Merci à : Ellana5154, Hatsukoi95, Tirose, Ketsuchi, Narako, Yezel, Elaelle et Masirkkisoi.
Merci aussi aux anonymes.
Un grand merci à Celebrindal01 pour la relecture et la correction !
Bonne lecture~
Chapitre 11
Il était vingt-deux heures passées quand Naruto arriva devant la porte de Sasuke. Sa journée de travail était terminée depuis un long moment, mais après sa première visite chez son ex-petit ami, il avait décidé de ne plus quitter sa fille avant qu'elle ne soit dans son lit dans les bras de Morphée. Il s'était aussi assuré que son père dîne avec eux avant de se replonger dans son travail. Apparemment, ce dernier ne comptait pas prendre de vacances avant un moment et l'absence de Kyosuke ne l'aidait pas à rester concentré, mais il essayait de faire de son mieux. Finalement, s'occuper était la meilleure chose qui puisse lui permettre de ne pas de déprimer.
D'ailleurs, c'était étrange de sa part de réagir de la sorte face au départ de son ami… Naruto se doutait qu'ils avaient un lien particulier, voire même complexe, mais il ne parvenait pas à saisir la raison de cette aigreur. C'était comme s'il se languissait son retour… Par moment, il soupirait profondément tout en laissant sa tête se poser sur ses bras et par la suite son esprit s'envolait très loin. C'était comme s'il était…
Amoureux !
Mais il avait très vite écarté cette idée. Son père était peut-être prêt à franchir un pas dans sa vie, mais pas aussi grand. Pour l'heure, tant qu'il arrêtait de déprimer, cela serait déjà une victoire de plus.
Dans un soupir, il se concentra sur son objectif premier et sonna. Comme il l'avait dit à sa fille, il avait attaqué. Chaque jour, il prenait le temps de rester avec Sasuke pour tenter de le dérider un peu, mais il ne reçut qu'un énorme vent à chaque fois. Il parlait tout en l'invitant à déjeuner ou à dîner et la seule réponse qu'il avait bien voulu lui donner était un joli « non ». C'était amusant de le voir réagir de la sorte et en même temps si adorable que Naruto en était plus que motivé. Cet homme agissait avec froideur, mais il sentait nettement la douceur qui émanait de son regard quand il le regardait. C'était furtif, mais bien là.
Aujourd'hui, cela ferait la septième fois qu'il lui demanderait d'accepter son invitation à prendre un repas avec lui et cette fois, il était bien décidé à avoir une réponse positive.
Ses pensées furent coupées par les bruits typiques d'une porte qu'on déverrouille et un grincement se fit entendre quand cette dernière fut ouverte.
— Encore…
— Bonsoir à toi aussi.
— Tu sais l'heure qu'il est ? J'allais me préparer à dormir, fit Sasuke en le laissant entrer.
Tout en fixant l'envahisseur avec dépit, il finit par fermer la porte sachant qu'il lui était inutile de dire ou faire quoique ce soit pour lui faire changer d'avis. Depuis la conversation qu'il avait eue, enfin subit, ce dernier semblait avoir une seule idée en tête : renouer le contact. D'ailleurs, il tenait tellement à faire partie de sa vie qu'il embarquait même sa fille dans son délire. Décidément, cet homme ne semblait pas pouvoir réfléchir correctement avant d'agir d'une façon aussi immature… Cependant, malgré lui, il ne parvenait pas à lui en vouloir et ses paroles ne cessaient de tourner et de tourner dans sa tête avec force et poids. Son idée première ne semblait plus tenir la route et il se demandait combien de temps il allait tenir avant de lui accorder ce qu'il souhaitait. Sa douleur était encore présente en lui et il doutait de parvenir à le laisser regagner sa vie si vite. La question qu'il fallait se poser était :
Combien de temps allait-il tenir ?
Peu importait comment il voyait cela, il savait que son cœur allait le trahir tôt ou tard. L'amour qu'il éprouvait pour cet homme était toujours présent et quoiqu'il ait pu faire, ce sentiment serait la seule vérité pour lui.
— Hé, Sasuke.
— Quoi ?
Son ton de voix était sec et impatient. S'occuper d'enfants de cinq à six ans était épuisant et quand le moment du repos arrivait, il fallait qu'il soit perturbé par un homme qui était tout aussi gamin…
— Après demain, tu es libre.
— Pas pour toi.
— Oh, allez ! J'avais prévu d'aller au parc avec Rina. Joins-toi à nous.
— Non. D'ailleurs en parlant de ta fille, je t'interdis de l'utiliser comme intermédiaire !
— C'était qu'une fois.
— C'est ta fille, crétin ! Répliqua Sasuke avec agacement.
