Coucou !
Voici le prochain chapitre ! Pour me faire pardonner de la méchante coupure, j'ai essayé de le faire plus long que d'habitude -entendez pas trop court quoi ;)
J'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture !
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Chapitre 9 : Altercation et Reconnaissance
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Pansy était là aussi, et des que la préfète croisa le regard noir de cette dernière, elle sut qu'une joute verbale risquait de s'enclencher rapidement si aucun professeur n'arrivait tout de suite.
Bien entendu, elle avait raison.
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-Alors, miss Parfaite, grinça la fille aux longs cheveux noirs en s'avançant vers Hermione d'une démarche chaloupée, Drago n'est pas avec toi ?
Il y a avait une telle ironie dans ces mots que n'importe qui pouvait comprendre que ce qu'elle pensait d'Hermione étaient des qualificatifs bien éloignés de la perfection…
-Il faut croire, se contenta d'énoncer la brune sur un ton qu'elle voulait léger.
La fille aux cheveux noirs eu un sourire mauvais qui étira ses lèvres colorées, et plissa légèrement les yeux, comme si elle hésitait entre deux insultes. Elle sembla se décider :
-Tu te crois peut-être supérieure, miss Je-sais-tout, mais sans ton petit ami, tu n'es rien, énonça-t-elle finalement. Rien du tout, siffla-t-elle perfidement, et je doute que tu représentes bien plus à ses yeux.
-Ne confond pas tes sentiments à mon égard avec ceux de Drago, Parkinson, répliqua-t-elle en insistant sur le prénom de son petit ami.
Elle s'efforçait de garder une expression parfaitement neutre, voir un peu ennuyée, ainsi qu'une voix posée pour donner plus de poids à sa répartie. Un court instant, elle envia le masque de glace dont Malefoy ne semblait jamais se départir. Mais elle se reprit bien vite en songeant qu'elle n'avait certainement pas envie d'être ce genre de personne qui méprise tout le monde et ne montre jamais ses émotions. Il y avait des limites.
La fille face à elle ne cilla qu'un très bref instant, mais qui suffit à Hermione pour deviner que la réplique avait fait mouche. Elle s'améliorait, avec le temps. Elle réprima un petit sourire satisfait qui aurait sans doute été inconvenant. Elle était préfète, après tout.
Elle constata que plusieurs élèves avaient cessé de parler, et regardaient dans leur direction, sans pour autant faire mine d'intervenir. Elle était au centre de l'attention, et elle détestait ça. Mais elle devait reconnaître que clouer le bec à Parkinson lui plairait bien.
-Sale garce, marmonna Pansy, les joues légèrement rouges, tu...
Mais elle n'eut pas le loisir d'en dire davantage, car à se moment là, Drago fit son apparition dans le couloir.
Drago Malefoy se rendait à son cours, la mort dans l'âme.
Ce diner avait été un calvaire, du début à la fin. Il avait pourtant fait des efforts pour se montrer relativement détaché, assis à la table des Gryffondors, mais il devait avouer que son self-control avait été mis à mal, et qu'il avait échoué. Pas tant que ça le dérangeait, d'ailleurs.
Mais il enrageait que la brune le traite comme le dernier des imbéciles, pas fichu d'éviter une bagarre. Elle n'avait manifestement pas vu les trésors de volonté qu'il avait du mettre en place… Bon, sans doute qu'il exagérait, là, mais il avait réellement fait des efforts, et que ceux-ci passent inaperçus le rendaient grognon. Sans doute plus qu'il n'aurait du.
Il avait l'habitude qu'on lui fasse des éloges, pas des critiques !
Il avait croisé Blaise en se rendant en DCFM, qui avait commenté ce midi en essayant de se pas trop se moquer de lui ni se montrer sarcastique, ce qu'il avait grandement apprécié. Blaise pouvait heureusement parfois se montrer un peu subtil quand les circonstances l'exigeaient, ce qui était appréciable –il était après tout un Serpentard. Parce qu'il n'aurait vraiment pas supporté qu'il lui demande encore une fois « comment les choses avançaient avec « son » Hermione » avec un sourire de pervers. Et qu'il n'était pas d'humeur à l'entendre énoncer les atouts de sa future nouvelle conquête non plus. Bref, Drago avait tenté de se vider la tête en échangeant quelques remarques anodines sur la nullité des cours d'Hagrid, la petitesse des premières années et la sénilité croissante de Dumbledore. Une agréable conversation, quoi…
Mais ce cours en commun avec les Gryffondor n'arrangeait pas vraiment son humeur.
