Coucou ! Voilà enfin le chapitre 11 ! Bon, pour tout avouer c'est un chapitre que je n'aime pas... Je l'aime vraiment pas ! aucune idée de pourquoi mais il me plait pas ! Manque de bol, il fait carrément parti du fil conducteur donc on va devoir le lire quand même ! Allez merci de le lire et de m'excuser, merci à ma beta aussi qui m'a dit qu'il était nul mais m'a aidée dans ma très dure tâche pour l'améliorer et bonne lecture !


Chapitre 11 : La fierté d'un idiot

15h 52

Antoine était encore endormi, ou du moins, ses yeux étaient encore fermés. Le matin était devenu une terre totalement inconnue pour lui. Il ne dormait plus la nuit, il réfléchissait, se lamentait, rattrapait ses séries sans même comprendre ce que les personnages disaient. Il vivait la nuit, se couchant vers 7h et se levant vers 16h. Le reste du temps, il dormait. Il dormait, mais son sommeil était encore plus fatiguant que d'être éveillé. Des fois il en avait tellement marre de regarder des séries, auquel il ne comprenait strictement rien, qu'il travaillait, en vain, pour son prochain épisode, qui encore une fois ne faisait que trop tarder. Les gens ne comprendraient donc jamais qu'en l'enfonçant en lui disant que ce n'était qu'une merde qui ne bossait jamais, ça n'allait pas lui donner envie de travailler. Il l'avait toujours fait pour s'amuser et maintenant, il n'était pas d'humeur à s'amuser. Il pensait tout le temps à Mathieu, à Amy aussi, mais pas pour les même raisons. Les paroles de cette fille avaient fini par lui paraître plus vraies que nature à force de se les répéter. Tous ces mots, ceux d'Amélia et surtout ceux de Mathieu, polluaient son esprit et le rendait aussi productif qu'un poisson congelé. Mais le plus grand s'en voulait, il se détestait de toujours aimer Mathieu, rêvant de lui en vouloir et de le détester à sa guise.

*On est des infidèles, on est des infidèles, on montra pas au ciel~*

Il regarda son téléphone d'un air aussi mélancolique qu'agacé par la sonnerie et le dérangement occasionné. Lucie essayait de l'appeler, mais lui ne voulait parler avec personne, encore moins avec elle. Il savait que Lucie allait lui demander comment ça se passait avec Mathieu, comme à chaque fois qu'ils se parlaient, maintenant. Antoine aurait préféré mourir plutôt que de tout lui raconter. Ça ne la regardait pas, il ne voulait plus en parler, à personne, personne sauf Mathieu. Ça faisait maintenant 4 jours qu'il était parti en laissant ce fichu mot, toujours posé à côté de la cafetière. 4 jours qu'ils ne s'étaient pas parlés et 4 jours qu'il n'avait parlé à personne d'autre qu'à lui-même.

Alors pourquoi je devrais lui répondre ? C'est pas avec elle que je veux parler...

17h 46

*On est des infidèles, on est des infidèles, on montra pas au ciel~*

Rhaaaa~ Bordel !

Antoine décrocha son putain de téléphone. C'était la 6ème fois que cette folle l'appelait, même si à chaque fois, elle restait sans réponse. La jeune fille devait obligatoirement faire exprès pour que ses appels soient aussi fatigants. Antoine était obligé de craquer et de finir par répondre. Même si elle savait très bien qu'il n'allait pas répondre, elle laissait sonner jusqu'à ce qu'il se décide à répondre, laissant un message vocal vide d'environ 20s à chaque fois. Antoine avait fini par hésiter entre penser qu'elle était juste insistante pour rien ou alors que quelque chose de grave avait eu lieu. Il n'était pas vraiment d'humeur à la réconforter, mais le lui devait bien.

Mathieu, si ce jour-là tu ne m'avais pas dit que tu ne m'aimais pas, je n'aurais jamais eu à aller la voir et aujourd'hui à répondre... Et à la fin, tu m'aimes vraiment pas... T'es vraiment bizarre, mec...

Il finit donc par répondre, de toute façon, il ne supportait plus d'entendre sa sonnerie de portable, bien qu'il était hors de question de mettre son portable en silencieux, de l'éteindre, ou même de changer sa sonnerie.

« A- Quoi ? Ça fait 6 fois, là !

L- Antoine ! Putain on s'inquiétait ! Ça fait 4 jours que tu n'existes plus nul part !

