Bonjour bonjour !! ^^ Voilà enfin la suite riche en rebondissements !

je vous remercie toutes une fois de plus pour vos reviews et vous laisse à votre lecture !

Enjoy !


Chapitre 10 : Obsession…

« Il y a une véritable tension sexuelle entre vous deux » Ces mots tournent sans fin dans ma tête. Je ne m'en étais pas rendue compte. Il ne me semble pas qu'il soit attiré par moi, et moi non plus, je ne le suis pas vraiment, je constate simplement qu'il a beaucoup de charme, un corps de dieu grec et des yeux de métal qui me font craquer. Sinon, c'est tout. Et puis il est trop séducteur, il a toutes les filles de l'école qui lui bavent dessus. Je ne veux pas être la énième nana à rejoindre son tableau de chasse. Je suis plutôt du style à chercher un mec qui sort du lot, loin du stéréotype de l'homme parfait. Même si j'avoue qu'au début, en septembre, je me suis sentie flattée qu'il me remarque, mais je n'étais pas sûr à cent pour cent, à ce moment-là, de ce que je vivais. Maintenant que je sais que je vis à deux époques, j'agis comme je l'ai toujours fait et applique tant bien que mal ma devise : réfléchir avant d'agir.

La sonnerie annonçant la fin des cours retentie. Je cligne plusieurs fois des paupières pour gommer toutes traces de la somnolence que ce cours d'Histoire de la Magie a provoqué sur les deux tiers de la classe, le tiers restant étant composé de Lilly et Remus prenant des notes, et de ceux qui jouaient au morpion sorcier et qui discutaient.

"Je vais à la bibliothèque," avertis-je mes amis en sortant de la salle.

"Attends ! Je t'accompagne, j'y vais aussi," fit Sirius avec un regain d'énergie.

Waouh ! Sirius à la bibliothèque ? C'est possible ça ?! Lilly me lança l'un de ses regards « j'te l'avais bien dis ».

"Tu vas vraiment à la bibliothèque ?" demandai-je une fois que nous fûmes seuls dans un couloir.

"Oui, pourquoi, ça t'étonne ?"

"Hum…"

"Okay, question stupide. Bien sûr que ça t'étonne, tu es là depuis trois mois et tu crois déjà me connaître. Je suppose que j'ai l'étiquette « branlot » collée sur le front !" s'emporta-t-il.

Je m'arrête. Il continue à marcher sur quelques mètres, nerveux.

"Non. Je ne suis pas du genre à… coller des étiquettes. Mais même si j'avais cette habitude, je t'aurais plutôt placé dans la catégorie « dragueur invétéré » !"

Il a un petit rictus.

"Et pourtant, j'ai pas encore commencé avec toi…" fit-il en faisant marche arrière.

"Oui, je sais. Je suis pas ton genre."

"Pas mon genre ? Mais d'après toi, c'est quoi mon genre ?"

Il est tout proche et me fixe avec ce sourire sûr de lui.

"Je pensais aux pin-up qui font du 95D de mensuration !"

Il éclata de rire avant de redevenir sérieux et de souffler à mon oreille :

"Et si mon genre c'était toi ?"

Avant de s'éloigner.

"Alors Granger, t'as perdu ta langue ?" se moqua-t-il.

Je n'ajoute rien et le rejoins en silence.

--

"Alors, comment ça s'est passé à la biblio ?" m'interrogea avidement Lilly quand nous entrâmes dans le dortoir.

"Heu… Moi j'ai essayé de travailler, et lui il m'a fixée."

"On dirait qu'il a changé de tactique," remarqua Maria.

"Par contre sur le trajet, il m'a dit un truc," fis-je, un peu cachotière sur les bords.

"Ha oui ? Et qu'est-ce qu'il a dit ?" s'exclamèrent mes nouvelles amies.

"Que j'étais son genre."

"Quoi ?"

"Sérieux ?"

"J'te l'avais bien dit !"

"Ouais mais j'arrive pas à savoir si c'était vraiment vrai…" dis-je en me tordant les mains.

"Ca dépend," dit doctement Laura. "Il te l'a dit comme un secret ?"

"C'est ça, à l'oreille !"

Elles échangent un regard complice, des sourires mystérieux suspendus à leurs lèvres. Les trois me fixent en même temps.

"Hermione…" fit Laura, sa voix pleine de sous-entendus.

"Oh… !" soufflai-je abasourdie.

J'en déduis que je suis réellement son genre, enfin jusqu'à ce qu'il en change bien entendu…

"Bon c'est pas tout, mais il faudra que tu te mettes plus en valeur quand même," s'anima Maria.

"Comment ça ?" demandai-je.

"S'il l'aime il devra la prendre telle qu'elle est !" objecta Lilly sans trop d'entrain.

"C'est quoi le problème avec moi ?" m'affolai-je.

"Ma chérie, il faut faire quelque chose avec tes cheveux…" commença-t-elle.

"Et ta jupe aussi, elle est trop longue !"

"Et par pitié, pas la peine de boutonner ton chemisier jusqu'en haut…"

"Du maquillage adapté tous les matins ce serait pas mal non plus."

"Tu devrais travailler aussi ta démarche, histoire qu'elle soit plus… féline ! Tu sais… !"

"En gros vous voulez que je devienne Sonja…" conclus-je, acide.

