réflexes, Draco se dit qu'il ferait un très bon attrapeur. Il occupait déjà ce poste, oui, mais plus par rivalité envers Potter que par réelle passion.
Le blond sourit en entendant des exclamations admiratives mêlées d'un certain dégoût: Allen Walker venait d'accomplir l'exploit de vider les plats qui l'entouraient*.
A la table de Gryffondor, Harry, Ron et Hermione furent coupés dans leur discussion avec Nick Quasi-Sans-Tête par des exclamations provenant de la table de Serpentard. Ils se retournèrent d'un même mouvement pour constater l'exploit d'Allen.
- K'so, il m'a battu, grogna Luffy.
Harry lui jeta un regard interrogateur avant de se rendre compte qu'ici aussi, il y avait des plats vides. Mais moins nombreux qu'à la table verte.
- M-mais comment vous avez fait ça? balbutia Ron en regardant le pirate.
Luffy le regarda comme s'il était particulièrement stupide.
- J'ai mangé, répondit-il simplement. Moyashi-ossan a dû faire pareil.
Hermione sauta sur le sujet:
- Vous pensez quoi de la Répartition d'Allen? demanda-t-elle. Personnellement, je ne m'attendais qu'à moitié à ça. A cause de son petit problème de...personnalité, expliqua-t-elle.
- Moi aussi, répondit Harry. En fait, c'était presque prévisible. Neville?
- Pareil, dit Neville. Il paraît tout gentil et innocent, mais en réalité, c'est un vrai serpent. Y a qu'à voir comment i joue au Poker. On dirait quelqu'un d'autre, grimaça le jeune homme.
- Comment ça? demanda Hermione, un poil inquiète.
- Bah, comment dire... Il ricanait parfois sans raison, et on pouvait presque voir des cornes lui pousser sur la tête et des flammes l'entourer, tenta d'expliquer Neville. C'était assez flippant en fait. Je crois que même Portgas était troublé.
- Ah oui, ça, réalisa Harry. Il m'a parlé de cette personnalité. Ses amis la surnomment "Black Allen", et elle se serait développée à cause de son éducation. Il était sous la tutelle d'un démon, apparemment.
- Balck Allen? releva Hermione.
- Oui, mais il a pas voulu m'en dire plus, continua Harry. Il avait l'air à la fois triste et en colère.
- Mouais, grogna Ron en plantant rageusement a fourchette dans une pomme d-...son assiette.
Son assiette?!
- Hey! Rends-moi ma pomme de terre! cria-t-il à Luffy.
- Hein?
- Rends la moi! ordonna-t-il en se levant.
- Mais je l'ai pas pris, et je l'ai pas mangé! se défendit Luffy en reculant.
Regard fuyant, lèvres sur le côté...
Ron abandonna la partie et se rassit en soupirant, sachant qu'il ne reverrait jamais sa pomme de terre. C'était la petite grillée en plus, celle qu'il avait gardé pour la fin.
- Enfin bref, lâcha-t-il. Je pense qu'il faudrait se tenir à l'écart.
- Comment ça? demanda Hermione.
- Walker. Il est tout gentil pendant son séjour, mais il défend les Serpentard dans le train. Et il s'entend bien avec eux, regarde.
Ils se retournèrent pour voir qu'en effet, Allen riait avec ses voisins de table.
- Et alors? Ça ne veut rien dire, protesta Hermione en fusillant Ron du regard.
- Ouais, il a déjà expliqué ses raisons et son point de vue dans le train, Ron, avança Neville.
- Oui, et maintenant, c'est un Serpentard. Et on sait tous que les Serpentard sont les rois de la manipulation, contra Ron. Pas vrai, Harry?
- Euh..., bafouilla Harry. Ecoute, on a vécu avec lui pendant les vacances, on le connaît, non? Ecoute, continua-t-il en voyant Ron ouvrir la bouche. Je propose qu'on agisse comme d'habitude, et on voit ce que ça donne. Ok?
- ...mouais, abdiqua Ron.
Le rouquin se servit en pudding qu'il réduisit en charpie pour évacuer sa frustration. A côté d'eux, Luffy avait attentivement écouté la conversation en fronçant les sourcils. Mais n'avait pas cessé de manger pour autant, comme s'en rendit compte Harry:
- Luffy! T'as finit la tarte à la mélasse! C'est ma préférée, se plaignit le sorcier.
Harry chercha des yeux un autre plat de sa tarte favorite et son regard tomba sur Allen. Le blandin dégustait avec délice les desserts qui l'entouraient, mais le noiraud s'aperçut qu'il se tenait loin de ceux qui contenaient du chocolat.
La nourriture disparut soudainement des tables, confirmant en même temps les craintes d'Allen, laissant derrière elle des assiettes et des plats propres. Luffy et l'Exorcist restèrent pétrifiés face à ce coup bas.
