Salut les kiwis ! Au programme du chapitre : des Aurors, de la pression, un serpent, un demi-géant, AND SHIT IS GOING DOWN !

Ce qui se traduit par, à peu près : ça va merveilleusement exploser au visage d'Elisa et il va y avoir de la SOUFFRANCE, des LARMES, de l'ANGOISSE, de l'HORREUR, et son hallucination auditive qui revient lui faire un petit coucou histoire de vraiment lui plomber le moral. Bref, ça va être mortel.

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Passons aux réponses aux reviews !

Hello EveApplefield ! Mwahaha, oui, j'aime les cliffhangers. Ca me fait hurler quand je les lis, mais j'adooore les écrire. C'est sans doute une impression partagée par tous les auteurs !

Yo Kuro No Kage ! J'ai des plans pour Matt Rosier, alors il va définitivement faire partie du staff de Tourmaline. Pas d'inquiétude ! Sinon, pour l'instant, il n'y encore rien qui perturbe les plans d'Elisa, puisque que personne n'a découvert que Sirius était Animagus (ce qui le mettrait réellement en danger). En revanche, ça va la travailler, le fait qu'on lui ait volé un truc aussi confidentiel...

Salut Aomine ! Eh oui, souviens-toi bien du fait que les Poufsouffle n'ont pas (encore ?) soutenu Elisa comme un gourou : c'est un point du récit qui sera réutilisé dans le tome 4. Pour les cadeaux des jumeaux : ils savent qu'Elisa a du stock, simplemnt, d'habitude elle le vend au lieu de le donner. Ils considèrent avoir fait une affaire. Et au final, c'est quand même eux qui ont eu la part du lion : la Carte est utile, mais elle pourrait être recréée, tandis que les Miroirs et un Glisseurs, ça vaut un paquet de Gallions ! Sinon, oui, le sort de "Maîtrise de l'Eau" m'est inspirée par Avatar x) Je suis fan de cette série. Cela dit, le sort nécessitera l'utilisation de la baguette, et n'aura jamais la puissance d'un vrai maître. Mais ça aura quand même la classe ! Quant à cette histoire de vidéo sorcière... Chuuuuut, ça ne sera concrétisé que dans le tome 4 x)

Coucou IceQueen38 ! Elisa est agaçante, c'est quasiment innévitable : elle est arrogante et pique des caca nerveux comme une gosse, le tout en faisant preuve d'un très grand manque de respect envers les profs ! Oui, c'est tout à fait normal si on a envie de la secouer par les épaules. L'Occlumancie va l'aider à reprendre le contrôle de ses émotions. Cela dit, son arrogance est une donnée qui ne changera pas. Comme Dumbledore, Elisa est tellement habituée à ce que le monde soit conforme à ses prévisions qu'à présnet, c'est devenu un trait dominant de sa personnalité...

Yo Mayoune ! Ouais, si Lupin se fait virer (et surtout s'il se fait questionner et avoue tout à Dudu), tous les plans d'Elisa passent par la fenêtre. Sans compter que la personne qui a pris la lettre pourrait en parler à Harry... Et là, Elisa se sentirait vraiment mal. Mais bref ! Elisa rentre chez elle parce qu'elle a du mal à rester loin de ses parents, en fait. Elle place son désir égoïste de revoir sa maman et son papa au-dessus de la posibilité de capturer Pettigrew. Mais bon, ne lui en tient pas rigueur : j'aurais fait pareil...

Salut Niakovic ! Tu anticipe la chute, la vache x) Et... tu n'a pas tort, ça va faire mal. Dans ce chapitre, même ! Elisa a bien trop changé le canon, cela lui donne une grande arrogance. Revenir sur terre va être d'autant plus douloureux ! Bref, contente que tu sois toujours aussi accroché même si Elisa te sort par les yeux XD Tu vas hurler en lisant ce chapitre !

Merci Casildamalefoy ! Un perso sans défauts, c'est ennuyeux à mourir x) Le souci c'est que comme c'est Elisa la narratrice, c'est dur de mettre en relief ses défauts parce qu'elle-même ne s'en rend pas compte... Mais oui, elle est pleine de contraste. Pleine d'insécurités mais en même temps remplie d'arrogance, avec un but louable mais des méthodes parfois impitoyable, une maturité intellectuelle d'adulte et un caractère explosif de sale gosse. J'adore l'écrire xD

C'est un peu le principe Korak, hurler sur un prof n'est pas une attitude normale pour Elisa, ce n'est pas elle. D'où la nécessité pour elle d'étudier l'Occlumancie et de remettre de l'ordre dans son cerveau. Quant à la réaction furieuse de Trisha, je ne vois pas vraiment le problème : Ron ou Hermione feraient de même pour Harry en voyant quelqu'un lui faire des reproches (surtout en public) alors qu'il n'est mentalement pas au top. Sinon, pour les Cracmols : ils devraient avoir le choix, ça va faire un tome complet que c'est expliqué ! Tourmaline leur donne une éducation moldue et une éducation sorcière, les deux, pour qu'ils puissant garder contact avec leurs racines et, s'ils le souhaitent, s'intégrer chez les moldus ! Je ne sais pas pourquoi tu es si insistant que les gens (immigrés, Nés-Moldus, Cracmols, etc.) choisissent une culture et une seule. Même si les gens ne veulent pas forcément retourner dans leurs pays d'origine (pour reprendre ton exemple d'algériens), continuer à avoir des cours sur le sujet peut leur donner une nouvelle perspective, leur ouvrir d'autres possibilités. Quant au problème d'intégration des Nés-Moldus que tu mentionne : dans le canon, au contraire, tous les Nés-Moldus s'éloignent de leur famille sans le moindre effort. Colin et Denis Crivey sont fascinés par le monde sorcier, Lily s'éloigne de sa soeur, etc. Hermione se "débarrasse" même de ses parents parce qu'elle ne veut pas les impliquer. Le monde sorcier les absorbe. Par le biais du CEM, Elisa veut qu'ils gardent un lien avec le monde Moldu, déjà parce que toute connaissance est bonne à être apprise, et ensuite parce qu'il y a des choses biens à apprendre des Moldus. C'est aussi l'objectif poursuivi avec le traffic de livres : encourager les sorciers à ne pas être renfermés sur eux-mêmes. Voilà. Et finalement, pour ce qui est de la révélation de la parenté de Voldemort... On ne parle pas vraiment de la même situation qu'Hitler n'étant pas Aryen. La légitimité de Voldemort n'est pas basée sur son idéologie, parce que cette idéologie se portait très bien depuis des années : sa légitimité est basée sur son titre d'Héritier de Serpentard. Chez les sorciers, il y a rarement de courant politique fédérateur, d'idéologie qui rassemble. Le leadership est personnel, pas idéologique. Les gens s'unissent autour d'un leader, d'une figure de proue. Dumbledore, Harry, Voldemort, etc. Si cette figure disparait, l'idéologie ne disparait pas, certes, mais il n'y a plus d'unité parmi ceux qui la suivent. J'en parlerait plus en détail dans le Bonus Spécial si ça t'intéresse toujours.

Yo BlancheEner ! Je ne sais pas si tu as un chat, mais Dracarys est THE gros matou sauvage. Il vient dormir sur la couette d'Elisa mais sinon, il vaque à ses occupations. Malta, quant à elle, reste souvent dans son terrarium, même si Elisa la trimballe avec elle un peu comme un doudou x) Les serpents, tant que c'est au chaud, ça se laisse faire. Sinon, j'ai toujours pensé que c'était les elfes qui nourissaient les animaux : les chouettes, les chats, etc. Voilà, c'était la petite disgression sur les animaux d'Elisa x) AH AH AH, tu aimes bien Matt ? Il va avoir un rôle majeur, et il est l'un des persos principal d'un OS que je vais poster après avoir écrit le tome 4 x) Il y partagera la vedette avec Lupin. Et en parlant de Lupin : Elisa ne le blâme pas pour son choix d'ami mais plutôt pour son inaction et, ensuite, pour son silence (qui aurait pu mettre en danger toute l'école). Cela dit, si ça devient public, les gens ne vont pas faire de distinction : la plèb est avide de sang et n'hésitera pas à clamer que Lupin est complice. La perte de cette lettre, c'est grave la catastrophe ! Sinon, yep, McGo prend les élèves qui ont eu un E au minimum aux BUSES, c'est canon. Et oui, McGo n'exprime guère ses sentiments... Ou, en tous les cas, pas devant les élèves ! Mais je suis sûre qu'elle a bien ragé devant Dumbledore (qui a du la faire venir dans son bureau), surtout quand il l'a obligée à supprimer la punition de Neville. J'imagine McGonagll comme quelqu'un de très fier, et se plier à cette demande, ça a dû être humiliant pour elle, c'était quand même donner raison à une sale gamine qui lui a manqué de respect et l'a insultée devant ses propres élèves !

LOUNY ! J'ai lu toutes tes review d'un coup, ça m'a fait tellement plaisir =DDD Ah ah, tu n'es pas la seule fan de Cécile. D'ailleurs je te mentionnerai à la personne qui a créé ce perso (et qui a inspiré sa personnalité), appelons-là Vanille, parce que ça lui fera plaisir x) ENFIN BREF. Rien ne prouve que c'est Ernie le voleur... La vérité éclatera bien assez vite. Plus que quelques chapitres ! Sinon, par rapport à ta review précédente : tu es la seule personne qui a trouvé l'intervention de Tamsin aussi déplacée que la crise de colère qu'Elisa x) Tout le monde s'est promptement indigée contre le manque de respect d'Elisa (certains ayant même loupé complètement le fait que ce n'est pas un comportement normal, et qu'elle-même est choquée d'avoir agi comme ça), mais tout le monde est passé sur la remontrance de Tamsin... Sauf toi. Et effectivement, tu as raison : Tamsin écrase Elisa en public d'une façon qui renvoie à ce qui s'est passé entre McGo et Elisa, pour lui donner une leçon. Elle aussi, elle est une moralisatrice. Et effectivement, elle n'aurait sans doute pas agi de cette façon si Elisa était sortie la tête haute de l'affrontement, si elle n'avait pas eu à s'excuser devant McGo.

Salut Gilgalad Swiftblade ! Alors, pour Elisa, c'est pas tant le silence de Lupin sur son amitié avec Sirius (ça, c'est compréhensible) que son silence sur ses capacités d'Animagus qui lui pose problème. Pour Trisha, c'est à la fois plus simple et plus compliqué : elle pensait Lupin gentil et inoffensif, et elle apprend d'un coup qu'il est un loup-garou et qu'il était ami avec Siris Black. Elle est furieuse d'avoir été trompée sur la marchandise, en gros. Evidemment que Lupin ne pouvait pas annoncer ça au dîner (imagine le chaos x) ) mais voilà, il a prétendu être autre chose, et Trisha le vit mal. Depuis le tome 2, elle vit extrêmement mal le fait qu'on lui cache des choses, en fait. Et il y a aussi du racisme anti-loup-garou qui entre en jeu. Donc, bon. Mélange explosif. Sinon, c'est un bonne idée, je n'y avait pas pensé : Lupin a dû essayer de récupérer la Carte dans le bureau de Rusard en début d'année ! Mais évidemment, il a fait chou blanc. Pas bête...

Oui Catoche, je suis super-attachée à Elisa x) Après tout, elle est basée sur moi ! Tout le long du tome 1, elle est moi. Elle commence à diverger durant le tome 2 à cause de Jedusor, mais sinon, c'est littéralement moi. Et même maintenant, elle garde des éléments de personnalité de ma pomme xD Bref ! Contente que le suspense te prenne à la gorge ! Tu vas hurler dans ce chapitre, tu va voir x) Et dans le suivant, encore plus !

