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Chapitre 10
La prophétie à tué Peter Quill
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Asgard – Couloir

Peter mis quelques minutes à trouver la salle du trône, et soupira de soulagement lorsqu'il aperçut la grande porte en or. Cependant, deux gardes postés devant le toisèrent du regard lorsqu'il s'approcha.

« J'ai besoin de voir Odin, » lâcha Peter en rendant leur regard noir.

« Il est en plein repas, » lui répondit le plus baraqué.

« Mais c'est hyper important ! J'ai besoin de lui glisser un petit mot ! »

« C'est du roi que l'on parle, » railla le plus petit en le menaçant de sa lance.

« Vous êtes lourd les mecs… »

Il se souvint avoir entendu dire par Rocket qu'il avait eu du mal à pouvoir parler au roi en personne, celui-ci toujours occupé et bien protégé.

« Nous pourrons lui servir un message, » reprit le colosse d'une voix neutre.

« Non, c'est urgent, » rétorqua Peter en soutenant son regard.

« Alors retourne d'où tu viens, mortel. »

Au moment Peter allait répliquer, la porte de la salle du trône s'ouvrit sur le roi qui ne semblait pas surpris de voir Peter. Les deux gardes s'inclinèrent avec respect mais avant qu'il ne puisse expliquer la situation, Odin prit la parole :

« De quoi avez-vous besoin, monsieur Quill ? »

Peter lança un regard victorieux aux deux gardes qui restèrent pourtant neutres face à leur roi, et au garde-à-vous.

« C'est à propos de-… D'une prophétie. »

Odin le détailla alors du regard, son visage fermé de toute expression. Puis, il fit un signe de la main, et ses deux gardes hochèrent la tête pour ensuite quitter les lieux, laissant les deux hommes dans l'intimité.

« Qu'as-tu donc à me dire ? Une prophétie dis-tu ? »

« Ouais, j'ai entendu dire que vous avez ce genre de pierre orange qui dicte le futur. Et j'ai déjà eu affaire à ce genre de pierre qui me montrait un destin par rapport à ce château. Et j'aimerai en savoir plus en utilisant votre pierre. »

Il semblait déterminé. Odin eut quand même un léger soupçon de colère face à ses guerriers ou femmes de chambre qui n'avaient pas su tenir leur langue. Il fit alors mine de ne rien savoir face à la prophétie de Peter Quill, et hocha la tête de manière entendue. Si cela lui permettait de voir plus clair, il le fallait. De plus, selon Sif, les choses s'arrangeaient entre eux. Et puis, rien ne servait de lui mentir, il risquait d'avoir des doutes.

« Eh bien, je n'oppose pas d'opposition. Tu as survécu à une des pierres, alors tu es capable de le faire encore. Bien sûr, si ce n'est pas trop souvent. »

Peter trouva étrange que le roi accepte si facilement son offre. Mais il en fut heureux.

« Les prophéties à Asgard sont d'une importance capitale, car elles se font si rares et si puissantes à la fois. Mon grand-père à déjà vaincu tant de mal dans le monde grâce aux prophéties, » continua le roi en faisant signe à Peter de le suivre dans les couloirs immenses du palais. « Mais malheureusement, le temps est passé et les pierres se font de plus en plus rares. De plus, seule une certaine tranche de personne le peut. »

« Ouais, c'est ce que j'ai cru comprendre. »

Odin hocha donc la tête, et Peter se mit alors encore une fois à réfléchir à l'identité de son père. Etait-il si puissant que cela ? D'où venait-il ? Et surtout, pourquoi était-il partit ?

« Il n'y aurait rien qui puisse me dire l'identité de mon père, et que je puisse ainsi connaitre les origines, » tenta tout de même le terrien en suivant Odin qui avait pénétré dans un couloir plus sombre gardé par des soldats qui hochèrent la tête en signe de respect.

« Peut-être que Heimdall le gardien des portes se souviens de quelque chose, il a souvent observé Midgard, » lui répondit Odin en se stoppant devant une porte. « Mais je crains que pour connaître vos origines, il faille chercher à la source. »

Après la bataille sur Xandar, Peter était avide de réponse. Il voulait tant savoir l'origine de son père. Pas forcément le rencontrer, car il avait fait une croix dessus étant jeune, mais au moins savoir d'où il venait.

« Et pour ce qui est de la prophétie, de quoi s'agissait-il ? » lui demanda le roi qui fit mine de ne pas savoir après avoir déverrouillé la porte.