"Non !"

Je les regarde les trois.

"C'était synchro dit donc," ria Laura.

"On en a une," expliqua Maria d'un air franchement affligé, "et ça suffit amplement !"

Nous éclatâmes de rire. Une fois le fou rire passé, Lilly reprit :

"Je propose un changement progressif, qu'en dites-vous ?"

"Je vote pour," fit Laura.

"Moi aussi !"

"Dans ce cas…" marmottais-je.

"Allez ! Dans la salle de bains !" lança Maria à la cantonade en se levant et en me poussant devant elle.

"Je crois que ce soir, je vais dormir ici, et pas dans mes appartements de Préfète," nous avertit Lilly, toute excitée.

Une fois dans la salle de bains et devant le miroir qui fait la largeur de la pièce je détaille mes amies. Maria, la plus grande de nous quatre, est blonde aux yeux bleus, ses cheveux sont souples et remontés en un chignon compliqué avec un effet de star de cinéma sur la Croisette. Laura fait à peu près ma taille, elle est tipée italienne et possède de long cheveux bruns qu'elle noue en une tresse ample sur le côté, ses yeux sont noirs et ses lèvres sont peintes en rouge sang. Quant à Lilly, elle est fidèle à elle-même, bien que je n'aie jamais remarqué à quel point elle prend soin d'elle. Pour les fringues, toutes ont leurs jupes plus courtes que la mienne de plus ou moins quelques centimètres, et le chemisier serré mettant en valeur leur poitrine. Faut que j'en prenne de la graine.

"Non, ça ne va pas comme ça…" souffla Lilly.

"Ouais Laura t'abuse, c'est trop court, elle a pas encore la démarche à la « catwoman » qui va avec !"

"Et comme ça, ça va ?" fit l'intéressée, déçue.

J'observe mon reflet.

"Oui je pense que ça ira… pour le moment !"

Je lui fais un clin d'œil, en retour elle me sourit, aux anges.

"Okay, maintenant, le haut…" marmonna-t-elle tout en s'activant.

"L'experte en mode c'est Laura," m'informa Maria. "Moi, c'est en maquillage, j'ai travaillé dans un salon esthétique il y a deux ans, donc…"

"Toi et moi, on est leurs poupées," compléta la rouquine.

"C'est ce que j'avais cru comprendre !"

Après une courte pause, je reprends la parole.

"Au fait, j'ai pas bien compris pourquoi je dois absolument m'améliorer," avouais-je, piteuse.

"Tu vas voir, tu vas faire craquer plus de mecs dès demain, et quand Sirius verra ça… il va se… comment dire…se dévoiler - tu vois le tableau ? - et tu pourras en faire ce que tu veux !" s'extasia la blondinette.

Je me mordille la lèvre inférieure. Je dois me reprendre, je ne suis pas intéressée par lui, je le saurais tout de même si c'était le cas !

"Bon par contre ça n'a pas marché avec Lilly," continua l'italienne, des épingles entre les dents, "parce qu'elle était déjà considérée comme la chasse gardée de James, donc y a pas eut beaucoup de mecs qui lui ont fait du dring."

"Mais moi c'est différent, je viens de débarquer."

"T'as tout compris !"

"J'ai fini, alors qu'en pensez-vous ?"

"Whoua ! Laura tu es formidable," m'exclamai-je, "rien que ça c'est trop top !"

"Oui, je sais merci !"

"Et ton frère il s'appelle Modeste ?"

"C'est ça !" affirma-t-elle.

Je baille en même temps que je ris. Ce qui fait aussi bailler mes amies.

"On devrait allez se coucher," annonça Maria. "Demain je te maquillerai."

--

"Hermione !" appela une voix. "Réveille-toi ! Allez, debout !"

J'ouvre difficilement les yeux.

"Qu'est-c'y a ?" baragouinai-je.

"Allez, lève-toi la miss ! On a du pain sur la planche !"

"Maria ?" balbutiai-je, les yeux à peine entr'ouverts.

Elle repousse les draps, je me recroqueville, elle me tire par un bras et m'oblige à sortir du lit. Elle me traine jusqu'à la salle de bain, puis elle m'enferme dans le coin douche et m'envoie ma serviette et mon gel douche. Lorsque je ressors, mes vêtements retouchés par Laura m'attendent pliés sur un tabouret. Je les enfile rapidement, puis vais rejoindre Maria assise sur le rebord des lavabos entourée de trois trousses de maquillage et de pinces en tous genres.

"Let's go !" s'exclama-t-elle.

Un quart d'heure plus tard, nous entendîmes le réveil de l'école. Les filles du dortoir arrivèrent les unes après les autres.

"Oh 'Mione tu es superbe !" fut la première chose que me dit Lilly.

"Tsss…" grinça Laura en détachant le bouton du haut de mon chemisier. "Je t'ai sortie ton soutien gorge à dentelles, c'est pas pour rien !"

On éclate toutes de rire devant son air consterné. Maria m'ordonna de me regarder dans le miroir et d'être franche en voyant le résultat. Je reste un instant sans rien dire, Maria m'a vidée la bombe aérosol de Jamie sur la tête ce qui a eut pour effet de me lisser complètement les cheveux. Puis elle les a remontés en un genre de chignon qu'elle a noué grâce à des pinces à chignon conçues pour les danseuses étoiles et qu'on ne repère pas dans la masse de cheveux. Du bout de sa baguette elle a fait des anglaises aux mèches de cheveux qui en dépassent un peu partout. Côté maquillage, on ne voit que mes yeux et mes lèvres, c'est juste ce qu'il me faut. Le tout est plutôt agréable à regarder ! Et sans me vanter, je suis plutôt bien foutue ! Je savais pas que j'avais autant de poitrine… !

