Titre : Ecole Bishonens
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Shiguré/Ténébra, Duo/Carina, Lia/Haru, Heero/Sunny, Quatre/Oeil d'Ange, Deedo/Trowa/Angel, Sériel/Wufei, Black Sora/Akito.
Chapitre : 11/17
Petit message : Heu... -Sora rentre dans la pièce discrètement- Heu... alors voilà, heu... Bonjour ! Donc, je m'appelle Sora et je suis l'auteur de cette fic que je ressors du fond de mon tiroir pour l'update du mois... enfin, qui aurait être de la semaine d'il y a plusieurs mois. Hum hum.
Je suis désolééééééééééééééééééééééééééééééééééééée !
Je me suis un peu trop laissé faire par l'ambiance des vacances et j'ai rien mis en ligne depuis des lustres alors que cette fic est terminée depuis longtemps ! Désolée pour tous ceux qui ne sont pas allés sur mon site perso pour lire la suite ! La voilà avec toutes mes excuses mille fois renouvellées !
Pardonnnn ! Même si je travaille maintenant (en économisant pour aller au Japon ! Youhou !) Je vais faire de mon mieux pour mettre à jour mes fics ! ... Mais je ne vous promets rien, d'accord ?
Donc, maintenant c'est la grande fiesta karaoké pour fêter l'anniversaire de la directrice ! Vous pouvez écouter les chansons sur mon site perso si vous le désirez. Parce que là, sans musique, c'est un peu chiant ! Enfin bon, à vous de voir !
Chapitre 11 : Orgie romantique à Versailles (Partie 1)
Note de l'auteur : Comme annoncé dans l'épisode précédent, Sora No2 étant repartie dans son monde momentanément, l'autre Sora, la directrice, sera appelée « Sora ».
« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Wouaaaaaah ! C'est... C'est beauuuu ! »
Devant les yeux de Lia s'étalait le majestueux domaine de Versailles : le château, les jardins, les fontaines, le labyrinthe, bref...
Black Haru, avec un sourire bizarre : « Génial ! On va faire une de ces noubas ! »
Sora soupira et les laissa tous les deux à leurs remarques stupides pour rejoindre la grande salle des fêtes.
Lia, très excitée : « Wouaaah ! Y'a même un labyrinthe ! Trop cooool ! »
Les yeux de Black Haru brillèrent d'une lumière étrange et il resta pensif un moment : « Un labyrinthe. Ça m'a l'air bien sympa tout ça. »
Lia, sans comprendre : « Hé ? Tu voudras bien venir avec moi ? »
Haru, en ricanant : « Héhéhé ! Pour sûr ! Tu peux compter sur moi ! »
Lia, déconcertée : « Ouais, je vois. D'accord. »
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« Bon ! Est-ce que mes esclaves ont terminé ? »
Heero se tourna vers la directrice et lui jeta un regard assassin : « Qu'est-ce que tu veux dire ? »
Sora, avec indifférence : « Bah oui : comme c'est mon anniversaire demain, vous êtes tous mes esclaves ! »
Elle le reluqua bien de haut en bas avant d'ajouter : « Ouais ! MES esclaves ! »
Heero leva un sourcil et ne répondit rien. Il se contenta simplement de tourner la tête vers Sunny pour guetter sa réaction.
La jeune fille était occupée à remplir un grand sac avec des chandeliers en or. Quand son regard croisa celui de Heero, elle le fixa avec un air méprisant et se replongea dans sa « transaction à sens unique ». (C'est comme ça qu'elle l'avait expliqué à sa soeur)
Quand toute la salle fut entièrement décorée, c'est à dire en fin d'après-midi, Sora expliqua à tout le monde le déroulement de la fête. Chacun avait revêtu son costume d'Halloween : Mayanaïs en Black Tchii, Kyo en chat, les JKS en JKS, Haru en serveur, Oeil d'Ange en femme fatale, Quatre en John Steed, Angel en fille mi-ange, mi-démon, Deedo en geisha, Trowa en Néo, Ténébra en déesse de la mort (mais elle avait laissé sa deathscythe au placard pour cette fois), Shigure en Austin Powers, Sériel en Aphrodite, Wufei en homme des cavernes (Oh oh oh ! ... Hum ! Désolée !), Carina en Bunny Girl et Duo en Dracula.
Au fond de la salle, sur deux trônes placés côté à côté, siégeaient Akito, déguisé en empereur japonais et Sora, déguisée en reine du dix-septième siècle.
Sora, sur un ton tyrannique : « Bon, comme je vous l'ai expliqué l'autre fois, j'aimerais que certains d'entre vous me chantent quelques petites chansons, histoire d'animer un peu notre séjour ici, qui va être assez long. »
Trowa, en admirant la déco de la pièce : « Combien de temps allons-nous rester ici ? »
Sora, en ricanant : « Jusqu'à ce que le roi retrouve sa liberté ! »
Quatre, un peu inquiet : « Qu'est-ce que tu veux dire par… »
Sora, joyeusement : « ALLEZ ! QUE LA FÊTE COMMMENCE ! Duo, tu te charges de l'ambiance : mets en marche les boules à facettes, fais le barman, déguises-toi en clown, bref : débrouilles-toi pour que la fête soit réussie ! »
Duo soupira : comme Sora No2 et Duo No2 étaient repartis chez eux, elle ne pouvait s'adresser qu'à lui, malheureusement. Mais dans un sens, il était bien content d'être redevenu l'UNIQUE Duo Maxwell !
Mais déjà, la directrice s'impatientait : « Bon. QUAAAAAATRE ! Au boulot ! Montes sur scène et chantes-nous un truc bien ! »
Quatre, hésitant : « Mais je... »
Sora, sévèrement : « Un professeur de musique doit savoir monter l'exemple à ses élèves alors au boulot ! »
Quatre baissa les yeux avant de regarder autour de lui, à la recherche d'un soutien, d'un regard encourageant.
Oeil d'Ange, joyeusement : « Courage, Quatre ! Je sais que vous allez y arriver ! »
Quatre, rassuré : « Merci. »
Oeil d'Ange rougit un peu : « Et puis, s'ils ne sont pas contents, je leur réglerai leur compte ! »
Quatre, surpris, écarquilla les yeux une demi seconde avant de lui offrir son plus beau sourire : « Merci. Merci beaucoup. Je chanterai cette chanson pour vous, alors. »
Il sauta littéralement sur la scène avec enthousiasme et se saisit du micro sur trépied. D'un regard, il fit signe à Duo de mettre en marche la sono.
Aussitôt, une musique très douce (légèrement sucrée) et assez romantique envahit la salle. Quatre, déguisé en John Steed, s'approcha du bord de la scène et plongea son regard dans celui d'Oeil d'Ange. Un regard très doux et très tendre.