Ta review m'a fait rigoler, La Potterhead x) Oui, je suis méchante avec mes cliffhanger. Mais j'adore les écrire, tu n'as pas idée à quel point c'est grisant xDDD Bref, voilà. Quant au voleur d ela lettre, cela sera révélé dans quelques chapitres, patience... Et ne saute pas aux conclusions =)

Salut Leaulau ! Oui, accepter la candidature d'un loup-garou n'est pas facile. Déjà, il y a le danger. Même si l'homme n'est transformé en bête que trois jours par mois, ce sont trois jours très dangereux. Un planning mal géré, une erreur inattention, et boum, tu te retrouve avec une créature sanguinaire au milieu de l'école ! Et puis, il y a aussi le préjudice qui est une barrière quasiment aussi importante. Les gens ont peur. Les gens ne veulent pas d'un loup-garou. Le faire accepter ne va pas être de la tarte...

Hello Imthebest ! J'ai presque envie de faire un tableau pour comparer les chiffres entre ceux qui sont indignés du coup d'éclat d'Elisa, et ceux qui approuvent. Tout le monde a une opinion bien tranchée là-dessus x) Mais oui, McGonagall ne doit pas être intouchable, elle avait tort de punir Neville comme ça, et à moins d'un coup d'éclat retentissant, elle aurait refusé d'admettre son erreur. Enfin bref x) Oui, le canon a déjà bien déraillé, mais le vol de la lettre laisse présager une grosse catastrophe. Tu auras le fin mot de l'histoire dans ce chapitre !

Yo Allan Eddem ! Bah quoi, il faut bien que le côté agressif d'Alva vienne de quelque part x) Donc oui, Elisa aime aussi les trucs qui font BOUM. Comme Lucas, aussi x) Sinon, oui, pour moi, y a des examens pratiques de runes aux BUSES et aux ASPICS, mais rien de trop compliqué, c'est la théorie qui est dure. Et pour les miroirs communicants, je suis sûre que les défenses de Poudlard peuvent les bloquer, mais ça n'a pas encore été envisagé (ou activé). Cela dit, tu tiens une piste là... Mais je n'en dit pas plus ! Bref. T'inquiète, Elisa va apprendre le self-contrôle. Quant aux loups-garous... Bah, quand tu vois l'intensité des préjugés qu'on les Moldus envers des personnes inoffensives (en raison de leur religion, de leur sexualité), ce n'est pas étonnant que les sorciers haïssent les loup-garous. Ils ne sont pas seulement dangereux, ils sont autres, ils sont différents. Pour le coup de dictaphone : là par contre l'explication est simple, c'est qu'Elisa n'a pas forcément pour but de vendre toutes ses inventions, et qu'elle a déjà réfléchi (il y a quelques chapitres) au fait que ce truc-là n'aurait pas forcément un grand succès commercial. Ce qui compte pour elle c'est d'y parvenir, de construire le truc et de l'utiliser. Pas forcément de le vendre x) Voilà. Et finalement... Oui, j'ai rajouté l'histoire de Matthew et des explosions au dernier moment, après que tu m'ai raconté cette histoire où tu te prenait pour Lucas l'incendiaire xD Ca collait bien au personnage !

Hello Streema ! Yep, le vol de la lettre n'est pas un bon présage... Ca explose justement dans ce chapitre x) Sinon, pour ce qui est d'engager Lupin à Tourmaline : non, ça ne va pas se faire, car l'école aura tous les enseignants qu'il faut dans le domaine magique (Matt Rosier ayant pris le poste de prof de Défense). Mais effectivement, j'y ai VRAIMENT pensé en écrivant ce tome, et c'ets dommage que ça ne se soit pas fait...

Salut AndouilleEtSushi x) Je vois que tu anticipes la catastrophe... XD Eh oui, ça va donner lieu à beaucoup de divergence du canon ! Mais en fait, un truc qui est assez peu pris en compte quand on dit que les Maraudeurs étaient des brutes (ce qu'ils étaient, sans aucun doute), c'est que toute leur génération était comme ça. C'était la guerre. Des gens utilisaient des Impardonnables dans les couloirs de l'école. La cruauté était que chose de banal à cette époque. Enfin bref ! Pour ce qui est de Matt Rosier, t'inquiète pas pour lui, j'ai de grands projets pour son perso !

Merci DameAureline =) Oui, il va y avoir de plus en plus d'écart avec le canon, du fait des actions d'Elisa mais aussi de ses moments d'inaction. On va d'ailleurs avoir un gigantesque écart très bientôt x) Cette comparaison avec une bombe à fragmentation est, en fait, assez adaptée...

Coucou SugarBrown ! Ta question sur Sirius est très intéressante, alors du coup, je vais y répondre dans le Bonus Spécial (pour ne pas prendre trop de place ici xD). Oooooh, tu as fait découvrir EB à ta soeur ?! Je suis tellement fière =DDD Merci du fond du coeur, c'est génial ! Pour ce qui est d'Ernie, tu as vu juste. Et pour le plan d'Elisa pour sauver Cédric... Incroyable, tu as vu juste aussi. Mais ne panique pas ! J'ai la ferme intention d'écrire au moins cinq tomes, donc de ne pas tuer tout de suite mon héroïne x) Je vais poster très bientôt le bonus sur Isabelle Bishop, prend ton mal en patience x)

Bienvenue dans l'aventure Kilda ! Oui, les Sang-Purs se pavanent, très fiers de leur supériorité, mais... En quoi sont-ils supérieurs ? Leur magie ? Il y a des Nés-Moldus plus puissants qu'eux. Leur intelligence ? Certainement pas. Leurs dons ? A moins d'avoir le Fourchelang, franchement, y a pas de raison. Leur richesse ? Certains Sang-Mêlés sont très riches aussi. Non, la seule "supériorité" des Sang-Purs... C'est leur position de privilège. Retire-leur ça, retire-leur leur baguette, et ils ne sont plus rien, parce qu'ils n'ont jamais cherché à être davantage...

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Tadam =)

Passons à présent aux résultats du vote ! Et le perso gagnant est... ADRIAN PUCEY, qui emporte la victoire d'une voix ! C'est pas passé loin x) Et j'espère que certaines infos sur Adrian vont vous surprendre, parce qu'il y a pas mal de trucs qui étaient sous-entendus dans la fic, mais qu'Elisa n'a pas remarqué du tout...

Bref !

Adrian Jacob Pucey est un garçon aux traits fins mais à la stature trapue, toujours élégant et l'air perpétuellement décontracté, mais les gestes vifs et puissants. Il a la peau cuivrée, héritage de sa mère métisse, et des cheveux noirs et bouclés qu'il porte coupés très courts.

Adrian est un Sang-Pur, fils unique. Son père, Ronald Pucey, descend d'une lignée qui a toujours travaillé dans la sécurité : dressage de troll, création de sortilèges de protection, fabrication d'alarmes enchantées, etc. Les Pucey sont traditionnellement des Gryffondor ou des Serdaigle. C'est une famille qui remonte loin, et qui est renommée pour son arrogance mais aussi leur beauté (ce qui n'aide pas à les rendre humble !). Ronald, ex-Gryffondor, a suivi le chemin familial et est devenu Briseur de Sort spécialiste des protections relatives aux créatures obscures (sorts anti-Détraqueurs, anti-loups-garous, etc.). Il travaille dans une entreprise de protection contre les créatures nuisibles.

C'est là qu'il a rencontré sa femme, Winnie Pucey, née Winnie Axton, un jour qu'elle venait se renseigner sur une attaque de vampire. Winnie, ex-Serpentard énergique et farfelue, est spécialiste des Cas Historiquement Etrange (oui, c'est une qualification légitime chez les sorciers), employée par le Département des Accidents et Catastrophes Magiques. Elle recense les événements magiques les plus bizarres et les consigne dans des registres du Ministère. C'est d'elle qu'Adrian tient sa passion pour l'Histoire : Winnie adore les anecdotes du passé, les secrets, les bizarreries inexpliquées. Elle est la fille d'une Sang-Pure et d'un Né-Moldu, et beaucoup disent que c'est de son père qu'elle tient son excentricité.

Les grands-parents d'Adrien sont tous les quatre morts durant le règne de terreur de Voldemort, soit parce qu'ils étaient des cibles (c'est notamment le cas des parents de Winnie), soit parce qu'ils étaient des victimes collatérales. Adrian aurait également dû avoir deux petites sœurs, des jumelles, mais sa mère a fait une fausse couche qui a failli la tuer, à cause d'une malédiction lancée dans leur rue. Winnie et Ronald ont donc toujours été très protecteurs de leur fils unique. Ronald, surtout, a travaillé dur pour que son fils soit reconnu comme un membre de la famille Pucey et qu'il ait des contacts utiles pour l'avenir, même si son sang n'est pas 100% pur (les Pucey sont assez racistes). Adrian est cependant surtout intéressé par l'Histoire, les légendes, les faits méconnus, et la découverte de secrets historiques bien enfouis.

Adrian est assez charismatique quand il le veut, mais souvent, il tend à se fondre dans la masse. C'est plutôt son amie Heather qui attire l'attention. Lui, il se contente d'observer le déroulement des événements, les mains dans les poches et l'air décontracté. Adrian a toujours l'air nonchalant. C'est une attitude qu'il cultive avec soin, pour donner l'impression que rien ne peut l'atteindre, qu'il est indifférent à tout. Et le mieux ? C'est que ça marche. Ce flegme affecté, quasiment dédaigneux, laisse à croire qu'il est confiant en sa force ou en sa supériorité… Et du coup, personne ne lui cherche d'embrouille.

Il n'y a que trois choses qui brisent son indolence légendaire : l'Histoire, le Quidditch, et Terence Higg. Adrian adore l'Histoire, c'est son dada. Il est incollable sur les légendes les plus obscures de la communauté magique de Grande-Bretagne, et les cours d'Histoire sont un supplice pour lui parce que Binns ne va jamais assez dans le détail. D'ailleurs, il vend ses notes d'Histoire aux élèves plus jeunes, parce qu'elles sont à la fois plus intéressantes et plus précises que le cours du prof !

La seconde passion d'Adrian, c'est le Quidditch. Il est un grand fan de ce sport, il suit avidement les compétitions nationales, et il est Poursuiveur dans l'équipe de sa Maison. Il est aussi l'un des rares joueurs respectés par les Gryffondor (qui haïssent son capitaine Marcus Flint, et quasiment tous ses coéquipiers) parce qu'il ne triche jamais.

Et finalement, il y a Terence Higg. Si le coup de foudre existe, Adrian et Terence en sont l'illustration parfaite. Leurs parents désapprouvent (les couples lesbiens sont relativement acceptés chez les sorciers, mais les couples gays le sont beaucoup moins). Adrian s'en fout, et Terence aussi. Ils sortent ensemble depuis le Nouvel An 1994. Cela dit, ils restent discrets : seules Heather et Tabitha sont au courant.

Elevé comme un Sang-Pur de haut standing, Adrian réussi à se mouvoir dans la haute société avec aisance. Il est toujours bien habillé, bien coiffé, le teint impeccable. A vrai dire, il prend plus soin de lui-même que certaines filles ! Il aime les belles choses, les habits bien taillés, les tissus fins, l'élégance raffinée des produits de luxe. Ses parents étant riches, il peut se le permettre. Et Adrian a beau se pomponner comme un top-modèle, il n'a rien d'efféminé. Il est aussi souriant, et très charmeur, quand il fait un effort. Egalement rusé et prudent, Adrian sait parfaitement naviguer les subtilités de la politique interne des Serpentard. Son père lui a appris à se tenir en société, à analyser les sous-entendus venimeux des gens (ça ne manque pas, dans les réunions de famille des Pucey !), et à rester neutre vis-à-vis de tout le monde (ce qui est l'attitude favorite des Pucey, famille neutre par excellence). Bref, si on allie cela à son charme et à son assurance, Adrian s'est taillé une bonne réputation chez les Serpentard.

