Disclaimer: Je ne fais toujours pas d'argent sur cette fiction, et aucun personnage ne m'appartient, sauf Lina, Orion, Evelyn et Aurore. Le monde extraordinaire d'Harry Potter appartient toujours à une certaine J.K. Rowling.
Note: Coucou ! I'm back ! Deux ans après le premier chapitre de cette histoire, voici le chapitre onze. Je la finirait bien un jour cette fiction, il est hors de question de l'abandonner.. Ah, félicitations à tout les bacheliers et à ceux qui ont eu leurs brevets/BTS et autres...
Allez, je vous laisse tranquille, j'espère que vous apprécierez..
Chapitre 11: Le retour de la prêtresse.
J'étais de retour dans la chambre, le précieux ouvrage entres les doigts, dans un état second, mes mains tremblaient encore de mon aventure.
Ma robe de flanelle se releva soudainement lorsque je sortis sur le perron de Poudlard.
Je marchais rapidement vers le lac, seul endroit ici où je me sentais tranquille.
Il était un peu plus de dix-huit heures, et la plupart des élèves devaient être à table.
Je souris bêtement en imaginant, à des siècles d'ici, Harry, Hermione ou encore Sirius et James, et je me rendais compte pour la première fois, la manière dont toutes les époques se mélangeaient dans ma tête.
Harry mon meilleur ami, James son père, Orion le fils de Sirius; lui aussi adolescent, étant le petit copain d'Hermione, Lily, Remus mon père, tout les gens que j'avais rencontré... Godric et les Fondateurs... Ma vie était vraiment compliquée.
Tout en réfléchissant, je m'installais sur l'herbe du parc. Je n'aurais jamais pensée que mes amis puissent me manqués autant.
J'ouvrais le livre des secrets.
Le passé, le présent, le futur... A quelle époque j'appartenais ? Quel était le but de tout ça ? Sauver mon père et Orion ? Tellement de questions que je pourrais poser...
Enfin, je sortis une plume et écrivais:
- Comment aider Harry ?
Harry Potter, ayant fini de rédiger sa lettre, suivait distraitement le dédale de couloir qui le menait à la salle à manger.
Sa missive dans la poche, il comptait bien l'envoyer à Lina le plus tôt possible.
Lorsqu'il eut rejoint Hermione et les Maraudeurs, il sût tout de suite que ces derniers préparaient un mauvais coup.
Sirius et James ricanaient, tandis que Remus semblait exaspéré. Une nouvelle blague ?
Quelques secondes à peine après cette pensée, il eut un bruit de tonnerre, et la table des Serpentards, au grand complet, se retrouva en personnages de dessins animés moldus.
"Des personnages de Walt Disney" avait précisé Lily en riant.
La grande salle était secouée de rire, et les Serpentards morts de honte.
Lucius était déguisé en Peter Pan, tandis que Severus Rogue avait hérité de celui de Superman, collant rouge en prime.
Il y avait aussi divers Spiderman, Fée Clochette, Alice au Pays de Merveilles, Hulk... bref, une ménagerie complète de Super-Héro.
- Messieurs Potter et Black, pourrais-je savoir combien de temps durera ce sort ? questionna Albus Dumbledore, les yeux pétillants d'amusement.
- Enfin Monsieur le Directeur, nous n'avons rien à voir avec cette blague grotesque, répondit Sirius du tac au tac, faussement vexé d'être accusé d'un tel acte.
- Monsieur Black... gronda gentiment Albus.
- Oui, oui, très bien... trois heures tout au plus.
- Merci, Monsieur Black, vous avez vous et votre acolyte, deux heures de colle.
- Le saligot ! Il sourit en plus ! Sacre bleu ! Sacré Dumbledore..., pensait Sirius, en échangeant un regard avec son frère de cœur.
- Et arrêter donc de rouspéter, Monsieur Black,lança le vieux directeur.
- Mais comment il a su ?
Sirius ne comprendrait jamais le vieux fou...
Harry et Hermione se laissant allés à rire, la scène entre le directeur et l'ex-futur condamné d'Azkaban était particulièrement cocasse...
C'est ainsi que, à l'époque des Maraudeurs et Harry Potter, une autre journée se terminait, alors que ce dernier avait remit sa lettre à Fumseck, et que le château s'endormait, tranquille... pour quelques heures...
Lina ouvrit le livre avec délicatesse. Il lui avait été si précieux ses derniers jours, qu'elle le cachait sous son oreiller de peur qu'on le lui vole.
« - Comment aider Harry ?
- Trouve la puissance.
- Et ensuite ?
- Tu dois retourner en 1975.
- Comment ?
- En combattant celui qui te retiens ici.
- Qui est-ce ?