Le niveau sonore des conversations commença à monter pour se faire anéantir aussitôt que Dumbledore se leva de son siège.
- A présent que nous sommes tous occupés à digérer un autre de nos somptueux festins...
- Pff, j'ai encore faim, grogna Luffy, ce qui fit pouffer Harry.
- ...d'attention afin que je puisse vous donner les traditionnelles recommandations de début d'année, déclara le directeur. Les nouveaux doivent savoir que la forêt située dans le parc est interdite d'accès -il ne serait d'ailleurs pas inutile que certains de nos plus anciens élèves s'en souviennent aussi.
Harry Ron, Hermione et Neville échangèrent un regard amusé pendant que Luffy marmonnait dans sa barbe qu'une forêt était inutile si on pouvait pas y -r((((((((((((((((((((((((((((t-
- Mr Rusard, le concierge, m'a demandé de vous rappeler, pour la 62ème fois selon lui, que l'usage de la magie n'est pas autorisé dans les couloirs entre les heures de cours et que beaucoup d'autres choses sont également interdites, dont la liste complète est désormais affichée sur la porte de son bureau. Il m'a signalé, par ailleurs, qu'il ne pourra pas être présent durant la totalité de l'année. J'ai donc le plaisir de vous annoncer que Mr Howard Link assura son rôle durant ses absences. Mr Link a malheureusement rencontré quelques contre temps, nous le verrons donc sûrement demain matin.
Harry, Luffy et les autres jetèrent un coup d'œil à Allen qui donnait l'impression d'être inquiet mais qui s'empêchait aussi d'éclater de rire.
- Nous aurons cette année trois nouveau enseignants, continua Dumbledore. Je suis particulièrement heureux d'accueillir à nouveau parmi nous le professeur Gobe-Planche qui assurera les cours de Soins aux Créatures Magiques. J'ai également le plaisir de vous présenter le professeur Ombrage qui enseignera la Défense contre les Forces de Mal. Vous avez sûrement remarqué un ajout dans vos listes de fournitures, je vous éclaire donc à ce propos: le professeur Portgas assurera l'enseignement d'une nouvelle discipline optionnelle. Il s'agit de l'art de la Défense et de la Survie. Mr Portgas n'est malheureusement pas encore arrivé.
Il y eut quelques applaudissements polis et légèrement enthousiastes à l'idée d'une nouvelle matière pendant lesquels le trio d'or, Allen, Luffy, Neville et Ginny échangèrent des regards alarmés à travers la Salle: Ace avait quitté le train avant eux.
Le directeur reprit la parole:
Les essais pour...
Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent soudainement en grand fracas, laissant passer deux hommes. Le premier était blond, les cheveux assez longs pour être tressés, et des yeux marron-rouge qui fusillaient son interlocuteur. Le second était brun, les cheveux mi-long lui tombant sur ses yeux argent brut soulignés de tâches de rousseurs. Si le blond était habillé à la militaire, avec une veste et un pantalon d'un brun rouge, le brun n'était vêtu que d'un short noir et d'une chemise jaune à manches courtes, ses bottes de combats ne faisant aucun bruit sur le sol de pierre. Tous deux avaient l'air passablement énervés et se trouvaient en pleine dispute.
- C'est la dernière Salle qu'on essaie, Portgas! disait le blond. Et je vous jure que c'est aussi la dernière fois que je vous suis!
- Urusaï, Deux-Points! répliqua le brun. Je t'ai obligé à rien, et si tu m'avais pas déconcentré, on serait pas perdus!
- Déconcentré? Déconcentré?! En quoi je vous ai déconcentré? demanda le blond. Vous n'avez aucune capacité de concentration!
- Ha? Bien sûr que si, et c'est pas ma faute si y a tout qui bouge dans ce foutu château!
- Messieurs, tenta Dumbledore.
- Quoi?! l'agressèrent les deux hommes.
Ils s'immobilisèrent aussitôt, prenant conscience de leur environnement. Autour d'eux, les professeurs comme les élèves ne savaient pas comment réagir.
Excepté Luffy qui avait plongé sous la table pour étouffer son rire.
- Mr le directeur, salua finalement le blond d'un ton formel. Heureux de vous revoir. Je suis désolé pour le retard, une certaine tête brûlée refusait de m'écouter.
- Tête brûlée! s'offusqua le brun. Mais je t'...
- Hum hum... Mr Portgas? le coupa Dumbledore. Venez donc vous asseoir avec Mr Link, invita-t-il en désignant les deux chaises vides.
Les deux hommes obéirent en se fusillant du regard.
Le directeur reprit son discours.
- Je vous présente Mr Link, qui sera le concierge remplaçant, et le professeur Portgas, qui assurera les cours de Défense et de Survie.
En voyant le regard narquois que le professeur Portgas lança à Link, les élèves se demandèrent soudain si c'était une bonne idée de se rendre aux cours de Défense et de Survie.