Bon, tempéra-t-il intérieurement, ce ne serait pas trop difficile. Il lui suffirait d'aller s'asseoir à côté d'Hermione –au moins, Pansy ne pourrait pas le coller- d'ignorer Zambini qui ricanerait sans doute dernière lui, et lever les yeux au ciel devant l'empressement de sa « petite amie » à répondre aux questions les plus dures des enseignants. Cette manie était véritablement agaçante, mais en réalité, il aurait du admettre que ces mimiques cherchaient surtout à cacher son admiration devant son savoir sans borne.
Granger –pardon Hermione- ne se contentait pas de frétiller et faire son intéressante. Elle connaissait réellement les réponses, et, mieux encore, elle comprenait parfaitement les longues phrases qu'elle déblatérait sans reprendre don souffle. Il avait longtemps cru qu'elle se contenait de citer les livres par cœurs, mais ses sortilèges parfaitement réalisés et le conseil qu'elle lui avait soufflé une fois en potion, sans mépris, lui avaient forcé à revenir sur ses opinions.
Ce qui l'agaçait prodigieusement. Il n'aimait pas se tromper, ni se remettre en question. C'était bien entendu le commun des mortels, mais chez lui c'était une opération particulièrement douloureuse, et quelque part, il en voulait un peu à la brune pour ça, même en sachant qu'elle n'était pas responsable. Et même s'il savait qu'elle voyait ses grimaces et en paraissait peinée, il ne parvenait pas à faire autrement, en tout cas pour l'instant. Quand bien même, ça faisait un argument à Pansy pour « briser son couple ».
Mais en arrivant devant la salle de classe et en captant la scène qui se passait devant ses yeux –Pansy et Hermione en train de se disputer, devant les élèves amusés- il sut que son parfait petit programme bien élaboré venait de tomber en miette.
Il ne réfléchit que quelques secondes.
-Blaise, soupira-t-il, tu crois que ça passerait si je laissais ma « petite amie » se faire démonter par Pansy, devant témoins ?
Pour toutes réponses, le black s'éclaffa, en ricanant vaguement un « désolé, mec » absolument pas sincère. Il nota mentalement qu'il devrait rendre la monnaie de sa pièce au sorcier, quand cette foutue histoire serait terminée.
La réponse était limpide, malheureusement : Non, évidement. Il ne prit pas non plus la peine de demander si en rajouter une couche serait plus approprié –et pourtant il aurait préféré ricaner avec les autres vert et argent de la future déconvenue de la brune que de « voler à son secours ». Mais avait-il seulement le choix ? Le blond s'empêcha de soupirer une seconde fois, carra les épaules et se fixa un air conquérant et sur de lui, croisant les doigts dans sa robe de sorcier pour que Pansy ne lui cause pas trop de difficultés.
-Pansy, j'aimerais que tu cesses de harceler ma petite amie.
Il lui sembla que sa langue le brûlait légèrement à prononcer ce mot, mais il commençait presque à s'y habituer.
Hermione se tourna légèrement vers lui, apparemment surprise de l'entendre, et eu un sourire timide devant son intervention, avec un air de reconnaissance sur son visage. Ça aussi, c'était étrange.
La brune quand à elle ouvrit de grands yeux et minauda d'une voix qu'il détestant tant :
-Mais drakichou…
Il vit rouge. Bon sang, où était passée sa meilleure amie, la fille perfide qui n'avait pas froid aux yeux, était vulgaire et hypocrite, nulle en potion, et surtout, surtout s'intéressait à un quelconque benêts, qui n'était pas lui ?
-Ne m'appelle pas comme ça.
Sa voix claqua, sèche. Plus, même s'il ne l'avait prémédité. Il espérait que ce serait suffisant, mais ça ne devait manifestement pas être son jour.
