Merci encore une fois à toutes celles et tous ceux qui lisent ma FF ainsi qu'à toutes les review! Je mets un point d'honneur à répondre à chacune d'elle, ne serait-ce que d'un mot! Si ce n'est pas le cas lors du chapitre précédent, ne m'en veuillez pas. Il y a eu un problème avec ma page perso durant la journée de mercredi!
Bonne lecture!
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Chapitre 11 : Edward
Leur enquête piétinait. Voilà trois jours que l'explosion avait eu lieu, que l'équipe Cullen s'acharnait à analyser les preuves récoltées, à les recouper avec celles qu'ils disposaient déjà depuis de nombreuses années, mais rien ! Ils n'avaient aucune piste, aucune idée d'où pouvait se trouver ce fameux parchemin.
Edward aurait pu retomber dans son ennui perpétuel.
Mais depuis trois jours, Edward se sentait un monstre.
Debout, à demi caché derrière un énorme épicéa, il observait la jeune femme au côté de son père pleurer leur ami aujourd'hui enterré.
Le cimetière de Forks n'était pas très grand mais il était bien entretenu. Une dizaine de personnes assistaient aux obsèques de Waylon Forges : Charlie et sa fille, la bibliothécaire qui ne semblait toujours pas s'être remis de la découverte du corps et qui tremblait comme une feuille, quelques habitants de Forks et des indiens Quileutes.
Waylon n'avait plus de famille. Malgré les différentes recherches que Charlie avait faites, personne n'était venue réclamer son corps. Ne voulant pas voir son ami relégué à la fosse commune, il avait donc décidé de payer lui-même une petite tombe dans le cimetière de la ville.
Edward savait les finances du shériff assez limitées : il s'était donc arrangé avec les pompes funèbres pour qu'il puisse prendre à sa charge une grande partie des frais sans que le père de Bella ne le sache.
C'était la moindre des choses après ce qu'il avait fait. Car il savait que rien ne pourrait jamais se faire pardonner ses actes. Il avait fait croire à Bella qu'elle était fautive de la mort de deux personnes. Il avait utilisé son penchant naturel à la culpabilité pour la forcer à abandonner toutes recherches.
Edward s'était lourdement trompé : il avait jugé la jeune femme relativement médiocre. Mais Bella était intelligente. Extraordinairement intelligente. En seulement deux jours, elle était sur le point de découvrir tous leurs secrets. Et cela l'exposait à de nombreux dangers. Les Volturis pourraient certainement s'en prendre à elle ou à son père pour qu'elle travaille pour eux. Et si jamais elle refusait, ce qu'elle était bien capable de faire vu son caractère entêté, alors ils les élimineraient rapidement.
Edward ne pouvait se résoudre à mettre la jeune femme en danger. Bella avait bouleversé la vision de son propre monde. Voué à un ennuie perpétuel depuis la mort de ses parents, Edward ne pensait que sa vie ne serait plus qu'enquêtes et recherches pour retrouver ce fameux parchemin et aider son père adoptif, Carlisle.
Et puis cette petite brune aux yeux chocolat était apparue. Bella était belle, intelligente, à l'écoute des autres et dénuée de toute méchanceté. Un être exceptionnel.
En d'autre temps, Edward aurait peut-être tenté sa chance. Mais les circonstances étaient différentes et le jeune homme était déjà heureux de pouvoir sauver la vie de la jeune femme.
Depuis qu'il lui avait clairement explicité qu'il ne voulait plus qu'elle s'immisça dans cette enquête, trois jours auparavant, Edward surveillait de loin Bella. Elle avait repris son travail, arpentant les rues de Forks dans sa voiture de fonction, une vie monotone, triste, mais tellement sûre.
Edward n'était pas en état de trouver son comportement étrange. Mais les autres membres de son équipe le lui faisaient bien sentir. Emmett était sans aucun doute le plus exubérant : il se moquait et faisait des allusions sexuelles plus ou moins évasives. Rosalie, elle, était de plus en plus froide. Elle pensait qu'Edward mettait l'équipe en danger. Alice ne l'avait jamais autant agacé qu'en ce moment.
