Hellooooooo !
Bonjour à tous !
Comment ça va en cette froide semaine de novembre ? Sachez que j'ai prévu un petit chapitre avec un peu d'action pour nous réchauffer ** Alors, il est un peu plus long que d'habitude mas vous ne verrez même pas la différence vu tout ce que vous allez y voir ! Entre des griffes, du sang, une main coupée ? Vous n'aurez pas de quoi vous reposer.
Et comme je ne voudrais pas vous spoilez, je vous dit bonne lecture !
Zialema : Je confirme, Sabo peut confirmer, Koala est pire que lui X.x Tu lui aurais peut-être donné un câlin pour être adorable avec Ann, là tu voudras juste le bouder :3 Sache que j'ai fais exprès de résumer tout ça ! Parce que en fait, y aura touuuuuuut les détails plus tard, dans une certaine discussion ^^
Misstykata : Oui, ce n'est pas que ça, on va apprendre à le connaître, petit à petit :3
Au moment des annonces, Sabo se sentit fier d'entendre que son petit-frère était une menace pour Doflamingo. Lui-même et Ace étaient au même niveau mais voir qu'un rookie faisait peur à un Shichibukai qui était en service depuis tant de temps, c'était intéressant. C'était Luffy. C'est aussi à ce moment-là qu'il éternua, faisant presque tomber Kureiji.
-Tu tombes malade ? S'enquit Ann.
-Non, juste Koala qui doit me casser du sucre sur le dos. T'as entendu les annonces ?
-Difficile de ne pas les entendre. Eh bien, c'est Luffy qui doit être content que pour une fois, on soit tous les trois au même niveau.
Le révolutionnaire comprenait la colère de son frère. Ce que faisait Doflamingo était horrible, personne n'avait le droit de jouer ainsi avec la vie d'innocent. La ville sentait déjà le sang et les morts.
-Ne te fais pas avoir, surtout pas en t'énervant, lui dit Sabo.
-Je sais que dans un combat, c'est dangereux, merci Sabo. Je dois te rappeler que j'ai une empathique sous mes ordres ?
Sabo allait lui répondre quand un denden le tira de ses pensées. Il fronça les sourcils avant d'entendre le grognement de Kurejii qui sortit la tête de son gilet.
-Ah merde, c'est vrai que Luffy m'a rendu mon denden… grommela Sabo.
-Cette cage bloque les appels vers l'extérieur, de ce que j'ai perçu, pointa Ann. Ce doit être un de tes collègues.
Les deux frangins stoppèrent leur course et l'animal en profita pour sortir de sa cachette pour faire le tour de son humain et trouver l'origine du bruit dérangeant. Le blond passant la main dans la poche et la retira quand il sentit des petites dents se planter dedans avant de la replonger et sortir le denden.
Il oubliait à quel point il était rancunier et qu'il lui en voulait toujours de l'avoir abandonné pendant des semaines et même des mois à son frère. Il échangea quelques mots avec Koala concernant ses ordres et ce qu'ils devaient faire avant de raccrocher et se tourner vers Ann.
-Koala est partie pour continuer de rassembler d'autres éléments sur le trafic d'armes, annonça Sabo.
-Je m'en fous un peu, tu sais, de ce que font tes collègues. Du moment que ça n'implique pas Luffy, vous faites ce que vous voulez.
Oui vraiment, concilier sa voie et sa famille ce n'était pas facile. Ils échangèrent quelques mots sur l'amiral qui était présent sur l'île, Fujitora. Il pouvait le sentir de là où ils étaient, il semblait se mettre en mouvement avec d'autres marines. Aucun doute qu'il allait profiter de la confusion générale pour tenter d'arrêter Luffy ou Law, ou d'autres pirates.
Sabo donna une rapide étreinte à Ann avant de la laisser filer vers Squardo et régler ses comptes avec ce traître. A chacun son combat.
Sabo se laissa tomber d'un toit pour atterrir devant la troupe de la Marine.
-Salut la compagnie, comment ça va ?
Avec un grand sourire engageant, il fit un petit signe de la main pour les saluer. Du menu fretin apparemment. Et il ne fallut pas longtemps pour qu'ils se jettent sur lui, se faisant cueillir comme des brimbelles par le bô du révolutionnaire.
-Je suis au regret de vous annoncer que vous n'irez pas plus loin.
