Bon, vous avez trouvé John "gentil". C'est vrai que je n'ai pas voulu en faire le tête à claques qu'il est dans la série. Je trouve que les fanfics permettent de rectifier le tir, c'est ça qui est chouette. Mais les personnages étant ce qu'ils sont il y aura tout de même des hauts et des bas.
Pour ce chapitre j'avoue que je me suis surtout amusée, c'est pas très sérieux mais comme je viens d'en écrire plusieurs de suite j'avais envie de décompresser un peu.
Et surtout je vous remercie pour vos reviews.
11 )
Bing !
-Aïe !
-Bon sang mais qui êtes-vous ?
-Major Lorne ?
Le militaire reconnut immédiatement à qui appartenait cette voix, un accent tchèque inimitable !
-Mais non de dieu, pourquoi est-ce que vous avez coupé la lumière ? S'exclama Lorne furieux en se frottant la pommette gauche, on avait rendez-vous non ?
-Ben j'ai trouvé que c'était plus discret, voilà, avoua le scientifique penaud en rétablissant le courant.
-Discret ? Mais personne ne vient jamais par ici, cet endroit de la cité est désert, vous le savez bien non ?
-Oui mais bon, vous savez comment ça marche, déclara le tchèque en baissant la voix, il se frotta le front, j'aurai pu être suivi. Déjà que j'ai dû sortir incognito du labo !
Le major leva les yeux au ciel. « Incognito », « suivi », mais non de dieu le tchèque se croyait dans un film de James Bond, ce n'était pas possible ! Pourvu qu'il ne se prenne pas non plus pour le héros en personne aussi !
-Vous n'avez pas emmené votre panoplie du parfait agent secret non plus ? Ricana t-il.
-Oh, ça va, rétorqua l'autre homme vexé, vous autres les américains vous n'avez aucune imagination, après tout il s'agit d'une réunion secrète non ? Et puis on ne sait jamais, j'ai trouvé que le docteur Kavanaugh nous regardait d'un air bizarre Rodney et moi aujourd'hui, on dirait qu'il nous espionne, vous croyez qu'il se doute de quelque chose ?
-Ne le répétez à personne mais je crois que Kavanaugh est un agent à la solde de l'ennemi, Radek, chuchota Lorne sur un ton de conspirateur.
Le scientifique rajusta ses lunettes et le foudroya du regard.
-Tiens, justement voilà votre James Bond Girl ! s'esclaffa le major avisant Ronon Dex.
Le satédien émit un grognement.
-De quoi parlez-vous ? Demanda t-il.
-Oh, de rien, le major Lorne vient juste de vous comparer à une fille, rapporta le tchèque perfidement.
-Ah oui ? Les dreadlocks s'agitèrent, vous pensez que j'ai l'air d'une fille ? grogna le satédien.
-Non, pas du tout, se défendit le militaire, c'est Zelenka qui se prend pour James Bond, c'est tout !
-Qui se prend pour James Bond ?
Elisabeth Weir venait de faire irruption, accompagnée de Teyla.
-Radek ! s'écrièrent Lorne et Ronon d'une seule voix. Le satédien connaissait le célèbre espion grâce aux soirées ciné improvisées par Sheppard. Il aimait beaucoup, surtout les méchants. Sa préférence allait à Jaws dont la dentition le fascinait.
La diplomate haussa les sourcils.
-Et bien Radek, je n'imaginais pas du tout ça de vous, le taquina t-elle.
Le scientifique rougit et lança un regard dégoûté aux deux hommes. Il émit quelques mots en tchèque qui ressemblaient à une malédiction.
-Argl, je m'étouffe là ! s'écria Lorne en serrant ses doigts autour de sa gorge et en feignant de s'effondrer, au secours, il m'a jeté un sort !
-Allons messieurs, un peu de sérieux, cessez de vous chamailler, nous devons être soudés, vous savez tous pourquoi je crois.
Les hommes redevinrent immédiatement graves. Oui, ils étaient là pour une bonne raison, aider Rodney McKay et John Sheppard.
Rodney avait compris dès le départ qu'il aurait besoin d'aide s'il voulait garder le secret. Il avait contacté Elisabeth et Radek et John s'était chargé de Teyla, Ronon et Evan. Pour ce dernier McKay avait été un peu réticent mais Sheppard l'appréciait et avait confiance en lui. Après tout on ne lui demandait pas de trahir son pays et puis il était franc et loyal, c'était quelqu'un de solide et on pouvait compter sur lui. Bien sur il était tombé sur le cul quand son supérieur lui avait raconté toute l'histoire mais l'un dans l'autre, il s'y était fait. Et puis il était fier que le colonel lui ai fait confiance en lui révélant un secret qui pouvait ruiner sa carrière et par là même sa position sur Atlantis.
Ronon et Teyla n'avaient posé aucun problème, ils était fidèles à Sheppard.
Zelenka avait écouté le docteur Beckett et Rodney lui exposer le problème avec des yeux ronds. Il avait dû enlever et remettre ses lunettes au moins vingt fois pendant l'entretien mais il n'avait eu aucun mal à comprendre la position de Rodney qui refusait de rendre son état public. Sans être paranoïaque lui aussi savait de quoi certains étaient capables sous couvert de secret d'état.