- Je vous disais donc, continua le directeur. Les essais pour la constitution des équipes de Quidditch de chacune des quatre Maisons auront lieu le...
Il s'interrompit à nouveau en lançant un regard interrogateur au professeur Ombrage. Ace suivit son regard et remarqua, avec surprise, qu'elle était aussi grande debout que assise. Amusé malgré lui, il pouffa, récoltant un regard interrogateur de la par de ses nouveaux collègues et meurtrier par le professeur Ombrage. Regard qu'il lui rendit, avec un sourire provocateur.
Du côté des élèves, les voisins d'Allen et de Luffy s'étaient éloignés d'eux, à cause de l'aura froidement furieuse qu'ils dégageaient.
Le professeur s'éclaira alors la gorge -hum, hum- attirant à nouveau sur elle l'attention, et il devint manifeste qu'elle s'était levée avec l'intention de faire un discours. Le professeur Dumbledore se rassit donc en la regardant d'un air intéressée, qui parut faux aux yeux de Ace. A côté de lui, le professeur Chourave leva si haut ses sourcils qu'ils disparurent sous ses mèches rebelles, et Ace craignit un instant que les lèvres du professeur McGonagall ne disparaissent, tant elles étaient pressées ensemble. De nombreux élèves affichaient un sourire narquois: de toute évidence, la nouvelle enseignante n'était pas tout à fait au point, concernant le règlement.
- Merci, cher directeur, pour ces aimables paroles de bienvenue, minauda Ombrage.
Sa voix de petite fille, aigrelette et haut-perchée, fit grimacer les élèves. Luffy se retint de quitter la Grande Salle en courant et Allen dû se boucher les oreilles. Pour une raison qui lui était presque inconnue, son ouïe se faisait de plus en plus sensible.
Le professeur Ombrage s'éclaircit une nouvelle fois la gorge -hum, hum- et reprit:
- Je dois dire que c'est un grand plaisir de revenir à Poudlard, sourit-elle en découvrant des dents pointues. Et de voir tous ces joyeux petits visages levés vers moi!
Un grondement se fit brusquement entendre et les élèves, jusque là surpris de se voir traiter comme des enfants de cinq ans, sourirent en voyant le professeur Portgas rougir en se tenant le ventre sous le regard vengeur de Link. Il devenait certain qu'il n'avait pas pu se restaurer. Le professeur Ombrage le regarda avec condescendance avant de reprendre son discours.
- J'ai hâte de vous connaître tous et je suis sûre que nous deviendront vite de très bon amis!
Les élèves échangèrent des regards perplexes et des sourires moqueurs. Luffy souriait jusqu'aux oreilles et Allen entendait toutes sortes de commentaires de la part de ses voisins de table.
Ombrage reprit la parole, d'une voix plus ferme, comme une femme d'affaire, mais avec le rythme morne d'un discours appris par cœur.
- Le Ministère de la Magie a toujours accordé une importance primordiale à l'éducation des jeunes sorcières et des jeunes sorciers. Les quelques dons que vous avez pu recevoir à votre naissance ne se révéleraient pas d'une très grande utilité si une instruction attentive ne se chargeait de les cultiver et de les affiner. L'ancien savoir dont la communauté des sorciers est l'unique dépositaire doit être transmis aux nouvelles générations, si nous ne voulons pas qu'il se perde à jamais. Le trésor de la connaissance magique amassé par nos ancêtre doit être conservé, enrichi, bonifié, par ceux qui sont appelés à la noble mission de l'enseignement.
Elle inclina poliment la tête vers Dumbledore, ignorant délibérément les regards éloquents échangés par les professeurs McGonagall et Chourave, et les yeux déstabilisants du professeur Portgas, qui la fixait comme une panthère fixe sa proie avant l'assaut. Après un nouveau "hum, hum", elle poursuivit son discours:
- Chaque directeur, chaque directrice de Poudlard a apporté quelque chose de nouveau en accomplissant la lourde tâche de gouverner cette école historique et c'est ainsi qu'il doit en être, car l'absence de progrès signifie la stagnation puis le déclin. Mais le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé pour autant, car nos traditions éprouvées n'ont souvent nul besoin d'être modifiées, dit-elle en jetant un regard en coin au professeur Portgas. Un équilibre entre l'ancien et le nouveau, entre la pérennité et le changement, entre la tradition et l'innovation doit être préservé.