Il esquiva une slave de balles qui lui étaient destinée. Trop facile. Il fit quelques pas à droite, puis quelques uns à gauche, faisant tourner son bô couvert de haki entre ses mains. Jusqu'à ne plus avoir d'ennemis à portée, les autres restant à une distance plus que raisonnable.
Le révolutionnaire planta son bô dans le sol alors qu'un mur de flammes se dressa dans son dos et Sabo leva les yeux au ciel en souriant. Décidément, il allait devoir apprendre à Ace à se calmer niveau complexe du grand-frère protecteur. Bien, au moins ça empêcherait les petits chiens bleus de passer dans son dos.
-Peu importe la façon dont je te le demande, tu ne bougeras pas, n'est-ce pas ? demanda Fujitora.
L'amiral. Aucun doute que pour le retenir il allait devoir engager le combat. Et y aller en douceur n'était peut-être pas une bonne idée pour ce combat-là. Il ne connaissait pas le niveau du type, et vaguement son style de combat. Reprenant son bô enfoncé dans le sol à côté de lui, il le fit tournoyer.
Totalement décontracté, une main dans sa poche, l'autre tenant son bô contre son épaule, prenant graduellement une couleur blanche. Voilà un moment qu'il n'avait pas utilisé un tel niveau de haki. Il sentit même l'air se chauffer sous la puissance qu'il déployait, il ne serait même pas étonné de voir des flammes apparaître. Lui aussi aurait droit à un dérivé de la technique de Ace ? Ce serait amusant.
En tout cas, l'étalage de sa force était là juste pour montrer qu'il était temps que le monde le prenne au sérieux. Après tout, il était l'un des hommes que le gouvernement devrait craindre, il était temps que tout le monde le sache.
-Ta question est rhétorique ou vous êtes si stupides dans la marine pour vraiment vous interroger ? Laisse-moi y réfléchir un petit instant, lui dit Sabo, sérieux malgré le sarcasme évident de ses paroles.
Et plus il parlait, plus le haki blanc courait sur ses mains. Regardant un instant Ann qui l'observait depuis son coin avant de reporter son attention sur le marine.
-Les Mugiwara tout comme ces hommes qui les soutiennent... Je ne laisserai personne les atteindre. Alors, toi et tes hommes, vous n'irez pas plus loin. Je te laisse la possibilité de rebrousser chemin, d'une part, parce que je n'ai pas envie de me battre futilement et d'autre part, parce que ma stupide frangine semble avoir, aussi bizarre que ça puisse paraître, du respect pour toi, Fujitora-san.
-Eh oh ! protesta Ann. D'où tu dis que je suis stupide ?!
-Quand on s'endort dans son assiette, en territoire ennemi, pour se faire avoir comme une bleue, c'est de la stupidité, rétorqua paisiblement Sabo. Tu devais pas mettre les points sur les i avec Squardo ?
Décidément, on lui reprochait de se mêler de ce qu'il ne le regardait pas mais Ace avait le don pour rester dans le coin et venir en aide à ses frères. Foutu aîné trop inquiet. Bien qu'il sache qu'Ann n'interviendrait pas, elle était juste là, derrière à veiller.
Sabo gardait cependant toute son attention sur Fujitora et sur le toutou qui l'accompagnait et qui voulait jouer les grosses brutes au vu de sa posture d'homme dominant. Il allait se faire un plaisir de lui faire manger le sol à celui-là, une fois que l'amiral aurait fini de vouloir parler.
-Est-ce le travail des révolutionnaires de couvrir les pirates ? S'enquit Fujitora.
Bien entendu que non, c'était pas le grand amour entre eux. Bien que Sabo espère qu'un jour ils arrivent tous à s'entendre un minimum. Il fit semblant de réfléchir à la question. En voilà encore un qui ne savait pas que lien ils partageaient tous les trois.
-Tout dépend des circonstances. Pour renverser une autorité malsaine et illégitime, telle que celle de Doflamingo, la Révolution ne peut qu'appuyer ces actions et les encourager.
Un grand sourire de gamin étire les lèvres de son visage, changeant tout au tout son expression hyper sérieuse qu'il arborait quelques secondes avant.
-Mais là, dans l'immédiat, j'en ai rien à faire de la Révolution. C'est mon devoir de grand frère qui fait que je suis sur votre route. Si je n'avais pas pu le faire, Ann aurait été ici, juste à ma place. C'est ainsi que Ji-chan nous a éduqués. On prend soin des nôtres dans une famille.