« Miagereba ikusen ni
- Si tu lèves les yeux vers
Kagayaita hoshi-tachi wa
- des milliers d'étoiles brillantes
Itsu no hi mo kawarazuni mitsumeteru
- Toujours inchangées, elles regardent
Bokutachi no koto wo hontou no yasashisa wo
- vers nous, quand tu es perdue.
Œil d'Ange, les yeux rivés sur lui, acquiesça silencieusement.
Omou tabi mayou no wa
- Pense à la véritable gentillesse
Kizutsuita anata no chikara ni naritai kara da ne
- Afin que, si tu es blessée, elles veuillent être ta force »
Une grosse larme roula sur la joue d'Oeil d'Ange.
Angel, un peu inquiète : « HÉ ! Ça va ? »
Oeil d'Ange essuya ses yeux embués : « Oui, (Snif) c'est juste que… (Snif) C'est trop beau ! »
Au même moment, Quatre sauta au bas de la scène et rejoignit les deux jeunes filles.
« Kanashii toki ya sabishii toki
- Que ce soit dans les moments tristes ou les instants de solitude
Boku ha itsu de mo soba ni iru
- Je serai à tes côtés.
Soredemo boku wa anata no itami wo
- Mais je ne peux pas
Kawatte agerare ha shi nai
- Soulager ta douleur. »
Quatre prit la main d'Oeil d'Ange qui se mit à trembler comme une feuille et fut prise d'une rougeur généralisée. Le jeune homme poursuivit sa chanson sans la quitter des yeux.
« Miagereba ikusen ni
- Si tu lèves les yeux peut-être que
Kagayaita hoshitachi no
- la vision de milliers d'étoiles brillantes
Manazashi ga eien no yasashisa ka mo shirenai ne
- est une gentillesse éternelle. »
Pendant la pause musicale, Oeil d'Ange tenta vaguement d'établir un semblant de dialogue :
Oeil d'Ange, au bord de l'asphyxie : « Ah ! Je, heu… Je vous… Heu… Quatre ? »
Pour seule réponse, le jeune homme pressa un peu plus sa main dans la sienne et rapprocha sensiblement son visage du sien.
Oups ! La chanson reprend !
Quatre, écarlate, se reprit et s'écarta brusquement de la jeune fille, pour aller chanter un peu plus loin, près de la fenêtre.
« Kono hoshi de bokutachi ga
- Ici, sur cette planète
Meguriau guuzen ha
- notre rencontre chanceuse
Ashita he no tobira wo akehanatsu yuuki ni naru ne
- devient le courage pour ouvrir la porte vers demain.
Sora, agacée : « Mais MERDE ! Qu'est-ce qu'il fout !? Il pourrait pas chanter en nous regardant ! Quelle impudence ! »
Confus, Quatre se retourna face aux autres. Tout le monde le regardait avec intérêt, l'air de dire : « Hé ben ! Il se lâche le p'tit ! »
Faisant fi de leurs regards, le jeune homme poursuivit de façon très naturelle, en se frayant un chemin jusqu'à Oeil d'Ange, qui s'était isolée dans un coin de l'immense salle des fêtes.
« Mou sugu asa ga otozuretara
- Quand vient le matin,
Hoshi ha mienaku naru keredo
- les étoiles ne sont plus visibles mais
Yami no naka de mo hikari no naka de mo
- dans les ténèbres ou dans la lumière
Shizuka ni mirai wo matteru
- elles attendent silencieusement le futur »
Comme il arrivait près d'elle, pendant l'intermède musical, il lui prit la main et l'emmena dans la pièce à côté, la salle de danse, entièrement tapissée de miroirs. Aussitôt, tout le monde se précipita à leur suite mais la lourde porte en or massif se referma derrière le couple.
La directrice, dépitée : « Raaaaaaaaaaaah ! Je voulais savoir s'il allait conclure ! »
Elle se retourna brutalement vers Lia et lui hurla à la figure : « ROUVRES TOUT DE SUITE CETTE PORTE ! »
Lia, malicieusement : « Non, tu vas encore tout gâcher ! Tu mérites bien ton titre de reine quand il s'agit de casser les couples ! »
Sora, à la fois flattée et de mauvaise foi : « Hm. Ouais. Mais je voulais juste voir, c'est tout. Vilaine. »
Lia, toute fière de sa victoire : « Hm ! »
D'un vague geste de la main, elle fit apparaître un cadenas à la porte dorée pour empêcher les curieux de déranger Quatre et Oeil d'Ange.
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Dans la salle de danse, Quatre avait passé sa main autour de la taille de la jeune fille et avait glissé son autre main dans la sienne pour l'entraîner dans un slow romantique. Au début, très embarrassée, Oeil d'Ange avait fini par poser sa main sur son épaule, non sans avoir fortement rougi, tremblé et bafouillé d'incompréhensibles excuses. Avec un sourire amusé, Quatre rapprocha son visage et lui murmura à l'oreille :
« Toki ni ha kotoba yori mo
- Plus que des mots de temps en temps,
Hitotsu no hohoemi ga
- un simple sourire peut sauver
Kurayami de oboreta yume
- un rêve noyé dans les ténèbres
Tasuke dashite kureru
- pour moi. »
Oeil d'Ange passa à l'écarlate et vacilla légèrement pour s'effondrer dans ses bras.
Oeil d'Ange, bafouillant : « Désolée, je... Je... Pardon ! »
Quatre lui caressa tendrement la joue et la serra contre lui : « Ce n'est pas grave. Tu peux t'appuyer sur moi. Seulement, écoute jusqu'à la fin s'il te plaît.
Mou sugu asa ga otozuretara
- Quand vient le matin,
Hoshi ha mienaku naru keredo
- les étoiles ne sont plus visibles mais
Yami no naka de mo hikari no naka de mo
- dans les ténèbres ou dans la lumière
Shizuka ni mirai wo matteru
- elles attendent silencieusement le futur »
Après tout ces terribles efforts, Oeil d'Ange céda à l'émotion et glissa lentement sur le sol, soutenue par Quatre. Les deux jeunes gens s'assirent sur le sol froid de la piste de danse, Oeil d'Ange blottie dans les bras de Quatre. Celui-ci se pencha au dessus de son visage et lui murmura avec douceur :
« Miagereba ikusen ni
- Si tu lèves les yeux peut-être que
Kagayaita hoshitachi no
- la vision de milliers d'étoiles brillantes
Manazashi ga eien no yasashisa ka mo shirenai ne
- est une gentillesse éternelle.