Ils étaient dans le salon, à une distance raisonnable l'un de l'autre. Sasuke n'osait pas le regarder dans les yeux de peur de succomber à ces iris bleus qui l'avaient consommé de désir des années plus tôt. De ce fait, il fixa la télé encore allumée, mais sans pour autant suivre ce qui se déroulait sous ses yeux. Il était comme une bombe à retardement prête à exploser sous le moindre choc. Tout bouillonnait en lui, et ce poids qui l'écrasait depuis des années maintenant était sur le point de s'envoler, mais il ne fallait absolument pas que cela rompe, car il doutait d'agir d'une façon rationnelle et encore moins douce. Et la douleur qu'il avait prévu de lui faire ressentir n'était plus maintenant sur sa liste, cependant s'il se laissait aller cette souffrance naitrait fatalement. Bien qu'elle serait sûrement mêlée au plaisir…
Avec le recul, après ces journées à penser et repenser à ses paroles, il avait fini par abdiquer sur un point important : Il le laisserait gagner sa vie, petit à petit certes, mais il le laisserait.
— Alors ?
— Écoute, je…
— Je ne partirai pas d'ici sans une réponse.
— Ah, alors c'est non.
— Positive mon vieux, ajouta-t-il avec un sourire.
« Non, ne sourit pas comme ça… » Supplia intérieurement Sasuke tout en se mordant la lèvre inférieure.
— Tu es devenu buté.
— Oui, il fallait bien…
— Hm… tu sais, on devrait parler.
— On a déjà parlé.
— Non, tu as parlé. Moi, j'ai juste écouté.
— Qu'est-ce que tu veux savoir ?
Un rire sans joie se fit entendre, et Naruto se sentit étrangement heureux malgré ça. Car cet homme souhaitait finalement renouer le contact.
— Tout.
— Hm… il y a peu de choses à dire.
— Dis toujours.
Dans un soupir las, il fit :
— Après notre ru… séparation, j'ai épousé la mère de Rina tout en continuant mes études. À la naissance de mon petit ange, ma vie s'était transformée. Tu sais, quand je l'ai tenue dans mes bras, j'ai su que j'avais pris la bonne décision. Je t'aimais, oh, oui je t'aimais et je souffrais tout autant. Mais elle était si belle, toute petite et si douce que mon univers ne vit plus qu'elle. Je n'avais aucun regret, fit-il tout en fixant Sasuke dans les yeux.
— Je veux bien te croire.
— Sasuke, je veux que tu comprennes une chose, je…
— Tu ne regrettes rien, j'ai saisi.
— Non, pas du tout ! Répliqua-t-il vivement. Du moins pas totalement… Je t'ai perdu. J'ai perdu la femme pour laquelle je t'ai perdu. Et la pire chose que j'ai perdu par la suite, ce fut ma mère. Je me rends compte que tu as souffert plus que tu n'oseras me l'avouer, mais je pense que j'ai assez donné. Je te veux dans ma vie et cela n'avait jamais changé depuis notre rupture, toutefois, Rina passera toujours avant toi. Si jamais il lui arrive quelque chose, je n'y survivrai pas, même si tu es là avec moi, conclut-il d'une voix nouée.
— Dis pas ça…
— C'est la vérité. Elle est ma vie, assura-t-il tout en se passant la main dans les cheveux.
— Quelle serait ma place alors ? Fit-il d'une voix incertaine.
— Sasuke…
— Ta fille est ta vie, je n'ose imaginer l'amour qui vous lie. Alors moi dans tout ça ?
— Tu ne le sais pas ?
— Pas vraiment non. Je dois me protéger, Naruto-san !
Sans s'en rendre compte, il avait franchi une frontière de plus. L'appeler par son prénom était synonyme d'une grande résignation. Les confidences de Naruto l'avaient grandement ébranlé. Il avait toujours imaginé sa place dans la vie de son ex-compagnon comme une sorte d'évidence. Certes il avait espéré le voir venir le « supplier » pour le reprendre, mais depuis, tout cela avait changé. Maintenant, une angoisse sourde et oppressante s'emparait de lui à la seule idée de ne pas être important pour lui.
Quelle place aurait-il dans son cœur ?
Quelle serait sa vie, leurs vies ensembles ?
C'était stupide de réfléchir à tout cela alors qu'ils n'en étaient même pas encore à ce stade, mais il ne voulait plus souffrir, plus jamais de cette façon.
Naruto était sincère, il ne cachait rien et cela le touchait. Cependant, il souhaitait avoir des preuves que ce déchirement qu'il avait subi ne se reproduira plus. Sans s'en rendre compte, ce dernier avait comblé l'espace qui les séparait, et d'une voix calme, il dit :
— Oui, c'est normal… Tu veux une réponse honnête ?
— De préférence.
— Je suis divorcé depuis 3 ans, et je ne compte pas me remarier, du moins pas avec une femme. Mon cœur est pris depuis 6 ans et cela ne changera pas. Voilà la place que tu auras dans ma vie si tu acceptes de me donner une seconde chance. Tu seras mon ami, mon compagnon, mon amant, le second père de ma fille si tu le veux et bien plus. Tu as une place importante et cela ne changera pas.
— Nar…
— Ne dis rien, le coupa-t-il. Tu as toutes les cartes en main. Prends ton temps pour y réfléchir, mais accepte de sortir avec nous samedi, ajouta-t-il avec un sourire.
