Une semaine de plus se déroula pendant laquelle je me donnai à fond pour m'améliorer dans tous les domaines possibles. J'arrivais maintenant à me déplacer à n'importe quelle hauteur avec la manœuvre tridimensionnelle, à trancher ma cible avec la force dont j'avais besoin et à maitriser mes économies de gaz. Du côté de mes relations, celles avec mes camarades n'avaient pas changé. Chaque nouveau jour j'apprenais à connaître Annie et Marco un petit peu plus. Je pris donc un jour l'initiative de les présenter à mon groupe d'amis. Ils étaient devenus par la suite des membres apparent de notre bande. De même pour Eren, lui et moi avions fais plus ample connaissance et je le considérais maintenant comme un ami. Quant au Caporal, ce n'était plus du tout pareil. Les seules interactions que nous échangions était lorsque l'on se disait bonjour, et encore c'était moi qui devait prendre les devants. J'aurais pu d'ailleurs parier qu'il ne m'aurait jamais adressé la parole de lui même. D'un côté je me disais que c'était normal et que notre petite chamaillerie n'allait pas durer éternellement. Mais de l'autre, je lui en voulais de son changement de comportement du jour au lendemain, et ça sans explication. Il n'y avait pas de fuis-moi je te suis ou suis-moi je te fuis. Peu importe si je le suivais ou non, il finissait toujours par me fuir.
J'entamais aujourd'hui une nouvelle journée au sein des murs, je commençais à prendre goût à la routine. Je m'habillai et me lavai comme à mon habitude avant de sortir de ma chambre assez nonchalante. Je sentais que ce jour allait être identique à tous les autres. Il était clair que j'étais plus que rejouée d'être ici en sécurité mais j'avais comme l'impression que j'avais besoin de me mettre en danger. Puis aussi de tester mes nouvelles compétences sur de réelles cibles.
En ouvrant la porte, je pus apercevoir celle de mon Caporal grande ouverte avec une Hanji plus que de bonne humeur entrain de sûrement l'attendre. Elle était toujours super excitée et je ne savais pas ce qui la motivait tant chaque jour. C'est alors que la personne pour qui elle patientait sortit enfin. Sans la saluer, il l'incita à avancer. Le regard de Hanji se tourna vers le miens. Tout en criant, elle se rua vers moi.
-Bonjour Hana ! Tu as bien dormi cette nuit ?
Livaï était toujours dos à moi. Je pense qu'il était plus que clair qu'il ne comptait aucunement laisser son regard traîner sur ma personne.
-Oui merci, et vous Hanji ? lui souris-je faussement.
-Très bien ! Tu veux déjeuner avec nous ce matin ? me demanda t-elle.
Se retournant d'un coup, Livaï tira Hanji en arrière par l'épaule.
-Hé la binoclarde, si tu veux manger avec elle fais-le toute seule. Moi j'ai prévu de manger avec Petra, entre adultes.
Il avait bien insisté sur le dernier mot de sa phrase. Il essayait encore de me piquer et de me rabaisser.
-Et alors qu'est ce que ça fait ? Elle peut très bien nous..
-Laissez tomber Hanji, la coupais-je, j'ai déjà prévu de manger avec un ami de toute façon.
Évidemment que je mentais et je ne savais pas pour quelle raison j'avais fait ça. Peut être pour lui prouver que je n'avais pas besoin de lui. Sur ces mots, je remerciai Hanji une nouvelle fois, la saluais avant de passer devant le Caporal sans me retourner.
Sur mon chemin je ne croisai aucune connaissance et commençai à croire que j'allais vraiment passer mon déjeuner avec moi même. Arrivée à la cafétéria, je me servis un bon chocolat chaud avant de m'installer à une des nombreuses tables. Livaï allait sûrement le remarquer et se moquer de moi intérieurement, je grognai à cette pensée. Quand on parlait du loup, il était entrain de rentrer avec ses deux coéquipières. Je me sentis tout à coup incroyablement seule et stupide aussi. Baissant rapidement la tête, je fis mine de n'avoir rien remarqué. Soudain, je vis le contenu de ma tasse faire une petite vague. La table tremblait, quelqu'un venait de s'assoir.
-Bonjour Hana.
-Oh Marco, m'étonnais-je. Salut !