- Godric Gryffondor. »
Ainsi donc, d'après le vieux grimoire, c'était Godric qui la forçait à rester ici.
Elle n'eût pas le temps d'y réfléchir plus longtemps. Lina avait Défense Contre les Forces du Mal, cela faisait deux jours qu'elle avait reprit les cours. Les autres élèves ne se mêlaient pas à elle, elle semblait bien trop bizarre pour eux. Mais la jeune fille ne s'en formalisait pas, de toute façon, elle ne comptait pas rester ici assez longtemps pour se faire de nouveaux amis.
Elle était ici pour une raison, trouver la formule qui libérerait les pouvoirs d'Harry. C'était en se rendant à son cours qu'une servante vêtue de rouge l'interpella:
- Monsieur Serpentard m'a mandé de vous conduire jusqu'à lui.
Elle n'ajouta rien, et Lina, intriguée, suivit la femme vers l'actuel bureau des directeurs.
Le bureau qu'avait occupé Dumbledore avait bien changé avec le temps. Au milieu, il n'y avait qu'une grande table, aux murs était accrochée les armoiries des Fondateurs et du bois brûlait dans une cheminée. Il y avait également une bibliothèque recouvrant la totalité du mur du fond.
- Mademoiselle Lupin.
Serpentard Salazar était assis à une des chaises autour de la grande table.
- Asseyez vous, continua t-il, désignant la chaise en face de lui.
Lina prit place sans un mot, le dos droit. On lui avait récemment appris à ne pas trop parler en présence d'un Fondateur.
- Bien allons droit au but. Une lettre est arrivée pour vous.
- Pour moi ? demanda t-elle, surprise.
- C'est exact. Cette lettre a été postée en 1975, et c'est un phénix qui nous l'a apportée.
La jeune fille retint son souffle. Harry, c'était forcément Harry.
- Tenez, je ne l'ai naturellement pas ouverte. Personne n'est au courant. Je ne poserais aucune question. Sortez maintenant, vous êtes libre pour la matinée.
En effet, Salazar Serpentard allait très vite à l'essentiel, et ne parlait pas inutilement.
Lina attrapa la lettre qu'il lui tendait et sortit du bureau. Elle se dirigea vers le parc de Poudlard, et ouvrit son courrier, avec hésitation.
" Chère Lina,
A l'heure où je t'écris, tu es allongée dans un lit à l'infirmerie. Dumbledore dit que tu es la seule à pouvoir en sortir. Excuse moi, mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir responsable et d'essayer de t'aider à revenir.
Sirius et Hermione filent le parfait amour. Je crois qu'elle ne réalise pas encore que nous allons repartir un jour...
Bref, la vie coule doucement, et je m'ennuie mortellement sans toi.
Voldemort est restée à cette époque. D'ailleurs je ne t'ai pas remercié de m'avoir sauvé la vie. Je ne sais pas encore quoi faire, mais je sais que bientôt, le mage noir et moi serons inévitablement confrontés, j'espère juste que lorsque cela arrivera, je serais assez fort pour le battre.
C'est moi qui devrait être paumé je ne sais où. Que dire d'autre ?
Les Maraudeurs restent... Maraudeurs. Tout le monde s'inquiète beaucoup pour toi. Ça me tue de ne rien pouvoir faire, alors j'espère que tout va bien pour toi.
Tu me manques. Tu sais ce que je ressens pour toi.
A bientôt. Harry. "
Beaucoup de renseignements tourbillonnaient dans la tête de Lina. Son corps était à deux endroits...
Cela voulait dire qu'elle était dans une sorte de réalité parallèle. Elle devait en sortir seule...
Et Harry, "ce que je ressens pour toi " ?
Mais où voulait-il en venir ? Se pouvait-il qu'il soit amoureux d'elle ?
Lina comprit qu'elle devait faire vite. Si Voldemort était en 1975, alors il allait avoir des problèmes. Elle devait trouver la Puissance.
Mais où ?
C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Le livre ne voulait rien dire de plus, tout ce qu'elle savait, c'était que cette "Puissance" avait un rapport avec Godric et ce qui l'a retenait ici.
Elle passait à côté de quelque chose. Trop d'informations, Lina saturait. Mal de crâne. Vertige.
C'est alors que son loup apparut, seul lien avec son époque d'origine. Déjà elle se sentait apaiser. La jeune prêtresse enfouit ses mains dans la fourrure douce de la créature, cela faisait si longtemps qu'il n'était pas venu la voir. Il avait du sentir qu'elle avait besoin de lui.
Lina retrouva confiance, le loup lui soufflait sa force. Elle était déterminée.
La jeune fille devait aller voir Godric, et lui demander son aide. C'était la seule chose à faire. Peut-être, allait elle alors retourner auprès d'Harry...
Lina l'espérait.