C'était plus que quelques mots, c'était un des principes de sa vie. Protéger ses frères, s'assurer qu'ils aillent bien et qu'ils aient la vie qu'ils souhaitent. Surveiller leurs arrières et stopper tout danger qui se pointe. Comme maintenant.
Le révolutionnaire fit tournoyer son bô pour en chasser le haki et le ranger dans son dos. Il senti Ann sauter à ses côté et poser sa main sur son épaule.
-Tu es une mère poule, Ann, on te l'a dit plus d'une fois, et tu ne changeras jamais, sourit Sabo à son frère.
-Dit celui qui fouine dans les infos et les affaires de ses frères pour soi-disant les protéger. Tu veux être l'Hôpital ?
-Seulement si tu acceptes le nom de Charité.
Ils rirent, oubliant quelques instant totalement la menace qui les entourait, montraient à quel point ils semblaient si insignifiant pour eux deux.
-Tu sais ce que j'attends de toi ? demanda Ann, craignant qu'en disant les mots, elle ne porte la poisse à son frère.
-Je te retourne la question. Squardo n'est pas ici. Mais rien ne dit qu'il ne trouvera pas Luffy. Épargne-toi quelques cheveux blancs, je vais gérer cette situation.
Et il savait qu'il pouvait la gérer. Aujourd'hui encore plus qu'hier. Il sentit Ann partir pour finalement le laisser à son combat. Plus la peine de rester dans l'ombre. Décision qu'il avait prise des mois auparavant, alors qu'il était nommé Second de la Révolution. Il n'avait plus besoin de se cacher.
-Laissez-le ! Vous faites pas le poids contre lui ! Lança Bastille alors que Sabo faisait voler une nouvelle fournée de marines.
-Votre vice-amiral a raison, je ne suis pas un adversaire pour vous ne faites pas le poids contre moi. Même en réunissant toutes vos forces.
Et pour preuve, en quelques mouvements, sans même sortir son bô, il renversa quelques marines qui s'étaient approchés par derrière pour essayer de l'encercler. Trop prévisible. Il devrait dire au jiji de changer les techniques de la Marine, c'était vraiment devenu ennuyeux et plus du tout marrant.
Sentant le combat venir, Kureiji profita de ce moment pour sortir du gilet de son humain et grimper sur lui avant d'aller se mettre en sécurité sur sa tête, crachant et soufflant au passage sur les idiots qui pensaient pouvoir faire du mal à son humain.
-Espèce d'ordure !
-Ça t'apprendra à oser te moquer de la Marine ! Sale gamin !
-Non attendez ! Gueula le vice-amiral.
Le révolutionnaire attrapa à main nue plusieurs des sabre, désarmant marine après marine. Les envoyant voler les uns contre les autres tout en évitant les balles qui lui étaient destinées. Ses mains brisant des armes ou des bras qui essayaient de l'atteindre.
-Le vice-amiral Bastille a raison ! Il a une sacré force dans les mains !
-Mes doigts sont comme les griffes d'un dragon !
Sabo sauta en l'air pour éviter la nouvelle slave de tirs, passant au-dessus des marines tenant les armes à feu. Il attrapa plusieurs canons dans ses mains, les réduisant à l'état de miettes grâce à ses griffes.
Il atterri derrière le petit groupe, entendant l'explosion des armes broyées derrières lui. Et quelques-uns de k.o en plus. C'était vraiment trop facile, c'était presque devenu lassant. Heureusement qu'il y avait du gradé face à lui.
-Bougez de là ! Vous pouvez rien faire contre lui !
Bastille dégaina son sabre tout en donna un coup de taille, provoquant une onde de choc qui découpa les bâtiments en deux. Répétant l'attaque plusieurs fois de suite, attaque que Sabo entreprit d'éviter avec aisance et agilité.
-Ravi de voir que ton hachoir ne sert pas qu'à faire joli !
-La ferme, vermine !
De la provocation ? Nooooon ! Sabo n'était pas comme ça voyons. Il était un gentil petit révolutionnaire qui s'ennuyait face à de la petite frappe, c'est pas sa faute s'il voulait du palpitant et de l'action face à un gradé.
-Aussi agile qu'un chat de gouttière, je vais limer ces griffes, une fois pour toute !
-Essaie toujours, ricana-t-il.
Un sourire en coin, à demi accroupit, il regarda le gradé se préparer à l'attaquer avec son sabre. Trop lent. Préparant son haki, il anticipa l'attaque plus que prévisible.