L'absence de plateau devant lui me fit poser une petite question dans ma tête. Voulant continuer la conversation avec lui, je lui posais sans plus attendre. Ne comptait-il pas déjeuner ?
-J'ai déjà déjeuné en fait, me dit-il gêné. Je suis juste venu car j'avais envie de te parler.
Ce garçon était adorable, pas comme certain. Mon regard se déplaça malencontreusement sur mon Caporal. Qu'est ce qu'il avait à me fixer ? Je détournai immédiatement les yeux, souhaitant mentalement qu'il fasse de même. Je continuai de discuter et de rigoler avec mon ami quand une personne que je ne connaissais que trop bien fit son entrée dans la salle, c'était Annie. Lui faisant signe de venir vers nous, elle hésita un instant. Elle décida tout de même de nous rejoindre avant de timidement s'installer à côté de moi.
-Bonjour, nous salua t-elle nerveuse.
La saluant chacun notre tour, nous nous mettions à discuter de tout et n'importe quoi. Celle-ci prit un tout nouveau sens lorsque Annie toucha un sujet sensible, sujet que j'avais complètement oublié.
-Vous n'avez pas oublié que ce soir il faudra choisir notre division ?
-Bien sûr que non, sourit Marco.
Ils me regardèrent simultanément. À la vue de mon petit rire nerveux, ils durent comprendre tout de suite que cette cérémonie m'était complètement passée au dessus de la tête. Comme pour changer de sujet, je demandai à Annie ce qu'elle comptait choisir.
-C'est évident, les brigades spéciales.
Il y eut un blanc tout à coup, je ne savais absolument pas qu'elle souhaitait rejoindre cette branche. Pour briser ce silence, Marco nous confia que pour sa part il hésitait encore. Il me retourna ensuite la question. Réfléchissant quelques instants, au fond de moi je savais très bien ce que je voulais rejoindre. Mais était-ce ma véritable place ?
-Le bataillon d'exploration, je pense..
-Ça ne m'étonnes pas Hana ! s'exclama Marco, et pour quelle raison ?
-Peut être pour suivre le Caporal plus souvent, rigola Annie.
Si maintenant Annie s'y m'était, je perdais alors toute foi en l'humanité. Nous rigolions encore quelques minutes jusqu'à ce que l'heure de l'entraînement sonna enfin. Aujourd'hui, nous devions nous entraîner à nous déplacer dans les airs tout en étant sur notre cheval. Pour mes compagnons. c'était un talent déjà acquis étant donné qu'ils l'avaient autrefois pratiqué, mais pour moi c'était encore tout nouveau.
Arrivés à l'endroit demandé tout de même assez éloignées, je retrouvai Armin et Mikasa. Chuchotant quelque chose à notre entraîneur, Livaï se tenait près des écuries. Il s'éloigna ensuite de lui avant de se mettre du côté.
-Recrue Hana ? appela notre entraîneur.
-C'est moi ! répondis-je en restant bien droite.
Il me fit signe de m'approcher de lui. Me dépêchant pour le rejoindre, je voyais Livaï se décaler pour éviter que je ne passe à côté de lui. Je trouvais son comportement abusé. Tout ça pour un mensonge ? Surtout que maintenant je connaissais toute la vérité.
-À ce qu'on m'a informé aucun cheval ne t'a encore été assimilé, me sourit-il en tapotant sa main sur le cou de l'animal. Alors voici ta nouvelle bête !
Son pelage était blanc comme la neige, sans aucune imperfection. Lui caressant d'abord la tête, j'essayai de gagner sa confiance. Il semblait appréciait car il se mit à hennir. Mettant ses naseaux sous ma paume, il cherchait encore plus ma main.
-Elle adore les caresses, m'informa l'homme.
Oh, c'était donc une charmante jument que nous avions là. Après maintes caresses, je pus enfin monter sur mon nouveau cheval malgré les quelques tentatives ou je faillis basculer de l'autre côté. Une fois bien installée, l'homme m'apprit à me déplacer en m'expliquant chaque manipulation pour faire accélérer ou ralentir mon cheval. Au bout de plusieurs heures, j'arrivais parfaitement à galoper à ma guise. Je pouvais aussi remercier ma jument car elle était très docile, ne tentant jamais de faire un mouvement brusque pour me déstabiliser ou me faire tomber.