Elle fit une pause et parcourut la Grande Salle du regard. Le silence habituel qui accompagnait les discours du directeur était peu à peu rompu par des chuchotements et des rires étouffés. Harry commençait à somnoler, Cho Chang discutait avec une de ses amies, Luna lisait à nouveau son magazine, le tenant encore à l'envers. Ernie McMillan feignait d'écouter, part respect pour son insigne brillant épinglé à sa poitrine, Luffy gravait des dessins sur la table avec son couteau, s'émerveillant de voir les dégradations disparaître aussitôt la pointe du couteau levée. Mais ses sourcils se fronçaient à certain mots, signe qu'il écoutait d'une oreille. Draco prêtait une attention machinale, mais préférait observer les pitreries de Tim qui s'était perché sur la cruche de jus de citrouille devant lui. Le regard d'Allen s'assombrissait de plus en plus, malgré les mains qu'il gardait collées à ses oreilles. Le professeur Ombrage sourit et continua son discours:
- Car certains changements seront pour le mieux alors que d'autres, à l'épreuve du temps, apparaîtront comme des erreurs de jugement. De même, certaines coutumes anciennes seront conservées à juste titre tandis que d'autres, usées et démodées, devront être abandonnées. Aussi, n'hésitons pas à entrer dans une ère nouvelle d'ouverture, d'efficacité, de responsabilité, avec la volonté de préserver ce qui doit être préservé, d'améliorer ce qui doit être amélioré, et de tailler dans le vif chaque fois que nous serons confrontés à des pratiques dont l'interdiction s'impose.
Elles se rassit et Dumbledore applaudit. Les autres professeurs et quelques élèves, parmi ceux encore assez réveillés pour le faire, claquèrent une ou deux fois leur mains. Ace fusillait l'enseignante du regard, Luffy s'était endormis et Allen échangeait des regards inquiets avec Link.
Le professeur Dumbledore se leva, ramenant le silence dans la salle.
- Je vous remercie, professeur Ombrage, pour ce discours éclairant, dit-il. Maintenant...
- Ça, pour être éclairant, c'était éclairant, dit Hermione à voix basse.
- Tu vas pas me dire que ça t'as captivée, non? murmura Ron d'un air surpris. C'est le discours le plus ennuyeux que j'ai jamais entendu, et pourtant j'ai grands avec Percy, moi.
Le ronflement de Luffy les interrompit.
- En voilà un qui ne se fait pas trop de soucis, sourit Harry. Qu'est-ce que tu voulais dire, Hermione? Moi, ça m'a juste l'air d'une sauce insipide.
- Il y avait beaucoup d'ingrédients cachés dans la sauce, répondit sombrement Hermione.
- Ah bon? s'étonna Ron.
- Oui, intervint Neville. Par exemple, "Le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé", ou encore "améliorer ce qui doit être amélioré".
- C'est plutôt son "tailler dans le vif chaque fois que nous seront confrontés à des pratiques dont l'interdiction s'impose" qui m'inquiète, dit Hermione.
- Et alors? Qu'est-ce que ça veut dire? s'impatienta Ron.
- Ça veut dire, répondit Neville. Que si on ne fait pas attention, on risque d'y perdre plus que du temps: Le Ministère a décidé d'intervenir dans les affaires de Poudlard.
Des bruits soudains de raclements et de conversations retentirent dans la Grande Salle: Dumbledore venait de terminer son discours et les envoyait au lit.
- Ron, nous sommes censés montrer le chemin aux premières années, s'affola brusquement Hermione en se levant d'un bond.
- Ah oui, répondit Ron qui avait complètement oublié. Hé, vous, là-bas, les demi-portions!
- Ron!
Harry pouffa avec Neville, qui l'aida ensuite à installer Luffy sur son dos. Il allait le monter aux dortoirs, vu que le pirate ne donnait pas l'impression d'avoir envie de se réveiller dans l'immédiat.
- Bah quoi, ils sont tout petits, se défendit Ron.
- Ce n'est pas une raison pour les traiter de demi-portions! siffla Hermione. Les première année! appela-t-elle d'un ton autoritaire. Par ici, s'il vous plaît!
Le groupe de nouveaux Gryffondors s'avança timidement, chacun s'efforçant de rester derrière l'autre. Harry leur sourit pour les rassurer, ce qui eut l'air d'avoir l'effet inverse sur un petit blond. Le gamin donna un coup de coude à son voisin, Euan, pour lui murmurer quelque chose à l'oreille, et Euan eut soudain l'air aussi terrifié que lui en regardant Harry. Le sorcier sentit son sourir glisser de son visage.
- A plus tard, dit-il à Ron et à Hermione avant de se diriger vers la sortie.
Il fit son possible pour ignorer les regards et les murmures négatifs qu'il entendait sur son passage, mais à chaque pas qu'il faisait, son regard s'assombrissait de plus en plus. A la fin, c'est presque en courant qu'il quitta la Grnade Salle. Plus loin, Allen le vit et décida de le rejoindre.
- Harry! le héla-t-il en le voyant disparaître derrière un tableau. Attends!
Harry lui jeta un regard surpris et regarda le blandin le rattraper dans le passage secret.
- Qu'est-ce qu'il y a? lui demanda-t-il un poil agressif.
- Ça va? dit Allen, inquiet.
- Je veux pas de ta pitié. Tu peux partir.
- Sauf que tu es mon ami, et je ne laisse pas un ami dans cet état, répliqua Allen.