"Wouah ! Mais c'est parfait !"

Je tourne sur moi-même pour m'observer sous toutes les coutures. C'est classe et sexy en même temps ! Ca irait tellement bien avec mon bustier en cuir noir !

"Vous êtes formidables les filles ! J'vous adore !" m'écriai-je en les serrant dans mes bras.

"Laura, comment t'as raccourcis la jupe de 'Mione ?" interrogea la rouquine, soupçonneuse.

"Hum… J'ai fait tomber toutes les épingles accrochées dessus hier soir en sortant de la salle de bains, alors j'ai du la réarranger vite fait avant de préparer ses vêtements pour aujourd'hui."

"Et ?"

"Heu… J'ai pris une de mes jupes et j'ai placé les épingles pour que ses jupes mesurent environ 5cm de plus que les miennes."

Lilly me place à côté de l'italienne et nous détaille. Elle secoue la tête.

"Vos jupes font la même longueur, alors dit moi la vérité !" s'énerva Lilly. "On avait dit progressif !"

"Mais c'est pas un problème de longueur de jupes ! C'est un problème de longueur de jambes !" se justifia ma styliste attitrée.

"Pardon ?" articula Lilly.

"Quoi ?" fit Maria.

"Hein ?" ânonnai-je guère imaginative.

"Oui, bien c'est pas de ma faute si Hermione a des jambes de Miss Monde ! C'est à cause de ces uniformes informes, je pouvais pas savoir moi !" conclut Laura.

Elles éclatent de rire et m'entrainent vers la sortie. On descend toutes les quatre d'un pas de conquérantes. Dans le Hall, il y a déjà un certain nombre d'élèves en groupe. Je repère vite les Maraudeurs, je donne un léger coup de coude à Lilly en les désignant du menton.

"A la charge les miss !" plaisanta Maria en s'éloignant avec Laura.

"Fais comme moi. Tu ne marches pas trop vite, tu restes la tête haute, tu ne les fixes pas et tu zyeutes les mecs canons en souriant," précisa Lilly.

Je n'entends plus grand-chose, mon cœur tambourine contre mes tympans sous l'effet de la tension. J'essaie de suivre tous ses conseils à la lettre, j'ai un peu peur du résultat mais tant pis. J'en viens même à me retourner vers un gars de Poufsouffle qui m'a fait un signe pour que je le rejoigne.

"Salut," firent les quatre Gryffondors les uns après les autres.

Sirius me scrute, les yeux plissés. Nous leur rendons distraitement leurs saluts. Puis nous nous dirigeons vers la Grande Salle. Je ne fais pas trop attention à ce qui se passe autour de moi, tout ce que je calcule bien c'est que Sirius se tient derrière moi et qu'il arrive que sa main frôle mon dos quand des regards de la gent masculine sont trop insistants sur moi. Je suis aux anges. Mais qu'est-ce que je dis là ? Non, je ne suis pas aux anges ! Ca ne me fait ni chaud ni froid cette histoire ! On s'assoit, il se met à ma droite, sa main glissée sur mes hanches. Aussitôt, quelqu'un vint se poser à ma gauche. Je me retourne et reconnais le garçon qui m'a invitée à venir le voir dans le Hall.

"Hey salut !" fit-il.

"Rentre chez toi Peterson !" cracha Sirius avec animosité.

"Oh vous vous connaissez," remarquai-je d'un ton enjoué mais de façade.

"Ouais," grogna Sirius. "C'est le capitaine de l'équipe de Poufsouffle."

"Tu joues au Quidditch ? Et tu es à quel poste ?" demandai-je, ignorant Sirius.

Peterson eut un petit rire.

"Je suis gardien. Et pour pas que tu m'appelles Peterson, comme le fait ton petit ami…"

"Quel petit ami ? Tu parles de Sirius ?"

"Ha tu sors pas avec lui, c'est cool ! Alors tu es libre ?"

"Comme l'air !"

Je me tourne vers Sirius. Sa main a quitté la cambrure de mon dos et est serrée en poing sur sa cuisse. Soudain le brouhaha des ailes des chouettes apportant le courrier envahit toute la salle.

"J'y vais, j'ai du courrier," annonça Peterson. "Au fait je m'appelle Alexandre, Alex pour les intimes."

"Parce qu'on est déjà intimes ?" répliquai-je sur le ton de la rigolade.

"Pourquoi pas ?"

Et il s'éloigna jusqu'à sa table où le hibou s'était posé.

"Tu as changé," marmonna Sirius après une longue minute de silence.

Il se lève et s'en va. Je fais de même et le rattrape, puis, une fois à son niveau, je passe mon bras sous le sien.

"Qu'est-ce que tu fais ? Je ne suis pas ton petit ami," marmotta-t-il, acerbe.

"En quoi j'ai changé ?" fis-je comme si de rien était.