- Quoi que tu fasses, tu ne pourras pas empêcher Bella d'être mêlée à tout cela, répétait-elle. Elle est spéciale, Edward, très spéciale !
Esmée ne pouvait s'empêcher d'avoir un regard condescendant. Elle n'aimait pas que les membres de son équipe aient des soucis.
Seul Jasper et Carlisle faisaient semblant de ne pas se soucier de son curieux comportement. Jasper car il pensait que Bella était une entrave pour cette enquête – ce n'était après tout qu'une adjointe de sheriff – mais n'osait pas le dire tout haut de peur de devoir subir les foudres de sa femme qu'il chérissait plus que tout.
Carlisle, lui, était plus circonspect. Il surveillait toute cette affaire avec beaucoup d'intérêt. Et il commençait à se demander si Bella n'était pas plus que ce qu'elle semblait être.
Edward ne voulait pas entendre cela. Il ne voulait pas croire que Bella faisait partie du plan céleste dont Carlisle lui rabattait régulièrement les oreilles. Bella était une femme fragile, sensible et qui méritait une vie normale.
Et aujourd'hui, Bella était là, sous la pluie qui tombait en fines gouttelettes du ciel de Washington, à soutenir son père. Elle était belle, le visage sans fard, offrant sa couleur diaphane à la fraicheur de l'eau. Elle portait sa douleur avec courage. Elle n'était ni de ses femmes hautaines qui ne se soucient que d'elles-mêmes, ni de ces hystériques qui aiment se montrer en spectacle.
Bella était comme cela, timide et réservée mais tellement à l'écoute des autres. Et c'était ce qui lui faisait le plus mal. La jeune femme avait le don de discerner la personnalité des gens. Et elle voyait Edward comme un être froid et sans aucune empathie pour les autres.
S'il avait pu lui dire. Il avait su, juste après l'explosion, qu'il n'y avait pas de blessé. Les blessés hurlent leur douleur, Edward les percevait toujours comme s'il était branché directement sur leur cerveau. Et il savait que Jessica était morte. Encore une de ses certitudes dont il ne s'expliquait pas la cause mais qui était incontestable. Pour sa sécurité, il s'était donc dépêché d'emmener Bella à l'air libre. Comment pouvait-elle penser qu'il était indifférent aux autres alors qu'il n'avait eu qu'une idée fixe : la protéger elle !
Carlisle lui avait alors annoncé qu'Emmett avait retrouvé le téléphone portable de l'agresseur de Bella, un certain James Goodman, un petit drogué sans envergure. Mais dans son répertoire, un prénom bien connu de l'équipe Cullen était enregistré : Félix.
Félix était un des hommes de main des Volturis. Sans doute un des plus barbares et des plus meurtriers qui gravitaient autour des trois maîtres du Vatican ! A lui tout seul, il avait accumulé plus de meurtres que tous les autres gardes du corps des Volturis réunis.
Quand Edward avait entendu son nom, il avait frémi. Sa première pensée avait été pour Bella. Si Félix apprenait sa capacité de déduction et son intelligence, il cherchera à l'éliminer. Les Volturis ne voulaient certainement pas d'un nouvel agent au sein de l'équipe spéciale de la CIA.
Aussi devait-il éloigner Bella de la CIA, quitte à souffrir de cette décision jusqu'à la fin de sa vie. Il avait alors choisi de paraître pour un monstre. Il avait laissé entendre à Bella qu'elle était responsable de la mort de deux personnes.
Edward s'en voulait de lui avoir fait du mal. Mais il ne s'en voulait pas de la situation actuelle. Bella était à nouveau dans son rôle d'adjointe du sheriff et les Volturis ne s'en prendraient pas à elle.
Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de chercher à la voir. Il mettait sa surveillance sur le compte de la sécurité de la jeune femme. Mais en fait, il avait besoin d'observer les traits de son visage pour tenter de comprendre ce qu'elle pensait, d'admirer ses cheveux châtains aux quelques reflets roux qui s'envolaient au moindre souffle, de se troubler devant sa démarche.