Harry le regarda, encore plus surpris qu'avant, et soupira. Il laissa Luffy glisser à terre, assis contre le mur, et s'appuya contre l'autre mur en s'essuyant le visage d'une main.
- Bon, qu'est-ce qu'il y a? redemanda-t-il en relevant la tête.
- Je voulais juste te parler, répondit Allen. Je t'ai vu partir, et j'ai entendu les murmures, et j'ai vu les regards...
- Et tu as décidé de les croire et t'es venu me le dire en face pour prouver que les Serpentards ne sont pas des lâches, c'est ça? le coupa Harry en redevenant acerbe
Il regretta cependant son agressivité en voyant les yeux d'Allen papillonner une fraction de seconde dans l'or. L'Exorcist prit une profonde inspiration, se massant l'arrête du nez de deux doigts, avant de regarder à nouveau le sorcier en s'asseyant en face de lui.
- Assieds-toi, dit-il.
Harry obéit sans protester. Il se souvenait parfaitement de ce qu'avait dit Allen: de fortes émotions, comme la peur ou la colère, permettaient à Neah de se manifester.
- Dis-moi, Harry, commença Allen. Est-ce que ton agressivité est voulue, ou tu ne la contrôle pas?
- Euh...
- Je t'explique: le gouvernement à décidé que ta vérité le mettait en danger, il a donc décidé de t'évincer, répandant mensonges et calomnies sur ton nom et celui de ceux qui te croient. Ainsi, tu as perdu ta renommée et Dumbledore-san a perdu des titres et du pouvoir. La population est montée contre toi et te traite de menteur et refuse de te côtoyer plus longtemps que nécessaire. Résultat, tu te retrouve seul face à toi même, ne pouvant te confier à personne, de crainte de te voir trahi à nouveau. Tu te retrouve seul face à Voldemort et tu sais quoi?
Harry hocha négativement la tête.
- C'est exactement ce qu'il veut, Harry. Alors, ton comportement agressif, c'est voulu, ou ça te prend sans prévenir?
- Ce... Ça me prend sans prévenir. J'ai vécu la même chose en deuxième et quatrième année, expliqua Harry. Mais en deuxième année, Ron et Hermione étaient avec moi aussi et me soutenaient. Les autres croyaient que j'étais celui qui attaquait les élèves, parce que je suis Fourchelangue et que le coupable s'est présenté comme étant l'héritier de Serpentard. Mais je ne me sentais pas aussi remonter que maintenant.
- Et en quatrième année?
- Là, il n'y avait que Hermione qui restait à mes côtés, Ron était persuadé que j'avais trouvé le moyen de m'inscrire au tournoi, et m'en voulait de ne pas lui avoir dit. J'étais traité de tricheur et tout le monde supportait C-Cédric. En plus de ça, il y avait deux autres écoles. C'était un enfer jusqu'à la fin de la première tâche où ils se sont rendus compte qu'il fallait être complètement cinglé pour s'inscrire. En plus, j'avais fini deuxième, et j'avais rapporté du prestige à la Maison Gryffondor. Mais non, je ne me sentais pas énervé tout le temps. J'étais plutôt fatigué, à cause du rêve que je faisait toutes les nuits.
- Le rêve?
- Celui ou Voldemort montait ses plans pour me capturer et renaître.
- Je vois. En fait, il n'y a que cette année où tu as des sauts d'humeurs incontrôlés, résuma Allen après un petit silence.
Luffy ronflait toujours à côté de Harry.
- Comment tu sais que c'est ce que veut Voldemort? Que je sois seul, je veux dire, demanda Harry.
- Je vis exactement la même chose à cause de Neah, répondit Allen en lui souriant doucement. Sauf qu'à la moindre erreur, je peux me faire exécuter sans autre forme de procès.
- Quoi?! s'exclama Harry, effaré. Mais c'est ignoble!
- Ce sont les ordres, dit simplement Allen. Je refuse de vivre en sachant que je peux faire du mal à mes amis sans même m'en rendre compte. C'est pour ça que si Neah prend le contrôle, ils ont pour ordre de m'abattre.
- 'Tain... Et ton monde vit encore au Moyen-Age, c'est ça? marmonna Harry, révolté.
- Ça ressemble plus au XIX ème siècle à vrai dire, sourit Allen. Mais, si ça peut te consoler, la Congrégation de l'Ombre est une institution religieuse. Et ils aiment pas vraiment les changements qu'ils n'ont pas eux-même instaurés, là-bas.
- Et tu me dis ça avec le sourire, plaisant Harry en levant les yeux au ciel.
Allen ne répondit pas. A la place, il se releva, s'étira, et tendit la main à Harry.
- Il se fait tard, et... Et...
- Allen? s'inquiéta Harry.
Il y avait de quoi: Allen s'était soudainement recroquevillé en marmonnant des trucs incompréhensibles.
- Allen?
- Harry? dit le blandin d'une petite voix.