Du coup, c'est lui qui sert de bouclier aux jeunes élèves qui ont le sang "impur". Il y a beaucoup de bigots dans leur année. Adrian, par sa position privilégiée, assure la neutralité de leur classe. Les non-Sang-Purs sont sous sa protection, et ça les mets hors-limites. Sans lui, il y aurait sans doute beaucoup plus de conflits dans la salle commune…

Car Adrian a tout l'apparence d'un Sang-Pur policé et calculateur, mais il est fondamentalement généreux et spontané. Il protège ses amis alors que, franchement, il s'en tirerait mieux sans eux. Il participe au club d'Histoire comparée des Serdaigle, et leur prête allègrement ses bouquins. Il aide volontiers les plus jeunes, et il est toujours prêt à donner un coup de main. Il est aussi complètement dévoué à Terence, prêt à se mettre en quatre pour lui faire plaisir. En sa présence, il est toujours plus souriant, plus radieux. Ses amies trouvent ça romantique comme tout.

Terence Higgs est son petit-ami et son meilleur ami. Ensuite viennent Heather Thatcham (qu'il connait depuis l'enfance) et Tabitha Bainbridge, puis Cédric Diggory, Elisabeth Bishop, et divers personnes d'autres Maisons. Il n'est pas proche de beaucoup de gens chez les Serpentard, même s'il y connait pas mal de monde.

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Voilà ! J'espère que ça vous a plu x) La semaine prochaine on parlera de son petit-ami Terence !

Et je ne vous fait pas attendre plus longtemps, voici le chapitre x) Je me frotte les mains en imaginant votre réaction. Vous savez que j'ai failli pleurer toute seule en écrivant ce chapitre ? Je suis une chochotte, quand même. Bref. J'espère que ça va vous plaire...

Enjoy !

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La trahison des Maraudeurs

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A Poudlard, peu de gens semblaient au courant des suspicions du Ministère. En revanche, deux Aurors étaient attablés avec les professeurs au dîner. Et une dizaine d'élèves revenant de vacances (uniquement des enfants d'employés du Ministère, nota Elisa) chuchotaient entre eux, jetant de fréquents coups d'œil à Lupin.

– Vous avez sans doute remarqué la présence de nos invités, annonça joyeusement Dumbledore avant que le repas ne commence. Les Aurors Dawlish et Robards sont ici pour suivre une piste concernant Sirius Black. Il s'agit d'une affaire confidentielle, et je vous prie de les laisser faire leur travail sans les déranger.

Les élèves se mirent à chuchoter. Du coin de l'œil, Elisa vit Helen Dawlish se rengorger avec fierté. L'Auror Dawlish devait être son père. Les Aurors, eux, souriaient aimablement aux élèves, mais gardaient toujours un œil sur Lupin. McGonagall semblait fulminer, et les autres profs avaient un air pincé. Seul Rogue avait l'air sombrement satisfait, son regard étincelant d'un air malveillant. Quant à Lupin lui-même… Il essayait de sourire bravement, mais c'était assez évident qu'il était pétrifié. Ce qui se comprenait tout à fait, d'ailleurs ! Si les Aurors restaient ici plus de deux semaines, ils seraient là pour la pleine lune : et ils découvriraient forcément qu'il était un loup-garou. Et là, son secret allait éclater au grand-jour… Les parents d'élèves n'accepteraient jamais qu'un lycanthrope enseigne à leurs enfants… Il serait viré, ou pire…

Elisa se mordit la lèvre, envahit par une bouffée de culpabilité. Tout ça, c'était de sa faute. C'était parce qu'elle avait mené l'enquête que Willis Crawford avait écrit ce témoignage, et c'était parce qu'elle l'avait laissé traîner n'importe où que le Ministère était maintenant impliqué. Et si Lupin était accusé et arrêté… Ça serait de sa faute aussi ! Et pendant ce temps, elle n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait Pettigrew, et Sirius courait chaque jour le risque de se faire attraper par les Détraqueurs !

Elle devait sauver Lupin, et pour ça, les Aurors devaient s'en aller avant la prochaine pleine lune. Les Aurors ne s'en iraient qu'une fois Sirius attrapé, ou prouvé innocent. Conclusion : Elisa avait un peu plus de deux semaines pour capturer Pettigrew et faire éclater la vérité, le tout sans négliger ses révisions ni révéler le fait qu'elle connaissait le futur.

Avec un grognement sourd, elle laissa tomber sa tête sur la table. Pourquoi sa vie était si compliquée ?

– Elisa ? sourcilla Cédric assis à côté d'elle. Tu vas bien ?

– Splendide, marmonna la jeune fille en se redressant. T'inquiète, je gère. Tu me passe les patates sautées ?

Et la conversation s'arrêta là.

Durant les jours suivants, Elisa agit comme d'habitude. Elle travaillait sagement ses leçons, elle faisait ses devoirs, elle révisait ses cours, elle bavardait et s'entraînait avec ses amis, et elle s'éclipsait régulièrement dans la Salle sur Demande pour s'exercer à modifier ses sorts. Ainsi, elle découvrit qu'après avoir lancé un Incendio, et en se concentrant bien, elle pouvait modeler les flammes pour faire un cercle protecteur autour d'elle, ou au contraire les faire s'abattre sur un ennemi comme une vague brûlante. Néanmoins, c'était la manipulation de l'eau qui lui venait le plus facilement. Qu'elle utilise l'Aguamenti ou l'Aguasitus, une fois qu'elle avait généré assez de liquide, elle pouvait ensuite l'utiliser pour le manipuler à volonté. Elle pouvait en faire des sculptures animées et très détaillées avec Menti Effinxi… Mais, en modifiant le sortilège Oppugno (un sort de septième année qu'elle avait trouvé à la bibliothèque), Elisa pouvait faire attaquer ses sculptures d'eau avec assez de force pour pulvériser un mannequin d'entraînement !

Bref. La vie continuait, assez normalement. Et, dès qu'elle avait un moment de libre, Elisa sortait la Carte du Maraudeur de son sac et cherchait le nom de Peter Pettigrew… En vain.

Bon sang, c'était à croire qu'il était invisible pour la Carte.

Est-ce qu'il l'était, d'ailleurs ? C'était un truc qui l'avait toujours tracassé, dans le canon. Les jumeaux Weasley n'avaient jamais vu Pettigrew sur la carte, alors que sous sa forme de rat, il avait constamment accompagné Percy, puis Ron. Et plus tard dans le canon, quand Rogue avait vu la carte dans le bureau de Lupin, il avait vu que le Trio était avec Sirius et Lupin dans la Cabane Hurlante, mais il n'avait pas vu Pettigrew. La carte cachait-elle le nom d'une personne si celle-ci était sous forme Animagus ?

Non. Après tout, Remus avait été capable de voir le nom de Peter quand celui-ci était dans le Cabane Hurlante sous sa forme de rat… Alors, quelle était la solution ? Quel était le secret de la Carte ?

Raaaah, pourquoi avait-elle une telle poisse ?!

Enfin bref. Elisa ne pouvait pas non plus complètement se focaliser là-dessus, parce que les cours avaient repris et, avec eux, les devoirs. Les Aurors interrogeaient aussi les élèves, leur demandant ce qu'ils faisaient ou ce que faisaient les profs au moment des intrusions de Sirius Black. Sans doute à l'insistance de Dumbledore, ils n'accusaient pas ouvertement Lupin. Cela dit, beaucoup de leurs questions tournaient autour du prof de Défense contre les Forces du Mal. Il ne fallut que quelques jours pour que les rumeurs les plus folles circulent dans le château, et un certain malaise se mit à planer en cours de Défense. Lupin était tellement nerveux qu'il sursautait violemment au moindre bruit, et tous les élèves ressentaient une certaine pitié envers leur enseignant victimisé. Trisha arrêta même de faire ses jeux de mots sur les loups.

Mais les Aurors n'étaient pas la seule raison de l'ambiance au château. La fin de l'année se rapprochait à grands pas (ils étaient à la fin du mois d'avril, il ne leur restait donc que huit semaines avant les examens !). La tension dans la salle commune était électrique, tout le monde stressait pour les BUSES imminentes. Les conseils d'orientation commençaient à avoir lieu, et plusieurs prospectus sur différents choix de carrière étaient étalés sur les tables basses de l'antre des Poufsouffle.

Le choix était beaucoup plus vaste que ce qu'Elisa pensait. Il y avait des prospectus de Ste Mangouste, de Gringotts, mais aussi plusieurs dizaines de petits tracts concernant différents Bureaux du Ministère. Les relations publiques avec les Moldues avaient trois prospectus différents, et il y avait une imposante pile d'affichettes faisant de la pub pour le job de traducteur au service du Ministère (« Recrutons adeptes du langage des sirènes, des ogres, des Vélanes : mais aussi du français, de l'allemand ou de tout autre langue étrangère ! »). Quatre dépliants différents vantaient chacun les mérites d'un secteur différent du Département des Jeux et Sports Magiques, et plusieurs tracs étaient consacré au Département des Accidents et Catastrophes Magiques. Et puis, bien sûr, une vingtaine d'entreprises privées avaient aussi leur publicité : une société de dressage de trolls de sécurité, une fabrique de balai (« Volez au sommet avec Brossdur ! »), une ferme de culture de champignons magiques et autres ingrédients de potions, un élevage de chevaux ailés…

Un certain nombre des camarades d'Elisa avaient déjà un choix de carrière bien tracé. Cédric avait décidé de travailler au Ministère. Plus précisément, au Département de Régulation des Créatures Magiques, comme son père. Etant donné les quelques allusions qu'il ait faites, Elisa songeait qu'il allait sans doute essayer de rendre son service plus clément envers les créatures qui y étaient administrées… Comme les elfes de maison, par exemple. Rhonda Flatbury, elle, voulait tenter le concours des Aurors avec Helen : et si elle échouait, elle voulait devenir tireuse d'élite de baguette magique (l'équivalent de la police criminelle, alors que les Aurors étaient plutôt considéré comme des soldats : plus précisément, comme le GIGN sorcier). Heidi Macavoy allait tenter de faire carrière au Ministère, au Département des Jeux et Sports Magiques… Mais elle voulait aussi devenir joueuse de Quidditch professionnelle, et espérait discrètement être repérée par un recruteur. Trudy Glaston, une des membres du CEM, était très tenté par les relations publiques avec les Moldus. Gabriel Tate, un grand Poufsouffle discret mais baraqué, avait une voie toute tracée et allait reprendre le magasin de chaussures de son père. Tamsin Applebee, quant à elle, voulait devenir Langue-de-Plomb.

D'autres, en revanche, étaient toujours indécis.

– Je ne sais pas ! se lamenta Raashid. Je vais devenir chômeur et mourir dans un caniveau, je le sens !

Né-Moldu, Raashid n'avait pas de boutique familiale sorcière à reprendre, et il n'avait pas non plus de talent particulier en magie. Si on excluait, bien sûr, son talent pour le mélodrame.

– Qu'est-ce que tu aimes faire ? demanda Cédric avec patience.

Raashid marqua une pause. Il réfléchit.

– Manger. Dormir.

Trisha et Elisa, qui finissaient leurs devoirs de Métamorphose, échangèrent un regard et étouffèrent un fou-rire. Cédric poussa un profond soupir :

– Ça mis à part, Raashid.

– Euh… Ecouter de la musique ? Chanter ? Le cinéma ?

– Tu devrais tenter les relations avec les Moldues alors, conseilla Cédric.

– La diplomatie c'est chiant. Je mourrais d'ennuis en moins de deux jours. J'aurais bien aimé bosser dans la télécommunication ou la vidéo, mais il n'y a pas d'équivalent sorcier…

Cédric leva un regard suppliant vers Trisha et Elisa, espérant que ses deux amies Sang-Mêlés pourraient traduire ces termes étranges. Elisa haussa les épaules, mais Trisha pencha la tête de côté, pensive :

– Le journalisme ? La photographie, peut-être ? Et pour la musique… Je ne sais pas s'il y a une station de radio sorcière qui diffuse des trucs Moldus. Mais tu pourrais te lancer là-dedans.