Hoshi no manazashi ni narou
- Soyons le regard des étoiles. »
Comme la chanson se terminait sur les mêmes notes douces et sucrées, Quatre rapprocha son visage de celui de la jeune fille. Oeil d'Ange rouvrit les yeux et distingua une forme vague qui s'approchait d'elle, de plus en plus près. Elle faillit éternuer quand elle sentit un souffle sur ses narines.
Quatre contempla le visage de la jeune fille une dernière fois avant de fermer les yeux à son tour. Il la serra un peu plus fort dans ses bras, retint sa respiration et...
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« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. » (Bâillement)
Carina acquiesça : « C'est vrai que la journée d'aujourd'hui a été particulièrement épuisante. »
Duo s'arrêta devant la porte de sa chambre : « Pfffiu ! Je sens que je vais m'écrouler sur mon lit et m'endormir aussitôt : je tombe de sommeil ! »
Carina, compatissante : « Mon pauvre Duo ! La directrice t'a vraiment surchargé de travail ! Je pourrais t'aider demain, si tu veux ? »
Duo, étonné : « Quoi ?! Benn, c'est vrai que ça m'arrangerait mais je voudrais pas te déranger avec tout ça : il faut que tu t'amuses toi aussi ! »
Carina haussa les épaules : « Bah, ça ne me dérange pas du tout ! Ça n'a pas l'air si difficile que ça ! Et si on s'y met à deux, ça promet d'être amusant ! »
Duo, surpris : « Hein ? Heu, si tu le dis ! Mais je ne vois pas comment. »
Carina, mystérieusement : « Héhéhé ! Tu verras bien ! Sur ce, bonne nuit ! »
Duo : « Hé, attends ! »
CLAC !
Duo resta seul un moment dans le couloir de l'aile nord. Son regard restait fixé sur la porte par laquelle s'était échappée la petite queue de lapin.
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Le lendemain, c'était le 27 novembre !
Sora, sautillant sur place comme une folle, devant la table de la salle à manger, recouverte de cadeaux : « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C'est mon anniversaire ! C'est mon anniversaire ! »
Tout le monde haussa les épaules, avec indifférence.
Sora, très excitée : « Wouaaaaaaaaah ! Où vous avez eu tous ces cadeaux ? »
Duo haussa les épaules : « Bennn, c'est vrai qu'il y a nos noms dessus, mais en fait c'est Akito qui les a tous achetés. »
Long silence tendu.
Sora, sur les nerfs : « PARDON ! J'AI DIT « OÙ » avez-vous eu ces cadeaux ? »
Oeil d'Ange rougit (Je précise que depuis la veille, elle et Quatre n'arrêtent pas de se tenir par la main, de s'isoler loin des autres en évoquant des excuses bidons et que, en résumé, on ne peut pas les décoller) : « C'est que... On a été faire les boutiques, avec Tohru. »
La directrice se précipita aussitôt sur elle, l'arracha des bras de Quatre et l'enlaça, style « étreinte de catcheur » : « Wouaaaaaaaaaah ! C'est trop gentil ! Pour la peine, je vais vous offrir à toutes un cadeau ! »
Oeil d'Ange, étouffant : « C... Cool. »
Réléna (Jusque là, elle avait été bâillonnée et enfermée dans le pavillon de chasse, au fond du jardin mais pour l'occasion, on l'a relâchée) : « Ah ? C'est pour notre non anniversaire ? »
Sora, perplexe : « Ouais, on peut voir ça comme ça. »
Réléna, joyeusement : « Ouaiiiiiiis ! J'espère que j'aurais une robe de mariée ! »
Tout le monde, déconcerté, secoua la tête, négativement.
Réléna, les yeux pleins d'étoiles : « Pour mon mariage avec Heero ! »
Heero ne chercha pas à la contredire mais se tourna vers Sunny qui lui répondit sèchement : « Quoi ?! Qu'est-ce t'as, morveux ? Tu veux ma photo ? »
Tel Frankenstein (Il avait déjà le costume, maintenant il a l'attitude) Heero détourna lentement la tête, pensivement : Pourquoi donc était-elle si fâchée ? Alors qu'il lui avait sauvé la vie, en plus ! Il fallait au plus vite qu'il tire cette affaire au clair !
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Au milieu de l'après-midi, la fête battait son plein, presque tout le monde dansait et ceux qui n'étaient pas sur la piste étaient au buffet ou assis sur des chaises à discuter et plus si affinités.
Haru : « Bah quoi ? Moi je le trouve très bien le cadeau que Sora t'a donné. »
Lia, écarlate : « Moi aussi je le trouve pas mal mais sur tous les cadeaux qu'il y avait, POURQUOI a-t-il fallu qu'elle me donne celui-là et devant TOUT LE MONDE en plus !? »
Elle baissa les yeux et écarta légèrement le papier cadeau pour entrevoir un charmant ensemble de dentelle et de cuir rouge et noir.
Lia, soupirant : « Devant tout le monde ! Un porte-jarretelles ! »
Haru haussa les épaules : « Oh, ça va ! C'est pas la fin du monde ! »
Lia plaqua le dos de sa main sur son front dans une grande pose tragique : « Si ! Je suis traumatisée à vie ! »
Haru soupira : « Bon. On le jette alors ? Tu ne le mettras pas, c'est sûr ? »
Mais Lia hésitait : « Hmmm. Bien sûr que je le garde, ça peut toujours servir ! ... Un jour. »
Haru, plein d'espoir : « Ce soir ? »
Lia se leva et se dirigea vers le buffet, non sans avoir rajouté sur un ton mystérieux : « Peut-être. »
---------Au buffet :
Duo, avec curiosité : « Alors ? C'est quoi cette idée dont tu m'as parlé hier, pour rendre le service plus amusant ? »
Carina, sur le ton du complot : « Et bien, j'ai réussi à mettre la main sur les plans du château et sur les clés de toutes les portes et de tous les mécanismes secrets du jardin. »
Duo haussa les épaules : « Bof ! J'ai pas envie de me perdre dans cette baraque ! La vie de luxe, c'est bien joli mais c'est pas trop mon genre. »
Carina, tout en servant Lia : « Mais non, tu n'y es pas ! On pourrait les refiler à certaines personnes qui en ont besoin, des personnes qui veulent s'isoler ! »
En disant ces mots, elle fixa Lia droit dans les yeux.
