Reviews :
Lia9749 : Mais d'un côté, que serait Cendrillon sans ses maudites belles soeurs ? :P
Harry : Les réponses seront dans ce chapitre héhé
Ereintée, Hermione grimpa les marches une à une menant vers l'Observatoire. La faim et la fatigue la tiraillait. Elle avait emporté avec elle un plaid qu'elle tenait fermement pour la réchauffer quand elle serait en haut. Elle voulait être seule, et ne pas supporter les regards soit de dédain des autres filles de sa maison, ou bien de pitié pour ne toujours pas avoir retrouvé son chat. Pourtant, elle s'était adressée à tous les préfets, et Merlin, il y'en avait beaucoup. Cependant, quand certains refusaient de l'aider à chercher son chat estimant que ce n'était pas leurs rôles, ou bien par manque de motivation, elle avait cru y arriver quand un préfet en chef des Poufsouffle avait accepté. Néanmoins, elle a vite désenchanté quand elle s'est rendu compte, que cela n'était qu'une manière pour lui parler et essayer de se rapprocher d'elle à son plus grand désarroi. Et elle s'était refusée à demander à Malefoy, qui de toute manière, ce serait moquer d'elle, et ne lui aurait été d'aucune aide.
Arrivée au bout de la tour, elle se posa sur le balcon, la couverture autour de ses épaules, le cœur lourd. Pattenrond était toujours aux abonnés absents. Elle désespérait de le revoir aujourd'hui. Peut-être boudait-il ? C'est vrai qu'elle s'était un peu moins occupée de lui ces derniers temps, elle était préoccupée par ses révisions dernièrement. Et indirectement, les brimades au quotidienne la fatiguait terriblement. Sans doute que cela allait passer après tout. Elle soupira, et encercla ses bras de ses jambes, et posa la tête sur ses genoux. Elle reprendrait les recherches demain.
Un bruit la tira de ses réflexions. Elle le reconnaissait facilement, au vu des heures passées à encourager ses amis au Quidditch. C'était le sifflement d'un balai. Elle fronça les sourcils, regardant sa montre, il était pourtant plus de minuit. D'ailleurs, elle avait largement dépassé le couvre-feu se rappela-t-elle. Elle haussa les épaules, elle avait pris soin d'embarquer avec elle, la fameuse cape d'invisibilité de son meilleur ami. Elle regarda vers le terrain de Quidditch et vit une silhouette s'entrainer malgré l'heure tardive. Elle était trop loin pour discerner la personne. Elle souria, finalement il n'y avait pas qu'elle qui transgressait le couvre-feu. D'une certaine manière c'était réconfortant de ne pas se savoir toute seule. Elle avait pourtant secoué les friandises qu'il adorait en temps normal. Il se ruait dessus. Mais ce soir, elle était toute seule. Un petit vent lui rappela de mettre sa cape d'invisibilité au-dessus de son plaid, pour gagner de la chaleur. Elle se sentait trembler un peu par la fraicheur du mois de février. Cependant il n'avait toujours pas neigé. Elle attendait ça impatiemment. Il y'avait pleins de choses qu'elle attendait : son chat, la neige, et ses ASPICS.