C'était bien vu, et Elisa admira la vivacité d'esprit de son amie. Raashid prit un air songeur, et Cédric sembla soulagé. Problème résolu ! Chacun retourna à ses occupations, et Elisa se tourna vers Trisha avec curiosité :

– Et toi ? Tu veux faire quoi plus tard ?

Son amie grimaça :

– Je ne sais pas trop. Bosser à la confiserie, j'imagine. Mais je ne veux pas non plus que ça devienne ma vie, tu vois ?

Elisa hocha la tête. Oui, elle voyait. Mais ce qui passionnait Trisha, c'était les amulettes, les grigris étranges, le fait d'expérimenter avec quelques trucs enchantés et une bonne dose d'intuition. Et honnêtement, Elisa ne voyait pas quel genre de métier pouvait découler de ça.

Le rendez-vous d'Elisa avec Chourave pour son conseil d'orientation était le dernier des Poufsouffle, en fin de semaine. Elisa ne savait pas trop ce qu'elle allait dire. Elle avait déjà une boutique, une école, une poignée de sorts inventés toute seule. Elle allait faire un Doctorat, mais ensuite… Elle n'était pas trop sûre. Est-ce qu'elle gérerait B&B avec Gwendolyn ? Est-ce qu'elle deviendrait prof à Tourmaline ? Ou est-ce qu'elle se contenterait d'être recluse chez elle à inventer ses sorts et à essayer de modeler l'univers selon ses désirs en mangeant des bonbons au citron ?

Lorsqu'elle entra dans le bureau du professeur Chourave pour son entretien, elle eut cependant une surprise. Le professeur Flitwick était là également, perché sur une chaise dont l'assise avait été rehaussée par plusieurs grimoires.

– Ah, Miss Bishop, l'accueillit Chourave. Entrez, entrez. Comme vous le voyez, le professeur Flitwick s'est joint à nous. J'ai cru comprendre qu'il vous donnait des cours particuliers cette année et que vous comptiez vous spécialiser dans sa matière ?

– C'est ça, acquiesça Elisa avec précaution.

Flitwick sourit, ravi :

– Et cela fait de moi un potentiel sponsor pour votre Doctorat ! Voyez-vous, Miss Bishop, un Doctorat ne peut se faire que si on est sponsorisé par quelqu'un ayant lui-même un Doctorat, c'est-à-dire un Maître, ou bien un titre équivalent, comme un professeur, ou un Magister.

Elisa ne put s'empêcher de retenir un gloussement nerveux. A en juger par l'air amusé de Chourave et Flitwick, cette petite allusion à son surnom n'était pas un hasard.

– Mais je croyais que vous n'aviez pas de Doctorat ? s'étonna Elisa.

– Le titre de champion de niveau international est considéré comme équivalent, rit Flitwick. Surtout s'il a été obtenu quatre fois consécutives ! Je suis donc un Maître du Duel.

Elisa avait beau faire un bon mètre de plus que Flitwick, là, elle se sentit soudain toute petite. Ce type avait été champion du monde de duel. Et pas une, mais quatre fois de suite !

– Commençons par le début, reprit Chourave. Miss Bishop, vous désirez faire un Doctorat de Sortilèges après Poudlard, n'est-ce pas ? C'est toujours d'actualité ?

– Toujours, confirma Elisa.

– Bien, approuva Chourave. Est-ce que vous connaissez les formalités nécessaires pour entreprendre ce genre d'études supplémentaires ?

Elisa jeta un regard incertain à Flitwick, qui l'encouragea d'un hochement de tête.

– On s'inscrit au Ministère, qui transmet la demande à un Centre universitaire qui dépend du Département des Mystères…

– Le Centre d'Etudes et de Recherches sur la Vérité, l'Ensorcellement, et les Avancées Universelles, confirma Chourave avec un certain amusement. Le nom est un peu long : la plupart des gens l'appellent le CERVEAU.

Elisa retint un fou-rire nerveux, toussota, et reprit :

– Et le Centre accepte ou non la demande. A partir de là, il y a quelques cours à suivre, mais la plupart du travail se fait à l'extérieur. Il faut juste se rendre au Centre pour les examens à chaque semestre, et pour présenter son travail final.

Chourave hocha la tête avec approbation :

– C'est ça. Comme vous le savez peut-être, le CERVEAU délivre trois types de diplômes : les ASPICS, les LOUPS, et les DRAGONS.

Pourquoi tous les diplômes sorciers avaient des noms de prédateurs ?!

– Je ne connais pas les LOUPS et les DRAGONS, fit-elle timidement.

– Il s'agit de la Licence Objective et Universelle de Puissante Sorcellerie, et du Doctorat de Réussite Avancée et de Génie Officiel des Notions de Sorcellerie. Les gens préfèrent les appeler Licence et Doctorat.

Merlin merci, parce qu'il n'y avait pas moyen qu'elle retienne tout ça. Elle hocha sagement la tête, et Chourave continua ses explications :

– La Licence s'obtient après trois ans de formation. C'est le type de diplôme que possèdent les Oubliators, les Aurors, ou les Guérisseurs. Le Doctorat s'obtient après sept ans de formation, et permet d'obtenir le rang de Maître dans un domaine particulier.

Comme Rogue était Maître des Potions, par exemple. Ou comme les Médicomages étaient Maître dans le domaine de la magie de guérison. Elisa acquiesça, et cette fois, ce fut Flitwick qui continua de sa voix aigue :

– Il y aura des cours à suivre au CERVEAU, vous l'avez dit. Mais les étudiants sont généralement suivis par un Maître, qui est chargé de surveiller leurs progrès individuels. La plupart du travail se fait donc soit seul, soit avec ce mentor. Beaucoup de Doctorants sont donc également les apprentis d'un sorcier ou d'une sorcière dont la réputation est déjà établie, et travaillent à leurs côtés.

Elisa fronça les sourcils, perplexe :

– Mais, attendez, vous avez dit que vous étiez…

– Votre potentiel sponsor, Miss Bishop ! fit joyeusement Flitwick. Ce qui veut dire que si je deviens votre mentor, étant donné que mon travail me retient à Poudlard, vous devrez effectuer vos travaux à l'école.

Rester à Poudlard ?! Elisa ne savait pas exactement ce que son visage exprimait, mais elle devait faire une tête assez incrédule, car Chourave se hâta d'expliquer :

–Durant la première année de formation, vous devrez certainement loger au château : mais avec le temps, vous deviendrez de plus en plus autonome. Durant les dernières années de formation, une visite par semaine suffit.

Flitwick prit un air grave.

– Vous devrez m'assister dans certains de mes cours, sans doute ceux des élèves qui passent leurs BUSES et leurs ASPICS. Et bien sûr, il n'est pas exclu que j'ai besoin de votre aide dans une leçon ou deux, même si la majeure partie de notre temps ensemble sera consacrée à vos études. Mais c'est une offre que je vous demande de considérer longuement, Miss Bishop. Si je deviens votre sponsor, vous occuperez un rôle de… Eh bien, un rôle de professeur vous-même. Ce n'est pas une proposition que je ferais à n'importe qui, mais j'ai remarqué que vous étiez très douée avec les enfants.

Elisa ouvrit la bouche sans prononcer un mot, estomaquée. Elle n'avait absolument pas prévu ça. Elle pensait qu'après ses ASPICS, elle serait hors du château, et elle avait prévu d'utiliser cette liberté pour traquer les Horcruxes. Mais… Si Poudlard lui restait ouvert… Elle pouvait garder un œil sur Harry ! Surveiller Ombrage, si jamais elle était désignée comme prof de Défense ! Et en prime, comme elle pourait entrer et sortir du château à son gré, elle pourrait continuer sa chasse aux Horcruxes !

C'était comme si une infinité de portes s'étaient ouverts devant elle. Elle n'en revenait pas de sa chance. Rester à Poudlard, le cœur du canon ? C'était complètement inespéré.

Méprenant son silence pour de l'hésitation, Chourave reprit gravement :

– Bien sûr, si vous préférez vous consacrer entièrement à…

– J'accepte ! la coupa précipitamment Elisa. Je suis désolée, je ne savais pas quoi dire. J'accepte ! Je serai ravie de rester à Poudlard. Enfin, tant que vous ne m'obligez pas à corriger les devoirs des premières années.

Sa tentative d'humour détendit l'atmosphère, et les deux enseignants sourirent. Flitwick semblait si ravi de son acceptation qu'il faillit tomber de sa chaise dans son enthousiasme :

– Merveilleux, merveilleux ! Oh, cela fait des années qu'un enseignant de Poudlard n'a pas pris un apprenti. Je pense que le dernier était Sinistra…

– Filius, le réprimanda gentiment Chourave. Ne nous éloignons pas du sujet. Maintenant, Miss Bishop, quant aux notes dont vous aurez besoin… Il vous faudra bien évidemment un Optimal en Sortilèges. Les standards du CERVEAU sont beaucoup plus bas depuis la guerre, étant donné le manque de candidats, mais valider au moins six BUSES est conseillé. Je vous conseille de travailler la Métamorphose et la Défense, mais aussi les Runes. Ce sont les matières les plus proches des Sortilèges, et vous devez avoir au moins un Effort Exceptionnel dans ces trois sujets.

– Je ne pourrais pas laisser tomber la Métamorphose ? lâcha Elisa avec résignation.

– Pas jusqu'aux ASPICS, asséna Chourave. De plus, le nombre de matières que vous garderez après les BUSES sera pris en compte par le CERVEAU quand ils liront votre candidature, je vous conseille donc de garder au minimum cinq matières. J'ai également vu que vos notes en Potions avaient baissées…

Finalement, ça se passa plutôt bien, même si Elisa ressortit de l'entretien assez découragée quant à ses chances de laisser tomber la classe de McGonagall. Elle arrivait à suivre la classe de cinquième année, mais qu'est-ce que ça serait ensuite ? Elle n'était pas une très bonne élève dans cette matière. Décrocher un Effort Exceptionnel pour ses BUSES allait vraiment lui demander du boulot.

Elle revint dans la salle commune, salua les différents Poufsouffle qui lui firent signe sur son passage. Sun-Min et le reste des deuxièmes années étaient plongés dans leurs devoirs de Potions, et Elisa garda prudemment ses distances (elle n'avait pas envie d'être entraînée là-dedans, elle devait finir ses propres devoirs ce soir), et retrouva sa place à l'une des tables près de la cheminée, où Trisha était déjà en train de plancher sur l'Astronomie. A côté de la table se trouvait le canapé où Cédric s'installait régulièrement pour bosser, mais il était absent pour le moment. Tamsin et Heidi non plus. Elisa se rappela avec un temps de retard qu'il y avait entraînement de Quidditch aujourd'hui.

Trisha redressa la tête à son approche, et sourit :

– Alors, ça s'est bien passé ?

Elisa lui rendit son sourire, se laissant tomber sur sa propre chaise. :

– Plutôt bien.

Son bouquin sur le Sortilège d'Homonclus était toujours ouvert à sa place, et Elisa sentit sa bonne humeur diminuer lorsqu'elle se souvint qu'elle en était toujours au point mort pour trouver Pettigrew. Mais elle secoua la tête, et reporta son regard sur Trisha. Elle avait quand même de bonnes nouvelles à partager : pourquoi se focaliser sur le négatif ?

– Flitwick me propose de devenir son apprentie pour la durée de mon Doctorat. Dans trois ans, je serai prof à mi-temps.

Trisha eut exactement la réaction qu'elle attendait, et se redressa sur sa chaise avec un couinement ravi :

– Flitwick t'as proposé quoi ?! Merlin, mais c'est trop cool ! Tu pourras coller des retenues aux gens ?!

oOoOoOo

La raison pour laquelle Pettigrew n'apparaissait pas sur la Carte du Maraudeur restait un mystère. Elisa aurait pu travailler dessus toute seule, mais… Comme elle était pressée par le temps, ce n'était pas une option.

