Alviss : A l'époque, les divorces n'étaient pas autorisés, je pense. tu sais, histoire de religion etc. mais il y avait aussi pas mal de mariages arrangés alors je suppose que si un mariage était relié à une alliance, si celle ci était détruite, le mariage aussi ? bref, j'y connais pas grand chose en mariage, juste que c'est contraignant :p Le truc Disney est peut être un peu vrai mais bon :p Ah, je suis ravie, tu n'arrives pas à prévoir la fin :D Plus que 2 chapitres après celui là, et ils font presque 8000 mots à eux deux (le 12 est plutot court, mais intense, et le 13 est comme un épilogue ^^) Ah, et j'ai déjà pensé à une suite et à un milieu :p Et une surprise dans celui la :D
La petite Hinata, l'attendant dans sa chambre, lui sourit et dit :
- Je dois vous préparer pour ce soir.
- Me préparer .. ?
- J-je .. P-plusieurs personnes très importantes seront présentes au diner et même si vous semblez pouvoir me permettre d'être naturelle avec les princes, ç-ça ne passera pas avec ces personnes et .. Et elles le reprocheront au futur Roi.
- Dans ce cas, je vous laisse faire.
Hinata sourit légèrement avant d'emmener Dovah dans une des salles de bain et lui préparer la baignoire et une brosse. La traqueuse se déshabilla sans gêne et entra dans l'eau chaude. Au moment où Hinata approcha les mains de ses cheveux, sûrement pour les détacher, Dovah l'en empêcha et s'occupa d'enlever les aiguilles une par une pour les poser sur un tabouret proche de la baignoire en disant :
- Elles sont empoisonnées alors faites attention.
- O-oui madame.
Une fois les six aiguilles enlevées, Dovah laissa la jeune servante prendre une bonne heure pour lui démêler les cheveux, mèche par mèche, les lissant grâce à une brosse douce avant de les laver avec beaucoup d'application et surtout, beaucoup de savon. Jamais Dovah n'avait imaginé avoir les cheveux aussi longs et elle ne les avait pas coiffés depuis des années. Là, elle pouvait voir, via le miroir posé non loin de la baignoire, de belles ondulations noires, descendant avec grâce le long de son dos. Même Hinata semblait surprise de découvrir une chevelure aussi belle sous autant de crasse.
Ensuite, la domestique entreprit de frotter la peau de la traqueuse à l'aide d'une brosse un peu rêche mais efficace avant de la rincer grâce à plusieurs sceaux d'eau, ayant préalablement chauffé au dessus d'un petit feu, puis la traqueuse sortit de l'eau pour s'asseoir sur un tabouret bas, sous la demande d'Hinata, pour que cette dernière sèche sa peau et ses cheveux avant de la faire mettre … une robe.
Dovah, surprise, se sentit rougir quand elle passa les bras dans les manches larges de la robe, sans parler du moment où sa suivante serra le lien, dans son dos, pour fermer la robe.
Dovah ne pouvait pas se mentir, c'était une belle robe, bleue foncée aux manches évasées, mettant sa taille fine en valeur. Hinata l'ajusta avec beaucoup de soin avant d'installer la jeune femme sur un tabouret plus haut afin de la coiffer et attacher ses cheveux de sorte à dégager son visage, avec de simples tresses partant de ses tempes, reliées à l'arrière de sa tête. Ces cheveux étaient trop beaux pour les cacher sous une coiffe.
Une fois prête, Hinata sourit, fière d'elle avant de dire :
- Vous êtes très belle madame.
- Oh je .. Merci.
Et effectivement, Dovah mit quelques minutes avant de réaliser que c'était bien son reflet qu'elle voyait dans le miroir.
- C'est le Roi Madara qui m'a conseillé de vous habiller de cette robe.
- Vraiment ?
- Il a dit qu'elle vous irait parfaitement, et on dirait qu'il avait raison.
Dovah rougit et Hinata la mena dans une pièce proche avant de dire :
- Je dois vous apprendre à faire la révérence.
- Je suis obligée ?
- J'en ai bien peur.
Et pendant une bonne heure, Hinata lui apprit à saluer les hommes avec grâce. Dovah n'était pas une mauvaise élève, mais la volonté n'était pas forcément de mise.
Quand elle fut prête, Hinata l'emmena vers la grande salle de banquet mais Dovah passa par sa chambre pour s'équiper de sa dague, accrochée à sa taille et sa cuisse et totalement indétectable sous sa robe. Avant de la laisser entrer, Hinata précisa :
- Un des princes devrait prendre le relai à partir de maintenant, il vous présentera aux personnes qu'il faut.