Le sifflement du balai se rapprocha néanmoins de plus en plus, et à une rapidité, qu'elle eut à peine le temps d'avoir un hoquet de stupeur, qu'un élève émergeait de la pénombre pour s'installer devant elle. Elle coupa sa respiration, tachant de se faire la plus discrète possible, vêtue de la cape d'invisibilité. Elle plissa les yeux, et fut effarée de croiser le regard gris de Malefoy. Par Merlin, il fallait que lui aussi vienne ici à cette heure-ci ! Elle se mordit l'intérieur de la joue essayant de trouver une échappatoire. Il entendrait évidemment ses pas dans l'escalier en bois grinçant. Elle fit le choix de ne pas bouger, et d'attendre qu'il parte le premier. Or, elle n'avait pas prévu, qu'il s'assied en face d'elle, une jambe pendante dans le vide, le dos contre le mur. Il était vêtu de sa tenue de Quidditch, et avait laissé trainer son balai à côté de lui. Elle ne put s'empêcher de le détailler un peu. Autant en profiter, il ne pouvait pas la voir. Il posa son coude sur son genoux relevé et de sa main ébouriffa ses cheveux blonds. Il avait l'air exténué. Il laissait trainer ses yeux en bas de la tour et aux horizons de l'école. Elle le trouvait assez séduisant. Il se mordillait les lèvres d'un geste nerveux, et gratta son avant-bras. Elle eut le temps de discerner à travers la manche de Malefoy, un dessin noir. Elle eut un hoquet de stupeur, ainsi donc, il avait au cours de ses années sombres, accepté la marque ? Après tout, elle ne le voyait presque jamais les pans de sa chemise relevés, il veillait donc à cacher son tatouage. Hermione regretta son mouvement car il se mit à froncer les sourcils en quête d'un autre bruit. Il dégaina rapidement sa baguette, et lança un discret « Lumos ». Un jet de lumière bleuâtre jouait avec les ombres jetés sur la tour d'Astronomie. Il scrutait scrupuleusement d'un mouvement de regard la pièce avant de s'apercevoir qu'il n'y avait personne. Il se détendit légèrement et retomba sa baguette sur le sol, à ses côtés. Elle avait retenu sa respiration durant ses quelques secondes qui lui avait semblé très longues. Il sortit de sa poche de pantalon, un petit sachet de confiserie et le dégusta. Du pain d'épice qu'elle reconnut à son odeur et à l'aspect. Cela l'étonnait qu'il appréciât ce bonbon, peu de gens l'aimait.
Bizarrement, à cet instant, en le regardant songeur, elle se sentait plutôt bien. Apaisée dirait-elle. Aucun geste, ni mot n'étaient échangés, mais s'accompagner dans leur solitude était reposant. Pour une fois, elle voyait Malefoy sans adresse de regard moqueur et hautain, ni de paroles vexantes. Elle sentit à sa façon d'éviter de regarder son avant-bras, qu'il regrettait cette marque. Elle avait témoigné en faveur de la famille de Malefoy ainsi qu'Harry et Ron, surtout pour le rôle prédominant de Narcissa qui avait permis finalement, de gagner la guerre. Elle savait que la famille de Malefoy était sur la sellette et étroitement surveillée par le ministère de la Magie. Il ne restait plus rien de la grandeur et de la magnificence du nom Malefoy, désormais rattaché aux sombres exactions durant la Grande Guerre. Chacun devait porter sa croix, se dit-elle en le regardant en soupirant légèrement.
Elle n'eut pas le temps de dire Merlin qu'elle fut découverte par Malefoy, attentif à chaque bruit avait dégêné sa baguette, et avait pris d'un geste sur, la cape d'invisibilité.
- Granger ? S'étonna-t-il avant de se reprendre en lui jetant un regard noir. Je m'attendais plutôt à Potter, il a le don de mettre son nez partout aussi.
- Et toi Malefoy ? Rétorqua Hermione en se braquant avant de se frapper mentalement en se rappelant qu'il avait des privilèges en tant que préfet-en-chef.
- Je suis préfet-en-chef, j'ai le droit de dépasser le couvre-feu. Contrairement à toi.
Elle ne répondit rien. Elle se contenta de le fixer, courageuse, en espérant qu'il ne la réprimanderait pas. Etonnamment, un ange passa. Il la couvrait d'un regard qui n'était pas mauvais, simplement interrogatif. Elle se méfiait, il n'était ordinairement pas aussi « amical » envers elle.
- Je cherchais mon chat, précisa-t-elle malgré elle en haussant les épaules. Je l'ai perdu aujourd'hui.
- Oui, je le sais. Tout Poudlard est au courant, se moqua-t-il en haussant les yeux au ciel en s'adossant de nouveau contre le mur en jouant distraitement avec sa baguette.
- J'ai demandé de l'aide à tous les préfets, aucun n'a voulu m'aider, maugréa Hermione en resserrant les pans de sa couverture sous les yeux attentifs de Malefoy.
