Cémoikoukou

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Désolée, j'avais dit que je postais peut-être hier et finalement je poste aujourd'hui ET en retard sur HOAFDG (c'est la première fois, j'ai honte) mais vraiment… ma vie IRL est en bordel les gars ! BREF je suis là, c'est l'essentiel !

Et en plus je peux vous dire merci *-* j'pensais pas que vous alliez autant aimer le chapitre précédent ! Mais c'est peut-être que je vois le démon dans chaque moment fluff, du coup, j'avais peur que vous aussi ^^'

Donc oui, merci, pour vos reviews trop adorables (coucou les nouveaux d'ailleurs ! Vous êtes de plus en plus nombreux à rejoindre) Je suis d'ailleurs en train de vous répondre à l'instant même! Vous faites exploser le compteur, j'en suis toute rouge à chaque fois ! Et merci de follow, aussi et… de fav. Diantre, je ne sais plus quoi dire à part vous donner de l'amour ! Et un nouveau chapitre !

Je sais que vous vous languissez de la conversation !

Mais il y a aussi autre chose dans ce chapitre avant. Un moment important Minewteresa qui j'espère vous plaira ?

Bonne lecture ! *-*

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Heureusement pour tout le monde – okay. Heureusement pour Newt, la séance ne dura pas très longtemps encore et il fut bientôt dispensé de toute marque d'attention, affection, intérêt, et se chargea simplement de remercier les fans avant de les reléguer au service d'ordre et d'aider le groupe à charger le matériel dans les vans de la maison de disque et la voiture de Ben.

Tout ça se passa principalement dans la bonne humeur, les garçons rejouant leur concert minutes par minutes, revenant sur tous les petits moments d'émotions et d'intensité qu'ils avaient vécu. Newt les écoutait patiemment, amusé de les voir tout ébaubis de leur nouvelle aventure.

Enfin, il salua Winston et Ben qui montèrent dans la voiture les premiers, lança un regard de défi amusé à Chuck qui s'avança pour lui serrer la main mais qui finit par lui donner une accolade amical (le petit enfoiré) et…

Thomas était debout sur le trottoir, éclairé par le réverbère proche, l'air de pas savoir trop où se mettre, se balançant sur ses talons, les mains enfoncées dans les poches. Heureusement qu'ils étaient passés par la sortie arrière. Ou pas. S'il y avait eu des fans, Newt aurait pu éviter la confrontation gênante au moins.

Mais peut-être que c'était un signe de ce foutu destin qui lui disait d'arrêter de prendre ses jambes à son cou.

Il entendit Ben, derrière Thomas, par la fenêtre de la voiture, lui dire de se dépêcher (Newt avait refusé de se faire raccompagner poliment) et le chanteur acquiesça avant de faire un pas vers le jeune agent qui se sentait tout à fait stupide à présent.

Finalement, Thomas lui tendit sont téléphone et le blondinet cligna des yeux un instant.

« Est-ce que tu peux… entrer ton numéro ? Ce serait bien qu'on prenne, j'sais pas, un café ou n'importe quoi, avant vendredi ? » Fit le chanteur sans vraiment le regarder directement.

« Bien sûr, » répondit Newt dans un souffle. « Pour parler, » ajouta-t-il d'une voix atone, rauque.

« Pour parler, » répéta Thomas.

Le blondinet releva les yeux un instant et vit un petit sourire sur les lèvres de Thomas qui le décida à entrer son numéro immédiatement. Il essaya de ne pas prêter attention à ses doigts engourdis et retourna le petit appareil à l'autre garçon en esquissant un sourire un peu trop mécanique mais c'était tout ce dont il était capable.

Il était définitivement toujours aussi doué…

Et un bâillement involontaire lui échappa brusquement alors que Thomas récupérait son bien.

Merde. Newt ouvrit de grands yeux ébahis, presque terrifiés, et plaqua brutalement sa main sur sa bouche.

« Profites-en pour prendre quelques leçons de tact d'ici là. J'vois que t'as pas travaillé depuis le mariage, » lança aussitôt Thomas avant de lui tourner le dos.

Mais son ton était gai, amusé et Newt fronça les sourcils devant la moquerie du chanteur.

« C'est ça ouais, » grommela-t-il.