Lia, intimidée : « Quoi ?! Pourquoi tu me regardes comme ça ? Qu'est-ce que vous mijotez tous les deux ? »
Carina, avec un sourire démoniaque (tel le diable se préparant à conclure un pacte) : « Dis-moi, j'ai ici, dans ma poche, L'UNIQUE clé du labyrinthe. Ça t'intéresse ? »
Lia, bavant à moitié : « Aaaah ! Labyrinthe ! » Elle se tourna pour jeter un regard envieux vers Haru qui inspectait le cadeau offert par Sora sous toutes ses coutures puis répondit avec enthousiasme en hochant fortement la tête (comme Oui-Oui) : « Oui oui ouiiii ! Ça m'intéresse, ça m'intéresse ! Je la veuuuuuux ! »
Tel un zombie avide de chair fraîche, elle tendit les bras vers Carina qui la repoussa d'une pichenette sur l'épaule.
Carina, innocemment : « D'accord. Je veux bien te la donner mais à une condition. »
Lia, précipitamment : « Accordée d'avance ! »
Carina, avec un sourire démoniaque : « On voudrait que, mis à part dans les salles de bain, les chambres et les toilettes, toi et tes copines, vous installiez des caméras dans toutes les pièces du château ! »
Lia, surprise : « Quoi ?! Des caméras ?! Partout ?! »
Duo lui plaqua une main sur la bouche : « Chuuuuuut ! Pas la peine de crier si fort ! »
Carina, malicieusement : « Et puis, j'allais oublier : il est inutile d'en installer dans le labyrinthe, puisque ce n'est pas vraiment une pièce ! (Petit clin d'oeil) Alors, marché conclu ? »
Lia acquiesça silencieusement et tapa du bout du doigt sur la table, un léger halo de lumière verte l'entoura avant de disparaître au bout de quelques secondes.
Carina, menaçante : « C'est fait ? »
Nouveau hochement de tête.
Carina, sur un ton mielleux : « Biennnn ! Tiens, voilà pour toi et merci encore ! »
« Qu'est-ce qui se passe ici ? »
En voyant Black Haru le fixer avec un regard suspicieux, Duo lâcha immédiatement Lia, pour la laisser répondre.
Lia, avec un ton peu naturel : « RIEN ! Tout va très bien ! T'en fais pas ! J'ai juste conclu un petit marché avec Carina, mais ça doit rester secret alors... »
Black Haru regardait toujours Duo comme suspect : « Ouais. Ça expliquerait certaines choses. Bon, on retourne s'asseoir ou on va danser ? »
Lia, tout sourire (Danser, nonnn, j'ai une meilleure idée !) : « Et si on allait faire un tour dehors à la place ? J'ai envie de prendre l'air. »
Black Haru, sans comprendre : « Bon. Comme tu veux. »
Les deux jeunes gens s'éloignèrent vers la grande porte qui menait au jardin. Étrangement, Lia insista pour prendre son cadeau avec elle.
« On ne sait jamais ! Quelqu'un pourrait me le voler ! »
Duo, impressionné : « Wouah ! Impressionnant. Tu as su t'y prendre comme il fallait, en utilisant son point faible et tu as pu obtenir tout ce que tu voulais. »
Carina, fièrement : « Et ouais ! On m'a toujours dit que j'avais la bosse des affaires ! »
Duo, impressionné, la regarda sans répondre. Lui, quand il devait faire une affaire, il était toujours obligé de s'y prendre avec des supplications, des échanges infructueux, presque du harcèlement !
Dans ce genre de situations, ce serait bien d'avoir une associée comme elle ! ... Quel dommage qu'ils n'habitent pas dans le même monde !
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Le soir :
« Mais MERRRRRDE ! Pourquoi tout va TOUJOURS de travers ? Où est-ce qu'elle est passée encore ? Sale petite peste ! »
Akito tourna lentement la tête vers Sora et lui prit la main : « Très chère, si ça peut vous donner une idée du lieu où elle se trouve, je peux vous dire que Hatsuharu aussi a disparu. »
Sora, enragée : « Elle est ENCORE partie avec son mec ?! Mais MERDE ! Ils pourraient pas faire ça LA NUIT, dans leur CHAMBRE ! »
Akito, calmement : « Très chère, je vous rappelle que vous aussi, vous êtes parfois aussi... Hm. Vous aussi, vous avez parfois des tendances « nomades ». »
Sora se leva brusquement en voyant Lia débouler dans la salle, complètement échevelée, essoufflée, en sueur, bref, PAS PRÉSENTABLE !
Lia, embarrassée : « Désolée, je... Je vais me changer ! »
Haru, qui arrivait derrière elle, au même moment : « Je viens avec toi ! »
Sora posa un instant son regard sur sa chemise grande ouverte avant de répondre sèchement : « PAS QUESTION ! Si tu dois te rhabiller, c'est ICI ! »
Aussitôt, tous les regards féminins se braquèrent sur le jeune homme.
Haru, gêné : « Heu, ok. »
Sans lever les yeux, il rajusta la ceinture de son pantalon à frange et reboutonna sa chemise.
Carina apprécia le spectacle : « Hmmm. »
Duo, un peu vexé : « Ouais. Je vois pas ce qu'elles lui trouvent toutes : après tout, il n'a rien de plus que moi ! »
Devant sa mauvaise foi, Carina ricana sans détourner le regard : « Héhéhé ! Hum ! Désolée ! »
Le « rajustage » de Haru laissa un grand vide dans l'ambiance de la fête. Quand Lia monta sur la scène, personne n'y fit attention, mis à part les mecs. Il fallut que Haru tourne la tête vers elle en soupirant d'un air rassuré pour que les filles lèvent les yeux sur la scène.
Sora, méchamment : « Hmmm. Et tant qu'on y est, Lia, tu ne chanteras pas ! Heu, KIT' ! AU MICROOOO ! »
Kit', complètement bourrée : « OUAIIIIIIIIS ! C'est parti ma poule ! »
La jeune fille se dirigea en titubant sur la scène, s'écroula sur le rebord, se hissa dessus difficilement. Elle se prit les pieds dans les câbles, tomba à la renverse et se rattrapa au micro. Sans un signe pour la sono, elle commença à chanter d'une voix vacillante et un peu éraillée :
« Dans la forêt d'Afrique,
Un congolais chantait,
Pastis 51, boisson alcoolisée... »
Sora, énervée : « Mais MERDE ! Qu'est-ce que c'est que cette daube ? Faites-la taire ! »
Kit', en rêvassant :
« 51, je t'aime,
J'en boirai des tonneaux [et des tonneaux
Á me rouler par terre, jusqu'au prochain bistrot. »
Heero et Wufei se précipitèrent sur scène, la prirent chacun par un bras et la firent descendre de scène. Malheureusement, la jeune fille n'avait pas lâché le micro pour autant :
« Et si tu m'abandonne,
Alors je m'empoisonne
Avec une bonbonne,
D'un bon Ricard bien jauuuuneuh ! »
Sora, au bord de la crise de nerfs : « Débranchez le micro ! Débranchez le micro ! »
Kit', se débattant pour garder son micro :
« Nannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ! Mon 51 !