Etait-il nécessaire tout avouer au roi ? Celui-ci semblait prendre si au sérieux les prophéties qu'il pourrait peut-être l'aider. De plus, Peter se sentait à l'aise avec cet homme. En sureté et protégé. Ce qui était rare, Peter étant souvent recherché pour des problèmes d'argent ou de vol de maîtresses.

« C'était à propos d'un château justement, » lui fit Peter en suivant le roi dans un souterrain bien sombre, observant les murs où étaient gravées des fresques racontant des histoires. « Et là-dedans, cette grosse voix me disait que je trouverai mon âme-sœur, en gros. »

Odin cacha son sourire satisfait, attrapant une torche accrochée contre le mur.

« Et tout ceci aiderait à sauver le monde d'un mal infini ? » demanda Odin en se retournant vers le terrien.

« Une partie du mal. Quelque chose comme ça. »

Odin semblait le prendre au sérieux, ce qui était une bonne chose.

« Vous qui vivez au milieu de toute cette magie, vous n'auriez pas un conseil ? » lui demanda tout de même Peter en fixant le roi ouvrir un coffret.

« Cette pierre sera surement de meilleur conseil que moi, » lui répondit le vieil homme en montrant d'un geste de la main un objet brillant dans le coffre.

Peter déglutit, reconnaissant la pierre à la lueur de la torche. Un orange vif qui semblait être parsemé de gouttelette d'eau.

« Ne vous en fait pas, en cas de danger, je vous ferai sortir de ce rêve, » lui assura Odin en éclairant le visage crispé de Peter.

A vrai dire, le jeune homme n'avait pas réellement envie de sentir à nouveau cette sensation de compression et d'apnée qui l'avait déjà ébranlé il y a quelques semaines seulement. Puis, après une inspiration, il attrapa la pierre et une secousse frappa son corps entier.

Et il se trouva à nouveau dans le même paysage que la dernière fois. Du blanc. Cependant, il n'eut pas le temps à se faire à la sensation de vide, car la voix se fit entendre, le faisant violemment sursauter, comme la première fois :

« Toi aussi tu reviens ? »

Une fois remis de sa frayeur, Peter fronça les sourcils, fixant un point invisible en hauteur, tentant de déterminer la moindre ombre dans cette blancheur. Est-ce que la voix venait de lui parler ?

« Comment ça, moi aussi ? » lâcha Peter sans grande conviction, tournant sur lui-même, cherchant l'origine de la voix.

Il lui semblait qu'il avait plus de liberté que la première fois où il était resté cloué sur place, les yeux entrouverts, écoutant la voix parler sans l'interrompre.

« Serais-tu en proie au doute ? » reprit la voix.

En effet, Peter avait bien une conversation avec la pierre, et il haussa les sourcils.

« Et t'es quoi toi ? Un génie sortit d'une pierre ? Ou ma conscience ? A moins que je devienne totalement fou, ce qui serait en soi un grave pro-… »

« Que veux-tu savoir ? » le coupa la voix sans une once de sentiment.

Peter ne répondit pas tout de suite, ne sachant pas réellement comment formuler sa question. Puis il se racla la gorge :

« J'aimerais savoir qui est la personne dont vous m'aviez parlé y'a pas longtemps… »

La voix eut un silence. Un léger silence et Peter aurait pu jurer que la voix méditait. Et semblait comme lassée.

« Vous, les hommes de cette époque, vous n'aimez pas que l'on vous dicte quoi faire, » fit alors la voix.

« Comment ça ? »

« Il y a longtemps, quand je racontais le futur favorable de l'un des vôtres, il le suivait sans faire d'histoire. Maintenant, l'homme a acquis une certaine fierté qui le pousse à croire qu'il est maitre de son destin. »

« Et ce n'est pas le cas ? »

« C'est une question bien trop compliquée pour vous, mortels et demi-dieux. »

Peter fixa quelques instants la pierre orangée dans le creux de sa main, et ferma les yeux quelques instants.

« Quelle personne occupe ton cœur en ce moment même, humain ? »

Peter rouvrit à nouveau les yeux, et haussa un sourcil, cherchant à nouveau du regard l'origine de la voix.

« Tu as des répliques dignes de plus grands classiques romans d'amour, » ricana Peter en finissant par fixer ce qui semblait être le ciel.

La voix ne répondit alors pas, et Peter se gratta nerveusement la tête, riant nerveusement.

« Allez, pardon si je t'ai vexé, pars pas ! »

Cependant, il n'y eut encore une fois aucun son. Et Peter fronça les sourcils, se retournant vivement. Il faisait bien plus frais tout d'un coup. Et il sentait ses membres devenir lourd. Il sut alors qu'il n'avait plus de temps à perdre.