Mais un sourire en coin écornait ses lèvres et il s'empressa de sortir son propre téléphone. Il aurait pu dire à Thomas qu'il avait déjà son numéro, sachant qu'il était leur agent, mais où était le plaisir ? Alors il pianota à toute vitesse sur l'écran tactile, envoyant son message à Thomas avant même qu'il n'ouvre la portière de la voiture.

Ce dernier le lut aussitôt, et Newt put voir la surprise se peindre sur son visage dans l'obscurité, en découvrant l'auteur du message. Mais ce qui l'amusa le plus fut l'air perplexe de Thomas quand il formula sans prononcer les mots la teneur du message :

- Va te faire voir avec tes leçons de tact -

Qui se transforma en moue sarcastique quand il aperçut le sourire moqueur du blond.

Le café allait être une vraie partie de plaisir. Pour sûr.

-x-

Et, à vrai dire, Newt n'eut pas vraiment le temps de s'y préparer. Il dû passer son mercredi sur son rapport de stage (parce qu'il était temps d'arriver à coucher trois foutus mots sur le papier) et avait clairement refusé d'être celui qui enverrait un message en premier pour convenir d'un rendez-vous.

C'était crétin.

« Et aussi immature, » dit Minho.

« Et stupide, » ajouta Teresa.

Et Newt leur jeta le torchon avec lequel il venait d'essayer trois mugs avec un regard blasé. Pourquoi avait-il fallu que ces deux plaies débarquent chez lui un mercredi soir ?

Ah oui, parce que lundi ils n'avaient pas donné lieu à leur rituel habituel et qu'ils s'inquiétaient de savoir si Newt était toujours en vie après avoir disparu de la fête harcelé par Brenda, soulé à la Téquila et…

« Cool, ça fait six minutes que vous avez posé vos fesses sur mon canapé et vous m'emmerdez déjà. C'est un record, » commenta Newt en remplissant sa bouilloire. « J'ai pas envie, c'est tout. »

« Tu t'étonnes ? On arrive, tous soucieux pour toi, et tu nous dit que le concert était génial et que Thomas et toi devez parler mais tu veux pas nous dire pourquoi t'as disparu samedi soir, deux fois ! Et que tu lui enverras pas de texto ? » Répliqua Minho, l'air ahuri. « J'ai déjà pas tout compris quand tu nous a largué ça y'a six minutes… alors là, je comprends encore moins. Pourquoi tu veux pas de ce café avec lui ? »

« J'ai pas envie de lui envoyer un putain de texto ! C'est pas mon mec ou… c'est même pas mon pote ! » Se reprit Newt, en s'emportant peut-être un peu trop.

Teresa et Minho lui jetèrent des regards consternés avant que Teresa ne se mette à sourire de son sourire qui voulait dire qu'elle connaissait trop Newt et qu'il allait s'en prendre une dans les dents.

« Bah vu la Drama Queen que tu nous joues là, on a de quoi se poser des questions Nerdy. »

Bingo –oui, on utilise plus ce mot depuis 1973, et alors ?

« Mais s'il veut parler, il enverra son putain de texto et sinon, on fera… » commença Newt, sifflant entre ses dents d'exaspération.

« Comme si de rien n'était, » coupa Minho. « Bien joué mon gars ! J'te reconnais bien là, toujours plus compétent en matière de relations humaines ! Tu me surprendras toujours ! »

Et il se foutait clairement de sa gueule. L'enfoiré.

Newt leur tourna le dos, derrière le comptoir, pour verser l'eau bouillante sur les sachets de thé qu'il prit son temps pour disposer sur un plateau avec les meringues que Teresa avait ramenées.

Oui ! Oui, il était un gros handicapé social, et alors ? Ils le savaient, non ?

« Je vois pas pourquoi vous en faites toute une scène ! » Grommela Newt en les rejoignant autour de la table basse où il posa le plateau.

Il se laissa tomber sur le tabouret de son piano en face d'eux et leur lança un regard qui se voulait furieux mais qui ne les impressionna même pas une seconde. Non. Newt, même pas une seconde, non.

« Parce qu'on te connait ! On se fiche que tu sois maladroit et pas très doué pour lier avec les gens, » commença Teresa d'un ton sérieux.

« Merci, » commenta Newt en prenant sa tasse avec un regard morne.