A- Aaah... Juste pour ça ? Je suis vivant, sur ce sa-

L- Attends !

A- Quoi encore ?

L- Tu nous fais quoi là ? Il se passe quoi ? Tu disparais, on s'inquiète et tu nous envoie chier ?

A- … Tout va bien. Je dois bosser.

L- Te fous pas de moi !

A- … Oui, il s'est passé quelque chose, mais pour l'instant, j'ai pas envie d'en parler.

L- C'est quelque chose avec Mathieu ?

A- Lucie, je te dirais rien.

L- C'est à cause de Mathieu oui ou merde ?!

A- … Oui.

L- Je viendrais te voir le plus tôt possible.

A- Lucie, non s'il te plaît...

L- Tu sais très bien que je lâcherais pas l'affaire, après tout ce que j'ai misé sur vous ! Je viendrais avec Léon !

A- Lucie je-

*bip, bip, bip* »

Putain... Mais... Pfff...

Il s'était encore fait avoir. Antoine n'avait vraiment pas envie d'avoir de la visite. Il avait pourtant été clair avec lui-même. La prochaine personne avec qui il avait décidé de vraiment parler c'était Mathieu. Enfin, il était résolu jusqu'à ce que le petit couple s'invite bientôt chez lui, qu'il le veuille ou non, ils étaient décidément bien trop envahissants. En plus de l'obliger à avoir des invités, ils l'obligeaient inconsciemment, ou peut-être consciemment, les connaissant, à ranger son antre. Et d'ailleurs, il devait se bouger, il ne savait pas trop quand ils allaient venir, mais il ferait mieux de tout ranger au plus vite, le danger approchait à grand pas. Si ces deux-là voyait tout le mal qu'ils s'étaient donnés, être aussi rapidement anéanti, il ne payerait pas cher de sa peau. Il fallait avouer que s'il continuait comme ça, il allait bientôt pouvoir postuler à ''C'est du propre'', sans le moisi, il ne faut pas déconner non plus !

Je devrais peut-être prendre une douche aussi... Ça me changera les idées avant de faire le ménage ! Au bordel ! Ça sonne trop philosophique !

18h 49

Malgré sa très puissante envie de ne rien faire, Antoine avait aéré tout l'appart' qui puait le renfermé et avait pris une douche. Ce n'était pas la meilleur douche qu'il ait jamais prise, elle ne lui avait pas trop changé les idées, mais au moins, il était propre et réveillé, près pour passer une nuit debout, encore.

Je vais devoir me remette à l'heure, un jour... Ouais bah quand tu te seras décidé à m'expliquer ! N'est-ce pas, Mathieu ! Aaah~ Et un jour je vais peut-être devoir penser à arrêter de tout rapporter à toi !

Il venait de fermer les fenêtres, il avait froid et pensait encore à Mathieu. Le bordélique se dirigea vers sa chambre en se dépêchant, il devait s'habiller, mettre quelque chose de tout chaud et tout doux, Mathieu lui avait acheté un Kigurumi de Spyro avant toute cette histoire. Il lui rappelait des souvenirs, des vieux souvenirs d'amitiés.

Je voulais pas me changer les idées moi ? Aaah... Pas top, mais y'a rien de mieux pour avoir chaud et pour sourire ! Pff t'es con de m'avoir offert ça quand même !

Il s'installa dans son lit et lança Netflix, repoussant le nettoyage au lendemain, pour l'instant, il ne voulait rien faire.

20h 12

Dri- dri- dri- dri- driiing~

Hein ? Merde ! Mais pourquoi ils sont là maintenant ? Putain j'ai pas rangé !

Antoine, en pleine panique, commença à prendre tout ce qu'il trouvait parterre pour le balancer dans les placards qu'il avait sous la main. Au moins, ce n'était pas à la vue de tous, entre des fringues qu'il avait enlevé dans la cuisine et qui étaient toujours restés là, on ne sait pour quelle raison et des paquets de gâteaux, de clopes et quelques bouteilles vides, tout était tassé le plus possible dans tout ce qu'il trouvait.

Dri- dri- dri- dri- driiing~

Raaaah ! Ouais on se calme ! Putain ! Si ça se trouve c'est même pas eux !