« Je pense à Fandral, » lâcha vivement Peter en se mordant la lèvre inférieure instinctivement, espérant que la voix puisse lui en apprendre un peu plus.

« Arrête de te poser des questions, et agis. »

Et après cette ultime phrase qui déchira presque les tympans de Peter, le jeune homme lâcha la pierre pour plaquer ses mains contre ses oreilles. Et tout fut noir. Il n'arrivait plus à respirer, et sombrait. Ses membres se déchiraient un à un, et il aurait voulu hurler.

Pourtant, il sentit enfin ses poumons s'étirer douloureusement pour accueillir de l'air. Il expira un grand coup et ouvrit les yeux.

Il était à nouveau dans le souterrain, et le torche d'Odin éclairait le visage presque inquiet du roi, penché près de lui, le terrien étant au sol. Peter se redressa doucement, une main contre son cœur.

« J'ai-… J'ai vraiment cru mourir… » murmura Peter, la gorge sèche, clignant plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la pénombre.

« Ton cœur s'est arrêté de battre… » répondit Odin songeur. « Tu étais réellement mort… »

Incapable de répondre dû au manque d'air, Peter baissa la tête, et prit une grande inspiration. Odin quant à lui, continua sa réflexion tout en aidant le terrien à se redresser avec le plus de douceur possible :

« Il m'a semblé voir que vous n'aviez pas assez de puissance pour utiliser cette pierre. Elle vous avait tué, Midgardien. »

Une fois debout, Peter tenta de remettre de l'ordre dans son esprit, et croisa le regard inquiet d'Odin.

« Vos infirmières là-… Elles peuvent pas découvrir ce que j'ai… ? » demanda le plus jeune encore essoufflé.

« Nous vous avons déjà examiné lors de votre petite escapade près du Lac de Mustafar. Et nous n'avions rien pu trouver, hormis une partie de votre ADN qui nous était tout bonnement étrangère. »

Peter lâcha un juron tout bas tout en s'adossant à la pierre, le souffle court. Cette sensation était tout bonnement atroce. Celle d'avoir vu la mort de près pour une quatrième fois en deux semaines. C'était trop.

« Je vais demander à ce que l'on vous accompagne auprès des magiciennes pour qu'elles vous donnent un regain d'énergie. Vous êtes dans un état de fatigue extrême, allez, venez, nous parlerons de la prophétie après. »

Ah oui, la prophétie, Peter l'avait totalement oublié celle-ci.

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Asgard – Couloir

Peter était de plus en plus étrange, et Fandral commençait à s'inquiéter. Avait-il fait quelque chose de mal ? Il marchait donc d'un pas rapide vers il ne sait où, ne sachant pas où était parti Peter. Le terrien avait dit vouloir rejoindre sa chambre et revenir, mais celui-ci n'était pas réapparu. Et puis, il avait menti, ça se sentait dans le son de sa voix.

Il croisa deux gardes qui faisaient leurs rondes, mais ils n'avaient pas vu Peter, et Fandral faillit alors laisser tomber lorsqu'il vit une troisième sentinelle.

« Hey, vous n'auriez pas croisé Peter Quill ? Le Midgardien à la veste rouge, » demanda ainsi le guerrier.

La sentinelle hocha la tête, et montra du bout de sa lance le couloir derrière lui.

« Je l'ai emmené à l'infirmerie, » lui expliqua le garde. « Cependant, Odin a fait fermer les portes. »

Cette fois-ci, Fandral fut bien plus inquiet. Que faisait Peter à l'infirmerie ? Et pourquoi Odin était-il avec lui ? Lui était-il arrivé quelque chose ?

« Et aucune question n'a le droit d'être posée, » lui fit la sentinelle avant même que Fandral ne puisse ouvrir la bouche.

« Est-ce qu'il va bien au moins ? »

« Je n'en sais guère plus que vous. Je vous demanderai seulement de ne pas transgresser les ordres du roi. »

Puis, le garde continua sa route après un bref hochement de tête. Fandral le suivit du regard, suspicieux. Il s'agissait de son futur amant, il ne pouvait pas rebrousser chemin. Odin comprendrait surement. De ce fait, il se dirigea vers l'infirmerie.

Cependant, ses espoirs s'effondrèrent rapidement car la porte était belle et bien fermée, protégée par deux autres gardes.

« Et merde… » marmonna Fandral en s'approchant d'un pas lent vers les soldats, réfléchissant à un quelconque mensonge.

