Bonjour tout le monde. Je suis désolée pour le temps que j'ai mis à publier :(. Merci BEAUCOUP pour vos messages d'encouragement. C'est très gentil et ça me fait très plaisir. D'ailleurs ça m'a énormément motivée à publier ce chapitre. Vous êtes géniaux ). Bonne lecture !
Aria : Merci beaucoup, ça fait très plaisir ! J'espère que la suite te plaira autant !
Amlie : Merci beaucoup :). Oui, rassure toi, je n'abandonne jamais une fiction !
Ju : C'est vrai que j'ai choisi de me positionner plus du point de vue d'Hermione, je vais essayer de travailler de manière à ce que l'on perçoive plus les sentiments de Drago. Ca me touche vraiment ce que tu dis (tous ces compliments)… Que ce soit sur mes personnages ou sur la fiction en général. Merci beaucoup. Je suis désolée pour le temps d'attente…
Minnies17 : Et bien merci, ça me fait plaisir tout ça :). Je suis contente de voir que l'évolution des personnages te semble réaliste, c'est une bonne chose car je trouve que c'est important… A bientôt et bonne lecture !
Eliie evans : Merci :D. Bonne lecture!
Résumé des chapitres précédents : Hermione a rendu Drago aveugle. Elle est donc séquestrée au manoir Malefoy, dans l'espoir qu'elle guérisse le Serpentard… Ce qu'elle ne peut pas faire, puisqu'Harry a effacé sa mémoire. Tandis que Ron vit ses premières heures de loup garou, Harry et Ginny déchiffrent le parchemin et découvre un nom qui leur est inconnu : « Héléna Poivrededragon ». Voldemort arrive au manoir Malefoy et Severus et Drago forcent Hermione à boire une mystérieuse potion pour la protéger du Seigneur des Ténèbres. Presque totalement endormie, Hermione entend alors le prénom de Drago…
Chapitre 10 : Fascinantes sensations
Manoir Malefoy, salon
Il existait deux types de personnes. Celles qui aimaient le mal et celles qui aimaient affronter le mal. Severus Rogue faisait partie de la seconde catégorie. Lorsqu'il regardait Lord Voldemort dans les yeux, il aimait par-dessus tout lui faire croire qu'il détenait le pouvoir.
Lord Voldemort affectionnait tout particulièrement le fait d'utiliser ses talents de legilimens pour lire les pensées de tous ses sous-fifres et connaître le moindre de leurs actes. Severus était l'un de ses préférés à ce petit jeu car il voyait beaucoup, beaucoup de choses. Ce que Lord Voldemort ignorait, c'est que Severus avait de larges, très larges capacités d'occlumens. En réalité, il était capable de fabriquer des faux souvenirs et de les faire passer pour vrai. Tout ça aurait été, naturellement, beaucoup moins drôle si le Seigneur des Ténèbres s'était aperçu que l'un de ses esclaves se jouait de lui.
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Severus s'agenouilla devant Lord Voldemort avec le plus grand respect. Il sentit le regard insistant des autres mangemorts lui bruler la nuque tandis qu'il baissait la tête, dévoilant son cou. Sa marque se crispa et rougit sur son poignet douloureux. Lorsqu'il redressa la tête, il ignora le regard suppliant que lui lança Narcissa depuis le fond de la pièce.
Elle ne lui faisait pas confiance, il en était certain.
Elle le dédaignait et il ne pouvait que comprendre. Il n'arrivait pas à saisir ce qu'il lui avait pris. Jamais il ne devait reproduire une telle erreur. Si Lucius l'apprenait, Narcissa risquait de passer un sale quart d'heure. Amycus passait encore, mais lui, Severus, l'homme qui restait l'un des mangemorts des plus fidèles de Voldemort… La jalousie étouffait tellement Lucius qu'il était certain qu'il ne laisserait jamais une telle chose se produire.
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Le Lord noir se pencha vers Severus. Leurs regards se croisèrent. Severus n'avait pas peur de le regarder dans les yeux. Ces deux petites fentes rouges et profondes… Jamais il n'avait eu peur de s'y perdre tant elles étaient vides.
Lord Voldemort toisa l'ancien professeur de potions pendant quelques secondes puis leva sa baguette torsadée et la pointa dans sa direction. Severus maintint son regard perçant, brûlant. Ses pupilles se dilatèrent.
« Severus, où est la sang de bourbe de Potter ? Nous a-t-elle appris quelque chose ?»
L'ancien professeur de potions ne pris pas la peine de répondre. A la place, il ancra ses yeux dans les deux gouffres rougeoyants de son maître et lui montra ses souvenirs. Dans ces derniers, Hermione Granger était allongée sur un drap à même le sol, blafarde et presque désarticulée. Ses cheveux, épars autour de son visage, étaient sales et presque tous arrachés. Son visage, fermé et contracté, ensanglanté, laissait entrevoir une souffrance certaine. Puis ses yeux marron s'ouvraient d'un coup, vides. Plus rien ne sortait d'elle. Elle était devenue un corps sans vie, sans étincelle.