« Et on sait que, clairement, quand ça en vient aux relations humaines, t'es à peu près aussi doué qu'en physique nucléaire, » ajouta Minho, tout aussi sérieusement.

« Trop aimable, » répondit le blondinet.

« Mais là c'est une catastrophe ! » Conclut Teresa en levant les yeux au ciel.

Newt allait protester et Minho l'en empêcha :

« Commence pas à nier, Newt, on te connait ! »

Il détacha les derniers mots avec soin.

« Depuis que t'as à faire à ce Thomas, t'es… c'est simple, t'étais plus facile à vivre quand je te rendais taré avec le mariage et ton taff, » ajouta son meilleur ami sur un ton plus léger.

Newt lui sourit. Il n'avait pas tort, après tout.

« T'es amoureux de ce gars ? » Demanda alors Teresa subitement.

Comme ça. De but en blanc. Sans pression. #Posey.

Et non seulement le sourire de Newt se glaça mais…

« Nooooooooooon… » lâcha Minho d'une voix suraigüe. « Putain Tee' t'as raison ! Regarde, il fait son truc nerveux avec sa paupière! J'y crois pas ! »

« QUOI ? NON ! » S'exclama immédiatement Newt, renversant son thé dans sa précipitation à… protester avec véhémence.

« Avoue ! Il te fait un petit quelque chose, pas vrai ? » Lui sauta presque dessus Teresa.

Ses yeux semblaient littéralement sortir de sa tête brune, à cause de l'excitation.

« NON ! »

« Siiiiii, » reprit Minho, dans la même attitude que leur amie.

« T'es pas habitué, c'est tout ! Mais il te fait un truc ! » Trancha Teresa.

A présent, les deux espèces de tarés étaient penchés dans sa direction, au bord du canapé, à deux doigts de tomber et Newt avait l'impression d'être une proie acculée et en grand, grand danger.

« NON mais… ça suffit ! STOP ! » S'emporta encore Newt.

Et il ne savait même pas pourquoi il s'emportait autant d'ailleurs.

Minho et Teresa semblaient avoir leur idée sur la question, en revanche.

« J'arrive même pas à me souvenir la dernière fois que tu t'es intéressé à quelqu'un, Newt. Ni même si c'était une fille, ou un garçon ! Je ne me souviens pas de toi agissant aussi bizarrement autour d'un… d'un autre être humain depuis… des lustres, » dit finalement Teresa après un long silence.

Bizarrement, son ton était doux, apaisant. Elle avait renoncé à lui sauter à la gorge, consciente, probablement, que ce n'était pas la meilleure stratégie à adopter.

Et ça fonctionna légèrement puisque Newt crispa ses mains sur sa tasse et laissa de côté la position défensive, tendue et hérissée. Elle avait peut-être raison après tout ! Au moins à propos de la manière étrange qu'il avait de se comporter autour de Thomas. Le reste, c'était un peu gros. Amoureux ! Et puis quoi encore!

Minho le lisait d'ailleurs comme un livre ouvert puisqu'il lui dit, tout aussi gentiment (hé ça allait deux minutes mais il n'était pas une bestiole fragile non plus, bon sang) :

« Tu balises parce que tu détestes tout ce qui est mièvre et romantique et tout ce qui pourrait avoir quelque chose à faire de près ou de loin avec l'image du couple que tu t'es mis en tête mais… déjà on t'a pas demandé de passer la bague au doigt de qui que ce soit. Et puis, malgré tout ce que tu peux dire, sans même parler d'imaginer une histoire avec lui, tu peux pas nier que ce Thomas te fait quelque chose. T'es carrément épidermique quand il s'agit de lui. T'es comme ça avec personne, » ajouta l'Asiatique en croisant les bras.

Bordel ce que Newt pouvait détester quand Minho avait un raisonnement d'adulte, mature et construit. C'était rare et ça aurait dû le rester. Mais non, il fallait que lui et Teresa jouent à Fuuuuuu-sion et se transforment en Super Saiyan carrément flippant de « Je te l'avais bien dit Nerdy, je lis en toi comme dans un putain de livre ouvert ».

Comme, en plus, son cœur s'était mis à battre plus vite que de raison, il ne pouvait nier le fait que ces paroles l'ai touché.