Juste après son entretien d'orientation, elle demanda donc l'aide de Cédric et Trisha. Elle prétexta qu'elle cherchait à savoir si Sirius Black pouvait berner la carte, et ses deux amis acceptèrent aussitôt de l'aider.

Ils se mirent à feuilleter les bouquins qui parlaient du Sortilège d'Homonculus. Ses modalités de lancement, ses failles, ses atouts. C'était un sortilège du niveau des ASPICS, lié à la Métamorphose, aux Sortilèges mais aussi à l'Arithmancie. Une fois encore, Elisa fut obligée de s'avouer que le travail de James, Sirius, Remus et Peter avait été vraiment impressionnant. Si on ajoutait à ça les Runes de la carte qui réactivaient constamment le sort, la Carte des Maraudeurs pouvait véritablement être considéré comme un chef d'œuvre.

– Ah ah ! finit par s'exclamer Cédric avec satisfaction.

Elisa releva le nez de son grimoire avec espoir, et le Préfet lut à voix haute le passage qu'il avait sous les yeux :

« Le Sortilège d'Homonculus n'est pas berné par les sorts ou potions ayant pour but de dissimuler l'identité, tels que le Polynectar ou les capes d'invisibilités. En effet, le Sortilège identifie chaque personne par sa conscience de lui-même, et n'est donc pas bernée par les déguisements qu'une personne est consciente de porter. » Blablabla, une référence à un autre chapitre… Mais voilà la partie intéressante : « les déguisements, sorts ou potions altérant le mode de pensée ou la conscience de soi d'un individu peuvent, en conséquence, tromper le Sortilège d'Homonculus. On peut nommer parmi eux le Philtre de Confusion, la transformation en Animagus, ou certains sortilèges d'Amnésie. »

Donc la carte ne montrait pas les Animagus ? Ça n'expliquait pas que Lupin puisse les voir. Elisa fronça les sourcils :

– Rien d'autre ?

– J'ai pas fini, la réprimanda Cédric. Attends la suite : « Il a cependant été prouvé qu'une personne totalement amnésique ne pouvait pas être localisée par le Sortilège d'Homonculus lancé par des inconnus, mais pouvait cependant être localisée par le sort lancé par un sorcier ayant connaissance de son identité et de son amnésie. Il est théorisé que le Sortilège d'Homonculus puise également puiser dans la conscience du lanceur pour identifier les personnes dont l'identité serait altérée. »

Cédric releva fièrement les yeux du livre. Elisa, quant à elle, sourit jusqu'aux oreilles. Voilà l'explication ! On ne voyait les Animagus sur la Carte que si on savait qu'ils étaient Animagus ! C'était pour ça que Lupin y avait vu Pettigrew, mais que les jumeaux Weasley, Harry ou Rogue en avaient été incapables : ils ne savaient pas que Peter était un rat !

– Tu penses que Black se lance des sorts d'Amnésie ? fit Trisha d'un ton dubitatif.

– Il pourrait être Animagus, lâcha pensivement Cédric.

Elisa sentit son estomac dégringoler, mais elle se contenta de hausser les épaules en feignant la décontraction :

– Il suffit de regarder dans le registre du Ministère pour en être certain.

A en juger par l'expression déterminée de Cédric, il allait faire exactement ça. Elisa se sentait un peu coupable de l'envoyer dans une impasse, mais eh ! Elle ne pouvait pas laisser les gens découvrir le secret de Sirius. Il se ferait tuer, sinon.

Ces nouvelles informations expliquaient le problème. Elisa ne voyait pas Pettigrew sur la Carte parce qu'elle ne le connaissait pas. Même si elle savait, consciemment, qu'il était un rat… Le Sortilège d'Homonculus puisait dans sa mémoire et ses souvenirs des gens pour les identifier. Et elle devait admettre que ses souvenirs du passé (ou du futur ?) ne comptaient pas : elle ne connaissait pas Pettigrew, et donc elle ne pouvait pas le reconnaitre sur la Carte.

Zut. C'était un problème.

Elisa se mit à chercher des bouquins qui contiendraient des sorts permettant d'identifier un Animagus. Cela dit, avec l'approche des examens et la masse colossale de devoirs que les profs leurs assignaient, gérer ce petit projet commençait à être vraiment délicat. Au final, elle se rabattit sur les sortilèges de détections enseignés par Lupin (l'un d'eux faisait briller les Animagus d'une vive lumière orange), et se mit à scanner discrètement tout le château avec ces sorts. En prime, elle demanda également à Olly et Tilly de l'aider. Oh, elle ne pouvait pas leur demander de chercher Peter Pettigrew : mais elle leur dit de chercher le rat de Ron, un rat ordinaire, à qui il manquait un doigt à une patte avant.

Ce fut le dernier vendredi d'avril, à peine quatre jours avant la prochaine pleine lune, qu'elle trouva enfin une piste.

Jeter des sorts de détection discrètement dans la cabane d'Hagrid était délicat (Elisa avait détecté, étonnamment, plusieurs explosifs et au moins deux objets saturés de magie noire), mais ça avait payé. Il y avait bien un être humain planqué là-bas : le sortilège d'Hominium Revelio ne mentait pas. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était trouver un prétexte pour s'y rendre. Et elle avait une occasion parfaite : la prochaine sortie à Pré-au-Lard, qui avait lieu demain. Elle avait promis d'y emmener le Trio, et si Harry était au village, sa malchance légendaire ne pourrait pas interférer avec ses projets !

Il lui fallait juste un prétexte pour laisser tomber Trisha et Cédric, et aller chez Hagrid pendant que tout le monde serait à Pré-au-Lard. Fastoche.

La samedi matin, elle commença par préparer les préparatifs d'évasion du Trio. Ils maîtrisaient tous des sorts de modification de l'apparence, et s'étaient tous déguisés. Après tout, les gens seraient immédiatement soupçonneux si un total inconnu remplaçait soudain Harry aux côtés de Ron et Hermione.

Ron avait donc les cheveux châtain, les yeux bruns au lieu de bleus, des sourcils fournis qui lui donnaient un air grincheux, et un nez raplati. Hermione avait hérité d'un teint blême qui contrastait avec son hâle habituel. Elle ne pouvait pas dompter sa crinière de cheveux emmêlée, mais elle les avait teints en roux foncé, puis un rapide sort et un peu de lotion capillaire Lissenplis avaient permis de natter ses cheveux en une tresse serrée dans son dos. Quant à Harry, il était devenu blond, son visage était désormais marqué par trois grains de beauté sur la joue, ses yeux vert avaient été éclaircis jusqu'à devenir bleus-gris, et sa cicatrice avaient été masquée par un peu de fond de teint Moldu. Ils étaient tous les trois complètement méconnaissables.

– Ok, admit-elle après qu'ils aient démontré leurs déguisements. Je suis convaincue, je vous emmène à Pré-au-Lard.

Ron et Harry échangèrent un high-five, et Hermione sourit jusqu'aux oreilles avec ravissement. Elisa sortit la Carte de sa poche, et la consulta rapidement. Ils étaient dans une salle de classe vide du troisième étage. Personne d'autre ne se trouvait dans le couloir.

Elisa posa la carte sur une table. On voyait leur position, mais aussi McGonagall qui patrouillait dans le couloir d'en-dessous, et Rusard qui surveillait plusieurs élèves en retenue. Elisa remarqua le nom d'Helen Dawlish parmi eux, et se retint de lever les yeux au ciel. A force de vouloir s'entraîner au duel contre tout le monde, c'était inévitable que la Serdaigle finisse par se faire coller.

Mais bref. Elle montra au Trio leur position sur le plan, puis l'entrée du passage secret :

– On est ici. Et votre ticket d'entrée pour Pré-au-Lard est là. Vous voyez la statue de la sorcière borgne, à deux couloirs d'ici ? Il faut la tapoter de sa baguette en disant "Dissendium". Elle s'écarte et dévoile un tunnel. Il est assez long, mais il va vous mener jusqu'à la cave d'Honeydukes.

Hermione fronça les sourcils, l'air inquiète :

– … Est-ce que Black aurait pu utiliser ce passage pour entrer au château ?

– La porte d'Honeydukes n'a pas été forcée, l'assura Elisa (alors qu'elle était bien consciente qu'il était très probable que Sirius ait utilisé ce passage).

Cela suffit à rassurer les trois adolescents. Elisa tendit la Carte à Harry :

– Tiens. Vous en aurez besoin au retour, pour éviter d'ouvrir le passage alors que quelqu'un passe dans le couloir. Vous connaissez les mots de passe pour effacer ou réactiver la Carte ?

Elle avait déjà utilisé les formules devant eux, et ne fut pas surprise quand les trois Gryffondor hochèrent la tête. Harry prit la Carte avec révérence. Puis il leva sur elle un regard interrogatif :

– Attends, tu ne viens pas avec nous ?

– J'ai un truc à faire avant, le rassura Elisa. Je crois que Malta a une blessure sous ses écailles, je comptais voir Hagrid à ce sujet. Mais je vous rejoins dès que j'ai fini.

Malta n'avait rien du tout, mis à part une grosse tâche pâle sur ses écailles lorsqu'Elisa l'avait accidentellement frottée avec un chiffon imbibé de Détach' Magique, une lessive connue pour blanchir absolument tout. C'était un produit inoffensif, bien sûr, et Malta avec laissé sa maîtresse préparer son coup avec une sorte de patience amusée. Cela dit, Elisa avait un prétexte parfait pour aller frapper à la porte d'Hagrid.

– Trisha est au courant, continua Elisa. Elle sera aux Trois Balais avec Cédric. Restez dans les parages, d'accord ? En cas de pépin…

Elle ne pensait pas que Sirius attaquerait Harry (auquel cas, elle lui aurait suggéré de rester avec Terence et Adrian, plutôt !). Mais les Détraqueurs posaient toujours un gros risques, et Trisha et Cédric étaient les deux élèves les plus doués avec le Sortilège du Patronus.

– D'accord, promit solennellement Harry. On sera prudent.

Elisa sourit :

– J'espère bien. Allez, filez. Et ne vous faites pas prendre !

Les trois Gryffondor prirent la poudre d'escampette, et Elisa secoua la tête avec amusement. Ron et Hermione auraient pu passer par la sortie normale du château, avec le reste des élèves : mais malgré les grands airs d'Hermione et l'inquiétude de Ron, ils étaient tous les deux très curieux d'explorer un nouveau passage secret.

Bah. Tant que ça les occupait, c'était parfait. Elisa resserra sa prise sur sa baguette, et inspira profondément.

Elle avait un rat à attraper.

Presque tous les élèves étaient à Pré-au-Lard, et il n'y avait qu'une vingtaine de personnes dans la salle commune lorsqu'Elisa la traversa pour aller chercher Malta. Plusieurs élèves de deuxièmes années jouaient à la Bataille Explosive dans un des canapés, mais Sun-Min et Edgar n'étaient pas parmi eux. Ils étaient probablement avec Ginny, Luna, et les jumelles Carrow. Elisa n'aurait jamais imaginé qu'une bande aussi disparate se formerait sous son nez, mais les faits étaient là.

Ambre et Astoria n'étaient pas là non plus. Les premières années membres du CEM étaient sagement en train de faire leurs devoirs, mais les deux gamines avaient dû se faire la malle pour discuter avec les Serpentard. Elisa n'avait pas d'opinion particulière sur les Serpentard que fréquentait Astoria (après tout, il s'agissait de ses amis d'enfance), mais s'ils étaient le genre de personne qui lisait Mon amie Flicka et autres histoires d'aventure et d'amitié, ils ne devaient pas être de trop mauvais gamins.