Il stoppa l'arme d'une seule main, attirant l'étonnement des hommes qui l'encerclaient. La puissance du coup provoqua un souffle qui souleva tout la poussière de la place. Il riait alors que Bastille semblait forcer au maximum sur son appuis pour le faire plier et Sabo n'usait qu'à peine de sa force pour le bloquer.
-Des griffes qui arrachent le pouvoir des vaniteux !
Serrant un peu plus les doigts, il sentit le métal se fendre dans sa paume puis l'arme se briser nettement en deux. Rien de plus simple pour lui, un jeu d'enfant. C'était dingue comment les gens le sous-estimaient encore.
-Il a brisé le 'Découpe Requin' du vice-amiral Bastille ! Hurla un des marines.
-Maudis sois-tu !
-Maudis ? Oh mais je sais que je le suis déjà, ricana Sabo. Tu arrives un siècle trop tard pour me l'apprendre.
Il s'approcha de l'homme avec vitesse, attrapant son masque entre ses doigts. Un éclat passa dans ses yeux, le temps de quelques secondes, le temps de se refléter dans ceux de son adversaire qui étaient visibles sous le masque. Un goût de fer remontant dans sa bouche, une odeur qu'il connaissait, une liste qui demande l'ajout d'un nouveau nom. Les anciennes habitudes laissaient des traces.
-Je pourrais écraser un crâne humain aussi facilement que si c'était un œuf, sourit-il en serrant les doigts.
Le bruit distinctif d'un craquement se fit entendre, fermant la bouche de tout le monde. Avant qu'ils ne lèvent tous les yeux d'horreurs. Le haki de Sabo l'avertit d'un danger se rapprochant à vitesse grand V alors qu'il levait lui aussi les yeux.
-Hein ?
Un foutu météore était en train de venir dans leur direction. Alors voilà quel était le pouvoir de cet homme. Le moment de l'impact se rapprochait de plus en plus, même la cage aux oiseaux ne pouvait résister à cela. Si ?
« Sabo… » Souffla Ann. « Tu vois ce que je vois ? »
-Je vais gérer, continue ta route. Ne te révèle pas plus, lâcha-t-il pour sa sœur en se préparant à l'impact.
Le météore passa au travers des fils, se retrouvant coupé en rondelles. Sabo recula vivement, esquivant les morceaux tombant sur eux, les yeux fermés, le haki alerte et minimisant ses mouvements pour se concentrer et éviter la menace. Les flammes qui l'entouraient se dissipèrent rapidement pour laisser aux marines le plaisir de le voir toujours debout, à peine égratigné.
-Dis moi petit, tu sais dans quel pétrin tu t'es mis ?
-Je n'en attendais pas moins d'un amiral de la Marine, quel puissance incroyable. Mais... tu ne peux pas me blâmer pour avoir esquivé. J'ai dit que je ne vous laisserais pas passer pour ne pas que vous gêniez mon petit-frère. Je ne vais pas me laisser gentiment me faire écraser, sourit-il.
Avant de perdre son sourire en finissant de réduire en miette le masque qu'il tenait toujours à la main. Dire que quelques années plus tôt, avant son passage forcé à Impel Down, il n'aurait pas hésité à briser totalement le crâne de cet homme rien qu'avec ses doigts.
-Vice-amiral Bastille ! S'étonnèrent les bleus qui n'avaient rien vu du reste de la scène une fois que le météore tombait sur la ville.
Il les laissa s'occuper du gradé qui était allongé, totalement hors combat. Même combattre contre Smoker qui n'était pas du même grade c'était beaucoup plus marrant, et moins rapide aussi. A croire que les marines de maintenant avaient leurs grades dans des paquets de céréales.
-Tu te rends compte de la pagaille que tu as semé ?
-Hum ? S'offusqua Sabo. Moi je crois que c'est plutôt toi là !
-Tu as parlé de ton devoir grand-frère tout à l'heure. Alors voilà à quoi ressemble le deuxième frère de Monkey D. Luffy que personne ne connaissait le visage ?
-Dire qu'il a été élevé par le vice-amiral Garp ! Souligna un des marines.
-C'est un monstre !
-Même Impel Down n'a pas eu raison de lui !
Sabo laissa les marines parler, souriant sous leurs remarques. Oui, il était bien cette personne-là. Et maintenant, ils avaient un visage à mettre sous un nom. Et pourtant, il les ignora totalement, gardant tout sa concentration sur l'amiral qui lui faisait face.
