Chapitre 11 : Une longue nuit

—Pourquoi la Généralissime ?, redemanda Mustang.

—ça ne peut pas être elle, coupa Alphonse, quand nous l'avons rencontré elle n'avait pas de tatouage au niveau de la poitrine.

—Oui c'est vrai ce jour-là elle portait un grand décolleté et je n'ai vu aucune marque de l'ouroboros, affirma Ed.

—Winry tu n'aurais pas une clef pour moi aussi ?, demanda Esperanza à son amie.

—Vous les tuerez plus tard, interrompit Riza, en y réfléchissant bien, elles sont toutes deux identiques au niveau physique.

—Oui c'est vrai que pour une femme de l'armée elle est superbement bien faite, dit Mustang sans réfléchir.

Hawkeye resta froide, insensible aux paroles de son supérieur, enfin extérieurement, parce que son cœur crier, hurler et avait envie de prendre le Général par le cou et de l'étriper.

—Bien, bien, qui vient ensuite ?, dit Victoria voyant le regard froid de Riza.

—Gluttony, répondit Alphonse, il était assez gourmand d'une forte corpulence avec la marque de l'ouroboros sur la langue.

—Quand il veut Ed c'est un vrai goinfre, lança Winry.

—Ce n'est pas moi qui ais l'air d'une baleine aujourd'hui, rétorqua Edward avec un petit sourire.

—Je te demande pardon ??

—Allons, vous réglerez vos disputes de couple plus tard, dit Mustang.

—Nous ne sommes pas un couple !! dirent-ils ensembles.

Ils passèrent tout un après-midi ou presque à parler sur le même sujet, faire des hypothèses et trouver un moyen de les éliminer une bonne fois pour toute.

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Le soir alors que la Lune s'élevait haut dans le ciel et la brise soufflait, Ed et Winry se trouvaient sur l'unique terrasse de l'auberge. Winry les coudes appuyaient sur les barres une fleur à la main, Edward tournait vers les portes faisant dos au ciel bleu nuit. Le vent jouait délicatement avec leurs cheveux.

—Tu trouves vraiment que j'ai l'air d'une baleine ?, demanda Winry pour rompre le silence.

—Tu trouves vraiment que j'ai l'air d'un goinfre ?

Ed regardait continuellement devant lui, Winry l'observait paisiblement, puis éclata de rire. Un rire si tendre et enfantin, ses yeux pétillaient, elle ne pouvait plus s'arrêter.

Edward l'admirait, un sourire se dessinait sur son visage, Winry leva les bras face au vent.

—Ça fait du bien l'air de la montagne.

—Oui, beaucoup de bien … j'ai hâte de rentrer cela dit.

—J'aimerais bien revoir mamie Pinako et Den … on ira les voir ?

—Pourquoi pas, répondit le blond en s'approchant et faisant face aux étoiles.

Ils discutèrent là toute la nuit, tandis qu'Alphonse et Billy réglaient de petites affaires.

—Tu crois vraiment que je vais vous laissez tranquille toi et Esperanza ? Laisse-moi rire, mon petit Alphonse écoute bien Billy Lauper ne se laisse jamais faire, tu entends ? Jamais

—Ne va pas croire que je me laisserais faire par un sale type comme toi, et je ne veux pas que tu touches à un seul cheveu d'Esperanza !

—Mais c'est que je tremble moi, qu'est-ce que tu vas faire ? Me transmuter comme tu l'as fait pour ta mère avec ton grand frère ?

—Enfoiré !!

Billy reçu une droite de la part d'Alphonse, et s'assit un moment en essuyant sa lèvre inférieure puis sourit.

—Pas mal petit, dit-il très fier, mais je trouve que tu n'en fais pas assez.

—Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?

Billy balança deux ou trois affaires dans sa chambre, et se frappa lui-même avec une telle violence qu'il en fut presque défigurer. Mais se blessure se cicatrisa en un rien de temps, Al resta bouche bée.

—Tu vois ça c'est toute la différence entre toi et moi Alphonse Elric.

—Si tu lui fais du mal …

—Garde tes menaces pour quelqu'un d'autre, je fais ce que je veux avec qui je veux, termina-t-il avec un sourire en coin.

Pour finir en beauté, il frappa Alphonse à l'estomac et l'envoya dans la chambre d'en face, en explosant la porte sur son passage. Quelqu'un était sous la douche.

—Mais qu'est-ce que ça ?, dit une jeune fille qui prit une serviette et sortit.