— Désolé.
— De quoi ?
— De vouloir me protéger autant.
— Ne le sois pas. C'est normal, assura-t-il en lui saisissant la main. Tu sais…
— C'est d'accord.
— Qu… Sérieux ? Tu veux bien pour samedi.
— Si tu continues à faire cette tête, je risque de changer…
— Non, je me tais, assura-t-il en serrant la main de Sasuke.
Les paroles de Naruto étaient tellement fortes et si touchantes qu'il se sentit submergé par toutes sortes de sentiments. Cet homme l'aimait toujours et ne souhaitait qu'une chose, le retrouver. Sentant l'émotion s'emparer de lui, il rendit l'étreinte de Naruto et il porta son regard sur lui. Ses magnifiques yeux bleus reflétaient tellement de choses qu'il avait l'impression de s'y noyer. Sa sincérité se reflétait dans chaque regard, geste et mot. Sa solitude avait assez duré, n'est-ce pas ? Il pouvait avancer un pas de plus vers la guérison et profiter enfin d'une relation mise à mal quelques années plus tôt.
Dans un faible sourire, il porta la main de Naruto à ses lèvres d'un geste terriblement tendre et il y déposa un baiser qui se voulait plein de promesses et d'une demande de pardon silencieuse. Après tout ce temps, ce vide qui avait marqué son cœur semblait enfin se combler. Il ne souhaitait rien de plus pour le moment. Se rendant compte de son geste, il écarta la main toujours dans la sienne de sa bouche et d'une voix rauque, il fit :
— Tu devrais y aller.
— Je veux rester.
— C'est trop tôt.
— Arrête, on est loin de ça, tu n'as pas à me préserver.
— Tu es déraisonnable…
— Oui, peut-être… Mais…
Dans un geste calculé, Naruto se trouva contre le corps tendu de son ex-petit ami. Un violent désir les submergea tous les deux. Il savait que c'était trop tôt, mais il souhaitait juste goûter à nouveau à ses lèvres. Cela faisait tellement longtemps que le souvenir de leur saveur ne semblait plus présent dans son esprit. Pourtant, quand Sasuke captura ses lèvres avec violence, il se rendit compte à quel point il avait raison. La bouche de ce dernier le dévorait avec une telle impatience et fougue qu'il ne pouvait que subir. Au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, le baiser s'approfondit et la langue brûlante du brun s'insinua sans ménagement dans la bouche de Naruto, engendrant en lui une exclamation de surprise.
Souhaitant refréner quelque peu les ardeurs de son compagnon, le plus âgé tenta de se soustraire à cet échange qu'il avait lui-même amorcé. Très vite, il fut stoppé par deux mains lui tenant le visage en coupe et d'un mouvement il fit taire ses protestations silencieuses. Naruto n'arrivait pas à suivre l'impatience de Sasuke. Il semblait comme désespéré et cela l'inquiétait. Quand sa langue s'aventura de nouveau dans sa bouche, un mouvement de retenue le submergea. Finalement, il n'aurait pas dû tenter quelque chose… son cœur battait à toute vitesse et une sourde angoisse s'empara de lui. Cet homme était clairement en train de le « dévorer » et quand ses lèvres l'embrassèrent avec frénésie, son ventre se noua. C'était excitant, mais tout aussi effrayant.
Un simple baiser le rendait déjà complètement incontrôlable, que serait le sexe dans ce cas là ?
Il ne pourrait jamais l'accueillir en lui avec cette même impatience et violence…
« Merde… il bande grave ! »
— Sa… tenta-t-il de dire en s'éloignant de la bouche insatiable du brun.
Pour toute réponse, ce dernier se mit à lui sucer la peau tendre de son cou. Apparemment, il n'avait aucune envie de s'arrêter là. Quand Naruto sentit une main aventureuse se frayer un chemin à travers son pantalon pour rejoindre ses fesses, il parvint enfin à s'écarter. Haletant et quelque peu perdu, il fixa Sasuke dans les yeux et il vit alors un regard des plus dangereux. Ses iris ténébreux étaient dilatés, arborant une lueur brillante très inquiétante…
— Je te l'ai dit, non ?
— Je…
— Tu n'aurais pas dû faire ça… fit Sasuke d'une voix rauque.
— Désolé…
— Et moi donc… Tu peux te lever ?
— Ah, oui…
— Tu devrais y aller cette fois, lança-t-il en se redressant très lentement.
Son érection plus qu'évidente semblait être douloureuse et la grimace qu'il fit quand il se fut mieux installé sur le canapé était une preuve encore plus marquante. De son côté, Naruto n'était pas en reste… Il était à l'étroit dans son pantalon et il aimerait que Sasuke l'aide à se soulager. Cependant, il savait que c'était une très mauvaise idée, car cela déraperait forcément. S'il voulait pouvoir aller au travail, s'occuper de la maison, accompagner sa fille à la maternelle, il devait retarder ce moment le plus longtemps possible… Tout en se mordant la lèvre inférieure, il détourna la tête du beau spectacle que le corps plus désirable que jamais lui exposait et dit :
— Oui, je le crois bien.