On passe les portes de la Grande Salle. On tourne à l'angle. Il me place face à lui, pendant qu'il me dévisage. Je ne comprends pas où il veut en venir. Je jette un coup d'œil à gauche et à droite, n'osant pas troubler ce silence. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi.

"Est-ce que c'est parce que je t'ai avoué que tu me plaisais ? Que toi au contraire tu ne peux pas m'encadrer en peinture ? Tu sais, je suis au courant de ce que tu penses à mon sujet, mais…"

"Ha bon ?" m'alarmai-je.

Mais d'abord pourquoi je m'alarme ? Il n'y a pas lieu de s'alarmer voyons, vu que je ne l'aime pas !

"… je pensais que ça avait évolué, tu vois… Attends, quoi ? Ha ! Heu… James m'a dit."

"Il t'a dit quoi exactement ?"

"Que je pouvais très bien me pendre que tu ne t'en rendrais même pas compte !"

"Ho… ça…" (ton légèrement soulagé en me souvenant de la journée shopping trois jours après mon arrivée en 1978 et du jour où mon idylle factice avec Remus a débuté).

Enfin, non je ne suis pas soulagé. Vu que je n'étais pas inquiète avant, forcément… je ne le suis pas. Forcément

"Oui, il m'a prévenu, mais je ne le croyais pas. Il faut croire que j'aurais mieux fait d'écouter mon meilleur ami, surtout que Remus n'apprécierais pas que je te drague."

Sur ce, il tourna les talons et partit, ne me laissant pas le temps de me justifier... heu, je veux dire, de répliquer… Oui, de répliquer… C'est ça… Répliquer. Ouais les répliques c'est super important, c'est… Je secoue la tête pour me remettre les idées en place. Je vais en salle d'option Métamorphose en traînant les pieds. Les deux heures sont très longues, et j'attends avec une certaine agitation la sonnerie annonçant le cours prochain : Botanique en classe entière avec les Serpentards. A la fin de la classe, je fonce dans les serres. Une bonne partie de la classe est déjà sur place. J'accélère de plus belle quand je le vois assis seul à une table. Je m'assoie à côté de lui et pose ma main sur son bras pour attirer son attention. Au dernier moment, je veux me retenir, mais c'est trop tard. Qu'est-ce qui m'a prit ? La vérité sort toute seule :

"Je ne veux pas que tu meurs…" haletai-je.

Il me regarde étonné. Il ne réagit pas plus que ça. Incroyable comme je regrette d'avoir parlé… ! Au bout d'un temps qui me parut infini, il effleura ma joue de ses doigts.

"Bien…" souffla-t-il.

"Bien..." répétai-je d'une petite voix en me redressant.

Je me retourne lentement et me dirige d'un pas d'automate vers Lilly qui m'a gardée une place à sa table.

"Nom d'une chouette ! Mais qu'est-ce que tu fabriques ?" marmonna-t-elle.

Je ne réponds pas, je n'ai rien à dire pour m'expliquer. Je suis toute perturbée, je fais pleins de bêtises pendant le cours, j'ai la tête ailleurs.

Pour le déjeuné, je me fais à demi kidnapper par Alex et ses amis de l'équipe de Quidditch, par chance j'ai accroché Laura qui marchait à côté de moi, pour ne pas être seule avec eux. En tous des cas, c'est pas elle qui s'est plainte de leur présence ! Loin de là ! Moi par contre j'ai passé l'intégralité du repas à fixer Sirius, qui me l'a bien rendu, je dois l'avouer. Il me fait un petit signe de la tête et se dirige hors de la Grande Salle, je l'imite, environ deux minutes plus tard, prétextant une envie pressante.

Je suis happée par un bras puissant, je retiens de justesse un cri. Il me plaque contre le mur et me bloque de toute issue en plaçant un bras de chaque côté de moi.

"Tu es étrange Granger…" dit-il à voix basse.

"Je t'en prie, j'ai un prénom, utilise-le, c'est fait pour !"

"Oui certes… Sauf que quand je t'appelle par ton nom de famille tu te rends moins compte à quel point j'ai envie de toi…"

Je baisse la tête vers le sol, intimidée par tant de franchise, le cœur battant.

"Tu rougis ?" remarqua-t-il, tout émoustillé.

"Est-ce que tu dis ça à toutes les filles ?" bafouillai-je en faisant mine de ne pas avoir entendu sa dernière phrase.

"Non, seulement à celles qui sortent de l'ordinaire. C'est une première pour moi !"

"Vraiment ? J'ai du mal à te croire."

"Et pourtant…" susurra-t-il de sa voix rauque.

"Alors, pourquoi suis-je étrange ?" demandai-je après un silence pesant.

"Secret ! Tu ne dois pas savoir, j'ai déjà trop tendance à tout te dire, je n'ai pas l'habitude d'avouer ce que je pense sans avoir subit un interrogatoire en bonne et due forme !"

"Sirius ?" interpela James qui est accompagné de Remus et Peter.

Il se penche au-dessus de moi, je sens son souffle brûlant sur ma peau. Il hume un grand coup mes cheveux.

"J'aime ton odeur," déclara-t-il de but en blanc.

Puis il fit volte face et alla retrouver ses amis. « Il y a une véritable tension sexuelle entre vous deux ». Je ne ressors qu'une fois qu'ils ont disparu. Le soir, je raconte tout à Lilly dans ses appartements où je reste dormir pour la nuit. D'après elle, cette histoire est en train de tourner à l'obsession, autant de mon côté que de celui de Sirius.