- Tu ne m'as pas demandé à moi.
Hermione leva un sourcil étonné. Il était tout à fait sérieux, car toute pointe d'ironie était effacée de son visage.
- Tu ne m'aurais pas aidé. Rétorqua-t-elle d'un ton sérieux avant de plisser le nez, je ne vois pas pourquoi tu l'aurais fait de toute manière.
- Tu te souviens, nous ne sommes plus ennemis.
Elle se souvenu du terrible incident lors de sa retenue sous la surveillance de Malefoy, et de leurs échanges lorsqu'il l'avait aidé à descendre de cette fichue échelle.
« - On va descendre tous les deux. Tu me fais confiance ?
Elle leva un sourcil, et lui jeta un regard désabusé.
- P-pas vraiment...
- Tu as bien raison, souffla t-il dans un sourire en coin, surtout de la part de son ennemi...
- T-tu sais, je ne te considère plus v-vraiment comme un ennemi M-malfoy... »
Elle lui fit les gros yeux avant se laisser échapper un sourire sceptique.
- Ce n'est pas pour autant que je t'apprécie.
Cette remarque sembla remuer chez lui quelque chose, car il serra les dents discrètement. Il lui jeta un regard hautain tout en se mettant debout et il récupéra son balai.
- C'est dommage que tu ne te sois pas adressé à moi, car j'ai retrouvé ton maudit chat.
Il commença à partir, le sourire en coin. Il savait pertinemment qu'elle n'allait pas pouvoir refuser son offre. Elle allait tout d'abord le menacer en l'accusant d'avoir voler son chat, puis face à son avidité de le savoir en sécurité, elle allait s'empresser de lui demander d'aller le récupérer. Il la connaissait trop bien. Ainsi, en commençant à se diriger vers la sortie, descendant les marches de l'escalier, il pouvait presque compter jusqu'à trois, avant que la Gryffondor n'accoure à ses côtés, son plaid à la main.
- Bon, soyons clair je ne te fais pas confiance, c'est sans doute toi qui a caché mon chat. C'est même sur. C'est vraiment puéril !
Face à son manque de réaction, et voyant Malefoy s'éloigner d'elle, elle s'empressa de le rattraper et de passer devant lui. Elle pensa qu'à présent, une marche en moins que lui, qu'elle était drôlement petite face à lui. Elle pouvait discerner de près les détails de sa fine barbe qui poussait, et le mouvement de sa pomme d'Adam. Trop proche, se disait-elle troublée.
- On passera les détails plus tard. Emmène-moi auprès de lui ! ordonna-t-elle en prenant ses avant-bras dans ses mains et le secouant légèrement, il va bien n'est-ce pas ?
- Miss-je-sais-tout, pourquoi voudrais-tu que je perde mon temps pour cacher ton chat ? Soupira Malefoy en s'arrêtant devant elle et croisant les bras, je suis préfet-en-chef, j'ai d'autres préoccupations plus importantes.
- Alors pourquoi tu as pris le temps d'aller le rechercher, si tu ne veux pas perdre de ton précieux temps ?
Etrangement, elle vit la commissure de ses lèvres se relever pour afficher un sourire franc. C'était peut-être la première fois qu'il lui adressait un vrai sourire. Curieusement, cela la troublait. Elle se dit qu'ainsi, il était beaucoup plus séduisant en laissant ses sourires hautains et moqueurs.
- Suis moi Granger, au lieu de perdre du temps à poser des questions inutiles.
Il marcha vite, de grandes enjambées, la démarche souple et distingué, tout le contraire de Granger qui courait presque derrière lui, remarqua-t-il en jetant un léger regard derrière son épaule. Ils dépassèrent le dortoir des Gryffondors, des Serpentard, la baguette à la main, pour arriver devant une porte qu'elle reconnut comme sa chambre de préfet-en-chef. Ils se postèrent devant le tableau présentant un jeune sorcier qui les accueilli avec un petit sourire respectueux. Elle remarqua qu'il avait le badge de préfet-en-chef, vêtu d'un ancien uniforme du 19ème siècle de Poudlard.