- Oui?
- Je veux mourir...
- Att- Quoi?! Non-non-non-non, ne fais pas ça- lâche ta cravate! s'affola Harry. Explique-moi ce qui te prends.
- Je-j'ai... Je sais pas où est ma salle commune. Et comme je t'ai suivi, j'ai pas suivi les autres, et maintenant, il y a plus personne dans les couloirs, et je vais me perdre et vous me verrez plus jusqu'à la fin de l'année..., répondit Allen sur un ton déprimant et déprimé.
- Ah... Je vois..., fit Harry en se mordant l'intérieur des joues.
Il se retenait d'éclater de rire, la plainte d'Allen ayant fait remonter les souvenirs des situations cocasses et peu communes dans lesquelles s'était retrouvé le blandin en se perdant, au Square Grimmaurd.
- Ecoute, je sais où se trouve la salle commune de Serpentard, le rassura le sorcier.
Allen releva la tête vers lui, ses yeux larmoyants brillant d'espoirs qui le faisait ressembler à un gamin perdu. Quoique, c'était effectivement le cas.
- Mais je n'ai pas le droit d'y aller. Donc je vais t'indiquer le chemin, ça ira?
- J-je pense...
- Alors...
Harry donna les directions avec une description la plus précise possible pour qu'Allen puisse retrouver sans trop de soucis sa salle commune.
- Merci Harry, dit finalement Allen en l'aidant à reprendre Luffy sur son dos. Je devrait trouver comme ça.
- Bonne chance Allen. A demain, sourit Harry.
Ils se séparèrent là. Harry rejoignit sa salle commune en même temps que quelques retardataires qui avaient, heureusement, le mot de pas -Mimbulus Mimbletonia-, et fut accueilli par un Ron et une Hermione morts d'inquiétude. Luffy ne se réveilla pas de la soirée, malgré la dispute qui fit bruit dans le dortoir des cinquième année.
Allen, lui, n'eut pas cette chance. Au troisième tournant, il se perdit dans les indications de Harry et prit le mauvais couloir. Il repassa trois fois devant la même armure avant de prendre un escalier qui montait. Trente minutes plus tard, il redescendit ce même escaliers.
- Tch... Bon, tant pis, on va s'en remettre à ce bon vieux hasard, murmura Allen pour lui même.
Il s'était rendu compte qu'en avançant au hasard, il arrivait plus rapidement à destination qu'en tentant de suivre des indications, même sur une carte.
Il de se résoudre à l'évidence un quart d'heure plus tard, de retour sur ce même escalier: sa méthode ne fonctionnait que dans des lieux non-magiques, où les tableaux, les escaliers et les armures ne bougent pas.
- Tiiiiiiim~, gémit Allen en s'asseyant sur une marche. T'es où~?
Il resta là encore quelques minutes à se lamenter avant de se reprendre.
- Aller Allen, tu ne peux pas abandonner aussi facilement!
Son regard tomba sur la partie de cartes qui se déroulait dans un tableau au bas de l'escalier. Curieux, il s'avança. Il s'agissait de quatre vieux jouant à un jeu qu'Allen connaissait bien. Le blandin plissa les yeux en se concentrant sur le déroulement de la partie et eut un sourire machiavélique quand son regard tomba sur le jeu du plus petit des quatre.
- Très bonne tactique, monsieur, dit-il au joueur en question.
Devant le regard interrogateurs des trois autres, il sourit encore plus et pointa le plus petit qui commençait à suer à grosse goutte, pour autant qu'une peinture puisse suer.
- Ce monsieur, là, il...
- Walker!
Allen sursauta et se retourna. Dans le tableau, le petit vieux poussa un soupir de soulagement, s'essuyant nerveusement le front avec un mouchoir en lançant un regard noir au blandin.
Au sommet de l'escalier, Draco Malfoy toisait l'Exorcist d'un regard indéchiffrable.
- Que fais tu ici, Walker?
- Euh, erm... Eto..., balbutia Allen en se grattant la joue, le regard fuyant. Je... J'allais...à la salle commune, répondit-il d'un ton assuré.
- Au septième étage? s'étonna Draco en levant un sourcil. La salle commune est dans les cachots.
- ...ah..., se désola Allen. Je...me suis perdu?
- Tu me pose la question?
- Non.
Il restèrent quelques seconde à se fixer dans le blanc des yeux sans rien dire.
- Tu veux bien me montrer le chemin, s'il te plaît, craqua finalement Allen en détournant le regard.
Draco eut un sourire vainqueur en le regardant de haut en bas. De son uniforme froissé à ses cheveux ébouriffés, bien loin de sa prestance naturelle au banquet.
- Suis moi, dit-il.
Allen sourit en le regardant passer devant lui et obéit.
- Pourquoi n'as-tu pas suivi les Préfets? demanda soudainement Draco au bout de quelques pas.