La montée maintenant réussie, je devais à présent maîtriser mon envol et mon atterrissage en partant de mon cheval. Mes premiers essais furent de total échecs. Je n'arrivais pas à prendre appuie sur ma selle sans glisser ou vaciller. C'est au bout d'une vingtaine de tentatives que je réussis enfin à tirer mes grappins dans un arbre, m'envoler vers un autre et atterrir gracieusement sur mon cheval. Je répétai la manipulation plusieurs fois, les exécutant sans problème. Soudain, quelque chose vint perturber mon cheval. Prenant plus que peur, un éclair jaune jaillit au dessus de nos têtes. C'était sûrement encore Eren entrain d'essayer je ne savais quoi avec Hanji. Ça eu le don de me déconcentrer quelques secondes avant de remarquer que mon cheval n'était plus en dessous de moi. Inévitablement, je m'écrasai violemment au sol.
Ma tête était lourde, ma vision floue. Au loin je pouvais entendre des personnes crier mon nom tout en accourant vers moi. Me retournant sur le dos, j'aperçus plusieurs têtes au dessus de la mienne. Il y avait Armin, Mikasa, Marco et je crus reconnaître la voix de Jean. Soudainement, le visage de Marco se retira pour laisser place à un autre que j'avais trop souvent regardé.
-Tu es stupide ma parole, tu aurais pu faire attention ! me cria mon Caporal.
Toujours dans les vapes, je fixais ses fines lèvres entrain de bouger. Pourquoi les utilisait-il seulement pour me dire de méchantes choses ?
-Est ce que tu arrives à te lever ? me demanda t-il.
Lui faisant oui de la tête, ils s'écartèrent tous aussitôt pour me laisser de la place. Je me redressai doucement sur mes coudes puis ensuite sur mes pieds avant de me lever. La douleur fut immédiate, je retombai directement en avant. Une main se posa au creux de mon dos, m'empêchant de m'écraser au sol une nouvelle fois. Livaï venait de me rattraper in extremis. Il me fixait à présent de ses yeux bleus, les sourcils légèrement froncés. Nos visages étaient vraiment proche. J'oubliai très vite cette proximité lorsque ma cuisse droite me rappela l'horrible douleur qu'elle me faisait subir, j'avais dû atterrir dessus.
-Tu vas monter sur mon dos.
Clignant plusieurs fois des yeux, j'essayai de savoir si j'étais entrain de rêver. Livaï aider ? Non, j'étais certainement entrain d'halluciner.
-Je peux l'aider à.., commença Marco.
-Mikasa, le coupa Livaï, aide là le temps que je me retourne.
Elle s'exécuta rapidement avant de me tenir pour m'empêcher de tomber. Tandis que Livaï s'accroupissait, il m'incita à monter sur lui. Mikasa prit soin de m'aider pour que je ne me fasse d'avantage mal. Une fois bien installée sur son dos, il attrapa délicatement mes cuisses puis me remonta légèrement pour éviter que je ne glisse. Se relevant délicatement, il s'éloigna finalement du groupe.
Il marchait lentement, prenant le plus grand temps possible. C'était quoi ce soudainement changement de comportement ? Il m'ignorait, me rabaissait mais était toujours là pour m'aider dès que j'en avais besoin. Ce fut seulement à cette pensée que je réalisai dans quelle position j'étais, collée contre son dos. Rougissant légèrement, j'étais nez à nez avec sa nuque. Une seule envie me traversait l'esprit.
-J'ai besoin que tu mettes tes bras ailleurs que sur mes épaules, j'en ai marre de te remonter à chaque fois.
En vérité, je ne savais pas trop où les mettre mais l'idée de les enrouler autour de son cou me semblait une bonne solution. Ça ne m'empêchait pas d'être gênée mais je devais le faire de toute façon. Hésitante, j'enroulai mes bras autour de son cou avant de rejoindre mes deux mains devant lui. Il me remonta une dernière fois, le silence reprit sa place. Étant encore plus près de sa nuque, je pouvais sentir son doux parfum s'engouffrait dans mes narines. Sans vraiment savoir ce que je faisais, je déposai ma tête au creux de celle-ci avant de fermer les yeux tout en continuant de humer son odeur. Je me sentais bien, tellement bien que je sombrai petit a petit au pays des rêves.