« Comment est-ce possible ? Rugit le Seigneur des Ténèbres en quittant brusquement les pensées de Severus. Où est-elle ?
-Ici même, maître. Répondit Severus en baissant la tête, exposant de nouveau sa nuque à Voldemort. Mais son esprit nous a quittés. C'est pourquoi vous ne sentez pas sa présence.
-Pourquoi ? Comment ? Cracha le Lord noir.
-Elle a été touchée par une dose de magie très importante. Son corps ne l'a pas supporté.
-Je veux voir cette impertinente petite impure. Grogna Lord Voldemort en plissant les yeux. Il doit y avoir un moyen d'entrer dans ses pensées.
-Cela risquerait de l'endommager davantage et de réduire à néant nos chances de l'exploiter, maître. Répondit calmement Severus en pesant ses mots. De plus, elle n'a aucun souvenir de sa vie passée.
-J'ai besoin de savoir où il est.
-Je ne pense pas qu'elle le sache, maître. Insista Severus avec une voix des plus mielleuse. Potter a eu le temps d'échafauder d'autres plans et il n'est sans doute pas au même endroit que la dernière fois. Sachant que nous la retenons prisonnière et qu'elle peut retrouver la mémoire à tout moment, il ne prendra pas le risque de voir sa cachette dévoilée. »
Le Seigneur des Ténèbres fit tourner sa baguette magique entre ses doigts d'un air absent. Son fidèle serpent se coula doucement sur ses épaules en sifflant. Un instant, l'ensemble des mangemorts crurent que Severus allait payer pour la frustration de Voldemort. Puis ce dernier rangea sa baguette dans les plis de sa robe et gronda :
« Yaxley, du nouveau du coté des médias ? »
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Narcissa jeta un regard discret à Severus. Ce dernier était en pleine discussion avec Rodolphus Lestrange et le sujet semblait tourner autour des elfes de maison. Apparemment, un grand nombre d'entre eux avaient fuit et Severus les soupçonnait de s'être réfugiés à Poudlard.
Narcissa fronça presque imperceptiblement les sourcils. Severus ne lui jeta pas un seul regard. Il ne semblait pas s'émouvoir le moins du monde d'avoir menti effrontément à son supérieur. Seul le léger tremblement de sa main gauche laissait entrevoir la pression qu'il avait du ressentir lorsque le Seigneur des Ténèbres était entré dans son esprit et avait bu tous ses souvenirs.
Un frisson glacial remonta le long de l'échine de Narcissa. Severus Rogue était prêt à aller très loin pour elle et pour son fils, et cela la terrifiait. Combien de temps encore arriverait-il à faire cela sans que le Lord Noir ne le découvre ? C'était beaucoup trop dangereux, beaucoup trop risqué.
Un rictus traversa le visage de Severus lorsque son regard croisa celui, appuyé, de Narcissa. Profitant que l'ensemble des mangemorts se trouvaient pris dans des discussions plus ou moins passionnantes, Narcissa se dirigea rapidement vers le maître des potions. Tout ceci était proprement ridicule. Il fallait qu'elle mette les choses à plat avec lui.
Elle arriva à son niveau et refusa tout bonnement le souvenir qui se présenta immédiatement à elle. Severus Rogue était beaucoup trop près d'elle dans ce souvenir et elle ne pouvait se permettre d'avoir une telle vision de lui alors qu'elle s'apprêtait à lui demander de faire machine arrière.
« Puis-je vous parler, Severus ? J'ai un sérieux problème avec une potion qui demande un temps de repos hors norme. Demanda-t-elle d'un ton mielleux.
-Bien évidemment, Narcissa. Répondit-il, neutre. Souhaitez-vous que nous nous installions dans le canapé de votre salon ?
-Venez dans la cuisine, nous serons plus tranquilles. »
Severus la suivit sans prononcer un mot. Narcissa se doutait qu'il n'était pas dupe mais elle ne fit aucun commentaire et garda la tête haute. Une fois dans la cuisine, elle ferma soigneusement la porte derrière eux. Elle savait que cette pièce ne craignait rien. Elle était uniquement utilisée par les elfes de maison et elle était certaine que ces derniers ne répéteraient absolument rien de ce qu'ils pourraient entendre. Pour plus de sécurité, elle jeta tout de même un sortilège de verrouillage sur la porte et insonorisa la pièce.
Après cela, elle se tourna vers Severus. Ce dernier était en train de s'asseoir confortablement sur une chaise en velours. Il fit apparaître une tasse de café devant lui. Il entreprit de tourner le liquide à la couleur douteuse pendant quelques secondes à l'aide de sa baguette puis porta le breuvage à ses lèvres et en bu une gorgée. Il leva alors un sourcil interrogateur, sondant le visage de Narcissa.