-J'aimerais que tu gardes à l'esprit que si Luffy venait me voir pour me demander de l'aide… Je me précipiterai immédiatement à ses côtés, peu importe où il se trouve. Et tu peux faire passer le message à tous tes petits amis, et à Akainu lui-même si tu le souhaites. Pas un seul d'entre vous ne touchera un seul de ses cheveux.
-Te poser plus de questions me semble être une perte de temps, dit finalement l'amiral.
-Ce n'est pas comme si tu étais intéressé en premier lieu, hein ? Se moqua le blond.
-Quel dommage que je n'ai pas de boisson pour aller avec le hors d'œuvre que tu m'as donné !
C'était de la provocation, et comment y tourner le dos ? Alors que cet homme semblait être un défi de plus à relever. Le bô de Sabo, couvert d'un haki d'une telle puissance qu'il en était redevenu de la même couleur que son foulard soit blanc comme neige, entra en collision avec la canne de l'amiral qui dévoila un sabre, provoquant un souffle qui balayait les marines autour d'eux, les envoyant faire une rencontre avec le sol.
Ils échangèrent plusieurs coup, provoquant toujours plus de dégâts à leur environnement sans même se toucher réellement l'un et l'autre. Sabo bloqua même une attaque de gravité avec ses griffes.
-Impressionnant tu es bien le numéro deux de l'armée révolutionnaire, tes attaques sont efficaces.
-Si seulement tu en pensais le moindre mot, soupira Sabo avec dédain.
Replaçant Kureiji qui avait sorti sa tête de sous son chapeau pour voir ce qu'il se passait. Et il retourna à l'attaque de front en brandissant son bô toujours plus recouvert de haki blanc, provoquant des petites flammes sous la puissance combinée à la chaleur due aux attaques de l'amiral. Le contact des deux armes provoquant une nouvelle onde de choc encore plus puissante que la précédente.
-Haaa ! Hurla un marine en fuyant.
-On peut pas partir à la poursuite de Mugiwara avec tout ce grabuge ! Cria un autre en suivant.
Les deux adversaires se retrouvèrent finalement seuls. Même le corps inconscient de Bastille n'était plus là. Cela ne dérangeait pas Sabo, il n'aurait pas à faire attention de ne pas tuer quelqu'un par inadvertance dans une attaque pour Fujitora.
Nouvelle attaque qu'il porta et que le marine ignora totalement, frustrant un peu Sabo de voir qu'il se moquait de ce qu'il faisait. Comme s'il était insignifiant pour l'amiral.
-Hey toi, je peux savoir à quoi tu joues ? Tu es un amiral de la Marine. Bats-toi pour de bon.
-Tu es vraiment quelqu'un d'étrange. Ton objectif est d'arrêter les marines pas vrais ?
-Combien de temps comptes-tu jouer les idiots ? Soupira Sabo.
-Eh bien... On dirait que tu m'as coincé.
Sabo leva les yeux au ciel, ce mec faisait vraiment exprès, cela ne pouvait pas être possible autrement. Comme si lui aussi, il essayait de le retenir sur place. Pourtant, il n'avait aucun pion à jouer, il l'aurait sentit sinon à défaut de le voir.
-Héhé… Je suis aveugle, tu vois. Si je ne peux pas faire en sorte que tu compatisses un peu pour moi, he bien…
Le révolutionnaire rit doucement. C'était qu'une futile technique alors, cela pourrait marcher, avec quelqu'un de très naïf et de bien plus patient que lui, et moins intelligent. Peut-être qu'il essayerait un jour, ça doit être fun.
-Désolé mais je ne fais pas de discrimination.
-Hm. Terrifiant, je suppose que c'est cela qui a fait de toi le numéro deux de l'armée révolutionnaire.
Sabo rit doucement, il voyait juste malgré le fait qu'il était aveugle. Mais pour le moment c'était plus le temps à la parlote mais plutôt au combat et il commençait doucement à être impatient de passer à des choses plus sérieuses. La puissance de Fujitora l'avait assez intrigué pour qu'il veuille un combat à plus haute puissance.
-Malheureusement, j'ai aussi un titre et tout ce qui en découle à maintenir. Je suis sûr que toi, entre tous, comprend ça.
L'amiral sortit à nouveau son sabre pour en toucher le sol avec la pointe. Quelque chose disait à Sabo que cela sentirait bientôt le roussit.
-Graviton ! Tigre féroce !