Le soutien d'Elisabeth était indispensable mais contre toute attente c'était elle qui avait été la plus réticente. Elle y était allée de son laïus sur la loyauté qu'elle devait à ses employeurs et était censée faire part au Comité International de tout événement qui avait lieu sur la cité. Elle envoyait régulièrement des rapports sur les missions effectuées par les équipes qui exploraient les planètes et rendait compte du pourquoi et comment de chacune de ses décisions. Et là il s'agissait véritablement d'un événement extraordinaire, unique dans l'histoire des hommes, c'était énorme et ses amis lui demandait non seulement de le passer sous silence mais en plus de les aider. Elle avait discuté, présenté ses arguments, juré de protéger Rodney mais ce dernier était resté sur sa position. Elle avait argumenté plus faiblement que le Monde avait le droit de savoir, qu'un événement pareil ne pouvait appartenir à Rodney seul même si elle comprenait qu'il s'agissait de son corps, de sa personne, que cela ne pouvait pas rester le secret d'une seule poignée de personne.
Finalement c'était Carson qui en était venu à bout.
Qu'est-ce qu'une révélation pareille apporterait aux gens de la Terre ? avait-il riposté. Parce que si elle faisait son rapport au comité il y aurait des fuites bien sûr et tout finirait par se savoir. Tous les appareils qui avaient permis ce miracle médical avaient été pulvérisés, il n'en restait que des cendres. Voulait-elle donner de faux espoirs à des milliers de gens qui souffraient de stérilité en leur laissant croire qu'il existait à quelque part une machine qui pourrait résoudre leur problème ?
Et l'existence même d'Atlantis était tenue cachée et ce secret ne résisterait pas à une révélation pareille.
Et Rodney, y songeait-elle ? Allait-elle lui tourner le dos quand il demandait son aide lui qui donnait son temps sans compter, au service de la cité, se consacrant à son travail, prenant si souvent sur son sommeil. Ne leur avait-il pas sauvé la vie plusieurs fois au risque de perdre la sienne, comme quand il était entré dans cette espèce d'entité, faisant preuve d'abnégation et de courage ?
Rodney qui assistait à l'assaut se demanda si son ami ne s'emballait pas un peu là.
Puis Carson avait sortit sa dernière arme et asséné le coup de massue final à la diplomate hébétée.
Et l'enfant, qu'adviendrait-il de lui ? avait continué le médecin à une Elisabeth déjà à moitié vaincue. Est-ce qu'il n'avait pas droit à une vie normale, devrait-il être pour le reste de sa vie désigné comme quelqu'un de différent, qu'on montrerait du doigt comme un animal de foire ?
Là Carson aurait été le premier à admettre qu'emporté par son élan il avait exagéré, faisant un peu trop dans le mélodrame et le larmoyant, d'ailleurs Rodney le regardait avec des yeux ronds en secouant la tête.
Mais finalement la diplomate avait cédé et accepté de se ranger de leur coté.
Et elle avait bien eut raison, se dit-elle intérieurement parce qu'avec des gamins pareils le pauvre Rodney n'était pas prêt de s'en sortir !
Et voilà que Lorne, Radek et Ronon la regardaient comme si elle était une maîtresse d'école et allait leur taper sur les doigts.
Elle échangea un regard complice avec Teyla, entre femmes elles se comprenaient.
-Bon, allez, on y va, décréta t-elle, Carson, John et Rodney doivent se demander ce qu'on fait.
Tous la suivirent dans les couloirs déserts.
-Dites Zelenka, vous n'entendez pas un bruit bizarre ? Souffla Lorne en poussant Ronon du coude.
-Faites attention Lorne, rétorqua le scientifique du tac au tac, j'ai ma montre harpon, vous pourriez bien vous retrouver borgne.
-« Arrêtez, on dirait des voyous avec des joujoux » ! sermonna Elisabeth.
-"Goldeneye" ! S'écrièrent Lorne et Zelenka en chœur.
-Bon, maintenant fini de jouer, déclara la dirigeante en ouvrant une porte.
Ils entrèrent. McKay et Sheppard les attendaient assis sur un petit divan tandis que Carson sortait des bières d'une glacière. Evan Lorne en profita pour s'asseoir à coté de Teyla.
-Installez-vous, déclara le médecin en tendant une petite bouteille à chacun. Rodney tendit la main mais le médecin lui lança un coup d'œil réprobateur tout en ignorant la main tendue.
-C'est bizarre, déclara Zelenka, ça fait un peu société secrète, vous savez, rendez-vous clandestin et tout le reste !
-Ca y est, c'est reparti ! soupira le major Lorne, méfiez-vous Radek, il y a une trappe sous votre siège et si vous nous avez trahi, ziiiip, dans les catacombes !
-Humpff! Grogna le scientifique en croisant les bras, c'est malin tiens !
-Ca suffit tous les deux ! intervint Elisabeth en fronçant les sourcils d'un air sévère, Laissez parler Carson.
-Bon, nous sommes réunis parce que nous cherchons des solutions afin que personne ne se doute de quoi que ce soit à propos de l'état de Rodney, commença Carson Beckett.
-Il pourrait le cacher sous une blouse pendant quelques temps, proposa la dirigeante et peut-être faudra t-il que Rodney accepte de quitter Atlantis les derniers mois de sa grossesse si cela se voit trop. Il pourrait se rendre chez les athosiens par exemple.
-Ma grand-mère Sharin serait très heureuse de vous acceuillir docteur McKay, proposa Teyla.
-Il n'en est pas question, bondit le scientifique, j'ai mon travail moi, je ne peux pas quitter la cité comme ça, je suis indispensable ici !
-Et ben, ça ne lui a pas changé son ego, remarqua Zelenka.
-Rodney, il faut accepter de faire quelques concessions, tenta de le raisonner Sheppard, ce n'est pas pour toujours ! Essayons plutôt de trouver des solutions.
Le canadien se rassis, l'air renfrogné.
A suivre…