Cette dernière n'en menait pas large. Elle savait ce qu'elle devait dire mais ne savait pas comment faire ni par quoi commencer. Finalement, elle se gratta la gorge et bredouilla :
« Ce que vous avez fait pour nous est vraiment… C'est extraordinaire. Merci Severus. Commença-t-elle. »
Severus ne répondit pas et Narcissa comprit qu'il attendait la suite. Elle sentit que ses pommettes prenaient une teinte rosée et détourna les yeux, en colère contre elle-même.
« Mais je…. Ce n'est plus possible. »
Une ou deux secondes passèrent. Narcissa refusa de regarder Severus et l'entendit remuer son café avec une cuillère qu'il avait sortit d'on ne sait où.
« Et pourquoi cela ? Demanda finalement Severus en portant à nouveau la tasse de café à ses lèvres.
-Parce que vous prenez trop de risques.
-Ca me regarde. Répondit-il tranquillement.
-Ca concerne aussi mon fils ! Tempêta aussitôt Narcissa en plantant son regard flamboyant dans le sien. Que deviendrait-il si quelqu'un s'apercevait qu'il avait menti ? »
Elle avait conscience de lui mentir, mais elle ne pouvait pas lui avouer qu'elle s'inquiétait pour lui aussi… Cela aurait été un aveu de faiblesse et elle ne pouvait pas se le permettre. Elle avait trop à y perdre.
« Et ce que vous, vous avez fait, Narcissa, n'était-ce pas dangereux pour vous et votre fils ? » Demanda Severus en haussant légèrement le ton, agacé.
Prise de court, la mère de Drago recula de quelque pas et s'adossa sans le vouloir à l'évier de la cuisine. Elle ne savait plus vraiment comment se situer et cela commençait à lui peser.
« Je… Il est vrai que… Bégaya-t-elle. Mais là n'est pas la question. Il est question de vous, Severus !
-Je me demande bien quel intérêt vous pouvez trouver à tenter de me protéger. » Grogna Severus en se redressant d'un bond.
Narcissa recula encore lorsqu'il s'approcha d'elle. Ses hanches étaient complètement collées à l'évier maintenant et elle sentit le froid de l'inox traverser sa robe. Elle ne pouvait plus reculer. La peur s'insinua en elle et lui glaça les os. Ce n'était pas de lui qu'elle avait peur, c'était de ce qu'elle devenait lorsqu'elle était en sa présence.
« Parce que refuser l'évidence, c'est tellement plus simple que refuser d'être lâche. Fit-il en faisant quelques pas de plus dans sa direction.
-Severus, je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Enfin, c'est insensé… »
Elle savait qu'elle délirait, qu'elle ne faisait que mentir, encore. Mais elle ne pouvait pas lui dire, non… Elle ne pouvait pas.
Il se trouvait maintenant à quelques centimètres d'elle. Encore quelques pas et il se trouva complètement collé contre elle, son bassin appuyé contre le sien. Narcissa Malefoy, femme glaciale et d'honneur, sentit alors avec une horreur croissante son visage se colorer de tâches rouges.
« Je n'arrêterai jamais de vous protéger. Chuchota Severus en se penchant vers elle. Ni vous, ni Drago. »
Oh par Salazar, pourquoi était-il si… Si négligé, si pauvre ? Pourquoi n'était-il pas allé vers elle lorsqu'ils n'étaient encore qu'adolescents ? Elle se serait laissée allée au doux supplice que semblaient être ses lèvres. Elle le trouvait si laid et en même temps si… Si beau. Si dévoué à sa cause. Tellement prêt à tout sacrifier pour elle, comme elle aurait souhaité que n'importe quel homme le soit. Et ces yeux si… Noirs, creux, avides, aspirant tout autour d'eux, y compris sa raison.
Rien de ce qu'elle voyait n'était beau. Tout ce qu'elle percevait était si magnifique.
Sa lèvre inférieure trembla. Son mari se trouvait dans la pièce adjacente, sans doute en train de prévoir l'un des meurtres les plus exaltant de son existence et elle se trouvait coincée entre un évier et Severus Rogue.
« Narcissa… Souffla-t-il. Si vous ne partez pas maintenant…
-Je m'en vais… » Chuchota-t-elle.
Avec un effort qui lui parut surhumain, elle le poussa en arrière, ses mains s'appuyant sur son torse un instant. Elle se dégagea de son étreinte. Alors qu'elle se retournait, elle aperçu dans ses yeux une lueur de douleur, de doute, de souffrance qui lui serra la cage thoracique à l'en étouffer.
« Severus… » Commença-t-elle.