Sabo sentit aussitôt la différence, l'amiral pouvait donc jouer avec les météorites et faire ce qu'il voulait de la gravité sur une grande zone. Il laissa sortir le haki, le montant au niveau supérieur en couvrant non plus son arme mais aussi ses bras. La tentation de revenir aux vieilles habitudes était là mais il résista optant pour une autre technique, il utilisa plusieurs fois le soru pour se diriger vers Fujitora.
Esquivant les morceaux de bâtiments qui ne suivaient plus aucune logique, un morceau fini pourtant par entrer en contact avec son estomac, réagissant à la dernière seconde pour utiliser le haki sur cette zone de son corps. Vieux réflexe d'une technique qu'il ne devait plus utiliser.
-Je dois te porter sur les nerfs pour que tu sois si sérieux !
Gagnant en vitesse grâce au soru, il fut rapidement à portée de l'amiral, recouvrant sa jambe de haki blanc pour le frapper avant d'être bloqué par le sabre une nouvelle fois. Les deux attaques s'annulant l'une et l'autre.
Sabo recula en donnant une poussée sur le sabre, faisant une vrille pour atterrir sur un coin sans débris de ce qui était il y a quelques minutes une place de la ville.
-Quoiqu'il advienne, tu dois être préparé à risquer ta propre peau. Si tu rates ton lancer de dé, la partie est finie avant même d'avoir commencée.
-Tu peux parler mais tu ne sais rien de moi Fujitora, signala Sabo.
-Nous nous ressemblons plus que tu ne pourrais le croire, certes je fais partit de la Marine et toi de la Révolution. Mais toi et moi sommes très différents de mes camarades ou de Doflamingo et cette fois la marine n'aura pas le beau rôle. Nous ne serons pas les héros sauveur de ce pays.
Un discours un peu étonnant venant de la Marine. Un autre gradé qui n'était pas fan de la Justice Absolue que désirait tant ce cher Akainu ? C'était quelque chose que le révolutionnaire notait dans son esprit.
-Et si quelqu'un découvre ce que tu penses ? Ce genre de propos déplairait à beaucoup de monde.
-He bien… Je pourrais dire que j'ai été compromis. Que tu m'as mis des bâtons dans les roues.
Oui, pas de doute. Cette façon de parler était bien différente de la propagande faite par les chiens bleus habituellement.
-C'est un sacré pari, sourit Sabo en inclinant son chapeau sur sa tête. Appelons ça un coup de poker.
-Héhé, je te souhaite bonne chance, répondit Fujitora en s'éloignant.
Ce type était vraiment un drôle de phénomène. Et il commençait à l'apprécier. Un autre marine avec qui Sabo allait apprécier ses échanges. Cela lui faisait penser qu'il y avait un moment qu'il n'a pas eu de nouvelles de Smoker, peut-être qu'il lui rendrait visite un peu plus tard.
Assis en tailleur par terre, Sabo venait de raccrocher le denden. Il sentait Koala venir dans sa direction et avec quelques envies meurtrières, sans aucun doute à son égard. Il sourit en sentant Kureiji grimper sur ses épaules et venir chatouiller son visage.
Le révolutionnaire passa une main sur son estomac avant de grimacer de douleur. Il s'était pris un débris à cet endroit et il aurait un bel hématome par la suite. Et dire qu'il avait limité les dégâts… Ace le tuerait s'il savait qu'il avait usé du haki pour recouvrir l'organe afin de se protéger de conséquences désastreuses. Foutu réflexe.
-Sabo ! Est-ce que tu vas bien ?
-Oui, Koala ne t'inquiète pas.
-Espèce de crétin ! Ne recommence jamais à me faire des frayeurs pareilles !
Et il reçut aussitôt un coup sur le crâne. Plusieurs en fait mais il avait la tête ailleurs.
-Allô, allôôô ? Sabo tu rêves ou quoi ? Il y a quelqu'un au bout du fil ?
-Oui, j t'entends, soupire Sabo.
-He bien, ça en avait pas l'air. Depuis tout à l'heure tu es dans les nuages. Dois-je te rappeler que tu as des responsabilités ? Tu es supposé maintenir ta position ! Tu ne peux pas partir subitement pour aller te battre avec un amiral de la Marine juste parce que tu en as envie ! Tu prévois d'entraîner la Révolution dans une guerre ?!
-Mon petit-frère à des ennuis, le reste ne me concerne pas ! Gueula-t-il en retour.