De tout son cœur...
Harry ouvrit difficilement les yeux. Le sommeil avait été long à venir, et ses cauchemars avaient paralysés ses muscles. Voldemort était revenu.
Chaque jour, il faisait plus de massacres et chaque nuit, Harry devait subir sa folie dans sa tête.
De plus, le garçon déprimait, Fumseck était revenu avec une très courte réponse sans appel :
«Prépare toi, je reviens bientôt
Lina.»
En tout cas, elle avait eu sa lettre, et Lina semblait en savoir plus que lui, mais le Survivant ne se doutait pas que ce qu'elle était en train d'accomplir...
La jolie rousse reviendrait bientôt, mais il sentait qu'il aurait du mal à quitter ses parents.
Plutôt James et Lily.
Et puis, il y avait Hermione. La jeune fille était très attachée aux Maraudeurs, Sirius en particulier. Bien sûr, il était au courant de leur liaison à leur époque et il imaginait bien que ce serait difficile pour eux.
Quoi qu'il en soit, il se décida enfin à sortir de la douche, après que Remus l'eut menacé de l'en sortir, par la peau fragile de ses fesses.
Ce matin là, comme tout les matins, Harry et Hermione se retrouvèrent à l'infirmerie pour rendre une première visite à Lina, qui restait inlassablement endormie. Lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, Harry remarqua tout de suite que Lina remuait faiblement.
Ils se précipitèrent vers elle.
Point de vue de Lina
Quand je me réveillai, j'étais à l'infirmerie de Poudlard, Harry et Hermione me fixant de leurs yeux brillants.
- Bienvenue dans le vrai monde ! s'exclama mon amie, visiblement heureuse de mon réveil.
Mais vous vous demandez sûrement ce qu'il s'est passé depuis l'affaire de la lettre et de ma décision de voir Godric Gryffondor...
Les souvenirs me revinrent tandis que je racontais les faits à mes compagnons du futur.
Flash Back
Je me dirigeais, livre en main, vers le bureau des Fondateurs.
Lorsque j'entrai dans la pièce, grave, Godric Gryffondor détailla d'abord le livre, puis me sourit :
-Vous avez compris, n'est ce pas ?
-Pas tout, mais je sais que vous... tu as les réponses.
-Assis toi, je vais te raconter une histoire.
Agacée, je me laissai choir lamentablement sur le siège qu'il me proposait, pendant que le Fondateur ravivait le feu dans la cheminée et fermai d'un geste du bras, la porte que j'avais laissée ouverte.
Il commença son récit :
- Il y a cinq ans, lorsque nous avons fondé cette école, Rowena Serdaigle a trouvé un étrange livre sur les ruines de l'ancien château qu'il y avait ici jadis. Un livre, semblable à celui qui est ouvert, à ce jour, juste devant toi.
Il désigna le livre des Secrets Oubliés.
- On a bien essayé de l'ouvrir, mais il resta clos. Un jour; il s'est brutalement ouvert, nous a écrit un message sur papier, et s'est refermé jusqu'à aujourd'hui.
J'allais l'interroger, mais il me fit signe de ne pas l'interrompre.
-Le livre nous a prédit une prophétie. Une jeune femme allait venir, l'âme sœur prêtresse d'un Gryffondor, elle aurait les cheveux couleur du feu et un prénom astral. Elle aurait pour mission de donner le pouvoir des cieux à sa moitié, et voyagerai pour ça entre les époques. Nous n'avons jamais pu le rouvrir, et nous avons attendu. Alors, lorsque tu es apparu, comme ça, ici, Salazar était certain que tu étais la femme de la prophétie.
Il fit une pause, tandis que je commençais à comprendre.
-J'ai cru que tu venais pour moi. Que c'était à moi d'être puissant et trouver l'âme sœur. Mais je sais maintenant que ce n'est point moi. Je l'ai lu dans ton esprit, tu es amoureuse d'un autre.
C'était une affirmation, et je sentis une perle sur ma joue.
-Il s'appelle Harry James Potter Evans Gryffondor.
Il sourit doucement, ne me faisant aucun reproche.
- Bien. Je suis fier de t'aider et s'il est en vie, cela veut dire que j'ai fondé une descendance... Je vais te donner ce qui offrira le pouvoir des Gryffondors à ton âme sœur. Toi seule peut l'offrir et la boîte ne s'ouvrira que pour lui.
Il se dirigea vers le fond de la pièce, et sortit une boite à bijoux d'une armoire en bois gravé d'un lion majestueux. Il souffla dessus pour la nettoyer de la poussière.
- D'après moi, elle contient des alliances ou des pendentifs peut-être, en fait je ne le sais point …
Je me levai et prit maladroitement le coffret. Il était magnifiquement orné de rouge et d'or, incrusté de rubis et de diamants.