Il ne lui en fallut pas plus. Il fit quelques pas et saisit sa main. La sienne était froide, glaciale, rêche. Puis, le regard fou, il l'attrapa par la taille et la pressa contre lui. Narcissa ressentit des choses qu'elle n'avait jusqu'alors jamais ressentit. Des fourmillements se mirent à parcourir son corps, accompagnés de vagues de chaleurs puissantes. Son souffle s'épuisa peu à peu.
« Vous m'aimez, Severus ? Demanda-t-elle alors que la tête lui tournait.
-Je vous aime tant que j'en deviens fou. Répondit-il d'une voix étouffée tandis que sa main appuyée contre ses reins la plaquait davantage contre lui.
-Je ne devrais pas vous aimer.
-Non. Jamais. »
Elle se perdit dans ses yeux grands ouverts, perdus. Elle sentait son souffle sur son visage et voyait ses traits se crisper d'une souffrance contenue. Elle voulu le repousser, partir définitivement. A la place de cela, elle posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Ce chaste baiser éveilla un brasier ardent dans son corps qu'elle ne pouvait se permettre de laisser se consumer.
Il relâcha son étreinte et la regarda partir, encore. Mais cette fois-ci, sur ses lèvres, brûlait l'ardent désir d'une femme amoureuse.
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Le terrier
Harry soupira et attrapa de justesse la lampe qui était en train de faire un vol plané à travers la pièce. L'objet venait de vivre un instant de grâce. Quelques mètres de plus et la lampe s'écrasait par terre.
« Neville, dit Harry en se redressant, le luminaire à la main. C'est quoi ce patronus ? Tu peux m'expliquer pourquoi il s'est matérialisé physiquement ?
-J'en ai aucune idée. Répondit Neville, confus.
-C'est parce que tu as mangé beaucoup de radis oranges. Lui expliqua gentiment Luna en se redressant, une bosse pointant allégrement sur son front.
-Désolé, Luna. Dit Neville d'un air penaud. Mon patronus t'a fait tomber.
-C'est rien. Fit Luna en secouant la tête pour en faire tomber des petits pétales de fleurs qui étaient accrochés dedans. C'est marrant de voir un kangourou dans une maison. »
Harry se retourna et observa les patronus des frères Crivey. Deux pigeons étaient en train de roucouler, perchés sur le bord d'une armoire. Ginny était en train de regarder son voler cheval dans les airs d'un air blasé (un cheval, ça ne vole pas). Pansy, quant à elle, venait de lancer son minuscule patronus sur Ron en ricanant. Harry ne parvenait pas bien à discerner de quoi il s'agissait exactement tant le patronus était petit.
Harry fronça les sourcils. Ron n'avait fait aucune allusion à son séjour dans la cave qu'ils avaient aménagée pour lui. Il ne semblait pas non plus être de mauvaise humeur. Toutefois, Harry pouvait voir son agitation. Il semblait nerveux et attentif au moindre son.
Harry le vit se retourner d'un coup et chasser le patronus d'un revers de la main en grognant. Il s'approcha d'Harry en jetant des regards furieux par-dessus son épaule.
« C'est quoi son patronus ?
-Une abeille. Soupira Ron en dardant un regard noir sur Pansy.
-Comment tu vas ? Demanda Harry de but en blanc.
-Ca va. Je crois. Ce matin, quand je me suis réveillé, je baignais dans… Un espèce de bain de salive. Ce n'était pas très agréable. Avoua Ron en grimaçant.
-Et…
-Non, je ne t'en veux pas de m'avoir envoyé Pansy hier. Par contre, je n'ai pas l'impression que ça ait bien marché. Elle m'agresse constamment. Je peux la mordre, Harry ? Fit Ron avec un large sourire.
-Je préfèrerai que tu évites, mais si elle devient trop envahissante, tu peux toujours lui arracher un doigt ou deux. » Répondit Harry assez fort de manière à ce que Pansy entendent la fin de leur conversation.
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Pansy gravit les escaliers poussiéreux et fit quelques pas dans le couloir, le plus silencieusement possible. Elle savait exactement où aller et avait répété ce trajet dans sa tête une bonne centaine de fois. Tout au bout du couloir au papier peint usé, elle poussa la porte qui se trouvait à sa gauche et entra dans la chambre de Ron.
Tout, dans cette pièce, montrait que l'on se trouvait dans l'espace d'un jeune sorcier. Entre les posters des canons de Chudley accrochés au mur et les photos souriantes qui ne cessaient de lui faire des clins d'œil et des signes de la main, Pansy avait envie de vomir tant cela dégoulinait de niaiserie.
Elle fit un tour sur elle-même et plissa le nez lorsqu'elle remarqua la grande écharpe Gryffondor accrochée au mur, au dessus de la fenêtre. Elle s'approcha du vêtement et, sur la pointe des pieds, tira frénétiquement dessus pour la décrocher.