Après quelques derniers coups de pieds dans des fringues en direction de sa chambre, qu'il partit très vite fermer, pour ouvrir la porte derrière laquelle Léon s'impatientait, Lucie était un peu plus patience pour le coup. Il finit par ouvrir la porte sans réfléchir et dans le feu de l'action de rangement express. Il s'attendait à quelque chose comme dans les mangas où la lumière sort de la porte et l'éblouie mais à la place, il fut déçu de voir Lucie qui engueulait Léon comme un gamin, parce qu'il avait trop appuyé sur la sonnette. Cela fit tristement rire Antoine, un rire compatissant, sûrement. Léon le vit devant la porte ouverte, en train de sourire et lui sauta dans les bras comme une petite princesse qui saute dans les bras de son prince charmant pour fuir le méchant dragon qui l'empêchait de casser la sonnette. Il éclata de rire, suivit de près par Lucie, ils étaient presque en pleurs sans qu'Antoine n'est absolument rien compris.

Whaaaat ?! Mais... Quoi ?!

« Lé- Antoineeee ! Fais-moi des câlins mon petit dragon !

L- Hahaha ! Seigneur, je décède ! Mec, c'est quoi cette tenue ?

A- Ah merde j'avais oublié !

Lé- Trop sex, je suis prêt à tout si tu me le demande comme ça !

A- Pff, je crois que vous me soûler déjà... Rentrez, je crois que j'ai plus trop le choix... »

Toujours au bord des larmes, ils partirent s'installer dans le salon d'Antoine, et bien sûr il était obligé de s'asseoir exactement à cet endroit. Ce qui énerva encore plus le dragon violet. Il ne prit même pas la peine de se changer, de toute façon, c'était trop tard, ils l'avaient déjà vu. C'était sans doute une de ces soirées, qui avait été prévues pour être cool (enfin cool pour le cas d'Antoine), mais qui avait été gâché par plein d'imprévus merdiques à commencer par ses invités.

Reste poli, évite les sujets qui te donne envie de les frapper et sois gentil ! Ouais, on va essayer ! Et je comprends pas, il est très bien mon kigurumi !

« A- Café ? Bière ?

L- Bon, je vais faire du thé !

A- On dirait une petite vielle ! Café pour moi.

L- C'est exactement pour ça que je vais faire du thé comme une vielle, pour pas que tu boives de café. Ça te changera.

A- Qui t'as dit que je buvais du café ?

Lé- Héhé ! On lit en toi comme dans un livre ouvert, Antoine ! Tu peux me faire un café s'il te plaît, petite grenouille ?

L- Ok, doudou.

A- Quoi ?! Pourquoi lui, il a le droit ?

L- Parce que lui, il travaille.

A- Moi aussi je travaille !

Lé- Non, toi tu bois du café et tu appuis sur n'importe quelle touche de ton clavier.

A- Tu dis ça au hasard ou tu as caché des caméras chez moi ?

Lé- …

L- Ton PC est allumé et y'a trois tasses de café vides à côté.

A- Ah... C'est long de faire du thé !

L- C'est parce que t'as pas de bouilloire ! Du coup, je dois le faire à la casserole !

Lé- Il serait peut-être temps que tu ailles chez But ?

A- Pourquoi ? Tu travailles là-bas ?

Lé- Haha, pas du tout !

A- Alors tu fais quoi ?

Lé- Je suis prof à-

L- On n'est pas venus pour ça ! Antoine. Mathieu. »

Merde, moi qui pensait m'en être bien sorti pour éviter la discussion.

Le demi sourire que se forçait à tenir Antoine tomba, ça faisait 4 jours qu'il n'avait parlé à personne et là, non seulement il parlait à quelqu'un, mais en plus il devait parler de Mathieu. C'était sûrement la seule personne qui n'aimait pas ''Matoine'' tout en faisant tout pour les voir ensembles.

Comme si cet idiot qui part sans rien dire ne me fait pas assez réfléchir, en plus il faut que j'en parle à quelqu'un ! La pudeur ça existe ! J'ai pas vraiment envie d'expliquer ce qu'on a fait...

« A- On est plus en très bon termes, c'est tout ce que tu as à savoir.

L- Antoine ?

Lé- Laisse tomber, Lucie...

L- Aaaah... Pourquoi vos histoires d'amour sont toujours si compliquées ?

A- Il n'y a pas d'histoire d'amour entre nous... Amy a dit qu-

L- Peu importe ce qu'elle a dit. Tu l'as crue ?

A- …

Lé- Elle a dit quoi ?

L- Peu importe ce qu'elle a dit. Tu es un idiot.

A- Alors à quoi je devais croire ?

L- Peut-être que si tu acceptais de tout nous raconter on pourrait te le dire, génie.