La brune changeant d'attitude du tout au tout. Bombant la poitrine, elle se redressa dans une potion relativement aguicheuse. Il était parfois difficile d'ignorer les atours de Pansy, étant donné que les vêtements ne laissaient pas grands loisirs à l'imagination. Elle portait l'uniforme, mais arrangé à sa sauce, il semblait pour le moins indécent. Sa chemise était si largement déboutonnée qu'elle laissait deviner un soutien-gorge d'un rose fushia loin d'être discret, et il la soupçonnait fortement d'avoir lancé un sort à sa jupe car à sa connaissance, les autres filles de l'école ne laissaient pas voir d'aussi grandes proportions de jambes. Sans parler du fait qu'à chacun de ses mouvements, ses vêtements laissaient entrevoir une bande de peau crémeuse, au niveau de son ventre. C'était un rien excitant –après tout, il n'était qu'un adolescent mâle- mais comme toujours, dés qu'elle ouvrait la bouche ourlée d'un rouge vif, cela rompait le charme.
-Drago… tu ne peux pas être sérieux. Granger n'est assurément pas une fille pour toi, nous le savons tous les deux. Si elle n'était qu'à Gryffondor, mais elle n'a aucune classe, aucun style. Tu ne peux pas être attirée par elle…
Elle secoua la tête.
-…Et ne me fait pas croire que tu l'aimes ! poursuivit-elle. Elle n'est qu'une passade, tu ferais mieux de laisser tomber, et revenir à quelqu'un qui te correspondrait mieux…
Elle accompagna ses paroles d'un mouvement de menton qui la désignait assurément et mettant en évidence le décolleté de sa chemise.
« Ouais, sûr que toi, t'es la fille que j'ai toujours rêvée », songea Malefoy avec dérision, se retenant de lever les yeux au ciel. Il eut la surprise de constater que la brune intervint :
-J'apprécierais que tu ne parles pas de moi comme si je n'étais pas là, Parkinson, fit Hermione, visiblement énervée. Ne te mêle pas de se qui ne te regarde pas !
-Je ne parle pas à toi, castor disgracieux, répliqua la serpentard d'une voix acide.
Hermione sursauta, visiblement désarçonnée par cette injure osée.
Malefoy sut qu'il lui fallait intervenir. Ça ne lui sembla même pas difficile ou forcé. Il était évident à voir les grands yeux chocolat de la préfète, ses vêtements de fille sage qui la moulaient discrètement, ses joues rouges et ses lèvres roses et pleines, qu'elle était loin de ressembler à Pansy. Pas le même style. Cependant, elle n'était pas moche pour autant. Il lui avait fallut des années et le renouvellement de la garde-robe de la préfète pour s'en rendre compte, mais elle était même plutôt jolie. « Elle est plutôt bien foutue » avait dit Blaise, et il ne pouvait lui donner tord.
Il savait qu'il devait se mettre en colère pour que quelqu'un ai critiqué sa petite amie, son choix quelque part. Mais en réalité il était furieux à cause d'autre chose, sur laquelle il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Ses yeux écarquillés étaient trop brillants et reflétaient une tristesse qu'il n'avait pas aimé voir. Et ça l'irritait. Et le mettait en colère, mais sur lui-même.
Quoi qu'il en soit ; il n'eut aucun mal à sortit une réplique d'une cinglante froideur :
-Il me semble en effet que c'est à moi que tu t'adresses, Pansy, et à propos de la fille avec qui je sors que tu vitupères sans discontinuer. Hermione est loin de bénéficier de ta vulgarité, mais elle est tout sauf laide ! s'emporta-t-il. Elle est jolie et brillante, et cela suffit comme raison pour sortir avec elle et la trouver digne de ma présence, contrairement à ton cas !
Se clamant, il posa une main sur l'épaule d'Hermione, comme pour confirmer qu'elle lui « appartenait » aux yeux de tous et surtout de Pansy, et se contenta de prier la serpentard de le laisser, ce qu'elle fit de mauvaise grâce, cachant sa surprise face à la virulence de la réponse du blond.
-Hermione ! s'exclama Ron au moment précis ou le vert et argent retirait sa main et espérait pouvoir souffler.
Salazar, ne pouvait-on pas lui ficher la paix ? Ou alors il avait vraiment fait un truc de mal dans son ancienne vie, et on le lui rendait bien…
Le rouquin et Harry venaient d'arriver, et se précipitaient vers leur amie, avec des mines qui l'auraient fait rire s'il n'était pas aussi excédé.
-Tu vas bien ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
Les accents d'inquiétude et de haine étaient perceptibles. Avant qu'il ne lance une réplique bien sentie à cet imbécile de rouquin, Hermione intervint :
-Tout va bien, rassura gentiment la brune, et Drago est venu me défendre, précisa-t-elle alors que le roux se renfrognait.