« Tu te mêles toujours de ce qui ne te regarde pas ou tu es simplement le genre de fille qui mets ses pieds là où on n'a pas envie qu'elle les mette? »
Pansy sursauta et se retourna d'un bond. Ron se trouvait dans l'encadrement de la porte et la regardait d'un air mauvais.
« Ca m'arrive souvent de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Dit-elle d'une voix qu'elle espérait nonchalante. C'est une seconde nature chez moi.
-Tu devrais arrêter. Il y a des gens dangereux ici qui veulent ta peau et qui tracent le moindre de tes faits et gestes. » Répliqua Ron en s'approchant d'elle.
Pansy fit de son mieux pour ne pas reculer et se força à rester droite malgré le tremblement de sa main.
« Je les attends. Je n'ai pas peur.
-Tu es sûre ? Je croyais que les Serpentard étaient des lâches… Tu ne veux pas faire honneur à ta maison ? » Fit Ron en levant un sourcil d'un air narquois.
Pansy sentit toute la puissance qui émanait du corps de Ron et se retint de faire une grimace. Il pourrait la plier en deux ou la casser en mille morceaux s'il le voulait.
« Je lui fait honneur en tenant tête à un abruti comme toi. »
Chose étrange, Ron ne répondit pas. Son visage se fendit d'un sourire un peu étrange. Puis il partit, la laissant seule dans sa chambre. Pansy fut prise d'une furieuse envie de quitter cet endroit et de ne jamais y remettre les pieds.
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Ron vérifia, avec l'aide de Remus Lupin, que ses chaînes étaient bien attachées. Il lui jeta un regard blasé puis s'assit d'un air résolu. Ses poignets portaient encore les marques de la veille et il savait qu'il devrait se retenir de tirer sur ses menottes ce soir s'il ne voulait pas que sa peau finisse en sang.
« Bon courage. » Lui dit simplement Remus en cadenassant la porte en métal.
Ron lui répondit par un grognement et lui tourna le dos. Il n'était pas d'humeur à discuter.
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Dix minutes venaient de s'écouler. Il sentait des gouttes de sueur perler dans son dos et sur ses joues. Il avait envie de s'arracher les cheveux parce qu'il sentait qu'ils ne devraient pas être roux, mais brun et épais, drus.
Il se roula en boule par terre, grattant ses poignets pour se libérer des chaînes qui les entravaient. Le sang se mit à couler et il le lapa un peu en fermant les yeux, soulagé. C'est alors qu'il s'aperçu qu'elle était encore là. Il se sentait tellement mal qu'il ne l'avait même pas senti rentrer.
Cette fois-ci, c'était différent.
Il se retourna d'une traite en grognant et se rua sur le grillage avec une telle force que ce dernier se plia légèrement.
Pansy fit un pas en arrière, trébuchant. Toutefois, elle ne dit rien et se contenta de le fixer. Il voyait que sa lèvre inférieure tremblait tant elle était terrorisée. Et pourtant… Pourtant elle avait demandé à venir et restait là, figée, à le regarder. Elle tordait ses doigts encore et encore et son visage, blême, ne cessait d'aller et venir entre les pieds de Ron qui commençaient à devenir griffus et son regard déformé par la fureur.
Les yeux de Pansy se mirent à parcourir les traits du visage de Ron. Ils se transformaient progressivement tandis qu'il haletait bruyamment. Il sentit que la peur qu'elle ressentait s'apaisait peu à peu. Pourquoi était-elle là ? Il était hors de question qu'elle cesse d'être effrayée par lui… Il avait le sentiment qu'il était le seul à pouvoir l'empêcher de commettre une grave erreur.
« Tu sais, j'ai toujours pensé que tu étais un abruti fini. » Dit-elle d'une voix tremblante, évitant ses yeux rageurs.
Il grogna en retroussant les lèvres et un filet de salive dégoulina de sa bouche. Son torse se bomba et il sentit que ses muscles s'épaississaient. Elle continuait de le regarder. Elle s'approcha doucement et il cru, pendant un instant, que cette cruche allait passer sa main au travers des barreaux pour toucher ses poils drus. Si seulement elle pouvait laisser passer un doigt… Il lui arracherait avec un tel plaisir que ça en deviendrait malsain. Et ensuite, il pourrait le manger et enterrer l'os… Oui, ce serait vraiment…
« Finalement, je me rends compte que tu es un monstre. » Fit Pansy d'une voix étranglée alors qu'il sentait ses canines lui fendre la lèvre inférieure.
Les yeux jaunes de Ron la fixèrent intensément et elle se demanda si elle l'avait blessé. Elle savait qu'il ne se souviendrait plus de rien lorsqu'il serait transformé et c'est pour cela qu'elle attendit qu'il soit devenu un énorme loup au regard carnassier pour lui dire :
« Mais ça ne me dérange pas. »
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Ginny tira fébrilement sur le bras d'Harry et le força à se pencher vers elle.