Koala attrapa ses joues avec du haki et tira dessus, lui faisant faire des grimaces. Vraiment, qu'avait-il fait pour mériter une collègue comme ça ? Faire des missions avec Lyon et Sherry lui manquaient soudainement. Quoique… C'est justement Sherry qui a dû lui montrer comment faire…
-Bien sûr que si !
-Owww !
-Je ne serait pas un dommage collatéral à cause d'un de tes coups de sang, cria la rousse en tirant plus fort.
-M'en fiche, répliqua-t-il calmement.
-De quoiiii ?
-Surtout après ce qu'il a dit, murmura à peine Sabo.
Il allait l'arrêter quand il repensa aux paroles du marine. Oubliant complètement ce que disait Koala qui continuait de lui *tousse* gueuler *tousse* dessus *tousse* tout en lui tirant les joues dans tous les sens.
Même Kureiji était installé sur les genoux de Sabo à le regarder se faire ainsi maltraiter sans même réagir. Il était vraiment bizarre parfois, son humain.
-Bon, c'est rentré dans ton petit crâne ?
-Hmmm ?
-Dis donc Sabo, j'aimerais savoir à quoi tu penses. C'est toujours la même chose, on se fait du soucis sincèrement pour toi mais tu n'en fais qu'à ta tête. Je suis pas ta nounou je te signale !
Koala fini par lâcher les joues de Sabo qui revinrent à leur place aussitôt tout en laissant deux grandes marques rouges là où elle l'avait pincé.
-BORDEL ! Ceux qui réparent les pots cassés à cause de ton égoïsme c'est Hack et moi !
-Itaiiiiiieuh !
Il revient à la réalité après un autre coup reçu sur le crâne. Il fit tomber son chapeau pour frotter son crâne. Où une bosse commençait à prendre forme.
-Tu as trouvé ce que l'on cherchait ?
-En partie, soupira la commandante. Mais je sais où trouver le reste.
-Ok, occupe-toi en.
-Et toi ? S'enquit-elle en levant un sourcil.
-Je dois trouver mes frères, sourit Sabo.
Il se leva, prit Kureiji dans sa main avant de le glisser dans son gilet. Il allait avoir besoin de courir et de prendre la vitesse, au moins il ne risquait pas de le perdre à cet endroit. Puis il sprinta dans les débris que son combat avait causés, usant du soru pour aller toujours plus vite.
Sabo venait de mettre la gamine qu'Ace lui avait refilée dans un endroit protégé avec d'autres habitants de l'île et s'approcha de Josh qui soulevait des débris pour aider des civils bloqué là.
-Aller vous mettre en sûreté, leurs ordonna l'adolescent.
-S'il reste seulement un endroit sûr ici, lâcha Sabo en arrivant derrière lui, le faisant sursauter. Je croyais que Koala t'avait donné des ordres.
-J'ai pensé que je pourrais vous être plus utile ici que avec les autres. Martin est partit pour le port.
Il attrapa son apprenti par le col et partit en direction de la cage qui s'était mise en mouvement et qui se resserrait petit à petit sur les prisonniers, coupant tout au passage.
-Tu as le droit de te sentir mal.
-Pardon ? S'étonne Josh en se libérant de la poigne de Sabo.
Le blond soupira et s'arrêta aussi, regardant le ciel, cherchant ses mots. Il n'était pas doué pour parler de cela, lui-même n'ayant jamais franchement réussi à en parler.
-Je sais ce que cela fait. Ce que l'on ressent. Lorsque l'on tue pour la première fois.
-J'ai tué personne.
Sabo rit et se tourna vers son apprenti pour attraper l'arme qu'il se trimballait dans son dos. Un nouveau joujou, il approuvait le choix. Il aurait du travail à faire pour maîtriser une telle arme, ce n'était pas comme se battre avec un sabre ou un bô.
-Et le sang là-dessus ?
-Je…
-Je ne t'empêche pas de tuer Josh. Il faut juste que tu saches pourquoi tu tues. Pourquoi tu enlèves une vie.
Le jeune révolutionnaire baissa la tête, se sentant fautif et pas très bien par rapport à ce qu'il avait fait. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait ou faisait couler du sang, mais là, il a failli aller plus loin et cela l'avait effrayé.
-Je l'ai juste blessé, pas tué. Ils m'ont oublié le temps que je puisse fuir.
-Bien. Oublies pas de nettoyer ta lame, le sang risque de l'abîmer.