- Merci Hinata.
- Je n'ai fait que mon devoir, madame.
Dovah sourit à la femme avant de s'approcher des portes qui furent ouvertes par deux gardes.
Quand elle entra dans la pièce, un silence de plomb se fit et elle se racla légèrement la gorge, gênée, tandis que Kakashi annonçait :
- Dovah Khiin, Traqueuse du Vol noir et gagnante du tournoi.
La jeune femme vit plusieurs personnes murmurer sous leur main et Madara se hâta de la rejoindre pour lui faire poser la main à l'intérieur de son coude et murmurer :
- J'ai failli ne pas te reconnaître.
- C'est la première fois de ma vie que je porte une robe.
Il sourit et l'entraina un peu à l'écart, sentant bien qu'être autant regardée de cette façon la mettait mal à l'aise. Il lui fit servir un verre de vin et la regarda longuement.
Pour la première fois, il pouvait voir sa beauté, à l'état pur, sans artifice ou rien pour la cacher. Ses cheveux étaient soyeux, et il avait très envie de les caresser. Sa peau semblait douce et surtout, beaucoup plus claire qu'avant mais après un bon bain, c'était normal. Et ses grands yeux bleus ressortaient avec beaucoup d'éclats, mis en valeur par la couleur de sa robe. Il la regarda boire son verre, en total décalage avec sa tenue, c'est à dire à longues gorgées et elle releva les yeux vers lui en murmurant :
- La robe n'était pas obligatoire ..
- Ne sois pas aussi catégorique. Tu es très belle comme ça.
- Ose dire que je ne l'étais pas avant.
Il sourit, l'air un peu gêné et grogna :
- Je pourrais le dire mais je n'aime pas mentir.
- Ton frère n'est pas là ?
- Non. Après le spectacle, Ayana s'est sentie mal alors il a préféré rester avec elle.
- Elle ne m'en voudra pas ?
- Non, bien sûr. Tu avais prévenu.
Elle sourit et il se racla la gorge en demandant :
- Pour ton combat, si tu as besoin d'une arme, tu peux demander au forgeron royal, il te la fera dans la nuit.
- J'ai tout ce qu'il me faut.
Il acquiesça et ils se firent ensuite aborder par plusieurs personnes avant que le banquet soit lancé. Elle ne fut, bien sûr, pas surprise par l'absente de Karui et se sentait de plus en plus à l'aise, installée à table à côté de lui. Son second voisin lui parlait de commerce et, poliment, elle répondait aux questions de l'homme.
Quand elle eut fini de manger, elle attendit patiemment jusqu'à ce que des danseurs arrivent, ainsi que des musiciens et une ronde s'organisa rapidement. Dovah, mal à l'aise, se pencha vers Madara et murmura :
- La robe, ok, mais je ne danse pas.
- On peut s'éclipser si l'ambiance ne te plait pas.
- Même si je suis l'invité d'honneur ?
- Ils sont déjà tous à moitié bourrés, ils remarqueront rien. Par contre, ça sera mal vu si on nous voit ensemble en dehors de la salle.
Elle sourit en acquiesçant et il se leva en regardant un peu autour d'eux avant de la mener d'une main douce dans le dos vers une porte dérobée au fond de la salle. Sans bruits, ils traversèrent un couloir sombre mais avant d'en ressortir, Dovah arrêta Madara en entendant des pas s'approcher. Il sourit tandis qu'elle regardait avec précautions par la porte en bois, peinte de manière à imiter la pierre. Elle lui attrapa doucement la main pour le faire sortir et il murmura :
- Tu sais où tu vas ?
- Ne me défie pas, je suis capable d'infiltrer n'importe quel château sans m'y perdre.
- Pourquoi est ce que tu aurais besoin d'infiltrer un château ?
Elle sourit et murmura :
- Parce qu'ils ont toujours à manger dans les cuisines et ça ne leur fait rien qu'un peu de pain disparaisse.
Madara soupira, d'un air amusé et murmura :
- Si tu tues le dragon, tu auras une belle récompense, tu sais ?
Elle ne répondit pas et au lieu de ça, le fit traverser un couloir avant de l'attirer contre elle pour éviter que les gardes patrouillant les voient et une fois qu'ils furent passés, elle releva les yeux vers lui, souriant en le sentant s'appuyer un peu plus contre elle.
Ça en était trop pour lui. Il avait pu se tenir, se comporter dignement, sans avoir l'air d'un affamé, mais la sentir aussi proche, dans ses bras était la goute en trop. Rapidement, il glissa une main sur sa nuque, les doigts emmêlés dans ses cheveux aussi doux que ce qu'il avait imaginé et l'embrassa avec un passion non dissimulée, obligeant presque la jeune femme à se mettre sur la pointe des pieds pour suivre le mouvement, tellement il était exigeant.