- C'est vrai que tu es le Préfet de Serpentard, réalisa Allen en regardant l'insigne sur la poitrine du blond. Disons qu'il s'est passé des trucs, et que j'ais dû quitter la Grande Salle avant les autres.
- Des trucs? A cause de Monkey? Il était sur le dos de Potter... La nourriture Anglaise est trop lourde pour un japonais? ricana Draco.
Allen pouffa. Ce n'était pas Luffy qui aurait des maux d'estomac à cause de la nourriture.
- On peut dire ça, mentit-il.
Draco n'avait pas à savoir que c'était Harry qui avait un problème. Le blond le regarda, soupçonneux, et Allen soutint son regard.
- Et toi, pourquoi tu étais ici? demanda le blandin, changeant de sujet pour rompre le silence pesant qui s'était installé.
Draco lui lança un regard étrange avant de répondre.
- Je suis Préfet. Je dois veiller à ce que tout les première année rejoignent le dortoir, sans détours.
Allen rougit.
Ce que Draco ne disait pas, c'était que Tim, caché dans sa poche, s'était sentit obligé de lui mordre les oreilles à plusieurs reprises pour qu'il daigne partir à la recherche du Moyashi perdu.
Ils arrivèrent finalement aux cachots. Draco conduisit Allen dans un dédale de couloir, selon l'Exorcist, avant de s'arrêter devant une porte d'aspect lugubre.
- C'est ici qu'on aura Potions, demain, expliqua Draco.
- Oh, d'accord. Merci, fit Allen.
Le blond l'emmena plus loin dans les cachots, là où les murs devenaient humide et qu'on pouvait trouver de la vase sur le plafond.
- Notre salle commune se trouve sous le lac. Enfin, tu comprendra tout de suite, dit Draco.
Allen ne répondit pas. Il observait le tableau devant lequel ils s'étaient arrêtés. Il s'agissait d'un homme grand et austère.
- C'est un leurre, avertit Draco. Pour les imbéciles des autres maisons. L'entrée est sur le mur en face, retournes-toi.
Allen obéit.
- Salazar, siffla Draco. C'est le mot de passe, ajouta-t-il en entrant dans le passage ouvert.
- Et que se passe-t-il si on donne le mot de passe au tableau? demanda Allen, intrigué.
Toute cette magie le fascinait au plus au point.
- Tu ne veux pas le savoir, répondit le blond avec un sourire sinistre. Ou sinon, prie pour qu'un petit imbécile se croyant malin tente le coup.
Allen ne releva pas. Il était subjugué par la beauté de la pièce qui l'entourait: de forme hexagonale, ses murs étaient de pierres grises, teintées d'émeraude. Deux immenses fenêtres encadraient la cheminée où ronflait joyeusement un feu de différents vert. A travers ces fenêtres, on pouvait observer les êtres de l'eau évoluer doucement entre les herbes aquatiques. Une Naïade les salua avant de repartir.
En face de la cheminée, un salon confortable formé de fauteuils et de canapés rembourrés. Quelques tables en bois ouvragé entourés de chaises occupaient les coins. Deux escaliers descendaient de deux faces cotes-à-cotes.
Allen leva les yeux et pu ainsi observer deux magnifiques lustres en argent. De lourdes tentures de velours vert brodé d'argent décoraient le plafond.
- C'est magnifique, murmura Allen encore perdu dans sa contemplation.
- N'est-ce pas? sourit fièrement Draco. Les dortoirs des filles sont à droite, ceux des garçons, à gauche, dit-il en désignant les escaliers.
- Il n'y a personne? s'étonna le blandin en parcourant une nouvelle fois la pièce.
En effet, peu de Serpentards occupaient la salle commune. Enterrés sous des devoirs en retard, ils se hâtaient de les terminer, installés aux tables.
- Tu as loupé le discours de bienvenue, expliqua Draco. A ce propos, le professeur Rogue veut te voir demain matin avant le petit déjeuner.
- Pourquoi? demanda Allen en prenant un fauteuil sur un geste du blond.
- Il n'aime pas les retardataires, répondit Draco. Une partie d'échecs pendant que je t'explique les fondements de notre Maison? Je prends les noirs.
- Volontiers, accepta Allen.
- Tout d'abord, commença Draco en plaçant les pièces. Bienvenue dans la noble Maison de Serpentard! Ici, il ne faut faire confiance à personne, mais dehors, dehors, tu peux compter sur n'importe lequel d'entre nous pour te soutenir.
- Sympa, sourit Allen en avançant un pion.
- L'ami d'hier peut être notre ennemi du jour, cita Draco en déplaçant son cavalier.
- Et l'ennemi d'aujourd'hui peut devenir l'ami de demain, contra Allen en avançant un deuxième pion.
Draco sourit.
- Tiens, je crois que c'est à toi, dit-il en prenant Tim, toujours dans sa poche.
- Tim! Qu'est-ce que tu fais là? s'étonna Allen. A cause de toi je me suis perdu!