— Il faudrait qu'on aille doucement, murmura Sasuke tout en attrapant le coussin à sa droite pour cacher son érection.
— Il vaut mieux…
— Je te promets que je me retiendrais le plus possible…
— Je sais. Mais ne te retiens pas trop, fit Naruto avec un sourire.
— Ne me tente pas idiot, répondit-il à son tour d'un ton taquin.
— Sasuke.
— Ouais… ?
— Je suis heureux.
Surpris par ses paroles, Sasuke demeura silencieux pendant de longues secondes tentant d'assimiler cette confession. De nouveau, Naruto le toucha plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Une chaleur agréable s'empara de tout son être et une envie irrésistible de le prendre contre lui le submergea. L'émotion le saisit et tout en se cachant le visage avec sa main, il murmura d'une voix qui le trahissait :
— Moi aussi.
Tout en laissant la réponse du brun se frayer un chemin vers son esprit, le sourire de Naruto s'accentua encore plus. Ce fut une sensation de bien-être et d'une légèreté encore jamais éprouvée qui l'emplit. Son cœur était gonflé d'amour et d'une affection qu'il aimerait crier au monde entier. Sans s'en rendre compte, sa réaction physique encore visible il y a peu s'était envolée. Leur relation débutait à peine, mais tous ces sentiments prenaient le pas sur le désir et cela le contentait grandement.
Après un dernier regard sur cet homme dont la gêne semblait avoir accru au fur et à mesure que le temps passait, Naruto se redressa pour partir.
— Bonne nuit.
— Hm…
Ses pas le menèrent à l'extérieur et après une grande et profonde inspiration, il porta son regard sur le ciel étoilé qui le surplombait et sourit. C'était la plus belle soirée qu'il avait vécu depuis qu'il était un père célibataire. Pas que cela avait été tout rose pendant sa courte vie maritale, mais au moins il n'était pas seul…
— Bon, il vaut mieux que je rentre.
oOo
Chez les Uzumaki.
La porte de la salle de bain s'ouvrit, laissant un grand nuage de vapeur s'en échapper. Minato quitta la chaleur du lieu enveloppé d'une serviette et d'une seconde posée sur ses cheveux. D'un pas trainant, il prit le chemin du salon et se laissa mollement tomber sur le canapé. Tout en fermant les yeux, sa tête alla se poser sur le dossier pour tenter de retrouver un pied sur terre.
Sa journée de travail venait de s'achever, engendrant en lui une très grande fatigue et lassitude. Il avait tant bien que mal tenté de porter toute sa concentration sur sa tâche, cependant la chose ne fut pas aisée. Il y avait un élément, un événement qui ne cessait de le tourmenter, encore et encore le perturbant au plus haut point. Dans un profond soupir, il se détendit et laissa cette fois cette pensée le submerger complètement.
Le rêve d'un baiser. Et pas n'importe lequel ! Une caresse si douce et agréable qu'il n'aurait jamais éprouvée en temps normal et surtout pas pour cette personne. Ce songe qu'il avait quelques jours plutôt était particulièrement réel, que ce soit au niveau des sensations physiques ou émotionnelles. Les lèvres chaudes et passionnées de Kyosuke avaient épousé les siennes avec une certaine retenue, mais cela n'enlevait rien au geste et ce qu'il avait fait engendrer en lui. Le contact avait semblé léger, comme un simple effleurement. Et pourtant Minato avait senti sa douceur et son goût s'emparer de lui et les battements de son cœur martelant contre sa poitrine étaient beaucoup trop vrais pour être ignorés. Avait-il réellement rêvé ? C'était la seule possibilité qui s'imposait à lui. Car il n'y avait aucune raison qu'il fasse cela ou que son ami le fasse.
Cela faisait certes plus de deux ans et demi qu'il n'avait pas goûté à un baiser, caressé une personne, ressenti du désir, éprouvé un sentiment amoureux pour quelqu'un… Mais de là à penser à son ami… Il ne comprenait pas. Pourtant, il y avait une chose que son rêve lui avait fait voir : il avait aimé ce baiser. Et la manière dont celui-ci l'obsédait lui démontrait qu'il était enfin disposé à aller de l'avant. Il savait que Kushina souhaiterait qu'il avance dans la vie et qu'il cesse de regarder vers le passé. Son cœur n'était plus aussi oppressé qu'avant, la douleur avait disparu étrangement vite au bout d'un mois et c'était bien entendu grâce à Kyosuke. Avait-il le droit de lui en demander encore plus ? C'était égoïste de sa part, mais ce qu'il éprouvait depuis une semaine était présent dans sa tête et il lui manquait tellement…
— Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? S'enquit-il d'une voix éteinte.