En entendant des pas approcher, elle se détourna en attrapant sa tunique pour l'entrainer dans un autre couloir et prendre le dessus en le plaquant lui contre le mur et reprenant ses lèvres.
Pour la première fois depuis leur rencontre, il se comportait comme un homme, arrêtant d'hésiter pour un rien et prenant les choses en main. Et c'était une des choses qui l'exaltait. Sans parler du fait qu'elle le trouvait à son goût.
Quant au fait qu'il était marié, depuis que la reine avait tenté de la faire éliminer, elle n'en avait plus rien à faire. Pire, elle était prête à tout pour la blesser.
Elle gémit sur les lèvres de son vis à vis en sentant une de ses mains se glisser sans pudeur sur ses fesses et les saisir avec envie. Pour se venger, elle lui mordit la lèvre inférieure et il grogna en se redressant pour dire :
- Je connais un endroit où on sera tranquilles.
Elle acquiesça, un sourire aux lèvres et il la mena dans le château jusqu'aux écuries. Là, il la fit monter dans le grenier où la paille et le foin étaient entreposés. La nuit était claire et ils pouvaient y voir presque comme en journée. Il sourit et la reprit contre lui, pour l'embrasser, encore et encore jusqu'à sentir son souffle lui manquer. Il avait l'impression que ça n'était jamais assez et qu'il lui en fallait toujours plus. Et elle ne s'en souciait pas plus que ça. Au contraire, même, vu qu'elle le fit reculer vers un tas de paille, mais au dernier moment, il sourit contre ses lèvres, l'attrapa par la taille pour la faire tourner avec lui et l'y allongea, se plaçant délicatement à genoux entre ses jambes.
Là, il lâcha enfin ses lèvres pour embrasser son cou avec envie, descendant doucement vers ses seins mais elle le repoussa, les mains sur ses épaules, les souvenirs de la veille venant la hanter.
Alors, Madara se redressa doucement pour la regarder dans les yeux, avant d'attraper une de ses mains et la poser sur sa joue en attendant que la jeune femme fasse le premier pas. Elle soupira longuement avant de le faire revenir contre elle et il la prit doucement dans ses bras, avant de l'embrasser sur la joue.
Elle sourit légèrement en pensant que de toutes façons, il n'avait pas la force de lui faire du mal et elle se sentit frémir d'envie en sentant le membre tendu du jeune homme venir appuyer sur son aine. D'un main douce, tandis qu'il avait repris ses baisers, il commença par caresser sa poitrine discrète avant de descendre le long de son ventre. Ensuite, il fit doucement remonter la robe le long de ses jambes, jusqu'à ce qu'elles soient totalement découvertes et elle lui fit enlever sa tunique.
Il fut un peu gêné, au début, essayant de cacher à sa vue son ventre un peu grassouillet, comme Izuna avait pris soin de faire remarquer mais il fut satisfait de voir que ça n'avait pas l'air de la déranger plus que ça parce qu'elle caressa doucement sa taille avant de passer les mains sur son dos. Il frissonna rapidement et glissa les mains dans le dos de la jeune femme pour lui ouvrir sa robe afin de dévoiler sa poitrine et son ventre.
Il ne fut d'ailleurs pas déçu en découvrant une peau blanche, quelques grains de beauté et un ventre ferme mais elle ne lui laissa pas le temps de s'y attarder parce qu'elle lui ouvrit le pantalon et après s'être assuré qu'elle n'avait pas changé d'avis, il entra en elle, un peu pressé mais surtout avec passion, et il mordit doucement son épaule en l'entendant gémir de plaisir.
Il lui laissa ensuite quelques secondes, durant lesquelles il enleva ses chaussures et son pantalon, en la regardant dans les yeux. Et là, dans ses bras, elle ne lui avait jamais semblé aussi fragile. Il reprit ses baisers au moment où il commença à effectuer de longs mouvements de reins mais, le plaisir étant trop important, il dû détourner la tête en fermant les yeux, soufflant à chaque mouvement, plus habitué à tout ça.
Ça faisait longtemps qu'il n'avait touché d'autre femme que la sienne.