Elisa prit son serpent dans son terrarium, et glissa le reptile dans une large poche que son elfe Tilly avait cousu à cet effet à l'intérieur de sa robe. Il faisait bien trop froid pour que Malta soit drapée sur ses épaules, et le serpent était désormais un peu trop grand pour s'enfouir efficacement dans l'écharpe de la Poufsouffle. Elisa se jeta un sort de Réchauffage pour ne pas mourir de froid en traversant le parc, puis quitta sa salle commune, la tête haute.

Elle se sentait tendue, et pourtant détachée. Comme si la réalité de ce qu'elle allait faire ne l'avait pas encore percutée. Son cœur battait à grands coups et elle avait les mains moites, mais elle ne se sentait pas pétrifiée par le stress, comme avant un discours. Juste… Détachée. Très calme.

Elle allait capturer Pettigrew et sans doute provoquer un bazar monstre. Il y aurait des interrogations de la part des Aurors, peut-être des Détraqueurs mécontents. Une discussion pénible avec Dumbledore (et sans doute Lupin) était inévitable. Et Pettigrew essaierait sans doute de se défendre, et Sirius essayerai de le tuer, et ça finirait à coup sûr en duel… Mais Elisa n'y pensait pas. Une tâche à la fois. A cet instant, elle devait se concentrer sur son objectif actuel : entrer chez Hagrid, et mettre la main sur le rat.

Elle inspira profondément, et frappa à la porte de la cabane du garde-chasse. Aussitôt, il y eut des aboiements féroces de l'autre côté du battant.

– Sage, Crocdur ! grogna la voix bourrue d'Hagrid tandis que le loquet de la porte était tourné dans un claquement métallique. Sage, j'ai dit !

Il ouvrit la porte, et Elisa se retrouva nez-à-nez avec le géant. Enfin, plutôt nez à poitrine, parce que, nom d'un dragon, ce type était gigantesque. Elisa leva les yeux… les leva encore… et croisa finalement le regard surpris d'Hagrid, dont l'expression étonnée était en partie cachée par sa barbe broussailleuse.

– Bonjour, fit stupidement Elisa.

A sa grande horreur, les larmes montèrent aux yeux d'Hagrid :

– Elisabeth Bishop ! C'est toi, pas vrai ?

Elisa hocha la tête, un peu interloquée. Hagrid lui prit la main et sa secoua vigoureusement (Elisa eut l'impression que son épaule allait se disloquer), submergé par l'émotion :

– Pas encore eu l'occasion de te remercier… Mais c'est vraiment bien, ce que tu as fait, quand tu as écrit à McGonagall cet été ! Depuis que j'ai été renvoyé, je pensais que je ne pourrais jamais être diplômé…

Il s'interrompit et la lâcha afin de récupérer dans sa poche un mouchoir grand comme une nappe, et se moucher bruyamment à l'intérieur. Elisa, toujours figée sur place et un peu sous le choc, esquissa un faible sourire. Elle avait complètement oublié que grâce à elle, Hagrid était actuellement en train de reprendre sa scolarité. Pourtant, il lui avait écrit une lettre de remerciement cet été, accompagnée par un panier de biscuits durs comme des cailloux.

Wow, c'était embarrassant.

– Ce n'était pas grand-chose, fit-elle maladroitement. Vous méritez une seconde chance.

Les yeux d'Hagrid débordèrent à nouveau :

– Dumbledore dit la même chose… Ah, un grand homme, Dumbledore…

Le sourire d'Elisa se fit un poil plus crispé. Elle commençait à se souvenir de pourquoi elle n'avait pas particulièrement aimé Hagrid dans la saga originale. Il était beaucoup trop dévoué au directeur.

– Est-ce que je peux entrer ? fit-elle en écartant son écharpe pour saisir Malta avec délicatesse. Mon serpent a une drôle de tâche et comme je me suis dit que vous vous y connaissiez en animaux, j'ai pensé que…

– Oui, oui, bien sûr ! fit Hagrid en s'écarta pour la laisser entrer. Ah, je suis désolé, c'est le bazar… Est-ce que tu veux une tasse de thé ? Crocdur, couché !

L'énorme molosse, qui reniflait avec intérêt les genoux d'Elisa, alla s'asseoir dans son panier avec résignation. Elisa entra dans la cabane, regardant autour d'elle avec curiosité. La maisonnette était apparemment entièrement construite en bois, et ne contenait qu'une seule pièce. Un grand lit couvert d'un plaid coloré était poussé dans un coin, et une marmite cuisait doucement dans la cheminée. Il y avait quelques étagères, deux placards, et une table entourée de quatre chaises. Elisa se percha sur la plus proche de la table, tandis qu'Hagrid mettait de l'eau à bouillir.

– Alors, ton serpent a un problème ? lança Hagrid en s'asseyant en face d'elle.

Elisa posa Malta sur la table :

– Ça a l'air d'une simple tâche, mais ça ne part pas avec un Récurvite.

– Hum, fit pensivement le géant.

Il tendit la main vers la plus proche étagère et y prit une loupe, qu'il utilisa ensuite pour examiner de plus près les écailles de Malta. Elisa remarqua que la plupart de ses étagères supportaient un mélange hétéroclite. Il y avait des outils, des flacons remplis de potions de soins diverses et étiquetées de la main de Rogue, des souvenirs de la Forêt Interdite (il y avait au moins trois pelotes de crins de licorne, plusieurs cailloux joliment colorés, et quelque chose qui ressemblait beaucoup à un croc de loup). Ça lui rappelait un peu le Cottage des Erables, et Elisa ne put s'empêcher de sourire avec nostalgie.

– J'pense pas que ça soit grave, finit par dire Hagrid en reposant sa loupe. Quelque chose a décoloré ses écailles, c'est pour ça que ça ne part pas avec un Récurvite.

– Vraiment ? fit innocemment Elisa. C'est rassurant, alors. Merci.

– Mais de rien, répondit Hagrid d'un ton bourru tandis qu'Elisa caressait la tête du serpent. C'est la moindre des choses, après ce que t'as fait pour moi.

– Je n'ai rien fait d'extraordinaire, se défendit Elisa. C'était simplement… C'était juste, voilà.

Les larmes montèrent aux yeux d'Hagrid à nouveau et Elisa regarda la table, embrassée. La reconnaissance du garde-chasse la mettait un peu mal à l'aise. Elle avait écrit à McGonagall sur un coup de tête pour demander à ce que son innocence soit reconnue, parce qu'elle ne cessait de penser à Tom Jedusor et à Lockhart et qu'elle avait envie de faire un pied de nez vengeur au destin. Elle ne méritait pas une telle gratitude. Elle n'était pas quelqu'un d'aussi bien qu'Hagrid semblait le penser.

– Dumbledore m'a dit que vous comptiez faire de la dragonologie, fit-elle pour changer de sujet. Ça consiste en quoi, comme métier ?

Le visage d'Hagrid s'illumina et il se mit à lui expliquer avec enthousiasme son futur job. Apparemment, la dragonologie englobait tous les métiers relatifs aux dragons : le travail de soigneur, celui de gardien, celui de dresseur, celui de collecteur d'ingrédients à base de dragon. De toute façon, quand on était confronté à un dragon, il fallait savoir faire un peu de tout.

Hagrid n'était pas très articulé, mais il était passionné sur le sujet, et il avait clairement fait ses recherches. Elisa se sentait vraiment mal d'avoir dédaigné son intelligence. Elle avait cru qu'Hagrid n'était bon qu'à chanter les louanges de Dumbledore et révéler des informations confidentielles comme un gros balourd, mais… Le demi-géant était juste spontané. Il n'était pas stupide. Loin de là, en fait. Il suivait ses études avec sérieux, il assistait Gobe-Planche avec diligence, et il trouvait encore le temps de lire tout ce qu'il pouvait sur les dragons et de s'émerveiller sur ces gigantesques créatures ! Honnêtement, en quinze minutes de conversation, Elisa avait plus appris sur ces grands lézards que durant les seize années précédentes.

– Je n'avais pas réalisé qu'il y avait autant d'espèces, fit Elisa tandis qu'Hagrid la resservait en thé. Et il n'y a pas de croisements entre les différents types de dragons ? Imaginez, un Boutefeu chinois et un Flamècheur Bengalais…

– Ah non, fit Hagrid avec un rire bas. Les dragons détestent se mélanger. Zut, j'ai oublié de sortir le sucre…

Le placard était juste derrière Elisa, et elle sauta sur l'occasion :

– Je vais le chercher, l'assura-t-elle en se levant de sa chaise. C'est dans cette armoire ?

Hagrid acquiesça et elle ouvrit la porte. Elle ne voyait ni n'entendait aucun indice de la présence de Pettigrew. Puis Malta siffla en se redressant sur la table : et Elisa était nulle pour comprendre le Fourchelang (elle savait à peine articuler une douzaine de mots en langue des serpents !), mais « nourriture » était l'un des premiers trucs qu'Harry lui avait appris à dire.

Jackpot.

Accio rat ! s'écria-t-elle.

Heurtant violemment deux boites de conserves au passage, Croûtard fut éjecté du placard et Elisa le choppa au vol. Son regard étincela, et elle dut retenir un cri de triomphe. Elle le tenait !

Puis le rat la mordit, et elle poussa un cri aigu :

– Aïe ! Sale bête !

– Qu'est-ce que c'est que ça ? s'étonna Hagrid en se levant à moitié de sa chaise.

Elisa ramena l'animal à table. Le rongeur se tortillait en tous sens, et elle dut retenir un frisson de dégoût. Les rongeurs, ça pouvaient être mignon, mais elle n'avait jamais aimé les rats ou les souris. Et en plus, savoir que ce type était un Mangemort, ça faisait considérablement chuter sa tolérance.

– Je crois que c'est le rat de Ron, fit-elle en tendant la bestiole au garde-chasse. C'est dingue, Ron pensait qu'il s'était fait manger par Pattenrond… Surtout, ne le laissez pas s'enfuir.

Le rat essayait de mordre Hagrid, mais le demi-géant semblait ne rien sentir. Il avait sans doute la peau trop épaisse. Elisa, elle, grimaça et jeta un sortilège de soin à la petite blessure de sa main. Ce sale rongeur l'avait mordue jusqu'au sang.

– Pauv' bête, fit Hagrid avec pitié. Il est maigre comme un clou ! Je vais le mettre dans une cage avec un peu à manger.

Il exhuma de sous son lit une cage en fer dont les barreaux semblaient assez serrées pour retenir un rat, même s'il s'agissait sans doute d'un piège à lapins. Dans le doute, Elisa jeta un sort d'Impassibilité sur la cage. Bon courage pour essayer de se faufiler à travers les barreaux, avec ça !

– Je vais le ramener au château, fit-elle innocemment.

Et ensuite, elle irait droit à Dumbledore, lui annoncerait qu'elle avait par hasard jeté un sort de détection sur Croûtard, (parce qu'elle testait des sorts de détection sur tous les animaux qu'elle croisait, parce qu'elle était paranoïaque… Elle trouverait bien un prétexte), et qu'elle avait découvert que ce rat était un Animagus. Dumbledore avait été prof de Métamorphose, il saurait sans doute annuler la transformation. Et à partir de là, ça ne serait plus son problème !

Soudain, son miroir vibra dans sa poche.

C'était si inattendu qu'Elisa faillit en lâcher sa baguette. Les seules personnes qui l'appelaient étaient sa mère, Gwendolyn, ou Lester : et ils s'arrangeaient tous pour le faire le soir, après ses cours. Et à part eux, qui avait son numéro ? Qui l'appellerait en pleine journée ?

Elle ouvrit son poudrier de bois, et eut un choc. C'était le nom de Ronald Weasley qui s'affichait. La gorge serrée, elle décrocha.

– Ron ?

Dans le miroir rond, le jeune Weasley avait l'air de sortir d'une sacrée bagarre. Ses cheveux étaient en pétard, sa robe déchirée, et il avait un œil au beurre noir. Il semblait aussi à bout de souffle et affolé, et quand il vit Elisa, il sembla s'écrouler de soulagement :

– Elisa ! On a besoin de toi, on a perdu Harry après la bagarre et il n'a pas pris son miroir !