- Helga Poufsouffle, la dernière des Fondatrices, l'a trouvé dans les caves de Godric's Hollow après la mort du Comte mon père et d'après le notaire, il aurait toujours appartenu à la noble famille Gryffondor... Je sais maintenant que c'est la clef qu'il te faut.
Pendant sa tirade, j'étais restée silencieuse. Harry, mon âme sœur. C'était bien possible. Même probable.
-Merci Godric, tu ne sais pas ce que cela représente pour l'avenir du peuple sorcier... Je ne sais quoi dire.
- Alors ne dis rien, je te remercie de m'avoir ouvert le cœur à d'autre sujet qu'a l'école. Tiens, prends ceci.
Il m'attacha un pendentif représentant le lion des Gryffondor autour du cou, tout d'or.
-Pour que tu te souviennes de moi et de cette époque. Ne dis t-on pas que l'avenir est un long passé ?
Il rigola doucement.
- Il est temps pour toi de partir.
Il se pencha vers moi, et m'intima de fermer les yeux. Il posa un baiser sur ma joue et murmura à mon oreille :
-Je t'autorise à partir, Tempus Reclusio, Adieu, Lina.
Il y eu une forte lumière, et comme toujours, le noir.
Fin Flash Back
A la fin du récit de Lina, Harry était étrangement bien. Lina avait tout raconté dans les moindres détails, et seul le pendentif apparu sur son cou et la boite à coté d'elle témoignait de son saut dans le passé.
-Quelle date sommes nous ?
-Le 15 novembre 1975, répondit le Survivant
-D'accord.
Elle semblait subitement timide. Peut-être à cause de cette histoire d'âme sœur. Harry se promit de lui en parler un peu plus tard.
Hermione commençai à s'agiter sur l'autre bord du lit, mais Lina ouvrit la bouche.
-Les amis, après avoir ouvert la boite, Harry devra vaincre Voldemort. Quand il sera véritablement mort, nous serons transplanés automatiquement à notre époque. Sans possibilité de rester ici.
C'était en effet un résumé court et bref de la situation.
- Bien sûr, Hermione et moi t'aiderons, mais cela veut dire que nous devons faire nos adieux avant la bataille.
Hermione et Harry comprirent où elle voulait en venir et que le temps avec les Maraudeurs était compté.
-Je...je... vous pensez que... je ... retrouverais Sirius à notre époque ? Demanda Hermione le rouge aux joues.
Lina la regarda dans les yeux.
-Si nous tuons… plutôt si Harry tue Voldemort avant sa naissance, alors tout va changer. Tout le monde sera en vie.
- C'est un beau rêve, remarqua Harry, le ton amère.
-C'est possible ! Rétorqua t-elle.
-Alors je lui dirais adieu pour vingt ans, annonça la brune.
- Normalement d'après le livre, nous réintégrerons nos corps, commença Lina.
Le livre ! Harry voyait les yeux de Lina s'agrandir en un temps record. Elle avait oublié le livre... Elle se reprit, et secoua la tête. Tout comme Harry, elle devait penser que si ce livre ce nommait le livre des Secrets Oubliés, c'était sans doute pour être oublié. Il avait accompli son rôle, et ne leur servirait probablement plus à rien.
Madame Pomfresh arriva peu après cette constatation et les firent sortir à dix-neuf heures, un peu avant le dîner et Harry m'approchai rapidement de Lina. Il se penchait pour lui dire bonne nuit et lui souffla un «il faudra qu'on parle» avant de détaler comme un lapin sous les menaces de l'infirmière.
Après cela, Lina reçue la courte visite de Dumbledore, avec qui elle eut une conversation sur le moyen de retrouver la trace de Voldemort et de leur départ.
Quand il partit, elle s'endormit vite, le coffret sur sa table de chevet, heureuse d'être de retour, près d'Harry.
Et qui sait, ils finiraient peut-être ensemble.
Pendant que Lina discutait avec le vieux directeur, Harry et Hermione annoncèrent la bonne nouvelle du réveil de la jeune fille au reste de la bande. Le soupir soulagé de Rémus, les sourires de Sirius et James, enfin, les choses s'arrangeaient.
Cette nuit là, Harry ne fit pas de mauvais rêve, au contraire, il rêvait qu'il vivait avec ses parents, que Sirius et Hermione s'était fiancés, alors que lui et Lina s'étaient mariés... Orion, Rémus et Evelyn, toujours en vie, comme la plupart de ses anciens amis et de sa famille...
Le Survivant se surprit à espérer qu'il s'agisse d'un rêve prémonitoire... Qui sait... l'Avenir est un long chemin...
C'est ici que je vous dis à la prochaine, et n'oubliez pas les reviews !