Il fut quand même surpris de sentir Dovah les faire basculer sur le côté pour qu'il se retrouve sur le dos, elle la dominait, par habitude, mais la paille dans ses cheveux le fit rire légèrement. Elle leva les yeux au ciel, un grand sourire aux lèvres avant d'enlever la robe qui la gênait et le regard du jeune homme se posa sur la dague accrochée à sa cuisse. Il voulu en défaire les boucles mais elle l'en empêcha, une légère peur se lisant au fond de ses yeux et elle attrapa ses mains afin de les tenir au dessus de sa tête et commencer à se déhancher au dessus de lui, avec langueur mais Madara était loin de se plaindre.
Elle le laissa quand même se libérer une main afin de caresser son ventre, sa taille, sa cambrure parfaite. Il se laissait faire, dominé, parce qu'il sentait qu'elle préférait cette façon, ou seulement parce que pour une fois, il avait envie de profiter de l'instant, et ne voulait pas le gâcher par des rapports de force ou d'autres distractions sans intérêt.
Elle laissa sa main s'enfoncer dans la paille jusqu'à se retrouver allongée sur lui afin de l'embrasser dans le cou et reprendre ses lèvres, et il ne lui en fallut pas plus pour poser une main dans son dos, le caressant avec douceur, l'autre sur ses fesses, tandis qu'il reprenait de longs mouvements de bassin, la tenant contre lui pour qu'ils gardent un rythme cohérent.
Jamais elle n'avait connu un amant aussi bon. Ou du moins, un amant qui lui convenait si bien. Oh, elle avait connu des hommes, jamais plus d'une nuit mais quand même, et ça n'avait jamais semblé aussi naturel qu'en cet instant. Rien que de sentir la peau de son amant contre la sienne était exaltant et quand elle le regardait, qu'elle observait ses yeux noirs voilés de plaisir, elle comprenait à quel point elle s'était attachée, involontairement, au fil de discussions tout à fait innocentes. Et elle avait l'impression de lui appartenir.
Après un nouveau coup de reins, elle sentit son corps se tendre et être légèrement secoué par le plaisir tandis qu'il venait en elle, indifférent des risques, la tenant dans ses bras et l'embrassant avec douceur.
Il se retira ensuite et pivota sur le côté pour l'installer dans la paille sans qu'elle ne quitte ses bras et il sourit quand elle se blottit contre lui.
L'écurie n'était peut être pas l'endroit le plus confortable pour ce genre d'activité, mais au moins, toutes les ouvertures étaient bien fermées pour garder les chevaux au chaud et leur chaleur montait pour stationner au niveau auquel ils se trouvaient.
Il ferma les yeux en posant la tête contre la sienne mais elle sourit en murmurant :
- Ne t'endors pas.
- Mh.
- C'était un oui ou un non ?
- Je vais faire de mon mieux.
- Tu serais un piètre amant si tu t'endormais tout de suite.
- Mh.
Elle sourit en embrassant doucement son torse et il murmura :
- J'assumerais si tu tombes enceinte.
- N'en parle pas, tu vas me porter malheur.
- Mais je voulais quand même que tu le saches. Je payerai tous ce qu'il faut et il ne manquera jamais de rien.
- Et ça sera un bâtard du roi.
Il resserra doucement les bras autour d'elle et murmura :
- Quand est ce que .. ?
- Demain, dès l'aube. J'ai mes pièges à installer et le combat aura lieu en pleine journée pour jouer sur la lumière, en espérant qu'il y ait du soleil.
- Et .. tu penses que ça sera terminé quand ?
- Très rapidement. En fin de matinée, sûrement. Je ne peux pas vraiment savoir, mais vu sa force et son intelligence, ça ne risque pas de durer longtemps.
- Laisse moi te donner des hommes ou ..
- Non.
- Mais je ne veux pas que tu ..
- Que je meurs ?
Elle releva les yeux vers lui et soupira en voyant la peur dans ses yeux alors elle caressa doucement son visage et murmura :
- Promets moi de n'envoyer personne à ma recherche avant la nuit. Je ne veux pas que des soldats soient tués.
- Mais ..
- Promets le.
Il soupira, l'air profondément contrarié avant de murmurer :
- D'accord. Mais si à la tombée de la nuit, tu n'es pas revenue, j'envoie des équipes à ta recherche.
Elle acquiesça et il sourit légèrement avant de glisser une main sur sa joue et l'embrasser avec tendresse avant de l'attirer à nouveau contre lui.
Il pouvait accepter n'importe quoi, mais la perdre était hors de question.
Elle caressa un instant le ventre de Madara avant de murmurer :
- C'est un hématome, ça ?
- .. Oui.
Elle rit et demanda :
- Comment t'as fait ton compte ?
- J'ai demandé au Traqueur royal de m'apprendre à me défendre pour pouvoir t'accompagner.