Al ne pouvait plus se relever, il était à bout de souffle.

—Alphonse ?

C'était la chambre d'Esperanza, elle avait les cheveux mouillés, entourés d'une serviette de bain.

—Je … reviens, dit-elle en retournant à la salle de bain prendre un peignoir et enrouler ses cheveux dans une serviette.

—Je suis désolé pour la porte de ta chambre, s'excusa Al.

—Oh, ce n'est rien mis à part le fait que je n'ai plus d'intimité … je dormirais dans ta chambre.

—Comment ?

—Je plaisantais … que c'est-il passé ? T'as perdu des couleurs …

—Billy … Billy il y a un truc qui ne va pas avec lui …

—Quoi Billy ? Que lui ait-il arrivé ?

—A L'AIDE !! AIDEZ-MOI !!, cria justement ce-dernier.

—Oh mon Dieu Billy, elle se leva en courant, Billy ? Billy ?

—Ranza !!, cria Alphonse.

Cela lui était pénible de l'avoir vu courir aussi vite pour retrouver Billy, est-ce qu'elle avait des sentiments pour ce « Billy » ? Serait-il jaloux si cela était le cas ?

—Esperanza mon amour, dit Billy pendu de l'autre coté de la fenêtre.

—Comment t'es arrivé là ?, demanda la jeune femme exaspérer.

—C'est Alphonse il est entré dans ma chambre et il m'a frappé.

—Arrête de me dire des bêtises et comment lui il a atterri dans ma chambre ?

—Je me suis juste défendu, Esperanza je glisse …

L'aidant à revenir dans sa chambre, elle vit un bleu sur son front, assez moche. Et puis quand Billy vit qu'elle était en peignoir il voulu en profiter un peu, mais elle ne laissa pas faire.

—Je te le déconseille Billy, dit-elle en le faisant asseoir.

—Ne la touche pas, prévint Al en entrant.

—Monsieur le sauveur.

—La ferme 'y a un truc de pas normal chez toi e…

—Sa suffit d'accord !, cria Esperanza en donnant une claque à l'estomac d'Alphonse, ce dernier ce plia. Vous êtes malade ma parole, de vous battre ainsi, regardez moi ce chantier. Pourquoi ?

—On se battait pour toi, répondit Billy, mais Alphonse ma balancer par la fenêtre … oui, c'est stupide.

—Votre attitude à tout les deux est stupide, rectifia la jeune femme, bien je vais chercher des glaçons en cuisine, toi Al, attends moi dans ma chambre je dois avoir quelque chose pour toi dans mon armoire à pharmacie.

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—Arrête de fumer autant Jean, insista Victoria sous le petit kiosque, ce n'est pas bon pour tes poumons.

—Si je fais un arrêt cardiaque tu me feras du bouche-à-bouche, répondit Jean innocemment.

—Tu peux courir pour que sa arrive, je te laisserais crever.

—Aller avoue que tu n'en a envie.

—Non pas plus que toi d'ailleurs et puis da…

—Qui te dis que je n'en ais pas envie ?

—Tais-toi, lança Victoria visiblement mal à l'aise, et puis qu'est-ce que tu m'as fais dans la cuisine l'autre jour ?

—Dans la cuisine, dit Havoc avec un sourire, rien.

—Comment ça rien ? Te fous pas de moi, j'avais cru un moment que t'allais … que t'allais m'embrasser !! Tu m'as fait peur !!

—Je suis si effrayant que sa ?

—Mais non ce n'est pas ça … mais évite de faire ça c'est tout …

—Vicky, interrompit Havoc d'une voix tendre, tu vois toujours quand il y a de l'amour entre deux personnes que tu connais mais quand il s'agit de toi, tu ne vois rien.

—C'est parce qu'il n'y a rien.

—Wouah ce que tu peux être surprenante … Victoria.

—Oui ?

—Je t'aime …

Elle le regarda avec des yeux ronds, mais son cœur intérieurement faisait des bonds de folie.

—Tu … tu es sérieux ?

—Victoria je n'ais jamais été aussi sérieux de toute ma vie, répondit-il en la regardant droit dans les yeux.

Elle rougit, puis sourit. La lune était vraiment magnifique se soir là.

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Fuery, sa charmante fiancée ainsi qu'Hawkeye et Mustang étaient dans un petit salon à discuter du futur mariage de Fuery.

—Se serait bien si l'on faisait notre mariage ici, t'auras plus de clients ainsi, dit Kain très enthousiaste.