- Il n'a pas voulu me lâcher de la soirée, grogna Draco. Règle numéro un: on ne lave pas son linge sale en public. Une fois la porte passée, nous montrons front uni. Il n'est pas question de montrer une seule faiblesse devant les autres Maisons.
Il avança son deuxième cavalier.
- Compris, dit Allen.
Il avança un autre pion. en son for intérieur, il trouvait ça dommage, mais se gardait bien de critiquer les règles à peine arrivé. Il préférait montrer à Draco, plus tard, pourquoi elles pouvaient se retourner contre eux à long terme.
- Règle numéro deux, continua Draco en répondant par un pion. Si tu fais un coup bas, assure toi qu'un autre portera le chapeau à ta place.
- Et si tu te fais prendre? demanda Allen en bougeant son fou.
- A toi de faire en sorte que ça n'arrive pas, sourit Draco en déplaçant aussi son fou.
- Et la règle numéro trois? interrogea Allen en avançant son deuxième cavalier.
- Tout les moyens sont bons pour réussir, dit Draco en un sourire carnassier. Si nous jouons, c'est pour gagner.
Il avança son pion et la partie continua à se dérouler tranquillement en apparence. Mais pour les deux joueurs, la tension s'accumulait. Ils se testaient, se cherchaient. Allen perdit un fou, mais gagna un cavalier. Draco était un joueur retors et sans pitié qui sacrifiait sans sourciller ses pièces, si ça lui permettait de gagner du terrain. Mais Allen avait derrière lui l'expérience de la vraie vie. Il savait dechifrer ses adversaire, jusqu'à leur donner l'illusion qu'ils gagnaient pour mieux les faire tomber.
Une aura sombre et rusée sembla se dégager de lui, surprenant Draco qui fut distrait.
Black Allen était dans la place.
Chaque pièce qu'il perdait était vengée. A la fin, il sourit en demandant:
- Dis-moi, Draco, que penses-tu des autres Maisons?
Le blond prit le temps de réfléchir.
- Des hypocrites qui se voilent la face. En se cachant derrière des préjugés, ils racontent qu'il n'y a que des mages noirs à Serpentard. C'est facile de citer Grindelwald et le Seigneur des Ténèbres, en disant que Serpentard détestait les Sang-de-Bourbe.
- Je te prierais de ne pas prononcer ce terme devant moi, coupa Allen d'une voix polaire.
- Soit, abdiqua Draco. Les Serdaigles s'enterrent dans les bouquins et se font la guerre pour une bonne note. Les Gryffondor nous détestent et nous leur rendons bien. Les Pouffsouffle prennent la fuite dès qu'ils nous voient, mais viennent quand même nous faire chier avec leurs bons sentiments.
- Je vois, fit Allen en se levant.
Il s'étira sous les yeux de surpris de Draco, avant de se diriger tranquillement vers les dortoirs. Il s'arrêta juste avant et se retourna.
- Tu savais que les blaireaux mangent les serpents? demanda-t-il au blond.
Et il descendit les marches. De l'escalier de droite.
Draco le regarda fixement alors qu'il remontait les marches et descendait celles du bon escalier, l'air de rien. Tim lui tapa la tête et lui montra le plateau de jeu, avant de s'envoler et de retrouver la tête blanche de son maître.
Le blond obéit au golem et ses yeux se posèrent sur la partie. Il sourit.
Il était échec et mat.
* Les plats de Poudlard, lors des repas et surtout, des banquets, sont soumis à un sortilège comme Gemino. Comme dans le T2, où Harry et Ron devaient manger les sandwichs qu'à fait apparaître le pr McGo dans le bureau de Rogue pck privés de banquet de bienvenue. Sauf que là, Lu et Moya sont un poil trop rapide et que c'est notre histoire. Point xD
Pfuuuuu! Enfin terminé, j'en voyais plus la fin.
Après trois jours de tapages non-stop, mes mains peuvent se reposer. Ahhhh~ Le bonheur...
Bon, j'ai pas relu, alors désolée si y a des fautes surprenantes. Comme par exemples, des lettres qui n'ont rein à faire là, et qui y sont pourtant... Le chat a cru que le clavier était une autoroute...
J'ai effacé, hein, mais y peut y en rester.
Ace s'est lâché sur ce chapitre, Allen aussi. On espère qu'il vous a plu ;)
Je sais que j'écris pour moi avant tout, mais je vous promet que toutes les cent review, un omake vous sera servi. A vous de choisir. Pour l'instant, j'ai "la première soirée de Ace à Poudlard" et "Allen au Square Grimmaurd". D'autres apparaîtront plus tard au fil de l'histoire ;)
Je vais vous lancer un défi. Rien de bien méchant, juste pour voir si nous sommes sur la même longueur d'onde:
citez-moi un couple original qui pourrait se former pendant l'histoire?
une review?
Ja ne ^.*