Tout en se redressant, il retira la serviette sur sa tête et porta son regard vers le canapé. Son rêve lui avait exposé cet endroit, avec une grande exactitude et c'était le plus déstabilisant. Il se mit à fixer le lieu avec attention, puis dans un soupir il finit par détourner le regard et dans un murmure, il dit :
— Ce n'était qu'un rêve…
Dans un mouvement lent, il finit par se lever et prit la direction de sa chambre. Cela ne servirait à rien de ruminer plus longtemps. Si une chose était un jour possible entre eux, il y réfléchirait le moment venu… Pour l'instant, il devait se reprendre et tenter de paraître le plus naturel possible quand Kyosuke serait là. Tout en glissant son sous-vêtement entre ses cuisses, il ne put s'empêcher de suspendre son geste et de ressentir un frisson de plaisir l'envahir. Il fixa son sexe, maintenant au repos, et il eut honte de sa conduite sous la douche… Son rêve l'avait conduit à agir comme un adolescent en manque et c'était la partie la plus dérangeante dans tout cela. Son corps avait réclamé davantage, et faible qu'il était il avait succombé sans aucune résistance. Il avait poussé son songe un peu loin… Sous une eau brûlante, se caressant, gémissant le nom de son ami avec une voix éprouvée par le plaisir, il avait joui brutalement et violemment… Jamais un orgasme n'avait été aussi puissant.
En tout cas, depuis ces dernières années…
En pensant à tout cela, il se rendit compte que son cas était plus grave que prévu… Jouir de la sorte avait été réellement agréable, son corps avait adoré cet instant éphémère, mais son cœur lui n'avait cessé de lui faire mal. À chaque caresse, à chaque halètement, il avait eu l'impression de trahir Kyosuke et de la pire façon qui soit. Après plus de vingt ans de séparation, voilà comment il le remerciait ? Et pourtant, il ne parvenait pas à regretter totalement son geste. Sur cette pensée, il finit de s'habiller et prit la direction de la cuisine. Il avait déjà dîné, mais il avait besoin d'un petit encas. Toute la concentration dont il avait dû faire preuve avait épuisé toutes ses réserves d'énergie.
— Un truc sucré.
Tout en ouvrant la porte du réfrigérateur, il vit la bouteille de lait et sourit. Il était sur le point de la sortir et de se faire un gros bol de céréales quand un léger bruit venant de la porte d'entrée se porta à ses oreilles.
~o~
Minato était un homme dont les sentiments ne pouvaient être cachés. Pire que ça, on parvenait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Et la personne qui avait toujours su le mettre à nu était Kyosuke. Et en cet instant, Minato se maudit d'être aussi transparent. Quand il avait ouvert la porte, sa nervosité avait accru et son anxiété avait surgit, exposant ses sentiments les plus cachés. Le mot « salut » avait franchi ses lèvres sans s'en rendre compte et quand il vit le sourire de Kyosuke son cœur se mit à marteler contre sa poitrine.
Malgré sa fatigue évidente, ce dernier semblait être de très bonne humeur. De plus, il percevait quelque chose de nouveau. Il émanait de lui un sentiment reflétant une assurance plus présente qu'avant. Ce magnifique regard que pouvait jalouser plus d'un était plus brillant et captivant qu'il y avait une semaine. Minato parvenait à voir quelque chose de nouveau… Ce même éclat qu'on pouvait déceler quand le désir nous submergeait.
C'était impensable.
Pourtant, son ami le regardait en cet instant ainsi. Ces iris bleus le fixaient avec une telle intensité que Minato en frissonna.
Ce regard…
Ce sourire séducteur…
Cette chaleur et tendresse qui émanait de lui voulait dire quelque chose, n'est-ce pas ?
— lut…
— Hum ?
— Je t'ai dit : Salut.
— Salut, fit-il machinalement.
— Tu l'as déjà dit, précisa Kyosuke amusé. Dis, ce n'est pas que cela me dérange de rester là à te regarder, mais j'ai besoin de m'asseoir.
— Ah ! Oui, désolé !
Tout en le laissant entrer, Minato remarqua que ce dernier n'avait pas un semblant de bagage, juste sa mallette. Comme il lui avait assuré lors de leur correspondance, il était venu directement le voir à son arrivée ! Ce constat le réjouit grandement. Cependant, il ne parvenait pas à être totalement heureux… Cet homme se préoccupait tellement de lui et de sa famille que Minato ne pouvait que se rendre compte à quel point sa présence était bénéfique pour tout le monde. Par moment, sans le vouloir, il souhaitait se l'accaparer. De nouveau, il se surprit d'avoir une telle pensée égoïste… Cet homme avait déjà une vie, et il semblait avoir une femme et un fils. Bien que Kyosuke n'ait jamais évoqué ce sujet, Minato ne parvenait pas à oublier ce point le plus important.
Kyosuke laissa tomber sa veste par terre et s'installa sans ménagement sur le canapé. Tout en dénouant sa cravate, il fit :
— Je suis mort.
— Tu aurais dû te reposer avant…
— J'ai dit que je te rejoindrais directement.
— Oui, mais…
— Écoute Minato, je suis certes fatigué, mais je voulais être là, près de toi, assura-t-il en déposant son avant-bras sur ses yeux. Viens, ajouta-t-il en tapotant la place libre à sa gauche.