"Tu n'imagines pas à quel point je me sens étrange quand je suis près de vous deux… Il y a cette aura… Et si je vois James… J'ai l'impression de retomber amoureuse de lui ! J'ai envie de m'enfermer dans un endroit clos et tranquille, si tu vois ce que je veux dire…"

Je fais de gros yeux en éclatant de rire !

"Perverse !" me moquai-je.

"Tss… Tout ça c'est de ta faute ! Tu en as conscience ?"

Elle rie tout simplement, moi, je rie jaune. Oui, je crois que j'en ai conscience maintenant… J'admets que j'en ignore encore la portée, c'est vrai, il faut dire qu'il y a un risque majeur que je change le futur, mais pour une fois, j'ai envie de penser à moi avant de penser aux autres…

--

"Miss Granger ?" demanda une petite voix.

Je baisse la tête jusqu'à ce que mes yeux croisent ceux d'un élève de Serdaigle de 2ème année.

"Oui."

"C'est du Directeur, pour vous."

Je me saisis du parchemin roulé que le garçon me tend en le remerciant. Je m'éloigne de quelques mètres de mes amis afin de le lire à l'abri des regards indiscrets, non pas que je ne leurs fasse pas confiance, mais que les informations qui y sont inscrites peuvent peut-être révéler indirectement d'où je viens réellement.

« Miss Granger,

J'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai réussit à communiquer avec votre époque d'origine. »

Tiens, quand je disais que ça pouvait révéler d'où je viens !

« Cela étant, vos amis sont parvenus à vous envoyer certaines de vos affaires dont, d'après eux, vous ne vous séparez presque jamais.

Je vous attends dans mon bureau dès maintenant.

Vos professeurs sont au courant de votre absence.

Amicalement, Albus Dumbledore.

P.S. : Pensez à prendre des Chocogrenouille au caramel !»

Un sourire se dessina sur mes lèvres. Je me mets à rire toute seule d'un ton léger. Je plis la lettre en deux.

"De bonnes nouvelles ?" demanda Lilly.

"Tu n'imagines pas à quel point !"

Je lui fais une bise sur la joue.

"J'y vais, tu vas devoir surveiller ces quatre-là sans moi ! Bonne chance !"

"Mais où vas-tu ?"

Je cours en direction du bureau du directeur en lui faisant un petit signe de la main.

"Chocogrenouille au caramel," lançai-je à tout va à la gargouille qui en garde l'entrée.

Je bondis dans les escaliers et frappe à la porte avec tout autant d'entrain. Dumbledore lui-même vient m'ouvrir.

"Bonjour Miss."

"Bonjour Monsieur."

D'un geste théâtral il pointa un carton posé sur une table basse où deux thés fumant nous attendaient. On s'installe dans les fauteuils en chintz. Il me regarde ouvrir la boîte avec des yeux pétillants. La première chose que je vois est un livre. Je fronce les sourcils, j'admets être une accro à la littérature mais de là à me faire parvenir un bouquin édité dans 20 ans, c'est un peu poussé. Je l'ouvre.

"Oh…"

Dumbledore attend. C'est un album photo. Je tourne les pages lentement. Ils sont tous là. Harry, Ron, Ginny, Luna, Neville, Dean, Sean, les sœurs Patil, Lavande, Hanna Abbot et Ernie MacMillan, Hagrid, une fouine (j'éclate de rire), Buck, une vieille photo de Sirius, Remus et Tonks, les parents de Ron aussi, ainsi que les jumeaux, une photo de mariage de Fleur et Bill, et là c'est… Viktor ! Avec une lettre qu'il m'avait envoyée. Il y a des mots aussi. Je les adore. J'arrive aux dernières pages. Ma famille. Mais ils bougent aussi. Harry a du les prendre en photo. Je lève la tête pour regarder Dumbledore. Il me retourne un regard des plus étonnés.

"C'est gentil de la part de vos amis de vous envoyer un exemplaire de l'Histoire de Poudlard…"

"Que voulez-vous dire ? Ce n'est pas… regardez par vous-même."

Je lui présente une page de l'album.

"Là c'est Harry et Ginny, sûrement une photo prise par Colin pendant leur entraînement de Quidditch, Et au fond c'est Ron, il est gardien. Et cette photo…"

Il éclate de rire.

"Vos amis sont très astucieux. Moi, tout ce que je vois, c'est une biographie de Godric Gryffondor, du chapitre 23 : Les Quatre Fondateurs, pages 91-92 !"

"Vraiment ? Impossible, Harry et Ron n'ont pas pu faire ça, seuls, ils ont du s'y mettre à plusieurs. C'est sûrement Padma qui a eut l'idée, elle est à Serdaigle et très douée !"

"Si vous le dites, mais ne sous-estimez jamais vos amis."

J'acquiesce et continue mon exploration. J'extirpe ma chaine stéréo que j'ai rendu utilisable sans prise de courant, ils ont ensorcelé le carton pour que tout rentre parce qu'il n'est pas très gros. Je trouve un peu après des CDs dont un que mon voisin moldu m'avait gravé l'été dernier où il avait réunit une vingtaine de musiques de films. Je l'enfile vite dans la chaine.