51, je t'aiiiimeuh,
J'en boirai des tonneaux [et des tonneaux
Á me rouler par terre, jusqu'au prochain bistrot ! »
On finit par débrancher le micro et après une bagarre générale, on réussit à le lui arracher des mains. Mais la jeune fille continuait à délirer, tandis qu'on la traînait à sa chambre :
« 51, je t'aime, J'en boirai des tonneaux à me rouler par terre, jusqu'au prochain bistrot ! C'est trooooop ! Au troooot ! Ouaiiiiis ! 51, je t'aime, je t'adore ! 51 ! 51 ! Zone 51 ! »
Sora, la tête dans les mains : « Mon anniversaire ! Mes 19 ans ! »
Lia, embarrassée : « Heu, joyeux anniversaire ? »
Sora lui lança un regard assassin.
Lia, gênée : « Bon, bennn, bonne nuit ! »
Puis elle courut à sa chambre sans demander son reste.
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Tout avait donc l'air de merveilleusement bien se passer pour tout le monde : les liens se resserraient, les couples se formaient, bref, une bonne odeur de flirt ! Malheureusement, passablement agacée par tout ce bonheur et pleine de rancoeur à cause de son anniversaire gâché, Sora eut envie de refroidir les coeurs par une nouvelle cinglante. Deux jours plus tard, le soir, elle réunit donc toute la troupe et déclara solennellement :
« Mes chers camarades, j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer. Bien que je sois sincèrement ravie de vous voir vous amuser ici et bien que je vous aie annoncé hier que nous resterions longtemps ici, je voudrais rappeler que malheureusement, notre voyage durera seulement jusqu'à Noël. Autrement dit, après Noël, vous repartirez CHACUN dans VOTRE monde, CHEZ VOUS. »
Un lourd silence angoissé tomba sur tout le château.
Oeil d'Ange leva un regard désespéré vers Quatre : « Oh non ! Qu'est-ce qu'on fera, quand il faudra nous séparer ? »
Quatre la prit dans ses bras : « Ne t'en fais pas, on trouvera bien une solution. On ne nous séparera pas si facilement. »
Trowa s'immisça dans la conversation (Mais merde ! Il peut pas les laisser tranquilles ?!) : « Si Sora nous transporté à travers plusieurs mondes, ça ne devrait pas la déranger de faire le taxi ? »
Quatre et Oeil d'Ange, n'écoutant que leur bon coeur : « Heu, Trowa... »
Duo, pensivement : « Ce serait peut-être le moment que je chante ma chanson. »
Le jeune homme monta sur la scène à la surprise de tous. Enfin presque de tous : Duo fit un clin d'oeil à Carina, signe que celle-ci devait lancer la musique.
La chanson démarra donc sur les chapeaux de roue avec batterie et guitare électrique. Duo portait son costume de Dracula : une longue cape à doublure rouge, un pantalon noir, une chemise noire entrouverte et une paire de bottes assorties. (Rrrr.)
Duo, en balayant le public du regard :
« Guuzen no deai ga mirai made kaete shimau
- Une rencontre chanceuse peut même changer le futur
Kiseki o shinji na yo umaku ikusa
- Crois aux miracles, les choses iront d'elles-mêmes
It's gonna be OK ! (avec un clin d'oeil pour Carina)
- Ça va aller !
En fixant Mayanaïs intensément : (Carina, jalouse : « Grrrrrrr ! »)
« Dare ni mo watasenai taisetsuna mono wa hitotsu
- Il y a juste une chose, tellement importante que tu ne peux la confier à personne
Chance wa ichido dake te ni irero yo ashita ja osoi
- Tu n'as qu'une seule chance, saisis-la, demain, il sera trop tard. »
Mayanaïs, pensivement : « Il a raison. »
Kyo, jaloux : « Hein ? »
Mayanaïs, gênée : « Rien ! Rien du tout ! »
Duo descendit le petit escalier de la scène et s'approcha des filles.
En prenant le menton d'Oeil d'Ange juste sous le nez de Quatre :
« Tadaaaaa hiza o dakaete ochikonda kinou
- Oublies hier où tout ce que tu pouvais faire »
En prenant Lia par les épaules :
« Wasurete shimae jibun o shinjite
- C'était passer tes bras autour de tes genoux dans tes bras et soupirer. Crois en toi ! »
Brusquement, il se sépara de sa victime et rejoignit le centre de la pièce pour chanter le refrain en fixant tour à tour chacune des demoiselles.
« Tabun umaku iku ze dakara umaku iku ze (Pour Angel)
- Peut-être que tout se passera bien, alors tout se passera bien !
Chance wa me no mae (Pour Carina)
- Ta chance est juste devant toi !
Daijoubu kitto OK ! (Pour Ténébra)
- C'est bon, c'est sûr, tout va bien !
Tabun umaku iku ze dakara umaku iku ze (Pour Deedo)
- Peut-être que tout se passera bien, alors tout se passera bien !
Owari no nai yume no tame ni (Pour Oeil d'Ange)
- Pour que le rêve ne s'arrête jamais"
Sitôt le refrain terminé, le jeune homme reprit son petit manège mais en allant un peu plus loin : il s'approcha de Ténébra et lui prit la main :
« Akirameta toki kara tsukisae nigete shimau
- Dès que tu abandonneras, même la chance te laissera tomber »
Puis il se dirigea vers Carina et la prit dans ses bras (C'était le moment d'en profiter, vu qu'elle était en bunny girl !) :
« Girigiri no pressure made tanoshimereba
- Si tu t'amuses, même quand tu es sous pression,
It's gonna be OK!
- tout ira bien ! »
Duo donna un baise-main à Carina avant de se retourner brusquement pour pointer Sériel du doigt :
« Rule wa hitotsu dake bibitteru yatsu wa dame sa
- Il n'y a qu'une seule règle : la lâcheté n'est pas autorisée
Gamble wa ichido dake inochi kakete asonde miyou
- Tu n'as qu'une seule chance : mets ta vie en jeu ! »
Le beau garçon aguicheur rejoignit une nouvelle fois le centre de la piste et lança des regards enjôleurs en direction de Sunny :
« Tadaaaa rail no ue o dareka no tame ni
- On peut seulement courir sur les rails après quelqu'un
Hashiri tsuzukete manzoku shicha irarenai hazu
- On ne doit pas se contenter de la satisfaction »
Duo reprit le refrain avec un air déterminé, pour les garçons cette fois-ci : il posa sa main sur l'épaule de Heero et chanta sur un ton compatissant :
« Itsumo yume o miteru nani mo ki ni shinaide
- Toujours plein de rêves, sans jamais se soucier de rien,
Dame de mo kamawanai
- On s'en fiche si ce n'est pas bien !