« Je pense que tu peux aller voir maman, maintenant. Chuchota-t-elle en fronçant les sourcils. Elle a l'air de moins mauvaise humeur depuis qu'elle a vu que tes cours étaient relativement efficaces. »
Harry hocha la tête et inspira un bon coup.
« Je devrais peut-être la laisser tranquille. Hasarda-t-il en jetant un coup d'œil vers la cuisine.
-Je pense que tu devrais plutôt aller la voir. Insista Ginny en baissant encore d'un ton. Elle commence à marmonner toute seule à propos de ta maigreur et je l'ai vu serrer un de tes vieux pyjamas dans ses bras hier après midi. C'est mauvais signe et tu sais qu'elle déteste se disputer avec l'un de nous. Elle va finir par devenir folle. »
Harry retint un sourire devant l'air très sérieux de Ginny. Elle avait sans doute raison. Il était tant que ce conflit prenne fin. Il se leva du canapé sur lequel il était assis et se dirigea vers la cuisine. Molly était en train d'éplucher des pommes de terre. Les épluchures s'amoncelaient sur le sol et formaient un petit tas qui disparaissait de temps à autres.
« Je suis désolé. Dit Harry lorsqu'il entra dans la pièce.
-Harry ? Fit Molly en se retournant, étonnée. Le petit tas d'épluchures en profita pour se faire la malle.
-Je n'ai jamais voulu vous causer de souci. S'excusa Harry. Je voulais simplement éviter que les choses ne dérapent s'il arrivait quelque chose. C'est pour les protéger que je fais ça.
-Oh Harry, mon chéri. Répondit aussitôt Molly tandis que ses yeux se remplissaient de larmes. Je devrais être la seule personne à être désolée. J'y ai réfléchis et… Tu essayes de tout faire pour nous aider, je ne devrais pas t'en vouloir.
-Non, je sais que je n'aurais pas du… Enfin, j'aurais peut-être du faire autrement et…
-Tu as bien fait les choses, Harry. Coupa Molly en reniflant. J'ai toujours peur pour chacun d'entre vous, c'est tout… Et ce sera ainsi jusqu'à ce que tout ceci prenne fin.
-Personne ne vous en voudra d'avoir envie de nous protéger. Fit Harry en sentant ses joues prendre une teinte pourpre.
-Oh, Harry ! Mon chéri ! » Sanglota Molly en se jetant sur lui pour le plaquer contre elle à l'en étouffer.
Harry ne dit rien et se laissa faire. Lorsque Molly le serrait dans ses bras, il avait l'impression soudaine d'avoir eu une famille. Il passa ses bras autour des épaules de la mère de Ron et la serra contre lui brièvement.
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Molly desserra un peu son étreinte et se recula, un peu gênée et les yeux rouges. Elle regarda Harry d'un air tendre, puis s'approcha de lui pour lui pincer un peu le bras.
« Tu es si maigre ! »
Harry lui sourit et fourra ses mains dans ses poches, faisant ressortir le parchemin qui tomba par terre. Harry se pencha pour le ramasser et la mère de Ron y jeta un coup d'œil circonspect.
« Qu'est ce que c'est ? Demanda Molly.
-C'est… » Commença Harry.
Puis, pris d'une soudaine intuition, il demanda : « Dites moi… Molly, vous connaitriez une femme nommée « Helena Poivrededragon » ? »
Molly eut un regard étrange puis elle s'assit sur une chaise.
« Helena… Cette peste était avec moi à Poudlard. Elle était en septième année quand j'étais en première année et j'ai le déplaisir de la voir tous les ans au bal du ministère. Elle est en retraite maintenant et je ne sais pas où elle habite. Tout ce que je sais, c'est qu'à cause de cette peste, j'ai déchiré ma robe de bal préférée. »
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Manoir Malefoy, chambre de Drago Malefoy
Drago entra en titubant dans sa chambre, le cœur battant à un rythme effréné.
Hermione se trouvait toujours couchée sur le lit. Sa poitrine se soulevait doucement au rythme de sa respiration, légèrement saccadée.
Drago entendit son souffle erratique mais n'en eut pas besoin pour s'orienter dans la pièce. Il connaissait sa chambre par cœur. Il ne pouvait pas voir les meubles mais il savait ou chacun d'eux se trouvait. Il arriva devant le lit sans utiliser sa canne. Il savait, il sentait qu'elle était là, couchée juste à coté de lui, faible et à sa merci.
Son sang battait contre ses tempes à lui en donner mal à la tête et il sentait que ses genoux étaient prêts à lâcher.
Pourquoi avait-il fallut qu'elle lui prenne la vue ? Il était désormais obligé de vivre dans le même endroit qu'elle, lisant des livres de magie noire en braille jusqu'à ce que sa tête soit prête à exploser, devenant un pauvre fou qui ne rêvait que d'une chose : retrouver ses yeux.