Il aurait très certainement préférer avoir une excuse pour le réduire en bouillie. S'il y était arrivé, songea le blond avec ironie.
Hermione ponctua sa phrase d'un sourire éblouissant et radieux à son encontre, semblant véritablement apprécier sa démarche. Il se dit qu'elle était très belle comme ça, et il se sentit très bizarre, sans pour autant que ce soit désagréable.
L'arrivée du professeur de défense contre les forces de mal l'empêcher de s'interroger davantage sur ce curieux sentiment, et il entra en classe en silence, précédant la brune.
-Drago, interrogea-t-elle d'une voix douce, veux-tu t'asseoir avec Z… Blaise ?
Cette phrase proposée si gentiment le désarçonna. Elle semblait avoir repéré son malaise, son envie de ne pas se poser de questions, et surtout elle semblait très reconnaissante à son égard. Il fut si surpris qu'il refusa la chose qu'il avait précisément espéré quelques instants auparavant.
-Non, dit-il d'une voix qu'il ne reconnu pas, ça va aller…Merci, souffla-t-il d'une voix rauque, un rien hésitant.
C'était sorti presque tout seul. Eh merdre, s'il se laissait attendrir par le sourire tout en fossette de Granger, où allait le monde ?
-Oh, non, merci à toi, s'exclama-t-elle avec un éclat de rire joyeux qui le fit presque sourire.
Au moins, se dit-il en captant le regard outré et dégouté de Wesaley, tout n'est pas perdu.
Il tira la chaise à côté de la brune, et resta plongé dans ses pensées tout le long du cours, oubliant même de se montrer agacé par ses réponses toujours parfaites. Il essayait d'analyser les phrases qu'il avait dites, alors qu'il jetait des coups d'œil discrets à sa voisine. Ses cheveux étaient touffus, plus que ce matin à ce qu'il lui semblait, mais il se rendit compte qu'il aimait bien ça. Il le préférait même à quand elle s'était lissé les cheveux pour cet imbécile de bulgare, en quatrième année, et pourtant ce jour-là il n'avait rien trouvé à reprocher à la jeune fille qu'il détestait pourtant copieusement.
Elle n'était pas spécialement belle, réalisa-t-il soudain. Mais elle avait un petit quelque chose de plus que les autres filles de son année n'avaient pas. Une sorte « d'aura »… sans doute ce qu'on pouvait appeler le charme. C'était une fille banale. Mais elle était… vivante. Elle était naturelle et heureuse de vivre, malgré ses éclats colériques. Elle était pleine, entière, et ne passait pas son temps à se faire passer pour quelqu'un qu'elle n'était pas.
En fait, réalisa le blond dans un éclair de lucidité déplaisant, ce n'était pas tant le fait qu'elle s'habillait comme une personne normalement constituée qui lui avait fait réaliser qu'elle était une fille potable, contrairement à ce qu'il pensait, mais le fait qu'elle prenne soin d'elle lui avait redonné un petit plus, une certaine assurance qu'il lui manquait et qui la faisait autrefois passer inaperçue, cachée dans ses vêtements trop larges.
Son jean et son pull soulignait ses courbes de femmes, et c'était agréable à regarder. Sans provocation, la jeune fille cachait l'essentiel, mais il pouvait deviner sans mal que ce qui se cachait dessous serait à son goût. Il s'empêcha de rougir alors que la portée de ses paroles le frappait soudain. Il n'eut cependant pas le temps de se gifler mentalement ou se morfondre sur sa santé mentale, car une voix qui semblait venir de loin le tira de ses réflexions.
-Monsieur Malefoy ?
Le ton était sec, attendait visiblement une réponse qu'il n'était pas en mesure de fournir, étant donné qu'il n'avait pas la moindre idée de la question qui avait été posée.
Avisant un mouvement léger à sa droite, il lui avec étonnement le mot écrit sur un parchemin encore vierge, de la main d'Hermione : pitiponk.
N'ayant rien à perdre, il répéta le terme, presque surpris lorsqu'aucun rire ne s'éleva de la classe. Manifestement, c'était la bonne réponse.
-Cinq points pour serpentard, concéda le professeur, de mauvaise grâce cependant.
Il retourna à son cours, et le blond tâcha de paraître attentif, perturbé par l'aide de la brune, et se demandait à quel point elle s'était rendu compte qu'il la détaillait.
Aloooors ? Comment vous les avez trouvés, ces deux protagonistes ? ;)