Kampeki ni OK !
- Tout va parfaitement bien !
Heero, le fusillant du regard : « Retires ta main ! »
Duo, précipitamment : « D'accord !
Itsumo yume o miteru nani mo ki ni shinaide (Á Wufei)
- Toujours plein de rêves, sans jamais se soucier de rien
Machi ni matta nami ni norou
- Porté par la vague que tu attendais ! »
Wufei, sévèrement : « Laisses-moi. »
Duo, déconcerté : « Comme tu veux ! (Quelle bande de rabat-joie !) »
Petit intermède musical ! Pendant ce temps-là, Duo va flirter du côté de Carina :
Carina, malicieusement : « Super chanson ! C'est pour nous remonter le moral ou juste histoire de papillonner à droite à gauche ? »
Duo, faussement offensé : « Mais Carina, qu'est-ce que tu racontes ? Tu sais très bien que c'est pas du tout mon genre, et puis... (Il lui pinça la joue avec un clin d'oeil) C'est toi ma préférée ! »
Carina rougit : « Ah ? »
Duo, avec un sourire charmeur : « Eh oui. ...Hm ? Oh ! Faut que j'y retourne ! Á tout de suite ! »
Carina le regarda s'éloigner pensivement : « Moi ? Sa « préférée » ?! ... Hmm. Intéressant ! »
Duo se retourna vers elle et, tout en marchant à reculons, lui chanta :
« Tadaaaaa hiza o dakakaete ochikonde itemo
- Quand tu passes tes bras autour de tes genoux et soupire,
Kotae wa mienai jibun o shinjite
- tu ne peux pas voir les réponses ! Crois en toi ! »
La jeune fille l'observa s'affairer autour des couples en chantant joyeusement, papillonner auprès des filles en la regardant du coin de l'oeil. Est-ce que par hasard il ferait ça pour la provoquer ? Hmm. Il était peut-être temps qu'elle se déclare alors. Après tout, il ne leur restait que trois semaines maintenant. Dans trois semaines, elle ne le reverrait sans doute plus jamais alors, autant qu'il sache la vérité sur ses sentiments !
Quelque chose de chaud posé sur sa main lui fit lever les yeux : en voyant sa triste mine, Duo s'était précipité pour venir lui chanter la fin de la chanson. Le jeune homme lui avait pris la main et la regardait maintenant dans les yeux, intensément :
« Itsumo yume o miteru nani mo ki ni shinaide
- Toujours plein de rêves, sans jamais se soucier de rien,
Machi ni matta nami ni norou
- Porté par la vague que tu attendais ! »
La chanson se termina et tout le monde applaudit comme il put, certaines jeunes filles étant plus ou moins troublées.
Duo, fièrement : « Merci ! Merci ! Non, vraiment c'est trop ! Je vous enverrai l'adresse de mon fan-club par courrier ! »
Carina prit son courage à deux mains : « Duo, il faut que je te dise quelque chose, c'est très important. »
Duo, étonné : « Ah ? Ok. Pas de problème. Je repose le micro et on va faire un tour dehors ? »
Carina rougit : « Ouais, je t'attends. »
« HUM HUM. »
Duo se retourna et se trouva face à face avec une armée de beaux garçons en colère (Quatre, Kyo, Shigure, Black Haru, Wufei et Heero), bien décidés à défendre leur bien.
Duo, embarrassé : « Oh ! ... AH. Salut les mecs ! Un problème ? »
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Et pendant toute la soirée, Carina n'eut pas une seule fois l'occasion de parler avec Duo, celui étant très occupé à donner des explications à droite à gauche pour avoir joué les « démons aguicheurs », les « pervers », les « satyres », les « ennemis publics numéro un de la société féminine », etc., pour reprendre les chefs d'accusation de la partie adverse.
Carina, pensive, monta rapidement se coucher, puisqu'il n'y avait rien à faire pour ce soir. Il fallait absolument qu'elle trouve une chanson capable d'exprimer ses sentiments. C'était la seule solution.
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« Carina ! Carina ! Vous m'entendez ? »
Carina émergea brusquement de ses pensées : « Hein ? Oui, bien sûr Shigure. Vous me parliez (encore et toujours) de Ténébra, c'est ça ? »
Shigure, sur un ton de grand acteur tragique : « Oui. Nous ne sommes pas un couple officiel. C'est vrai qu'on s'est embrassé mais, depuis que nous sommes arrivés ici, je n'ose pas renouveler l'expérience. Elle pourrait peut-être me rejeter ! »
Carina compatit gentiment : « Mais nonnnn ! Vous savez bien qu'elle craque complètement pour vous ! »
Shigure, avec un ton tragique : « Non, c'est faux ! »
Carina, agacée : « Bon, vous voulez que je vous aide, c'est ça ?! »
Shigure se pencha au dessus du buffet pour lui chuchoter à l'oreille : « Exactement. Hatsuharu m'a dit ce que vous avez fait pour lui et Lia alors, je me suis dit que vous pourriez me donner un petit quelque chose, histoire de faire avancer les choses. »
Carina fouilla dans son décolleté et en sortit une télécommande : « Tenez. Duo a modifié le système original. Enfin, heu... (Zut, c'est vrai qu'il ne l'aime pas beaucoup !) Je vous jure que c'est de bonne qualité ! Ça va marcher, c'est sûr ! Duo l'a testé sur moi et j'ai dû aller me changer à cause de cet idiot ! »
Shigure, joyeusement : « Hé hé ! Ne vous en faites pas, jeune fille ! Duo et moi, nous nous sommes expliqués hier soir et il m'a dit clairement qu'il ne visait pas Ténébra. En vérité, c'est une autre personne qui l'intéresse. »
Carina, curieuse : « Une autre personne ? Dans ce château ? »
Mais Shigure ignorait ses questions : « Dites-moi, comment ça marche ce truc ? Expliquez-moi. »
Bien que perturbée par les insinuations de Shigure, Carina lui détailla du mieux qu'elle put le mode d'emploi de la petite télécommande. Satisfait, Shigure accepta de lui céder son tour de chant pour le lendemain soir et partit à la recherche de Ténébra, afin qu'ils se programment une petite visite des jardins pour l'après-midi suivant.
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Si Carina n'avait pas pu obtenir de tour de chant pour le soir même, c'était parce qu'il avait été prévu que ce serait Angel et Deedo qui chanteraient. En effet, les deux jeunes filles avaient décidé de frapper un grand coup dans le coeur de Trowa pour mettre les choses au clair. Ce soir, elles lui chanteraient une chanson d'amour ! Pour l'occasion, les deux rivales s'étaient mises d'accord pour chanter ensemble « Get your love », mais la compétition n'allait pas s'arrêter pour autant ! C'était sur la scène qu'aurait lieu le combat !