J'étais allongée sur quelque chose de moelleux et de confortable. Des rayons de lumière tapait légèrement mes yeux lorsque je pris l'initiative de les ouvrir. J'étais à la infirmerie, le souvenir de ma chute me revint aussitôt en mémoire. Regardant autour de moi, je ne voyais pas Hanji. Quelqu'un de dos était entrain de sortir de la pièce. Je le reconnus aussitôt.
-Attendez ! criais-je.
Livaï s'arrêta dans sa course. Sans se retourner, il me demanda si j'avais un problème. Sa froideur était de retour ainsi que sa voix qui me glaçait toujours sur place. Je ne pouvais pas le laisser partir maintenant, il fallait que je lui demande et que je mettes tout ça au clair une bonne fois pour toute.
-Pourquoi vous agissez comme ça ?
Aucune réponse.
-Je suis quoi pour vous au juste ? Un jour vous êtes quelqu'un de bien, un autre vous vous comportez comme si vous me détestiez alors il faudrait..
-Je ne sais pas ce que tu t'imagines mais à mes yeux tu n'es que de la nourriture qui finira par servir aux titans, me coupa t-il froidement.
Je me mordis la lèvre inférieure, comment pouvait-il me dire ça sans scrupule ? Sentant les larmes monter, je ne devais pas lâcher prise maintenant. Entre deux sanglots, je lui crachai mot pour mot que je le détestais. Je ne savais pas trop si je le pensais, mais j'étais gravement énervée pour le coup. À ses mots, il se raidit légèrement. Je n'espérai pas meilleure réaction de sa part.
-C'est mieux comme ça, m'avoua t-il avant de sortir de la pièce.
S'en était trop pour moi, je ne le comprenais pas et ne le comprendrai jamais. Jetant la couverture sur moi, je me cachais à l'intérieur tout en essayant de ravaler mes larmes. Je n'allais pas pleurer pour ce type.
Je ne sais pas combien de temps passa mais la lumière de dehors s'affaiblissait de plus en plus. La nuit et l'infirmerie ne faisaient maintenant plus qu'une. Hanji était venue pour me soigner et je ne sais par quel miracle, je ne sentais déjà plus rien. Sentant une main se frottait contre mon épaule à travers le drap, je sursautai brusquement.
-Hana, il est bientôt l'heure de la cérémonie, m'indiqua calmement Hanji.
Je n'avais pas envie d'y aller. Je ne savais plus ce que je voulais réellement devenir. Une fois levée et prête à partir, je me confiai ultimement à la seule personne encore présente dans cette pièce.
-Qu'est ce que je dois choisir.. ?
-Ton choix doit refléter qui tu es vraiment Hana, me conseilla t-elle en souriant.
-Je ne sais pas qui je suis.
-Repose toi alors sur ce que tu souhaites accomplir. Les buts pour lesquels tu te lèves tous les matins.
Cette femme avait le don pour me rassurer. Regagnant un fin sourire, je la remerciai de ses précieux conseils. Si je me levais tous les matins c'était pour m'entraîner, pour un jour être capable de tuer n'importe quel titan qui me faisait face. Il n'était plus question que je fasse preuve de la même lâcheté qu'avec Ben. Je ne voulais plus perdre qui que ce soit à cause de mon incompétence.
Me dirigeant à présent vers la cour, je voyais déjà toutes les recrues rassemblées. Je remarquai dans un coin mes amis, je les rejoignis discrètement. Au bout de plusieurs minutes, la plus part des soldats se tenaient face à la balustrade qui n'attendait maintenant plus que son porte parole. Hanji venait d'arriver ainsi que le Caporal et son escouade. Enfin, notre major apparu sur la scène. Arborant un regard dénuée d'émotion, il ne regardait personne en particulier, seulement le vide face à lui.
-Je suis Erwin Smith, commandant du bataillon d'exploration. Aujourd'hui, vous choisirez une division militaire et je suis ici pour vous persuadez de rejoindre la mienne. Durant leur récente attaque, vous avez appris à quel point les titans pouvaient être terrifiants autant que la limite que votre force puisse atteindre. Cependant, cette guerre a mené l'humanité plus près de la victoire qu'elle n'a jamais été. L'existence d'Eren Jaëger est cruciale. En risquant sa vie, il a indéniablement prouvé qu'il était un allié de l'humanité. Avec son aide, nous n'avons pas qu'arrêter la progression des titans mais aussi obtenus la clé pour découvrir leur vraie nature.