– Quoi ?! Reprend depuis le début, Ron !

L'image vacilla comme si quelqu'un avait arraché le miroir des mains de Ron, et le visage anxieux d'Hermione s'afficha à la place :

– Il y a eu une bagarre aux Trois Balais, et Harry était très en colère, et… Ron a dit quelque chose de stupide comme quoi on était déguisé, et quelqu'un a paniqué en hurlant que Sirius Black était là, et les Aurors ont débarqué, et on ne trouve plus Harry !

Elisa sentit sa mâchoire se décrocher :

– Quoi ?! Vous êtes à Pré-au-Lard depuis moins d'une heure !

Hermione sembla se tasser sur elle-même, misérable. Elisa se frotta la tempe, et jeta un regard désespéré en direction de Pettigrew. Elle était si près du but ! Le rat était enfermé dans sa cage et grattait désespérément les barreaux d'acier, mais il était capturé. Elle le tenait !

Elle hésita une seconde, déchirée. Puis elle renonça. Pettigrew était capturé, elle se tenait à un jalon primordial du canon, sa décision pouvait changer l'histoire… Mais Harry avait besoin d'elle maintenant. Alors même si elle agissait avec plus d'émotions que de raison, elle ne pouvait pas rester les bras ballants.

– Olly, ramène-moi Spoutnik s'il-te-plaît.

Dans un craquement sonore, son MagicoGlisseur apparu à côté d'elle. Elisa l'attrapa d'un geste rôdé par l'habitude, puis se tourna vers Hagrid :

– Je vais voir ce qui se passe. Surveillez bien le rat pour moi, et… Est-ce que vous pouvez garder Malta, aussi ?

– Bien sûr, acquiesça aussitôt Hagrid en hochant vigoureusement la tête. Faut trouver Harry tout de suite, c'est le plus important !

Hagrid avait le même ordre de priorité qu'elle. Elle ne savait pas si c'était rassurant ou pas. Dans le doute, elle sourit, jeta un dernier regard à Malta qui s'était enroulée autour de sa tasse de thé pour en absorber la chaleur, puis quitta la cabane presque au pas de course et bondit sur son Glisseur, qui se mit à filer à toute allure vers l'entrée du parc. Elle porta son miroir à son oreille comme un téléphone, afin d'avoir toujours le son mais de ne pas être distraite par l'image, et ordonna :

– Raconte-moi tout depuis le début.

Hermione raconta.

Apparemment, ils s'étaient rendus directement aux Trois Balais, mais Trisha et Cédric étaient en retard. Ils s'étaient assis pour les attendre, et avaient entendu plusieurs Serpentard (dont Drago Malefoy) discuter de Sirius Black et de Lupin. Au départ, le Trio faisait la sourde oreille, mais le nom de Potter avait attiré leur attention. Comme dans le canon, Drago était en train de clamer à qui voulait l'entendre qu'Harry allait sans doute chercher à se venger lui-même de Sirius. Sauf que là, encouragé par plusieurs Serpentard curieux, Malefoy avait enchaîné sur le fait que Sirius Black avait été le traître qui avait vendu les Potter à Voldemort, parce qu'il avait été leur Gardien du Secret.

Elisa, qui avait presque atteint les portes du domaine, poussa un grognement de désespoir. C'était exactement le genre de chose qu'elle voulait éviter.

Ensuite, poursuivit Hermione, ça avait dégénéré. Harry avait demandé avec indignation comment Malefoy pouvait croire que James Potter avait été ami avec quelqu'un comme Sirius Black. Sur ce coup, Drago avait été clairement pris au dépourvu. Mais c'était là que Susan Bones était intervenue, et avait confirmé l'histoire : elle disait tenir cette information de sa tante, Amélia Bnes en personnes. Plusieurs autres élèves (Elisa reconnu les noms de plusieurs enfants d'employés du Ministère) avaient rajouté leur grain de sel, racontant avec excitation que les Aurors soupçonnaient Lupin parce que lui, James et Sirius avaient été proches à l'école. Et à un moment, un type de Serpentard avait commencé à faire circuler plusieurs feuilles de papiers, clamant que c'était le témoignage-clef qui avait jeté la suspicion sur Lupin, et quand Harry avait mis la main sur ces feuilles…

– C'était horrible, gémit Hermione. Quelqu'un avait écrit toutes ces choses affreuses comme quoi Sirius Black et le père d'Harry étaient des cinglés qui harcelaient des gens pour le plaisir…

Elisa eut l'impression qu'on lui avait vidé un seau de glace dans l'estomac. Horrifiée, elle faillit rater un virage et rentrer dans un arbre. Elle rectifia sa trajectoire de justesse et, pendant une seconde, elle n'entendit plus la voix d'Hermione tant elle était submergée par une horrible réalisation.

Elle savait exactement de quel document il s'agissait.

Sa gorge se noua. La lettre de Willis Crawford. Le document était anonyme, mais ce qu'il contenait était accablant. Comment les Serpentard avaient mis la main dessus ?! Bon sang, ça ne pouvait pas être pire. Elle s'était promis d'empêcher ce truc de tomber entre les mains d'Harry !

– … Et les Serpentard étaient en train de rigoler, continua Hermione d'une toute petite voix. Trisha et Cédric sont arrivés et quand ils ont réalisé ce qui se passait, ils ont essayé de confisquer les papiers, mais c'était trop tard, Harry était déjà en train de lire, et tous les Serpentard faisaient des blagues horribles sur son père et sur Sirius Black… Et Harry a commencé à trembler. Il était furieux. Ses cheveux commençaient à reprendre leur couleur naturelle, alors Ron lui a dit de faire attention à son déguisement…

Elisa marmonna l'incantation et jeta son Patronus pour pouvoir franchir les portes du domaine sans être gênée par les Détraqueur. Dans le miroir, Hermione renifla et continua d'une voix tremblante :

– Quelqu'un a dû entendre le mot déguisement, ou quelque chose comme ça, et a pointé Harry du doigt en criant que c'était Sirius Black. Et tout le monde a sorti sa baguette, les sorts ont commencé à voler partout, et Harry était tellement fou de rage qu'il s'est jeté sur le type qui avait insulté son père et s'est mis à le frapper, et quelqu'un a jeté un sortilège explosif et… C'était affreux, j'ai cru qu'on allait mourir ! Les Aurors sont arrivés et ils ont fait sortir tout le monde, mais ils nous empêchent de partir, et Ron et moi on a perdu Harry, et je suis sûre que son déguisement a lâché, et qu'est-ce qu'on va faire si Sirius Black le trouve ?!

Elle semblait au bord de la panique, et l'angoisse commençait à gagner Elisa également. Bon sang, ils avaient perdu Harry Potter. Pire, son enquête sur les Maraudeurs venait de lui exploser au visage, et Harry savait. Tous ces trucs moches et l'imbécillité juvénile de James Potter, toute sa stupidité et sa cruauté étalée en cinq pages de témoignage rageur vomi par un Serpentard hargneux : tout ce qu'elle s'était promis de lui cacher… Et il l'avait découvert.

Oh, Merlin. Elle sentit sa gorge se serrer. Comment elle allait arranger ça ? Comment est-ce qu'elle pourrait se pardonner ça ?

– Ça va aller, dit-elle à Hermione en refoulant le tremblement de sa voix. Je vais le retrouver, fais-moi confiance. Reste avec Trisha et Cédric, d'accord ? Je me charge d'Harry.

oOoOoOo

Ce ne fut pas facile.

Les Aurors Dawlish et Robards (quelqu'un avait dû les prévenir par Patronus, c'était la seule explication à la rapidité de leur intervention) étaient aux Trois Balais et interrogeaient ceux qui avaient été mêlé à la bagarre. Elisa passa devant l'attroupement et ne put s'empêcher de noter que Rhonda était en train de hurler sur deux Serpentard, tandis qu'Heidi et Cédric étaient occupés à rassembler une dizaine de jeunes Poufsouffle qui avaient été blessés. Percy était en train de siffler des menaces à l'adresse de l'Aurors Robards, plusieurs Gryffondor cachés derrière lui. Bon sang, ça avait vraiment dû être le chaos. Elle ne voyait ni Ron, ni Hermione, ni Trisha.

Cela dit, elle ne s'attarda pas. Harry était forcément ailleurs.

Sur son Glisseur, Elisa parcourut frénétiquement tout le village. Harry ne répondait pas à son miroir, et elle commençait à paniquer. L'angoisse et la culpabilité lui serraient la gorge à chaque seconde qui passait.

Comment avait-elle pu être aussi idiote ?! Elle avait perdu la lettre de Crawford et maintenant Harry l'avait lue. Qu'est-ce qu'il devait penser, à présent ?!

Elisa n'aimait pas Sirius Black et elle n'avait pas non plus une grande opinion de James Potter (le canon n'avait jamais développé son personnage, et tout ce qu'on savait de lui se résumait au fait qu'il était le Drago Malefoy de Gryffondor à son époque). Mais c'était son opinion. C'était son avis, son problème, et elle n'irait certainement pas l'imposer à quelqu'un que ça pouvait blesser, surtout quelqu'un qu'elle aimait. Ça serait cruel et gratuit, et bordel de nouilles, elle était parfois dure mais elle n'était pas sans cœur !

Dans le canon, Harry avait découvert les mauvais côtés de son père durant sa cinquième année. A ce moment-là, Sirius et Remus lui avaient déjà raconté à de nombreuses reprises à quel point James Potter était merveilleux. A ce moment-là, le Patronus d'Harry était un cerf. Il adorait son père. Et découvrir une seule anecdote négative à son sujet (bon, d'accord, l'anecdote en question avait été une scène assez dérangeante) avait profondément secoué Harry : au point qu'il se mette en danger d'être attrapé par Ombrage, juste pour demander à Sirius et Remus de le rassurer. Apprendre que son père était un petit con dans sa jeunesse, ça l'avait bouleversé.

Et là, il venait de lire cinq pages de haine et de rancœur à l'encontre de James Potter, avec des exemples crus et brutaux. Pire encore : Harry n'avait eu personne pour démentir ce que racontait Willis Crawford. Dans ce monde-ci, Lupin n'avait pas encore eut l'occasion de connaître Harry (et ils n'avaient jamais tissé de liens par l'intermédiaire de leçons sur le Patronus). Dans ce monde-ci, le Survivant n'avait pas rencontré Sirius pour lui dire à quel point James avait aimé sa famille. Dans ce monde-ci, Harry n'avait rien de ses parents. Juste leur voix dans sa tête quand les Détraqueurs étaient proches, et les remarques désobligeantes de Rogue.

Et maintenant, il avait la lettre de Willis Crawford. Cinq ans de ressentiments peints en détails dans un témoignage cinglant, amer et furieux.

D'accord, James Potter avait été une petite brute cruelle, un idiot, un garçon moqueur et arrogant. De ça, Elisa n'avait aucun doute. Mais il avait été plus que ça. Il était le père d'Harry, et Harry méritait d'avoir de bons souvenirs de lui. Harry méritait d'être fier de là où il venait, et Elisa avait peur d'avoir anéanti cette chance.

La honte lui serrait la gorge comme une main lourde et brûlante. C'était de sa faute. Parce qu'elle avait gardé la lettre de Crawford, parce qu'elle l'avait laissée être volée, parce qu'elle avait continué son enquête. Parce qu'elle était curieuse, parce qu'elle s'était dit que puisqu'elle n'aimait pas Sirius, elle n'avait rien à perdre à enquêter sur lui. Quelle stupidité ! Quel égoïsme ! D'accord, elle, elle n'avait rien à perdre, et la réputation de Sirius était déjà compromise. Mais la réputation de James ? La réputation de Lupin ?! Il y avait des Aurors à Poudlard prêts à l'arrêter ! Son secret risquait d'être éventé ! Et pour Harry, quelle trahison ça devait être…

Oh, l'ironie. Elle qui détestait la trahison, elle venait d'en être l'instrument. Elle avait trahi la confiance d'Harry en lui cachant la vérité. Et surtout, elle avait permis à Harry d'être trahi par la mémoire de son père.