— Tu…
— Mina.
— Quoi ? Répliqua-t-il sur la défensive.
— Viens.
Dans un soupir, il fit ce qu'il lui demandait et s'assit à ses côtés. Pour être honnête, il était déjà fatigué de tenter d'être distant et surtout loin de lui. Cela n'avait duré que quelques minutes, mais finalement, il était beaucoup trop faible face à ce qu'il éprouvait…
— Tu as besoin de repos, dit-il d'une voix mal assurée.
— Peu importe. Dis-moi, de quoi parlait ton rêve ?
— Rien d'important.
« Comme si j'allais te le dire… »
— Menteur.
— Je ne mens…
— Arrête, ne me prends pas pour un idiot. Je te connais.
Un énième soupir lui échappa. Comme il avait prévu, Kyosuke avait lu en lui sans aucune difficulté et c'était frustrant. Il s'apprêtait à changer de sujet quand il sentit la main fraiche de ce dernier se saisir de la sienne. Surpris par ce geste, Minato le fixa avec une certaine appréhension. Une sourde inquiétude s'empara de lui et il se demanda si son nouveau désir pour son ami allait se refléter sur son visage.
— Qu'est-ce…
— Tu te rappelles de ce que je t'ai promis ?
— D'être là directement à ton retour ?
— Oui et…
— Et quoi ?
— Mina, ne joue pas aux imbéciles avec moi, je ne suis pas d'humeur…
— Je ne comprends pas… balbutia-t-il en tentant de retirer sa main.
— Quand je t'ai revu un mois plus tôt, jamais je ne m'étais senti aussi heureux. Tu comprends ?
— Moi aussi, je l'étais…
— Non, tu ne comprends pas… le coupa-t-il en serrant davantage la main de Minato.
— Kyo, tu me fais mal.
— Regarde-moi.
Le ton de sa voix était sans appel et ce dernier ne put qu'obéir. Mais très vite, il se rendit compte qu'il n'aurait pas dû soutenir son regard… Car ce qu'il lisait dans les yeux de Kyosuke était ce qu'il redoutait le plus. Il avait espéré faire taire ce désir, cette attirance étrange, ce sentiment oppressant et brutal, cependant ce qu'il voyait en cet instant fit balayer ses piètres résolutions d'un coup net et précis. Ces iris le sondaient avec attention, reflétant une lueur inquiétante, mais tout aussi grisante. Le désir qu'il redoutait ne jamais voir dans ses yeux était maintenant présent et cela le fit frissonner. Ce dernier remarqua alors que Minato avait enfin saisi ce qu'il éprouvait pour lui. D'une voix teintée par le désir, il souffla :
— Tu comprends maintenant.
— On ne doit pas.
— Pourquoi ?
— Tu me demandes pourquoi ? Mais tu es mon ami, mon meilleur ami !
— Et tu es le mien ! Mais je veux plus, je ressens le besoin d'avoir plus. Et toi aussi.
— Arrête…
— Pourquoi ? Donne-moi une bonne raison ! Et ne me mens pas !
Mentir ? Il ne le pourrait jamais, surtout sachant ce que cet homme était capable de faire. Cacher la vérité ne mènerait à rien… La chaleur de la main de Kyosuke était beaucoup trop brûlante au goût de Minato. Son cœur était sur le point d'exploser et son envie de se serrer contre lui, de ressentir son corps pressé contre le sien, était plus présente que jamais.
— Tu as ta vie… murmura-t-il faiblement.
— Comment ça ?
— Tu as une femme, un fils ! Une famille ! Tu n'as pas le droit de tout détruire ! Je n'ai pas le droit de faire ça ! Répliqua-t-il d'une voix blessée.
— De quoi… tu parles ?
— De ta famille !
— Fam…
La réplique de Kyosuke mourut entre ses lèvres et un rire sans joie s'éleva dans la pièce. Surpris par sa réaction, Minato le fixa sans trop comprendre. La réaction de son ami était des plus surprenante, mais aussi blessante. Il avait l'impression que ce dernier se moquait de lui. Peu à peu le rire de Kyosuke se tut et un visage plus sérieux se posa sur lui. D'un ton particulièrement calme, il dit :
— Je n'ai personne.
— Mais…
— Je n'ai pas de famille. Et la seule que j'ai eue a disparu il y a des années. Si tu fais référence à l'alliance que je porte, c'était juste pour éloigner certaines femmes qui ne souhaitent qu'une chose : avoir mon nom et mon argent.
— Et ton fils ?
— Natsu… commença-t-il d'une voix éteinte. Je ne veux pas en parler…
Son regard s'était alors voilé et une expression douloureuse s'imprégna sur son visage. Pour la seconde fois que ce prénom fut prononcé, Kyosuke exposait une tristesse et une solitude de plus ébranlable. Pourquoi gardait-il cela pour lui ? Pourquoi n'avait-il pas à en parler ? Il n'osait penser au pire tellement cette idée lui serrait le cœur. Perdre un enfant était la chose la plus difficile à supporter pour un parent. Et garder cette souffrance en soi ne faisait qu'augmenter ce sentiment dévorant et pesant. Son ami l'avait aidé, sans le savoir certes, mais il l'avait aidé à remonter peu à peu la pente, alors il devrait faire de même, même si jamais il ne pourrait comprendre ce qu'il éprouvait envers cette perte.