"Ca Monsieur vous allez adorer… !"

Les premières notes de GoldenEye de Tina Turner se font entendre. Je repère au fond quelques bijoux que j'adore tout particulièrement et un trèfle à quatre feuilles que j'avais trouvé dans les secondes qui avait précédé l'apparition d'une chouette de Poudlard, messagère d'une lettre m'annonçant mon entrée à l'école de sorcellerie en première année. Depuis je le conservais dans mes affaires. Et normalement…

"Ah la voilà !"

Je prends la fameuse lettre.

"Je suis sentimentale, que voulez-vous."

Le professeur sourit. Je distingue aussi une boîte à chaussure. Je l'ouvre et découvre pleins de lettres datées dès le 1er Novembre 1998 de mes amis et de ma famille. Je les lirais plus tard. Il ne reste plus que des babioles, dont un piège à rêve, mes diplômes des B.U.S.E.S. et de Transplanage, et une bourse. Je la devine remplie de Gallions. En l'ouvrant j'ai mes preuves.

"Harry…" murmurai-je.

Mais il y a un mot avec. Quelques lignes en fait :

« Ton ami vampire m'a dit que tu n'avais pas pu t'acheter la robe que tu voulais pour le tango. J'espère que tu ne rechigneras pas à utiliser ceci. Après tout il faut que tu sois parfaite pour mon parrain ! Je t'adore fort. Harry. »

"Le tango ?!" répétai-je. "Mais quel tango ?"

Dumbledore se racla la gorge.

"La professeure de Défense Contre les Forces du Mal m'a demandé la permission de mettre en place un bal de Noël cette année. C'est la première fois qu'il y en a un…"

Et la dernière, parce que je n'en ai jamais entendu parler, pensai-je.

"Et pour marquer l'évènement, elle a décidé que les premiers couples à s'être formés ouvriront le bal. La danse d'ouverture ne sera pas la valse comme l'avait suggéré le professeur McGonagall, mais le tango ! Ne vous inquiétez pas, miss, vous allez avoir des cours de danse avec votre partenaire," précisa-t-il.

J'hoche la tête. On finit notre thé et il m'apprend qu'à présent qu'une communication espace-temps était faite je n'aurais plus besoin de revenir toutes les semaines pour un voyage sauf si je souhaitais revoir mes amis. Je repars avec mon carton environ deux heures après être entrée dans le bureau. Je marche d'un pas lent jusque dans la tour de Gryffondor. Un seul mot tourne dans ma tête : T.A.N.G.O.

"Amaryllis," dis-je au tableau de la Grosse Dame qui tourna sur ses gonds.

L'atmosphère est électrique dans la salle commune, les filles sautillent de partout et piaillent, les garçons sont guère plus discrets et des couples se sont formés pour danser.

"Ha ! Granger, c'est pas trop tôt !"

On ressort de la salle. Je suis toujours perdue. Tango, tango, tango… avec Sirius ! Je pose mon carton par terre et m'assoie dessus.

"Ca va ?"

Je lève la tête et vois défiler un corps grand et musclé devant mes yeux. Je m'arrête à son visage.

"Oh non…" marmottai-je.

"Sympa, ça fait toujours plaisir," maugréa Sirius.

"Ne le prends pas personnellement contre toi," fis-je pour me rattraper. "C'est que je viens d'apprendre un truc…"

"Bien, si tu te sens aussi mal on en parlera plus tard si y a que ça… mais là, j'ai une nouvelle… je crois que je ne vais pas m'en remettre tellement c'est un truc de dingue !"

"Je me demande bien ce qu'il peut y avoir de pire ! Vas-y commences."

"Tango."

"Quoi ?" hurlai-je.

"On doit ouvrir le bal, rien que tous les deux, avec un tango. C'est à cause de cette cinglée de prof de Défense ! Elle est partie en vacance en Argentine et voilà le résultat."

"Comment ça « rien que tous les deux » ?"

"En fait les couples vont entrer sur la piste au fur et à mesure que la musique s'écoulera. Et vu qu'on est le premier couple, c'est nous qui ouvrons et pendant une minute on danse tous les deux. Tu vois le tableau ? Toi et moi sur un tango. Et tu l'aurais entendue cette prof…"

"Justement, je l'ai pas entendue."

"Danser un tango c'est comme faire l'amour, c'est l'union des sexes opposés, l'union de deux corps ardents, l'union de deux cœurs animés par la même passion !" dit-il en imitant la professeure.

La phrase d'Harry me revint brusquement en mémoire : « Après tout il faut que tu sois parfaite pour mon parrain ».

"Ha tu vois, toi aussi ça te fait flipper !" remarqua Sirius. "Et toi ta nouvelle ?"

"C'était la même, les détails en moins."

"Ca va aller ?"

"Je sais pas danser le tango, moi."

"Moi non plus, rassure-toi."

"Quoi ? Tu sais pas non plus le danser ?" m'exclamai-je. "Et tu crois que ça va me rassurer ?"

"Mais on va avoir des cours. Deux heures les mardis et jeudis soirs dans la salle des trophées."

"T'es en train de m'annoncer qu'on va aller danser ce soir ?" rétorquai-je.

"C'est ça. Juste après le repas."

A peine ces mots sortirent de sa bouche qu'il fit volte face.