Il aurait pu la tuer.
Elle était là, complètement vulnérable et presque morte déjà. Si frêle et si offerte qu'il lui suffirait d'un seul petit coup de baguette… Ou peut-être même une pression sur son cou pour qu'elle disparaisse à jamais. Cette potion qu'il lui avait fait ingérer était un moyen sûr de plonger quelqu'un dans un état végétatif proche de la mort.
Dans cet état, le Seigneur des Ténèbres n'aurait jamais pu sentir sa présence, beaucoup trop ténue. Il avait voulu la protéger et pourtant, il la détestait. Il voulait la tuer.
Il voulait…
Mais pourtant, il ne pouvait s'y résoudre. Elle était à la fois si proche et si éloignée de la fille qu'il avait connue. Elle était si innocente et si… Si elle.
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Drago tituba légèrement. La présence du Lord noir pouvait encore se faire sentir dans le manoir. Des ondes terrifiantes l'agressaient sans cesse, cherchant à démêler le faux du vrai.
Il voulait tant voir à nouveau, quitter ces ténèbres. Quelle couleur avait le soleil ? Quelle couleur avait le sang ? Comment était le visage de sa mère ? Pourquoi ne pouvait-il plus rien discerner ? C'était sa faute à elle… Sa faute !
Dans une espèce de rage folle, il approcha ses doigts du visage d'Hermione. Ses doigts se mirent à courir le long de son cou, cherchant sa carotide palpitante. Il serait tellement simple de la trancher d'un coup de baguette magique et de sentir ce liquide chaud couler sur ses doigts. Ou peut-être… Un bon vieux sectusempra. Son corps saignerait lentement et elle souffrirait… Elle souffrirait comme lui avait souffert…
Les doigts de Drago remontèrent le long de son menton et caressèrent l'arrête de sa mâchoire. Un avada serait beaucoup trop simple et aussi trop court. Elle méritait plus pour ce qu'elle lui faisait subir.
La pulpe de ses doigts passa sur les joues d'Hermione. Il pourrait la peler comme une orange.
Ses doigts glissèrent jusqu'aux lèvres de la jeune femme qu'il toucha à peine. Ou bien un sortilège de sommeil durant lequel il pourrait la découper en rondelles… Comment s'appelait ce sortilège déjà… Oui, c'était S….
Drago interrompit brusquement sa réflexion. Il voyait. Non, pas de cette manière, pas de celle dont il avait l'habitude. Pas avec ses yeux.
Ses doigts, en revanche, reconnaissaient les formes du visage qu'il était en train de toucher. Le visage d'Hermione se dessinait dans son esprit progressivement, laissant entrevoir ses maigres pommettes presque cadavériques, son cou mince, la profonde cicatrice sur sa joue…
Presque frénétiquement, il se mit à parcourir le visage de la jeune femme de ses deux mains, essayant de mieux la percevoir, de voir… Il toucha ses yeux fermés, sentit son souffle s'échouer sur ses mains, ses cheveux courts et soyeux, mal coupés, repliés derrière ses petites oreilles. Ses doigts s'attardèrent sur les lobes d'oreilles d'Hermione, repartirent dans l'autre sens et frôlèrent sa nuque… Puis il remonta jusqu'à son front couvert de minuscules petites cicatrices. Il fallait qu'il en voit plus… Ses mains descendirent plus bas, parcourant ses bras minces. Il sentit ses os qui ressortaient effrontément puis s'arrêta sur ses mains. Ses doigts fins et minces, les cicatrices sur le pouce, l'index… Ses mains se déplacèrent vers son ventre…
« Qu'est ce que vous faites ? » Demanda la voix enrouée d'Hermione.
Drago sembla retrouver ses esprits à cet instant précis. Il recula d'un seul coup, comme si elle venait de le brûler. Il sentit qu'elle commençait à gigoter. Elle devait sans doute avoir ouvert les yeux maintenant et il était hors de question qu'elle le voit aussi près d'elle.
« Où suis-je ? Fit la jeune femme d'une voix pâteuse.
-Dans ma chambre. » Répondit sèchement Drago.
Hermione sembla réfléchir quelques instants, comme si elle cherchait le pourquoi du comment dans ses souvenirs. Elle inspira un grand coup pour bougea à nouveau sur le lit.
« Merci.
-Quoi ?
-Je sais que vous m'avez protégée. Merci. Vous n'étiez pas obligé.
-Si je veux retrouver mes yeux, je n'ai pas le choix. » Fit Drago en lui tournant le dos.
Il se rendit compte que ses mains tremblaient et espéra qu'elle ne s'en soit pas rendu compte. Il s'était laissé emporter par le bonheur d'avoir retrouvé une sorte de vision et n'avait pas pensé une seule seconde que le corps sale qu'il était en train d'effleurer était celui d'Hermione.