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Asgard – Infirmerie

Peter but entièrement le verre d'eau que lui tendait la magicienne, et il s'essuya ses lèvres du revers de sa main. Puis, Odin qui était debout aux côtés de deux conseillers prit la parole :

« Alors, qu'as tu vu avec cette pierre ? »

Peter serra un peu plus le verre qu'il maintenait entre ses deux mains. Il se souvint avoir parlé à la grosse voix, et là, son cœur rata un battement. Elle lui avait dit d'agir au lieu de réfléchir, ça il s'en souvenait. Et la première personne qui lui venait à l'esprit était le beau blond qui l'avait sauvé d'une morte certaine.

« Une voix m'a simplement dit que dans un château je trouverai mon âme sœur pour battre un mal absolu, » résuma Peter sans regarder les Asgardiens qui le fixaient avec avidité. « C'est tout. »

Inutile de lui raconter sa petite discussion avec la voix. Odin quant à lui, échangea un regard lourd de sens à ses congénères.

« Eh bien, trouve la personne qui te guidera, » fit la conseillère aux cheveux blonds. « Ceci est très important, et à ne pas prendre à la légère. Vous êtes un atout Peter Quill. Souvenez-vous en, mais gardez à l'esprit que seules les actions du vrai Quill vous amèneras là où vous devez aller. »

Peter avait finit par lever les yeux et croiser le regard clair de la jeune femme. Il resta quelques instants à contempler ses yeux, qui étaient comme une bassine d'eau qu'on vous lançait au visage pour vous rafraichir les idées. Oui, il s'agissait surement de Fandral.

« Nous allons vous laisser vous reposer, » fit Odin. « Vous êtes plus pâle que le sol. »

En effet, Peter commençait à avoir la nausée au fur et à mesure que ses membres se décontractaient et que son estomac marchait à nouveau, son cœur ayant arrêté toute activité pendant un petit moment.

De ce fait, Odin tourna les talons et se dirigea vers la porte suivit de ses conseillers.

« Nous avons un énorme espoir, mon roi, » lui fit le conseiller à la voix grave. « Nos élus pour le moment sont donc bien Fandral et Quill. »

« C'est inespéré, » conclut la blonde en souriant doucement.

Odin s'arrêta devant la porte, et baissa un peu plus la voix.

« Cette pierre l'avait tué, » fit-il en attrapant doucement la poignée de la porte.

« Qu'entendez-vous par tuer ? »

« La vie avait quitté son corps… C'est ce qui me préoccupe le plus. »

« Nous allons comme convenus faire des recherches sur cet homme lorsque le Conseil sera à nouveau uni se soir, » lui assura la jeune femme.

Odin hocha donc la tête, et ouvrit la porte en marbre. Et finalement, il ne fut pas surpris de voir Fandral en train de discuter avec les deux gardes. Ou plutôt, de les sermonner.

« Ah, Odin, vous êtes là, » lâcha Fandral, un sourire illuminant son visage. « Ces bourriques ne veulent pas entendre raison ! »

« Vous nous aviez ordonné de ne faire entrer personne, » corrigea l'un des gardes en se tournant vers leur roi.

Fandral voulut rétorquer, mais Odin leva une main d'un air las pour le couper.

« L'ordre est maintenant levé. »

« Que lui est-il arrivé ? » lui demanda Fandral qui afficha alors visage inquiet.

Odin se retourna brièvement pour jeter un coup d'œil vers Peter toujours à demi allongé sur le lit, discutant avec l'une des magiciennes.

« Il te le dira surement, » fit Odin qui eut confiance au terrien pour la suite des événements.

Puis, Odin continua sa marche. Les deux conseillers passèrent eux aussi et Fandral hocha la tête en signe de respect, pour ensuite pénétrer rapidement dans l'infirmerie. Il ne fut pas difficile de trouver Peter.

« Peter Quill ! Que t'est-il donc encore arrivé ! » s'exclama Fandral tout haut, grand sourire aux lèvres pour montrer qu'il maitrisait totalement la situation.

Après un « chut » sévère de la magicienne, Fandral resta stupéfait lorsqu'il fit le visage si pâle du terrien.

« Ouah… On dirait t'es tombé dans un sac de farine… » lâcha Fandral en se stoppant devant le lit.

Peter le fixa quelques instants, repensant aux dires de la prophétie.

« Normalement on dit « on dirait que t'as vu un fantôme »… » le corrigea Peter d'une voix lasse, une main contre son estomac.

« Les fantômes n'existent pas… En théorie. »

« C'est une putain d'expression. »

« Pourquoi un tel langage ? »

Peter voulut répondre, l'esprit embué, mais il se coupa, la bouche entrouverte, les sourcils froncés. Il se sentait trop mal. Son estomac et ses poumons le faisaient trop souffrir.