« D'accord, » finit-il par soupirer.

Et il refusa aussi de baisser les yeux. Et fut soulagé et reconnaissant de voir que les deux abrutis se contrôlaient pour ne pas avoir l'air plus triomphant qu'ils l'étaient réellement. Du coup, pour éviter tout commentaire hâtif, il crut bon de préciser tout en choisissant précisément ses mots :

« Je reconnais qu'il y a quelque chose chez lui qui… m'intrigue. Et qui me fait faire… des choses. Enfin… je fais peut-être des choses que je n'aurais pas fait avec quelqu'un d'autre. Mais il y a quelque chose qui me fait réfléchir… bizarrement des autres choses ! Et de toute façon, c'est mon client, donc on peut pas laisser ce genre de choses empiéter sur notre relation ! »

C'était… mieux que rien ? comme explication ?

Minho et Teresa échangèrent un regard entendu qui ne signifiait rien de bon.

« T'as remarqué comme il remplace tous les mots mignons ou importants par chose ? » Demanda Minho comme si Newt n'était même pas là.

« Définitivement. Il a carrément envie de lui, » approuva Teresa.

Newt poussa un long grognement de frustration exaspéré.

Il les détestait.

-x-

« Je vais rentrer, Sonya va m'attendre ! » Bailla Minho vers minuit.

Ils étaient tous les trois étendus sur le canapé, désormais déplié en lit, de Newt, devant l'ordinateur de ce dernier et un épisode de Sherlock qu'ils avaient probablement déjà vu trente-six fois.

Newt, à moitié endormi, grogna à peine et remua la tête pour que Teresa recommence à lui grattouiller le crâne. Elle avait arrêtée en commençant à s'enfoncer dans le sommeil elle aussi et Newt était pire qu'un chat quand il s'agissait de lui donner de l'attention et des câlins.

« Vendredi soir c'est chez moi ! Siggy s'est fait larguer par Harriet alors elles font une soirée filles de soutien moral. Ce qui est complètement illogique puisque c'est elle qui a quitté Siggy. Y'a un mois en plus. Mais je vais pas commencer à chercher à comprendre les femmes, » ajouta le brun en s'étirant.

« Oui, après tout, t'en as juste épouser une, à quoi ça sert, » répliqua Teresa d'un ton sarcastique.

« La mienne est adorable, » déclara aussitôt Minho d'un ton enfantin. « La preuve, elle prend soin de ses copines et me laisse inviter mes deux meilleurs copains pour une soirée marathon Game Of Thrones/Pizza vendredi. »

« Pizza ? » Newt s'enquit, soudain plus réveillé.

« Game Of Thrones ? » Glapit en même temps Teresa.

Minho eut un rire amusé et finit d'enfiler ses chaussures et son manteau avant d'ouvrir la porte, d'éteindre la lumière et de les gratifier d'un « A vendredi ! »

Le silence retomba dans l'appartement juste après et Newt commença lentement à se rendormir. Teresa bougeait paresseusement sa main dans ses mèches blondes, probablement pas loin non plus de Morphée alors Newt trouva la force de marmonner :

« Tu restes dormir ? »

« Je dors déjà, » grogna-t-elle à son attention.

Il eut un petit sourire attendri et tira la couette sur eux pour les couvrir grossièrement. Pour une fois qu'il était assez apaisé pour s'endormir pas trop tard, sans rien avoir à faire de très important le lendemain…

Peut-être que d'avoir parlé avec ses deux amis l'avait finalement apaisé même si la conversation était vite retournée sur du n'importe quoi et qu'ils s'étaient plus marrés qu'autre chose. Newt n'avait d'ailleurs pas évoqué le baiser.

« Newt, » grogna Teresa encore.

« Mmh, » répliqua-t-il violemment.

« Nerdy ! » Recommença-t-elle plus fort, d'une voix excessivement boudeuse.

Et il ouvrit les yeux, cette fois, parce que, merde, qu'est-ce qu'elle voulait ? Il avait tiré la couette, la lumière était… allumée ?

« Ton téléphone, » siffla-t-elle quand il réalisa que c'était l'écran de son portable qui brillait dans le noir.

