la suite est postée un peu tard ce soir je suis désolée. le recopiage sur ordinateur est parfois un peu long ;)
bonne lecture!
Arlène alla s'assoir dans le couloir, encore médusé par ce tableau de famille ordinaire qui s'était offert à ses yeux. House était un con ça ne faisait pas le moindre de doute cependant, et par un curieux hasard, le trio semblait fonctionner. Si on le comparait à Lucas, House était indéniablement un mauvais parti. Le premier était doux, prévenant et poli alors que le second n'était qu'une forte tête cynique. Seulement, et il fallait bien l'admettre, il regardait Lisa avec une intensité sans pareil.
Arlène regagna alors la chambre et demanda à voir sa fille, seule, sous l'œil noir du diagnosticien. Les deux femmes allèrent s'installer dans le bureau de Cuddy. Une fois face à face, la mère prit la parole.
« Explique-moi.
- Quoi ?
- Ce que j'ai raté, ce que je ne vois pas.
- Je l'aime.
- Oui j'ai cru comprendre. Ce que je veux savoir c'est pourquoi »
Lisa ferma les yeux un moment afin de regrouper les idées. Sa mère avait des doutes et il fallait absolument tirer parti de cette situation.
« Cesse de réfléchir. Ce n'est pas ta réponse froide et calculée qui m'intéresse.
- Il est incroyable et unique. Il est mon premier amour, ma première fois et la première peine.
- Tu n'es plus une ado Lisa…
- Mais j'étais tout juste sortie de l'adolescence quand je l'ai rencontré ! Il était déjà un mythe, un personnage à la fois craint et admiré. Il m'a plu tout de suite parce qu'il était différent. Il était comme aujourd'hui : en apparence cynique, prétentieux et insupportable mais on pouvait sentir les blessures à travers ses yeux. Il m'a fait enrager, rire, pleurer. Il m'a charmé, aimé, quitté. A l'époque déjà notre relation était sans équivalent.
- Je n'y crois pas, tu t'es tellement plainte de lui !
- Pourtant rien n'a changé. Il me poussait à me mettre hors de moi et il le fait toujours. C'est notre jeu, notre moyen d'expression. Les rares journées où il ne débarquait pas dans mon bureau à la recherche d'un conflit je m'ennuyais affreusement. On a beau crié toujours plus fort, tout le monde savait.
Il me connait par cœur, il ne va jamais trop loin. Sans la moindre excuse il sait se faire pardonner. »
Les deux femmes se regardèrent longuement à la recherche d'une réaction de l'autre. Sans même sans rendre compte, Lisa avait récité son plaidoyer tout en jouant avec sa bague, comme si ce petit objet donnait plus de sens à ses paroles. Elle reprit soudainement la parole.
« je sais qu'il présente moins bien que beaucoup d'autre, que tout ça parait étrange vu de l'extérieur mais il est le seul que je peux aimer. Le seul à m'apaiser, à me comprendre mais surtout le seul à me faire vibrer. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que dans ses bras.
-Il était drogué.
- En partie à cause de moi... et c'est pour moi qu'il a arrêté, juste pour être avec moi. Je l'ai blessé autant qu'il m'a blessé soupira t-elle.
- Pourquoi ne pas m'avoir dit pour Rachel ?
- Comment as-tu su ?
- Elle a joué du piano.
- Je ne pensais pas que ça serait nécessaire. J'espérais que ça se passe mieux. Il mérite une chance, une vraie chance. Je ne te demande même pas de l'aimer, juste de l'accepter. Pas seulement pour me faire plaisir mais aussi pour Rachel… Elle a besoin d'un père et elle l'aime.
- J'irai le voir.
- Non, reprenez donc depuis le début. Il comprendra.
- Ton homme ne m'a pas l'air d'être du genre à faire table rase.
- Il ne le fera pas. Seulement, il jouera le jeu et avec le temps ça ira mieux.
- Je vais repartir d'ici peu. Une rencontre qu'il aura choisi nous permettra peut-être de revoir nos positions respectives.
- J'aimerai que tu restes encore un peu. J'ai un service à te demander…. »
XXXXXX
Quand les Cuddy arrivèrent à la chambre, elles trouvèrent Rachel endormie dans les bras de House qui somnolait lui aussi. Le bruit des talons le poussa à ouvrir les yeux.
« Maman va ramener Rachel, il est tard »
Lisa prit sa fille dabs les bras, la rhabilla et la confia à sa mère. Arlène jeta un coup d'œil à House et partit en lui souhaitant un bon rétablissement. Aussitôt la porte fermée, le diagnosticien attira sa compagne jusqu'à lui et l'embrassa.
« tu l'as menacé ?
- Non répondit-elle tranquillement
- Tu l'as viré ?
- Non plus.
- Alors qu'est ce qu'elle voulait.
- Comprendre pourquoi je t'aime. Lui dit-elle dans un sourire
- Quelle question à la con !
- Rachel a joué du piano. Elle a répété les notes que tu lui as apprises. Elle est au courant pour le « papa »
- Et pas de scandale ?
- Non, ça l'a interpelé. Ça l'a fait réfléchir même. Elle voudrait qu'on se revoit plus tard, histoire d'essayer de faire table rase.
- J'aurai dû manquer de me tuer plutôt !
- Ne dis pas ça idiot »
Lisa se serra dans les bras de House, subitement inquiète à la simple évocation de l'accident. Bien qu'il s'en soit sorti vivant, la blessure au bras était quand même importante. Elle l'observa longuement, ponctuant ses paroles de caresses.
« J'ai eu tellement peur.
- Tu radotes.
- Je sais. Mais ça ne change rien aux faits
- Peu importe maintenant. On est tranquille.
- Si ça pouvait être vrai… »
House resserra sa prise autour de Cuddy et la berçât doucement elle s'endormit là, apaisée.
TBC