Edward ne voulait pas se rendre compte qu'il était amoureux. Mais pourtant, tous les symptômes étaient là.
Une semaine après l'enterrement de Waylon, Edward la surprit à celui de Jessica Stanley.
Il avait bien senti la tension entre Jessica et Bella et il avait bien compris que Jessica détestait Bella. Elle la trouvait ordinaire, voir médiocre, de ses femmes qui n'ont aucune beauté ni aucune charme, incapable d'avoir le moindre courage pour réussir, pour se sortir de ce trou sordide que représentait Forks pour elle.
Et par le système des vases communicants, Edward en avait déduit que Bella devait penser la même chose de Jessica. C'était oublier son incapacité à voir le mal chez les autres. Sa présence à l'enterrement de l'analyste la semaine suivante lui avait prouvé qu'encore une fois, il s'était trompé sur le compte de Bella et combien elle pouvait être énigmatique pour lui.
La jeune femme était très affectée par la mort de son ancienne collègue. Edward ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi. L'analyste ne valait même pas le déplacement à ses yeux. Et il était autant plus convaincu de la chose qu'il n'y avait présent autour du cercueil que quatre autres personnes avec Bella: les parents de la jeune morte, un représentant de la Cryst qui paraissait s'ennuyer horriblement et un homme blond qui se tenait un peu à l'écart.
Bella alla faire ses condoléances aux deux parents, effondrés par le subit décès de leur unique enfant. Ils semblèrent toucher par les propos que leur tinrent la jeune femme car Edward les sentit plus soulagés par la suite. Elle savait apaiser les autres.
L'employé de la clinique partit assez vite. Il ne connaissait pas Jessica et n'était venu que sur ordre de son patron qui voulait faire bonne figure auprès de ses employés. Jessica n'avait aucun ami dans son monde professionnel, un signe supplémentaire de son arrogance et de son ambition.
L'attention d'Edward se porta alors sur l'homme blond. Il connaissait la victime mais ne montrait aucun signe de tristesse ni de douleur. Ou du moins aucun qui ne soit réel car il tentait d'afficher un masque de deuil qui relevait plus de la pantomime burlesque que d'un sentiment véritable.
Dès l'arrivée de Bella, il lui avait lancé des œillades qui avaient agacées Edward au plus haut point. Ce blondinet se souciait plus visiblement de l'effet qui lui faisait la jeune femme que de la défunte. C'en était écœurant. A la fin de la cérémonie, qui fut très courte, il attendit que Bella s'éloigne des parents de Jessica Stanley et alla se présenter.
Edward sentit d'abord le trouble de la jeune femme : elle ne le reconnaissait pas. Puis, après un petit speech du blondinet, elle s'anima soudain et lui offrit un sourire amical. Edward les vit se faire la bise, l'homme s'approchant un peu trop à son goût et il fixa sa main posée sur le bras de Bella alors qu'ils avaient fini les amabilités d'usage. Ses intentions étaient très claires sur la relation future qu'il souhaitait installer.
Une bouffée de rage – ou de jalousie ? – monta au cerveau d'Edward. Comment ce gringalet pouvait s'imaginer être à la hauteur de Bella ? Et toutes les convictions de l'agent de la CIA s'évanouirent alors. Il fonça droit vers lui.
Quand il arriva à leur hauteur, Edward entendit l'inconnu expliquer à Bella qu'il avait un magasin de vêtement à Port Angeles. Il le décrivait comme un endroit à la mode qui faisait fureur auprès de tous les jeunes de la ville alors qu'Edward percevait dans ses propos que l'entreprise vivotait à peine et commençait à crouler de dettes sous la mauvaise gestion de son propriétaire.
Le prétentieux fit le silence quand il aperçut l'agent de la CIA, de deux têtes plus haut que lui stopper aux côtés de l'objet de sa convoitise. Bella se tourna alors vers lui. Il aperçut alors de la surprise, suivit rapidement par de la colère mêlée à de la tristesse. Il lui avait fait mal, bien plus qu'il n'avait imaginé et les yeux froids qu'elle lui adressait lui étreignirent le cœur.