— Kyo, tu devrais…
— Minato, oublie ça, d'accord. Et parlons plutôt de nous, ajouta-t-il doucement. Je te désire, et je sais que tu me désires.
« C'est pas vrai ! Il change de sujet… »
— Je…
— Ton rêve, il parlait de quoi ? Depuis que tu en as parlé dans ton mail, je n'ai pas cessé d'y penser.
— Tu sautes du coq à l'âne… fit-il en détournant le regard.
— Alors ?
— Un baiser… ici… sur ce canapé…
— Hm…
— Il me paraissait si réel…
— Ça l'était.
— Qu…
Ne lui laissant pas le temps d'en demander plus, les lèvres de Kyosuke capturaient les siennes. En premier temps, le contact fut léger et d'une caresse déroutante. Quand sa bouche se mit à faire de petits mouvements contre la sienne, Minato oublia bien vite ses interrogations. La réponse était donnée par ce simple geste. Son rêve, où du moins ce qu'il avait pris pour un, était la réalité même. En apprenant cela, il aurait dû être en colère contre lui, mais là c'était la dernière chose qui lui venait à l'esprit. Le plus jeune était rassuré que son imagination n'y soit pour rien. Ce baiser qu'ils échangeaient en cet instant engendrait en lui les mêmes sensations et peut-être bien plus. Son goût était si enivrant qu'il se sentit perdre pied. Quand Kyosuke entreprit de lui embrasser la lèvre inférieure, Minato ne put s'empêcher d'émettre un profond gémissement de plaisir.
Cela lui avait manqué… Ce genre de caresse passionnée et exquise lui avait vraiment manqué…
Tout en faisant écho aux mouvements sensuels de la bouche de Kyosuke sur la sienne, Minato entendit sa voix rauque lui murmurer :
— Ouvre la bouche.
Il s'apprêta à lui répondre quelque chose quand ce dernier en profita pour y glisser sa langue.
« Bon sang ! Il est doué… »
Surpris par son geste, Minato ne put que se résoudre à le laisser faire ce qu'il souhaitait. Il se sentit alors basculer vers l'arrière pour se retrouver allongé, Kyosuke sur lui. Tout en goûtant un peu plus la saveur de son ami, le brun passa sa main droite sur sa nuque et se colla autant que possible à son corps. Jamais encore il ne s'était imaginé partager quelque chose de ce genre avec quelqu'un d'autre que Kushina… Et pourtant, le voici en train d'embrasser son meilleur ami avec une telle fièvre et passion qu'en temps normal il aurait eu honte de sa conduite. Mais ce baiser était vraiment unique et la manière dont il partageait cela avec lui le rassurait grandement sur la prochaine étape. Les gémissements de plaisir se firent entendre et le bruit typique d'un échange buccal prononcé et fiévreux résonnait dans la pièce. La danse que leurs langues exécutaient était terriblement jouissive.
Le monde autour d'eux ne semblait plus exister… Il y avait juste deux hommes se découvrant mutuellement, profitant de ce désir nouveau et tout aussi inquiétant.
Jamais il n'aurait cru qu'un baiser échangé avec un homme serait aussi fort. Quelle étrange idée, n'est-ce pas ? Et pourtant, c'était la vérité. Il se rendait compte que ce contact était particulièrement intense. Pour être honnête, Kyosuke embrassait divinement bien. Sa manière de le conduire à se détendre, à se laisser aller contre lui démontrait son habileté dans cet exercice. De ce fait, Minato souhaitait faire de même, mais pour lui son expérience était quelque peu limitée… Dans un geste mal assuré, il porta sa main droite sur les cheveux ébène de son ami et la gauche se posa sur son flanc. Et tout en répondant aux assauts de sa bouche, il se mit à le caresser tout en ondulant des hanches. Il ne savait pas pourquoi il faisait ça, attisant ainsi un peu plus le désir de cet homme qui le dévorait dans le bon sens du terme, mais c'était plus fort que lui… Plus il bougeait, plus l'érection de Kyosuke était présente contre la sienne. Un frisson agréable le parcourut dans tout son être et un gémissement plaintif se fit entendre et le baiser fut interrompu.
Haletant, Kyosuke s'éloigna à regret de la bouche maintenant carmin de Minato et tout en déposant son franc contre le sien, il murmura :
— Tu… tu ne devrais pas faire ça.
Comprenant qu'il avait mal agi, il se mordit la lèvre inférieure et d'une voix éteinte, il répondit :
— Désolé…
— Pourquoi tu t'excuses ?
— Tu n'as pas aimé, je n'aurai pas…
— Tais-toi ! S'il te plait, arrête de dire des bêtises avec cette bouche si tentante.