A- Peu importe que je te le dise ou non, il a dit qu'il ne voulait plus me revoir !

L- Vous êtes vraiment des gosses !

Lé- Bon, il est temps de manger ! Lucie, calme toi s'il te plaît, tu fais peur...

L- … Tu fais à manger doudou ?

Lé- Si je trouve quelque chose.

A- Il doit rester des raviolis.

L- Hmm... »

Antoine regardait Léon avait une certaine crainte, quant au contenu des placards qu'il ouvrait. Il le voyait souvent rire et faire des têtes bizarres, il était très concentré à essayer de se rappeler du contenu qu'il avait ''rangé'' à l'intérieur en 5 mins top chrono. Lucie continuait à parler dans le vide, il était bien content de ne rien lui avoir dit, pour une fois. Mais il ne comprenait vraiment pas comment ses amis pouvaient le prendre au sérieux dans une tenue comme celle-là. Pourtant c'était rare que l'on le prenne au sérieux, à moins qu'il y mette vraiment du sien mais là, avec un kigurumi de Spyro, c'était presque trop simple.

Je dois vraiment faire peur à voir... Hm' ! Ou peut-être qu'ils ont peur des dragons ! Et bien Mathieu, la prochaine fois je mettrais ton kigurumi au lieu du costume de lapin, il est bien mieux ! Je me demande si tu m'en parleras... L'espoir fait vivre, je ferais peut-être un truc avec sur la Mezzanine ! De toute façon, je sais pas si je pourrais refaire des WTC... En tout cas c'est plutôt mal parti...

« Lé- Sinon, What the cut ?!, ça avance bien ?

A- Tu connais déjà la réponse...

L- T'es débile doudou, tu as dit toi-même qu'il écrivait n'importe quoi sur son PC !

Lé- Bah je sais pas, peut-être qu'il est en manque d'inspiration pour une fanfiction toute mielleuse !

A- Ferme-la et ramène la bouffe, je crève de faim !

Lé- Je ne suis pas votre gouvernante ! »

Léon arriva avec une casserole, des pâtes à l'intérieur, pas de raviolis ce soir, ils étaient tout au fond d'un tiroir, dominé par des paquets de cookies, de clope, une bière presque vide et il avait vu la souris de PC du dragon. Antoine, qui avait arrêté de s'inquiéter sur le fait que le contenu douteux de ses placards de bouffe soit dévoilé, boudait. Non seulement le couple s'était invité le soir même, sans que rien ne soit près, mais en plus ils restaient manger.

Bon, plus vite tu vas manger, plus vite ils partiront ! J'ai pas envie d'avoir des amis en ce moment ! Tout ce que je veux c'est qu'on me foute la paix ! J'aurais pas dû leur ouvrir, je suis trop gentil !

« L- Antoineeee ! Tu nous laisse dormir ici s'il te plaît ?

A- Non.

L- *Snif, snif*On s'était promis qu'on resterait toujours amis ! Tu t'éloignes de moi comme ça... Je ne vaux plus rien pour toi ? C'est ça que tu appelles ''ami'' toi ?

Lé- Lucie, ne pleure pas, c'est comme ça, les gens changent. Antoine n'est plus l'ami que tu avais.

A- Vous, par contre, vous n'avez pas changé... C'est ok alors arrête de pleurer, t'es chiante maintenant !

L- Merciii !

A- Tu redeviens gentille maintenant ? Mais je vous interdit de coucher ici !

Lé- On sait, réservé à toi et Mathieu !

A- … Prenez la chambre d'amis, je vais me coucher. Bonne nuit. »

Lucie et Léon avaient un sourire narquois qu'Antoine n'eut pas grand mal à déchiffrer, il avait bien fait exprès de dire ça, sûrement pour savoir si Antoine avait couché avec Mathieu. Dans tous les cas, il devait se dépêcher de dégager le bordel présent dans la chambre d'ami.

Merde, j'aurais dû répondre autre chose au lieu de fuir comme un con ! Pfff... Au pire ils partent demain ! Je mets le bordel dans une autre pièce et je vais dormir, ils ont réussi à me fatiguer !


Fiiiiin ! Nan j'déconne ! Plus sérieusement, n'hésitez pas à me laisser un review pour me dire ce que vous en pensez parce que voilà ! Sinon merci encore de lire ma petite histoire, c'est gentil, ça me fais sourire et ça vous fait faire votre bonne action !