- Reste là, je te l'amène.
Alors qu'il prononça le code « Pain d'épice » pour entrer dans sa chambre, elle eut le temps d'apercevoir une grande pièce à vivre, l'équivalent de la salle commune des Gryffondors. Les seules choses qu'elle eut le temps de discerner avant que la porte ne se referme furent le tapis vert et la cheminée. Elle était plutôt curieuse de voir à quoi ressemblaient les appartements d'un préfet-en-chef. Après tout, cela aurait pu être sa chambre. Mais elle était encore plus impatiente de retrouver son chat. Elle lui avait terriblement manqué. Elle soupira d'impatience, trépignant sur place. Elle se jeta presque dans les bras de Malefoy lorsque celui-ci ouvrit la porte, son chat dans les bras. Il ronronnait et il taquinait de son museau humide le cou du préfet-en-chef qui n'en menait pas large. Il tentait de l'éloigner avec une grimace de dégout.
- Le voilà ton saleté de chat. Eloigne moi ça de moi toute de suite, souffla-t-il en plissant le nez, je déteste ces bêtes-là.
- Fais attention avec Pattenrond, il se fait vieux maintenant !
Elle le récupéra aussitôt, et le borda dans ses bras en veillant à lui faire un tendre câlin. Le regard larmoyant, elle vérifia qu'il n'avait rien et délaissa entièrement Malefoy. Ce dernier posa un regard doux sur cette dernière. Il savait très bien pourquoi il avait tenu à rechercher son chat. C'était une manière pour lui, de s'excuser de ses brimades des années précédentes, même s'il savait que ça ne pourrait rien effacer. Pour être honnête, peut-être l'avait-il fait plus pour lui que pour elle, une façon de se prouver qu'il était capable, parfois, de faire de bonnes actions.
Après avoir vérifié la santé de son chat -qui se portait comme un charme-, elle plissa des yeux, le regard inquisiteur vers Malefoy. Ce dernier roula des yeux.
- Non Granger, ce n'est pas moi qui ait volé ton chat. A vrai dire, il était pris au piège par un Serpentard de 4ème année dans la salle commune.
- Mais pourquoi ? souffla-t-elle les épaules retombant et affligée
- Selon lui, il ne comptait pas lui faire du mal si c'est ce que tu penses, il voulait juste le kidnapper jusqu'à demain et te le rendre, soi-disant, pour rentrer dans tes faveurs.
- C'est bien digne d'un Serpentard, c'est mesquin.
Elle soupira et pesta contre ces « maudits Serpentard ». Il eut un petit sourire en coin en l'entendant. Elle releva la tête en le remerciant, et lui adressa un franc sourire et un regard reconnaissant. Il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était la première fois qu'elle lui adressait un vrai sourire. Loin des rictus, ou des pincements de lèvres qu'elle lui adressait habituellement. Cela la rendait particulièrement jolie, de voir des petites rides au coin de ses yeux, et des petites fossettes se dessiner. Sans s'en rendre compte, il lui rendit son sourire. Il vit apparaitre une petite rougeur sur ses joues, et elle baissa les yeux décontenancés.
- Merci Malefoy de l'avoir retrouvé pour moi. Malgré moi, je t'en suis infiniment reconnaissante. Concéda Hermione avec un petit sourire en coin en commençant à s'éloigner Pattenrond dans ses bras pour regagner son dortoir. Mais ce n'est pas pour autant que je t'apprécie toujours !
- Rassure-toi Miss-Je-Sais-Tout, moi non plus je ne t'apprécie toujours pas, conclut-il en adoptant le même sourire complice que cette dernière.
Hola mi amigos ! J'espère que ce nouveau chapitre vous aura plu ! Sayez, on entre réellement dans la construction des sentiments *se frotte les mains*, et ce n'est pas fini, à vrai dire cela ne fait que commencer :D
Vous demandiez du Dramione et de l'amour, accrochez vous ! :D
Le prochain chapitre devrait être publiée d'ici jeudi je pense n_n