Il y eut un silence pesant durant quelques secondes puis le blond se racla la gorge. Bella sembla se ressaisir et fit les présentations d'usage.
- Mike, je te présente l'agent spécial de la CIA Edward Cullen. Edward, voici Mike Newton, l'ex-mari de Jessica Stanley et un collègue du lycée de Forks.
Son ton avait été froid mais au moins, elle n'avait pas renvoyé Edward, ce qui le soulagea. Elle était en colère mais bien incapable de faire le moindre mal.
Les deux hommes se firent un salut froid. Edward remarqua immédiatement les yeux vitreux et les joues creusées de Newton : ce type était un drogué, un argument supplémentaire pour l'éloigner de Bella.
Mike était bien embêté par la présence d'un autre homme, qu'il jugeait, vu l'allure et la proximité qu'il avait avec Bella, comme un adversaire potentiel.
- Un agent de la CIA à Port Angeles, s'étonna Mike. En quoi un accident de labo peut-elle intéresser la CIA ?
Bella leva des yeux interrogateurs vers Edward. En effet, Carlisle s'était arrangé avec les forces de police de la région pour que la mort de Jessica passe pour un accident. Il n'était bon pour personne que toutes les forces de police se mettent à la recherche d'un membre des Volturis. Travailler en sous-marin permettrait à l'équipe Cullen d'arriver à de bien meilleurs résultats et de pouvoir éliminer définitivement Félix.
- En rien, dit sèchement Edward. Juste avant son décès accidentel, nous avions pris contact avec Mlle Stanley au sujet d'un entretien qu'elle aura pu avoir avec un individu décédé la semaine dernière. Avez-vous entendu parler d'un certain Waylon Forges ?
Mike Newton blêmit légèrement. Il avait déjà entendu ce nom.
- J'ai vu Jessica discuter avec lui une fois il y a quinze jours. Il était avec ce type,…
- Quel type ? insista Bella.
- Tu le connais Bella. On le rencontrait parfois quand on allait à la Push quand on était jeune. C'était un de tes amis, je crois.
- Un Quileute ? demanda alors Bella, surprise par cette révélation.
- Oui. Enfin, j'étais avec Jessica, j'essayais de voir si on pouvait reconstruire notre couple. Et puis ce Waylon est arrivé. Il s'est présenté comme un ami de ton père et il a demandé à parler à Jess en privé. Il se collait à elle, et elle semblait très intéressée par ce qu'il lui proposait. C'était…dégoutant.
Edward se retint de rire. Pensait-il vraiment que Waylon voulait coucher avec son ex-femme ? En tout cas, il n'avait jamais été aussi sincère qu'à cet instant. Bella, aussi, montrait un certain étonnement face à cette nouvelle.
Mike se remit très vite des images de sa femme en pleine fornication avec un quinquagénaire qui lui traversait l'esprit et envoya un regard langoureux à Bella. Jouer l'amoureux transit semblait être un rôle qui attirait beaucoup de femmes dans son lit. Du moins les plus idiotes et les plus shootées. Il devait vraiment avoir le cerveau détruit par la drogue pour penser que Bella allait tomber sous son charme avec ce genre de balivernes.
- Avez-vous parlé à quelqu'un d'autre de cette entrevue ? demanda alors Edward.
- Non ! Bien sur que non ! A qui voulez-vous donc que je parle ? bafouilla Mike.
Bien sur qu'il en avait parlé à quelqu'un. Edward aurait bien voulu prolonger cet interrogatoire mais la présence de Bella le gênait. Il préviendrait Carlisle dans la journée et Emmett ou Jasper viendrait lui poser des questions supplémentaires. Ces deux là savaient s'y prendre pour avoir toutes les réponses.
Mike était sans aucun doute le lien entre Waylon, Jessica et les Volturis. Ce type avait condamné à mort deux personnes pour un gramme de coke, peut-être même moins, simplement par jalousie paranoïaque.