Il le fixa pendant un moment, complètement anesthésié et incapable de bouger. Son portable vibrait en cadence. Par à-coups. A minuit passée. Comme s'il avait un texto. Mais Minho ne pouvait pas déjà…

« Bon tu t'en occupes où je le jette dans les toilettes ? » Soupira Teresa en se roulant en boule sous la couette.

Le blondinet ne dit rien et s'étala en travers sur elle (lui arrachant un couinement étouffé) pour attraper le téléphone.

L'écran affichait un nouveau message. De « Thomas TMR ».

Toujours aussi engourdi, mais le cœur battant un peu plus vite, il fit glisser son pouce pour déverrouiller l'écran et afficher le message.

- Starbucks Spring Street 14h demain ?

« Tu t'es endormi sur moi ? » Grommela soudain Teresa en sortant de sous la couette.

Newt se rendit effectivement compte qu'il ne bougeait plus depuis de longues secondes, la gorge sèche, le ventre noué.

« C'est quoi, Newt ? » Reprit-elle en voyant son air figé avant de se fendre d'un sourire gigantesque. « Oh me dit pas que… Et bah enfin ! Maintenant bouge de la Nerdy. Au lit ! »

Mais si Newt se mit effectivement au lit, le sommeil, lui, l'avait définitivement quitté.

-x-

Le lendemain, Newt se « réveilla » après quelques heures entrecoupées de sommeil quand Muse se mit à retentir dans la pièce, à dix heures tapantes. Teresa bondit du lit, fraiche comme un gardon, pour aller se doucher et revint vêtue de son pantalon et d'un T-shirt de Newt pour le trouver sur un des tabourets du comptoir, échevelé et les yeux limite injectés de sang.

« T'as pas dormi ! » Conclut-elle avec maestria.

Newt haussa les épaules et porta son café à ses lèvres.

« A part ça, il te fait juste quelque chose, » se moqua-t-elle en prenant elle-même une tasse qu'il avait versé à son intention. « Dommage que je doive rentrer, sinon je t'aurais aidé à choisir ta tenue pour ton rendez-vous galant. »

Newt lui jeta alors un regard terrifié. Il n'y avait pas du tout pensé ! Comment est-ce qu'il allait s'habiller pour… hé mais…

« Mais c'est pas un rendez-vous, » s'exclama-t-il soudain, en réalisant.

« Je sais. Mais t'aurais dû voir ta tête, » répondit-elle en riant.

Ah. Ah. Mort de rire.

Elle siffla son café d'une traite et passa en trombe à côté de lui pour déposer un baiser bruyant sur sa joue.

« A vendredi ! »

« Mmh c'est ça, » fit-il.

Mais elle avait déjà refermé la porte de son appartement et les yeux de Newt s'étaient braqués sur sa salle de bain, où se trouvait aussi son dressing. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait bien pouvoir porter !

A quatorze heures pourtant, Newt était presque au Starbucks et ne pouvait même pas blâmer le métro puisque l'adresse que Thomas avait choisi était à quelques blocs à peine de son appartement dans Little Italy.

Il avait juste trainé trop longtemps parce qu'il pouvait dire ce qu'il voulait, il était nerveux (lire « mort de trouille »).

De combien étaient les chances pour que Thomas n'amène pas ce foutu baiser volé sur le tapis ?

Vu comme Newt avait la poisse ces derniers temps, il préférait ne même pas parier.

Finalement, il avait tranché pour un de ses pantalons treillis sombre et un de ses éternels pulls fins à col en V, gris qu'il avait de toute façon recouvert d'un teddy noir épais qui le protégeait de ce froid glacial (et youpi, on était à peine en Novembre). En gros, il ne ressemblait à rien, et en plus, dans sa précipitation, il avait oublié son écharpe et l'air froid lui mordait le cou impitoyablement.

Thomas était déjà là. Il avait fini par lui répondre un – Ok – tout à fait impersonnel et n'avait pas eu de contre-réponse (évidemment) mais bien sûr que le chanteur était là.

Son bonnet sur la tête, laissant s'échapper quelques mèches brunes, ses bottines, et son jean beige apparent sous son manteau. Newt était prêt à parier qu'il portait encore un cardigan.

Avant de se trouver stupide de parier sur la tenue que pouvait porter Thomas.

Et merde, il était déjà à quelques mètres.