Dès qu'elles furent prêtes, Deedo, dans son costume de geisha, donna le signal à Carina (Ce sont d'anciennes colocataires, je vous le rappelle !) et la chanson commença. Une petite musique toute mignonne envahit l'atmosphère, plongeant tout le château dans une ambiance kawaï. En bref, les oiseaux chantent (Á 22h ? Oui, bien sûr.), le ciel est bleu (Moi, je dirais plutôt bleu nuit), le soleil brille (No comment.), etc.
Angel prit son air habituel de « toute petite fille innocente qui ne fait jamais rien de mal, tellement elle est gentille et toute mignonne et adorable » et regarda Trowa avec des yeux de cocker :
« Mune no oku ga kyun to naru Hitomi ga kasanaru tabi ni ne
- Chaque fois que je regarde dans tes yeux, mon coeur bat plus vite »
Deedo la bouscula et, en tendant la main vers Trowa comme pour l'inviter à danser :
« Hajimete kanjiru mono Kore wo koi to yobu no
- Je commence à ressentir l'invitation de l'amour »
Angel se pointa à côté d'elle et prit un air malicieux et une pose kawai en s'appuyant sur son micro :
« Yume no naka de nando mo suki to itte 'ru kedo
- Dans mes rêves, tu me dis toujours que tu m'aimes mais… »
Deedo étendit les deux bras, donnant au passage une baffe magistrale à Angel :
« Ne ! Kami-Sama O-negai na no Kimochi todokete
- Hé ! Dieux, s'il vous plaît, apportez-moi l'amour ! »
Les deux rivales se firent face et chantèrent joyeusement le refrain tout en pensant très fort à des insultes très vilaines :
« Get Your Love Kono te wo nobashi Anata no haato furetai
- Ma main atteindra et touchera ton coeur (Angel : « C'est moi qui l'aurais ! »)
Kyou ga tokubetsu ni naru kinenbi wo tsukuritai no
- Aujourd'hui sera un jour de congé spécial et rempli de décorations (Deedo : « Fiches-nous la paix ! C'est toi qui es de trop ici ! »)
Elles se retournèrent face à Trowa, qui était vraiment déconcerté, et lui offrirent leur plus beau sourire :
« Koi suru suteppu wo egao de mitsumete
- Le premier pas pour tomber amoureux, c'est offrir un regard et sourire ! »
Deedo reprit la chanson sur un ton innocent en baissant les yeux et en jetant des regards furtifs à l'assistance, telle une vierge effarouchée :
« Karada-juu ga dokidoki Geta-bako de surechigau dake de
- Mon corps tremble, le casier à chaussures n'est absolument pas vide !
DAN DAN kanjiru koto Kore wa koi no yokan ? Hmmmm...
- Est-ce que c'est un signe prémonitoire de l'amour que je ressens petit à petit ? Hmmm. »
Note de l'auteur : Cette histoire de casier à chaussures qui n'est pas vide, c'est parce que c'est une chanson d'amour écolier ! La chanteuse veut se déclarer, et en arrivant à l'école, elle enlève ses chaussures de ville pour mettre ses souliers d'école et s'aperçoit que dans une des cases, le garçon qu'elle aime a déjà déposé ses chaussures. … Du moins, c'est comme ça que je le comprends. A moins qu'il y ait une lettre d'amour dans son casier ? C''est le coup classique dans les animes et les dramas, alors bon... Peut-être...
Angel profita de sa rêverie pour se placer discrètement devant elle :
« Mune no uchi de nando mo suki to tsubuyaite
- Dans cette maison, l'amour marmonne toujours ! »
Et bien sûr, elle en profita également pour accomplir une petite vengeance personnelle en étendant les bras : Deedo, toute à ses pensées, ne vit pas le bras arriver et s'écroula par terre, complètement sonnée. Angel poursuivit comme si de rien n'était :
« Ne ! Kami-Sama O-negai na no Kimochi todokete
- Hé ! Dieux, s'il vous plaît, apportez-moi l'amour ! »
Á sa grande joie, comme Deedo ne reprenait pas connaissance, elle put tout à loisir, descendre de la scène et chanter le refrain directement face à Trowa :
« Get Your Love Kono te wo nobashi Anata no haato furetai
- Ma main atteindra et touchera ton coeur (Elle posa sa main sur son torse musclée, la petite veinarde !)
Kyou ga tokubetsu ni naru kinenbi wo tsukuritai no
- Aujourd'hui sera un jour de congé spécial et rempli de décorations (Petit clin d'oeil)
Koi suru suteppi ni egao de kotaete
- Le premier pas pour tomber amoureux, c'est sourire et répondre ! »
Elle lui prit la main mais juste à ce moment-là, Deedo, qui venait d'être réanimée par magie grâce à Sora (« Il faut bien que le spectacle continue ! C'est pas drôle, sinon ! »), surgit derrière elle et la traîna sur la scène durant l'intermède musical. Heureusement, il était un peu long, donc, même si Angel se débattait fortement, Deedo réussit à la séparer de Trowa, qui était très confus.
Angel et Deedo, joyeusement, en regardant Trowa avec insistance :
« Get Your Love Kono te wo nobashi Anata no haato furetai
- Ma main atteindra et touchera ton coeur (Elles tendaient les bras vers lui, tels deux zombies)
Kyou ga tokubetsu ni naru kinenbi wo tsukuritai no
- Aujourd'hui sera un jour de congé spécial et rempli de décorations (Petit clin d'oeil)
Koi suru suteppi ni egao de kotaete
- Le premier pas pour tomber amoureux, c'est sourire et répondre ! »
Elles tournèrent leur regard humide vers les étoiles ou plutôt vers le lustre à 500 000 euros et la charmante chanson se termina ainsi. Les deux filles, épuisées mentalement et physiquement, s'écroulèrent sur la scène et s'endormirent aussitôt. Le public, qui ne savait pas trop s'il fallait rire ou applaudir, opta pour les applaudissements en échangeant des clins d'oeil amusés et des regards entendus. Au milieu de toute cette agitation, Trowa soupira et applaudit poliment. Tout cela devenait vraiment ridicule : pourquoi ces deux adorables jeunes filles devaient-elles se battre pour lui ?