J'avais pu discuter avec Eren à ce sujet. Il m'avait confié qu'il avait eu des souvenirs de son père lui injectant d'étrange liquide lorsqu'il était petit. Sur le moment, son discours m'avait beaucoup rappelé le rêve que j'avais fait à propos de mon propre père.
-Nous croyons que le bâtiment de son ancienne demeure à Shiganshina détient des réponses sur les titans qu'il ne connaît pas lui même. Si nous pouvions atteindre ce bâtiment, nous trouverions des indices pour mettre fin à la domination des titans.
Je ne comprenais pas pourquoi il rendait cette information publique. Je pouvais voir la même interrogation dans le regard d'Armin.
-Nous nous dirigerons vers le bâtiment à Shiganshina. Cependant, cela nous requiert de reprendre Wall Maria, en d'autres termes notre objectif revient au même. Mais avec le portail de Trost scellé pour de bon, nous devrons prendre le long chemin près de Karanes à l'Est. Les quatre années que nous avons passé pour se frayer un chemin d'une grande envergure pour l'armée, sont finalement perdues. Pendant ces quatre années, plus de 60% du bataillon ont perdu leur vie. 60% en quatre ans, un chiffre dingue. Chaque recrue qui nous rejoindra, participera à notre excursion au delà des murs la semaine prochaine.
Plusieurs personnes se mirent à chuchoter entre eux. Je devais avouer que la semaine proche était assez tôt. Ce court délai allait encore plus faire fuir les quelques potentiels candidats pour le bataillon.
-Nous nous attendons à ce que 30% ne reviennent pas. Dans quatre années, la plus part seront morts. Mais ceux qui réussiront à y passer deviendront des soldats supérieurs avec un pourcentage élevé de survie. Maintenant que vous savez les faits décourageants, ceux d'entre vous qui veulent toujours risquer leur vie, restez ici. Demandez vous, est ce que vous voulez offrir vos battements de cœur pour l'humanité ?
Je voyais les recrues autour de moi plus choquées les unes que les autres. Certaines bavardaient entre eux tandis que d'autres transpiraient en silence.
-C'est tout. Tout ceux qui souhaitent rejoindre une autre division peuvent disposer.
-Commandant ! Ne pensez-vous pas que vous les effrayez un peu trop ? Ils vont tous partir.., dit un homme à ses côtés.
Je voyais la plus part des gens autour de moi se retourner et partir. Quelques-uns hésitaient, tel que Jean, Connie et Sasha. Je vis ensuite Annie s'en aller, d'un côté j'en étais triste. À mon plus grand étonnement, Marco disposa aussi. Je regardai ensuite Hanji, elle me souriait tandis que Livaï me menaçait des ses yeux comme si il m'incitait à partir. Armin et Mikasa étaient toujours là et n'avaient pas bougé d'un pouce.
Au bout de plusieurs minutes seuls quelques soldats se tenaient toujours là, face au major. Le silence était maître, on entendait seulement le bruissement du feu qui nous servait de lumière autour de nous. Erwin nous toisa alors de son regard de glace.
-Allez-vous tous mourir si l'on vous l'ordonne ? nous demanda t-il.
-Je ne veux pas mourir ! criais-je.
Un fin sourire se dessina sur ses lèvres.
-Je vois, j'aime le regard sur vos visages. Je vous souhaite à présent la bienvenue dans le bataillon d'exploration. C'est un véritable salut. Offrez vos cœurs !
-Oui, monsieur ! crions-nous tous simultanément en faisant le salut de l'humanité.
-Les gars.., fit Armin en souriant.
Je pouvais entendre Jean râlait et déjà se plaindre. Sasha était terrifiée tandis que Connie semblait plus rassuré. Chrysta était là aussi, au bord des larmes mais son amie Ymir lui confia qu'il ne fallait pas rester si c'était pour pleurer. Hanji me souriait en applaudissant. Quant à Livaï, il serra son poing avant de se retirer.
-Vous avez fais un bon travail pour surmonter votre peur, s'exprima Erwin, vous êtes de braves soldats. Vous avez mon plus profond respect.
Ses dernières paroles furent comme l'effet d'un remontant pour mon moral. J'étais enfin prête pour affronter la terrible réalité à l'extérieur des murs. J'allais enfin savoir si j'étais bel et bien utile à l'humanité.