Thomas tourna la tête au dernier moment, une écharpe en laine lui mangeant le visage, mais Newt vit ses yeux se plisser et le blondinet su que Thomas souriait.

« Salut, » lâcha-t-il un peu maladroitement.

Thomas ne répondit pas, son sourire parlait pour lui, et il fit un signe du menton vers l'entrée où le blondinet ne fut que trop heureux de le suivre.

L'air chaud les frappa instantanément et pourtant, Newt n'avait pas besoin de ça. Il avait senti cette chaleur agréable le parcourir quand il avait vu l'air lumineux du brun et il n'avait pas vraiment pu empêcher cette sensation, pas vrai ?

« Qu'est-ce que tu prends ? » Demanda Thomas, parlant enfin alors qu'ils faisaient la queue.

« Euh, un cappuccino, » répondit Newt sans prendre le temps de réfléchir.

Mais trop tard, Thomas commandait déjà. Et pas seulement pour lui. Pour eux deux.

Comme à un foutu rendez-vous.

« Je peux m'en charger… » S'entendit-il dire, essayant de ne pas laisser la panique transparaitre.

Thomas se tourna vers lui en haussant un sourcil et hocha la tête.

« Comme ça, on est deux, » répondit le chanteur.

Newt plissa les yeux devant le ton mi amusé, mi interrogatif.

« Okay, » soupira-t-il finalement.

Ils attendirent comme deux idiots leurs boissons côte à côte dans un silence peu agréable et Newt fut plus que soulagé quand il entendit la serveuse appeler Thomas pour leur donner le cappuccino et le latte du chanteur. Aussitôt, Thomas se dirigea vers l'étage et le blondinet le suivit, toujours sans un mot.

Génial.

Thomas se laissa finalement tomber sur une banquette après que Newt ait d'office tiré la chaise en face (il détestait s'enfoncer dans les banquettes) et ce fut à ce moment que ça arriva.

La vague de gêne cuisante que Newt aurait voulu éviter à tout prix.

Mais non, les deux garçons se regardaient dans le blanc des yeux, silencieusement, leurs cafés posés entre eux et le seul bruit qui s'éleva entre eux fut le frottement de leurs manteaux quand ils s'en débarrassèrent pour meubler un peu.

Vraiment génial.

Mais en même temps, qu'est-ce que Newt pouvait dire ? Après tout, c'était Thomas qui tenait à avoir une conversation, non ? Et vu comme il mettait toujours les pieds dans le plat ou disait des choses atroces quand c'était lui qui essayait de construire une conversation, il préférait se taire, que tenter quoi que ce soit.

« Je pensais pas que ce serait aussi gênant, » lâcha alors Thomas, tirant Newt de sa rêverie.

Et le blondinet resta choqué un petit moment, avant d'analyser ce que le brun venait de lui dire, passant nerveusement sa main dans ses cheveux décoiffés par le bonnet.

Puis, d'un coup, il sentit ses épaules se secouer puis il s'entendit rire et quand il croisa le regard surpris de Thomas, il répondit simplement :

« On est au moins d'accord sur une chose, c'est déjà un progrès ! »

Thomas haussa les sourcils, avant de se mettre à rire aussi, bien que tous deux restent vraiment nerveux. Puis il leva son gobelet fumant en direction de Newt et se mordit la lèvre avant de déclarer :

« Ok, alors buvons en l'honneur de cette grande première ! »

« Amen, » répondit Newt en imitant son geste avant de boire une gorgée brûlante.

Ok, ils n'étaient peut-être pas tirés d'affaire mais c'était un début.

Un début bien moins terrible que les millions de scénarios catastrophes qu'il s'était imaginés.

x

Voilà ?

Je saaaaaaaaaais, on n'a pas ENCORE la conversation haha

Mais le passage avec le trio était vraiment important parce que je voulais que vous voyiez comment Minho et Teresa voient Newt (pour que vous-même vous compreniez mieux qu'en fait, il est juste handicapé sentimental et qu'il est paumé)

J'espère que ça vous plait, et puis… quand même, ça y est, ils ont le cul posé sur une chaise dans un Starbucks, donc, inévitablement, le prochain chapitre, ils vont devoir parler mouahahaha

Je suis un monstre OvO

Je vous dit à ce week-end ? Promis *-*

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Robin !