« Je crois que-… J'vais gerber… » murmura Peter qui lâcha une grimace de douleur, plaquant son avant-bras contre son estomac.

Mais avant que Fandral ne puisse demander quoi que ce soit à la magicienne, celle-ci tendit un seau en fer au terrien qui l'attrapa sans rechigner. Et quelques secondes après, Peter Quill vomit le contenu de son estomac dans le seau sous les yeux incrédules de Fandral.

« Bon sang, il t'est arrivé quoi… ? Les indigestions ne sont pas possibles ici, les aliments sont-… »

« Mais taisez-vous bon sang, » lui fit la magicienne en montrant d'un geste de la main d'autres personnes alitées.

Fandral s'excusa en silence, et se tourna vers Peter, déposant une main réconfortante contre son épaule. Le plus jeune tenait toujours fermement le sceau contre lui, front contre le rebord, haletant.

« Respire, ça va passer… » lui assura Fandral doucement.

Puis, il leva les yeux vers la jeune femme, l'interrogeant du regard.

« Secret professionnel, » fit la magicienne en secouant la tête d'un air désolé.

Levant les yeux au ciel, Fandral prit ensuite doucement le seau de Peter et l'aida à se rallonger. Il était livide.

« C'est quoi ? Un virus Midgardien ? » lui demanda Fandral.

La magicienne passa un tissu gorgé d'eau contre le front brûlant du terrien.

« Je t'ai déjà dit que je n'étais pas allé sur Terra depuis des années… » murmura Peter en fermant les yeux, suppliant intérieurement la douleur de disparaitre.

« Où est-ce que tu as mal ? » l'interrogea le guerrier.

Peter tapota son thorax à l'aide de son poing et Fandral fronça les sourcils. Puis il jeta un coup d'œil vers le sceau, et il écarquilla les yeux. Ne voulant pas inquiéter Peter, il fit les gros yeux à la magicienne.

« Il a vomi du sang aussi, » fit-il tout bas lorsqu'elle s'approcha de lui.

« C'est normal. »

« Normal ? Mais il s'est passé quoi par la Barbe d'Odin ! »

« Vous devriez le laisser se reposer, » reprit la jeune femme en haussant le ton.

Mais Fandral ne l'entendit pas de cette oreille, et s'approcha à nouveau de son futur amant.

« Dit moi ce qu'il t'est arrivé, » fit le guerrier en s'agenouillant devant le lit pour être à la hauteur du plus jeune.

Peter ouvrit doucement les yeux, aveuglé par la lumière. Fandral ne devait pas être au courant de la prophétie, c'était capital.

« Je vous ai entendus parler de cette pierre de prophétie… » murmura-t-il. « J'ai voulu moi aussi essayer… »

« Attends… Tu vas me dire que tu es allé toucher cette pierre ? » lâcha Fandral totalement éberlué.

« Ouais. Mais comme tu vois, ça c'est pas passé comme prévu. »

« Mais bon Dieu ! Tu es un Midgardien ! Rien que l'effleurement de cette pierre peut te tuer ! Combien de temps l'as-tu touché ?! »

La magicienne lui fit signe de se taire mais le guerrier fit la sourde oreille.

« Une petite seconde… » mentit Peter en plaquant ses deux mains contre son visage pour se masser les tempes.

« T'es un vrai malade ! Tu aurais pu mourir ! Encore un miracle que tu sois encore là à me parler… ! »

Peter se redressa péniblement, aidé par la magicienne. Il avait pourtant repris un peu de couleur.

« Regarde, je vais bien mieux maintenant, » reprit le terrien en clignant plusieurs fois des yeux, plaquant une main contre son crâne. « Juste un petit mal de tête. »

« Il faudrait que vous vous reposiez encore un peu, » lui conseilla la magicienne.

Pourtant, Peter se leva du lit, une main contre l'épaule du guerrier pour se hisser debout. Puis il lâcha Fandral, et s'étira en baillant.

« Ouais ouais, je me sens carrément mieux, » lui assura Peter en fixant la magicienne.

« Alors dans ce cas, regagnez vos quartier, et fait un petit somme tout de même. Vous n'êtes pas entièrement remis de vos blessures. »

« Je l'y emmène, » déclara Fandral en jetant un rapide coup d'œil à Peter.


Bon, Peter a encore frôlé la mort, je crois c'est son plaisir secret haha

Un bon coup de Fandral/Peter dans le prochain chapitre !

Prochain chapitre : Être maître de sa destinée

Gros bisous !