"Pense à venir en robe !" l'entendis-je crier depuis le couloir menant à la salle commune.

Je soupire catastrophée. Cette fois c'est sûr, le plan qu'on a mis en place avec les filles pour qu'il tombe amoureux de moi (oui je sais c'est beaucoup demander) va tomber à l'eau. Parce qu'à l'issue de ces deux heures de « danse », les seuls souvenirs qu'il va garder de moi seront les bleus que je vais lui administrer malgré moi. Je m'empare de mon carton et entre pour de bon dans la salle commune. Je m'éclipse dans le dortoir des filles de 7ème année. Je sors ma chaine stéréo et appui sur la touche play. Le CD avec les musiques de films est toujours à l'intérieur. J'avance jusqu'à la chanson de The Survivor : Eye of the Tiger, du film Rocky III. Les sons des guitares et de la batterie me remontent à bloc. Lorsque Lilly entre, seule, elle me trouve en train de danser les yeux fermés, mes mouvements portés par le rythme de la musique.

"C'est trop bien comme chanson ! C'est quoi ?" demanda-t-elle.

"Un essai d'un pote qui a un groupe," mentis-je.

"Au fait, à propos du bal," amorça-t-elle.

Je m'arrête.

"Laura t'a sortie une robe. Elle t'attend dans la salle de bains…"

La seconde d'après je suis enfermée dans la salle de bains. L'italienne est seule à l'intérieure.

"Enfile ça !"

J'attrape au vol un tissu rouge et me change rapidement de vêtements. Lorsque j'ai fini je vois que les miroirs ont été blanchis.

"Vaut mieux pas que tu te vois, crois-moi ! Maintenant vas vite dans le dortoir, Maria est passée aux cuisines."

On mange toutes les quatre, puis Laura me donne son rouge à lèvre.

"Tu as conscience que ce soir sera l'apogée de notre plan ?" demanda de façon rhétorique Maria.

Je lui fais un faible sourire.

"Vous êtes sûres que le rouge c'est pas un peu trop…" tentai-je.

"Oh Hermione ! J't'en prie, décoince un peu ! D'accord ?"

"Heu… D'accord…"

Je déglutis. Je me prépare mentalement à mon suicide social. Je me lève, en sortant j'entends Lilly demander discrètement :

"Elle est pas un peu blanche là ?"

Je n'entends pas de réponse. Je referme la porte. La musique de Rocky me revint en mémoire. Je marche, le rythme dans la tête.

Risin up – back on the street

Did my time, took my chances

When the distance now I'm back on my feet

J'arrive enfin dans le couloir qui mène à la salle des trophées.

Just a man and his will to survive

So many times it happens too fast

You change your passion for glory

Don't lose your grip on the dreams of your past

You must fight just to keep them alive

Sirius attend seul, à l'écart des deux autres couples présents qui se bécotent. Il me siffle.

"T'as mis le paquet Granger ! Je ne m'y attendait pas, surtout quand j'ai vu que les deux autres filles sont venues en jean…"

Je tourne les yeux vers les couples. En effet. J'envoie une claque magistrale à Sirius.

"Hey mais qu'est-ce que j'ai fait ?"

"Tu te fous de moi ? Je déteste me mettre en robe et…"

"Je vois pas pourquoi ? Tu es… Hum, vas-y continue… j't'écoute, je t'ai même pas coupé la parole en fait, je… je me tais… tu vois je… je me la boucle…"

Je me prends la tête entre les mains.

"Qu'est-ce que j'ai fais pour t'avoir comme cavalier ?"

"Oui, bah c'était ça ou Servilus !"

"Merci de me le rappeler Sirius…"

Il ouvre la bouche pour répliquer mais il n'en a pas le temps. Les quatre autres jeunes gens nous ont rejoins, alertés par notre dispute.

"Ma puce, pourquoi tu t'es pas mis en robe comme Hermione Granger ?" demanda l'un des garçons à sa petite amie qui s'offusqua :

"Pourquoi ? Je ne te plais pas comme ça ?"

Son petit ami n'osa rien répondre. Elle lui tourna ostensiblement le dos.

"Si tu veux on échange ?" lui proposai-je tout bas en mimant un geste d'échange.

Elle secoua négativement la tête.

"Rouge" pus-je lire sur ses lèvres.

"Ouais, je sais…" admis-je.

"Bien vous êtes tous là et en avance en plus !" s'écria la professeure en débarquant. "Oh miss vous n'avez pas de robe ! Et vous non plus ? Ah vous, vous m'avez écoutez… Miss Granger, c'est ça ?"

J'hoche de la tête à l'affirmative. Elle ouvre la porte et renforce la luminosité des chandelles à l'aide de sa baguette. Elle invite les deux filles à la suivre derrière un paravent qu'elle a fait apparaître.

"Mettez ça."

Elles réapparaissent affublées de robes à froufrous aux couleurs délavées par le soleil. La fille de toute à l'heure revient me voir.

"L'échange tient toujours ?" demanda-t-elle dépitée.

"Non !" répondit à ma place Sirius, d'une mine dégoûtée.

On frappa à la porte.

"Pardonnez mon retard !" dit Dumbledore en entrant.

Il posa son regard pétillant sur moi et sur Sirius. Je fronce les sourcils. Il est où le piège ?