C'est de ta faute, souffla Tom avec malveillance dans son esprit.

Toi, ta gueule, lui répondit-elle sèchement.

Elle avait autre chose à faire que de tailler la bavette avec son hallucination auditive.

Il lui fallut presque deux heures pour trouver Harry : deux heures qui semblaient s'étirer à l'infini. Elle quadrilla tout le village, lançant des sorts de détection dans tous les coins déserts (car Harry s'était sans doute réfugié loin de la foule, sous sa cape d'invisibilité). Au départ, elle ne trouva rien. Puis, après avoir arpenté tout Pré-au-Lard, son Hominium Revelio finit cependant par lui indiquer une présence sur le banc d'un parc là où elle ne voyait personne. Elle faillit s'écrouler de soulagement.

Elle avait retrouvé Harry.

Elle s'approcha de lui, se laissant guider par ses sorts de détection (même si l'Hominium Revelio n'était qu'assez approximatif), et s'arrêta devant le banc, incertaine. Elle entendait sa respiration saccadée, mais il était complètement invisible.

Qu'est-ce qu'il avait bien pu penser, durant ces deux heures, seuls avec ses pensées ? Seul avec la trahison de la mémoire de son père, seul avec le souvenir des remarques cinglantes des Serpentard et de leurs moqueries cruelles ?

Elle se sentait furieuse contre elle-même, coupable, angoissée, mais surtout, tellement, tellement honteuse. C'était comme une chape de plomb qui lui serrait la gorge et lui brûlait l'estomac. Elle avait fait ça. Elle avait accumulé toutes ces bribes de savoir affreuses, comme si les Maraudeurs n'étaient que des personnages de fiction dont on pouvait discuter à loisir. Stupide. Dans ce monde, c'était des gens réels, et ses actions avaient des conséquences. Des conséquences sur des gens réels, eux aussi, des gens qui pouvaient souffrir et être blessés.

C'est de ta faute, souffla Tom Jedusor dans un coin de sa tête. C'est ce qui se passe quand tu interfères.

– Harry ? fit-elle avec hésitation. Harry, tu es là ?

Il y eut un instant de silence. Puis Harry tira la cape et la rassembla une boule de tissu fluide sur ses genoux, révélant sa présence comme s'il sortait du néant. L'effet était très impressionnant, et Elisa marqua un temps d'arrêt.

– Comment tu m'as retrouvé ? lâcha le Survivant.

Son déguisement avait disparu. Ses yeux étaient rouges, mais secs : il avait eu le temps de se calmer. Elisa esquissa un faible sourire, soulagée :

– Sortilèges de détection. Ça ne marche pas s'il y a de la foule, cela dit.

Heureusement qu'Harry s'était caché dans un endroit désert, sinon elle n'aurait jamais retrouvé sa piste. Elle s'assit à côté de lui sur le banc, hésitante.

– Tu savais ? lâcha brusquement le Gryffondor.

Il ne la regardait pas. Ses yeux étaient fixés sur ses mains, crispés sur sa cape d'invisibilité, et son expression était dure et indéchiffrable. Elisa n'avait pas besoin de demander de quoi il parlait. Elle se mordit la lèvre, puis avoua :

– Oui. Cette lettre faisait partie des témoignages que j'ai reçus, pour mon enquête sur Sirius Black.

Les épaules d'Harry se tendirent, et Elisa poursuivit précipitamment :

– Je l'ai lue en février, et puis… Je l'ai laissée au fond de mon sac pour ne plus l'avoir sous les yeux. J'ai réalisé qu'on me l'avait volée après les vacances. Et je te jure, si j'avais su qu'elle trouverait son chemin entre les mains des Serpentard, je…

– Tu l'as lue ? la coupa Harry. Alors c'est vrai ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ?!

La Poufsouffle referma la bouche. La façon dont Harry avait prononcé ces mots lui donna envie de se terrer dans le coin le plus obscur et répugnant du château et de ne plus jamais montrer son visage à la lumière du jour. Elle se sentait complètement minable.

– C'était vrai pour la personne qui l'a écrit, finit-elle par dire d'une petite voix.

Harry serra les dents. Il ne la regardait toujours pas.

– Alors Rogue avait raison, tout ce temps ?

Elisa ne savait pas exactement quel genre de chose Rogue disait sur James Potter, mais elle pouvait le deviner. Elle se mordit la lèvre jusqu'au sang.

– Harry, je suis tellement désolée…

– Tu aurais dû me le dire, la coupa abruptement le Gryffondor. C'est utile pour notre enquête, après tout. C'est une information tellement précieuse, de savoir que mon père aimait enfermer des gens dans des placards avec Sirius Black.

Il cracha son nom comme une insulte. Elisa secoua frénétiquement la tête :

– Non ! Je suis sûre que c'est plus compliqué que ça. Ton père et Sirius Black étaient des idiots, ils étaient jeunes… Et ton père s'est opposé à Tu-Sais-Qui. Il n'était pas quelqu'un de mauvais, Harry.

S'il-te-plaît, ne crois pas qu'il était quelqu'un de mauvais, supplia-t-elle mentalement. Tu es supposé aimer tes parents. Tu es supposé penser à eux et y puiser de la force. Leur souvenir est censé te rendre heureux. S'il-te-plaît, ne me dis pas que j'ai détruit ça.

Mais Harry se contenta de serrer les poings.

– Jeunes ? répéta-t-il. Je suis plus jeune qu'eux, et pourtant j'arrive à voir que ce qu'ils faisaient était mal. Leur petites blagues me donnent envie de vomir. Même Malefoy ne ferait pas ça !

Parce que Drago Malefoy avait changé, suite à ce qui s'était passé dans la Chambre des Secrets. James et Sirius n'avaient pas eu cette opportunité, à Poudlard. Ils avaient toujours été protégés. A vrai dire… Ils n'avaient sans doute pas eu le temps de changer du tout. James était mort à peine quatre ans après avoir quitté Poudlard. Quant à Sirius, treize années de sa vie avaient été perdu à Azkaban et, ensuite, il avait passé le reste de sa vie en fuite ou enfermé à Square Grimmauld.

Un gâchis. La guerre avait été un tel gâchis.

– Et puis je me fiche de ce que mon père a fait après, cracha Harry après un temps de silence. Le seul moyen de racheter une faute c'est de réparer le tort qu'elle a causé, et j'ai pas l'impression que mon père se soit jamais excusé auprès de ses punching-balls préférés.

C'était les propres mots d'Elisa. C'était ce qu'elle avait dit à Dumbledore quand elle avait été possédée par le journal de Tom Jedusor. C'était aussi ce qu'elle avait dit au Trio d'Or pour justifier son enquête sur Sirius. Et maintenant, en entendant ses propres mots dans la bouche d'Harry, elle sentait la honte lui brûler la gorge comme de l'acide.

Elle avait envie de pleurer. Elle ne voulait pas ça ! Elle n'avait jamais voulu ça ! Elle n'avait jamais pensé que son opinion des Maraudeurs serait exposée, diffusée, exploitée comme ça ! Et surtout, elle n'avait jamais voulu que ça puisse blesser Harry !

Elle avait été stupide. Oh, elle n'aimait pas les Maraudeurs et elle n'en avait pas fait mystère (auprès de Trisha, notamment, parce qu'elle n'avait jamais dit du mal de James en présence d'Harry). Mais c'était son opinion personnelle, et elle l'avait gardée pour elle.

Elle ne les aimait pas parce qu'ils étaient des idiots, parce qu'ils avaient été des petites brutes cruelles et qu'aucun d'entre eux n'avait jamais exprimé de regret (sauf peut-être Lupin). Et elle avait accumulé les témoignages sur leurs frasques de jeunesse pour cette raison : parce qu'elle ne les tenait pas en très haute estime, et donc qu'elle n'avait pas à craindre de les voir baisser dans son opinion. Elle voulait voir quel genre de ragots elle pouvait dénicher à leur sujet. Elle n'avait pensé qu'à satisfaire sa curiosité morbide et égoïste.

Mais elle avait été imprudente, et arrogante. Et toutes ces feuilles de papier, qui (pour elle) étaient inconfortables à lire mais complètement inoffensives… Elle avait oublié que ce genre d'information pouvait devenir une arme.

Et elle n'avait pas réalisé qu'Harry serait un dommage collatéral.

– Je suis désolée, murmura-t-elle. Ce n'est pas ce que je cherchais, je voulais trouver autre chose sur eux, je voulais… Je voulais te protéger de ça. Je suis désolée.

Harry secoua la tête, lentement.

– Je sais. Ce n'est pas de ta faute.

Pour lui, peut-être. Elle n'avait rien à voir avec le comportement qu'avait eu James Potter dix-huit ans plus tôt. Elle n'avait rien à voir avec la rancune de Willis Crawford. Elle n'avait rien à voir avec le fait que les Serpentard aient plaisanté à ce sujet. Mais… Mais dans le canon, Harry n'avait jamais eu ces informations. Dans le canon, Harry avait continué à penser que son père était quelqu'un de bien, et honnêtement Elisa se fichait que ça soit vrai ou pas.

C'était de sa faute si, à présent, la mémoire de James Potter était souillée aux yeux de son fils.

– Harry, je…

– Elisa, l'interrompit le Gryffondor avec lassitude. Je veux juste rentrer au château, maintenant.

La gorge d'Elisa se serra, et les larmes lui brûlèrent les yeux. Elle aurait préféré qu'il l'accuse, qu'il soit en colère. Tout, plutôt que cette fatigue dans son regard, cette dureté sur son visage.

Il était supposé penser à James Potter et être fier. Même si son père avait été un petit con dans son enfance, le Survivant était censé puiser du réconfort dans son souvenir. C'était supposé être ce qui lui donnait de la force, ce qui lui donnait de l'espoir. Il était censé nommer son fils aîné James Sirius Potter et être fier d'avoir connu les Maraudeurs. C'était quelque chose de beau et de solide dans la vie pourrie qui l'attendait, et Elisa venait de le lui prendre.

Elle était tellement stupide. Elle avait fait de son mieux pour qu'Harry ait une vie meilleure, qu'il soit plus heureux, plus préparé à ce qui l'attendait, et… Et elle venait de flinguer avec certitude la seule chose qui l'avait vraiment rendu heureux dans le canon : son lien avec ses parents. Elle ne valait pas mieux que Dumbledore, qui manipulait les gens sans se soucier de leurs sentiments. Elle ne valait pas mieux que Rogue et sa cruauté gratuite.

Elle se mordit la joue pour refouler ses larmes, la gorge serrée. Elle voulait remonter le temps et brûler cette lettre. Elle voulait effacer la mémoire de tous ceux qui l'avaient lu. Elle était désolée, et elle ne pouvait rien faire.

C'est de ta faute, soufflait Tom Jedusor dans un coin de sa tête.

Elisa renifla et s'essuya furtivement les yeux sur sa manches, parce qu'elle ne voulait pas qu'Harry la voit pleurer. Le Gryffondor fit semblant de regarder ailleurs. Puis, quand elle fut sûre que sa voix n'allait pas se briser, elle hocha la tête et dit doucement :

– D'accord. On rentre.

.


.

Uh uh uh.

Pas de vote pour la semaine prochaine, car je compte vous parler de Terence Higgs (bah oui, il est indisociable d'Adrian...). Allez, j'espère que vous n'allez pas trop bouillir d'impatience pour le retour à Poudlard ALORS QUE PETTIGREW EST CAPTURÉ DANS LA CABANE D'HAGRID... SURTOUT JE NE VEUX PAS VOUS RENDRE IMPATIENTS...

Allez, tchao ! xD