Il lui rendit sa faux et le regarda la remettre dans son dos. Ce gamin avait du potentiel.
-Allons-y, ils ont besoin d'aide à la cage, plus longtemps on la retient, plus on sauvera de vies.
Facile de reconnaître cette touffe de cheveux verte parmi la foule. Il tira Josh par la manche et s'approcha du second de son frère.
-Je viens te donner un coup de main !
Il posa un bô noir comme la suie sur les fils de la cage, appuyant de ses forces, souriant en voyant les katanas tout aussi noirs que son arme. Les hommes de Luffy avaient pris en force, il le sentait, il pouvait sonder la force de Zoro. C'était bien.
-Yo, Sabo ! Salua Zoro avec un sourire crispé. Ton frère se fait encore attendre !
-C'est Luffy, on n'y peut pas grand-chose… mais c'est bientôt fini, il va l'avoir, assura le révolutionnaire en poussant de toutes ses forces.
Il vit deux samouraïs les rejoindre et sentit Josh s'appliquer aussi à pousser sur la cage. Il pouvait sentir toute sa concentration à user lui aussi du haki, on pouvait même voir quelques veines noires courir sur sa peau et par moment sur son arme.
Tout allait bien, la cage continuait de les pousser malgré que même Fujitora était venu en aide, mais ils résistaient et l'avancée des barreaux plus tranchant qu'une lame de rasoir se faisait un peu moins rapide.
Jusqu'au moment où ça commença à déraper.
-ITAIIII !
Sabo vacilla un instant en voyant son apprenti reculer en se tenant la main. Il pouvait sentir l'odeur de sang et la perturbation de l'adolescent.
-Josh ?
-La cage…
-K'so… grogna Sabo. Ta main est comment ?
Josh avait des larmes de douleurs et voyait le sang couler entre ses doigts qui tenaient sa main blessée. Il n'osait regarder tellement il avait mal. Il n'osait bouger de peur de la voir sectionner.
-Ça… ça va… Je crois, ma main à glisser sur le manche de la faux, je…
-Trouve Koala, c'est compris ? Rejoins les autres et va faire soigner ça auprès de Matt.
-Mais…
-Obéit Josh, tu es inutile ici. Va !
Le plus jeune sentit quelque chose se briser en lui, jamais Sabo ne lui avait parlé sur ce ton. Retenant la douleur physique et celle des mots, il partit en courant, comme il le put, laissant surtout l'adrénaline, la peur et la douleur guider ses pas dans une dernière course. Le révolutionnaire soupira en appuyant encore plus fort sur la cage, il sentait que cette histoire n'était pas encore finie.
-Sabo !
Ace venait de débarquer et appuyer elle aussi de toute ses forces sur la cage pour leur filer un coup de main. Ce qui voulait dire que le problème Squardo était réglé.
-Quoi ? Grinça Sabo.
Ses pensées étaient trop occupées par Josh qui était blessé et dans la nature d'une ville qui partait en miette.
-Luffy va faire une connerie. Je sais pas pourquoi, mais je le sens venir comme ça… dès que la cage disparaît, on file le chercher, ok ?
Sabo fronça les sourcils et se reconcentra sur la cage. Oui, lui aussi sentait qu'un truc tournait pas rond, mais il fallait dire que rien ne lui permettait de se concentrer vraiment sur cette unique sensation.
-J'ai la même impression.
La cage finit par disparaître d'un seul coup, ne pouvant signifier qu'une seule chose. Sabo rattrapa de justesse Ann qui bascula vers l'avant, et l'aida à se redresser.
Il ramassa la faux que Josh avait laissé tomber et sentit une douleur sourde en voyant le sang maculer l'arme. Il se sentait fautif. Glissant la faux dans son dos, avec son bô, il entreprit de suivre Ann pour rejoindre le lieu du combat final.
Les tripes de Sabo lui disaient que quelque chose de mauvais se préparait alors qu'ils s'étaient mis à courir vers le lieu de l'affrontement final. Quand ils y arrivèrent pour voir un Luffy brandissant un bô de haki au-dessus de la tête de Doflamingo, le révolutionnaire remercia le ciel que ce combat ait eu lieu proche de là où ils étaient à l'origine car quelques secondes plus tard et cela aurait été trop tard.
-ARRÊTE !
Et voilà ~
C'est tout pour aujourd'hui, on se retrouve la semaine prochain, ne ?
Evy.