— Idiot…
— Si je ne veux pas que tu bouges de la sorte, c'est simplement que je ne pourrai pas me contrôler et je te prendrai ici même, confessa-t-il en redressant son corps sans pour autant rompre le contact de leurs têtes.
— Me prendre ? S'enquit-il avec un sourire. C'est impossible.
Amusé par sa réponse, Kyosuke se contenta de déposer un baiser sur le bout de son nez. De sa main, il lui caressa la joue et fit :
— Tout est possible. Tu verras ça le moment venu.
— Mais…
— Tu as aimé ce baiser ?
— Oui… murmura Minato en comprenant sa demande. Beaucoup… bien que je ne comprenne encore rien…
— Hm… j'imagine. Je suis dans le même cas, quoique je sache déjà où je vais. J'ai adoré ce baiser, mon cœur bat encore la chamade.
— Moi aussi… assura-t-il en déposant sa main sur l'emplacement de cet organe palpitant et se rendit compte qu'il le sentit comme s'il l'avait dans la main. Je suis encore…
— Je suivrais ton rythme, le coupa Kyosuke.
Après s'être totalement écarté de Minato, il lui prit la main et le fit se redresser. Dans un geste, le maitre du lieu croisa les jambes et fixa son ami avec attention. En cet instant, ce qu'ils venaient de partager était si intense et unique qu'il ne savait pas quel mot mettre pour le désigner. Il fallait pourtant qu'il sache et vite. Car il ne saurait jamais garder cela pour lui et son fils se rendrait compte rapidement qu'il y avait quelque chose de nouveau chez lui, que ce soit par son comportement ou ses paroles…
Mais la question la plus importante serait sûrement : comment Naruto et Rina réagiraient face à cela ?
Depuis qu'il était veuf, sa vie ne se résumait qu'à deux éléments essentiels : sa famille et son travail. Commencer une relation amoureuse n'avait jamais été une option, et le voici en train de songer à en débuter une avec Kyosuke ? C'était risible, non ?
Il se posait beaucoup de questions, mais pour le moment il souhaitait juste profiter de ce qu'il avait partagé avec lui, quel qu'il soit.
— Hé ! Reste avec moi et ne te pose pas autant de questions.
— Com… oh, laisse tomber…
— Oui, je te connais, répliqua Kyosuke avec un faible sourire. Merde… souffla-t-il en soutenant sa tête.
— Quoi ? Ça va ? S'enquit-il inquiet.
— Je suis vraiment mort de fatigue… j'ai besoin de dormir…
— Oh…
— On partage le lit comme au bon vieux temps ? Demanda-t-il avec une étrange lueur dans les yeux.
— Pas ce soir.
— Tant pis, concéda-t-il avec un clin d'œil.
— Tu as faim ?
— Non. Mais j'ai besoin d'une douche, fit Kyosuke en se redressant de toute sa hauteur. Ca te gêne si…
— Bien sûr que non. Je te poserai des vêtements de rechange dans le panier.
— Tu peux aussi me rejoindre, retenta-t-il amusé.
— Idiot.
Il suivit la retraite de Kyosuke et ne put s'empêcher de le fixer avec appétit. La manière dont sa chemise et son pantalon épousaient son corps lui exposait une silhouette des plus désirable. Étonné par la tournure de ses pensées, il détourna le regard tout en pestant contre son attitude des plus honteuse. Décidément, rien n'allait depuis une semaine…
— Arrête de baver sur lui !
— Qui ça ?
— Na… Naru ! Tu es rentré depuis quand ? S'empressa de demander Minato tout en se redressant.
« Il est là depuis quand ? Est-ce qu'il nous a vus ? Est-ce qu'il me déteste ? »
Ces questions tournaient et tournaient dans sa tête sans oser les formuler à haute voix. Tout en passant la main dans ses cheveux, il porta son regard sur son fils et le sourire que ce dernier lui lança le fit vaciller. C'était comme s'il avait compris…
« Non… »
Son cœur se mit à battre la chamade et une sourde angoisse le saisit au plus profond de son être. Il avait peur ! Pour la première fois de sa vie, Minato avait peur de la réaction de son fils vis-à-vis d'un de ses choix.
— Papa ?
— Je…
— Tu veux en parler ?
— Pas… tout de suite.
— OK. Je suis heureux pour toi, fit-il avant de prendre la direction de sa chambre.
— Naru !
— Évitez de faire trop de bruit.
— Qu'est-ce…
Tout en se laissant tomber sur le canapé, un rire nerveux lui échappa. Il s'était imaginé beaucoup de choses, mais sûrement pas cette réponse. Les battements effrénés de son cœur se clamèrent et tout en se mordant la lèvre inférieure, il sourit. Il se rendit compte d'une chose importante : son fils pouvait aussi bien lire en lui que Kyosuke.
— Kushina, cela te convient j'espère…
À suivre…
Merci d'avoir lu et désolée d'avoir mis autant de temps…
J'espère que le chapitre vous a plu.
A bientôt,
Kain