- Tu …
Elle se mordilla la lèvre inférieure pour cacher sa gêne et demanda :
- Et ca a fonctionné ?
- Pas spécialement, mais j'ai appris plusieurs choses. Je vais sûrement y retourner demain pour m'occuper l'esprit.
- T'occuper l'esprit ou perdre un peu de poids !?
Il sentit ses joues rougir et il murmura :
- Je ne suis pas si …
- Oh non, un peu de graisse ne fait jamais de mal. Regarde.
Elle le plaça sur le dos pour s'allonger perpendiculairement à lui et poser la tête sur son ventre. Il sourit en glissant un bras derrière sa nuque pour pouvoir la regarder sans effort et il demanda :
- Confortable ?
- Très. Je pourrais dormir comme ça.
- Tu dors sur un sol de pierre depuis des jours alors oui, j'espère quand même que mon ventre te convient.
- D'ailleurs, si tu veux savoir, je préfère la pierre à la paille, au moins, ça pique pas.
- Arrête, même moi je m'en contente.
- Mh.
Elle sourit en déposant un léger baiser sur son ventre avant de revenir se coller à lui en murmurant :
- Tu fais le fort là, mais demain, tu vas avoir mal au dos, tu vas mettre une heure à enlever le foin de tes cheveux, sans parler de la nuit fraiche que tu vas passer.
- Et je fais tout ça pour passer la nuit avec toi.
Elle releva la tête vers lui, une main caressant doucement son torse et il soutint son regard avant de murmurer :
- N'y vas pas.
- Tu ne me retiendras pas.
- Je te ferais enchainer s'il le faut mais …
- Ne pense plus à ça pour ce soir.
- Facile à dire.
- Je comprends ce que tu ressens, vraiment, et j'ai essayé de te prévenir, d'éviter que tu t'attaches à moi mais tu es plutôt persévérant, dans le genre. Mais dis toi que si ce soir était ma dernière nuit, alors elle était parfaite.
- Comment est ce que tu peux parler de ça aussi légèrement ?
- Parce que ça fait longtemps que je me suis mis en tête que je pouvais mourir rapidement. Et je n'ai pas peur de la mort.
Il soupira longuement avant de la serrer contre lui pour l'embrasser, encore et encore. Si c'était sa dernière nuit avec elle, alors il voulait en profiter un maximum. Jusqu'à ce qu'elle murmure, amusée :
- Dis moi, tu connais la spécialité des Iles du Sud ?
- Comment voudrais-tu que je la connaisse ?
Elle sourit avant de l'embrasser à nouveau, mais cette fois, elle glissa la langue sur ses lèvres. Surpris, il les entrouvrit et elle clama sa bouche comme sienne, doucement, au début, pour qu'il comprenne ce qu'elle faisait, mais en le sentant sourire, elle se laissa tourner sur le dos, l'entrainant avec elle et se laissa emporter sur un nuage.
A vrai dire, les autochtones de ses iles avaient des moeurs beaucoup plus légères que sur les terres, et Dovah y avait appris beaucoup de choses, y compris ce genre de baiser qui aurait paru d'une vulgarité sans limite pour les gens d'ici.
Quand il s'écarta, à contre coeur mais parce qu'il sentait son membre durcir rapidement contre la cuisse de la traqueuse, il se racla la gorge avant de murmurer :
- Ils savent y faire ..
Elle acquiesça en souriant avant de murmurer :
- Et ça n'est qu'un aperçu.
- Et le reste ?
- Je t'apprendrais deux ou trois choses si je m'en sors vivante.
Il hocha la tête et elle lui tourna le dos en soupirant. Il se colla doucement à elle, la tenant toujours contre lui et embrassa sa nuque en murmurant :
- Tu as besoin de dormir ?
- Je me lève avant le soleil demain.
- Il y a des couvertures pour les chevaux au rez de chaussée, je peux en chercher une.
- Totalement nu ?
- Je suis Roi, je fais ce que je veux.
Elle sourit et il se leva. Elle l'entendit marcher doucement, descendre les marches et quand il revint, elle soupira légèrement en le sentant la couvrir et se réinstaller contre elle. Il embrassa plusieurs fois son épaule avant de murmurer :
- Bonne nuit.
- Toi aussi.
Il respira une dernière fois dans ses cheveux avant de caler sa tête contre la sienne et s'endormir rapidement.
Dovah, quant à elle, passa plusieurs minutes à regarder en face d'elle mais finit par réaliser que non, elle ne regrettait pas ce qu'il s'était passé et qu'elle avait même beaucoup aimé, avant de s'endormir, afin de reprendre un maximum de force.