« Qui était cette personne ? Interrogea Hermione, la voix enrouée.
-Qui ? Rétorqua Drago, légèrement agacé.
-Cette personne dont vous m'avez protégée… J'ai senti une force énorme m'écraser, me brûler, me dévorer… Qui était-ce ? »
Drago serra brusquement ses poings.
« Mon maître. Le sorcier le plus puissant qui puisse exister.
-Je pensais pourtant, à vous entendre que vous étiez le maître. Fit Hermione, étonnée.
-Il est bien trop puissant pour que je puisse me considérer au dessus de lui. Soupira Drago. Tu n'as pas idée de ce dont il est capable.
-Est-ce que… Est-ce qu'il est notre maître à tous ? Demanda Hermione d'une voix tremblante.
-Il le sera bientôt. »
Hermione resta sans voix. Une personne emplie d'une telle violence allait régner sur eux ? Et ce terme… « Maître ». Qui se faisait encore appeler comme ça ? Pourquoi ? Voulait-il une dictature ?
Hermione pouvait voir le dos de Drago trembler. Avait-il peur de cette personne ? Peut-être ne voulait-il pas le voir régner sur eux ? Peut-être voulait-il lui résister ?
Elle descendit du lit, les jambes légèrement tremblantes. Sans trop savoir quoi faire, elle posa sa main sur l'épaule de Drago. Il tressauta mais ne dit pas un mot. L'instant d'après, il dégageait son épaule d'un geste brusque. Hermione recula vivement sa main, regrettant déjà son geste.
« Pourquoi étiez-vous en train de me toucher ? Interrogea Hermione.
-Je… Je… »
Elle ne l'avait jamais vu perdre contenance et cela l'étonna. Elle pencha la tête sur le coté, étonnée, à la manière d'un petit animal.
Il ne sut pas trop pourquoi il lui dit. Après tout, il la haïssait. Et pourtant, il lui fallait prononcer ces mots pour qu'ils deviennent vrais et réels.
« Je voyais… Avec mes mains. »
Hermione sursauta.
« Vous voulez dire, dans votre tête ?
-Oui, c'est ça, dans ma tête. » Fit Drago d'un ton agacé.
Hermione s'approcha de lui dans un bruissement presque imperceptible. Il sentait sa présence auprès de lui et se sentait agité par une rage folle. Il voulait revoir, encore et encore…
Il aurait pu la forcer, la menotter, la rouer de coups et la saucissonner pour l'obliger à se tenir tranquille. Et alors il aurait pu la toucher et se souvenir, voir dans sa tête… Pendant des heures, retrouver la vue. Mais non, il n'eut pas besoin de la forcer. Elle prit sa main dans la sienne avec douceur, hésitante, tremblante.
« Est-ce que vous sentez cette cicatrice là, dans ma paume ? Je… Je ne sais pas d'où elle vient. Je ne me souviens plus. Je suis un peu comme vous avec mon corps il y a… Des choses qui m'échappent. »
Drago ne dit rien. Sa main resta figée un instant, puis son pouce vint caresser l'intérieur de sa paume et effleura la cicatrice dont elle venait de lui parler.
« Tu as conscience que je devrais te jeter contre un mur pour oser me toucher ?
-Juste pour cette fois, s'il vous plaît. Je ne vous aime pas beaucoup non plus mais… J'aimerais juste pouvoir dire à quelqu'un à quel point c'est dur de ne pas savoir. J'ai l'impression que vous me comprenez un peu alors… Comme ça c'est… C'est bien pour nous deux, non ?
-Je n'ai pas à me soucier de ce qui est bien pour toi ou non. » Grommela Drago en se reculant. Néanmoins, sans qu'il sache pourquoi, il ne put se résoudre à partir totalement et garda la main d'Hermione dans la sienne.
Son pouce parcourut la paume de sa main, s'attardant par la suite sur son majeur, son petit doigt. Certaines cicatrices semblaient plus récentes que d'autres. Sans doute lui en avait-il fait un grand nombre.
« Je te tuerais quand tu m'auras rendu la vue. Dit-il à voix basse.
-Je le sais. » Répondit calmement Hermione.
Il sentit distinctement, à cet instant, un frisson remonter le long du bras de la jeune femme. Elle retira sa main chaude de la sienne et sembla s'écarter.
« Et j'espère que ce jour là je pourrais vous voir tel que vous êtes vraiment, comprendre pourquoi tout ça est arrivé et être sur un pied d'égalité avec vous. Peut-être ce jour là m'autoriserez-vous à vous appeler Drago ? »
Il ouvrit la bouche pour répondre. Au même moment, sa mère entra sans frapper. Son visage, blême, passa d'Hermione à Drago. Elle fronça les sourcils pour ânonna d'une voix blanche :
« il va falloir avancer le bal à la semaine prochaine… Sinon Astoria Greengrass ne t'épousera pas. »