"Albus, mais non, nous n'avons pas encore commencés ! Venez ! Monsieur le directeur voulait être présent à cette première séance pour voir comment ça va se passer ! Maintenant, mettez vous en couple, je vais vous montrer le morceau de chorégraphie commun que vous aurez à faire !" expliqua la professeure.

Sirius se place face à moi, les bras ballants.

"Je vois…" fit la professeure. "Albus, accepteriez-vous de m'aider à leur montrer à quoi ressemble un tango ?"

"Bien sûr !"

Elle va mettre en marche le vieux mégaphone où les notes d'un tango langoureux s'engrènent lentement.

"Il a la pêche le vieux…" murmura Sirius à mon oreille.

Je n'ai rien à ajouter. L'union des deux corps, c'est ça qu'elle a dit ? Je confirme, et je ne suis sûrement pas la seule !

"A vous !" s'exclama la professeure une fois qu'ils eurent terminés. "Qui ouvre le bal ?"

"Nous," répondit mon cavalier.

"Oh !"

Elle se précipita vers nous. J'eus l'impression qu'elle prenait tout son temps exprès pour bien placer les mains de Sirius sur moi. Lorsqu'elle eut finie, après au moins cinq minutes à toucher de tous les côtés mon cavalier – c'est un peu long quand même, j'suis pas parano – elle dit d'un ton détaché :

"Miss, c'est gentil de votre part d'être venue en robe, mais elle me paraît un peu courte, allez en enfilez une comme vos camarades, je vous prie."

"Heu… Vous êtes sûre ?" demandai-je en jetant un œil au froufrous de la fille la plus proche.

"Je ne vois pas en quoi cela gène…" commença Sirius, en bon chevalier servant.

"Evidemment, vous la tenez entre vos bras !" rétorqua-t-elle.

"Hum… Si je puis me permettre Jade," intervint Dumbledor, "Je pense que Miss Granger est parfaite ainsi. Vous devriez allez vous occuper des autres couples qui requièrent toute votre attention."

"Bien… Huh… J'y vais de ce pas !" fit-elle avec un sourire forcé.

"Merci," articulai-je à Dumbledor qui hocha du chef avec un regard complice.

Le cours de danse est une calamité. Si ce n'est pas moi qui oublie par quel pied on doit commencer, c'est Sirius, après on n'est pas en symbiose comme les autres couples comme n'arrête pas de le répéter la prof, et pour finir Sirius a les mains moites donc elles glissent. Et moi j'ai chaud. On fait une pause. Je remonte mes cheveux en soufflant. Et c'est reparti. J'en peux plus de cette musique !

"Bien c'est tout pour aujourd'hui," annonça enfin Jade.

Je remercie mentalement le Ciel.

"Quel dommage que vous ne soyez pas le premier couple à vous être formés, vous êtes les meilleurs," dit-elle à un couple.

Je regarde Sirius. Il secoue la tête en soupirant. Il s'éloigne récupérer sa cape. Pendant ce temps, Dumbledor vient me voir.

"C'est quoi la vraie raison de votre présence ?" demandai-je, curieuse.

"Vous êtes tellement partie dans un état second tout à l'heure que vous avez oubliez le mot de votre ami qui vous a donné l'argent," fit-il en riant. "Je voulais savoir qui est son parrain…"

Je me décompose. Il rit de plus belle et s'éloigne en direction de la sortie. Je le suis lentement. Sirius me rejoint. Tant qu'à rentrer jusqu'à la tour, autant ne pas être seule. On fait le chemin en silence. On est probablement tous les deux aussi dépités l'un que l'autre. Arrivés au carrefour de nos dortoirs respectifs, on se stoppe, puis il baisse les yeux sur moi.

"Tu es magnifique Granger," lâcha-t-il sans prévenir.

"Quoi ?"

Il est déjà entré dans son dortoir. Je reste quelques instants sans bouger, puis me résigne à aller me coucher. Mais en même temps… La nuit que je vais passer, mais même pas je dors !


Alors ? Le verdict ? ça évolue c'te histoire n'est-ce pas =P

Réponse perso pour momo_201093 : Tu ne croyais pas que je t'avais oubliée ! ;) Tu m'as envoyée la plus longue review que je n'ai jamais reçue !! Et tes encouragements étaient tip top =D Merci ! ¤sourire à 10 000 volts¤ C'est un peu léger comme remerciement mais j'ai pas mieux en stock, que veux-tu, je n'ai pas assez de mots ! :) Sinon, je suis fan d'à peu près tout ce qui a un rapport avec les vampires ! ce qui fait de moi une fan invétérée de Twilight ! D'où la nature de Jamie ! Et puis je me suis très fortement inspirée de la série Moonlight avec la banque de sang qui sert de resto à nos buveurs de sang lol ! Et que penses-tu à présent de l'évolution du couple ? Sirius se retient pas tant que ça =] Tu t'en doutes bien, Remus va refaire surface d'ici peu dans la vie amoureuse de notre héroïne ce qui ne va pas forcément plaire à Sirius...! J'avoue que j'aime bien les torturer tous autant qu'ils sont ^^ J'ai fais aussi avancer à petit pas la relation Lilly/James bien que ce soit discret ^^ et j'accentuerais plus dans les prochains chapitres (notamment au bal !)

Je n'en dis pas plus et attends avec impatience toutes vos reviews mes chers lectrices !

Bisous ! =D