- Je suis content de te revoir, Bella, continua Mike avec une moue à faire hurler de rire n'importe quel dépressif chronique. Même si les circonstances… Enfin, peut-être pourrions-nous nous revoir, un soir, pour parler du bon vieux temps ?
- Ce serait en effet très sympa, hésita Bella. Mais, avec la mort de Waylon et de Jessica, tu comprends, ce n'est pas vraiment le moment,…
- Je comprends, s'exclama Mike. Plus tard, peut-être…
- C'est ça. Au revoir, Mike !
Bella fit demi-tour le plus vite possible, suivie de près par Edward Cullen. Sa démarche était un peu trop mécanique, ses pas un peu trop rapide. Pour une fois, l'agent de la CIA comprit que la jeune femme était embarrassée par l'attitude de son ancien ami. Il fut soulagé de ce comportement et poussa un soupir.
Bella stoppa, fit demi-tour et se planta devant Edward.
- C'est quoi ton problème !
Le ton se voulait froid mais Edward n'arrivait pas à se sentir agresser. Il restait toujours dans l'idée qu'elle avait refusé un rendez-vous avec ce mauvais sosie de Kurt Cobain.
- Je n'ai pas de problème ! répliqua-t-il, histoire de rentrer dans son jeu.
- Pas de problème ! Tu m'interdis de me mêler à nouveau de cette enquête. Tu m'accuses, avec des allusions à peine voilées, que je suis responsable de la mort de deux personnes. Et depuis plus d'une semaine, tu m'espionnes et voilà qu'aujourd'hui, tu te plantes devant Mike Newton comme de si rien n'était.
Aïe ! Elle avait remarqué ! Edward aurait du se sentir coupable, peut-être même en colère d'avoir été si facilement démasqué. Mais au contraire, il trouvait la situation cocasse. Ce petit bout de femme tentait de se montrer en colère. Mais elle ressemblait plus à un petit chaton qu'à une lionne.
Il lui fit son petit sourire charmeur, pour calmer la discussion et tenta une approche plus humoristique.
- Lorsqu'on a envie de détester quelqu'un, on est jamais à court de raisons pour cela !
- Oh ! Par pitié, Edward, laisse donc Jane Austen là où elle trouve. – Bella ferma un instant les yeux. Elle respira profondément et un mince sourire finit par apparaitre au coin de ses lèvres. – Et puis, je ne te déteste pas !
Le cœur d'Edward eut un soubresaut. Malgré tout ce qu'il lui avait fait subir, ses colères, ses changements d'humeur, elle ne le détestait pas.
- Je suis désolé, Bella. L'autre jour, je ne voulais pas être te faire le moindre mal, avoua alors Edward, ému par la révélation de la jeune femme. Mais cette enquête est trop dangereuse pour que tu y sois mêlée…
- Je sais. Je suis trop stupide pour comprendre.
- Je n'ai jamais pensé que tu étais stupide, grogna l'agent de la CIA. Tu ne sais pas dans quoi tu cherches à te mettre.
- Alors éclaire ma lanterne !
Edward respira profondément et tenta de se calmer. Bella avait décidément l'art de le faire passer de l'amusement à l'agacement en un temps record.
- Je ne peux pas, Bella, reprit-il doucement.
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?
- Tu mérites une vie calme et normale, Bella, dit-il comme simple excuse.
Bella se mordit la lèvre de mécontentement. Edward vit une larme brillée au coin de ses yeux. Mais elle refoula rapidement sa peine et le toisa de haut.
- Alors que comptes-tu faire maintenant ?
- Encore une fois, ton aide nous a été précieuse. Ce Mike Newton nous a permis de savoir que Waylon Forges avait rencontré Jessica en compagnie d'un autre témoin, un indien de la tribu Quileute qui habite à la Push si je ne m'abuse. Nous allons aller l'interroger.
Bella parut surprise. Son visage devint soudain moqueur.
- Tu comptes aller interroger sans mon père ni moi un membre de la tribu Quileute.
- En effet, répondit Edward, qui ne comprenait pas son changement de comportement.
- Et bien je te souhaite bien du plaisir.