—Oui c'est une très bonne idée mon chéri, qu'en pensez-vous ?, fit Nicole toute souriante.

—Oui se serait charmant, répondit Roy.

—Oui se sera magnifique un mariage ici, répondit Hawkeye.

En quittant leurs amis, Roy décida d'accompagner Riza à sa chambre.

—Vous pensez que je pourrais me marier un jour ?, demanda Mustang.

—Si une femme a pitié de vous, oui, pourquoi pas, répondit Riza d'un air désintéressé.

—Ce que vous êtes méchante Colonel, pleurnicha Roy.

Elle sourit.

—J'espère moi aussi pouvoir me marier un jour, dit-elle d'un murmure.

—A mon avis vous aurez tellement de prétendant que vous saurez qui choisir. Mais si vous voulez, je suis là.

—Oubliez cette idée Général Mustang, les officiers ne sont pas autorisés à se marier entre eux.

—Donc vous auriez été intéressée si l'un de nous deux n'étaient pas officier ?

—Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, il n'y avait pas de message caché. Ma chambre est ici, bonne nuit Général.

—Bonne nuit Colonel.

Ils se séparèrent avec un déchirement au cœur, travailler côte à côte devenait presque qu'un martyre de jour en jour, après toutes les épreuves endurées ensemble, leurs sentiments à chacun avaient quelques peu évoluer, mais cela était difficile, Mustang et Hawkeye sont tous deux officiers, ils ne peuvent avoir de liaisons ensembles, sans cela Roy aurait certainement déjà fait sa déclaration.

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—Voilà tes glaçons Billy, passe une bonne nuit, on réparera cette porte demain matin … et une dernière chose.

—Oui ?, dit Billy en mettant le sac de glaçons sur son soi-disant bleu.

—Ne t'avise plus de poser tes pattes sur Alphonse, dit Esperanza en tournant les talons.

Elle retourna à sa chambre et répara sa porte grâce à son alchimie, Alphonse était à demi-endormi sur son lit.

—Hey, murmura-t-elle, ne dort pas ici, sinon je dormirais où moi ? A côté de toi ?

—C'est une bonne idée, répondit Alphonse en riant.

—Pardon ?

—C'était une blague Ranza, avoua Al avec un petit sourire, il s'assit enfin.

—Mais si je ne tue pas qu'est-ce que je dois faire ?

—Pourquoi t'as peur de me tuer ?, demanda-t-il curieux.

—Je n'ai pas peur de te tuer, j'ai peur d'Edward … bien je vais chercher quelque chose pour ton ventre.

—Merci … ne me dit pas que t'as peur d'une si petite chose qu'Edward ?

—Attention, si sa trouve il t'a entendu de la où il est et il pourrait arriver ici en défonçant de nouveau ma très belle porte.

Ils éclatèrent de rire dans une ambiance bonne enfant et … effectivement la porte vola en éclat.

—Quoi il m'aurait vraiment entendu ?, se demanda Al surpris. T'es super balèze dans ce cas grand frère.

Mais quelque chose ne clochait pas. Il n'y avait aucun débris de la porte.

—Il y va fort quand même, dit enfin Esperanza.

Un grognement, et elle alla voir, poussant un « oh mon dieu ! » dans un souffle, de loin dans sa chambre Billy devenait fou de rage, il sortait sa langue, sur laquelle se trouvait un ouroboros. Il criait, il disait avoir faim, il souffrait.

—Billy est un homonculus ?, dit Alphonse tout aussi surpris. Il vient vers nous.

Dans le couloir pas loin de leur chambre, Nicole et Kain montaient apporter une lettre à Esperanza.

—Alphonse Elric, répéta encore une fois cette chose, Alphonse Elric …

Un combat s'engagea, Alphonse usa de son alchimie, les dégâts furent énormes, alertés par les bruits, certains clients s'en allèrent au plus vite, un éboulement, des cris, Edward, Winry, Victoria et Havoc, Hawkeye et même Roy entendirent ce vacarme et se rendirent sur les lieux. En arrivant ce fut le choc, Fuery en larme fouillant sous des décombres aidé par Esperanza elle aussi en larme, alors qu'Alphonse se battait contre Billy.


Voilà pour un nouveau chapitre qui me fut agréable à écrire, pour une fois je suis un peu trop rapide enfin bon, en espérant toujours que cela vous plaise et merci pour vos reviews et aux autres de lire ma fic …