Trowa, pensivement : « Il faut que ça s'arrête, vraiment. »
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« Hmm. Shigure est en retard. Ou alors...c'est peut-être moi qui me suis trompée d'endroit ? Ou d'heure ? Nannnn, impossible ! »
Ténébra sortit de sa poche le papier un peu froissé sur lequel Shigure avait écrit et soulignée trois fois le lieu et l'heure de leur rendez-vous :
« Dans le parc, devant le trône du roi, sur la petite place en face de la fontaine, à 16h30. Je vous attendrai princesse. »
La jeune fille sourit en s'arrêtant sur ce mot. Depuis qu'ils s'étaient embrassés, Shigure l'appelait toujours comme ça, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Mais est-ce que c'était suffisant pour dire qu'ils sortaient ensemble ? Après tout, ils n'avaient échangé qu'un seul petit baiser, rien de plus ! ... Peut-être que Shigure ne l'aimait pas vraiment.
« Je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps, ma princesse ? »
Ténébra se retourna et aperçut Shigure, assis sur le trône du roi. (Je rappelle qu'il est toujours costumé en Austin Power)
Ténébra, troublée : « Oh, non, ça va. C'est moi, je dois être en avance. »
Shigure se leva : « Oh, mais je ne me serais pas envolé ! J'étais prêt à vous attendre des heures entières, voir même, une éternité ! »
Pour Ténébra, devenue méfiante, tout cela ressemblait à un joli baratin ! Et ça ne prenait pas avec elle ! Non monsieur, ça ne prenait pas !
La jeune fille recula : « De toute façon, je ne vois pas trop ce que vous avez à me dire, qui nécessite qu'on s'isole des autres ! Sur ce... »
Elle se retourna et fit quelques pas pour s'en aller mais un grand jet d'eau se dressa en travers de sa route. Elle partit sur la gauche mais un nouveau jet d'eau lui en interdit le chemin.
Ténébra, indécise : « Qu'est-ce que... ? »
Elle se tourna vers Shigure qui avait sorti sa petite télécommande.
Shigure, ricanant : « Héhéhé ! »
Ténébra, agacée : « Shigure, arrêtez ça ! Laissez-moi partir ! »
Shigure, sérieusement : « Vous n'avez pas envie d'écouter ce que j'ai à vous dire ? ... Mes sentiments ? »
Ténébra, surprise : « Hein ?! »
Shigure s'avança lentement vers elle tout en parlant d'une voix douce. Au fur et à mesure qu'il s'approchait d'elle, il déclenchait de nouveau jets d'eau pour les entourer et la faire prisonnière : « Ténébra, je n'ai pas l'intention de vous laisser partir. Ni maintenant, ni dans un mois quand il faudra nous séparer. Vous êtes quelqu'un de très important pour moi, quelqu'un de précieux. »
Ténébra ne répondit rien : était-ce encore du baratin ou bien était-il sincère ?
Shigure devina ses pensées : « Mais si vous préférez rentrer chez vous, si vous ne voulez pas rester avec moi, alors c'est moi qui viendrait dans votre monde parce que je refuse d'être séparée de vous encore une fois ! Les deux semaines de vacances que nous avons passées loin l'un de l'autre ont été un véritable calvaire pour moi. ... Ténébra, ma princesse, je vous en prie, épousez-moi. »
Ténébra, surprise : « QUOI ?! »
Sous le choc, elle recula, glissa sur une flaque d'eau et tomba au beau milieu d'un jet d'eau.
Shigure lui prit aussitôt la main et l'aida à se relever promptement, sans un mot.
Malheureusement, la jeune fille, trempée jusqu'aux os, se prit les pieds dans sa robe, qui se déchira complètement, et bascula en arrière, entraînant Shigure dans sa chute.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Shigure était penché au dessus d'elle : « Ténébra ! Ténébra ! Comment vous sentez-vous ? »
Ténébra s'assit sur la pelouse et l'observa un moment : il avait l'air vraiment très inquiet. C'était rare de le voir comme ça. En y réfléchissant bien, il était assez mignon comme ça. Et dire qu'il voulait l'épouser.
Ténébra, pensivement : « Vous savez Shigure, pour votre demande, je crois que... »
Shigure, tristement : « C'est non, c'est cela ? »
Ténébra, sérieusement : « C'est non, en effet...je suis encore très jeune pour me marier. »
Shigure, déprimé : « Oui. Bien sûr. Je comprends tout à fait. »
Ténébra, en souriant : « Mais qui sait ? Peut-être dans un ou deux ans, quand nous nous connaîtrons mieux ? »
Shigure, plein d'espoir : « Tu veux dire que pour l'instant on ne se marie pas mais on sort quand même ensemble ? »
Ténébra rougit : « Oui. Si vous... Si tu es toujours d'accord, bien entendu. »
Shigure, joyeusement : « Évidemment ! Je te promets que je vais trouver un moyen pour qu'on puisse rester ensemble après Noël ! Quitte à harceler Mlle Sora, quitte à risquer ma vie pour la convaincre, je le ferai ! »
Ténébra le regarda en rougissant se blottir contre elle en la couvrant de baisers.
Shigure, sérieusement, sans lever les yeux : « Je... Je t'aime. »
Ténébra, sans bouger : « Moi aussi, je t'aime. »
Une longue minute passa pendant laquelle ils restèrent silencieux, immobiles, blottis l'un contre l'autre, dans l'herbe humide. Puis soudain...
Ténébra, surprise : « Non ! Shigure ! Arrête ! PAS ICI ! »
Shigure, malicieusement : « Mais il n'y a personne ! »
Ténébra restait indécise : « ... »
Shigure agita alors une petite clé sous son nez : « Hatsuharu m'a prêté quelque chose qui pourrait nous être bien utile. »
Ténébra, avec curiosité : « Qu'est-ce que c'est ? »
Shigure, mystérieusement : « C'est dans le labyrinthe. On y va ? »
Ténébra rougit en acquiesçant : « Heu, d'accord. »
Á Suivre…
Voilàààà ! Ca en fait des petits couples qui se casent ! Si c'est pas mignon... La tactique de Shigure est vraiment diabolique ! Mais en fait... Le véritable responsable, ne serait-ce pas plutôt l'inventeur de cette ingénieuse télécommande ?! Ahah ! Duo ! A quoi pensais-tu en fabriquant cet engin démoniaque ?!
Dans la suite d'Ecole Bishonens, la fête continue ! Encore plus de couples, encore plus de romance... Mais aussi... des pièges, du danger, plus de gaudriole, plus de JKS et surtout pluuuuuuuuuuuuussssss de ssssssssssssssssssssss...Heerooooooo... Oui ! Mesdemoiselles ! Tout de suite, sur vos écrans ! Heero va faire son chaud ! Alors restez branchés et n'attendez pas une minute pour lire le prochain épisode d'Ecole Bishonens : Orgie romantique à Versailles (Partie 2) !
